Admission Post-Bac mon amour…

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Frédérique Vidal sur la terrasse de son ministère, rue Descartes. Au fond le Panthéon, derrière elle l’église Saint-Etienne-du-Mont, à gauche le lycée Henri-IV.

« Injuste ! » crient tous ensemble les néo-bacheliers et leurs parents. En quoi ont-ils démérité, par rapport à leurs petits camarades plus chanceux (pas meilleurs, hein, et parfois bien pires) qui ont obtenu une place dans la filière qu’ils demandaient, pendant que les autres récitent Apollinaire et le début du « Voyageur » :
« Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant »
« Injuste », cela signifie que c’est contrairement à la justice. Frédérique Vidal, désormais ministre de l’Enseignement supérieur, ne peut l’ignorer, toute généticienne qu’elle soit. Une injustice doit être réparée, mais surtout son auteur doit être châtié.
En l’occurrence, l’auteur s’appelle Najat Vallaud-Belkacem, je le signale poliment à Madame « le » Ministre — persistons à parler français. Qu’attendez-vous, Madame, pour mettre en examen l’ex-ministre de l’Education nationale ? Devant la Cour de Justice de la République, par exemple ? Elle a fichu un bordel magistral en décidant que la répartition se ferait par tirage au sort — et j’en ai rien à foutre de ceux qui seront crucifiés par le tirage au sort, a dû penser Mme Ponce-Pilate dans ce doux français qui est le sien. À propos, où a-t-elle recyclé son sourire de vendeuse de carabistouilles ? Se contente-t-elle d’être l’épouse de son député de mari, parachuté dans une circonscription — celle d’Emmanuelli — imperdable même par une Gauche en déconfiture ?
Oui, c’est une injustice profonde, que l’on ne réparera pas en faisant entrer tous les postulants en fac — avec un chausse-pied, sans doute. On cachera cette année le plus gros des protestations — même si certaines font tache et procurent de gros titres aux journaux, ravis de trouver des bacheliers à mention TB recalés en STAPS, pendant que certains de leurs camarades, arrivés à 10 de moyenne avec toute la compassion des jurys, fanfaronneront devant eux.
Et des milliers de recours administratifs menacent la sérénité ministérielle.
Même si le ministre reconnaît que le système APB est « un énorme gâchis ».
Non pas, madame : c’est une mesure prise en toute connaissance de cause par une ex-collègue d’Emmanuel Macron.
Malheureusement, et contrairement aux particuliers, les gouvernements ne peuvent refuser les héritages.

APB se meurt, APB est mort. L’évidence crève les yeux. Frédérique Vidal convoque donc aujourd’hui lundi 17 juillet un grand machin, avec présidents d’universités, « syndicats » étudiants et spécialistes pour réorganiser le système, à l’horizon 2018.

Quelques suggestions ?

– Faire du Bac un examen de fin d’études — donné à tout le monde, avec pour l’essentiel du contrôle continu sur les deux dernières années, et si l’on veut conserver le symbole, deux ou trois épreuves nationales à la fin. AU moins, on ne déorganisera plus les lycées pendant un bon mois. À tout le monde, mis avec des résutats chiffrés différents (c’est pour le coup que ça vaudra la peine de travailler tout au ong de ces deux dernières années) à partir desquels toutes les formations post-Bac trieront et sélectionneront les étudiants qu’elles veulent. Personne ne restera sur le carreau — il y aura toujours une Licence de Projets Culturels ou de Psychologie Appliquée aux diptères disponible à Trifouillis-les-Oies.

– Donner à tous les établissements d’Enseignement supérieur la possibilité d’inventer leur propre mode de tri — sur dossier, sur concours, sur aptitudes physiques, sur lettre de motivation, sur entretien, ou autre. Ah oui, cela obligera nos collègues d’université à travailler huit jours de plus. Comme leurs collègues de prépas.

– Aiguiller dès le début de la Première les élèves vers a voie qui leur convient le mieux. On ne fait pas STAPS quand on sort d’une autre filière que S, figurez-vous, le niveau en biologie est relativement élevé. On ne se lance pas dans des études de Droit quand on vient d’un Bac Pro — 100% d’échec, là comme ailleurs.

– Organiser des classes ou des stages-relais, de mise à niveau — de trois mois à un an.

– Former les ex-lycéens plutôt que les envoyer dans le mur. Ça se fait en prépas avec les CPES — et dans quelques universités, type Orsay, où ils ont monté une année zéro de remise à niveau en maths. Parce que les maths de Terminale S, hein…

– Revaloriser d’urgence toutes les formations professionnelles issues de l’apprentissage. Crois-moi, petit, tu auras plus de plaisir à être ébéniste ou tailleur de pierres que psycho-chômeur post L3. Je parlais déjà de cela ici-même il y a 11 ans — ça fait plaisir de se sentir écouté…

– Aligner peut-être l’emploi du temps des profs de facs sur celui des PRAG, qui font le même boulot en travaillant deux fois plus… Ah oui, mais les uns font de la recherche… À vrai dire, ils sont surtout submergés de tâches administratives qui ne devraient pas être de leur ressort.

– Et virer de fac en fin de premier ou de second semestre, comme on le fait dans toutes les formations sélectives, les étudiants inscrits mais toujours absents. Cela fera toujours ça de gagné en nombre de places. Les facs vont faire de toute façon cette année comme la SNCF — des sur-réservations, en comptant que les absents « naturels » feront de la place aux présents installés sur les marches des amphis.APB

Oui, mais l’UNEF n’acceptera jamais…
J’em…papaoute l’UNEF, très profondément. Ils ont léché les bottes du gouvernement précédent, qui a fait depuis lurette de ce pseudo-syndicat une pépinière de futurs concierges de la rue de Solférino. Ils ne représentent rien, en nombre. Ni en idées. La capacité à mobiliser les étudiants ? Allons donc, la quasi-totalité des étudiants sérieux rêve d’étudier — étonnant, non ?
Il est urgent de revaloriser le travail sur l’ensemble du cursus scolaire. Et d’expliquer aux lycéens, en prenant le temps, que certaines formations les attirent comme la lumière du foyer attire les papillons : ils s’y brûleront les ailes.
Personne ne conteste la sélection dans le sport de compétition — d’une férocité parfois démente, où les rêves fous des gamins footballeurs de cités se brisent contre les mauvais hasards de la vie et la concurrence monstrueuse des rêves encore plus aigus des gamins du Tiers-Monde. Personne ne conteste la nécessité d’une sélection en médecine — le numerus clausus est passé comme une lettre à la poste : pourquoi ne pas en faire autant dans toutes les filières où l’on peut prévoir avec une certaine exactitude le nombre effectif de débouchés ?
Ce ne sont là que des pistes — on peut en imaginer bien d’autres, et multiplier les facs à dérogation type Dauphine. Mais je crains fort que comme le suggère in fine Pierre Dubois (qui prédit l’échec de Frédérique Vidal), tout cela ne serve qu’à promouvoir de nouveaux instituts d’enseignement supérieur, à statut plus ou moins privés et donc à fonctionnement à définir, chargés d’expérimenter de sélections tout à fait nouvelles et inédites — le partenariat avec les entreprises, que Frédérique Vidal a fortement sollicitées quand elle était Président d’Université, ou la sélection par l’argent, par exemple. C’est déjà le cas, mais personne n’ose le dire : jamais Bourdieu n’a eu autant raison, jamais la « reproduction » n’a autant joué à plein. Les classes au pouvoir se protègent comme elles peuvent — au mépris même des compétences et des talents. J’en parlerai bientôt.

Jean-Paul Brighelli

246 réflexions au sujet de « Admission Post-Bac mon amour… »

  1. Attention JPB répond à la fois et en même temps(comme dirait l’autre)aux commentaires sur Bd’A et à ceux de la réponse (cinglante)d’un collègue à son article sur Causeur:
    Je m’inquiète un peu pour lui .

  2. Villani, un héritier ? Je ne suis pas sûr. Mais il a sans doute tort de tremper dans le macronisme.

    Ses deux parents sont donc profs de lettres, et sa mère en khâgne. OK.

    Mais, d’une part, il n’est pas dans la même discipline qu’eux. Et, d’autre part, il ne gagne pas des milles et des cents.

    Si on souhaite critiquer la reproduction sociale, il faut sans doute préciser les choses :
    – est-ce que l’accès de fils de profs à des carrières de cadres supérieurs est de la reproduction, ou une progression en terme de statut social ?
    – est-ce que l’accès de fils de profs du secondaire à des postes d’universitaires est de la reproduction, ou une progression en terme de niveau disciplinaire ? (il y a universitaire et universitaire, mais Villani est réellement universitaire puisqu’il est en effet à la pointe de son domaine)
    – lorsqu’on critique la reproduction sociale, critique-t-on un système de tri qui avantagerait artificiellement les possédants, ou le fait que les parents ont un effet variable sur leurs enfants ? Si les parents de Villani ont donné à leur enfant le goût des études, et même s’ils l’ont mis dans une bonne classe, est-ce évitable qu’ils le fassent plus que d’autres vu leur cursus ? Et est-ce répréhensible ?

    Je ne suis pas convaincu par Bourdieu, mais je le suis encore moins par les articles de 2010 qui reprochaient une trop bonne réussite aux enfants de profs, pour mieux s’en prendre au système des concours (la fameuse discrimination « positive » de Sarkozy et ses divers acolytes, toujours en cours de mise en place).

    • Il y a une différence entre un enfant de profs de prépas et une gosse arrivant du petit peuple. Dans le premier cas on a les codes linguistiques et culturels. Dans l’autre…
      J’ai eu le pot d’avoir des parents (l’un flic, l’autre secrétaire — ils ont repris des études et passé des concours sur le tard) qui lisaient tous les deux, et de la littérature, pas Nous deux. Mais j’ai quand même été un voyou pendant 18 ans, dans un quartier de HLM marseillais avec bandes organisées et tours de la cité en mob déplombée. À l’heure actuelle, m’en serais-je tiré ? J’en doute.

      • Vous vous en tireriez aujourd’hui comme hier, je suis plus optimiste que vous peut-être, mais j’ai eu tous les ans pendant plus de 35 ans un ou deux ou parfois trois élèves très brillants en maths et dans les autres disciplines, c’etaient assez rarement des enfants de cadres supérieurs.Ils ne devaient rien à personne et tout à leurs qualités et à leur travail.J’en ai suivi plus d’une dizaine qui ont fait de brillantes carrières dans divers domaines.Je ne vois pas pourquoi ce serait très différent aujourd’hui.

      • Dialogue surpris, il y a quelques années, entre deux étudiants de M1 maths, le premier un peu basané et en survêt :
        – je vais peut-être passer le Capes.
        – Le Capes ? Tu veux te retrouver en ZEP ?
        – La ZEP, j’en viens, peu me chaut. (NB ou une autre expression similaire)

        Je ne doute pas que le premier type, s’il a bien passé son Capes, a connu une progression sociale.

        Qu’il aura pu poursuivre par d’autres concours de l’administration, s’il le voulait.

        Et que ses enfants éventuels, aussi basanés que lui (assez peu visiblement, en fait), connaîtront peut-être une autre progression sociale, à partir du moment où, statistiquement, les enfants de profs réussissent mieux que d’autres.

        Donc cela nous fait potentiellement deux ou trois progressions sociales en deux générations.
        Ce Bourdieu, il ne débloquait pas un peu, par hasard ? Car, une fois que les néolibéraux de droite ou de gauche auront cassé le système des concours, ces progressions sociales seront moins facilement possibles.

        Villani, lui, aura pu être avantagé en dissertation aux concours. Et cela peut jouer un rôle, c’est vrai. Mais, malgré tout, ce n’est pas ça qui explique sa réussite.
        Et nous avons aussi besoin de gens qui réussissent à un niveau mondial ; qui risquent d’avoir eu des parents les ayant un peu poussé.

      • « bandes organisées et tours de la cité en mob déplombée.  »

        sur ma mobylette,
        avec ma quéquette…


        elle prend ses fesses
        pour une Mercedes…

        je ne me rappelle que ces paroles-là

      • Pour une fille, non : elle épouse un ponte de la médecine ou un cadre supérieur, et enseigne uniquement pour ne pas s’ennuyer à la maison.
        J’en ai plusieurs comme ça dans mon bahut.

        • Ah bon ça existe encore?
          Elles sont à mi-temps ?
          Sisyphe disait que ça avait eu existé mais que ça n’existait plus.

          Il me semblait que le métier s’était dévalorisé à tel point qu’un DRH ou un ORL n’envisagerait aujourd’hui pas plus d’épouser une agrégée qu’une plumeuse de poulets (mésalliance).

          Il y a vingt ans,oui,c’était courant; ces femmes de bourges ont d’ailleurs bien servi l’école et ont ralenti sa chute:à mi-temps,donc pas trop surmenées, pas emmerdées par les minables problèmes de photocopieuses en panne ( Fabien faisait faire les tirages par sa secrétaire,dans sa boîte ou au cabinet),des massages à Quiberon, des petites virées entre copines à Djerba,des parties de jambe en l’air avec les indigènes,qu’ils fussent réceptionnistes ou chameliers
          (c’est si bon de se rouler dans les convolvulus !),leur salaire c’était leur argent de poche (difficile pour une féministe de devoir quémander sans cesse) etc.etc.elles avaient la belle vie,présentaient bien et donc pouvaient être efficaces.

          Trump (the pussy-grabber ou snatch-snatcher ?) eût sans doute voulu en attraper par la moule-ce qu’à mon avis il n’aurait aucune envie de faire avec Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur.

