And the winner is…

Fini de rire. Il faut se décider.
Et je me suis personnellement décidé en fonction des politiques éducatives envisagées par les différents candidats.
« Mais vous êtes donc aveugle aux questions économiques ? Au chômage de masse ? À la dissolution de la nation dans l’européanisation, la mondialisation, le Marché divinisé ? »
« Et les questions de sécurité, alors ? L’immigration sauvage ? Et… »

J’adore la valse des milliards que nous promettent la plupart des candidats. Ils iront les pêcher où, leurs milliards ? Depuis 1973, depuis que Pompidou — un autre ex-employé de la banque Rothschild — a accepté que la France ne puisse faire fonctionner sa planche à billets et s’auto-financer, depuis que nous sommes pieds et poings liés devant les diktats des banques privées, nous n’avons d’argent que si les grands financiers internationaux le décident.
« Il suffira d’emprunter ! Nous sommes solvables, à long terme ! »
Pas du tout. Si vous voulez savoir ce qui nous pend au nez, jetez un œil sur ce que Wolfgang Schaüble a fait à la Grèce — le piège dont les mâchoires se referment, ces jours-ci. Ces salopards veulent une Europe à deux vitesses — et nous ne serons pas en tête. Tout comme ils ont fait une école à deux vitesses. L’Ecole du Protocole de Lisbonne avait pour fonction de réduire la nation. Les programmes des européanistes ont pour fonction de l’éliminer.
L’argent, le nerf de la guerre… Ben oui : Hollande a trébuché là-dessus dès son entrée en fonction. C’est pour ça — et uniquement pour ça — que les socialistes se sont lancés dans des réformes sociétales sans impact financier. Parce qu’ils ne pouvaient pas se lancer dans quoi que ce soit d’autre. Le mariage pour tous, les « rythmes scolaires », la réforme du collège, la loi Travail… Du vent — avec de petites économies en perspective.
Et un bénéfice électoral conforme aux plans de Terra Nova. Faire plaisir aux bobos gays du Marais. Accabler le prolétariat — parce qu’il y a toujours un prolétariat, et même de plus en plus. Faire semblant de s’occuper des pauvres, et des pauvres en esprit — et les accabler dans les faits. Et avec ça ils comptent sur le vote immigré !

Aucun candidat ne pourra opérer d’autres réformes que celles qui ne coûteront rien, ou pas grand-chose.

Par exemple, l’école. L’école, sous un certain angle, ça ne coûte rien de la réformer. Autant en profiter.
Revenir, au moins dans un premier temps, aux programmes de 2008 serait indolore. Les manuels existent, il en est même de bons.
Décider de dédoubler la section S pour dégager une vraie filière scientifique ne coûtera rien — ou pas grand-chose : quelques heures de cours de plus, c’est secondaire. Il suffit de les financer en coupant le robinet à subventions qui arrose des organisations pédagos dont l’objectif commun est la désorganisation de la nation. Ou en remettant devant des classes ces merveilleux didacticiens qui font perdre leur temps aux stagiaires dans les ESPE — puisqu’ils sont si malins et si bons pédagogues…
D’ailleurs, autant fermer les ESPE, et demander aux enseignants-praticiens en exercice — les bons — de former gracieusement leurs collègues. Ils adoreront ça.
Comme il ne coûtera rien de décréter la tolérance zéro, et la remise au travail de tout le monde. Ou de tirer un trait sur cette grande escroquerie que fut le collège unique — est-ce qu’un seul prof « de gauche » a réfléchi à ce qui avait décidé Haby et Giscard à imposer le collège unique ? Mais pensent-ils encore, les profs de gauche ?
Il faudrait augmenter de façon sensible les salaires — au moins les salaires de départ. Ne rêvez pas : ça ne se fera pas. De la même façon, on ne recrutera pas des dizaines de milliers d’enseignants — Hollande ne l’a pas fait, quoi qu’il dise, parce que les volontaires ne se pressent pas — et qu’il est parfaitement inutile de recruter à la va-vite des gens qui n’auront pas le niveau requis : on tient ses classes, entre autres, parce qu’on domine totalement sa discipline, et où voyez-vous que des étudiants de M1 (surtout quand il s’agit de ces merveilleux MEEF, ces masters d’enseignement à grande base de didactique prodigués / imposés par les ESPE) aient un niveau disciplinaire suffisant ? Démissionneraient-ils en masse comme ils le font dès l’année de stage s’ils se sentaient bien préparés ?
En modifiant les programmes intelligemment, en évacuant toutes ces heures perdues à effectuer des EPI et autres plaisanteries pédagogiques, on peut dégager des heures pour dédoubler les classes les plus faibles, et multiplier par deux les heures des matières fondamentales — à commencer par l’apprentissage systématique de la langue, sans laquelle…
Il faut sonner le tocsin, au niveau de l’enseignement — et ce n’est pas en saupoudrant le système d’aumônes, comme le voudraient certains syndicats, que l’on remontera le niveau, qui est, comme le moral, dans les chaussettes.
D’ailleurs, les syndicats doivent contribuer à l’effort en se passant de subventions — réelles ou déguisées sous la forme de permanents payés à faire du syndicalisme. Et les parents doivent redevenir des parents — pas des officines financées pour imposer des vues pédagogiques héritées de Meirieu et de ses disciples.
On peut en trois mois imposer des réformes qui ne coûteront rien — sinon un peu d’explication. On a des IPR pour ça. Ils ont passé un an à expliquer la réforme de Najat. Ils passeront quelques mois à expliquer qu’il faut faire machine arrière — avant que les profs soient allés de l’avant.
Et croyez-moi : on peut le faire parce qu’on ne pourra pas faire autre chose.

Alors, qui ?Quand on compare les programmes (ce qu’a excellemment fait une équipe de pédagos de Cergy, il suffit de prendre leurs conclusions et de les renverser), il nous reste, par ordre alphabétique, Dupont-Aignan, Fillon, Le Pen (ce sont encore ses adversaires qui en parlent le mieux), et peut-être Mélenchon : je me base pour ce dernier sur les critiques qu’il essuie de la part de socialos pédagos bon teint, ainsi l’infâme Zakhartchouk, qui a si fort contribué aux programmes Najat et au prédicat-roi.
Macron ou Hamon, c’est la continuation sans faille de la politique des quinze dernières années. Nous avons touché le fond, mais ils creusent encore.
Je ne parle même pas de Poutou, qui a la faveur de l’establishment pédago — on en aurait, du vivre-ensemble avec toutes les filles voilées de la terre !

Reste à présent à déterminer qui a une chance de l’emporter dans trois semaines. Qui aura donc l’opportunité de mettre en œuvre quelques-unes des réformes de surface préconisées ci-dessus — étant entendu que personne n’aura l’occasion de faire davantage, quoi que prétendent les uns et les autres. Faites votre marché. Nous ne gagnerons qu’une capacité limitée à gouverner — et dans certains cas, une école selon notre cœur.

Ou alors, on lance un appel à l’insurrection et à une seconde révolution française. Mais si le foot et TF1 avaient existé en 1789, Louis XVI aurait-il fini chez la Veuve ?
Notez que je crois vraiment que l’émeute attend patiemment les Législatives, et le chaos probable qui en sortira — parce qu’il n’y aura pas cette fois d’accord « républicain » — quelle blague ! Juste des appétits qui se déchireront pour les meilleures places. Et à l’arrivée, un pays ingouvernable.
Dois-je avouer que je ne pleurerai pas ?

Jean-Paul Brighelli

226 réflexions au sujet de « And the winner is… »

  1. « Et puis quoi, qu’importe la culture? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand? Non. »
    Vivons heureux en attendant la mort de Pierre Desproges
    Je vais voter Dupont/d Gnan Gnan !

  2.  
    Il y a quelques années, le département où je vis avait lancé une campagne de recrutement d’enseignants pour pallier la pénurie de profs. Étant ancien de L’E.N., j’ai présenté ma candidature. La réponse, sans ménagement, ne se fit pas attendre : « Pour pouvoir postuler vous devez avoir moins de 65 ans ».
     
    Sine commentario.
     

  3. Il y a longtemps que les profs et les instituteurs les plus malins n’exercent plus leurs
    Fonctions devant des classes de 25 enfants ou adolescents.
    L’éducation Nationale offre des tas de métiers où vous voyez très peu les élèves:
    Syndicalisme, ESPE, formateur, soutien divers, informatique, conseillers pédas, détachés pour le sport , la culture etc… veuillez compléter.

    Au fait, M.Brighelli vous ne nous avez pas dit pour qui vous allez voter pourtant c’est le thème de votre article. Moi ce sera Le Pen, je trouve que.elle a un bon programme en matière scolaire et en matière d’immigration. Et tous ceux qui ont en charge des élèves savent que les deux sujets sont très liés.

  4. Cher Monsieur Brighelli,
    Allez donc faire un tour sur le site U.P.R. de François Asselineau et vous comprendrez où il a l’intention de trouver les milliards qui nous manquent : en sortant de l’Europe, de l’euro et de l’OTAN ! et en toute légalité par l’article 50 !
    Lisez son programme : tout y est, y compris l’Enseignement…
    Bien cordialement

    • J’y étais allé. Autant Asselineau est à l’aise lorsqu’il parle d’institutions européennes, autant son programme Education, quoique plein de bonnes intentions, est un peu indigent. On sent bien que ce n’est pas son domaine — et je ne sais s’il a sur la question des conseillers compétents.

        • Je ne saurais trop vous conseiller de lire le gros livre de Michel de Jaeghere, les Derniers jours — qui raconte la chute de l’Empire romain d’Occident. Où croyez-vous qu’aurait pu se réfugier un Romain dégoûté au début des invasions barbares — alors même que les barbares étaient partout dans l’Empire ? Voulez-vous essayer le Canada ? Ils ne sont pas loin d’autoriser la charia. L’Afrique ? Oui, le Nigeria ou le Mali par exemple… Alors, quelle île perdu ?
          Non, il faut rester ici et faire face.

          • entièrement d’accord… Vouloir fuir l’Europe aujourd’hui, c’est aussi insensé que de croire qu’on pourrait sortir de la France en y restant. Il faut réformer de l’intérieur. Nous avons infiniment plus de points communs, culturel, historiques etc.. avec les Allemands qu’avec le Maghreb voire même qu’avec les US (même si dans ce dernier cas, les Français lavés du cerveau par la télé peuvent douter).

