“Désobéir aux traités européens sans sortir de l’UE serait dangereux”

Entretien avec François Asselineau

En 2012, vous n’aviez pas pu réunir les cinq-cents parrainages d’élus nécessaires pour être candidat à la présidence de la République. Compte tenu du durcissement législatif des conditions pour les obtenir, quelles sont les raisons qui vous poussent à croire que vous réussirez en 2017 ?

Nous ne comptions que 707 adhérents fin 2011. Nous avons désormais plus de 14150 adhérents et au rythme actuel, il est possible que nous dépassions les 15000 d’ici à la mi-janvier 2017. Cela fait de l’UPR le 5ème ou 6ème parti de France en nombre d’adhérents et l’un des tout premiers en nombre de militants. Or il faut beaucoup de démarcheurs sur le terrain pour récolter les parrainages. Il faut savoir que les maires, principaux détenteurs du pouvoir de parrainage, sont très réticents à parrainer. Environ 60% d’entre eux refusent de parrainer quiconque. Seulement 20% de ceux que nous contactons acceptent de nous recevoir. Et moins de 10% de ceux que nous rencontrons acceptent de me parrainer, le plus souvent d’ailleurs au bout de la deuxième ou troisième visite. Un simple calcul permet de conclure que nous devons passer environ 25000 appels téléphoniques et effectuer quelque 10000 à 15000 visites pour obtenir ces fameux 500 parrainages. Seul un parti structuré, avec une puissante force de démarcheurs très motivés, peut opérer ce travail de Titan. Nous n’avions pas cette force militante en 2011. Nous l’avons maintenant.

Au passage, cela montre que beaucoup de ceux qui se déclarent candidats n’ont strictement aucune chance d’obtenir les 500 parrainages, car le simple fait d’être une personnalité connue ne suffit pas, loin s’en faut ! De fait, les retours du terrain dont nous disposons donnent à penser qu’il y aura pas plus de candidats en 2017 qu’en 2012, et même probablement moins. Si je suis de ceux-là, il est possible que je sois la seule véritable tête nouvelle.

À vous entendre, vous seriez la seule personnalité politique apte à proposer une alternative aux politiques européennes. Ceux qui ont combattu les traités européens, (FN, Debout la France, Front de gauche…) ne seraient que des alibis. Cette présentation des choses ne finit-elle pas par se retourner contre vous et vos idées ?

Je ne dis pas que je suis le seul à critiquer l’Europe ou à m’être opposé aux traités européens. En revanche, je suis le seul à proposer une alternative crédible, réalisable et qui ne dépend que du peuple français. À savoir la sortie de l’UE et de l’euro par l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE), et le lancement de cette procédure dès ma prise de fonction à l’Élysée. Vous savez, je connais très bien ce que l’on appelle la mouvance « souverainiste » en France. Ses dirigeants font souvent des critiques justes de l’Union européenne ; mais ils ne vont jamais jusqu’au bout du raisonnement et ils parviennent toujours à la même conclusion : il faudrait renégocier les traités pour « changer d’Europe ». Au fond, les propositions du FN, du FG, de DLF, de l’extrême gauche, procèdent ainsi au même tour de passe-passe que celles des Verts, du PS ou de LR. Comme le notait déjà la Charte fondatrice de l’UPR adoptée il y a bientôt 10 ans, tous les partis politiques français sont schizophrènes : ils sont à la fois pour le principe de la « construction européenne » et contre le résultat qu’ils constatent ! Aucun d’entre eux ne pose cette question toute simple devant les électeurs : pourquoi l’Europe est-elle si différente des promesses faites, pourquoi est-elle comme elle est ? Quant à moi, j’explique depuis bientôt 10 ans que si l’Europe est comme elle est, ce n’est pas par inadvertance. C’est parce qu’elle ne peut pas être autrement. Elle est le résultat fatal de la confrontation de 6, puis 9, puis 10, puis 12, puis 15, puis 25, puis 27, puis 28 intérêts nationaux divergents. Les 28, bientôt 27, ne sont d’accord sur à peu près rien et les traités sont des compromis arrachés à la virgule près, après des nuits de psychodrame et de « marathons bruxellois ».

Ceux qui proposent de « changer d’Europe » – sous-entendu : dans un sens moins défavorable aux intérêts français – omettent toujours de préciser que ce changement reviendrait à détricoter 59 ans de compromis laborieux et se ferait au détriment d’autres États qui ont des intérêts inverses des nôtres. Or les traités ne peuvent se changer qu’à l’unanimité des pays membres (art. 48 du TUE). Ceux dont nous remettrions en cause les intérêts y opposeraient leur veto. Dire qu’on va changer l’Europe ou renégocier les traités, c’est donc mentir aux Français. Du reste, si l’on avait pu changer d’Europe dans un sens plus favorable à la France, cela fait belle lurette que nos dirigeants l’auraient fait ! En 1979 déjà, le PS prétendait « changer d’Europe »… Pour résumer, nous disons que l’idée même de la construction d’un État-continent est une idée utopique et irréalisable, que l’UE est irréformable, et donc qu’il faut en sortir. Je suis pour un discours de clarté et de vérité aux Français. Le succès de l’UPR dont le site internet upr.fr est le site le plus visité de tous les partis politiques français est un signe que cela marche.

Vous faites de l’application de l’article 50 l’unique voie pour renverser la table européenne. N’y a-t-il pas un paradoxe à vouloir absolument respecter à la lettre les procédures d’un traité dont vous dites par ailleurs qu’il constitue la source principale nos malheurs ?

Je ne sais pas ce que veut dire « renverser la table ». Je veux simplement sortir d’un carcan qui ne convient plus à la France, tout en restant en très bons termes avec nos partenaires européens. En outre, je suis quelqu’un de sérieux et de responsable : je veux donc naturellement appliquer le droit international, ce qui impose d’utiliser l’article 50 du TUE, seule clause de sortie de l’UE, et je veux appliquer notre Constitution, dont l’article 5 pose que « le président de la République est le garant du respect des traités » (donc le garant du respect de leur procédure de sortie). Le paradoxe – et même l’irresponsabilité – sont du côté de tous ceux qui, comme MM. Mélenchon et Montebourg, prétendent « changer d’Europe » en « désobéissant » aux traités et au droit international et constitutionnel ! Une telle attitude ne tiendrait pas deux jours dans le monde réel car la France serait aussitôt déférée par la Commission européenne devant la Cour de justice de l’UE (CJUE). La France serait condamnée à coup sûr, soit à respecter les traités, soit à quitter l’UE, avec des pénalités financières considérables à la clé. En outre, ceux qui prétendent désobéir aux traités sans sortir de l’UE prétendent ipso facto imposer à nos partenaires européens la seule volonté de la France. C’est un réflexe dangereusement nationaliste et source de conflits. Pour ce qui me concerne, je n’entends pas plus imposer la volonté des Français aux Allemands ou aux Polonais que je ne veux que ces peuples n’imposent leur volonté aux Français. C’est justement toute la vertu de l’article 50 : il permet de sortir de l’UE d’une façon qui a reçu l’agrément de tous les États-membres, c’est donc le seul moyen viable et amical de régler la question. Ceux qui prétendent le contraire n’ont en fait jamais envisagé de sortir de l’UE pour de bon.

111 réflexions au sujet de « “Désobéir aux traités européens sans sortir de l’UE serait dangereux” »

  1. Asselineau est bien gentil mais à force d’atomiser à droite et à gauche les souverainismes, la sortie de l’UE, soit en appliquant l’article 50, soit en usant de la « force », n’est pas pour demain. Par ailleurs, je ne crois pas me rappeler que Dupont-Aignan soit en faveur de la méthode « brutale » décriée par Asselineau.
    La vérité est qu’on a affaire à des égos qui priment pour le moment sur les intérêts du pays. On est encore loin du Comité de Salut Public de Carnot….

    • - La démonstration de M. Asselineau est étayée et convaincante.

      - Je vous donne cependant raison, ô combien ! C’est du Comité de Salut Public version Carnot dont notre malheureux pays a cruellement besoin !

      • La censure de M.Asselineau par les grands médias français qui sont sous le contrôle de la grande finance est bien la preuve qu’il dérange une Europe aux mains d’une oligarchie minoritaire et malveillante qui ne cherche qu’à protéger ses propre intérêts en nous manipulant.

    • Plée Dominique: Asselineau, quand il déclare quelque chose, il l’accompagne toujours de sources pour crédibiliser ces déclarations. Et je me souviens d’une vidéo où on voit justement Dupont-Aignan faire le rebelle au sujet du respect des traités de l’UE.

    • Dominique…, le 07/06 2016, sur RMC, Bourdin direct: JJ Bourdin: – Vous ferez un referundum sur l’appartenance de la France à l’UE? Nicolas Dupont Aignan: – Non! Non! Non! Je ferai un referundum sur un nouveau projet européen.

    • Les propos de M. Asselineau sont clairs : pour retrouver notre indépendance politique et économique de manière légale et loyale vis-à-vis de nos partenaires européens, la seule méthode est d’appliquer l’article 50.
      Quant aux égos qui priment sur l’intérêt national, vous pourriez peut-être développer votre raisonnement, M. Asselineau étant bien le seul des candidats qui ne bénéficie d’aucune couverture auprès de ce qu’on appelle « les grands médias », malgré la croissance exponentielle des adhérents à l’UPR qui le soutiennent justement pour son sens de l’intérêt national. En espérant que vous développerez votre réflexion, et , qui sait, que vous rejoindrez l’UPR. Bien cordialement. Olivier.

    • Bonjour,

      Je vous cite : « Par ailleurs, je ne crois pas me rappeler que Dupont-Aignan soit en faveur de la méthode « brutale » décriée par Asselineau. »

      En ce qui me concerne, je ne crois pas me rappeler que Monsieur Dupont Aignan soit en faveur de la sortie de l’Union Européenne telle que la propose Monsieur Asselineau. Quelle soit « brutale » ou non, il me semble au contraire que Monsieur Dupont Aignan a toujours été partisan de la sempiternelle Autre Europe.

      Cela fait 35 ans que tous les hommes politiques de quelques bords qu’ils soient nous parlent de cette autre Europe qui n’arrive jamais. Si vous voulez attendre encore 35 ans, libre à vous. En ce qui concerne celles et ceux qui adhèrent à l’UPR, s’il y a une chose en ce monde troublé dont nous pouvons être sûr, c’est que nous ne voulons pas une autre Europe mais quitter l’Europe. Point !

      Le jour où, ceux que vous appelez les souverainistes, seront clairs sur cet objectif alors peut-être que des rassemblements pourront avoir lieu. Nous n’en sommes pas là : hélas, nous n’avons pas les mêmes objectifs.

      Pour revenir à cette idée vraiment vicieuse et pernicieuse de l’Autre Europe, François Asselineau nous a montré que la probabilité mathématique que 28 gouvernements de la même couleur politique arrive au pouvoir en même temps était de 3 minutes tous les 100 000 ans. Ainsi, ce n’est pas 35 ans de patience qu’il va falloir, c’est 35 ans sur 35 générations.

      Soyons sérieux et si vous êtes conscient que l’Union Européenne est une prison des peuples, il ne s’agit pas d’augmenter le nombre des parloirs ou de négocier des aménagements de peine, il s’agit de sortir de la prison. Point !

    • mr ou mme PLEE,voici encore des paroles dénuées de sens ,on voit que vous n avez comme la plupart pas vu une seule vidéo de mr Asselineau ,alors je vous renvoie « au jour d après  » où tout est expliqué sur la sortie de l euro avec l article 50 , et pour que cela se réalise il suffit de le mettre(mr Asselineau) aux affaires .La France est en danger de mort , arrètez vos philosophie de bobos.Et si vous suiviez l UPR ,vous auriez vous cette vidéo de Dupont Aignan où il dit qu il ne veut pas sortir de l UE, lui c est un leurre ,comme les autres , pour la méthode agressive c est du côté de Mélenchon et Montebourg qu il faut regardé et ce sont eux qui sont concernés dans ce que dit notre président de l UPR

    • Bonjour,

      Ce ne pas le fait de sortir de l’UE par l’article 50 qui est brutal, mais le fait d’y rester, je dirais même que c’est suicidaire d’y rester dans l’UE, suicidaire pour les travailleurs et la classe moyenne!