          • Vitriolé mais pas moins exact.
            En voie de disparition, cette espèce ne compte plus que de rares quinqua/sexagénaires.

    • à propos de concours:

      Dans son billet précédent le Maître (pardon pour ce retour…je n’arrive pas à suivre:il écrit plus vite que ne lis), le Maître donc, citait Macron:trop amoureux pour préparer sérieusement le concours de l’Ecole Normale,il échoua.
      Etait-il moins amoureux quelques années plus tard-lorsque il fut admis à l’ENA ?

  3. « Faire du Bac un examen de fin d’études — donné à tout le monde… »

    Cette proposition du Maître va le rendre très populaire chez ses collègues du secondaire.
    (mais n’est-il pas quelque peu outrecuidant de leur part de se considérer comme collègues du Maître ?)

    Il y a eu, voici dix-huit ans, au bas mot 40 000 naissances en trop;les jeunes gens qui ont eu la mauvaise idée de naître en grand nombre au début du troisième millénaire ne doivent pas s’étonner de ne pas tous trouver place à l’Université.

    Comment se débarrasser de ce surplus de manière « juste  » et humaine ?

    N’est-il pas grand temps de mettre en place une politique de régulation des naissances qui adapte le rythme de procréation aux besoins de l’économie ?

  4. « Au fond le Panthéon, derrière elle l’église Sainte-Geneviève, à gauche le lycée Henri-IV. »

    Pardon, Maître,de vous contredire:peut-être êtes-vous un admirateur trop fervent de Sainte Geneviève et ceci aura causé votre lapsus:l’église dont vous parlez est Saint Etienne du Mont;s’y trouve le tombeau de Sainte Geneviève et jadis il y eut à peu près à cet endroit une abbatiale nommée Sainte Geneviève.
    Eglise magnifique,par sa dissymétrie,et l’espèce de sublime fouillis de la façade.
    http://www.saintetiennedumont.fr/eglise/

      • La Montagne Sainte Geneviève:on peut y faire toute sa carrière,puis s’y faire inhumer;nul besoin de courir le monde.

        Taupe à Henri IV ou Louis-le-Grand , ENS (la rue d’Ulm commence derrière le Panthéon) chaire au Collège de France,funérailles nationales, Panthéon.

  5. « tu auras plus de plaisir à être ébéniste ou tailleur de pierres … »

    On embauche beaucoup d’ébénistes chez IKEA ?

    On embauche beaucoup de tailleurs de pierre chez VINCI ?

  6. « Frédérique Vidal sur la terrasse de son ministère, »
    J’aimerais beaucoup qu’on fasse se rencontrer Trump et Frédérique Vidal.

    Que dirait-il d’elle ?

  7. Elon Musk se méfie de l’intelligence artificielle ; Elon Musk ne connaît pas le système d’inintelligence naturelle qui sélectionne les futurs étudiants en France !

    • Hmm… Il ne vous est donc jamais venu à l’idée de mettre votre GPS Tomtom par la fenêtre de votre voiture en roulant ?
      Je lui préfère les bonnes vieilles cartes IGN.

      • Les cartes IGN à quelle échelle ?
        Le 25000ème ,c’est plutôt pour les marcheurs (encore que…si vous voulez vous aventurer en voiture sur des pistes non goudronnées…)
        Sylvain Tesson en parle avec lyrisme dans Le Monde daté du 17/07/2017;il s’extasie su les « camaïeux de bleu pour les zones aquatiques »-voilà qui plairait à la dame au petit chien !

        http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/07/17/sylvain-tesson-la-marche-est-une-critique-en-mouvement_5161334_4415198.html

        • A l’ancienne, une carte faite dans les règle de l’art était exécutée à main levée à l’encre de Chine,(aucune erreur n’était tolérée), parce qu’aucune imprimerie ne pouvait, entre autre, reproduire les noms des cours d’eau jamais rectilignes filants le long de leurs tracés. De véritables oeuvres d’art.

          • Lormier. En 1988, en Inde, les cartes avaient encore ce même procédé de fabrication…

            Vous n’auriez pas la suite de la chanson ?

        • J’aime beaucoup ce type; son bouquin sur sa retraite au bord du Baïkal est mon préféré.
          Il a raison sur cet aspect du monde « numérique » dans lequel nous vivons: tracés, filmés, surveillés, encadrés…on suffoque!!
          On a besoin, de temps en temps, de se retrouver en face de soi-même, sans les autres.

          • Le dimanche matin/avec ma put…/ sur ma pétrolette/je mets mes deux mains/entre ses deux seins/ on dirait sa quequette/ tu les verras plus/les poils de mon c…/j’en ai fait des brosses/1 franc le kilo/ c’est du bon boulot/ ça nourrira bien les gosses

  8. Ecrit par une instit. , pardon ! <professeur des écoles- :
    "..Je fais tous les efforts pour qu'il est un travail adapté aux autres mais il oublie de me rendre l'appareil."
    Ça ne s'invente pas, je possède l'original.
    Pas de quoi être optimiste !

  9. A quoi sert l’intelligence ? A faire des économies de temps et donc d’énergie. Vous savez ce qui rend les hommes intelligents ? La paresse … l’homme se dit : comment obtenir le même résultat mais avec le moins d’efforts possibles ?
    La nature elle essaye toutes les combinaisons possibles et laisse le temps œuvrer pour elle.
    La raison choisit les raccourcis …

  10. Qu’une musulmane ait pu choisir le hasard comme mode de sélection des étudiants n’a rien d’extraordinaire – c’est le mode privilégié de fonctionnement de cette religion.
    Ce qui est plus inquiétant c’est que l’Etat français – par exemple le sinistre Conseil d’Etat – promeuve ce mode de raisonnement d’une bêtise abrupte.

    • Je ne crois pas que Najat ait inventé l’admission en fac par tirage au sort;cela s’est pratiqué avant elle, à petite échelle.

      Soit dit par parenthèse,le tirage au sort,c’est la parfaite égalité entre les candidats;à la loterie, le fils d’archevêque n’a pas plus de chances de remporter le gros lot que le fils de la ravaudeuse.

      Aujourd’hui la France est confrontée à un grave problème démographique:il y a beaucoup trop de jeunes gens de dix-huit ans et ils veulent faire des études.

      Puisque le président a choisi d’aller guerroyer un peu partout dans le monde (et de ne pas équiper l’armée adéquatement) pourquoi ne pas rétablir un système de conscription par tirage au sort ? Un tel système a existé jusqu’en 1889.(cf.http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1968_num_126_2_449806 )

      On pourrait ainsi se débarrasser assez facilement des cinquante mille jeunes gens qui nous encombrent,réclament et nous coûtent, en les envoyant combattre du côté de Mossoul par exemple, habillés de pantalons couleur garance et équipés de fusils Chassepot ‘modèle 1917);assez peu d’entre eux reviendraient,je crois.

      Ensuite,on mettrait en place une politique rigoureuse de gestion des naissances en accord avec les créateurs de richesses.

    • Les gouttes d’eau ont tendance à suivre la ligne de plus grande pente – je vous ferai remarquer que les rivières changent de lit au cours de leur histoire à la suite de crues par exemple.
      Cela ne veut pas dire qu’elle réfléchissent beaucoup avant de prendre une décision aussi remarquable que de changer de lit comme les divorcés !

  11. La conscription par tirage au sort à l’époque bourgeoise d’après-révolution quand les fils de bourgeois rachetaient un numéro chanceux aux fils de prolos.
    Mais on n’a jamais dit que pour aller se faire casser la figure sous le drapeau il fallait une intelligence hors de pair ! C’est même plutôt le contraire … la foi dans sa bonne étoile suffit largement pour faire un héros mort !

    Alors que l’on suppose que les études réclament un effort intellectuel plus qu’un effort de courage et d’inconscience.

    • Vous savez pourquoi lors de la guerre du Vietnam il y a eu un mouvement de protestation dans les universités américaines qui n’exista pas pendant la guerre de Corée ? C’est qu’en Corée seuls les volontaires et les militaires de carrière y allaient alors qu’on avait établi la conscription pour tous au Vietnam.
      Pas si idiots que cela nos étudiants …

    • Si l’on veut préserver les héritiers,on peut réintroduire un système de rachat des bons numéros.

      Ne nous voilons pas la face; le « baby boom » de l’an 2000 est un énorme handicap;il explique en grande partie notre difficulté à surmonter la crise (tous les créateurs de richesse sincères vous le diront.)

      Avec 50 à 100 000 mille jeunes morts pour la France,on commence à régler le problème.

    • En fait, à l’ENS comme à l’X, c’est très souvent sur les Lettres (Français / Langues) que se fait la différence : il y a bien plus de très bons matheux qu’il n’y a de places.
      Et la connivence culturelle y joue à plein.

      • A l’X les lettres et langues peuvent jouer, car les coefficients sont plus proches, mais je pense qu’à l’ENS ce n’est pas le cas vu les énormes différences entre coefficients (et dans l’amplitude des notes, plus forte en sciences qu’en lettres).

        Et par ailleurs rien n’empêche les damnés de la terre de se sortir un peu les doigts du cul, et de faire des langues ou du français.

        En français j’ai croisé, c’est vrai, des gens qui seront handicapés toute leur vie car on leur a mal enseigné l’orthographe. Mais qui ont quand même eu l’X.
        Mais j’ai lu cette année, par curiosité, un petit bouquin à couverture rouge de préparation aux concours, sur le thème de l’année Servitude et soumission, et il m’a semblé qu’on y trouvait de quoi avoir une note potable à l’écrit, pour 20 € ou quelques séjours studieux en bibliothèque. De quoi limiter l’écart de « connivence ».

        En langues une étude du concours mines au moment des polémiques sarkozystes a montré que les différences à l’oral de langue étaient comparables aux différences à l’écrit. Or, l’écrit ne se bosse pas en stage de langue d’été à l’étranger. La « reproduction sociale » a bon dos…

  12. Patrick Kessel (ex-Grand Maître du Grand Orient) rend compte sur

    http://www.laicite-republique.org/les-jo-otages-du-politiquement-correct-islamiste.html

    du livre de Annie Sugier, Linda Weil-Curiel et Gérard Biard, Comment l’islamisme a perverti l’Olympisme, ed. Chryséis, 2017.
    Je vous recopie l’article :
    Lorsqu’ils furent reinstitués, les Jeux Olympiques furent placés sous l’égide de la paix et des valeurs universelles, la liberté et l’égalité entre tous les êtres humains. Ces grands principes font-ils toujours sens dans l’arène sportive ? Non, répondent Annie Sugier, Linda Weil-Curiel et Gérard Biard qui, dans un petit ouvrage fort riche, constitué d’échanges et de documents, démontrent comment « l’islamisme a perverti l’olympisme ». Comment, sous l’influence d’un lobby iranien, un groupe d’universitaires s’est fait l’avocat du politiquement correct islamiste, comment, en dépit des batailles menées notamment par la Ligue du Droit international des femmes, le CIO a reculé alors que la règle 50-2 de la charte précise explicitement qu’ »aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique ».

    En 1968, à Mexico, les athlètes noirs américains, qui, sur le podium, avaient levé leurs poings gantés de noir pour manifester leur soutien au mouvement des droits civiques, furent exclus. Il y eu bien des femmes médaillées d’or de confession musulmane, courant, têtes, jambes et bras nus. Mais, si Nawal El Moutawakel fut félicitée par le roi du Maroc Hassan II, Habiba Ghribi, la jeune Tunisienne, fut à son retour menacée par les islamistes de déchéance de nationalité.

    Depuis, sous la pression de l’Iran et de l’Arabie saoudite – les deux pays qui interdisent aux femmes le simple accès aux stades – le Comité International Olympique ayant donné l’exemple, les fédérations sportives internationales se sont inclinées les unes après les autres. La FIFA écrira ainsi (circulaire du 25 octobre 2012) que le foulard est autorisé – à condition d’être de la même couleur que le maillot ! – et l’apartheid sexuel s’est banalisé comme une simple différence culturelle parmi d’autres…

    « Le voile est le linceul de l’esprit sportif »

    La bataille a gagné la France où, au nom du droit à la différence, des intellectuels de gauche en sont venus à défendre le droit à porter le voile sur les terrains de sport. Les auteurs soulignent le refus de céder de la Fédération française de football, interdisant à ses licenciées le port du voile pendant leurs activités sportives. Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel, s’indignera de la décision de la FIFA qui « malmène les principes les plus fondamentaux du sport, tout autant que les droits des femmes ». « Le voile est le linceul de l’esprit sportif » estime-t-il. Attitude d’autant plus courageuse quand on sait les liens entre le sport, l’argent et certains pays liés à l’islamisme. Le président du comité français du sport international, Bernard Lapasset, déclara : « On ne sait plus ce que représentent les valeurs du sport tellement il y a de l’argent »…

    Ce recul de l’olympisme sur les principes universels d’égalité entre hommes et femmes participe d’une vaste opération internationale destinée à relativiser les préceptes de l’islamisme totalitaire. Son onde de choc a gagné nombre d’associations sportives françaises, confrontées à la montée en puissance des revendications communautaristes.
    Les Jeux que la France organisera dans un proche avenir seront un test de notre capacité à faire en sorte que le sport cesse de s’accommoder des dictatures et des obscurantismes. Des jeux laïques à Paris ! Ce serait bien.

    Ce livre est dédié à Anne-Marie Lizin, ancienne parlementaire européenne belge, ministre du gouvernement belge, présidente du Sénat de Belgique, militante féministe qui fut aussi vice-présidente du Comité Laïcité République et une amie chère.