          • « Fuir l’Europe », c’est-à-dire sortir du merdier que des menteurs osent appeler l’Europe.

          • Où voyez vous que quitter l’Union Européenne serait une fuite? Asselineau propose de rendre de la présence à la France, de la rendre présente à elle-même, de la débarrasser de ce lourd déguisement américain qui ne sied qu’à l’Allemagne, pour le moment. Même hors de cette « Union », nos voisins continuerons à lorgner du côté de ce que nous sommes et de notre art de le vivre. C’est dans les esprits fâcheux que les murs trouvent une fondation. D’autre part, quant à « l’indigence » d’Asselineau et du programme de l’UPR en matière d’éducation, que voulez-vous qu’ils vous détaillent ? Tous les programmes d’histoire, de géo, de maths…? Regardez mieux les directions que F. A. propose en matière d’agriculture, terroir, qualité, bio, perma et vous aurez confiance quand à celles que prendraient avec lui la culture, l’éducation de nos enfants. C’est vrai que pour cette fois ce serait un changement effectif. Les vraies promesses sont toujours audacieuses . Et n’est-ce pas mieux que d’ignorer et de geindre?

    • Et les 45 000 000 000 d’euros du Cice (dont la majeure partie s’est retrouvée dans les poches des actionnaires) il les a trouvés où, Hollande ?

  5. Érection pestilentielle :
    « Je reconnais éprouver une joie mauvaise de seigneur féodal au spectacle du candidat « officiel » du parti socialiste à l’élection présidentielle. Il y a quelque chose de joyeusement effarant dans la parade politicienne de ce faux jeune, tribun étriqué pour préau d’école déserté, apparatchik besogneux, anciennement petit commissionnaire de Martine Aubry. Jusqu’à quand laissera-t-il entendre qu’il est le successeur de Jean Jaurès, de Léon Blum ou même de François Mitterrand ? Ses diatribes contre le capital, destinées à son auditoire de petits bourgeois gagnés par la révolte fonctionnarisée, redonnent l’illusion de la vigueur à quelques cadres socialistes vieillissants. Viendra le jour où il paraîtra nu, dans le seul rôle taillé à sa mesure, celui de syndic de faillite des socialistes français. »
    Tous les garçons s’appellent Patrick

  6. M.Brighelli, je n’ai malheureusement rien lu de très concret ni d’excellent dans le document de l’équipe de pédagos de Cergy. Il n’y a rien que des orientations très générales et des jugements de valeur du type « l’un est progressiste/ l’autre réactionnaire ». Les mesures pour réparer l’école sont à peine évoquées, et cela revient à un étiquetage idéologique dont je ne me satisfais pas. Tout cela est très flou, ne nous dit rien sur ce que chaque candidat veut faire de l’école, or, en matière scolaire comme ailleurs, le diable est dans les détails. Ce n’est donc pas là-dessus que je me pourrais m’appuyer pour identifier le projet éducatif des uns et des autres.

  7. Si si, il sont augmenté les salaires des entrants, au détriments des autres!
    La contre-réforme ne se fera que si les technocrates aux mains sales du sinistère sont virés; qui oserait?
    Concernant la révolte populaire éventuelle suite aux législatives qui s’annoncent, je n’y crois pas une minute: à l’exception de groupuscules fouteurs de merde, nous sommes trop englués dans notre quotidien pour bouger. Léthargiques et lobotomisés.
    Quoi qu’il en soit, comme tu le dis, personne ne pourra plus s’affranchir des diktats de la finance globale, vraie gouvernance mondiale…
    Pessimiste, moi?!!

    • Je suis malheureusement de votre avis ! C’est pour cela que je pense que les élections qui viennent sont notre dernière chance d’ouvrir (un peu) le carcan qui nous emprisonne. Après, c’est l’autoroute !

    • Cent balles — tu parles !
      Il faudrait augmenter les salaires de départ de 50% pour que le métier redevienne attirant — et reconstruire avant une bourse (sur le modèle IPES, si vous vous rappelez) qui donnerait le SMIC le temps des études, en échange d’un engagement à servir l’Etat dix ans au moins. Financièrement, ce n’est rien à mettre en place — en tout cas, bien moins cher que les parasites incrustés dans les ESPE.
      Principe : ne pas faire de dépenses qui ne soient financées par des rentrées. Si on réintègre les 50000 personnes (syndicats, mutuelles, Ligue de l’enseignement, etc.) payées par l’Etat à ne rien faire dans l’Educ-Nat, combien gagne-t-on par exemple ?

      • Tout à fait: les anciens instits qui passaient le concours avant (!) le Bac étaient rémunérés pendant leur formation/études, en échange d’un temps de service obligatoire. C’était un excellent système car très motivant pour un jeune de 18 ans et très rentable pour la carrière, retraite en particulier.
        Mais, dans ce pays, il ne faut pas garder les recettes qui marchent.
        Pour les éconocroques, faudra penser à cesser le gaspillage ubuesque occasionné par les tablettes numériques – ordina13, bizness mafieux de G… n’aura servi de leçon à personne – les multiples interventions parasites d’associations diverses, les sorties à la con avec un troupeau de veaux décérébrés ( que d’accents sur ce mot!), passons.
        Osons le dire: il faut en finir avec le tout gratuit dans l’EN, c’est le seul moyen de responsabiliser les parents.

  8. Alors, qui, Monsieur Brighelli, ou faut-il lire entre les lignes ?
    Il y a une chose qui me fait réfléchir : tant d’experts, de prix marchand de canons, sans parler de la classe politique, l’ex UOIF, tous ceux à qui on demande leur avis, tous contre MLP, c’est pas un peu excessif ? Ça va finir par me donner envie de voter pour elle, parce que, oui, je ne sais pas tout, autant dire pas grand chose mais j’ai quand même la furieuse impression que tous ces gens nous prennent pour des cons, avec cette manière supérieure de nous faire la leçon, comme si on ne voyait rien !

    • Vous avez la réponse :

      « Reste à présent à déterminer qui a une chance de l’emporter dans trois semaines. Qui aura donc l’opportunité de mettre en œuvre quelques-unes des réformes de surface préconisées ci-dessus — étant entendu que personne n’aura l’occasion de faire davantage, quoi que prétendent les uns et les autres. Faites votre marché. Nous ne gagnerons qu’une capacité limitée à gouverner — et dans certains cas, une école selon notre cœur. »

      Aucun des quatre ne pourra renégocier les traités, c’est impossible. Ils devront appliquer les « recommandations » soumises à des pénalités exorbitantes en cas de non application de Bruxelles, dont celles sur l’enseignement.

        • C’est l’argument tenu par certains ; il est impossible de renégocier les traités donc il n’y a que la sortie de L’UE qui est envisageable. Les plus enragés sont ceux qui se revendiquent de l’UPR.
          Vous lancez un campagne d’information préparatoire à un référendum pour ou contre la sortie de L’UE (il faut compter au moins un an peut-être plus) et en parallèle les négociations s’engagent concernant les traités.
          C’est presque une forme de chantage , j’en suis conscient ; et alors ?
          (vu avec ceux avec qui il faudra négocier ; tout ou presque est permis)

          Enfin, tout cela est vu de chez moi qui n’ai aucun pouvoir.
          De toutes façons il y a déjà une pression qui est mise ; si nous sortons de l’UE et donc de l’euro ; voilà ce qu’il risque d’arriver (en France) peut-on entendre (lire) un peu partout.
          Et ce qui arrivera à l’UE et à l’euro en cas de sortie de la France ; il ne faut pas l’oublier. (je l’entend moins)

          • Donc sortie et bon courage et bonne chance pour les 27 restants.
            Un noyau dur (ex benelux) avec l’Allemagne et quelques quelques pays scandinaves ?
            Nationalisations et le toutim ; une sacrée m**** pour ceux qui restent. (à court ou moyen terme).
            De plus l’Amérique de Trump et L’UE ce n’est pas terrible terrible.

            Il est possible aussi de tous se passer au fil de l’épée, pour se retrouver au banquet d’Odin.

          • De plus les Macron et consort seront jugés pour haute trahison et envoyés à Cayenne (il y a une sacrée ambiance en ce moment là-bas)

            Des solutions un peu à l’emporte pièce qui donneront peut-être une ambiance plus saine dans le pays (puisque tout le monde dit que rien ne va plus et que le moral est déplorable).

            J’oubliais ; en cas de sortie il faudra empêcher la sortie des capitaux, aussi.
            Et on en profite pour faire respecter un laïcité de combat (tout le monde en parle notamment les ex promoteurs d’une soit-disant laïcité positive ; je n’ai jamais vu en vrai. Cela pourrait être intéressant, la laïcité de combat.

  9. Brighelli,
    La loi de 73 n’a pas les conséquences que vous évoquez. C’est une légende urbaine qui permet en un raccourci commode de pleurer sur notre esclavage à l’égard des banques !
    Si la gauche (et qui en a été le plus ardent thuriféraire si ce n’est l’educnat?) n’avait pas autant gagé ses actions sur l’avenir et donc sur le crédit nous ne serions pas autant débiteurs et donc nous serions plus libres. (La gauche par contamination a pourri la droite qui était consentante et depuis Pompidou il n’y a pas eu de gouvernement de droite sauf celui de Barre.)
    Mais vous avez raison, ici l’argent serait une catastrophe car il ferait le jeu des pédagos et des parents illettrés (c’est à dire quasiment 8 parents sur 10). Ce qu’il faut c’est du courage, celui de demander des comptes, comme il en était demandé à l’instituteur de mon village dont la réputation était liée à la réussite au certificat d’études. Et il y tenait, l’imbécile, à sa réputation. Il faut dire qu’il était fier d’être instituteur. Et qu’on se levait lorsqu’il entrait. Et que les pères qui venaient le voir ôtaient leur casquettes et claquaient leurs enfants si l’instituteur s’en plaignaient. Ça fait peur tout ce fascisme, je le reconnais.
    Les méthodes variaient beaucoup d’un village à l’autre mais elles avaient toutes un objectif, faire progresser l’élève.
    Je ne voudrais pas passer pour un rétrograde alors que je suis un réactionnaire, mais je suggère à tous ceux qui ont des doutes sur le niveau dont se gargarise l’oie NVB, de lire « la gloire de mon père « . Celui-ci tire une dictée de sa partie de chasse. Ce qui est demandé laisse rêveur lorsqu’on lit le galimatias des eunes diplômés que l’on me confie, certainement pour l’expiation de mes péchés.
    Le manque d’argent est notre seule et unique chance. Si ce pays a encore une âme française il se redressera par la vertu. S’il ne l’a plus, et donc s’il ne vaut plus rien, il se macronnisera et submergé par l’immigration, il deviendra un rêve gauchiste et antifa. Une ZAD où les margoulins viendront chercher leurs esclaves. Un véritable marché aux esclaves.
    Comme le chantait Félix Leclerc au sujet de l’ile d’Orléans, menacée elle aussi de finir en parking, « ..si t’as compris. »

    PS : merci pour vos billets et les commentaires qu’ils engendrent dont certains sont très stimulants.