      La France perd quasiment 1000 emplois par jour, du aux délocalisations, puis avec le programme d’austérité qui nous est imposé par la TROÏKA ce sont les citoyens de l’UE qui ont payé plus de 2000 milliards d’Euros pour sauver ce système bancaire des fraudeurs au col blanc, sans y oublier la destruction de nos services publics, ou les secteurs rentables sont privatisé et les services non rentables resteront à la charge des contribuables, tout en privant l’état français des recettes financières importantes, … voire les autoroutes….
      .
      La politique de l’UE détruit notre pouvoir d’achat, elle permet l’UBERISATION de nos emplois, ….
      .
      Vous voulez un exemple du fonctionnement totalement anti-démocratique de l’UE:
      Regardez la conférence de Régis Chamagne qui nous explique le rôle et le fonctionnement des instances de l’UE:
      https://www.youtube.com/watch?v=TR2EiJaIXCE

      Si vous avez regardez cet extrait de moins de 12 minutes vous comprendriez ce que c’est la Commission Européenne ou siègent des commissaires qui ont le plein pouvoir sur nos vies et ou notre avis ne compte pas! Les commissaires européens ne sont pas élus par les citoyens de l’UE! Les commissaires n’ont des comptes à rendre à personne!

      Cette construction de l’UE, l’établissement du TUE et du TFUE ont était fait par l’oligarchie financière n’ayant qu’on seul objectif, celui de défendre leurs intérêts privées et pas l’intérêt général.

      Voila pourquoi cette Europe ne peut pas fonctionner.
      Il est utopique de vouloir changer cette organisation des instances européennes, élaboré par l’oligarchie financière, qui défendent essentiellement les intérêts les ultra-riches!
      https://www.youtube.com/watch?v=UPpXKtSJcRI
      .
      .

      • On est exactement dans les calomnies proférées par François Asselineau à l’encontre de Nicolas Dupont-Aignan.

        Le positionnement de Nicolas Dupont-Aignan sur l’Europe est relativement simple : il propose une renégociation radicale des traités européens (disponible sur son site internet). Et si cette renégociation n’aboutit pas, alors sa réponse est sans ambiguïté aucune : dans ce cas, il sortirait purement et simplement de l’UE.

        Il est donc complètement faux de dire que Nicolas Dupont-Aignan refuserait la sortie de l’UE. Ce qu’il refuse, c’est une sortie sans combattre, c’est-à-dire de ne pas essayer d’instaurer de nouveau traité.

        • C’est exactement ce que dit Asselineau des « souverainistes » dans cet entretien, en prenant l’exemple de Mélenchon.

          Dupont-Aignan proposerait, si je vous suis, la renégociation (impossible), puis la sortie comme plan B (avec pénalités et tensions). Je suis d’avis qu’envisager la sortie comme plan B (et non en priorité) témoigne d’un manque de sérieux et de discernement sur le fonctionnement réel de l’Union européenne. C’est même pour moi le signe d’une malhonnêteté politicienne profonde, et pour l’oligarchie c’est la meilleure manière de ne pas prendre un tel candidat au sérieux (et de refuser absolument toute négociation puisqu’il ne s’est même pas préparé à sortir, et qu’il n’en aura d’ailleurs plus le temps s’il passe son mandat à négocier !).

        • Tythan, Vous mettez le doigt là où ça fait mal ! C’est justement sur ce point que l’on peut constater de la moquerie de certains politiciens car il suffit de se pencher sur les précédentes tentatives de renégociations, de se pencher sur la complexité des procédures de réforme et de s’intéresser aux réalités idéologiques de l’ue mais qui fait ce travail ? Très, très peu d’électeurs se penchent sur ces questions complexes sinon, ils s’apercevraient qu’un mandat de 5 ans ne suffit pas à tenir des engagements du type nda .

        • @ Thomas

          Non, ce n’est pas ce que François Asselineau dit. François Asselineau prétend être le seul à proposer une politique rationnelle vis-à-vis de l’UE parce que selon lui il n’y aurait que deux voies possibles : soit la soumission à l’ordre européen actuel, soit la sortie.

          Or, Nicolas Dupont-Aignan propose également la sortie de l’UE si la renégociation était impossible.

          La critique faite par François Asselineau à l’égard de Nicolas Dupont-Aignan est donc inconsistante.

          Vous pensez qu’il est inutile d’essayer de renégocier un traité européen comme dans le sens proposé à Nicolas Dupont-Aignan.

          Je pense que vous êtes doublement dans l’erreur.

          Vous êtes dans l’erreur parce que vous sous-estimez les facteurs qui pourraient amener à la rédaction d’un traité plus cohérent : l’épuisement du modèle actuel, le renouveau du souverainisme et l’exaspération des peuples face aux européistes dans pratiquement tous les pays européens, la puissance de la France, la cohérence du modèle proposé pour ne parler que de ceux qui me viennent à l’esprit.

          Mais ce n’est pas la seule raison de votre erreur. A supposer même que comme vous dites il soit impossible d’obtenir un compromis acceptable, dans une négociation, il est toujours plus favorable de proposer un compromis raisonnable, ne serait-ce que pour rejeter la faute de l’échec des discussions sur l’autre partie.

          Bref, tout ça pour vous dire que vous pouvez si vous le souhaitez croire que Nicolas Dupont-Aignan, Philippe de Villiers ou Jean-Pierre Chevènement (qui ont eux aussi en leur temps proposé des plans similaires mais moins complets que NDA) soient tous des politiciens malhonnêtes et incompétens. Mais permettez-moi de vous dire que votre positon est un peu courte.

          Enfin, je rajoute que contrairement à ce que vous dites, et c’est là une erreur capitale que vous faites, que je vous avais pourtant signalé dans mon premier commentaire, Nicolas Dupont-Aignan a toujours dit qu’il était prêt, si les négociations échouaient, à quitter l’UE. Il est donc faux de prétendre qu’il ne serait pas préparé à sortir comme vous le dites.

          Je comprends que vous ayez pu être échaudé par le cas Tsipras. Mais justement, l’erreur capitale de Tsipras, c’est non seulement de ne pas avoir eu de plan cohérent pour organiser une sortie de l’euro mais surtout de ne pas avoir de mandat politique pour ce faire, puisqu’il a toujours refusé d’envisager ce cas. Or, à sa différence, Nicolas Dupont-Aignan a toujours dit qu’il était prêt à la rupture (c’est aussi le cas d’ailleurs de Jean-Luc Mélenchon et surtout du Front National sur ce point).

          • Vous sous-estimez les intérêts nationaux divergents sur à peu près tous les sujets. Je pense que même NDA lui-même ne croit pas en la possibilité de renégociation. Il manque tout simplement de courage politique.

            Il est vrai que le FN propose seulement maintenant un référendum si jamais ils sont élus (c’est très récent et cela date de 2014) mais attendons de voir si cela sera dans la profession de foi. Quant à NDA il n’y a aucun engagement de sa part, ne serait-ce que d’un plan B. Il ne parle jamais ne serait-ce qu’une sortie de l’euro et claironne sur tous les médias qu’il est contre le frexit.

            En fait vous reprochez à FA de mettre en avant le flou artistique complet de NDA et des autres.

            Et permettez de douter de la sincérité de quelqu’un qui parle de renégociation alors que c’est impossible. Cela entraîne forcément un doute évident sur tout le reste.

          • @ John

            C’est hallucinant. Tu fais comme si mes commentaires précédents (dont celui ci-dessus, qui répond à la plupart des objections que tu formules) n’existaient pas…

            Quand tu écris que NDA ne croirait pas en la possibilité de la renégociation qu’il propose, ton propos prête à sourire, puisqu’il n’a jamais été question que Nicolas Dupont-Aignan arrive au pouvoir pour avoir la possibilité de la proposer. En ce moment, NDA plafonne à 3% dans les sondages. La question que tu te poses n’a donc tout simplement aucun sens.

            Quant à l’accusation selon laquelle Nicolas Dupont-Aignan manquerait de courage politique, elle est savoureuse quand on connaît son parcours politique, Nicolas Dupont-Aignan ayant eu la lâcheté de quitter l’UMP début 2007, à un moment ou la victoire de ce parti aux prochaines présidentielles ne faisait aucun doute…

            Contrairement à ce que tu dis, Nicolas Dupont-Aignan a toujours répondu qu’il était prêt à quitter l’UE en cas d’échec de la renégociation qu’il propose et fait campagne pour la sortie de l’euro depuis 2009 (en réalité, l’opposition de NDA est encore plus ancienne, puisqu’il avait participé à la campagne de Philippe Séguin contre Maastricht).

            Ce que je reproche à François Asselineau, c’est justement qu’il s’attache, plutôt que de parler de la souveraineté de la France, à dézinguer les souverainistes qui ont eu pour seul tort d’avoir raison avant lui.

            Je ne dis pas que le programme de Nicolas Dupont-Aignan est parfait. Nicolas Dupont-Aignan lui-même peut très bien faire preuve de maladresse, se tromper. En revanche, contrairement à ce que vous dites, son programme n’est pas flou.

            Ce qui est flou, ce n’est pas le programme de Nicolas Dupont-Aignan, mais ce que dit de François Asselineau du programme de Nicolas Dupont-Aignan.

          • Tythan, merci de retrouver une seule profession de foi de NDA qui ne ferait qu’évoquer la sortie de l’euro, de l’UE ou même un éventuel plan B.

            Vous pouvez chercher longtemps, vous le n’en trouverez aucune. C’est précisément ce que l’on appelle du flou et des petits calculs politiciens, qui sont d’ailleurs très néfastes à la cause du souverainisme.

            Entretenir les Français dans l’idée d’une autre Europe, c’est faire persister le mythe européiste d’une France qui ne pourrait rien sans l’Europe. Au lieu de s’adresser à l’intelligence des Français, vous insistez à présenter un mythe néfaste. C’est comme la belle idée européenne qui aurait été dévoyée selon NDA. C’est une hallucinant de dire cela quand on connaît les origines de la construction européennes. Il ne fait au fond qu’entretenir ces mythes, volontairement ou involontairement.

          • @John

            Mais il suffit de demander. Voici le lien de la profession de foi de Nicolas Dupont-Aignan en 2012 pour les présidentielles.

            https://fr.scribd.com/document/89183116/Profession-de-Foi-de-Nicolas-Dupont-Aignan-Election-Presidentielle-2012-Premier-Tour

            On peut y lire les deux items suivants :

            « En finir avec l’Europe bureaucratique pour passer une Europe des Nations à la carte autour de projets concrets »

            et ensuite :

            « Retrouver notre liberté monétaire ».

            Certains font à Nicolas Dupont-Aignan le procès d’euphémiser la radicalité du changement qu’il propose. Je comprends que tu puisses le faire, mais en revanche il est malhonnête de prétendre que Nicolas Dupont-Aignan n’évoque pas la sortie du système de l’UE tel qu’il est aujourd’hui ou de l’euro.

            Par ailleurs, contrairement à ce que tu dis, Nicolas Dupont-Aignan a toujours combattu le mythe selon laquelle la France serait incapable de rien faire seule. Il suffit de lire tous ses discours, il en parle très régulièrement (et il est même un peu obsessionnel sur ce sujet si vous voulez mon avis).

            Quant à la belle idée européenne, là où vous avez raison c’est qu’il faut faire attention de quoi on parle. Ce à quoi Nicolas Dupont-Aignan fait référence, c’est bien entendu à l’idée européenne du général de Gaulle, consistant en une Europe de la coopération, respectueuse des souverainetés nationales.

          • C’est bien ce que je dis. Ce sont des propositions floues qui ne veulent rien dire. Franchement, on est ici sur une simple compréhension du français.

            « En finir avec l’Europe bureaucratique pour passer une Europe des Nations à la carte autour de projets concrets »

            Cela ne veut en aucun cas dire, je veux sortir de l’UE. C’est un changement de l’UE de type « je veux une Europe sociale ».

            De même, « Retrouver notre liberté monétaire » ne veut pas dire je veux sortir de l’euro. Ce n’est d’ailleurs pas le cas puisqu’il reste enfermé le peu de fois où il s’en explique dans une idée de renégociation et de monnaie commune de type ECU.. qui avait aussi ses contraintes et était justement fait pour préparer l’euro

            Pour la belle idée européenne, il rattache toujours cela à l’autre Europe. Les pays européens échangeaient bien avant le traité de Rome ou le CECA. Je suis désolé, il entretient ce mythe et comme vous le savez sûrement, les projets sont souvent internationaux, inter-étatiques, et ne se limitent heureusement pas qu’à des pays européens.