    Patrick Kessel
    Post scriptum

    Voir aussi « Comment l’islamisme a perverti l’olympisme », d’A. Sugier, L. Weil-Curiel et G. Biard (Chryséis), JO : Une délégation d’associations à Lausanne contre l’aparheid sexuel (LDIF, CLEF, 11 juil. 17), VIDEO Annie Sugier : L’offensive intégriste dans le sport (Conférence-débat du 26 nov. 16), JO : le Collectif contre l’apartheid sexuel dans le sport a été reçu par le CNOSF (15 mai 17), Contre l’apartheid sexuel imposé aux femmes : rassemblement devant le CNOSF (Paris, 15 mai 17), « Darya Safai lutte contre l’apartheid sexuel dans le sport et aux Jeux Olympiques » (tv5monde.com , 21 av. 17), « Made for sharing » aux JO : Et l’apartheid sexuel ? (A. Sugier, L. Weil-Curiel, J. Jappert, blogs.mediapart.fr , 20 av. 17), « Il faut exclure l’Iran et l’Arabie Saoudite des JO de Rio ! » (LDIF, Clef, 22 juil. 16), JO : « Laissez les femmes entrer dans les stades », le plaidoyer d’une Iranienne (marianne.net , 15 août 16), « Il faut exclure l’Iran et l’Arabie Saoudite des Jeux olympiques de Rio » (F. Morvan, A. Sugier, L. Weil-Curiel, liberation.fr , 6 juil. 16), « JO : une athlète devra retirer son hijab » (AFP, 26 juil. 12), « JO : la judokate saoudienne combattra tête couverte » (le parisien. fr, 31 juil. 12), « Londres 2012 : les JO des femmes ! Vraiment ? » (CLEF, LDIF, 12 août 12), « Où vont les JO ? » (CLEF, LDIF, 2 août 12), « Les femmes au Jeux Olympiques : Entretien avec Annie Sugier » (Ministère des droits des femmes), « Londres 2012 : justice pour les femmes » (CLEF, LDIF, 26 juil. 12), « Londres 2012 : justice pour les femmes » (LDIF, CLEF, 22 juil. 12), « Femmes voilées aux jeux olympiques », de Annie Sugier (Jourdan éditeurs), Annie Sugier (LDIF) : “L’Arabie Saoudite n’envoie pas de femmes aux Jeux Olympiques, inacceptable !” (nouvelobs.com , 8 déc. 11), Du Qatar à Londres 2012, « Le voile islamique va-t-il faire son entrée officielle dans le sport ? » (A. Sugier, A.-M. Lizin, L. Weil-Curiel, LDIF, lemonde.fr , 7 mars 12), « Y aura-t-il vraiment des Saoudiennes aux JO de Londres ? » (lesinrocks.com , 25 juin 12), « Voile sur le sport » (Elle, 29 juin 12), Annie Sugier : « On est en train de tuer le travail des pionnières musulmanes » (france24.com , 13 juil. 12), C. Fourest : « La trahison des valeurs olympiques » (Le Monde, 14 juil. 12), les rubriques Compétitions internationales, Clubs sportifs amateurs (note du CLR).

  13. Taper sur Apparartchikita à l’occasion d’APB, c’est pas bien.

    Car soit, on refuse la sélection après bac et alors la seule possibilité légale à opposer aux hordes des admis est le tirage au sort *. Soit, on autorise certaines facs à pratiquer ouvertement la sélection. Auquel cas, il sera facile d’orienter les mécontentements des médiocres vers les facs sélectives.

    * autre mot pour tirage au cul, voir le succès de ceux qui vont en justice pour faire valoir leur droit…

    • « Apparartchikita »;un féminin pas très orthodoxe…
      (Un Russe dirait « apparatchitsa »)…

      Mettons qu’il y ait une astuce qui m’échappe;d’ailleurs elle a une tête à fumer des chiquitos.

      C’est pas le genre de meuf que Trump attraperait par la moule.

      • Peut-être aurais-je dû orthographier « apparatchiquita », concept désignant une petite, exotique, promue dans un appareil pour ces raisons même.

        La nouvelle ministre du supérieur l’est-elle ? Réponse partielle par notre hôte :

        « Frédérique Vidal ne peut l’ignorer, toute généticienne qu’elle soit »

        Ce qui tendrait à accréditer l’idée plutôt juste qu’être généticien est une tare qui permet d’espérer accéder aux plus hautes fonctions.

        On me rétorquera qu’on peut parfaitement être généticien et apparatchik. A quoi je réponds qu’il y a pire : géochimiste, par exemple.

    • Si deux cents personnes veulent entrer dans une salle de cinéma de cent cinquante places on peut imaginer tous les systèmes « d’orientation » possibles (les myopes dans les cinq premières rangées, les presse-bites avec les tire-au-cul,les grands au fond etc…) on se retrouvera toujours avec cinquante personnes qui ne pourront pas entrer.

      Le problème des universités, c’est à peu près ça et pourtant les officiels parviennent à noyer le poisson.

      On laisse les couples enfanter à tour de bras (enfin…),on donne le bac, on se retrouve avec 40000 bacheliers de plus chaque année et on n’augmente pas le nombre de places à l’université.

      Comment ça peut marcher ?

      A cause des bocages idéologiques de la société française,des conservatismes figés,des mentalités rétrogrades,il serait sans doute difficile de faire admettre par la population la nécessité d’une politique de contrôle des naissances (avec par exemple, stérilisation d’un certain pourcentage de femmes -dans des tranches socio-démographiques bien choisies grâce au big data.)

      Pourtant,si l’on ne met pas le rythme de procréation en phase avec les besoins de l’économie,on court à la catastrophe.

      Tous les créateurs de richesse sincères vous le diront.

  14. Retour sur les BL
    La clef du mystère est peut-être là, dans cette réponse du Maître à son collègue (lequel est à mes yeux loin d’être agressif);c’est ce fragment d’autobiographie qui, peut-être, explique pourquoi le Maître,voulant s’en prendre à Macron, semble paradoxalement dénigrer la classe où,précisément, lui-même professe.
    cf
    https://www.causeur.fr/classes-prepa-bl-brighelli-145615#

    Jean Paul Brighelli • il y a un jour
    Cher collègue, parlons de choses précises.
    Une ex-élève, mention TB au Bac S, admise à Henri-IV (mais qui n’y est pas allée, faute d’argent pour se loger — et même pas de bourse, ses parents étant juste au-dessus du seuil) a été systématiquement blacklistée par les élèves « bourgeois » de la BL de Thiers parce qu’elle ne s’habillait pas comme eux, ne fréquentait pas leurs boîtes et n’allait pas à leurs fêtes — faute d’en connaître les codes. Excellente élève par ailleurs — seconde ou première à tous les concours blancs. A fini par se saborder en n’allant même pas passer le concours, dégoûtée de surcroît par l’attitude de certains collègues qui lui ont bien fait comprendre qu’elle ne casserait jamais le plafond de verre. Et s’est entendu dire à l’agrégation d’espagnol, dont elle a brillamment réussi l’écrit avant de se faire dézinguer à l’oral : « Comment ? Vous n’êtes pas allée passer quelques mois en Espagne ? C’est impensable — vous roulez un peu trop les R » — et ces brillants universitaires, tous de gauche, l’ont atomisée, en la notant assez bas pour qu’elle soit aujourd’hui suicidaire.
    J’appartiens à la même classe sociale d’en bas — mais à la fin des années 60 (ce n’est pas à vous que j’expliquerai Bourdieu), les différences étaient moins marquées qu’aujourd’hui, et j’ai brillamment réussi — en parfait fumiste, je dois dire. Aujourd’hui, le système s’est crispé, et les prépas, qui devraient être essentiellement élitistes, ou élitaires, comme vous voulez, sans se soucier d’origines sociales, participent de la reproduction à 98% des élites auto-proclamées.
    Et l’ère Macron ne fera qu’accentuer tout cela, en privilégiant les bobos des villes-monde contre toute la France périphérique, qui se lève tôt et n’a pas le fric du premier café. Et c’est pour ceux-là que je me bats.

    •  » Une ex-élève, mention TB au Bac S, admise à Henri-IV (mais qui n’y est pas allée, faute d’argent pour se loger — et même pas de bourse, ses parents étant juste au-dessus du seuil)  »
      Ses parents ont-ils songé à se priver de vacances et autres fadaises pour payer la piaule et le séjour linguistique de leur pauvre gosse ? Ça se fait aisément. J’en suis la preuve vivante et en pleine forme malgré quinze ans sans congés! Faut savoir ce qu’on veut et définir ses priorités.

      • Si je ne me trompe,vous êtes vétérinaire (métier bien plus lucratif que celui de médecin);j’ai peine à croire que vous en soyez réduite à vous priver de vacances pour payer les études de vos enfants.

      • Je les connais : ils étaient ric-rac au-delà du possible.
        En revanche, une autre ex-élève s’est retrouvé au sommet des bourses « sociales » (ce qui lui a ouvert aussi une bourse au mérite à laquelle l’autre aurait pu avoir droit si elle était entrée dans les minima sociaux) parce que mère divorcée et ne déclarant pas les 8000 euros nets de revenus de son nouveau compagnon — sa fille a fait ses études avec 1500 euros / mois payés par l’Etat comme argent de poche pendant sept ans (elle a fait un double cursus, pour le même prix). Des séjours en Espagne et en Amérique latine, elle en a fait huit ou neuf. Et je lui ai trouvé en sus des bouquins à traduire — deux par an à peu près.Y d’la chance que pour la canaille…

  15. Travaillons notre anglais en vue des concours :

    http://www.telegraph.co.uk/news/2017/07/18/bottom-baring-gnomes-given-short-shrift-council/

    « an elderly gardener has been ordered by his local council to remove two garden gnomes from outside his house because they bare their backsides to passersby and risk distracting motorists. »

    A retenir : « nain de jardin montrant son cul » se dit « bottom-baring gnome », « peu d’estime » se dit « short shrift » et « sociologue bourdieusien » se dit « busibody ».

      • Je l’ignore.

        Par ailleurs, c’est vous qui prenez position en tant que militant politique (qui s’ignore ou ne s’assume pas), pas moi.

        Personnellement, je me base sur ce que je pense être la vérité historique, en y ayant manifestement plus réfléchi que vous.

        Comment dit-on « pauvre con hargneux sans argument » en périgourdo-alsacien ? « Dugong », c’est bien ça ?

    • « nain de jardin montrant son cul » se dit « bottom-baring gnome »
      erreur de registre: « bottom » est gentillet,comme le français « derrière » pas grossier comme « cul’
      « « peu d’estime » se dit « short shrift » faux-sens;consultez votre dictionnaire.

      Nous avons déjà ici un préposé aux calembredaines et bobards bien ficelés (Pierre Driout);

      J’espère que vous n’allez pas vous mettre à polluer les lieux avec de pseudo-traductions.

  16. Le 18 juillet 2017 à 16 h 36 min, Pierre Driout a dit :
    « Les gouttes d’eau ont tendance à suivre la ligne de plus grande pente – je vous ferai remarquer que les rivières changent de lit au cours de leur histoire à la suite de crues par exemple. »

    Attention, Pierre !
    En géomorphologie, les lignes de crête ( ligne de partage des eaux) sont par définition –cf le dictionnaire de mathématiques de F. Le Lionnais et celui d’A. Warusfel– les lignes tracées sur la surface joignant les points où la pente de la section de la surface par un plan vertical tangent à la ligne de pente présente un minimum le long de la ligne de niveau correspondante alors ce sont les lignes de déclivité MINIMALE !

  17. Notre hôte écrit : « J’em…papaoute l’UNEF, très profondément […] Ils ne représentent rien, en nombre. »

    Lilâ Le Bas, apparatchiquita en chef de la couveuse, ne devrait pas en prendre ombrage, préoccupée qu’elle est de ne pas se faire bouffer par la FAGE…

  18. Cuistreries…suite:

    Le 18 juillet 2017 à 1 h 57 min, Lormier a dit :
    « …/…Saint Etienne du Mont…Eglise magnifique,par sa dissymétrie,et l’espèce de sublime fouillis de la façade. »

    Lormier, tes corrections architecturales (d’enlumineur de vrai berbère…uhuhu) t’honorent mais St-Etienne du Mont vaut surtout pour son jubé en pierre, le seul qui subsiste aujourd’hui à Paris.

    • Jeune homme,vous qui faites si souvent preuve d’anti-conformisme,d’originalité,ne vous sentez pas obligé de répéter ce qui se dit.

      Je vous suggère d’aller regarder la façade de Saint-Etienne-du-Mont (ce n’est pas très loin de votre fac),d’aller la regarder de vos propres yeux,sans a priori,en oubliant ce que vous avez pu lire…et puis,si vous êtes de bonne humeur ,de nous livrer un de ces billets savoureux et poétiques dont parfois vous nous régalez.