      • C’est essentiel. Les problèmes actuels — en fait, l’essentiel de la dette et la financiarisation du capitalisme français — sortent de là.

        • Sur la fonction véritable de l’euro,je me permets de recommander la lecture de Greg Palast:
          http://www.gregpalast.com/the-euro-is-a-big-success-no-kidding/

          « It’s very hard to fire workers in Europe, » he complained. His answer: the euro.

          Greg Palast cite Mundell (« Nobel » d’économie,inventeur de la théorie de l’économie de l’offre »
          Je résume:
          L’euro retirera aux politiques élus la faculté de diriger la politique monétaire. …alors les nations ne pourront conserver les emplois ,qu’en réduisant à qui mieux mieux les lois encadrant le travail et les affaires…Grâce à l’euro la démocratie ne pourra plus interférer avec le marché.

          • « It’s very hard to fire workers in Europe, » he complained. His answer: the euro.

            C’est très difficile de licencier en Europe;sa réponse:l’euro.

            La loi El Khomry n’est en rien « sociétale »; je crois que JJuncker s’en dit le père..

  10. Le maréchal Pétain, le capitulard de service on le trouvera – mais qui fera Abel Bonnard le ministre de l’éducation postiche ? C’est là la grave question du jour …

    P.S Dès que j’ai un moment je vous en raconte plus long sur Abel Bonnard tel que Pascal Jardin en fit le portrait dans « La guerre à neuf ans ».

    • Pascal Jardin était né coiffé – je veux dire qu’il avait la grâce, le charme sans lequel l’art n’est rien.
      Mais c’est un contre-exemple absolu pour l’éducation publique car c’est à peine s’il avait fait des études (son orthographe s’en ressentait).
      Abel Bonnard qui était fort en thème – mais d’une idiotie politique complète – l’interrogea pendant la guerre : Que savez-vous ? Absolument rien lui répondit le garnement de neuf ans.
      Bonnard dont le rimmel coulait de joie et avide de paradoxe fut charmé de la réponse ! Ce qui pour un ministre de l’éducation de Pétain était pour le moins inattendu.

  11. concernant la directive Pompidou-Rothschild, il faut tout de même rappeler qu’à cette époque, la France souscrivait à la curieuse habitude de présenter un budget en excédent. Cette charmante coutume s’est perdue depuis 1974, je crois…

  12. Mais oui M. Brighelli, pour qui allez-vous voter ? Vous me direz que voter est un acte personnel qu’on n’est pas tenu de partager… (à part avec les sondeurs quand ça les arrange…)
    Mais je suis d’accord avec vous, le programme éducatif sera la base du redressement du pays (et je ne suis pas prof !).
    Toujours est-il que si vous demandez à SOS éducation qui a le meilleur programme éducatif ils vous répondront : Fillon ! (OK ils ne sont pas forcément impartiaux et moi non plus…!)
    http://soseducation.org/#axzz4ebfnV9EC
    Pour ceux qui votent en fonction des sondages, Fillon remonte…!

    • Je ne le dirai pas, parce que je tiens salon, et que la politesse me pousse à ne pas interférer avec les décisions des honorables invités qui me rendent visite ici.
      Mais en gros, pour la personne qui offrira le plus d’opportunités pour redresser l’Ecole de la République — de vraies opportunités, pas seulement des déclarations d’intentions.

  13. 1/2
    M. Brighelli,

    Tout ce que vous avez écrit des réformes à mener dans l’E.N me semble juste et mesuré – bien qu’en totale contradiction avec ce que propose en la matière M. Mélenchon, pourtant dans vos recommandations.

    Mais cela demeure trop timide à mon goût. Permettez-moi de mettre en avant mon expérience. Vous proposez a minima de remettre au goût du jour les programmes de 2008 : pardon, mais pour les avoir étudiés tout au long de mes années collège et lycée, ils n’ont été qu’un mince sparadrap contre l’invasion pédagogiste.

    Extrayez-en les savoirs mathématiques proposés en terminale scientifique, et vous verrez l’abîme qui les en sépare de ceux dispensés dans les années 1970 et 1980. La géométrie – belle initiation à la philosophie – y est absente. L’algèbre se résume à l’étude, au demeurant simpliste, des nombres complexes – amusante contradiction. Il n’y reste plus qu’un condensé d’analyse superficiel. Plus grave encore : le principe même de démonstration logique y est évincé, remplacé par le savoir-faire dont on se doute qu’il est une habile figure de la compétence .

    Prenez l’histoire. N’a-t-elle pas été abolie en terminale scientifique sous la présidence de M. Sarkozy? Qu’en est-il du roman national, dont M. Fillon vante les mérites? Les aberrations pédagogistes se sont en réalité facilement perpétuées par la continuation des fameuses études transversales, jettant aux oubliettes le récit chronologique, et de la « nouvelle géographie », propagande mondialiste puant le cosmopolitisme bobo, affublée de tout un lexique pédant dont nous autres élèves riions bien.

    • Je parlais bien de 2008 — sous Darcos. Je n’adhère en rien à ce qui s’est fait sous Chatel — et Darcos lui-même, contraint de signer le décret, n’adhérait en rien à la semaine de quatre jours. La seule mesure ultérieure de Sarkozy que je contresignerais et étendrais, ce sont les internats d’excellence.
      J’ai repris de surcroît les idées de ma chronique dans un article à paraître sur lePoint.fr où je propose de dissocier la série S en deux sections, dont une véritable résurrection de la série C — je suis prof de prépas, je sais parfaitement le gouffre qu’il y a désormais entre un bon élève de S et ce que l’on demande en MathsSup, qui est resté dans la continuation des anciens programmes de C.

      • Monsieur Brighelli, je vous suivrai par expérience pour votre opinion sur les « internats d’excellence ». J’étais un cancre. Je n’avais pas la tête aux études. Eh bien de la 6ème à la terminale (1963), je les ai faites, ces études, dans une sorte d’internat d’excellence : une Ecole Militaire Préparatoire. J’étais Enfant de Troupe.
        Certes l’éducation n’y était pas ludique mais près de la moitié de mes camarades de Science-Ex ont fait une carrière de médecin, une partie est passée par St Cyr et ces militaires ont pris leur retraite en tant que colonels ou généraux. Quant aux autres, ils se sont bien débrouillés dans le privé ou dans l’Administration.
        Mais ça, c’était avant…….

        • Mais ils sont tout aussi capables aujourd’hui ! Le pourcentage de cancres réels, qui a toujours été faible, n’a pas varié. Mais qui donne la moindre chance aux autres, les cancres présumés ?

  14. 2/2

    Malgré la diversité des offres politiques, aucune ne me satisfait pleinement. Voyez, qu’en est-il:

    - de l’autorité des enseignants face à des élèves arrogants voire insultants devenus la norme?
    - du travail inexistant et en classe et à la maison?
    - des notes gonflées et des appréciations complaisantes?
    - de la fin du redoublement?
    - des fautes de français tolérées à l’examen du baccalauréat?
    - de la quasi-suppression des dictées dans le secondaire, ou alors de leur incroyable brièveté?
    - du laxisme affiché en mathématiques et des approximations si ce n’est faussetés enseignées en physique?
    - de la disparition programmée du grec et du latin?
    - de l’éducation civique, qui comme l’initiation à l’économie en seconde générale, est une matière sans notes que les élèves ignorent complètement?
    - de la dépréciation des filières non-scientifiques, en particulier techniques – reflet du déperissement de l’artisanat?
    - de l’accès libre à l’université, d’où naissent désillusions puis chômage?
    - de la chute du niveau en classe préparatoire – directement liée à l’inculture et l’incuriosité des nouveaux étudiants?
    - des dépenses effarantes consacrées aux lubies numériques?
    - etc.

      • Lu et approuvé. Dommage que vous ne soyez entré dans le détail des matières. Également regrettable que vous ne disiez mot d’une discipline à faire de nouveau respecter. Que pensez-vous :
        - de l’uniforme, et plus généralement de ce que devrait être une tenue conforme à l’école?
        - des sanctions à l’ancienne?
        - du vouvoiement et du « Monsieur X » pour interpeller un élève?
        - du maintien à adopter en classe – concernant l’élève et le professeur?
        - de l’estrade et du tableau noir – par opposition au feutre de couleur sur tableau blanc, plus ludique?

        • L’uniforme est déjà de rigueur aux Antilles, par exemple — et ça n’a pas provoqué de révolution.
          L’estrade est utile — surtout que depuis la féminisation de l’enseignement, les tableaux se retrouvent trop haut perchés.
          Je vouvoie mes élèves, et vice versa. Ça ne les traumatise pas.
          Tenue correcte exigée — mais ça, c’est une question d’administration et de règlement interne. Le lycée de Valence, par exemple, a décidé d’interdire les jeans troués.
          Quant aux sanctions, je ne sais pas — je n’ai jamais donné une heure de colle en 40 ans de métier : à chacun d’inventer son rapport à la discipline, et si vous avez un peu d’autorité, le problème ne se pose pas.
          Quant à la discipline… Pas un hasard si c’est le même mot pour désigner les « matières » enseignées. Si on flanche sur les contenus, on flanche forcément sur l’autorité. Et on n’a d’autorité que lorsqu’on maîtrise les contenus.