        • Bonjour,
          Chacun sait, et depuis longtemps, que Dupont-Aignan propose une … RENEGOCIATION …. des traités européens, et que si cela ne marche pas, alors, il proposera de sortir de l’UE …
          Mais… ce que vous ne dites pas, parce que peut-être vous l’ignorez, c’est que Monsieur Dupont-Aignant, pour ne pas être un imbécile, sait parfaitement, lui, contrairement à vous, qu’il ne pourra jamais renégocier les traités de l’UE. Et ce, tout simplement, parce qu’il faut l’unanimité des pays pour pouvoir renégocier (Art. 48).
          Actuellement il y a 27 pays, avec des intérêts différents, comme par exemple le Luxembourg, par rapport à la France, qui n’acceptera jamais de s’aligner sur nos conditions sociales, et sur bien d’autres mesures. Il ne voudra donc jamais signer la renégociation.
          Mélanchon, Marine Le Pen, Dupont-Aigan … et tous les autres, utilisent le même procédé, en disant qu’ils vont renégocier … mais ce n’est que pour mieux vous gruger. C’est pour récupérer des voix qu’ils s’empresseront ensuite, au deuxième tour, de donner au PS ou à la droite.
          Donc, si vous voulez vous faire avoir encore une fois, libre à vous !
          Moi, pour avoir visionné toutes les vidéos UPR, et je dis bien toutes, j’ai compris la manège, je voterai ASSELINEAU, seul et unique homme politique à proposer la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN.
          Suggestion : visionnez, écoutez, jugez, et après, et seulement après, pas avant, vous pourrez écrire, car, à vous lire, ceux qui savent, savent que vous ne savez encore rien.
          Salut !

    • Certes ces personnalités ont beaucoup d’égo, mais en attendant le programme de Dupont-Aignan est contradictoire et inapplicable, ça n’est donc pas qu’une question d’égo si Asselineau ne s’y allie pas, mais de principe ! Si Dupont-Aignan laissait ses contradictions et son égo de côté, il rejoindrait peut-être l’UPR, pour l’instant ça n’est pas le cas, il reste sur une position de droite post-gaulliste, inconséquente et molle comme tout souverainisme.

      • @Thomas

        Comme beaucoup de militants de l’UPR, vous prétendez que le programme de Nicolas Dupont-Aignan serait non seulement inapplicable (et à vrai dire, la force politique de NDA étant ce qu’elle est, il n’a jamais été question pour DLF d’élaborer un programme de gouvernement) mais aussi contradictoire.

        Mais vous ne prouvez jamais cette affirmation. En quoi Nicolas Dupont-Aignan aurait-il des idées contradictoires?

    • Bien que de nationalité belge, je m’intéresse fortement aux conférences et aux débats de M. François Asselineau car je trouve qu’il est le seul à proposer des alternatives crédibles pour sortir d’une Europe qui n’a de sens que pour les multinationales, les banques et les grosses fortunes, au détriment des citoyens ordinaires qui sont le dindons de la farce.
      Contrairement aux dirigeants européens et aux politiciens traditionnels qui nous mentent, qui nous ont volé notre démocratie et notre libre choix et qui nous mènent en bateau depuis de nombreuses années, M. Asselineau indique clairement les raisons et les solutions pour lesquelles il est urgent de sortir d’une Europe qui nous enferme dans un carcan statique et autodestructeur.
      J’espère que M. Asselineau obtiendra les 500 parrainages et qu’il pourra faire bouger les choses car il semble être le seul candidat honnête, fiable, crédible et non corrompu à qui je souhaite longue vie car il faudrait plus de gens comme lui, y compris en Belgique.

    • Bonjour,
      Je répond avec pas mal de retard à Plée Dominique.
      Appliquer l’ article 50 de l’U.E c’est sortir de l’UE de façon JURIDIQUE démocratique et amicale, c’est donc tout le contraire de sortir « en force » comme vous le dites.
      Deuxièmement je n’ai rien contre Dupont Aignan, mais j’aimerai bien savoir pourquoi tout les « politicards » passent à la télé sauf françois Asselineau comme par hasard !!!. (cherchez l’erreur ? )
      Je comprend votre réaction car les grands médias (télé, grands journaux etc…..) font tout leur possible pour mentir et faire peur au peuple français en leur rabâchant qu’il « ne faut surtout pas quitter l’UE. Cela s’appelle du « lavage de cerveaux.  »
      Ceux qui vous disent cela sont des marionnettes grassement payées par l’oligarchie mais aussi malheureusement par nos taxes sur l’audio visuelle et, pour les candidats par les emprunts qu’ils ont du mal à rembourser.
      Troisièmement, je ne connais pas bien Carnot, qui s’illustra dans la politique et les sciences et qui fut ministre de la guerre en 1800.
      Le problème n’est pas là: l’urgence est de sortir le plus rapidement possible de l’UE, car les derniers qui sortirons de cette « prison » auront des dettes colossales, et qui devra rembourser, comme d’habitude se sera le peuple (exemple de la Grèce).
      Je vous conseille de regarder les conférences de François Asselineau ou cliquer sur upr.fr
      Je ne peux pas pas vous convaincre sur vos croyances, mais je vous conseille d’ouvrir vos yeux et vos oreilles.
      Soyez curieux et arrêtez d’être « endormi » par les grands médias. Bon courage.

  2. M. ASSELINEAU, soit on reste dans l’ Europe et on accepte ses règles et les résultats que l’on constate (austérité, chômage etc …) soit on en sort proprement (article 50 du TUE). Une sortie de cette Union Européenne antidémocratique limite soviétique n’est pas une utopie.

    • pourquoi vous n’avez pas été convaincu ! ou est l’erreur dans cet analyse ! personne ne pretend vouloir sortir de l’europe du fait tout les candidats sont soumis a bruxelle qui donne le la au nation mariage gay , loi travail creation d’euro-région etc..

    • Vous faites connaissance avec les cyber-militants de l’UPR, persuadés que leur gourou détient seul la vérité et que vous ne pouvez qu’être adhérent à l’UPR ou un salaud.

      • Bonjour Tythan,
        .
        Vous voulez connaître la vérité sur les instances européennes et leur fonctionnement, je vous invité à regarder la vidéo suivante qui dure moins de 12 minutes:

        Conférence de Régis Chamagne qui nous explique le rôle et le fonctionnement des instances de l’UE:
        https://www.youtube.com/watch?v=TR2EiJaIXCE

        Le fonctionnement de l’UE est basé sur la dictature ou l’oligarchie financière tien les manettes.

        Cela porte un nom, la ploutocratie, c’est donc le contraire de la démocratie!

        Demos = le peuple
        Kratos = le pouvoir

        Plutos = du grec : richesse (Les riches)
        Kratos = le pouvoir

        Nous ne vivons pas en démocratie comme les grands médias nous martèlent des longueurs de journées mais en ploutocratie!

      • Signé Tythan le schizophrène qui se plaint d’éventuelles insultes de FA à l’encontre de NDA mais qui trouve tout à fait normal d’insulter FA et l’UPR de gourou.
        Ne changez rien et continuez de sombrer dans le ridicule. Vos seuls propos suffisent à vous décrédibiliser.

        • Votre propos est une honte. Je n’ai jamais proféré les moindre insulte à l’égard de François Asselineau et de l’Union Populaire Républicaine.

          Peut-être suis-je ridicule, à vrai dire, c’est le cadet de mes soucis. Il y a en revanche une chose dont je suis certain, c’est que celui qui prétend que j’insulterais alors qu’aucun de mes propos ne peut laisser place à une telle accusation et qui dans le même temps me traite de « schizophrène » l’est plus que moi.

          • C’est vrai que votre propos initial n’est pas une insulte…
            « Vous faites connaissance avec les cyber-militants de l’UPR, persuadés que leur gourou détient seul la vérité « .

            Vous vous plaignez d’insulte mais vous insultez et diffamez vous-même. Renseignez-vous sur la définition de gourou qui correspond davantage aux hommes politiques changeant d’avis en permanence et que les fans suivent peu importe ce qu’ils disent.
            C’est justement l’inverse de l’UPR…

          • @ John

            Franchement, des mecs comme toi, ça m’énerve profondément. Tu m’as agressé sans raison, tu m’insultes (en me mettant par dessus le marché des insultes imaginaires sur le dos), et plutôt que de tout simplement t’excuser, tu en rajoutes une couche?

            C’est minable mec.

            Il y a à l’UPR des militants qui sont comme ce que je dis, qui sont persuadés que l’UPR détient la Vérité et que les militants des autres partis sont soit des imbéciles, soit des menteurs. Il y a des militants de l’UPR qui sont incapables d’entendre une critique formulée à l’égard de celui qu’il considère comme un gourou sans prendre à partie leur contradicteur.

            Je n’ai jamais dit que tous les militants de l’UPR étaient dans ce cas.

            Par ailleurs, François Asselineau, comme tous les hommes politiques, a changé de position sur bon nombre de sujets. Par exemple les élections européennes : avant, il les jugeait illégitimes et appelait au boycott, ce qui ne l’a pas empêché de s’y présenter par la suite. Ou encore sur le terrorisme islamiste, dont il reconnaît aujourd’hui les dangers alors qu’il expliquait avant 2013 qu’il n’existait pas…

          • Comparer un point de détail comme boycott d’une élection avec la sortie de l’UE qui est juste la clé de la politique française, ce n’est vraiment pas au niveau…

            Pour ce qui est du terrorisme islamiste, c’était basé sur des faits et il est évident que la situation a changé. Cela ne change absolument rien au corps du programme de l’UPR qui est toujours autant d’actualité.

            Et je réitère parler de gourou était la première agression que vous niez et vous cherchez à vous réfugier dans un statut de victime pour éluder les arguments de fond.
            Et heureusement que les militants UPR, comme ceux des autres partis du reste, pensent avoir raison et que les solutions sont les bonnes, sinon je ne vois pas trop pourquoi ils s’engagent… Cela n’empêche pas de débattre et il y a des vrais différences de programme entre DLF et l’UPR, contrairement à ce que vous dites.

          • @ John

            Et tu ne t’excuses toujours pas… Continue comme ça mec, continue, montre bien à tout le monde ton vrai visage…

            Je n’ai pas comparé la question de la sortie de la France de l’UE (qui pour moi n’est pas la bonne. La bonne question, c’est la réorganisation de l’UE, la sortie n’étant qu’une solution de repli au cas où cette réorganisation n’était pas possible) avec le point des élections européennes.

            Tu as prétendu que François Asselineau était constant. Je t’ai dit que non, et j’ai invoqué 2 cas : la question des élections européennes et son analyse du terrorisme islamique. Sur ces 2 cas (mais il y en a bien sûr d’autres), François Asselineau a indéniablement changé de position (ce que je peux d’ailleurs tout à fait comprendre s’agissant des élections européennes bien que cela ne soit pas très glorieux, et que je trouve tout à fait positif s’agissant du terrorisme islamiste). C’est uniquement sur ce point que je réagissais.

            Comme je te l’ai expliqué plus haut, bien sûr qu’il y a des différences entre DLF et l’UPR. Simplement, ce que je pense, c’est que ces différences sont moins grandes que ce que l’UPR en dit.

          • Je rêve. Je n’ai pas plus à m’excuser que vous qui avez commencé de parler de gourou. Cessez un peu l’attitude victimaire.

            Arrêtez de faire comme si la réorganisation était possible et crédible alors que 60 ans d’histoire européenne montre le contraire. De Gaulle dans l’Europe à 6 n’a déjà pas réussi à le faire alors ce n’est pas NDA dans une Europe à 28/27 encore plus atlantiste qui le fera.

            La charte fondatrice de l’UPR, socle de l’UPR n’a pas pris une ride et n’a pas été modifié, de même que les buts principaux. On ne peut pas en dire autant des autres.

            Les différences avec DLF sont réelles car finalement proposer une autre Europe, ce qui est impossible, c’est ce que font tous les partis politiques, LR et PS inclus.
            Evidemment, si DLF proposait la triple sortie, il en serait tout autrement.

          • @ John.

            On n’a pas reçu la même éducation. Tu m’as insulté, ce que moi je n’ai pas fait, quoique tu en dises.

            Tu le sais d’ailleurs très bien. Mais comme tu es en difficulté sur le terrain de l’argumentation, tu refuses de t’excuser… Ce serait pourtant si simple!

            Pour le reste, la référence à Charles de Gaulle est heureuse puisque Debout la France souhaite justement retourner aux principes de souveraineté défendus par Charles de Gaulle qui, contrairement à ce que tu prétends, a bien entendu ce qu’il voulait grâce à la politique de la chaise vide qui montre bien qu’il est possible d’obtenir un compromis viable. Charles de Gaulle qui n’avait pas remis en cause le principe de la construction européenne.

            Personnellement, je préfère inscrire mon combat politique dans les pas de Charles de Gaulle plutôt que de me limiter à une charte mal écrite et confuse.

          • C’est encore faux mais vous avez du mal avec les faits. Charles de Gaulle s’est confié à Peyrefitte, il voulait faire une Europe européenne découplée des Etats-Unis.
            Cela devait se concrétiser via le traité de l’Elysée entre l’Allemagne et la France. Sauf que les Allemands ont choisi les US.