  19. Vous savez ce qu’on leur disait, au lycée, pour APB, il y a déjà cinq ou dix ans (Mon Dieu, ce que mes enfants et moi-même vieillissons ! ) : « ne vous censurez pas ! « , genre « soyez réaliste, demandez l’impossible ». Et on laissait les STG demander médecine ou STAPS ou math-physique. Maintenant, avec le tirage au sort, il va y avoir encore plus d’échecs cuisants. C’est une monstruosité, ce tirage au sort !
    La solution, à mon goût, ce serait de vrais et solides conseillers d’orientation qui connaissent toutes les filières (tant, aux excellents débouchés, sont totalement méconnues de tous : on voit bien ici Brighelli qui ne voit que CPES ou tailleur de pierre, sans penser à technicien en machinisme agricole ou à la filière forestière ou au métier d’opticien, j’en passe et des meilleures, avec cent pour cent d’embauche dans les trois mois et un métier riche et passionnant, aux facettes multiples ) et qui ne mâchent pas leurs mots aux aspirants psychologues ou avocats d’affaire.
    Multiplier les années zéro dans toutes les facs, sur le modèle des CPES si peu nombreuses : mais, et grand mais, où trouvera-t-on des profs de fac ( des enseignants-chercheurs …) prêts à se tanner le cuir comme des profs de prépa, et capables d’enseigner solidement du basique au lieu d’errer dans leur terrain de prédilection à longueur de cours ? Mon fils a étudié la littérature du XVI° siècle avec un spécialiste de Du Bellay : il est très très pointu sur Du Bellay mais ça se limite à Du Bellay qui a occupé tous les cours. Juste à titre d’exemple mais c’est récurrent à la fac, ce genre de situation de non-enseignement.

  20. J’ai expérimenté six ans d’université avec mes deux enfants et, moi qui sortais de prépa grande école, j’ai été édifiée et ils ont tous deux fini dans le privé hors-contrat pour avoir un vrai job.
    La fac, c’est horrible et les professeurs sont tout sauf dévoués à leurs élèves. Il faut pouvoir le dire !

  21. Quand je dis profs de prépa, j’omets l’excellent corps enseignant de BTS, BTA et IUT. Là, ça bosse pour les élèves ! En fac, les élèves sont le plus souvent un simple prétexte à émoluments dont on se fout totalement, sauf dans les filières sélectives, et encore.

    • « En fac, les élèves… »

      Pardon:en fac il n’y a pas d’élèves…il y a des étudiants.
      Petite anecdote en échange de votre anecdote maternelle…
      Fragment d’une conversation entre jeunes gens entrant en fac:

      « Tu sais, si j’avais dit à ma mère que la rentrée,c’était la semaine prochaine,elle aurait gobé. »

  22. « Australie : naissance rarissime d’un wombat à nez poilu » ; je parie que Dobolino ne voit pas souvent des marsupiaux dans son cabinet, la sélection naturelle ne les avantage pas …

    • L’Amérique du Sud était entièrement peuplée de marsupiaux avant que l’isthme de Panama ne se forme ; en contact avec les espèces identiques de mammifères d’Amérique du Nord ils ont quasiment tous disparus hors quelques espèces. Drôle de drame …

    • Pauvres bêtes ! Si j’en vois un, j’étripe son propriétaire. Faut laisser la nature tranquille. Y’a pas ce qu’il faut ici pour les Marsupiaux !

  23. Tout à fait d’accord avec vos propos. Un bémol cependant. Si il est certain que bien des universitaires ne mettent dans leurs priorités leur mission d’enseignement (et même de recherche, particulièrement dans les « sciences molles »), il y a des universitaires qui travaillent dans leur labo et qui étudieront leurs dossiers d’admission (validation d’étude, etc…) jusque fin juillet, et rentreront fin août, pour une rentrée début septembre… votre « charge » contre les collègues d’université…(  » Ah oui, cela obligera nos collègues d’université à travailler huit jours de plus. Comme leurs collègues de prépas. ») me parait donc injuste, ou inappropriée. D’autant qu’ il y a également des profs de prépa qui n’ont pas non plus toujours la « fibre » de l’enseignement et sont plus intéressés par le volume de leurs heures complémentaires…

    • Vous avez raison et je me suis laissé emporter — mais à vrai dire, le spectacle que donnent 80% des enseignants de « sciences molles » et humaines à AMU m’y a quelque peu poussé, entre les profs absents au dernier moment, les pauses cigarettes d’une heure et les cours nuls, les étudiants avaient le choix.
      Et plus ils sont nuls, plus ils enseignent parallèlement à l’ESPé, et daubent sur leurs collègues consciencieux et ex-normaliens, la jalousie étant apparemment la moindre des choses dans ce monde.

    • Brighelli ne sait pas non plus que les « profs de fac » dirigent des mémoires et des thèses, et que bien des doctorants, qu’ils soient boursiers étrangers pressés par le temps, ou qu’ils soient pris pendant l’année par leurs activités professionnelles, sont bien contents d’avoir un directeur disponible 365 jours par an (tous ne le sont pas, mais c’était mon cas).

      • Il vous dit qu’il s’est laissé emporter;c’est la chaleur.

        Et puis il repense à son ex-élève et il en a gros sur la patate:vous comprenez,enseigner en prépa et espérer aider des jeunes gens pas fortunés à s’élever (comme il l’a fait lui-même) puis se retrouver laquais de bourges marseillais qui parlent pointu et écrasent de leur arrogance une fille du peuple,ça fait mal au sein.

        Alors tout ça bouillonne, d’autant plus qu’il n’a pas ses classes devant lui pour l’occuper;Macron se confond dans sa tête avec les sales petits cons friqués qui ont méprisé cette jeune fille si douée et qui aurait dû réussir.

      • Parlons-en, de la direction de mémoire. Un directeur de M2 l’a fait refaire trois fois parce que les références n’étaient pas portées comme il le voulait, et sans rien dire du fond, avant de sous-entendre lors de la soutenance que l’étudiante ne tenait pas compte du « genre » (à propos d’une œuvre du XVIIème siècle) et qu’elle était donc probablement fasciste (je ne galèje pas, croyez-moi). J’ai cru voir le gros Japonais qui dans Stupeur et tremblements fait refaire quinze fois les mêmes photocopies sans jamais expliquer ce qui ne va pas.
        Au passage, alors qu’il était fini en avril, il le lui a fait soutenir fin septembre — sans aucune explication. Alors qu’elle en avait besoin pour s’inscrire.

        • Et on en a connu avec qui il fallait obligatoirement coucher pour avoir le titre;heureusement, ça se calme un peu,paraît-il.

          Et les gros salauds d’Inspecteurs Généraux qui donnaient des postes à condition de…ne bandent plus depuis belle lurette et se décomposent peu à peu dans leurs couches-culottes.
          Leur haleine pue épouvantablement.

        • Il est exact qu’il y a aussi pas mal de cons dans le métier, ce qui n’est pas très étonnant quand on pense aux modes de recrutement et de promotion…

  24. Quant au wombat, ça me rappelle trop la non-méthode d’apprentissage de la lecture dont a bénéficié ma fille il y a fort longtemps en CP, et dont les séquelles se font encore sentir malgré des efforts héroïques de la jeune femme.
    Moi, les Wombats, c’est Doléthal direct !

  25. « Le 19 juillet 2017 à 7 h 40 min, Dugong a dit :

    Et comment peut-on raccourcir « thuriféraire exhibitionniste d’honneur de la police » en anglais ? »

    Je l’ignore.

    Par ailleurs, c’est vous qui prenez position en tant que militant politique (qui s’ignore ou ne s’assume pas), pas moi.

    Personnellement, je me base sur ce que je pense être la vérité historique, en y ayant manifestement plus réfléchi que vous.

    Comment dit-on « pauvre con hargneux sans argument » en périgourdo-alsacien ? « Dugong », c’est bien ça ?

      • Toujours pas le moindre argument, je vois.

        D’ailleurs vous n’en trouverez pas.

        Même dans la bible des pauvres connards comme vous, Marrus Paxton, il y a une partie sur ce thème, qui conclut comme je vous l’indique.

        Mais ils l’ont collée en conclusion. Et ils n’en tiennent pas compte dans leur développement, ce qui montre bien la volonté de présentation partisane.

  26. Où il apparaît que les policiers « soupçonneux » ne le sont pas toujours assez :

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/07/19/31003-20170719ARTFIG00090-thibault-de-montbrial-tuer-des-policiers-n-est-plus-un-tabou-pour-les-petits-delinquants.php
    « Pour tout vous dire, c’est plutôt à l’occasion de l’affaire de Sevran qu’un cap me paraît avoir été franchi. Un équipage d’une Compagnie de Sécurisation et d’Intervention (CSI) est tombé dans un véritable guet-apens, organisé de façon assez sophistiquée. Un des policiers, isolé de ses camarades, a été pris à revers, puis violemment frappé par plusieurs dizaines de personnes qui avaient manifestement l’intention de le lyncher à mort. Il a dû utiliser à 8 reprises son arme de service pour se dégager. Sa survie tient du miracle. »

    Comment a-t-on pu laisser s’installer en France les zigotos qui font ce genre de choses ?

    Ah, oui ; ça me revient. La glorieuse génération du baby-boom était trop occupée à battre sa coulpe sur la poitrine de ses parents pour se soucier des conséquences des politiques qu’elle réclamait.

    Naturellement, cela n’empêchera pas tel ou tel représentant de cette génération de continuer à ramener sa gueule…

      • Mais oui.

        Les voitures brûlées pour le fun, c’est normal.

        Les émeutes de 2005, tout à fait habituelles.

        Les flics lynchés, assassinés à leur domicile, brûlés dans leur voiture par des petits branleurs (et non par de grands criminels), on ne peut plus banal.

        Le gouvernement qui n’ose plus moufter dans certains quartiers, quoi de plus désirable ?

        Et les attentats divers et variés depuis 2 ans, il faudra bien s’y faire.

    • extrait du même article:

      « L’un des hauts responsables de la police me rappelait récemment la crainte de voir de petits groupes partis séparément depuis différentes gares de RER, se retrouver en quelques dizaines de minutes au cœur de la capitale. »

      La faute au RER,autre erreur de la génération « baby-boom »

      • Non, le RER c’est la planification gaulliste, qui était parait-il déshumanisée et rendait indispensable mai 1968.

        Depuis lors la planification a disparu, et la société est beaucoup plus conviviale et humaine.

        Êtes-vous aussi un de ces connards privilégiés et irresponsables, ou une simple victime d’un syndrome de Stockholm ? (Peu importe à vrai dire…)

        • Le RER c’est la planification gaulliste…sans doute mais l’extension jusqu’au centre de paris,je crois bien que c’est l’oeuvre de la générataion baby-boom…

          D’ailleurs cette génération baby-boom,c’est bien la « génération gaulliste » qui l’a mise au monde,n’est-ce pas ?

          Alors qui est responsable du merdier?

          • La génération de mai 68 a voulu une claire rupture avec la France de son époque, et ce programme a été globalement appliqué au cours des 40 dernières années : décentralisation, Europe, réforme de l’école, repentance, privatisation (au nom de la lutte contre la « noblesse d’Etat ») et immigration. Ecologie anti-industrie également.

            50 ans après, on peut faire le bilan propre à cette génération, et le bilan est mauvais.

            Voir un pauvre con comme ce dugong refuser une discussion rationnelle sur un sujet d’histoire (auquel il n’était nullement forcé de se mêler) énerve donc un peu, entre autres.

            Et je ne vois pas en quoi la génération des parents serait responsable des choix de ses enfants.

          • À ce propos, excellent article sur la question de la responsabilité de « la » France dans la rafle du Vel d’hiv’ dans le Figaro d’aujourd’hui.

  27. Jamais ! Ils sont hors norme !
    « Le 7 janvier, à Curzon près de Romans, sur le pont de l’Herbasse, Mandrin et ses hommes mettent en fuite des employés de la brigade des fermes de Romans. Le jugement de Valence préçise que les contrebandiers « …en tuèrent deux, en blessant deux autres…volèrent les armes…, le cheval du brigadier…son manteau et son chapeau bordé d’or. » C’est le premier trophée pris à l’ennemi. Geste symbolique qui montre à quel point Louis Mandrin s’engage dans une lutte impitoyable contre les Fermes Générales. Ce chapeau en feutre noir galonné d’or avec festons, il ne le quittera plus, il fait corps avec l’image même que l’on se représente de cet homme « 

  28. Je ne sais plus si c’est Lormier qui parlait avec des larmes dans les yeux de cette iranienne médaille Fields – elle vient de mourir à 40 ans d’un cancer lors même qu’elle vivait aux Etats-Unis depuis longtemps déjà.

    Si plus de brillantes intelligences se penchaient sur nos modestes problèmes de cancer plutôt que de pondre des théorèmes en cascade, la biologie ferait de notables progrès

  29. Le 18 juillet 2017 à 19 h 49 min,
    Flo
    a dit :
    « Lormier. En 1988, en Inde, les cartes avaient encore ce même procédé de fabrication… »

    J’en suis estomaqué:merci pour l’information:j’éprouve toujours de la gratitude pour qui m’apprend quelque chose.
    La carte au 25000ème,c’est pas mal…mais ça manque quand même de détails.

    La carte idéale serait à l’échelle 1/1 mais évidemment…elle serait un peu encombrante.

    « Vous n’auriez pas la suite de la chanson ? »
    Hélas non.

  30. « Madame,vous me comblez.
    Oserais-je alors solliciter à nouveau votre générosité en vous posant une question naïve… »

    Non mais je rêve là, on n’est pas dans un thé dansant, Lormier ! Fais ton Jean-Claude Dusse et conclus avec Flo, et plus vite que ça !
    Tu me fais penser à ces gars qui ne se sont pas assez servi de leur mentule à l’école…y a pas que le cerveau dans la vie, bordel de culte de naine lubrique avinée !

      • je n’arrive pas à croire que j’aie pu mettre un h à termes .
        Quelqu’un a dû trouver une astuce diabolique pour manipuler mon clavier à distance.