          • Alors la je vous mets au défi de faire régner quelque discipline que ce soit dans certains classes de collèges ! Et des exemples j’en ai des tiroirs !
            Et ce renvoi aux qualités personnelles de l’enseignant est totalement inapplicable voire humiliant pour ceux qui n’ont pas le charisme napoléonien !
            C’est un peu comme si chaque policier devait être un maitre d’art martial !
            L’enseignement est un processus industriel qui dure a minima 12 ans et si seuls des « pédagogues » sont recrutés on va vers des classes type amphi !
            Aujourd’hui on se préoccupe uniquement de l’enseignant qui subit toute la critique. Mais si la matière première est mauvaise ? Il serait bon d’être très exigeant envers les élèves mais les fédérations s’y opposeront et nous verrons arriver le chèque éducation et le vrai privé, pas le catho si servile envers le ministère ! Enfin, c’est bien plus beau, etc !

          • « Le lycée de Valence a décidé d’interdire les jeans troués. »

            Y est-il parvenu ?
            Il y a eu d’immenses protestations;toutes sortes d’associations de crétins s’en sont mêlées.
            Le Proviseur (une femme) a dû répondre.
            Dans un établissement privé de bonne tenue,ce genre de problème ne se pose pas: on est admis après un entretien qui permet d’établir si l’on a
            bien le profil adéquat,si l’
            on est prêt à accepter le règlement,si l’on a bon genre.

      • Par exemple, j’ai relevé sur un site lambda proposant un cours de physique de seconde générale :

        « Une couche électronique ne peut contenir qu’un nombre limité d’électrons : 2 électrons sur la couche K ; 8 électrons sur la couche L ; 18 électrons sur la couche M. Une couche contenant un nombre maximal d’électrons est dite saturée. Les électrons commencent par occuper la couche K puis la L et enfin la M. Ils ne peuvent se placer sur une nouvelle couche si la précédente n’est pas pleine. »

        Sur Wikipédia :

        « La notion de couche électronique correspond physiquement à l’énergie des électrons de la couche. En d’autres termes, deux électrons sur une même couche ont besoin de la même énergie pour se faire éjecter de l’atome. (En fait c’est une approximation, puisqu’une couche se divise en sous-couches qui diffèrent par leur moment cinétique orbital l.) »

        Et plus loin :
        « Il existe une formule pour connaitre la capacité d’une couche : si n est le numéro d’ordre de la couche visée (K : n = 1, L : n = 2, etc.), le nombre d’électrons qu’elle peut contenir jusqu’à saturation est 2n2 (principe de Pauli). [...] La formule pour trouver le nombre maximum d’électrons est 2n2. Mais à partir de la 4e période, il existe de nombreuses règles. »

        Et enfin :
        « Aujourd’hui, on ne considère plus que les électrons sont en orbite autour du noyau comme une planète autour d’un soleil. On considère qu’un électron occupe un espace appelé orbitale atomique, c’est-à-dire une zone autour du noyau où l’électron a 95 % de chances de se trouver. Cette approche plus abstraite et plus réaliste de la structure électronique d’un atome ne signifie pas pour autant que les couches électroniques mentionnées ici (K, L, M…) soient tombées en désuétude. Elles sont une réalité, mais ces couches ne constituent qu’un seul des quatre paramètres nécessaires pour définir l’état d’un électron. Ce paramètre est noté n, et c’est le nombre quantique principal. Les 3 autres nombres quantiques sont : l le nombre quantique azimutal (qui peut prendre des valeurs de 0, à n–1), m le nombre quantique magnétique (qui peut prendre des valeurs de –l à +l), et s le moment cinétique intrinsèque de spin (qui peut prendre 2 valeurs : +½ ou –½). »

      • Ce genre d’approximations fourmillent dans les programmes de seconde générale ainsi que de première et terminale scientifiques. Mon frère, ayant fait MathsSup – aujourd’hui aux Ponts – me confiait combien il avait détesté la physique-chimie de lycée pour ses mauvais modèles, pour ses appréciations qualitatives erronées, pour ses manques mathématiques et pour ses travaux pratiques bidons. Quelle révélation n’avait-t-il pas eu lorsque pour la première fois, en MPSI, ses profs cessèrent de lui conter des sornettes! Une vraie délivrance.

          • Si je suis en mesure d’admettre ce genre d’approximations en seconde générale – le bagage mathématique d’un élève de seconde étant quoi qu’il en soit bien trop léger pour aborder un système plus complexe – il me semble cependant que ce « modèle planétaire » se devrait d’être affiné en filière scientifique. Ce qui n’est, bien évidemment, pas le cas.

  15. Pour comprendre pourquoi les problème dans l’éducation sont à ce point volontairement mal posés, il suffit de lire le causement des videurs de contenus.

    Exemple, Charbonnier, auxiliaire de croyance chez pisa/ocde, quand il nous révèle ce qu’il faut croire ou non sur la question de l’enseignement des maths en France :

    http://educationdechiffree.blog.lemonde.fr/2017/04/18/prof-de-math-en-france-un-metier-en-voie-de-disparition/#more-507

    « les comparaisons internationales montrent par exemple que les difficultés en mathématiques ne sont pas liées aux nombres d’heures consacrées à l’enseignement de cette matière. C’est utile à mon sens de le rappeler tant nos politiques tiennent absolument à augmenter le nombre d’heures consacrées à l’apprentissage des fondamentaux. »

    Circulez !

  16. Saviez-vous que Benoît Hamon a le meilleur programme de financement de l’éducation nationale de tous les temps ? Affecter les recettes de la légalisation du cannabis et autres drogues dites douces à des projets éducatifs d’intérêts nationaux !

    Le socialisme c’est merveilleux quand on le comprend comme il le faut !

  17. Je vais révéler un secret bien gardé – le plus grand secret de la république – Jean-Paul Brighelli votera Emmanuel Macron le 23 avril car il a pour lui les yeux de Chimène et de Roxane réunies !

    Ce qui le fait un peu bigler …

  18. Édifiant.

    https://m.youtube.com/watch?v=yxT94FXwSPM

    Un modèle d’égalité réelle. Les écoles les moins performantes sont associées aux meilleures. Les nouveaux professeurs sont parrainés. Des enseignants rodés les suivent quelques journées puis établissent un compte-rendu au proviseur. On ne transige guère avec la discipline : l’uniforme est de mise, bavardages proscrits, prise de note continue. L’excellence se remarque dans chaque geste, chaque tâche.

    À tempérer toutefois par les statistiques inquiétantes du suicide chez les jeunes à Shanghaï, et par le témoignage que je reproduis ci-dessous:

    « I’m from Singapore and honesty 80-90% of the time they still do use the conventional way of teaching with hardcopy materials, a teacher authority and a bunch of students. Moreover Singapore’s schools are still very rigorous with the dress codes… white/ black only shoes are a staple, uniforms must be tucked in, skirts below the knees, hair tied up or cut short, hair accessories in only black/brown/blue etc. No personal/self expression whatsoever in the way students dress. As for guys no facial hair, no long hair or a possible punishment of getting shaved by the disciplinary master etc. It’s not all a bed of roses. »

    • Shanghaï, Singapour … on dirait Jean Gabin descendant le Yang-Tsé-Kiang dans « Un singe en hiver » !

      Vous risquez de nous faire consommer un peu trop de saké avec toutes vos rêveries de fumeur d’opium !

    • à Orhan :
      Le film que vous nous invitez à regarder est estampillé OECD (=OCDE en français.)
      [Shanghai (China) - Strong Performers and Successful Reformers in Education
      EduSkills OECD ]
      Donc,méfiance, prudence.
      Je ne saurais trop vous recommander le site de Loys Bonod, professeur de Lettres,analyste rigoureux,à qui on ne « la fait pas. »

      http://www.laviemoderne.net/mirabilia/156-pisa-machine-arriere

      http://www.laviemoderne.net/grandes-autopsies/137-hukou-de-genie

      une citation:
      Depuis 1958,…a été mis en place en Chine un permis de résidence permettant de séparer habitants des villes et des campagnes : le hukou. En assignant les ruraux à leur province d’origine, il empêche ceux qui migrent vers les villes d’y être officiellement considérés comme résidents et d’avoir accès aux mêmes droits scolaires, médicaux et sociaux que les résidents urbains. « Faute d’un permis de résidence urbain (ou « hukou »), les quelque 245 millions de ruraux venus travailler dans les métropoles chinoises n’ont qu’un accès restreint aux services publics, notamment d’éducation et de santé.
       » Un modèle d’égalité réelle. « ,dites-vous.

    • Shanghai (China) – Strong Performers and Successful Reformers in Education
      EduSkills OECD ]
      Donc,méfiance, prudence.
      Je ne saurais trop vous recommander le site de Loys Bonod, professeur de Lettres,analyste rigoureux,à qui on ne « la fait pas. »

      http://www.laviemoderne.net/grandes-autopsies/137-hukou-de-genie

      une citation:
      Depuis 1958,…a été mis en place en Chine un permis de résidence permettant de séparer habitants des villes et des campagnes : le hukou. En assignant les ruraux à leur province d’origine, il empêche ceux qui migrent vers les villes d’y être officiellement considérés comme résidents et d’avoir accès aux mêmes droits scolaires, médicaux et sociaux que les résidents urbains. « Faute d’un permis de résidence urbain (ou « hukou »), les quelque 245 millions de ruraux venus travailler dans les métropoles chinoises n’ont qu’un accès restreint aux services publics, notamment d’éducation et de santé.
       » Un modèle d’égalité réelle. « ,dites-vous.

  19. Le préfet de police de Paris s’est cassé la figure en vélib’ dans l’île de la cité … il serait bon que des cours de conduite à vélo soient organisés dans le cadre de la remise à niveau des fonctionnaires de police.

    Un permis à points pour conduire les vélib’ ?

    • La presse : « Il n’a pas été renversé par un tiers, et aurait chuté par maladresse sur l’île de la Cité à Paris »

      Son vélo étant dépourvu de roulettes, il n’a même pas pu siffler pour que la maison poulaga vienne à son secours.

      Voilà ce qui arrive quand on veut frimer alors qu’on n’est jamais sorti qu’avec voiture de fonction avec chauffeur.

      A(i)uto !

  20. Remarquable article de Fatiha Boudjahlat sur le site de Catherine Kintzler, à propos de la concomitance de pensée entre l’OCDE et Terra Nova :

    http://www.mezetulle.fr/ocde-et-terra-nova-une-offensive-contre-lecole-republicaine/

    Quant à savoir si cela doit nous inciter à voter Mélenchon, il y a une marge. Je sais que malgré des appels répétés, les mélenchoniens ont obstinément refusé de m’accorder, pour le Point, la moindre interview. Qu’ils crèvent.