            De Gaulle n’a jamais pu faire l’Europe européenne qu’il souhaitait faire à 6. Donc vous pensez que NDA va convaincre les 27 avec des pays de l’Est qui sont encore plus atlantistes que ne l’était la RFA après-guerre.

            J’ajoute qu’avec la chaise vide, il n’a fait que bloquer la fédéralisation de l’Europe. L’Europe de maintenant n’a plus rien à voir et les négociations requises non plus. J’ai bien peur que vous vous croyiez encore en 65-66 avec l’Europe des 6. Il ne s’agit plus du tout de cela. L’Europe est bien plus néfaste et irréformable de nos jours. Et ce n’est pas la même chose de bloquer un nouveau traité ou une nouvelle proposition, ce qui est à la portée de tous, que de renégocier sur des compromis arrachés au forceps et sur lesquels personne ne veut revenir…

  3. Que l’ on adhère ou non aux idées de l UPR, François Asselineau mérite de participer au débat politique par la finesse de ses analyses. Il convient donc de saluer le courage de David Desgouilles et de Causeur qui nous montrent aujourd’ hui qu’ il peut encore exister une presse libre et pluraliste. Tous mes compliments. MD

    • Oui c’est vrai tout ça, je suis d’accord. Un grand merci à David Desgouilles qui a eu ce courage d’interviewer M. Asselineau.

      Après tout, c’est encore une chose bien rare.

      Merci à vous

      Pascal Sauget

  4. Il faudra compter avec le candidat François Asselineau président de l’Union Populaire Républicaine 5ième mouvement de France qui réunit ce 21 décembre 2016 14229 adhérents soit +40/jour suivant une progression exponentielle depuis sa création en mars 2007.
    Ce mouvement rassemble tous les français au-dessus du clivage droite-gauche, de la même manière que De Gaulle avait créé le Rassemblement du Peuple Français au nom de l’intérêt général pour s’affranchir du « Régime des partis » qui a toujours pour unique but de les diviser. ll est classé Divers par le ministère.
    Il a fait le diagnostic que les traités européens, à savoir le Traité de l’Union Européenne (TUE) et les Traités de Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE), refusés par les français à 55% lors du référendum de 2005 mais imposés anti-démocratiquement contre leur décision par Sarkozy en 2007 sous la forme du Traité de Lisbonne, sont l’instrument de la commission européenne non élue, pour diriger nos soi-disants dirigeants cantonnés en fait au rang de marionnette. Il faut lire leurs articles destructeurs :
    Article 17 du TUE = Confiscation de la démocratie par la commission européenne qui a le monopole de l’initiative
    Article 38 et 39 du TUE = Destruction de notre agriculture
    Article 42 du TUE= France vassal des USA dans l’OTAN
    Article 63 du TFUE = Délocalisation de nos entreprises et chômage assuré.
    article 106 du TFUE = Démantèlement des services publiques, avec nos hôpitaux.
    Article 121 du TFUE = Notre politique économique est dictée par Bruxelles au travers des GOPE (Grandes Orientations de Politiques Economiques).
    Article 48 du TUE = Impossibilité de renégociation des traités et donc d’une autre Europe ou de sortir uniquement de la monnaie Euro. Car toutes modifications des traités réclament l’unanimité des 28 états membres en vertu de l’article 48 du TUE, or sa probabilité est de 0,000000004 autant dire 0 (C’est 0,5 à la puissance 28 sur la base du critère simplifié droite gauche).
    N’étant pas modifiable en vertu de l’article 48, et comme a pu le constater François Hollande après son élection et sa promesse de renégociation, la seule solution consiste à sortir sereinement et juridiquement de l’UE, de l’Euro et de l’Otan par l’article 50 du TUE.
    Le mouvement s’est présenté aux européennes de 2014. En 2015 aux élections régionales, il a présenté 1971 candidats dans 12 régions de France métropolitaine, mais aussi en Outre-mer à la Réunion obtenant « malgré le silence des médias » 190000 voix. Il porte haut les couleurs de la citoyenneté.
    En 2017, et malgré l’écran de fumée des grands médias possédés par quelques grosses fortunes qu’il dérange, l’UPR sera là pour les élections présidentielles avec François Asselineau. Il parcoure la France avec abnégation depuis 2007 expliquant aux français, qu’il rencontre chaque samedi, dimanche, voire vendredi soir, voire plus, sources à l’appui, avec le souci de la précision et avec une grande disponibilité pour chacun, les rouages de l’escroquerie de l’UE.
    Pour plus d’info : https://www.upr.fr/
    FA sera la grande surprise de la présidentielle et les adhérents de l’UPR celle des législatives.
    L’UPR porte haut les couleurs de la citoyenneté malgré toutes les tentatives de déstabilisation que nous n’oublierons pas.

    Il faudra compter avec le candidat François Asselineau président de l’Union Populaire Républicaine 5ième mouvement de France qui réunit ce dimanche 20 décembre 2016 14183 adhérents soit +23/jour suivant une progression exponentielle depuis sa création en mars 2007.
    Ce mouvement rassemble tous les français au-dessus du clivage droite-gauche, de la même manière que De Gaulle avait créé le Rassemblement du Peuple Français au nom de l’intérêt général pour s’affranchir du « Régime des partis » qui a toujours pour unique but de les diviser. ll est classé Divers par le ministère.
    FA sera la grande surprise de la présidentielle et les adhérents de l’UPR celle des législatives.
    L’UPR porte haut les couleurs de la citoyenneté malgré toutes les tentatives de déstabilisation que nous n’oublierons pas.

    • Entièrement d’accord. Félicitons-nous, dans notre marasme général et avant révolutionnaire, qu’un homme tel F.Asselineau prenne le temps de nous expliquer la réalité des choses. L’abrutissement des masses par TFI et la crétinisation globale par BFM TV font encore trop de mal!!!

  5. Pour information sur le site de Causeur, dans les commentaires de l’article il y a un message diffamatoire de « Isa » ; une récidiviste.
    Malgré mon signalement ce message reste publié.

  6. Belle interview
    Analyses extrêmement pertinentes
    Dommage qu on n entende pas la plus souvent ce monsieur ASSELINEAU sur les grands médias.
    Merci à causeur

  7. Bonjour

    Merci pour ce compte-rendu . Une fois de plus Monsieur Asselineau est clair , net , précis dans ce qu’il veut faire … Autre chose , que les escrocs socialo-communistes ( précisons que leurs alter ego et non moins escrocs libéraux-capitalistes sont à mettre dans le même sac )

  8. Merci à vous d’avoir relayé les idées de Mr Asselineau, et vivement les 500 signatures, que l’UPR puisse enfin percer dans les « grands » médias et faire trembler journalistes et hommes politiques qui ne sauront que répondre à ses arguments irréfutables!

  9. Que les gens prennent un peu de leur temps consacré à des futilités, genre consommation de choses inutiles avec de l’argent pas encore gagné ou se prélasser devant TFI ou même ARTE qui fait aussi de la propagande Europeiste, pour visionner les discours et vidéos sur upr.fr et ainsi mieux comprendre ce que nous vivons et pourquoi notre France s’enfonce tous les jours un peu plus. Il faut un peu de volonté, moi j’ai visionné TOUTES les vidéos de FA (Plus de 60heures..) et aujourd’hui je sais de quoi je parle.. Stoppez la télé, vite, c’est urgent. Ne lisez plus la presse de merde…Il en va de votre salut et de celui de ceux que vous aimez. Bonsoir à tous!

  10. Merci à Causeur de nous faire connaitre ce M. Asselineau. Je ne comprends pas pourquoi on ne l’interviewe jamais à la radio ou à la télé, alors qu’un type comme Florian Philippot, du Front National, parti dont les médias disent le plus grand mal, a un abonnement pluri-hebdomadaire depuis des années sur toutes les matinales radio-télé de France et de Navarre !!
    Il faut croire que le plus gênant des deux n’est pas celui qu’on veut nous faire croire !

  11. François Asselineau est bien comme tous les politiciens : face à David Desgouilles, ancien soutien de Debout la France, il modère son propos et essaye de passer pour un souverainiste raisonable…

    Il faut lire cet interview pour le croire : Ainsi, François Asselineau ne dit pas un mot de ses propos complotistes sur la supposée tutelle exercée par les Américains sur l’UE, alors que c’est censé être la pierre angulaire de ses analyses!

    Pour le reste, même si David Desgouilles a bien posé quelques questions qui fâchent, les réponses de François Asselineau manquent singulièrement de mordant.

    S’agissant des parrainages et de sa quête, l’image en forme de village potemkine qu’il donne de cet épisode n’est pas crédible une seconde. Personne ne nie que l’UPR s’est développé entre 2012 et 2017. Mais si François Asselineau obtient ses parrainages, il ne faut pas se leurrer, c’est parce que le système politique l’aura laissé faire. Si Jacques Cheminade ou des partis aussi groupusculaires que les officines trotskystes ont pu obtenir les 500 parrainages, c’est pour cette raison et non pas par l’organisation implacable qu’ils auraient développé.

    Sur le fond, François Asselineau est toujours aussi incohérent, ne parvenant pas à s’extraire du paradoxe qui est au fondement de son positionnemenet politique : pourquoi se lier les mains avec des traités dont pourtant il déclare vouloir s’affranchir? Par quel esprit bizarre François Asselineau en vient à craindre une condamnation par l’organe juridictionnel d’une organisation internationale qu’il souhaite quitter? Croît-il vraiment que par la grâce du seul article 50, le divorce de la France d’avec l’UE se passera dans la joie et la bonne humeur? Pense-t-il vraiment que les intérêts qu’il redoute pourtant se tiendraient coi sous la menace du terrible article 50 tandis qu’il se déchaîneraient en l’absence de ce gri-gri? Qui peut croire sincèrement à cette fable?

    La vérité, c’est que se forcer à passer par l’article 50, si cela satisfait peut-être un légalisme maladif chez ce premier de classe conformiste, mets ceux qui l’emploieraient à la merci d’un article extrêmement vague, organisant une procédure très floue et lacunaire. C’est si vrai que les partisans du vote Leave en Grande-Bretagne ont lourdement insisté pour dire que l’article 50 ne serait pas forcément la seule voie possible. Qu’elle soit celle qu’ils empruntent au final ne change rien au fait qu’il était crucial pour les Britanniques de montrer qu’ils seraient prêts à s’en affranchir s’ils en éprouvaient le besoin. François Asselineau, quant à lui, se ferme cette possibilité et c’est une erreur stratégique grave (à supposer qu’il ait une chance non pas d’être élu bien sûr, mais de faire un score honorable).

    Pour le reste, François Asselineau fait toujours les mêmes erreurs. D’abord celle de se prétendre unique parmi les souverainistes, alors qu’au fond il est très proche de Nicolas Dupont-Aignan dont il déforme les analyses et le programme.

    Par exemple, il est faux de dire que Nicolas Dupont-Aignan proposerait de nouveaux traités européens qui iraient seulement dans le sens d’avantager la France par rapport aux autres Etats membres. En fait, Nicolas Dupont-Aignan propose aux Etats membres un nouveau traité européen qui serait un compromis viable entre tous ceux qui l’accepteraient.

    Compromis. C’est le mot que François Asselineau ne semble pas comprendre ni même connaître. Pourtant, ce mot est noble et n’a rien à voir avec la forme dégénérée qu’est la compromission.

    Pour le reste, je trouve que si les questions étaient pertinentes, elles auraient pu être plus incisive. François Asselineau n’accuse pas simplement Nicolas Dupont-Aignan d’être un « alibi », ce qui reprend une accusation formulée par l’extrême droite à son égard dont David Desgouilles connaît bien la fausseté. Il va beaucoup plus loin que cela. J’ai entendu personnellement François Asselineau insulter, il n’y a pas d’autres mots, Nicolas Dupont-Aignan au cours d’une conférence en 2011 (je me rappelle notamment qu’il l’avait qualifié de « traître »). François Asselineau reprend aussi à son compte la ridicule calomnie des « young leader » lancée par l’inénarrable Pierre Hillard et un organe aussi sérieux et scrupuleux que Voltaire.net.

    Bien entendu, il est évident que François Asselineau, qui est un homme intelligent, ne croît pas à cette calomnie. Mais qu’il l’emploie, qu’il l’utilise pour lancer ses cyber-militants harceler ceux de Nicolas Dupont-Aignan est une honte.