        Naguère le Maître m’avait joué un sale tour en m’envoyant sur un site vérolé
        qui avait failli faire exploser mon ordinateur.
        mais cette fois c’est trop retors pour venir de lui.

  31. En lisant du bout des cils les échanges Flo-Lormier, il est visiblement grand temps de reprendre Bd en main.
    La première chose que je vais mettre en œuvre est une partition du blog qui lui sera salutaire.
    Au dessus de l’Agora où les bolos s’exprimeront toujours de façon navrante et désordonnée –liberté oblige– sera créé un Cénacle dont les membres coopteront de nouveaux membres dignes d’y figurer.
    Ainsi, nous aurons un Bd à deux vitesses :
    — en bas les ploucs au crâne creux (abcmaths, Driout, moi…) — en haut les meilleurs (Lormier, Flo, Allons bon, Dugong,…)
    l’aristocratie du littéraire …Comme dans la vraie vie, quoi !
    Un jour, l’Agora des Ploucs se séparera, comme un iceberg à la dérive, du Cénacle des Meilleurs : le « Bd des Ploucs » sera né !
    J’accepte d’occuper le poste de despote éclairé (au Scapa), et de faire en sorte que chaque plouc de notre « Agora des Ploucs » se sente meilleur que les meilleurs !
    Le « Bd des Meilleurs » ronronnera des chants tristes de ses grammairiens cacochymes, des pets malodorants
    de ses universitaires véreux sauvés par la mauvaise foi du tirage au sort de l’APB, et s’étouffera définitivement dans un ultime hoquet.

  32. Ping : Scandale des admissions post-bac: merci Najat Vallaud-Belkacem! – INFORMATIONS ET POLITIQUE

  33. Oui, il existe bien un monde infra-chtonien dans BdA doté, semble-t-il, d’une certaine capacité à la génération spontanée.

    Notamment, dans les bolges cloacaux du Huitième Cercle à partir desquel(le)s un Lovecraft contemporain parviendrait peut-être à esquisser une cartographie hallucinée de l’Immonde.

  34. Autre os à ronger pour les Repentants, Sétif :

    http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2017/07/16/35483246.html

    avec là aussi quelques embarras dans le compte-rendu exact des faits. Ainsi :
    « C’est ainsi qu’à la page 111, un homme accuse le Dr Note de Sétif d’avoir fait de la chasse à l’indigène un jeu et d’avoir tué depuis une crête tout ce qui pouvait ressembler à un autochtone.

    Or la vérité nous oblige à dire que le docteur Note en 1945 était mobilisé en tant que médecin en France, à l’hôpital militaire de Belfort dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale et ne résidait pas à Sétif à cette époque. »
    « Un autre témoignage erroné à la page 194, explique qu’un Européen de Bordj Bou Arreridj, membre de la milice de la ville pratiquait la chasse aux indigènes, et qu’il fut tué en 1956 parce qu’il était membre de la Main Rouge. D’une part, il n’y a pas eu de milice à Bordj Bou Arreridj en 1945, même les historiens algériens en conviennent, mais surtout La Main Rouge fut une organisation fictive créée par les agents du Service Action du SDECE pour couvrir des activités de sabotage ou d’homicides ciblés. Elle sera accusée de tous les méfaits et est probablement intervenue au Maroc en 1956, et peut-être en Algérie à partir de 1958. »
    ou encore
    « Le livre ignore un fait désormais avéré : le projet d’insurrection que le PPA voulait organiser. Les révélations d’Annie Rey-Golzeiguer, de Mohammed Harbi, de Djanina Messali, de Roger Benmebarek, de Chawki Mostefaï et celles du signataire de ces lignes, concordent pour confirmer cela. »

    Il y a également des différences considérables dans le nombre de morts donné par les uns ou par les autres, d’un facteur 30…

    Enfin, les irresponsables Repentants devraient savoir qu’il est contradictoire d’une part de dire que les ou des Algériens auraient des raisons de nous en vouloir jusqu’à la fin des temps, et d’autre part de leur refourguer si légèrement la nationalité française. Cherchent-ils à fomenter une guerre civile ?

    • Un article de Guy Pervillé sur le sujet :

      http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=354

      sur le projet d’insurrection armée :

      « D’autre part, le fait que cette explosion de violence de mai 1945 avait pour origine un projet d’insurrection nationaliste a été démontré dès 1975 et 1980 dans les deux premiers livres du grand historien algérien Mohammed Harbi [4] : d’après lui, en avril 1945 Messali Hadj avait essayé de s’évader de sa résidence forcée pour prendre la tête d’une insurrection nationaliste, mais il avait dû rebrousser chemin parce qu’il n’avait trouvé personne pour le guider au lieu de rendez-vous fixé.
      (…)
      On peut donc expliquer le déclenchement de l’émeute de Sétif autrement que par la sincère indignation provoquée parmi les manifestants par la mort du scout algérien portant le drapeau national, Saal Bouzid : il s’agissait en fait, non pas d’un traquenard tendu par la police et par l’armée – comme l’a prétendu à tort le film Hors-la-loi en 2010 – mais bien d’une vraie insurrection armée qui a fait de nombreuses victimes européennes, à Sétif – où le premier mort aurait été le contrôleur du marché, Gaston Gourlier – et dans les campagnes voisines [7], avant de provoquer dans un deuxième temps une répression démesurée par l’armée et surtout par la milice civile de Guelma, qui fit sans aucun doute des milliers de morts sans qu’on puisse être plus précis. Mais il faut bien conclure que la propagande diffusée depuis 70 ans par le PPA puis par le FLN, et relancée à partir de mai 1990 par la Fondation du 8 mai 1945, a toujours déformé la réalité des faits en escamotant cette insurrection pour ne parler que de la répression qu’elle a provoquée. »

      sur l’attitude mensongère des pouvoirs publics français contemporains au détriment de la France:
       » Dès lors, comment ne pas se demander si tous les responsables de la politique française sont vraiment informés de la réalité des faits historiques sur lesquels ils entendent fonder leur politique mémorielle ? Je me souviens des paroles prononcées par le Premier Ministre Lionel Jospin le 26 avril 2001 aux Invalides : « Par une circulaire publiée aujourd’hui même au Journal officiel, le Gouvernement autorise les historiens à accéder aux archives publiques concernant la guerre d’Algérie. Cette ouverture des archives ouvre la voie à un travail historique de qualité, première et nécessaire étape de la compréhension et de l’acceptation par tous de ce lourd passé ». Et aussi des paroles prononcées à Alger par vous-même, le 19 décembre 2012 : « Connaître, établir la vérité, c’est une obligation, et elle lie les Algériens et les Français. Et c’est pourquoi il est nécessaire que les historiens aient accès aux archives, et qu’une coopération dans ce domaine puisse être engagée, poursuivie, et que progressivement, cette vérité puisse être connue de tous. La paix des mémoires, à laquelle j’aspire, repose sur la connaissance et la divulgation de l’histoire ». Mais à lire les échos du récent voyage à Alger de Monsieur Jean-Marc Todeschini, je me demande si tous nos représentants sont vraiment bien informés des faits historiques et bien conscients de la nécessité de les respecter ? Sauront-ils continuer à résister aux pressions excessives qui viennent directement et indirectement d’Algérie, pour défendre les chances d’une vraie réconciliation ? Telles sont en tout cas les questions que je me pose avec inquiétude.

      Nos dirigeants, dont vous êtes aujourd’hui le premier, ont souvent déclaré : « Laissons travailler les historiens ! » Oui, laissons travailler les historiens, mais soucions-nous également de savoir et de faire savoir ce qu’ils ont déjà trouvé !

      Veuillez excuser cette formule qui traduit clairement mon inquiétude, au moment où il est question de votre deuxième voyage officiel en Algérie. »

      Nul doute que tout ira mieux en banlieue après que Toufriquet sera allé exécuter sa promesse de campagne à Alger.

      Au fait, pourquoi y tiennent-ils tant, à la repentance, tous ces chacals néolibéraux ? Et pourquoi dans d’anarchistes-fonctionnaires ou anarchistes-retraités collaborent-ils à ces mensonges ?

      • Guy Pervillé dans son « article » (plus exactement sa lettre au Président Hollande,datée
        du samedi 27 juin 2015 cite les propos du ministre algérien des Anciens moudjahidin Tayeb Zitouni,
        « …Nous organiserons des séminaires, colloques et produirons des documents écrits et audiovisuels sur cette période jusqu’à ce que viendra une génération en France qui reconnaîtra les crimes de ses ancêtres et demandera pardon. Ce jour-là, nous refuserons ce pardon, parce que tout ce que la France a commis en Algérie est impardonnable » .
        En somme ce ministre explique qu’il oeuvrera pour que la France reconnaisse ses crimes et demande pardon-ce qui permettra à l’Algérie de refuser de pardonner.

        Cependant à la fin de sa lettre Guy Guy Pervillé semble croire à la possibilité d’une « vraie réconciliation ».
        Pour cela,il faudrait laisser travailler les historiens,tant algériens que français, et surtout s’informer des résultats de leurs travaux et les faire connaître .(selon lui il y a de plus en plus de convergences.)
        Soit.
        Mais si un peuple (ou ses dirigeants) décide de nous haïr jusqu’à la fin des temps,qu’y peuvent les historiens ?

        Et si un président français obtient une petite ristourne sur la datte algérienne en échange de quelques salamalecs et actes de contrition n’est-ce pas simplement du pur pragmatisme commercial ?

        • Oh non, cela n’a rien de pragmatisme commercial. Et cela aura de lourdes conséquences politiques internes à la France.

          A l’intérieur de la classe politique algérienne, il y a plusieurs tendances : ceux qui veulent humilier la France (et vont l’obtenir de Macron) et ceux qui disaient que la France, 5e puissance mondiale, n’allait jamais accepter de répondre aux demandes d’excuses. C’est à ceux là que les électeurs français ont mis un soufflet, en votant pour la repentance.

          Trop habitués depuis la première repentance, celle de Chirac en 1995, 3 ans après son ralliement à Maastricht, ils n’ont pas vu et ne voient pas que cela aura des conséquences pour eux.

          • Par ailleurs, Pervillé parle de « défendre les chances » d’une vraie réconciliation, c’est à dire une réconciliation qui ne soit pas fondée sur les mensonges de la gauche française et des politiciens algériens.

            Il ne dit pas que cela est facile, ou au pouvoir des seuls historiens. C’est justement pour cela qu’il écrit à quelqu’un qui n’est pas historien.

        • Moi, j’attends juste que l’Algérie s’excuse (!) pour les 250 000 harkis y compris femmes et enfants) tués de façon immonde entre avril et août 62.
          Ces gens sont des assassins qui devraient être traduits en justice devant un tribunal international. Aucun des « crimes » des colonisateurs n’arrive à la cheville de ce forfait-là.

  35. M. Brighelli, je suis enseignant-chercheur dans un IUT, et je constate que vous servez la même soupe sur notre métier qu’un certain nombre de PRAGs, qui considèrent que nous sommes des glandeurs qui profitent du système.

    Alors je vais me permettre de vous rappeler un certain nombre de faits.

    D’une part, nous exerçons deux métiers très prenants. La recherche, c’est former et encadrer des équipes et des doctorants sur des projets contraignants, avec des échéances qui sont définies par ceux qui n’exercent que le métier de chercheur (CNRS) ou par des coopérations internationales.

    D’autre part, il nous faut assumer simultanément des contraintes liées à l’enseignement. Et l’une d’elles consiste à maintenir le niveau de l’enseignement et les exigences, que beaucoup de vos collègues PRAG, après avoir passé un peu trop de temps dans le secondaire, sont les premiers à vouloir brader selon le même mécanisme qui prévaut à l’EN jusqu’au Bac.

    Et force est de constater que partout où les postes d’enseignants-chercheurs sont remplacés par des PRAGs sous le prétexte d’économies budgétaires (puisqu’ils réalisent un service d’enseignement deux fois plus important, n’ayant pas d’activité de recherche), le niveau de l’enseignement baisse inexorablement.

    Est-ce surprenant? un enseignant-chercheur a consacré au moins trois ans de sa vie à un doctorat sur un sujet dont il est devenu un spécialiste reconnu (devant un jury, et par ses publications). Il est forcément plus exigeant par nature sur le contenu de ce qu’il enseigne, et sur l’évaluation des étudiants. Même s’il existe partout des exceptions dans un sens comme dans un autre.

    Je l’ai entendu depuis le début de ma carrière à l’IUT: des normaliens agrégés qui éprouvent sans arrêt le besoin de m’expliquer que l’agrégation, c’est pareil qu’un doctorat. La réponse est clairement non et ce pour deux raisons.

    Premièrement, l’agrégation est un concours de l’enseignement secondaire, pas de la science.

    Deuxièmement, vous autres agrégés, qui aimez bien nous faire la leçon, oubliez de dire que vous gagnez bien plus qu’un enseignant-chercheur (jusqu’à deux fois plus!), puisque vous touchez des primes d’enseignement supérieur. Parce que comme chacun sait, c’est plus pénible d’enseigner dans un prépa, un BTS ou un IUT que dans un lycée ou un collège de la zone, ça mérite bien une petite compensation: merci à vos syndicats qui noyautent bien le ministère, ce que malheureusement nous n’avons pas.