      • Primo, je suis essentiellement journaliste.
        Par ailleurs, sur l’école, je suis l’un des meilleurs.
        Ceux qui m’évitent nient donc le travail des journalistes.
        Et ils évitent de fréquenter les meilleurs.
        Extension : s’ils font ça dans tous les domaines, ce sont juste des ramassis de médiocres — c’est-à-dire des gens persuadés que leurs idées sont les bonnes et qu’il n’y en a pas d’autres.

        • « je suis l’un des meilleurs. »
          Non , Maître, le meilleur.

          Quant à Mélenchon,il dit aujourd’hui des choses intéressantes et comme le reconnaît Fillon, c’est un homme cultivé (sûrement comparé à un Béotien comme Fillon…mais il se trouve que les Béotiens ont pris le pouvoir en Europe),certes…

          Mais il faut se souvenir de ce qu’il a fait comme sous-ministre de Mitterrand:il a bien cassé l’enseignement professionnel.

        • Sur le long terme, la meilleure plumitive est indéniablement Marie-Caroline Brizart qui œuvre depuis des lustres dans la pénombre de l’hebdo télé de la gauche terriblement bienveillante.

          http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20170412.OBS7925/on-ment-aux-eleves-sur-leur-niveau-reel.html

          Dans cet article, notre pédagolâtre interroge un dangereux subversif. Après une bonne dizaine d’années passées à pomper Dubenet-Meiriol, qu’en aura-t-elle retenu ?

        • Non, pas du tout. Vous êtes, et c’est un honneur pour vous, un professeur. L’Etat vous paie pour cela. C’est votre titre, votre statut !
          Tout le reste, c’est un surplus…

          • Quelle que soit votre profession, j’espère que vous ne vous réduisez pas à celle-ci.
            Un être dépasse quand même sa carrière…

          • Justement non : je suis entré dans l’enseignement en laissant à l’entrée toute autre espérance, car l’espérance ultime était celle-là ! Professeur, voilà ma gloire. Petite parenthèse : vous souvenez-vous que nous nous rencontrâmes un jour de juillet, à Tours, devant la photocopieuse du Lycée siège de l’oral du CAPES ? Nous avons devisé au sujet des vins des PO (où je suis né) et de ceux de Corse. Nous étions, si je ne m’abuse, deux Professeurs. Et j’en étais (suis encore) très fier ! Je joue passablement de la guitare classique, mais jamais il ne m’est venu à l’idée de me recommander de cela.

  21. Aujourd’hui le winner c’est Lassalle.
    Entendu il y a quelques minutes :
    - Maman à mis 4 jours à me mettre au monde, je pesais 4, 9 Kg ; elle avait 17 ans. Je n’ai jamais pu rattraper ce retard.

    Puis quelques petites choses intéressantes sur la dette, sur Mélenchon …
    Pendant ce temps-là Fillon et Juppé devaient se réconcilier dans les locaux de l’école 42 (rien à voir avec l’école) ; ils se sont rapatriés dans les locaux de Deezer.
    http://www.lepoint.fr/presidentielle/francois-fillon-evite-les-etudiants-revolutionnaires-de-l-ecole-42–19-04-2017-2120915_3121.php

    Par contre je ne sais pas dans quelle choucroute les autres pédalent (Hamon dans le rôle du mort-vivant ; c’est clair)

  22. Chez Fillon:

    https://www.fillon2017.fr/projet/education/

    proposition 20
    « Augmenter progressivement le temps de présence des enseignants du second degré dans l’établissement afin de rendre effectif l’accompagnement personnalisé sans changer le nombre d’heures de cours devant élèves. »

    Questions:
    1 pourquoi « progressivement »?:le décret Peillon-Hamon permet de le faire d’un seul coup.
    2 Le « temps de présence » est-il un temps de travail ?

  23. Le Vespéral, stabilisateur d’humeur, titre : « Le Crédit mutuel déploie le robot d’intelligence artificielle Watson dans son réseau » :

    http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2017/04/20/le-credit-mutuel-deploie-le-robot-d-intelligence-artificielle-watson-dans-son-reseau_5114032_1656994.html

    L’article détaille ce qui fait la supériorité du robot sur l’humain pour les dirigeants des banques : il est à l’aise comme un poisson mutant dans le bocal de mélasse du big data :

    « C’est en quelque sorte un ordinateur littéraire, résume le président de la banque mutualiste. Il comprend les questions en langage naturel posées par les chargés de clientèle. Il répond comme un humain, et étaye sa réponse en allant chercher les informations pertinentes dans la masse touffue d’informations dont il dispose. C’est un excellent documentaliste »

    On a besoin de profs de littératie qui chanteront inlassablement le crédoc :

    J’ai du bon data dans ma datatière,
    J’ai du bon data, tu n’en auras pas.
    J’en ai du fin et du bien râpé,
    Mais ce n’est pas pour ton vilain nez !

  24. Voilà plus d’un mois que les suppôts de Fillon veulent faire croire que leur sinistre guignol est encore dans la course en utilisant les services d’une officine canadienne de « sondages » * et Vapeurs Actuelles transmet la pression :

    http://www.valeursactuelles.com/politique/filteris-melenchon-devant-le-pen-fillon-garde-la-tete-81225

    Déjà, en Mars, Retailleau décorateur-costumier chez LR, claironnait « Nous avons des sondages qui sont faits avec ce qu’on appelle le big data et qui placent François Fillon en numéro 2″

    Aujourd’hui, où en est-on selon les grossiers touilleurs de data dont on admirera la précision des augures (4 chiffres significatifs) ?

    Fillon serait en tête avec 22,28%, Mélenchon à 21,10%, la caissière à 20,86% et Toufriquet à 19,84% fermerait le cercle.

    Rappelons ce qui était au départ une boutade : « il y a les petits mensonges puis il y a les gros mensonges et enfin il y a les statistiques »
    Maintenant que la lourde mélasse du big data s’est densifiée et répandue partout par la grâce des machines et de leurs servants, les statisticiens sont prêts à prendre toute la « mesure » de leur nouvelle surperpuissance.

    Au mur, tous !

    * le pays où, quand on sonde, on trouve du gaz

    • Tiens, voilà le pompon :

      http://www.latribune.fr/economie/presidentielle-2017/presidentielle-2017-fillon-pourrait-se-qualifier-au-second-tour-et-pas-le-pen-691695.html

      « Pensez-vous qu’il faudrait intégrer le big data aux enquêtes qualitatives d’opinion ?

      Absolument. Cumuler notre expertise avec celles que vous mentionnez permettrait de mieux saisir l’opinion et d’affiner les études. Il manque un acteur qui synthétiserait tout cela et l’analyserait. Notre approche, celles de nos concurrents dans le big data et celle des sondages sont complémentaires et devraient être fusionnées. Si tel était le cas, le défi serait alors de déterminer le poids que l’on attribue à chacun de ces facteurs. Comment pondérer les résultats des sondages avec les données des réseaux sociaux et les statistiques socio-économiques ? Les chercheurs pourraient nous aider à trancher. »

      Résumons : Poussez-vous qu’on s’insère…

      Les facariens ont du pain sur la planche.

  25. Il y a plus grave que les élections ; les anti-Lumières (voir Contre-Lumières ; là c’est plus grave encore) revu et visité via le oueb, les réseaux dits sociaux et autres mystifications.

    Pour pêcher un des ces engins de guerre, en ligne, il suffit d’utiliser certains mots clés. Cela peut se prolonger dans la vie de tous les jours, si affinités.
    Exemples (à développer) de mots clés :
    République-Laïcité-Shoah-siècle des Lumières- A. Rimbaud (c’est obscène m’a t-on dit)-révisionnisme (ou négationnisme ; c’est selon) …. dans mon cas cela a très bien marché.
    L’expérimentation est toujours en cours.

    C’est en évoquant le projet Aladin (dont il a été question ici avec l’entretien paru dans Le Point) avant l’été 2016 que j’ai commencé à avoir des démangeaisons au niveau du conduit auditif.
    Bien sûr des enseignants qui lisent cela, savent très bien que j’apporte rien de nouveau.
    Tout le monde n’est pas enseignant (c’est mon cas) et je pense qu’il faut faire un maximum de publicité là-dessus afin d’avertir un maximum de gens, de l’étendue du désastre (qu’il doit être possible de circonscrire)

    Afin de limiter les biais, il convient d’évacuer certains a priori ; le public ciblé n’est pas nécessairement uniquement issu de l’immigration (comme on dit)

    PS
    Avec d’autres Enfants perdus, nous avions pressenti quelque chose de cet ordre, il y a de cela 20 ans, dans certaines riantes bourgades de la région parisienne. (Dans le champ de la prévention spécialisée notamment)
    C’est bien structuré désormais comme tendance et étendu jusqu’à la France dite périphérique.
    Peut-être un nouveau parti politique pour 2022 ?

  26. Le Pape se rend à Fatima pour canoniser deux des trois bergers – après il se rend à Lourdes pour canoniser Jean Lassalle qui en a bien besoin en cette fin de campagne ….

  27. Vous savez que la gestation pour autrui agite le landerneau politique ? Le Pape François qui est un bon jésuite a tranché : deux des trois bergers de Fatima ont bien vu la Vierge de visu apparaître et le troisième a vu une apparition par procuration.
    A quoi reconnaît-on la Vierge quand elle surgit toute nue devant vous ? Le Pape ne précise pas sa pensée … mais on suppose que c’est comme pour la GPA y en a qui sont pour, y en a qui sont contre, et d’autres qui attendent un miracle.

  28. Si j’ai bien compris tout le monde ici ou presque va voter pour élire une des nullités qui nous ont menés dans le mur depuis 40 ans.
    Bon. L’Europe ne nous sauvera pas, car c’est elle, le problème.
    Faudra pas venir pleurnicher dans 6 mois quand vous aurez constaté que vous vous êtes fait avoir… une fois de plus.