      • Le plus marrant est que Thytan veut faire passer Asselineau pour un « complotiste », alors qu’il s’adonne lui-même à la théorie du complot dès la phrase suivante en disant « Si FA a ses signatures, c’est parce que le système les lui aura donné », ahaha. Mais qu’est-ce que vous en savez monsieur Thytan ? lol Des preuves à avancer ? Non, rien. Comme d’hab’.
        Thytan ne connaît pas le terrain. Il n’a aucune idée de notre organisation et de notre travail auprès des élus depuis un bon moment. Il n’a aucune idée de ce dont il parle. Mais il fait dans le complot. lol C’est risible.
        Un incompétent, qui ne connaît rien à ce dont il parle, et qui donne son avis. C’est un peu l’ambiance en politique actuellement. Heureusement, l’UPR sort les dossiers. C’est quand même un peu plus sérieux…

        • @ Deschamps

          Vous confondez la participation de Nicolas Dupont-Aignan à une conférence organisée par la french american foundation au cours de laquelle NDA s’est fait décerner le titre passablement ridicule de « young leader », avec un complot qui est effectivement sans queue ni tête.

          Personne n’a jamais nié que Nicolas Dupont-Aignan a participé à une conférence du programme « young leader ». Ce qui est ridicule, c’est de donner à cette simple participation une importance délirante et d’en faire la preuve d’une prétendue soumission de Nicolas Dupont-Aignan aux intérêts américains.

          J’ai déjà écrit sur le sujet et je vous remercie de vous reporter à mon article où je parle de cette polémique.

          http://tythan.over-blog.com/2016/06/nouvelles-attaques-de-francois-asselineau-a-l-encontre-de-nicolas-dupont-aignan.html

    • @ Stiflou et Enzo Creola

      Vous prouvez si besoin était que les militants de l’UPR sont incapables de supporter la moindre contradiction… Je vous le dis franchement : votre sectarisme, parce que c’est le mot, fait peur.

      François Asselineau, à part dans cet interview, prétend que l’UE est contrôlée, depuis ses origines, par les Américains. Il professe donc une thèse complotiste, puisqu’il prétend révéler une vérité cachée, celle d’un complot américain. Je sais que le terme de « complotiste » est chargé négativement, mais force est de reconnaître que François Asselineau l’est ouvertement.

      Pour le reste, Enzo Creola, ta malhonnêteté éclate au grand jour. Je n’ai ainsi jamais écrit, contrairement à ce que tu dis, que « Si FA a ses signatures, c’est parce que le système les lui aura donné ». Chaque internaute pourra vérifier que j’ai en réalité écrit la phrase suivante : « si François Asselineau obtient ses parrainages, il ne faut pas se leurrer, c’est parce que le système politique l’aura laissé faire »…

      Dès lors, me faire traiter d’incompétent par un manipulateur aussi mesquin, permets-moi de te dire que personnellement je m’en honore…

      • Vous êtes d’une mauvaise foi consternante. La main mise des Etats-Unis sur la construction européenne n’est pas un complot mais est étayée par des faits et des arguments :
        https://www.upr.fr/actualite/europe/la-cia-finance-la-construction-europeenne
        http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html
        https://www.upr.fr/wp-content/uploads/dossiers/DEPARTEMENT-D-ETAT-AMERICAIN-Note-du-11-juin-1965-V15.pdf

        Au contraire de votre affirmation sans aucun fondement et purement complotiste : « si François Asselineau obtient ses parrainages, il ne faut pas se leurrer, c’est parce que le système politique l’aura laissé faire »

        Vous ne connaissez visiblement pas la politique de terrain. Vous pensez que le système a de l’influence sur le maire des villages que les militants UPR vont rencontrer ? Vous êtes définitivement complotiste.
        Le système laisse tellement faire que l’on notera l’ultra présence médiatique de l’UPR.

        FA répond juste aux questions de David Desgouilles. La dénonciation de la mainmise des Etats-Unis n’est pas du tout l’unique caractéristiques de l’UPR puisque c’est le seul parti qui explique que l’Europe est néfaste, qu’elle est irréformable et donc qu’il faut en sortir.
        Ce n’est pas du tout le cas des autres partis que vous le vouliez ou non.

        Votre argument de l’article 50 qui serait un frein est aussi risible et montre que vous n’avez jamais envisagé de sortir. Il y a plein de choses à régler et deux ans ne seront pas de trop. C’est d’ailleurs pour cela que Theresa May a joué la montre avant de déclencher l’article 50.
        C’est sûr que la sortie sera plus rapide après une renégociation qui n’aboutira pas et qui finirait soit pas des sanctions, soit par une sortie. Le tout prendrait bien plus de temps serait hasardeux et peu préparé. Pas étonnant puisqu’au fond ces partis n’envisagent pas de sortir.

        Vous faites enfin une fixette sur NDA alors que FA n’en parle même pas spécifiquement. C’est plus un comportement de groupie qu’une réflexion rationnelle. Cela relève du maladif, pour reprendre les adjectifs que vous employez à l’égard de FA.

        • @ John

          C’est hallucinant de voir la manière dont tu t’enfonces. Tu es incapable de discuter rationnellement.

          Tu tombes dans l’ad hominem parce que tu parviens pas à discuter rationnellement, ton commentaire est flagrant à cet égard.

          Je ne cache en aucune manière être militant de Debout la France. Lorsque je commente François Asselineau, il est évident que je m’intéresse plus à ce que dit François Asselineau de Nicolas Dupont-Aignan qu’au reste de son discours (que je partage assez largement).

          Il est cependant faux de dire que François Asselineau ne parle pas beaucoup de Nicolas Dupont-Aignan. Au cours de l’une de ses conférences (les partis politiques respectent-ils l’intelligence des Français), il consacre ainsi près de 50 minutes à Nicolas Dupont-Aignan, soit une proportion sans commune mesure avec l’importance électorale de Debout la France.

          Compare le nombre de fois où François Asselineau a parlé de Nicolas Dupont-Aignan (en l’insultant) avec celui ou Nicolas Dupont-Aignan a parlé de François Asselineau (et ce de manière toujours très respectueuse).

          Pour le reste, tes affirmations sur mon commentaire n’ont pas grand intérêt. Tu ne sais rien de moi et tu ne sais pas ce que je sais de la politique de terrain, et rien ne te permet de dire que je n’y connaîtrais rien. Ton procès d’intention n’a pas lieu d’être.

          Contrairement à ce que tu dis, la mainmise des Etats-Unis sur l’UE n’est absolument pas prouvée. Il y a bien entendu une influence très forte, mais ce que je conteste, c’est qu’il y ait une tutelle sur l’UE (tutelle américaine qui en revanche existe dans le domaine militaire).

          Ton argument sur l’article 50 est intéressant, parce que justement Theresa May ne s’est pas précipitée pour actionner cet article alors que François Asselineau insistait lui au contraire pour le déclencher au plus vite : il n’avait pas compris que déclencher l’article 50 met l’Etat retrayant en position d’infériorité par rapport au bloc des Etats restants et des institutions européennes. A te lire, je comprends que tu me rejoins sur cette analyse et bien entendu je m’en réjouis. Pour tout t’avouer, je n’ai pas eu d’explications de François Asselineau quant à ce point, donc à voir.

          Pour le reste, tu as un paragraphe à peu près incompréhensible que j’ai du mal à commenter. Je précise simplement que lorsque tu dis « Pas étonnant puisqu’au fond ces partis n’envisagent pas de sortir. », je ne sais pas de quels partis tu parles mais manifestement ni du FN ni de DLF qui eux envisagent bel et bien la sortie.

          • Vous ne répondez pas vraiment sur la mainmise américaine en employant un argument d’autorité sans rien prouver. Je vous donne des liens qui le prouvent. Tous les présidents américains sont favorables à la construction européenne et évoquent une catastrophe en cas de sortie. Obama est allé taper du point sur la table pour le Brexit. Peut-être que cela changera avec Trump. Comique d’évoquer après l’irrationnel. Je vous laisse les attaques personnelles dont vous semblez être un spécialiste.

            Sur les parrainages, vous répondez à côté. Ce qui prouve que votre complot du système ne tient pas la route.

            Pour ce qui est de l’article 50 et du brexit, cela ne vous a pas échappé que Theresa May n’était pas premier ministre et que c’est Cameron qui a organisé ce référendum dont personne ne connaissait l’issue. Ils n’étaient pas prêts à sortir et avaient besoin de temps car 2 ans, c’est court. L’UPR est prête depuis 10 ans…

            Pour mon dernier paragraphe très clair, contrairement à ce que vous dites, il concerne aussi DLF et le FN. L’idée première et le plan est la renégociation. Il n’y a aucune prévision et aucun plan pour la sortie car ils ne la prévoient pas, comme le montrent leur programme et la profession de foi. L’idée centrale est une renégociation impossible, c’est très léger, peu crédible et peu respectueux de l’intelligence des Français. A fortiori quand tout le programme est complètement inapplicable dans le cadre de l’UE.

          • @ John

            La tutelle américaine sur l’UE n’est pas le sujet de cet article. Maintenant, il faut bien que tu comprennes que ce n’est pas en balançant un article de l’UPR et une seule source extérieure d’un journaliste connu pour son américanophobie que tu vas établir une vérité historique…

            Le démontage des thèses de François Asselineau sur l’origine de l’UE a déjà été fait par d’autres, notamment ici : https://justpaste.it/2yhc

            Après, je n’ai jamais nié l’influence américaine sur les pays européens et sur la construction européenne en particulier, dont l’attitude de Barack Obama vis-à-vis du Brexit est un exemple. Mais cet exemple renforce ce que je dis : si vraiment les Américains avaient la mainmise sur l’UE, comment se fait-il qu’ils n’aient pas pu empêcher le Brexit? Ce que je conteste, ce n’est pas l’influence, mais le terme de « mainmise ».

            Ce que je trouve comique franchement, c’est que tu emploies un argument qui en fait renforce ma thèse au détriment de la tienne, et que tu ne t’en soient même pas rendu compte.

            Sur le parrainage, je n’ai pas répondu à côté. Ce sont tes propos qui le sont, puisque je n’ai pas professé l’idée d’un complot du système.

            Sur l’article 50, ton argument est bancal puisque Theresa May est premier ministre depuis juillet et qu’elle a indiqué qu’elle n’invoquerait cet article qu’en mars prochain, 9 mois après sa désignation.

            J’adore le point où tu affirmes que l’UPR serait mieux préparé pour le Frexit que le parti conservateur britannique ne l’est pour le Brexit … Toi qui te permets de faire des suppositions sur ma connaissance de la politique, permets-moi de te dire qu’une telle affirmation démontre ta méconnaissance (ou ta foi aveugle) de l’UPR, qui est certes un parti qui se développe mais qui est loin de posséder tous les talents nécessaires pour anticiper une opération aussi complexe qu’une sortie des traités européens.

            Sur ton dernier paragraphe, maintenant les choses sont claires et je ne vais que me répéter : tu prétends quelque chose de faux vis-à-vis de Debout la France (ainsi que du FN), la chose est désormais établie. Tu te raccroches aux branches en prétendant qu’il ne serait pas établi que NDA est prêt à quitter l’UE au prétexte qu’il ne l’inscrirait pas dans sa profession de foi, mais tu ne trompes pas grand monde. Personne, à part l’UPR, n’accorde une importance aussi démesurée à la profession de foi et tout le monde sait que le programme d’un candidat ne s’y limite pas. Quant au programme, il n’est pas encore publié.

            Ta position est d’ailleurs assez étrange puisqu’au reproche que je fais à François Asselineau de mettre sous le boisseau dans cet interview ses analyses (que je considère comme complotiste) sur la mainmise américaine sur l’UE, tu réponds qu’il n’a pas à en parler dans cet interview puisqu’il n’a pas été interrogé dessus.

            C’est exactement la même chose pour Nicolas Dupont-Aignan : il n’a pas à envisager l’échec d’une renégociation tant qu’on ne le lui demande pas.

          • Ambrose Evans-Pritchard serait américanophobe, c’est franchement la meilleure blague de l’après-midi. Renseignez-vous un peu.. il est est même atlantiste, contre la Chine et la Russie. Un peu de sérieux, s’il vous plaît, d’autant que je vous donne aussi le lien vers l’original d’un document déclassifié.
            J’imagine que vous pensez aussi que de Gaulle et Garaud sont aussi des complotistes quand ils disent que Jean Monet était un agent américain.

            Pour le Brexit, ils ne peuvent pas empêcher un vote, même si médiatiquement tout était fait pour que le remain l’emporte, à commencer par le sondage YouGov bidon de sortie des urnes à 11h du matin pour décourager les partisans du Brexit de voter…

            Sur l’article 50, vous oubliez que les cadres du parti conservateurs étaient majoritairement pour le maintien, Theresa May incluse. Ils n’avaient aucun plan de sortie. Je réinsiste, ce n’est pas le cas de l’UPR qui est prête. FA y a même consacré une conférence et est entouré de personnalités très compétentes, contrairement à ce que vous affirmez péremptoirement.