    Alors, M. Brighelli, j’ai une suggestion à vous soumettre, comme à tous ceux qui passent leur temps à m’expliquer que je suis un privilégié: puisque vous estimez que c’est une si bonne affaire d’être enseignant-chercheur (vous n’êtes malheureusement pas le seul), voici ce qu’il vous reste à faire:
    1/ trouvez-vous un sujet de thèse et un directeur;
    2/ consacrez-y au moins trois ans de votre vie, tout en enseignant comme assistant, pour une maximum de 900 euros brut par mois: avec ça, logez-vous et subvenez à vos besoins;
    3/ publiez au moins trois articles dans des revues académiques internationales;
    4/ soutenez votre thèse devant un jury
    5/ recherchez ensuite des contrats pos-docs payés moins de 1000 euros par mois durant 6 mois à 2 ans, et enchaînez-les durant au moins 5 ans, voire 10 si vous êtes malchanceux;
    6/ faites vous qualifier par le CNU pour avoir le droit de vous présenter aux concours de recrutement des maîtres de conférence (1 chance sur 15 à une chance sur 20 de se faire recruter en moyenne);
    7/ essayez donc le CNRS en parallèle (1 chance sur 40 lorsque je l’avais tenté, pas de bol, j’étais arrivé premier sur la liste d’attente – 2 postes pour 85 candidats, et j’attends toujours);
    8/ quand vous aurez réussi, passez une habilitation à diriger les recherches (HDR) qui est une deuxième thèse au bout de cinq ans de carrière minimum, ce bien sûr après avoir mené une brillante carrière scientifique qui vous aura permis d’obtenir des fonds qui s’évaporent à vue d’œil pour financer vos recherches;
    9/ passez les concours de recrutement pour devenir professeur d’université.

    Voilà, vous voyez, c’est très simple, y a qu’à faut qu’on!

    En conclusion, voici la réponse que j’ai formulée à une connaissance qui s’était épanché sur le même thème, en rajoutant, cerise sur le gâteau, « tous des fonctionnaires gauchistes et feignants »:

    « De deux choses l’une: où bien tu as raison, et c’est donc toi l’imbécile car tu payes nos salaires avec tes impôts; soit tu dis n’importe quoi sans savoir de quoi tu parles. Dans les deux cas, ce n’est pas brillant. »

    • Le Maître a dit qu’il s’était laissé emporter,qu’il avait eu tort.
      C’est à cause de la chaleur et je crois aussi du traumatisme causé par l’échec d’une de ses ex-élèves,symptôme de l’accaparement par les bourges de ce que beaucoup appellent « filières d’excellence ».
      Cela dit je crois que,même si son repentir est sincère,ses actes de contrition se limiteront à ce qu’il a déjà dit.
      Pour moi les disputes entre différentes classes d’universitaires sont inutiles et surtout dangereuses:la division nuit à tous.

      La prolétarisation/paupérisation de tous les universitaires est un phénomène patent.
      Brighelli comme vous-même savez fort bien que l’Université (dans toutes ses composantes) est un lieu d’élaboration du savoir.

      Il se trouve que les Béotiens ont pris le pouvoir en Europe et les Béotiens n’ont aucun souci du savoir,évidemment.

    • Bon. J’entends un certain nombre de choses — encore que le fait d’avoir passé une thèse ne dise rien des compétences hors sujet de thèse (le Mode conditionnel en moyen-français — j’ai la thèse à la maison, signé de l’un des plus grands noms de la fac d’Aix).
      Il se trouve que mon père a été professeur puis directeur d’IUT. Et membre éminent des commissions nationales de recrutement — ce qu’il m’en a raconté m’a dissuadé à tout jamais de faire une thèse, ce que j’avais esquissé, tant les heureux élus étaient moins les plus compétents que les plus serviles, ou associé à tel ou tel syndicat, et j’en passe. Des années durant.
      Et ce que je vois à la fac d’Aix (déolé, j’y ai des contacts) est effarant. Telle copine, prof d’université, boycottée par ses collègues parce qu’elle a le malheur d’être ex-normalienne et d’avoir fait quelques livres — ses doctorants barrés par une bande de connards prétentieux, et j’en passe.
      Je veux bien que les PRAG amènent à la fac des critères du second degré (mais qui les leur a imposés, ces critères ?). Mais encore faudrait-il que je sois sûr que les critères des éminents professeurs que vous êtes soient eux-mêmes des critères d’exigence. Les mauvais élèves de prépas réussissent étonnamment bien en fac — tant l’écart de niveau est stupéfiant. Et si vous niez que vous vous efforcez de garder des étudiants afin de rester crédibles (et de toucher des subventions), vous savez ce que j’en penserai.
      Je me bats depuis des années pour que le Secondaire forme de futurs étudiants de qualité — j’espère que vous le savez. Mais le niveau étant aujourd’hui ce qu’il est, et les consignes de notation du Bac (avec des jurys patronnés par des universitaires, je me permets de vous le rappeler)… Et le niveau des concours (j’ai été au jury du CAPS cinq ans, j’en sais quelque chose) étant aussi ce qu’il est…
      L’ensemble du système est effarant — j’espère que vous ne le niez pas.
      Quant au fait qu’il n’y ait aucun contrôle sur les enseignants de fac… Je préfère ne pas vous dire ce que représente ce privilège exorbitant.

  36. Ce soir je mange des aubergines frites et après je vais voir « Dunkerque ».
    Pour préparer le visionnage de ce film que j’attends depuis près d’un an, j’ai lâché le paragraphe ‘Anticipations partielles de l’interprétation propensionniste’ de « La théorie quantique et le schisme en physique » de Karl Popper (figure imposée par le labo qui m’accueille cet été) pour me plonger dans les « Manuscrits de guerre » de Julien Gracq. J’en ai déjà tiré la leçon qu’il ne fallait pas une Europe de la Défense mais plutôt une Europe de l’Attaque.
    A demain les bolos humanistes !

    • Si je ne fais pas d’erreur sur la provenance de cette image le mot anglais « repentance » y signifie: »repentir. »
      Joli détournement.
      Repentance est un néologisme dont on abuse et comme disait Balladur (grand privatiseur de la génération 68) je mets quiconque use du mot au défi d’en donner une définition.

      On a eu Rocard qui avec son « pilotage » voulait faire croire que gouverner c’est tenir le gouvernail – affaire technique;et maintenant on se gargarise avec « gouvernance » .

    • Nous savons tous l’importance qu’a pour vous la première défécation matinale;c’est le bonheur par l’ataraxie etc…

      Puisque vous parlez de pente,je me demande s’il vous arrive d’aller chier sur une ligne de crête;si c’est le cas,de quelle façon choisissez-vous le versant?

      Autre sujet de réflexion:la « parfaite Flo » (je cite le Maître (et vous-même nous parliez de cartes.
      Flo préfère la carte IGN au GPS;mais la carte ne me dit pas où je suis.

      Le Maître nous disait récemment que les professeurs de pédagogie sont pareils à une boussole qui indiquerait le Sud au lieu du Nord.

      Est-ce qu’une telle boussole permettrait de s’orienter ?

      Il me semble que oui.

      • Sauf erreur, Taubira en singe, ce n’est pas la même chose que tous les noirs en singes. Que je sache, elle ne représente que ceux qui, éventuellement, voteraient pour elle. Je n’en suis pas, Dieu merci.
        Se faire caricaturer et même insulter, ce sont les aléas de la politique ; comme l’écrit tdho, pourquoi Sarko et pas Taubi ?

        Ceci dit, je reconnais que la caricaturer ainsi n’est pas très intelligent voire complètement idiot, d’autant plus que cela détourne l’attention sur les mesures et idées calamiteuses de l’ex-ministre.
        Mais de la prison ferme pour cela, c’est à mon avis inadapté et outrancier. La contrevenante va passer pour une martyre. Le juge aurait pu avoir plus d’idées et lui donner, par exemple, une journée de TIG au zoo de Vincennes.

  37. L’antiracisme actuel relève du même procédé que l’anticommunisme d’antan, à savoir éluder les problèmes et les questions en discréditant les interlocuteurs.

  38. La vanne n’était pas bonne pour le mouvement walwari qui a porté plainte et le mot walwari désigne justement un type de vannerie de qualité en Guyane: Tout cela me semble donc très cohérent.

  39. Nous sommes tous des singes qui imitons les plus mauvaises grimaces de nos parents ; on appelle cela l’atavisme … mais chut ! je n’ai rien dit.

  40. Jean Rochefort s’était spécialisé dans le chimpanzé en pleine action grimacière.

    Claude Rich élégant jeune homme pendant si longtemps ne nous fera plus de grimace.

  41. Si la khonasse inculte de la boutique montretoutiste avait eu un brin de culture, elle aurait traité la sinistre d’anthropopithèque.

    Pour justifier devant le tribunal cet entre-deux évolutif, elle aurait pu arguer d’une illustre filiation intellectuelle avec le capitaine Haddock. Qui oserait condamner un tel pilier de la « littérature jeunesse » ?

    Du coup, devant tant de bêtise, 9 mois ferme, ce n’est pas cher payé.

    • 9 mois de prison plus un procès ? Cela coûte combien en frais de justice et en frais d’emprisonnement à la société française ?
      Dugong qui a la vue courte ne sait pas bien calculer …

    • Quand même, 9 mois ferme pour bêtise… À ce compte, combien devraient être emprisonnés à vie ?
      Selon que vous serez puissant ou misérable…
      Les comptes se règlent bas.
      Parce qu’il y a pas mal de délinquants ordinaires qui s’en tirent avec avec neuf mois avec sursis.
      Alors, d’accord, degré zéro de la khonnerie, niveau supporter du PSG. Mais quand même…

      • Boris Le Lay nationaliste breton a été condamné par contumace à 2 ans de prison ferme ! Il est exilé au Japon selon ses dires …

        P.S Il n’a pas commis d’acte violent.

        • Non. Mais il est coupable d’injure à caractère racial — ce qu’il ne pourrait réfuter —, ce qui est interdit par la loi — et june condamnation a fait tomber un sursis antérieur. Il est un peu dingue, votre copain.

  42. Qui, dans le personnel politique, prendrait ombrage d’un « Bachibouzouk ! » lancé par un opposant ?

    Personne, sauf un godillot toufriquetiste qui aspire à une société parfaitement standardisée.

  43. Evidemment peut être la société future va enfermer tous ses déviants (mal-pensants et mal-disants) – et plus si affinités – par exemple Dobolino propose le Doléthal !
    Les Etats-Unis depuis les années Reagan ont réglé le problème racial en enfermant la jeunesse noire dangereuse et les latinos membres de gang par millions d’individus – comme cela coûte la peau des fesses on sous-traite à des sociétés privés qui leur font faire des travaux sous-payés (c’est une forme modernisée du servage).
    On a à peu près un système équivalent avec les camps de travail en Chine communiste.

    Ceci dit peut-être les robots chers à Elon Musk auront leur mot à dire !

  44. Ce qui est formidable avec l’humanité c’est que tout reste possible !

    Le meilleur des mondes peut tout à fait ressembler à un enfer pour commencer !
    C’est d’ailleurs le principe de la tyrannie scientifique : on met de lourdes férules à l’homme ancien afin de le redresser, d’en faire un homme neuf et régénéré pour le futur !

    Les grands dictatures modernes ne se voulaient pas religieuses mais savantes ! Mais les moyens pour accéder aux verts pâturages étaient la contrainte et le silence.

  45. Les « étudiants » qui veulent maintenir le tirage au sort sont à priori loin d’être des premiers de la classe et seraient plus près de pôle emploi que de la fac si seuls les meilleurs étaient pris. La faculté, ceux qui l’ont n’y rentrent pas forcément…

  46. Mon médecin (qui exerçait encore il y a quatre ans ; après, j’ai déménagé) avait fait un bac de philo.
    Il se souvenait encore des quolibets sous lesquels il avait été accueilli à la fac par d’autres ayant fait un bac plus en adéquation avec le cursus… sauf que le bachelier de philo, contrairement à certains bacheliers scientifiques railleurs, a eu toutes ses années et fini médecin, donc.

    Je ne pense pas qu’il faille réserver le STAPS aux élèves issus de S, mais expliquer aux L et ES que les brêle en SVT n’ont aucune chance (et puis si j’étais méchante langue, je soulignerait que si suffisamment de bons élèves de L faisaient STAPS, peut-être que les professeurs nouvellement nommés sauraient écrire sans faut dans leur langue maternelle, ce qui fait toujours mieux, hein, au tableau ou sur les bulletins et carnets des élèves…).

  47. Io non lo conosco …

    J’avais un camarade – comme dit le chanson – nationaliste breton dans les années soixante-dix à l’époque où ils étaient encore assez agités – on se souvient en 1978 de l’explosion dans la galerie des Batailles à Versailles – je dois dire que ses histoires avec Anne de Bretagne étaient vraiment répétitives !

    Maintenant voilà ce sont aussi des irrédentistes qui ont lutté contre les nazis ! Les marins de l’île de Sein devaient quelque part avoir la tête près du bonnet eux aussi.
    Si on préfère les lavettes pour résister …

  48. Hier j’ai vendu un livre de 1970 : « Sur la révolution américaine  » de Cleaver Eldrige ; c’est à dire centré sur le mouvement « Black Panther », mouvement sans conteste très violent … maintenant sans le mouvement des droits civiques et ce qui s’en suivit jusqu’au sang inclus pas d’Obama à la Maison Blanche !

  49. Giscard d’Estaing avait intercédé pour Cleaver auprès de Chirac … voilà ! Brighelli devrait quand même un peu mieux se souvenir que moi des années d’après 1968 !