    • …tout le monde ici ou presque va voter pour élire une des nullités qui nous ont menés dans le mur depuis 40 ans…
      Pas nécessairement, après un mur connu de longue date c’est plus rassurement qu’un nouveau dont on ne sait rien.
      (passer de la soupe à la grimace à la salade de cailloux suppose d’avoir un estomac d’autruche)

      • Il est déplorable que vous ne connaissiez rien de ce « nouveau » ! Pour le connaître il aurait suffi d’un peu de curiosité et d’indépendance d’esprit pour écouter ce qu’il dit depuis 10 ans dans ses conférences (uniquement sur internet, car dans notre médiacratie, il a été systématiquement interdit d’antenne sur les « grands » médias) .Vous n’aimez pas les premiers de la classe ? Vous préférez les cancres, les beaux parleurs, les menteurs, les profiteurs, les haineux ?
        Soyons sérieux : F. Asselineau n’est pas un inconnu pour ceux qui veulent faire l’effort de l’écouter.
        Mais, bon, vous faites ce que vous voulez : si la dictature européano-américaine vous convient grand bien vous fasse !
        Ceci dit sans animosité, mais avec un peu de déception.

        • Oui ; sans animosité aucune.
          J’écoutais déjà en 2012 (pour d’autres raisons que les élections)
          Je connais le crédo ; l’UE et l’euro ne tiendront pas 5 ans.

          Je me coltine un militant qui lui exerce dans les investissements boursiers.
          En bon parano, je me demande ce qu’ils attendent comme fructueuse opération boursière.

        • Je n’ai rien de particulier contre Asselineau, malheureusement et je ne sais vraiment pas pourquoi je suis plus dans une logique de voter contre …. (c’est débile, je sais et j’espère qu’il ne s’agit pas des symptômes de l’anomie).
          C’est difficile au premier tour, le vote contre.

  29. La meilleure du jour ; Mélenchon reçoit le soutien de Pamela Anderson, comme soutien (ou défenseur je ne sais plus) de la cause animale.

    - Ici Londres ; les végans parlent aux végans.

  30. FF à propos de l’annulation de l’interview au « Monde » :
    « C’est pas les médias qui décident des questions »
    ouh là là !
    ouh là là !

    • Il est gêné aux entournures car son tailleur a mal pris ses mesures ! Question de boutonnière de ses vestes aussi : est-ce qu’il ferme à droite ou à gauche ?

  31. M. Brighelli,

    Je pense que vous pouvez ôter la photo n°2.

    Cet obscur M. Fillon s’est en effet mouillé dans l’histoire des compétences et du socle (une MEDEFerie qu’on s’est bien gardé d’étiqueter MEDEFerie pour que ça passe), en 2005, ce me semble.

    Pour avoir le champ libre d’un point de vue budgétaire sans nuire à l’intérêt commun, il faudrait veiller à ne plus (dans l’idéal) ou bien moins (en pis-aller) subventionner les écoles privées sous contrat, qui rendent bien plus difficile la mixité effective dans l’enseignement public. (on trouvera bien aux sousous ainsi économisé une utilisation raisonnable et pertinente – ce ne sont pas les demandes légitimes de moyens qui manquent).

    Voilà une seconde raison ne ne pas retenir M. Sens-Commun, ni, je pense, Mme Laïcité-quand-ça-m’arrange.

    Bien à vous

    • De mon temps quand on parlait de mixité obligatoire en école primaire cela voulait dire qu’on mélangeait filles et garçons sur les mêmes bancs.

      Mixité voudrait donc dire autre chose que j’ignore complètement ? Le sens commun n’est plus ce qu’il était …

      • Désolée pour ce manque de précision ; je voulais parler de mixité sociale (quand dans un village déjà pas très favorisé, vous avez UN collège public et un collège privé, je vous laisse imaginer la tronche du public).

        L’éducation nationale est obligée de composer avec tous les enfants (et ‘est heureux) quand le privé peut sélectionner son public ; ça crée un déséquilibre dès le départ.

        Que des écoles privées existent pourquoi pas, mais à condition que l’argent public n’y contribue pas.

        • Lorsque vos enfants subiront les tourments insupportables et injustifiables d’un collège public, et que vous serez forcée de les inscrire dans ce privé que vous vomissez, nous en reparlerons.
          Voulez-vous des exemples? J’en ai, à foison…

          • Je connais très bien les problèmes du public, pour avoir enseigné dans divers établissements, de « très facile » à « horrible ».

            Mais la partie est inégale, puisque :
            - le privé choisit ses élèves sans être tenu de leur trouver une autre affectation
            - le privé a parfois le droit de contourner certains règlement (il n’y a qu’à voir les rythmes scolaires…) auquel est soumis le public.

            Remettre de l’ordre et de l’autorité dans le public, notamment dans les établissements invivables pour les élèves, où, comme vous, je ne mettrais pas mes enfants aujourd’hui c’est possible. Avec de la volonté politique, un changement de règles du jeu, le développement de structures particulières pour sauver les naufragés ET dans le même temps, éviter qu’ils ne pourrissent le reste de la classe. Et en apportant de l’attractivité à tous les établissements (latin, grec, section bilangue, pourquoi pas une langue rare, etc.) mais ça se fera tout de même bien plus facilement et plus naturellement si les établissements bénéficient d’une mixité sociale, d’un public divers et varié, comportant aussi de bons éléments qui permettront de tirer une classe vers le haut.

            Que le privé existe, c’est une chose, mais qu’il soit financé en si grande partie sur les frais de l’état, c’est aberrant.

          • à Flo:le Maître a dit: »Mais elle est parfaite, cette Flo ! ».
            Vous pouvez être fière,mais ne vous emballez surtout pas;rappelez-vous ce qui est arrivé à Sanseverina…

          • @ Lormier
            Dois-je vous rappeler que vous n’avez que la version de Sanseverina. Peut-être lui a-t-elle donné cet argument assez rédhibitoire qu’Allons-bon nous révèle plus bas sur ce fil mais qui présente l’avantage d’augmenter au nombre de trois les arguments d’usages en cas d’attaques non programmées quand le simple mal de tête ne suffit plus : « j’ai mes règles, des hémorroïdes et je suis végan ».

      • Comme vous disiez dans votre « programme », sans dépenser plus d’argent « cette personne » (!) pourrait effectivement faire des réformes de bon sens… Mettre un peu plus d’heures de français, de maths, de sciences, d’histoire-géo à la place d’arts visuels, patinoire, et autres activités très intéressantes mais secondaires quand le pays est en train de sombrer. Ou au moins les faire apprendre avec une méthode efficace !
        Je revoyais avec ma fille le programme d’histoire concernant Charlemagne. Qu’est-ce qu’il a fait pour développer la grandeur de son pays (entre autres) ? Imposer l’école et la culture dans son palais et tous les évêchés….

  32. En vérité, je vous le dis, mais c’est mon rocher qui m’a soufflé la vérité: je voterai pour l’homme du Sud-Ouest et son accent.
    Il est fier, cela me suffit.

  33. Hollande : « Je laisserai un pays en bien meilleur état que je l’ai trouvé » nous disait-il aujourd’hui.

    S’il avait un atome de sagesse, il se tairait jusqu’à son départ ! Mais chez un socialiste le silence ne sera jamais la règle d’or.
    Et le moment venu qu’il évite donc de sortir par les Champs-Elysées, l’avenue n’est pas sûre …

    • Oui, bilan (trouvé ailleurs ; je ne me suis pas fatigué, c’est du copié-collé)

      700 000 chômeurs de plus, 300 milliards d’accroissement de la dette pour atteindre 2 100 milliards, l’état d’urgence, la France marginalisée au Conseil de Sécurité, et Daech qui flingue les policiers sur les Champs-Elysées à trois jours de la présidentielle…

      J’ajouterai : 30% de l’électorat à l’ouest
      (ne sachant encore pour qui voter, 2 jours avant le premier tour. Le seul point positif, c’est qu’ils iront quand même.
      C’est beau la résilience)

      Le seul point positif ; un PS probablement pulvérisé.
      Hollande étant le golem du PS (qui, en bon golem, s’est échappé) : il y a une justice immanente en fait.

      Pour compenser ; pas sûr que l’UMP se refasse une santé avec cette élection (indépendamment du résultat)
      Je ne dis pas LR ; pas la peine d’être dupe d’un lifting sémantique.

  34. Je viens de tomber là-dessus, en ligne (parfois il y a de bonnes surprises)

    J’ai commencé à aimer Mitterrand en 1995,
    J’ai commencé à aimer Chirac en 2007
    J’ai regretté Sarkozy quand Valls est devenu premier Ministre.
    Il n’est pas impossible que je regrette Hollande d’ici quelques semaines.
    Le pire est toujours possible.

    Pour commencer la journée, un peu de lucidité ne nuit pas.

      • C’est incroyable, c’est Marine Le Pen qui a encore tué hier ! Bien sûr, il vaut mieux voter Macron qui n’a aucune idée de ce qu’il faut faire pour lutter contre l’islamisme assassin, a-t-il dit. Déliquescence !

        • La caissière tue la démocratie à feu moyen tous les jours depuis lurette.

          Qu’elle soit encouragée à le faire par les daubasses au pouvoir n’est en aucun cas une circonstance atténuante.

          • « La caissière tue la démocratie à feu moyen tous les jours depuis lurette. »

            ?? Mais comment donc fait-elle, puisqu’elle ou son père n’eurent jamais les rênes du pouvoir?
            Eussiez-vous écrit  » elle profite de « , c’eût été clair; mais placer cette candidate ( albicans, certes + copyright) comme actrice de, c’est un peu fort!

      • Qui parle de voter Macron ?
        Pas moi, ou alors il va falloir le prouver.

        Le pen ou pas Le pen ; vous croyez que cela aurait empêché ce qui s’est passé hier ?

        Pour mémoire quand le merdier a commencé (mais quand a t-il commencé, déjà ?) par exemple avec Mehra ; c’était déjà une ex-terreur de bac à sable (Sarkozy) qui pilotait le Titanic.

        Pour info ; la source de l’anagramme, dont je n’ai pas à donner l’activité professionnelle (rien d’infamant d’ailleurs) est peu suspect de sympathie pour ce genre d’énergumènes.
        Dans ce milieu on trouve des vétérans de la bataille de la Krajina.
        http://www.lexpress.fr/informations/la-bataille-du-sud_593041.html

        Pas du genre a se laisser impressionner par des poètes de quartier ou des Lepenistes.