            Le reste de votre propos avec la défense pénible de NDA ne convainc personne. La sortie de l’UE devrait être le point cardinal du programme de NDA car pratiquement tout le reste est inapplicable, sans cette sortie. Vous faites comme si c’était un point secondaire.
            Ne même pas évoquer l’euro et la sortie de l’UE dans tous les documents officiels depuis 1999 cela démontre surtout une chose claire : il n’a jamais envisagé d’en sortir.

            J’espère que NDA et les autres auront le courage de débattre face à FA lors de cette élection présidentielle. Les choses seront alors très claires.

      • Dire que quelqu’un est complotiste est vraiment le degré zéro de l’argumentation:. Il y a toujours eu des complots et il y en a encore( pour ce qui est des USA, les exemples abondent, entre les réseau stay behind, l’opération AJAX, les écoutes à grande échelle de leurs alliés, l’opération Condor, etc). On n’est pas discrédité du seul fait de supposer un complot ou encore de penser que les intentions des différents acteurs politiques ne sont celles qu’ils proclament publiquement.
        Asselineau a sans doute tort lorsqu’il assimile l’Union Européenne à une machination étatsunienne, mais il a certainement raison de noter (preuves à l’appui) que les USA l’ont fortement encouragé et inspiré dès son origine, et que e leur influence sur son évolution est permanente.

    • Je perçois, derrière votre analyse, une sacrée dose de rancœur.
      Au lieu d’énumérer tous les griefs que vous avez contre cet homme et son mouvement politique, pourquoi ne faites-vous pas l’inventaire des avantages d’une autre solution que vous préconisez ?
      Si Dupont-Aignan vous paraît être avec son parti et son programme, la solution au marasme dans lequel se trouve notre pays, donnez vos raisons les plus incontestables, essayez de convaincre les internautes.
      Ce sera, en tous cas, beaucoup plus constructif que de s’acharner à essayer de lui nuire et d’apporter ainsi votre soutien à la ploutocratie qui nous gouverne ou à l’ensemble des grands médias à leur solde.

      • @ Ruoma

        Personne n’aime se faire insulter. Se défendre contre des accusations ne reposant sur aucune base solide n’est pas faire preuve de rancoeur.

        Le sujet de l’article est François Asselineau, pas Nicolas Dupont-Aignan. Il est donc normal que ce soit sur cette personne que se concentre mes commentaires.

        Et contrairement à ce que vous dites, dans mes différents commentaires, j’ai exposé pourquoi l’approche de Nicolas Dupont-Aignan est pour moi plus avantageuse que celle de François Asselineau. Mon commentaire ci-dessus expose en quoi la critique faite par François Asselineau à l’égard du programme européen de Nicolas Dupont-Aignan est inconsistante.

        Sans polluer outre mesure ce blogue, je peux vous dire que le point essentiel, c’est que l’approche de Nicolas Dupont-Aignan est plus large que celle de François Asselineau.

        François Asselineau dit : il n’y a qu’une seule solution pour restaurer la souveraineté de la France, c’est de quitter l’UE en invoquant l’article 50.

        Nicolas Dupont-Aignan, lui, propose de restaurer la souveraineté de la France grâce à l’adoption d’un nouveau traité qui la respecterait, permettant de préserver les aspects positifs de l’intégration européenne. Ce n’est que si cette adoption échouait qu’il faudrait se résoudre à quitter l’UE.

        J’ajoute que Nicolas Dupont-Agnan ajoute aussi une critique très pertinente quant au formalisme dans lequel François Asselineau s’enferme, se mettant dans la main des Européistes : l’article 50 peut-être une solution, mais elle ne doit pas être la seule option mise sur la table. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait nos amis Britanniques.

        • FA propose une solution qui ne dépend que du peuple français, à savoir la sortie par l’article 50.

          NDA propose une renégociation/nouveau traité complètement hypothétique voire impossible qui dépend des 27 autres pays.

          Vous osez ensuite parler de consistance.

          Quant à une sortie de l’UE, NDA dit le contraire et il n’y a absolument aucun engagement écrit et précis dans ce sens. Vous appelez en fait consistance la mise en avant d’une proposition impossible et le flou artistique…

          • @John

            « FA propose une solution qui ne dépend que du peuple français, à savoir la sortie par l’article 50″.

            Intéressant ça. Tu l’as lu cet article 50? Vraiment? Notamment le passage sur la négociation de l’accord de sortie que la France devra mener?

            Sur Nicolas Dupont-Aignan, il est évident qu’il ne propose la sortie que comme une solution de repli, en cas d’échec des négociations. Il est donc normal qu’il ne mette pas en avant ce point. Mais, à chaque fois qu’il a été interrogé sur ce point (et cela intervient de plus en plus souvent), il l’a toujours dit et répété.

            J’ai la flemme de retrouver, mais il est facile de trouver des liens vers des interviews à ce sujet.

          • Oui, j’ai lu l’article 50 et on sort de plein droit au bout de 2 ans, même s’il n’y a pas d’accord sur la clause du divorce. Cela n’empêche pas d’appliquer des mesures de sauvegarde avant les deux ans, la France étant de toute façon en position de force, comme le Royaume-Uni, étant contributrice nette au budget de l’UE.

            Sur NDA, je vous le répète une énième fois : trouvez-moi un programme officielle ou une profession de foi qui évoque la sortie de l’UE, de l’euro ou même un plan B. Cela n’existe pas.

          • @ John

            Si tu l’as lu, alors tu conviendras que tu t’es trompé en prétendant que seul le peuple français maîtriserait sa décision de sortie alors que l’article 50 impose une négociation.

            Je me réjouis donc de voir que nous sommes d’accord sur ce point.

            S’agissant de Nicolas Dupont-Aignan, son programme n’est pas encore publié, son site ne faisant pour le moment que rappeler ses principaux thèmes et slogans. Je ne suis pas certain qu’il fasse apparaître clairement que Nicolas Dupont-Aignan sortirait de l’UE pour le cas où la renégociation proposée échouerait, parce qu’encore une fois il s’agit d’une option de repli, et qu’il n’est pas souhaitable de la mettre en avant (on reprocherait – et tu serais certainement le premier – à Nicolas Dupont-Aignan de ne pas croire à la renégociation).

            Mais dès qu’il est interrogé dessus, Nicolas Dupont-Aignan l’affirme et je ne vois pas au nom de quoi il faudrait se limiter à la seule profession de foi pour déterminer le programme d’un candidat.

            Voici un petit exemple (p.19) : https://fr.calameo.com/read/004689138cf006e4c3afa

          • Non, la sortie sera effective donc je le répète la sortie ne dépend que du peuple français. Ce sont les modalités qui sont le fruit de la négociation mais la sortie est certaine et ne dépend que du peuple français.

            Ce qui fait foi, c’est le programme, NDA dit ça dans une petite vidéo confidentielle mais dit qu’il est absolument contre le frexit sur les grands médias. DLR/DLF existe depuis 1999, il n’a jamais proposé dans aucun programme la sortie. l’UPR la propose depuis sa création, c’est-à-dire depuis 2007.

            Pour ce qui est de la renégociation, sur tous les sujets, il y a des intérêts nationaux divergents, sans compter les couleurs politiques différentes. Une renégociation de l’Europe à la NDA a une probabilité 0 de réussir.

          • @John

            Je n’ai jamais prétendu autre chose que ce que tu dis. Ce que je dis simplement, c’est qu’il est faux de dire que l’article 50 n’implique que la seule France. Cela s’est faux, puisque l’article 50 n’organise pas simplement la décision de sortie mais définit un processus définissant ses modalités. François Asselineau se trompe en expliquant que l’article 50 permet une sortie unilatérale de la France de l’UE, puisqu’au contraire cet article impose une négociation pour en définir les modalités.

            Je pense que nous sommes d’accord sur ce point et encore une fois je me réjouis de voir un accord se dessiner entre nous sur ce sujet.

            Je ne peux pas être d’accord avec toi lorsque tu dis que ce qui fait foi, c’est le programme, sous entendu le seul programme écrit. Non, c’est une vision beaucoup trop réductrice : un programme présenter par un homme politique ne s’analyse que dans un contexte particulier, notamment au regard des analyses et du comportement de cet homme politique. Il ne se limite pas aux seuls textes écrits et encore moins aux professions de foi.

            S’agissant de la position de Nicolas Dupont-Aignan selon laquelle en cas d’échec des négociations sur un nouveau traité européen il sortirait de l’UE (que ce soit en dénonçant les traités ou en utilisant l’article 50), contrairement à ce que tu dis, il en parle très régulièrement et non pas seulement dans une obscure vidéo isolée. Je l’ai encore entendu dire si je me souviens bien au Grand Jury de RTL ou bien au club de la Presse d’Europe 1, et je te redonne un lien vers un magazine récent (p.19) : https://fr.calameo.com/read/004689138cf006e4c3afa

            Sur la question de la probabilité prétendument nulle d’aboutir à un nouveau traité, j’ai déjà fait un sort à cet argument bidon. Le traité proposé par NDA est un compromis acceptable, et je ne vois pourquoi il aurait moins de chances d’être accepté s’il était défendu que par exemple les traités actuels, mal rédigés et dont la bancalité saute aux yeux de tous, de rester en l’état.

          • L’objectif de l’UPR est la sortie de l’UE qui ne dépend que la France. L’article 50 en est le moyen accordé par tous..

            Si vous croyez que le traité proposé par NDA ferait l’unanimité des 27, vous vivez sur une autre planète. Les pays de l’Est n’accepteraient par exemple jamais, de même que l’Irlande ou le Luxembourg.

            Je lis votre magazine : il dit nous voulons tout tenter avant de penser à partir. Penser à partir, ce n’est pas prendre l’engagement ferme de partir. C’est y réfléchir. Cela veut aussi dire ne pas avoir pensé avant à la sortie.
            C’est juste irréaliste sur un mandat de 5 ans de tergiverser autant et de ne pas être prêt. C’est de l’amateurisme pur.

    • Bonjour,
      Entre compromis et compromission, il n’y a que quatre lettres, et à ce propos, je pense que NDE ne doit pas faire une grande différence entre les deux.
      Par contre, FA a affiché la couleur : pas de compromis, et encore moins de compromission !
      Et ça, c’est plutôt clair, n’est-ce pas ?
      Conclusion : il n’y a qu’une manière de dire oui , c’est oui, tout le reste veut dire non.
      Salut !

  12. Je suis comme Aubert, moi aussi j’ai passé de nombreuses dizaines d’heures à décortiquer toutes les conférences de François Asselineau. Si j’ai passé autant de temps, c’était au départ pour tenter de le prendre en défaut, en grand sceptique que je suis et abstentionniste pendant presque 25 ans. Et en définitive, tout est sourcé, c’est du béton armé ! Et on y apprend bcp de chose, en particulier des mécanismes inconnus du grand public mais qui ont pourtant une influence directe sur nos vies (les rouages de la politique nationale, internationale, articles de lois et de traités, constitution)… Les français n’ont pas conscience que nos dirigeants n’ont plus le pouvoir sur les décisions importantes, ce pouvoir a été transféré à la commission de Bruxelles. Et ce sont ces commissaires européens qui décident que l’âge de la retraite doit être repoussé, que notre sécu et nos grands services publics doivent être privatisés, les médicaments déremboursés, que nos agriculteurs ont obligation d’année en année de produire toujours plus, qu’on doit détruire les acquis sociaux des travailleurs, etc, tout cela dans un soucis d’harmonisation (comprendre un nivellement par le bas pour s’aligner sur les pays de l’Est). Bruxelles donne les ordres, l’Élysée et Matignon ne font que les appliquer. Mais ça bien sur, c’est sur TF1 ou BFM-TV qu’on va l’expliquer.
    J’ai suivi l’UPR pendant 3 ans de loin avant de me décider à adhérer, une première pour moi.

    Pour répondre à Cambronnus :
    Jusqu’à présent les médias ont fait la pluie et le beau temps en matière de campagne électorale. cela fait plusieurs décennies que les résultats des différentes élections correspondent quasi parfaitement au temps d’exposition médiatique des candidats. Donc pour faire élire untel ou untel, suffit de bouger les curseurs en donnant plus de temps de parole à l’un ou l’autre. Et les dirigeants de ces médias sont clairement des ultra-libéraux, pro-UE, pro-USA.
    Asselineau est LE candidat du Frexit, le seul qui ne soit pas factice
    Afin d’entretenir la confusion dans l’esprit des gens et continuer à leur faire croire qu’ils sont des journalistes professionnels, ces médias vont ainsi donner la parole à certains « opposants », pour peu qu’ils ne soient pas trop dangereux en ne remettent pas en cause l’ensemble du système (Mélenchon, Le Pen, NDA… des gens classés comme « euro-sceptiques » mais qui a aucun moment proposent franchement de sortir de l’UE). Par contre, dès lors qu’une personne se présente en tant qu’opposant total au système et propose tout bonnement d’en sortir, ces grands « patrons-propriétaires de l’information » coulent une chape de plomb et aucun média n’en fait écho.
    Faut pas s’y tromper, l’ensemble des journalistes politique professionnels de France connaissent maintenant Asselineau, mais leur rédaction leur interdit tout simplement d’en parler. Chaque rédac-chef a été briefé : on ne parle ni d’Asselineau ni de l’UPR, motus.