  50. Résistance aux injonctions policières (suite) :

    Entre deux khonsidérations épistémologiques profondes de Driout, parlons du tour de France avant qu’il se termine.

    Hier, étape plate. Une échappée d’une dizaine de coureurs à 3 kilomètres de l’arrivée. Rond-point. Un flic indique avec son drapeau de passer à gauche. Deux coureurs dont le Norvégien Edvald Boasson Hagen, prennent à droite. La vue d’hélicoptère montre à l’évidence que le chemin est plus court d’une dizaine de mètres. Le viking appuie à mort sur ses manivelles. Les autres ne reverront plus que son arrière train…

    https://twitter.com/inrng

    Bien joué Callaghan

      • Il prolonge (analytiquement) le présent dans le futur (espace des virtuels plus ou moins contrôlés) et il prévoit l’état de l’étron gisant au sol.

        Si l’intersection spatiale avec les bottes est non vide alors on corrige et on recommence.

    • Tu sais quoi ? J’ai failli ne pas pouvoir rentrer chez moi — le VIIème arrondissement était complètement cadenassé, et comme me l’ont expliqué gentiment les flics postés tous les vingt mètres, « vous n’êtes plus chez vous, la ville a affermé le parcours à la Société du Tour de France, qui est momentanément propriétaire du périmètre ».
      Il m’a fallu contourner sauvagement, et attendre que la mansuétude policière ouvre une voie, quelques secondes, aux dizaines de malheureux Marseillais coincés sur la mauvaise rive…
      Et j’écris présentement dans le vacarme des hélicoptères qui survolent ce Viet-Nam cycliste…

    • « On sort toujours grandi d’une classe préparatoire, surtout quand on a la chance d’y croiser les bons professeurs. »

      C’est la conclusion du texte mis en ligne par des Kâgneux de Louis-le-Grand.

      In cauda venenum.

    • Il y en a déjà; et des percutants, comme celui-ci:
      « Vous venez de pisser une copie conforme à ce que vos examinateurs peuvent attendre : bavarde et émaillée de formules creuses (faire ses humanités pour conquérir son humanité) ; d’une remarquable platitude (l’exercice nous amène à dépasser nos a priori pour prendre de la hauteur) ; jargonnante (le khâgneux est celui qui s’efforce par la pluridisciplinarité de faire sens vers une totalité cohérente) ; etc.
      Cioran a écrit : « Au zoo. – Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l’homme n’est pas loin. »
      Chez vous, on sent que l’enseignant (ou pire, que le pédagogue) n’est pas loin… »

      • « Chez vous, on sent que l’enseignant (ou pire, que le pédagogue) n’est pas loin… »

        Ce commentateur jette le professeur avec l’eau du bain.

    • Je m’offre le luxe de me répondre à moi-même…

      J’ai pris le temps de répondre aux jeunes gens courroucés qui avaient cru bon de me fustiger pour mon mauvais esprit. J’ai même failli en faire une Note pour Bonnet d’âne, mais il y a tant de sujets majeurs…
      Donc, ai-je écrit :

      Chers petits khâgneux de tous âges,
      comme l’ont fait remarquer plusieurs commentateurs, votre diatribe pue très fort la rhétorique apprise — et les formules creuses. Franchement, « humanités » « humanité », vous n’avez pas honte ?
      Et vous oubliez quelque chose : je suis passé aussi par une khâgne — à une époque où l’on ne distribuait pas le Bac dans des pochettes-surprise. Je sais combien j’étais infatué alors, creux souvent, bluffeur toujours.
      Je n’avais pas fait de Terminale — je m’ennuyais au lycée, j’ai passé le Bac en candidat libre en Première. Donc, pas de philo — et il a fallu au prof de philo du lycée Thiers beaucoup de mansuétude pour m’accepter; C’était un certain Michel Gourinat, dont vos profs de philo d’aujourd’hui vous raconteront la geste.
      Bref, je me suis retrouvé en kholle avec lui trois semaines après la rentrée. Sujet : Mode et modèle.
      J’ignorais tout de la philo — je savais vaguement qu’il aurait sans doute fallu parler peut-être de Leibniz, dont j’ignorais tout. Et de Kant, dont je ne savais pas grand-chose.
      Mais je maîtrisais à fond le plan en 27 parties (3 puissance 3). La dialectique à son comble.
      J’ai donc fait un plan étourdissant sur LA mode et le Top-modèle. Et dans la toute dernière partie, j’ai expliqué froidement que c’était une;métaphore générale DU mode et DU modèle.
      Et j’ai attendu.
      Il ‘a regardé avec son œil de chat-tigre, derrière ses lunettes de jésuite de la onzième année. ET sans sourire, il m’a lancé : « Evidemment, philosophiquement c’est nul, mais c’est tellement pute que ça pourrait passer… »

      Vous en êtes là — et bien plus que moi, car à l’époque, les enfants de milieux défavorisés représentaient 12% des admis en grandes écoles — de quoi faire bondir Bourdieu, avec raison, par rapport aux 50% (et peut-être davantage) que représentaient ces basses classes dans la population globale. Mais vous, les élites qui ont confisqué le pouvoir (lisez donc Christopher Lasch, la Révolte des élites — un chef d’œuvre) ont si bien anéanti toute chance d’ascenseur social (et à peu de choses près, ce ne fut jamais qu’un mensonge) que seuls les enfants favorisés (dont vous êtes, allez, ne le niez pas) ont une chance d’intégrer les grandes écoles. Bourdieu est sur-justifié, 15 ans après sa mort.

      Au passage, je remarque juste que le ton quelque peu persifleur (un concept XVIIIème siècle qui n’est plus de votre temps) qui était le mien vous a un eu échappé, pour que vous réagissiez ainsi. Vous appartenez à une génération qui a ce petit mouvement des doigts pour signifier que ce qu’elle dit est entre guillemets — l’ironie ne vous est plus perceptible que si vous la sur-signifiez. Dommage. Mais ne vous en faites pas : vous remplacerez utilement vos papas-mamans, pendant que les déshérités pour lesquels je me bats, ceux que l’on amène au bord de l’eau mais à qui on interdit de boire, continueront à se casser la figure contre le plafond de verre.

      • Merci pour la tranche de vie.

        Il y a des faiblesses dans la lettre des khâgneux…mais c’est incomparablement meilleur que du Macron,vous ne pouvez le nier.

        (Il faudra que le philosophe leur explique à la rentrée ce qu’est le cartésianisme ou ,mieux, qu’ils lisent un peu Descartes cet été.)

        Ils ont cru que vous les preniez pour des Macron -ce qui est sans doute une une erreur d’interprétation mais je considère très prometteur qu’ils tiennent pour insultant d’être pris pour des petits Macron.

        Reconnaissez tout de même que votre texte initial n’est pas sans ambiguïté;un de vos collègues s’est laissé prendre.

        J’ai l’impression que ce qui vous débecte ,c’est la science-poïsation de la khâgne.

        Les khâgneux parisiens qui se sont exprimés ont parfaitement conscience d’être socialement privilégiés;ils le disent assez;doit-on leur faire grief d’être nés du bon côté des rails ?

        Je crois que la haute bourgeoisie parisienne,plus cultivée et éclairée que celle marseillaise, n’a pas la même morgue et je doute fort que l’ostracisme du « look » dont votre petite élève fut victime se pratique dans la khâgne de Louis-le-Grand.

        Vous aurez noté qu’ils ont beaucoup d’affection pour leurs professeurs et sont studieux au sens étymologique du terme.

        A mon avis, leurs parents ne passent pas leur temps à conchier les professeurs:pour beaucoup anciens élèves de classes préparatoires eux-mêmes, ils savent la valeur de l’enseignement qu’ils y ont reçu.

        ( PS Avez-vous lu ou feuilleté la bande dessinée intitulée Sup de Cons ?)

  51. Extraits du texte des khâgneux:

    « borner le profil du khâgneux à la figure d’Emmanuel Macron est réducteur… »
    [Note du commentateur: Très juste.]

    « Nous ne sommes pas des saltimbanques.
    [Note du commentateur: »à la différence d’un Macron » est sous-entendu]

    « La dextérité dans l’exercice dissertatoire ne relève pas d’une fumisterie magique. »

    [Ndc,contrairement à ce que croyait Macron,mauvais khâgneux;quand on lit ses discours ,on constate que les choses ne se sont guère améliorées].

    « Elle est au contraire le fruit d’une lente et exigeante assimilation d’un savoir éclectique et de l’apprentissage de la structuration du raisonnement. » [Ndc:très juste.]

    Le texte de ces khâgneux jeunes ou moins jeunes indique clairement qu’ils détestent Macron autant que vous le détestez vous-même; Macron a fait l’ENA;vous n’entrez pas à l’ENA si vous ne maîtrisez pas l’art d’ ouvrir un oeuf à la coque ou la technique du baise-main, « compétences » qui ne s’enseignent pas en khâgne.

    Ces jeunes gens sont purs…Certains d’entre eux ne le resteront pas toute leur vie,mais laissons leur leurs illusions pour le moment.

    Après tout Darcos a attendu d’avoir à peu près soixante ans pour passer à l’ennemi.

  52. Lustucru:

    De l’inédit de l’inouï;que le Maître déclare voter pour le Pen au second tour avait de quoi ébouriffer…

    Mais que ce soit un général chef d’Etat-Major qui rappelle les principes fondamentaux de la Républiqe,ça laisse pantois.

    Le chef de la France insoumise qui,pendant la campagne,se présentait comme futur chef de l’opposition n’a trouvé rien de plus urgent à faire,une fois élu, que de proposer ses services:Monsieur le Président,je suis tout prêt à cohabiter :si un jour vous avez besoin d’un Premier Ministre ,voici ma carte de visite.

    On n’a pas attendu pour remballer les banderoles;la VIème république,on oublie…

    Alors,serons-nous sauvés par un putsch des militaires ?

    Qui aurait pu deviner que la première contre-attaque viendrait de l’armée ?

  53. « On sort toujours grandi d’une classe préparatoire, surtout quand on a la chance d’y croiser les bons professeurs. »

    C’est la conclusion du texte mis en ligne par des khâgneux de Louis-le-Grand.

    In cauda venenum.

    J’oubliais:l’emploi de l’article défini « LES bons professeurs » indique une remarquable maîtrise des nuances de la langue française;

    Je ne m’étonnerais pas que l’exemple figure un jour dans une thèse de doctorat (soutenue à Aix-Marseille ou ailleurs…): »L’article défini en français moderne ».

    Amusez vous à remplacer « les » par « de »;ça change tout mais pas facile de dire comment et pourquoi.

  54. C’est mon jour de bonté !
    Qu’est-ce qu’une khagne, qu’est-ce qu’une taupe ? Une « zone de rencontre » …

    David Madore mandarin émérite – ami de Cédric Villani c’est dire – explique très bien qu’il y a ceux qui vont à pied, ceux qui vont à vélo et ceux qui doublent les autres sans vergogne dans les zones de rencontre !
    « En marche » est donc la zone où vous risquez de rencontrer Jupiter dans son jour de gloire !
    Petits veinards vous en aurez de la chance …

    http://www.madore.org/~david/weblog/

  55. Hum, hum, on pourrait dire aussi que l’intelligence pourrait être mise au service positif de la communauté. Car bcp d’incohérences ! le numérus clausus ne fait pas l »unanimité, ni ne se justifie, sinon pourquoi aller chercher des centaines de médecins à l’étranger ? Si les travaux manuels vs plaisait tant, pourquoi n’êtes vous pas devenu bûcheron, ou boucher pour tailler, y a pas mieux ! Et on connait plein d’artisans au chômage et en faillite ! les brebis et le larzac n’ont pas fait que des heureux ! Certains sont mort de faim ou d’ennuis financiers. c’était peut-être des ébénistes en reconversion ! On en connait aussi, mais c’était il y a bien longtemps qui étaient orientés vers un BEP et qui sont devenus médecins. Alors le déterminisme
    que vous prônez à tous ceux qui sont un peu laxistes en début de scolarité et qui se révèlent plus tard, ne ns convient pas.

    • le numerus clausus,c’était une idée de Giscard,pour garantir une clientèle étoffée aux médecins.

      Aujourd’hui,médecin est en passe de devenir un boulot pour immigrés.

      mais avec macron, les choses vont s’arranger:les soins qualité vont être réservés à ceux qui pourront se les payer.

  56. Je suis donc allé voir « Dunkerque »: excellent film, très bien construit. La critique du « Monde » reproche bêtement
    à Nolan de n’avoir pas traité le rôle de l’armée française: ce n’était pas son propos et d’ailleurs Nolan nous laisse
    le soin de faire nous-même ce film –même s’il y a déjà eu « Week-end à Zuydcoote » de Verneuil, il serait bon qu’un
    cinéaste français se penche actuellement sur certains épisodes de notre défaite de 40– puisqu’il concentre le sien sur ses compatriotes. C’est justement ce sens patriotique qui me plait
    et il sait faire des images qui restent en mémoire, c’est ce que je demande en priorité à un cinéaste.
    Nolan a choisi de se concentrer sur le problème du ré-embarquement très périlleux d’une partie de l’armée britannique formée d’un contingent de 400 000 hommes (enfin, je ne sais pas s’il faut compter les français dans ce nombre) sous la pression allemande(*), dans cette nasse des plages de Dunkerque. Le film n’oublie pas de dire que cette pression(*) est contenue avec énormément de difficulté par les soldats français, alors que le ciel appartient aux Stukas et aux bombardiers Heinkel He 111
    qui s’en donnaient à cœur joie pour mitrailler, bombarder toutes ces troupes sur les plages et couler tout ce qui naviguait. Assez peu de dialogues mais excellent casting: Cillian Murphy, Tom Hardy (of course !) et aussi Kenneth Branagh, particulièrement émouvant en Commandant de la Royal Navy. Grâce à des gros plans de son visage on vit vraiment des minutes de désarroi à travers son regard.
    Comme je le disais, on peut lire avec profit Julien Gracq et/ou « Week-end à Zuydcoote » de Robert Merle qui ont tous deux vécu cet épisode.