  35. A bas les syndicats ! Tous ensemble contre les syndicats!

    « D’ailleurs, les syndicats doivent contribuer à l’effort en se passant de subventions — réelles ou déguisées sous la forme de permanents payés à faire du syndicalisme.  »
    JP Brighelli,billet du 18 avril 2017

    Le 18 Avril 2017 à 18 h 37 min,jpbrighellia dit :
    « …Si on réintègre les 50000 personnes (syndicats, mutuelles, Ligue de l’enseignement, etc.) payées par l’Etat à ne rien faire dans l’Educ-Nat, combien gagne-t-on par exemple ? »

    Cette idée est,je trouve, bien illustrée par le dessin qu’on peut trouver à l’adresse ci-dessous:

    https://mollycrabapple.com/we-are-all-in-this-together/

    traduction de la citation en haut:
    « Je peux embaucher une moitié de la classe ouvrière pour tuer l’autre moitié.
    traduction des paroles du chat:
    « Vas-tu laisser ce type du syndicat te voler ton biscuit ? »

  36. Il est tout à fait possible que dimanche les musulmans fanatisés fassent un carton devant un bureau de vote !

    Car contrairement à ce que croit Poutou avec ou sans armes un citoyen qui croit en la démocratie est une cible potentielle pour tout adepte des théories absolues.

    P.S L’autre jour à Londres un Bobby même désarmé pouvait servir de pâte à crêpe.

  37. Le relativisme démocratique est clairement trop compliqué pour certains cerveaux … qui préfèrent l’arme blanche au bulletin blanc !

    • L’arme blanche c’est celle qui rougit du sang de l’ennemi.
      Un homme qui n’a qu’un seul dieu comme ami ne peut avoir que des adversaires sur terre.

  38. Oui on peut reformer l’ecole sans 1 euro . Mais il faut être plus précis notamment pour ce qui concerne la discipline . Enfermer un élève seul dans une pièce toute la journée scolaire devrait en faire flechir plus d’un .Et puis croyez vous qu’il faut vraiment être un  » pro  » en maths pour donner des cours à des 6 iemes ?Non je ne le pense pas . La meilleur façon de reformer l’ecole est de supprimer ce statut royal de travail à vie .

  39. Qui aura le courage de restaurer de l’autorité et de la discipline ?
    Mais ces mots sont politiquement incorrects…
    Il faut un commissaire politique dans chaque EPLE, avec pour mission de remplir des camps de rééducation à régime sévère qui seront répartis sur tout le pays….

    • Pour le moment les pédagogistes des ESPE parviennent à faire régner la discipline en menaçant les stagiaires de retraits sur salaire ou de non-titularisation:ce sont des arguments pédagogiques très convaincants.

      Bien plus délicate est la question de la discipline dans les classes qui sont et seront confiées aux stagiares.

    • Cessons de nous gargariser de propos faciles: il en va de l’autorité des enseignants comme de celle de la police.
      Les gosses élevés normalement la respectent, les autres…J’ai déjà écrit à ce sujet et ne développerai pas plus; rappel cependant: au vu des enfants sauvages ou absous d’avance par leur parents, même le meilleur pédagogue-hypercharismatique qui n’a jamais mis une heure de colle en 40 ans ( …;) ) n’aurait aucune chance.

  40. Du point de vue des gouvernants,les syndicats de professeurs sont bien utiles et valent bien la dépense de quelques décharges syndicales.

    En particulier, la direction de Snes (syndicat majoritaire dans le second degré) a presque toujours su embobiner ses adhérents et a constamment aidé le ministre à faire passer les mesures les plus néfastes,les plus hostiles aux professeurs.

    Je ne suis pas historien de la crapulerie,mais puisque nous rêvons ici d’établir une liste de personnes à fusiller, je veux bien apporter une modeste contribution:

    Monique Vuaillat :à l’époque d’Allègre, a permis à celui-ci de réduire de 20% le tarif des heures supplémentaires.

    Gérard Aschieri : a aidé Lionel Jospin à diffuser le mythe de la revalorisation des carrières;bien récompensé pour sa collaboration: Chevalier de la Légion d’honneur‎.

    Frédérique Rolet: a signé le décret Peillon-Hamon;ça c’est vraiment la mère de toutes les batailles.

    Je ne vois pas un gouvernement se priver de l’aide précieuse du Snes.

    • Absolument ! Et tous les syndicats et autres associations de profs qui aujourd’hui hurlent leur désespoir devant les conséquences ( catastrophiques mais combien prévisibles de la loi Peillon étaient singulièrement muets en 2013 quand cette loi scélérate a été votée! Hypocrites!

    • Ce qui est le plus marrant, c’est que lesdits syndicats et autres associations de profs ne se lamentent pas contre la loi Peillon, ils se lamentent parce que la ministre « refuse de les recevoir »! Demande qui n’a absolument aucun sens puisque la loi ayant été votée au nom du peuple français donc d’eux-mêmes, la ministre n’a pas le pouvoir de revenir sur les effets de la loi, et donc une telle rencontre n’a pas lieu d’être. D’où le refus, parfaitement justifié, de la ministre.

        • Macron dit ouvertement ce qu’il va faire des syndicats (pas seulement les syndicats de professeurs):les intégrer à l’appareil d’Etat,afin qu’ils « déclinent » les réformes qu’il va mettre en place.
          Cette conception du syndicalisme s’appelle le corporatisme:c’est un élément majeur du fascisme mussolinien.

  41. Après l’entretien avec Macron publié dans le Journal du dimanche,on sait maintenant ce qui nous attend si Toufriquet est élu.
    Son programme est mussolinien,corporatiste (« corporatisme »,en italien: »corporativismo »);voir la définition par exemple ici:

    https://global.britannica.com/topic/corporatism

    Je cite l’entretien:
    « jdd:N’y a-t-il pas un risque de blocage par les syndicats?
    Macron:Non, car je leur redonne une très forte responsabilité dans la déclinaison de la réforme du droit du travail au niveau de la branche et de l’entreprise, et parce qu’on passe à un tripartisme entre Etat, syndicats et patronat. »
    Cette fois, c’est clair:le rôle des syndicats est d’être associés à l’Etat dans l’instauration des « réformes »:ils vont les « décliner »-quel joli mot!

    L’ensemble de l’entretien est terrifiant;Macron ne fera pas de quartier;il servira quoi qu’il advienne la classe qu’il représente;il est déterminé à mener à son terme la guerre contre les classes laborieuses.
    Rien ne manque,pas même la référence à 1945,au Conseil National de la Résistance-dont il veut liquider toute survivance.

    • bravo pour votre assiduité.

      Vous êtes assidu et non acidu (mot-valise,invention de Bruckner et Finkielkraut: »un élève acidu est perdu pour l’étude. »

    • Beaucoup d’effets de manche pour ce tribunal restreint: les formes floues et le fond abyssal des salles de classe ne sont pas l’objet des attentions de l’électeur moyen, très moyen.
      Il ne suffit pas de décréter, il faut surtout appliquer.
      En collège, les règlements existent, ils sont stricts, mais quotidiennement contournés ou bafoués par des élèves et des parents complices.
      Martelons: tant que les géniteurs ne seront pas touchés au portefeuille, leurs enfants continueront de n’en faire qu’à leur tête – souvent vide ou presque- avec la bénédiction de lois iniques.

  42. Le Maître met de l’eau dans son Patrimonio.
    Dans son billet,il disait:

    « D’ailleurs, les syndicats doivent contribuer à l’effort en se passant de subventions — réelles ou déguisées sous la forme de permanents payés à faire du syndicalisme. »

    Sur le Point,il sen tient à certains syndicats.

    « …on trouvera aisément des fonds en sucrant les subventions qui vont à des organisations qui ont à cœur de démanteler l’école de la République – à commencer par les officines pédagos, les associations de parents d’élèves et certains syndicats. « 

  43. Le Maître met de l’absinthe dans son pastis.

    Dans son billet,il disait:

    « L’argent, le nerf de la guerre… Ben oui : Hollande a trébuché là-dessus dès son entrée en fonction. C’est pour ça…que les socialistes se sont lancés dans des réformes sociétales sans impact financier… Le mariage pour tous, les « rythmes scolaires », … la loi Travail… Du vent — avec de petites économies en perspective. »

    Sur le Point,il déclare:

    « Hollande s’est distingué par ses saupoudrages sociétaux – le mariage pour tous – ou purement programmatiques (la loi El Khomri)… »

    Purement programmatique,la loi El Khomry ?
    Qu’en pense Filoche ?

  44. Demain nous allons consulter le vol des oies ; car avant de prendre une décision qui nous engage pour cinq ans il est bon de suivre le mouvement …

    « A la fondation de Rome Remus, sur l’Aventin, fut le premier à voir six vautours mais Romulus, peu de temps après, en compta douze. C’est ainsi qu’il sut que le Palatin, qu’il avait choisi, était agréé par les dieux. »

    Nous nous en avons onze … qui visent l’Elysée !

  45. Alors qu’il est probable que trois candidats(au moins) vont se tenir
    « dans un mouchoir » , deux seulement seront sélectionnés pour le second tour; et tant pis pour les 6 millions d’électeurs qui ont voté pour le troisième
    Droite-gauche, oui-non, vrai-faux, majorité-opposition :
    Logique bivalente, calcul binaire, est-ce encore pertinent ?
    Ci dessous, la réponse de mon collègue E. Duyckaerts :
    http://www.dailymotion.com/video/x1ibpv_la-barre-de-sheffer-e-duyckaerts_creation

    • Quand même on dirait un sketch de Fernand Raynaud !
      Marine Le Pen va embaucher des douaniers français – plein – pour que le marché noir du café soit entre de bonnes mains !

  46. L’Enéide:
    Audrey qui récrit Virgile,pour son élève afghan, est tiste,déçue,courroucée:

     » Re: Je réécris l’Enéide pour un 5e qui parle français depuis un an : votre avis ?
    Message par Audrey Hier à 19:38

    128 lectures… aucun avis…

    Bon, ben je vais continuer et garder mon boulot pour moi, faut pas pousser. »

    Il faudrait que quelqu’un se dévoue.

  47. à Flo,à propos d’hémorroïdes etc.

    Votre message est codé;et je n’ai pas trouvé le texte d’Allons bon auquel vous faites référence (ai-je suffisamment bien cherché ?)