    Cependant depuis l’arrivée massive d’internet dans les foyers, les choses changent progressivement, et en 2016 ça s’est accéléré.
    Pendant la campagne pour le Brexit, l’ensemble de la presse était pour le camp du maintien au sein de l’UE (remain), tous les sondages publiés donnaient le Brexit battu… on a vu le résultat en juin dernier, Brexit gagnant !
    Encore plus récemment, durant la campagne pour la présidentielle aux USA, 198/200 des plus grands médias américains étaient pour H.Clinton, et ils ont trainé dans la boue D.Trump. Pareil pour les sondages qui donnaient tous H.Clinton gagnante…
    Les médias sont en perte de vitesse à mesure que les gens prennent conscience qu’ils leurs mentent à longueur de journée, en déformant les faits, en occultant certains autres. Les gens n’y croient plus, et Aubert a raison de dire qu’il faut cesser de les écouter.
    Cependant, en cette fin d’année 2016 l’existence de l’UPR ne doit être connue que d’à peine 5% de la population… peut-être 10%, je dis ça par analyse pifométrique. Si Asselineau obtient ses 500 parrainages, les médias seront obligés de lui donner le temps de parole qu’ils lui refusent (malgré déjà moult plaintes au CSA), et ça risque de changer la donne quand il touchera des millions de personnes, du moins je l’espère.

      • Il faudra attendre TOUTES les professions de foi…, y compris celle de l’upr puisqu’aucune d’entre elles n’a encore été publiée…

        Il y a aussi JLM qui propose la sortie des traités européens dans son plan B…

        • JL Melenchon :

          «J’ai dit clairement, pour ce qui concerne la France, que notre projet était la sortie des traités européens. Et que, pour cela, nous avions un plan A, une sortie collective, et que notre plan B était une sortie individuelle des traités européens. C’est cette stratégie que je porte dans la campagne présidentielle de 2017 et que j’ai résumé en un slogan « l’Union européenne, on la change ou on la quitte » après le vote du peuple britannique pour le Brexit.

          • John37,

            La video que vous proposez date d’il y a deux ans et ne prouve qu’une seule chose :

            – JLM a beaucoup apris de l’affaire grecque et évolue vers la même finalité que l’upr.
            MLP a également évolué mais l’adjonction du référendum sur le frexit dans les six mois suivant son élection retarde d’autant la procédure inéluctable de l’article 50 par rapport à son programme de 2012, qui prévoyait la mise en oeuvre de la procédure de sortie dès son élection.

            Asselineau a eu raison avant les autres mais cette avance n’en fait pas le mieux placé pour gagner en 2017.
            La vie est injuste et la vie politique bien plus encore… Mais en 2017, ceux qui voudront sortir de l’UE devront voter utile dès le premier tour et sans faire la fine bouche car ne l’oublions pas, les candidats souverainistes auront une primaire de retard par rapport aux deux candidats-système et se présenteront en ordre dispersé…

          • Si vous voulez faire confiance à quelqu’un dont toute la vie politique montre l’inconstance voire les mensonges, c’est votre problème. Je ne le comprends personnellement pas.

            Il peut encore avoir deux avis diamétralement opposés en une semaine.

            Une très bonne vidéo de FA sur la tactique Mélenchon/Montebourg :
            https://www.youtube.com/watch?v=hEqMsC0YukI

    • Le peuple français s’est déjà exprimé le 29 mai 2005 à ce sujet. « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe ? ». 54,67 % ont répondu « NON ».
      Si MLP avait vraiment la volonté de sortir le pays du carcan européen, elle se baserait sur ce vote implacable, et sur la trahison du peuple par N.Sarkozy via le traité de Lisbonne 2 ans plus tard ; mais elle préfère entretenir le flou à des fins électoralistes.

      • On s’en fout ! L’important est que sa stratégie soit gagnante…

        Je voterais même pour le diable s’il propose de sortir des traités européens actuels et qu’il est le mieux placé des partisans du frexit pour gagner en 2017…

        Asselineau progresse et progressera encore d’ici là, mais penser qu’il sera le mieux placé procède d’un manque de réalisme obtus.

        • Le FN ne sera jamais majoritaire et reste très clivant que vous le vouliez ou non. Le FN, ce n’est pas plus de 15% des inscrits en termes de voix depuis plus de 40 ans d’existence.

          Une présidentielle, il y a 75 à 80% de participation. Cela veut dire que le FN devrait passer de 15% des inscrits à 37.5%/40% alors que toutes les enquêtes et les élections régionales montrent que 75 à 80% des Français ne veulent pas coûte que coûte voter FN.

          On ne sortira jamais de l’UE par la droite ou par la gauche comme le montre le référendum de 2005 (55% de non, 30% venant de la gauche et 25% venant de la droite). Le FN ne rassemblera jamais une majorité de Français. Il a le poids de l’histoire et de sa base militante…

          C’est donc malheureusement une impasse à la sortie de l’UE.

    • Elle ne propose pas de sortir de l’UE, mais d’utiliser le chantage à la sortie comme arme de renégociation.
      Sauf que le chantage est douteux.
      Faire un référendum après 6 mois est très risqué politiquement, la période d’ »état e grâce » sera achevée et le risque de le perdre en appelant à voter pour la sortie bien trop grand..

      Bref, la réalité, c’est que très probablement, MLP obtiendra des changements cosmétiques et prétendra avoir récupéré la souveraineté(d’ailleurs une partie de ce qu’elle demande est absurde: nous avons encore une monnaie nationale-qui est liée par le nom et par un accord d’échange à parité avec les autres monnaie de la zone Euro, les directives européennes ne sont pas supérieures aux lois nationales, mais doivent justement être transcrites dans le droit national)

  13. Premièrement, un grand bravo à David Desgouilles qui, par cet interview, suscite un débat « passionné ». Ceci dit, tout ceci confirme bien ce que je disais au début: n’étant pas groupie d »Asselineau ou de NDA, je constate à mon grand regret que les intervenants passent leur temps à se tirer dans les pattes, ce qui est fort dommageable. Certaines expressions employées sont exagérées entre souverainistes qui devraient tendre vers le même but, or on a l’impression que c’est plutôt: « plus souverainiste que moi, tu meurs ».
    En conséquence, la prépondérance des égos chez chaque chef de chapelle et ses loyaux fidèles, me semble le premier handicap vers des changements politiques majeurs, alors qu’il est clair que nous avons bbesoin d’une alliance des « anti-establishement ».

    • Vous avez raison la non-alliance est un obstacle mais le tout est de savoir sur quelle base. Jamais vous ne convaincrez des militants UPR, sans la triple sortie et la mise de côté du clivage gauche-droite.

      Il ne suffit pas de vouloir une alliance, il faut qu’elle soit sur une base claire et sans ambiguïté !

      • La mise de côté du clivage droite-gauche par l’UPR n’est rien d’autre qu’un leurre. Il faut arrêter de se voiler la face : François Asselineau est profondément un homme de droite (ce que je trouve au passage très bien, je le suis moi-aussi) et son positionnement ne trompe que ceux qui veulent bien l’être.

        • Bonjour Tythan, puis-je savoir sur quelles bases vous vous appuyez pour affirmer qu’il est « profondément un homme de droite », svp ? Je ne vois rien, ni dans ses diagnostics et analyses, ni dans les solutions qu’il propose depuis 10 ans, qui permette d’en arriver à cette conclusion.

          • @ Olivier

            Comme l’a rappelé John, François Asselineau est un homme de droite, qui a travaillé avec des hommes à droite voire très à droite puisqu’il doit son seul mandat d’élu local il y a plus de 15 ans (au Conseil de Paris) à Charles Pasqua et à Jean Tibéri.

            François Asselineau le rappelle d’ailleurs régulièrement. Dans son dernier discours que j’ai pu visionner lors des universités d’été, il insiste lourdement sur le fait qu’il ne pouvait pas être considéré comme un « gauchiste » (déjà, rien qu’utiliser le terme de gauchiste est marqué à droite).

            Le seul cadre salarié de l’UPR est Norbert Chétail, un ancien cadre du Mouvement National Républicain fondé par Bruno Mégret, le n°2 félon de Jean-Marie Le Pen. Tous les cadres actuels de l’UPR sont grosso modo bien marqués à droite tandis que ceux qui se revendiquaient de la gauche ont été exclus (du style de Daniel Romani ou d’Alain Fédèle pour ne parler que de leurs têtes de listes).

            Autre élément qui est un marqueur : la prétention de dépasser le clivage droite-gauche. Si on y regarde bien, jamais des partis de gauche n’ont prétendu le faire, à part Emmanuel Macron aujourd’hui mais qui est une notable exception. La volonté de dépasser le clivage droite-gauche est un marqueur de la droite (voire même de l’extrême droite).

            L’autre élément qui fait que pour moi François Asselineau est de droite, c’est sa position sur les sujets clivants. Pour prendre un exemple, François Asselineau décrète que l’immigration est un sujet clivant (et là il a raison, puisqu’en général la gauche est plus laxiste que la droite sur ce sujet) et qu’il ne doit donc pas en parler (et là il a tort, puisque c’est se dérober). Mais en fait, il ne se dérobe pas vraiment, puisqu’il souhaite que cette question, sur laquelle lui se refuse à donner son avis, soit tranchée par référendum.

            Sauf que cette position est d’une hypocrésie sans nom puisque l’état de l’opinion publique étant ce qu’elle est en France, quelle que soit la question, il est évident que donner la parole au peuple aboutirait à restreindre de manière drastique l’immigration (et d’ailleurs, la problématique de la question à poser est très difficile à résoudre. On ne peux pas faire un référendum pour ou contre l’immigration, cela n’aurait aucun sens).

            Sur ce point je peux me tromper, mais François Asselineau m’apparaît comme un homme appartenant à cette droite honteuse, vous savez ces hommes politiques qui font un complexe et qui ont honte de s’afficher comme étant de droite, pétrifiés de pouvoir être assimilé au Front National. Après, là, sur ce point, c’est vraiment un avis personnel, qui trouve certains fondements dans son comportement, mais que je ne prétends pas être la vérité.

  14. Le programme de l’UPR c’est aussi ça: c’est peut être pour cette raison que le journaliste Jean Jacques Seymour disait récemment: « son absence (en parlant de François Asselineau) sur les grands médias est assez curieuse, comme si on voulait cacher un témoin gênant. Et oui, voici un court extrait de notre programme:
    DES REFORMES CONSTITUTIONNELLES DE GRANDE EMPLEUR :
    1) Démocratisation et Professionnalisation du CSA et du Conseil Constitutionnel : nommés sans aucune condition de compétences particulières ni de neutralité, il n’est plus possible ni tolérable que ces gens soient nommés par le Président de la République, du Sénat, ou de l’Assemblée Nationale
    2) Réforme du statut des élus : casier judiciaire vierge obligatoire (comme exigé pour de nombreuses autres professions :396 professions au total l’exigent déjà !!!)
    3) Suppression de la procédure dite du Congrès : toute réforme constitutionnelle ne pourra se faire que par référendum, et à la majorité des électeurs inscrits
    4) Le rétablissement dans la Constitution des crimes de « Haute Trahison » (supprimé par la loi constitutionnelle n° 2007-238 du 23/02/2007) et de « Complot contre la sureté de l’Etat (supprimé par la loi constitutionnelle n° 93-952 du 27/07/1993, dans la foulée de la ratification du Traité de Maastricht), étendu non seulement
    5) Instauration des Référendums d’Initiative Populaire comme en Suisse
    6) Reconnaissance pleine et entière du vote blanc de plein exercice : interdiction pour les participants battus par le vote blanc de se représenter à la même élection
    7) Incessibilité du siège permanent de la France au Conseil de Sécurité des Nations Unies
    UNE SIMPLIFICATION DU « MILLE-FEUILLES » ADMINISTRATIF
    1) Suppression de 77 Députés => 500 soit le même ratio que l’Allemagne : 1 député = 130’000 habitants. Economie à minima:Entre 6 et 7 millions d’euros/an . 1 mandat, renouvelable 1 fois. Il est malsain en effet qu’on puisse prétendre être député à vie.
    2) Suppression des 74 Députés Européens : -13 Millions d’euros par an
    3) Suppression de 248 Sénateurs => 100 Sénateurs uniquement : -130 millions d’euros par an
    4) Suppression de 2054 postes de Conseillers départementaux suite à la dernière loi sur la parité !!! Doublons des postes : maintenir le principe de la parité, oui. Doubler les postes : aucun sens : -50 millions d’euros
    5) Suppression de 1757 postes de conseillers Régionaux : -42 millions d’euros
    6) Suppression pure et simple de la loi NOTRe, repositionnement des DGF à leur niveau d’avant 2014, suppression du principe de fusion « forcé » des communes, possibilité à celles qui ont fusionné de dé-fusionner.