    Sinon, j’ai aussi vu « Eté 93 ». Le film commence dans un appartement de Barcelon que l’on s’apprête à vider, une fillette (Frida) traîne entre les cartons, un garçon dans la rue lui demande « Pourquoi tu ne pleures pas ? »…bonne question ! Vient ensuite son départ pour la campagne catalane, l’été et l’interstice d’1h30 pour faire advenir les larmes qui signent sans doute un reflux de la douleur.
    On comprend que la mère est morte, on devine de quoi. Le quotidien de la famille bienveillante de son oncle, de la campagne, des promenades, des jeux, des baignades, des fêtes paraissent suspendre la douleur mais parfois celle-ci rejaillit et cette violence induit des comportements agressifs, notamment vis-à-vis de sa petite cousine, Anna, 3 ans.
    La prouesse de ce premier film de Carla Simón Pipó est dans sa réalisation à « stricte hauteur d’enfant » qui nous met dans la situation de la fillette, dans le même état d’incompréhension, et nous laisse également le soin de combler les trous, résoudre les non-dits, donner du sens aux pointillés.
    C’est un film émouvant. Je me demande comment Carla Simón Pipó a pu obtenir de ces deux fillettes un jeu aussi subtil, puissant, juste, naturel ? Ce n’est pas le moindre des mérites de ce film maîtrisé de bout en bout.

    (*)Note aux poivrots du blog: ce n’est pas de bière que je parle !

    • Merci ! Dunkerque, franchement, j’hésitais.
      Quant à la défaite française de 40, je ne saurais trop vous recommander le Caporal épinglé — le roman de jacques Perret et le film de Jean Renoir, où l’on s’aperçoit que Jean-Pierre Cassel, franchement, était un acteur fabuleux (mais bon, ceux qui ont vu l’Ours et la poupée le savaient déjà) et autrement bon que son fils.
      Et il y a Claude Rich, superbement myope, Jean Carmet, inénarrable, et même Guy Bedos, tout jeunot, en prime.
      Tiens, la bande-annonce pour le même prix :
      https://www.youtube.com/watch?v=jrcVVUEKa7k

      • Merci pour pour la B.A. de « Le caporal épinglé » de Jean Renoir. La phrase du début sur « les images qu’on garde en mémoire » sont dignes de la vision des choses de son ‘auguste’ père.
        Pour « Dunkerque », je peux comprendre votre hésitation mais si vous aimez le grand spectacle vous ne pouvez pas reculer.

  57. Votre réponse aux khâgneux est véritablement une réponse de littéraire, c’est à dire fâché sinon avec le réel, du moins avec les chiffres.

    1) Car les 12% d’élèves enfants ouvriers et de paysans dans les grandes écoles, ce n’est pas hier, c’est aujourd’hui :

    http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1601

    comme vous pouvez le voir dans le premier tableau.

    2) car, parmi les élèves non ouvriers et paysans dans ces écoles, il y a des élèves d’autres catégories qui connaissent une réelle progression sociale. En particulier les enfants d’enseignants, mais pas uniquement (professions intermédiaires, agriculteurs-artisans-commerçants).

    Vous pouvez le voir, s’agissant des enfants d’enseignants…ah, non, milles excuses, vous ne pouvez pas le voir. Car ce site, constatant que la réussite des enfants d’enseignants portait un démenti aux thèses de ce gros c… hem, de ce sociologue engagé qu’était, comme eux, Bourdieu, a mélangé tout le monde dans une catégorie unique intitulée « cadres supérieurs ».

    3) Car cette focalisation sur une représentation proportionnelle de toutes les catégories, qui est parfaitement chimérique, va en réalité aboutir à l’exact inverse.
    C’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour la composition de l’Assemblée nationale sous Toufriquet, où l’intention affichée de renouvellement a conduit…à une forte réduction de la représentation des classes moyennes (fonctionnaires notamment), au profit des (vrais) cadres supérieurs, coupeurs de coûts et de cous, et toute cette sorte de choses.

    Il est absurde de décréter ex nihilo qu’il doit y avoir 50% de filles en école d’ingénieurs, ou une représentation égale des fils d’ouvriers en GE.
    C’est du maoïsmo-bolchevisme, et cela donnera les mêmes résultats foireux là où on l’appliquera réellement. Mais, plus vraisemblablement, on s’en servira uniquement pour détruire les grandes écoles et la fonction publique.

    • Dans le document suivant :

      http://www.crest.fr/ckfinder/userfiles/files/pageperso/vallet/ES361B.pdf

      on voit apparaître (tableau 3, page 10) le vrai phénomène qui motive, sans doute, une partie des attaques contre les concours.

      L’évolution des chances relatives d’accès aux très grandes écoles est, en effet, en cours d’alignement pour les fils d’enseignants et pour les fils de cadres sup, les dernières données étant pour les générations nées entre 1959 et 1968. Or, comme il y a de plus en plus d’enseignants, les pauvres cadres sup…

      Mais c’est sympa à vous de les aider, ces pauvres cadres sup.

      Le tableau précédent, sur l’inégalité relative des chances entre catégories supérieures et catégories populaires (tableau 2, page 9) montre une hausse des chances des catégories populaires jusqu’aux générations nées entre 1949 et 1958, suivie d’une baisse.

      Conclusion : arrêtons de décréter à l’avance ce que doivent être les résultats des concours, et occupons nous plutôt du fonctionnement propre du primaire et du secondaire, pour le ramener à un fonctionnement satisfaisant en soi, et indépendant du résultat des concours.

      • Et gardons les bonnes places des concours à nos chers copains, militants de préférence. Il est sûr que le primaire va aider nos ados à accéder aux filières intéressantes. Parce qu’ au primaire voire au secondaire, certains parents peuvent encore suivre mais l’université : Tintin et Milou ! les concours, bon vent ! on vous écrira …Et tâchez de faire mieux aux entretiens. La culture, vous avez du retard. Les voyages organisés et safaris, yachts au coucher de soleil, c’est l’entretien que vs ne pouvez pas suivre, pour sûr.
        A moins, d’avoir les infos vitales. Mais qui donc les détient ?

        • Le but du primaire et du secondaire n’est pas de faire de l’ingénierie sociale, mais d’instruire.

          Les concours ne sont pas basés sur des « informations vitales ».

  58. Voici par exemple un rapport récent sur le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et forêts :

    http://www.unipef.org/sites/unipef/files/fichiersdocscorps/151216_ipefdu_futur_-_rapport_philippe_duron_.pdf

    qui témoigne du clientélisme PS le plus éhonté.

    Ainsi :

    « Les écoles scientifiques, d’où sont issus un grand nombre d’IPEF, doivent jouer activement la carte des troisièmes voies « sociales » permettant de compléter les recrutements via les classes préparatoires par d’autres voies donnant leur chance à celles et ceux dont le contexte familial n’a pas été propice à cette orientation. Elles doivent également agir en amont pour parvenir dans chaque école, et notamment à l’Ecole Polytechnique, à un meilleur équilibre du recrutement entre les hommes et les femmes, cohérent avec les objectifs de parité d’accès aux postes d’encadrement.
    (…)
    Héritier d’une période où les recrutements étaient plus nombreux et essentiellement masculins, le corps souffre actuellement d’une pyramide des âges mal équilibrée et les hommes de plus de quarante ans ont dans l’immédiat des perspectives de carrière peu prometteuses au sein de l’État. »

    Les politiciens ont décidé, en 2012 notamment, qu’il fallait 40% de femmes aux postes de la haute fonction publique. Voté sans la moindre réflexion par l’Assemblée, à l’unanimité moins une abstention et un vote contre. C’était lors des derniers mois de Sarkozy et il s’agissait de faire du clientélisme envers les femmes.

    40%, c’est le pourcentage de femmes à l’ENA. Mais dans les corps d’ingénieurs, suite aux choix personnels des femmes, le pourcentage est de 25% de femmes.

    Et la conséquence en est que :
    – les hommes sont pénalisés : ce seront uniquement des femmes qui seront nommées, pour atteindre cet objectif non sérieusement discuté et inadapté de 40%, et indépendamment de leur compétence ;
    – on va modifier le fonctionnement bicentenaire de l’X pour recruter artificiellement plus de femmes, les femmes ne voulant pas venir en masse aux mathématiques et à la physique.

    Ainsi, perte d’identité et d’efficacité.

    Cette obsession pour « l’égalité », définie de la manière la plus démagogique et la plus médiocre, fait oublier qu’il y a d’autres besoins à prendre en compte : au minimum, celui de la souveraineté (ou, pour rester dans le cadre de la devise républicaine, de la liberté) ; et celui de l’identité.

    Remettre en cause les institutions existantes, par clientélisme et démagogie, revient en effet à une perte d’identité, déjà bien menacée par ailleurs. Et les nominations clientélistes aboutissent, de même, à nommer des médiocres dans leurs domaines, ce qui va contre la possibilité de souveraineté vis-à-vis des autres pays.

    Ce sont les conséquences inévitables de ces raisonnements bourdieusiens où on prétend décider à l’avance du résultat des concours : on finit en fait par contourner le principe du recrutement sur excellence disciplinaire, et les institutions existantes.
    Il faut arrêter de « faire du social » avec les institutions, elles ne sont pas là pour ça et elles doivent rester dans leur logique (dans le cas des grandes écoles, celle de l’excellence disciplinaire) pour un bon fonctionnement du pays.

    J’ajoute :
    – qu’en interne à l’administration, le principe de concours neutres (basés par exemple sur des épreuves disciplinaires) est de plus en plus souvent remis en question, ce qui revient en fait à une gestion à la tête du client.
    C’est à dire un alignement sur le modèle du management néolibéral.
    – que le corps des IPEF, objet du rapport, est sans doute un autre exemple du bordel ambiant, puisqu’il résulte de la fusion de deux corps (celui des ponts, celui des eaux et forêts) qui fonctionnaient bien chacun de son côté depuis 2 siècles, pour aboutir à un mammouth ingérable. Pourquoi ? Encore un slogan repris par ces *** de politiciens, semble-t-il.

    • Selon le même raisonnement, je ‘étonne qu’on n’exige pas la parité en médecin ou en droit, où les femmes sont archi-majoritaires.
      Ou en facs de Sciences humaines. À quand un rééquilibrage hommes / femmes parmi les profs de Lettres — actuellement féminins à plus de 80%…
      Ces politiques qui gèrent en regardant les statistiques sont d’abord ridicules, puis criminels. Parce qu’on se fiche pas mal de ce qu’un administratif a dans la culotte, pourvu qu’il administre bien — et idem pour un chercheur — pourvu qu’il trouve.

  59. De la fusion des corps, de la perte des eaux chez les femmes (avec gains de forêts pour compenser ?) on peut tirer d’étranges causements.

    Revue de détail :

    https://osp.revues.org/3389

    On observe que de nombreuses femmes se cantonnent aux bullsheets studies ainsi cette chercheuse de Western Ontario University :

    « les meilleurs scores des hommes en mathématiques seraient corrélés à un nombre de stries digitales plus élevé chez l’homme que chez la femme »

    Na manquez pas non plus une étude approfondie des « apports » des neurosciences dans cet article. Notamment en ce qui concerne les usages spécifiques de certains doigts, dont l’auriculaire, dans des activités spécifiques des mâles et des femelles

    • Je me suis tellement habitués à écrire « crap bullsheets » pour parler des cahiers pédagols que je confusionne (un processus de sénescence probable qui complaira à certains).

      Il fallait évidemment lire « bullshit studies »…

    • Les habiletés mathématiques chez l’enfant pré scolaire sont corrélées aux gnosies digitales (capacités à nommer ses doigts et à identifier un stimulus sur l’un d’entre eux). Dehaene a mis en évidence le triple code sur lequel repose l’acquisition du nombre, dont l’une des composantes, le sens du nombre ou de la magnitude, est sous tendue par le sillon interparietal de chaque hémisphère. Ces zones corticales sont proches et connectées aux cartes corticales qui représentent la main dans les cortex moteurs et somesthésiques. De plus, une lésion de ces zones occasionne un syndrome de Gerstman :le patient présente alors outre une indifférenciation gauche/droite, l’incapacité à lire et à reconnaître les nombre, et …. une agnosie digitale. Les arguments de ce papier ne sont donc pas si étranges que ça et la lecture de sa revue de la littérature qui en general fonde l’hypothèse de la recherche, pourrait éclaircir ces interrogations.

      • Au lycée, j’avais une copine nulle en maths qui était obligée de compter sur ses doigts pour faire une simple addition. Par contre, elle pouvait compter sur ses jambes pour multiplier ses aventures amoureuses.

  60. « un processus de sénescence probable… »

    Dugong, tu nous enterreras tous…car les meilleurs partent les premiers, comme de juste !
    Amitiés à ta Germaine : où elle veut, quand elle veut, comme elle veut…

  61. Comme quoi « La tête et les jambes » est un jeu qui n’a pas été inventé que pour la télé !
    On jouit avec sa tête mais il faut doigts et jambes pour y parvenir !

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