  48. L’Enéide 2017 :
    - Je chante la kalachnikov qui fit pleurer de joie dans les chaumières palestiniennes le 11 septembre 2001 ; je chante l’avion détourné qui fit tomber les orgueilleuses tours du World Trade Center …

  49. Pour demain mon repas d’élection :
    - Gigot d’autruche accompagné de fayots marinés dans le jus
    - Champignons d’Elysées purs souches
    - Profiterolles aux pruneaux (c’est une spécialité comme dirait M. Prescovich)
    - Vin bien frappé

    Service d’extras de la préfecture de police, grande tenue, gants blancs et képis d’apparat.

      • Il me semble que dans les casinos du monde entier,on dit en français: « Faites vos jeux » et « Rien ne va plus ».

        Délire d’interprétation ? J’avais interprété « The winner is » comme signifiant que l’élection n’était guère plus qu’un concours de (beauté,chanson…) à l’américaine.

  50. Salut JPB, salut Dugong,

    Voilà bien longtemps que je n’avais pas posté un commentaire.

    J’espère que vous allez bien en ce dimanche électoral ensoleillé.

    Pas grand monde pour penser correctement à propos de l’enseignement dans cette campagne. Enfin bref.

    Portez-vous bien.

    • Croyez bien que j’ai fait de mon mieux pour donner des idées aux uns et aux autres…
      Et après on croit que Fillon, qui avait applaudi à deux mains la mutation des « savoirs » en « compétences » quand il était ministre de l’Education (2004), a sorti de sa géniale cervelle sa récente diatribe contre les pédagos…
      Ou que Dupont-Aignan, qui n’y connaît pas grand)chose, a élaboré tout seul son programme (incroyable la propension de tous ces gens à vouloir absolument faire croire qu’ils pensent seuls — ça me rappelle l’attitude de ces mêmes politiques quand ils sortent des livres manifestement écrits par d’autres…).
      Puis à expliquer qu’il est fâché contre moi.
      Pff…

  51. Le drame c’est que Brighelli est entré en « éducation » comme on entre en religion au moment justement où la désacralisation du fait éducatif battait son plein !

    Héritier de Mai 68 qui n’a pas saisi la portée de l’héritage !
    On sortait de l’indivision républicaine pour entrer dans le morcellement individualiste.

    • Guy Debord parlait de « société du spectacle » – mais sans préciser la nature du spectacle ce qui est douteux.
      Il aurait été devin il aurait dit qu’on entrait dans la société du « selfie » !

      Le spectacle de la messe est un spectacle collectif, la guerre aussi est spectaculairement collective !
      C’est la nature du spectacle qui importe … visiblement Debord ne savait pas ce qu’il disait !

  52. La société des hommes est toujours spectaculaire ! Les arts font partie du spectacle ..; que le spectacle soit celui de la Cour de Versailles ou celui des danses et des ris du petit peuple des villages de France !

    Donc Debord ne saisit pas du tout le fond des questions qu’il agite.
    Quoi de plus spectaculaire qu’un homme seul qui enseigne à trente consciences ignorantes et encore indécises de leur vie ?

  53. Fini de rire ?

    On ne fait que commencer. Aujourd’hui, c’était juste le premier épisode des aventures : « Toufriquet au Touquet » avec maman.

    Toufriquet fait des châteaux de sable, la caissière tient le club Mickey et les deux autres guignols se battent qui pour une pelle, l’autre pour un râteau…

    A suivre.

    • La maison Trogneux,à Amiens, avait déjà dit que ses ventes de macarons avaient grandement augmenté à partir du moment où Toufriquet était devenu un homme public.

      Et d’ajouter: »qu’est-ce que ce sera s’il st président ? »

  54. La fête commencera en juin, avec les législatives.
    Peut-être de l’inédit, une cohabitation dès le départ ; quelque chose qui change en tout cas.
    Et puis des ordonnances, dès juillet ; pas de dialogue social c’est trop démocratique et la démocratie n’a pas a interférer dans ce qui relève du marché, n’est-ce pas ?

  55. Ce soir on passe « The Avengers » ; quarante millions de vengeurs masqués viennent de liquider deux bandes de malfrats qui mettaient la société française en coupe réglée !

  56. Je sais que ce n’est pas le moment, par contre je ne peux pas m’en empêcher :
    C’était bien une sacrée histoire, ces primaires (ca rapporte un peu de sous ; c’est le seul intérêt) de la droite et du centre et celle de la gauche (à pleurer de rire)

    Le PS à 6% ; ca va en calmer certains, qui vont raser les murs et baisser la tête (ca évitera les conflits dans l’espace public) ; dans mon coin.
    A moins qu’ils aient déjà rejoint Macron.
    Ca touche une des égéries de ce blog ; Najat Valaud Belkacem ; elle est dedans avec les 6,3 %.

    Macron vient déjà de se lacher ; il veut une nation start-up.
    (une start-up c’est bien, à la rigueur, pour les élèves de 3ème et leur stage de découverte ou je ne sais comment il s’appelle)
    Bonjour chez vous !
    Franche hilarité en perspective ; je n’ai jamais été aussi optimiste.

  57. Mes enfants étaient, heureux petits veinards, dans un lycée privé de centre-ville. Constatant toutefois l’indigence des programmes scientifiques (je suis ingénieur, je ne parlerai pas d’autre chose comme le cordonnier d’Appelle), j’ai proposé au préfet des études de réunir, en 1ere et en terminale, les élèves en amphi pour les cours magistraux, ce qui aurait permis de dégager des heures de professeurs pour des séances de td. Réponse du préfet : « bonne idée ! mais désigner quel professeur ferait les cours magistraux déclencherait une telle querelle de préséance que c’est inenvisageable ». C’aurait pourtant été un exemple de réforme ne coûtant rien…

  58. Macron et le risque totalitaire.
    Macron, cet homme longtemps resté inconnu de la masse populaire semble pourtant être déjà bien connu des hautes sphères, et contrairement à ce que les médias ressassent, son avènement aux plus hautes fonctions ne semble donc pas tenir au hasard.
    Macron, c’est d’abord une formation classique de technocrate, il coche quasiment toutes les cases qu’il faut cocher, dont bien sur la plus importante: celle de l’ENA. L’ENA, cette formation renommée qui a permis à de nombreux hommes politiques d’amener la France dans l’état dans laquelle elle se trouve actuellement ; l’ENA, une institution jamais remise en question, jamais réformée et pour laquelle l’élite du publique comme du privé, maintient une certaine admiration en dépit du fait que personne n’est capable de prouver que cette formation apporte un réel plus pour pouvoir gérer un pays ou une entreprise, si l’on écarte le principal intérêt de cette école qui est la constitution d’un solide réseau professionnel, ce qui, bien sûr, garantit la continuité d’un système mis en place par la caste des élites pour s‘assurer de rester aux commandes.
    Passons sur cet aspect malheureusement bien connu… Macron serait aussi, selon les médias, comparable à Napoléon: intéressante comparaison, lorsqu’on sait comment Napoléon est arrivé au pouvoir et comment il est devenu consul puis empereur, on se dit d’abord que, décidément, on n’apprend rien de l’histoire, et ensuite, en y regardant de plus près, les toutes premières images de Macron pourraient effectivement bien illustrer l’ascension d’un nouveau potentat qui s’assume.
    Par ailleurs, Macron c’est aussi la bête des médias : définitivement bien entouré par sans doute ce qui se fait de mieux en terme d’équipe de communicants, Macron maitrise parfaitement sa communication, et semble avoir réussi à asservir une très grande majorité des médias béats devant la créature qu’ils ont contribué à façonner; on en arrive à un tel point que cela commence de plus en plus à rappeler les grandes heures de la propagande politique. Macron use et abuse de sa communication, Macron semble manipuler, comme lorsque on apprend que des ‘helpers’ sont engagés uniquement dans le but de créer des effets de foule ou lorsqu’on prend le temps de décortiquer la façon dont les images vidéos sont gérées: on devine très bien la volonté de fasciner, par un scenario préparé d’avance, millimétré, avec en arrière-plan l’idée de construire l’image de ce que les médias appellent déjà un Kennedy a la française.
    Macron enfin, c’est l’homme choisi par son prédécesseur pour participer à son action, d’abord en tant que conseiller et ensuite dans son gouvernement: Macron n’a pas répondu aux questions concernant cette participation, Macron n’a pas non plus renié son action auprès de Hollande, Macron assume donc bien ce qui a été fait sous l’ère Hollande. Tout le monde a pu constater comment il a été chaleureusement accueilli à l’Elysée par le président le plus impopulaire de l’histoire de la cinquième république.
    Apres avoir cherché à comprendre qui est Macron, regardons de plus près ses intentions, tel que lui-même les définit dans sa communication très active: on remarque très clairement que l’intention politique de ce monsieur, c’est de former un parti de gouvernement unique contre les extrêmes, autrement dit, ce monsieur veut s’assurer de garder le pouvoir en permanence contre des partis d’extrême droites et d’extrême gauche qui par définition sont supposés ne jamais pouvoir gouverner ; un parti unique de gouvernement : cela s’appelle un système totalitaire. Et le plus scandaleux, c’est que ce système serait mis en place pour contrer le risque totalitaire incarne par les extrêmes !
    D’autre part, de manière assez surprenante pour quelqu’un qui ne semble pas vraiment vouloir cacher son intérêt pour le pouvoir, Macron est un eurocrate qui s‘assume : en suivant les toutes dernières interventions dans les médias à ce sujet, on comprend que Macron serait prêt a transférer une bonne partie de la souveraineté nationale au profit du gouvernement d’une l’Europe fédérale qui comme tout le monde le sait est, dans les faits, dirigée par une bande de technocrates de haut vol comme peut l’être Macron et le quarteron d’énarques qui fait partie de sa garde rapprochée, cette Europe qui a malheureusement déjà fait tant de mal et qui n’assure pas du tout la mission qui lui avait été confiée par ses pères fondateurs.
    Après avoir fait l’exercice d’une telle revue, comment comprendre qu’une partie de la droite lui fasse de l’œil ? Notre démocratie est décidément bien mal en point, peut être que Macron a-t-il raison : peut-être faut-il en passer par un pouvoir totalitaire quel qu’il soit pour enfin redonner du sens à un système démocratique a bout de souffle? un système totalitaire libéral sous le joug de la technocratie ou un système totalitaire populiste ? Peu importe, un système totalitaire est totalitaire, et c’est bien ça le problème.

    PL, simple électeur désabusé

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