    POUR RAPPEL : LES 3 GRANDS AXES QUI FONT DE NOUS UN PARTI UNIQUE EN FRANCE
    1) Sortie de l’Union Européenne par l’article 50
    2) Sortie de l’Euro
    3) Sortie de l’OTAN par l’article 13 du Traité de l’Atlantique Nord

  15. Ce qui est bien avec M. Asselineau, c’est qu’il connaît très bien la machine juridique, contrairement à plusieurs de ses adversaires, mais le juridique ne fait pas tout… L’informatique est aujourd’hui le cheval de troie des américains pour nous envahir et nous piquer nos données, comme je l’explique sur mon blog http://kissifrot.fr, et vouloir récupérer sa souveraineté passe aussi par ce point crucial que de favoriser les logiciels libres et gratuits, en créant des emplois en France au lieu de jeter l’argent public par les fenêtres. J’espère en tout cas que M. Asselineau n’oubliera pas cet aspect crucial. Sauver le pays n’est pas seulement une affaire de textes, mais aussi une affaire de choix.

  16. Tien, la bataille habituelle entre l’UPR et DLF.

    FA et NDA vont participer, et ne dépasseront probablement pas les 3%. Même si ses scores aux régionnales étaient corrects, NDA n’a jamais fait plus de 2.5% à la présidentielle, et là, avec Fillon, Mélenchon, Le Pen et Asselineau qui arrivent, il ne risque pas d’améliorer son score. Par rapport aux autres candidats, il n’y a aucun point où il se démarque vraiment, et je n’arrive pas à comprendre ce que NDA apporte au débat, à quoi sert-il? NDA va venir, il va faire 3%, se faire un peu mousser et retourner gérer sa ville.

    C’est différent avec FA. Son programme n’est peut-être pas parfait et ne présente pas de compromis, surtout par rapport à un NDA qui propose un référendum qui en soit apparaît comme plus raisonnable. Il a aussi de gros défauts: pas bon orateur à la télé, pas synthétique, sa campagne part mal de par le fait qu’il refuse de dépenser de l’argent, il n’a pas écrit un seul livre malgré le fait qu’avec sa base de fidèles il serait assuré d’être dans le top 10 des ventes…

    Mais il a le mérite de poser la question de la sortie de l’UE dans le débat et de la défendre, là où NDA se contentera de se cacher derrière le supposé rapport de force en faveur de la France ou le référendum pour éviter les questions gênantes. Quand la campagne sera finie et que les deux auront fait 3%, il y aura des répercussions associées à la campagne de l’UPR, là où il ne restera rien de la campagne de NDA.

    C’est la grande différence pour moi, qui me pousse à militer pour FA et non pas pour NDA: à la fin de la campagne, FA se sera fait laminer mais il aura fait avancer des idées, et il aura fait avancer la cause du souverainisme là où NDA n’aura servi qu’à l’affaiblir. Il va être le premier à répondre oui, quand on posera la question « mais alors, vous voulez sortir de l’Europe? ».

    L’UPR est au souverainisme ce que EELV est à l’écologie. Un parti pour lequel on vote, non pas pour qu’il arrive au pouvoir, mais pour permettre aux idées présentées d’avancer dans le débat. Il a fallu un parti écologiste pour faire de l’écologie un sujet important, maintenant on a un parti animaliste pour la cause animale, et bien il faudra un parti comme l’UPR pour permettre à la question de la souveraineté par rapport à l’UE d’être vraiment défendue, sans compromis.

    NDA, c’est différent, il pense pouvoir arriver au pouvoir. Il ne porte donc aucune idée forte, c’est bourré de compromis. Y a-t-il quelque chose d’unique que je peux trouver chez lui et pas chez Mélenchon, Le Pen ou Fillon?

    Donc pour moi, un candidat qui ne fera pas plus de 3% et qui ne porte aucune idée neuve, c’est inutile.

    Et pour citer Sapir qui cite Bainville: « En politique ce qui est inutile est souvent nuisible. »

    • Je trouve intéressant ton post, qui change un peu des militants répétant leur bréviaire.

      Il y a plusieurs points où je ne suis pas du tout d’accord avec toi. Le premier point, c’est que Nicolas Dupont-Aignan, contrairement à ce que tu dis, a beaucoup apporté au débat public parce qu’il a été le seul, pendant des années, à tenir un discours eurosceptique non extrémiste. Depuis 2009 et la disparition de Libertas de P2V, il est le seul, grosso modo jusqu’à aujourd’hui (puisque François Asselineau n’est pas médiatisé). Après, comme tu dis, si Nicolas Dupont-Aignan a progressé, il reste très faible et la désignation de François Fillon, qui est, malgré ses trahisons de cet héritage, l’héritier politique de Philippe Séguin, lui a sans doute porté un coup fatal. Maintenant, si Nicolas Dupont-Aignan fera sans doute 3%, ce sera quand même plus du double de son score en 2012 (où il avait fait 1,8). Quant à François Asselineau, il m’étonnerait beaucoup qu’il fasse plus de 1%. Je prédis 1,5% au grand maximum.

      Là où tu as raison, c’est que je crois pour ma part que Nicolas Dupont-Aignan va très probablement cesser l’aventure solitaire de Debout la France. Faire une candidature de témoignage à 3%, cela ne sert à rien. J’espère personnellement qu’il va essayer de se rallier à François Fillon à qui il pourra arracher quelque chose sur l’UE. Je crains que cela soit malheureusement très difficile (surtout s’il n’est qu’à 3%… A 5%, ce serait jouable, mais 3 cela ne suffira pas). Ce qui me paraît le plus probable, c’est que NDA, à 55 ans, quitte la politique nationale et se recentre sur les enjeux locaux où des challenges importants l’attendent.

      Sur le reste, il faudrait que vous explicitiez les « compromis » que vous prêtez à NDA. Au ton de votre commentaire, j’ai d’ailleurs un peu l’impression que vous confondez compromis avec compromission. Le compromis, c’est l’essence de la politique. Sauf à vivre dans un monde de bisounours, les hommes n’ont pas tous les mêmes intérêts et c’est par le compromis qu’ils parviennent à vivre ensemble et à coopérer.

      L’identité de Nicolas Dupont-Aignan est assez claire : c’est un gaulliste social défendant le souverainisme. Là où je suis d’accord, c’est que ce positionnement est aussi revendiqué par Marine Le Pen et Florian Philippot. La grande différence, c’est que NDA a pour lui l’autenticité et l’histoire, tandis que Marine Le Pen est l’héritière d’un parti d’extrême-droite historiquement anti-gaulliste. Ce positionnement est encore fragilisé par l’arrivée de François Fillon. Bien sûr, François Fillon a défendu pendant les primaires un programme d’austérité choc, une potion amère néo-libérale. Bien sûr, c’est lui qui a imposé la forfaiture de Lisbonne. Mais il est aussi l’héritier désigné (et adoubé par) de Philippe Séguin, alors que Nicolas Dupont-Aignan, qui a lui aussi collaboré intimement avec Philippe Séguin, ne bénéficie pas de cette image.

      • Tythan,

        Je ne parle pas de compromission, je ne me considère pas moi-même comme un « pur ». Je milite activement à l’UPR, mais cela ne m’empêche pas de travailler sur des projets européens dans le cadre de mes activités professionnelles, et je suis donc mal placé pour jeter la pierre. De plus, même si je suis à l’UPR, j’ai lu des ouvrages de NDA et malgré certains points de désaccord, j’ai un certain respect pour l’homme, qui a défendu des positions que je respecte par le passé, même si je pense que pour 2017, sa candidature serait contre-productive, surtout avec Fillon et Asselineau candidats.

        Sur la question européenne, l’idée de faire un référendum à la suite de négociations que vous prônez ne me semble pas absurde, même si ayant participé activement à la campagne du Brexit, et ayant vu à quels points la campagne peut être biaisée, je ne suis pas forcément favorable à prôner cette option.

        Le programme de NDA sur la question européenne est plus facile à défendre que le programme de FA, et cette solution est désirée par une plus grande part de la population que la solution que nous prônons.

        Seulement, je pense qu’il est nécessaire qu’un candidat défende l’idée de la sortie, et ce sans référendum, afin de permettre le développement de l’idée dans l’opinion publique.

        J’avais eu une discussion récemment avec Sophie Mori, votre responsable PACA, où elle m’expliquait que le programme de DLF n’était pas absurde car il correspondait d’une certaine manière à ce qui s’était déroulé au Royaume-Uni. J’étais d’accord avec cela, mais en ajoutant cependant que de nombreuses forces politiques au Royaume-Uni étaient en faveur de la sortie, ce qui n’est pas le cas en France aujourd’hui.

        En clair, le référendum était issu d’un compromis raisonnable, mais ce compromis, ce point d’équilibre, avait été atteint car il existait des forces anti-UE radicales. Mon reproche à DLF est qu’ils ne semblent pas reconnaître que le pendant anti-UE est très faible aujourd’hui en France, tous les candidats eurosceptiques proposant un référendum et refusant d’aborder réellement la question de la sortie.

        C’est en cela que je pense que la candidature de FA est utile, de par le fait qu’il développe ces idées, là où les autres candidats ne s’y mettent pas, qu’ils sont restés sur la position du compromis nécessaire pour être élu. Une fois que ces forces existeront, la position de DLF sur l’UE sera probablement celle qui sera adoptée, c’est-à-dire la mise en place d’un référendum. Mais voilà, pour moi le programme de DLF n’est crédible que si se développent des forces politiques avec un message anti-UE radical, comme l’UPR ou d’autres (ParDem, PRCF, etc.).

        Il faut une force politique qui n’a aucune chance d’être élue et qui ne fait pas de compromis sur l’UE dans son programme, pour qu’un compromis souverainiste émerge par la suite. C’est un peu comme lorsque l’on négocie dans un souk : un prix correct est atteint quand ^les deux parties proposent des tarifs très hauts et très bas, et il me semble illusoire de dire que l’on pourra atteindre un compromis juste en prêchant dès le début une position d’équilibre raisonnable là où les européistes prônent le fédéralisme à tout-va.

        C’est là tout le paradoxe: l’UPR aura un rôle important, de par son approche sans compromis, pour permettre à la solution de compromis prônée par DLF d’être mise en place.

        Après, quand cette idée se développera, et que l’UPR commencera à devenir une force importante, nous disparaîtrons très rapidement: d’autres candidats avec un projet de société plus développé reprendront nos idées et les électeurs les favoriseront (on préférera un souverainiste avec un avis clair sur l’immigration ou l’écologie). Mais nous aurons alors gagné en faisant entrer cette idée de la sortie dans le débat et en lui donnant du poids. Pour moi, l’UPR est un parti jetable qui ne vise qu’à implanter l’idée dans le débat démocratique. Son but est de faire 2%, puis 3%, puis 5%, etc. jusqu’à ce qu’il soit suffisamment développé pour que ses idées soient pillées par d’autres et qu’il disparaisse. En tant que militant, je veux implanter l’idée de la triple sortie, pas atteindre le pouvoir. Je n’ai aucun souci à ce que ce soit un candidat de LR ou du PS qui finisse par appliquer un vrai programme souverainiste, mais je vais lutter pour qu’ils acceptent un compromis dans la direction défendue par mon parti.

        C’est en cela que repose ma critique de DLF: je comprends très bien l’utilité de la candidature de l’UPR, que j’ai décrit ci-dessus, mais comme vous l’avez compris, j’ai beaucoup plus de mal à comprendre l’utilité d’une candidature de NDA dans un contexte de multiplication des candidatures souverainistes et où il n’y a que l’UPR, un parti minoritaire, qui propose la solution de la sortie. Je suis d’accord avec vous, NDA aura beaucoup plus d’impact si il rejoint Fillon, et il devrait arrêter l’aventure présidentielle.

  17. Bonjour à tous

    J’ai pris quelques jours de vacances. Les commentaires seront donc fermés sur mon blog dès cet après-midi car je ne suis plus là pour les modérer.

    Joyeux Noël à tous !

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