Eloge et illustration de la prépa BL

6934914_02_1000x6251996-1997. Lycée Henri-IV à Paris. Classe préparatoire lettres et sciences sociales, dite « Khâgne B/L »

Titre énigmatique peut-être pour certains : les BL, créées en 1983, sont des classes préparatoires littéraires (d’où le « L ») mais avec une option lourde Sciences sociales / Economie (d’où le « B », comme on appelait alors la section qui a depuis été rebaptisée ES). Il en existe à ce jour 27 en France — les deux dernières viennent d’être créées pour septembre 2017 à Lyon-Saint-Just et à Cannes-Stanislas.

J’enseigne en BL, à Marseille, au lycée Thiers. Lundi dernier, nous recevions les impétrants de l’année prochaine : nous leur avons fait le coup du « fini de rigoler », sans trop les féliciter pour le Bac, puisqu’ils ont été sélectionnés au mois de mai, bien avant l’examen final qui sanctionne… rien du tout : juste la fin de la plaisanterie.
Sélectionnés comme sont sélectionnés plus de 40% des futurs étudiants, qu’ils s’inscrivent en BTS, en IUT, en CPGE, dans une fac à dérogation (Dauphine, par exemple) — et plus de 50% si l’on rajoute ceux qui s’inscrivent en médecine et sont impitoyablement triés en fin de première année. Il est évident que c’est là le modèle de ce que sera d’ici peu out l’enseignement supérieur.

Pour la sélection, on examine à fond le livret scolaire, classe de Première et de Terminale. Il vaut mieux y avoir été parfait, particulièrement en maths — mais si d’aventure vous avez eu le concours général de Français, par exemple, c’est aussi bien.
Le poids de l’établissement d’origine est considérable. Si vous venez d’un lycée honorable, privé ou public, vous serez mieux considéré que si vous avez eu vos bonnes notes à Trifouillis-les-oies. Henri-IV par exemple s’auto-alimente (c’est un lycée à statut dérogatoire : comme son compère Louis-le-Grand, spécialiste des khâgnes AL, il trie ses élèves en Seconde en piétinant la carte scolaire), et complète les rangs de ses classes préparatoires avec les élèves les plus distingués arrivant de toute la France — à condition qu’ils aient les moyens de s’offrir un point de chute à Paris Vème. Si vos parents sont grands médecins quelque part dans la Somme ou ailleurs, c’est plus pratique. Les prépas de proximité de la « France périphérique » (utiles, certes, pour « fixer » sur place des élites qui ont une tendance nette à fuir vers les grands centres) ont été créées pour drainer les petits pauvres locaux, et leur donner l’illusion qu’ils peuvent, eux aussi, entrer dans le grand jeu.
On fêtera comme il se doit la réussite des élèves, ce qui permet d’établir une hiérarchie des khâgnes françaises : deux lycées parisiens, un en banlieue, deux ou trois autres encore dans de grandes métropoles. Fin des illusions perdues.
Quant aux élèves qui n’auront rien intégré, au pire, ils feront profs.
C’était notre rubrique : Bourdieu avait raison, et encore, il n’avait pas tout vu. Etre héritier, ça aide pour hériter. Etonnant, non ?

En BL donc (hypokhâgne puis khâgne), on fait des Lettres, de la Philo, des Sciences économiques et sociales, des maths (en fait, c’est le juge de paix de la section : soit vous suivez à un niveau qui est assez relevé, soit vous giclez), de l’Histoire, des Langues, et on a le choix entre diverses options, Latin, Géographie, telle ou telle langue renforcée, etc. Au total, une petite trentaine d’heures de cours, auxquelles s’ajoutent les heures de kholles (des interrogations orales hebdomadaires dans les diverses matières) et de Devoirs Surveillés (DS), placés judicieusement le samedi afin qu’il n’y ait vraiment que le dimanche pour tenter de récupérer. Sans parler des Devoirs Maison (DM) au gré des enseignants — disons un toutes les trois semaines par matière, y compris pendant les grandes vacances. Haut les cœurs !
Vous avez compris : c’est certainement la CPGE la plus généraliste qui soit. On y prépare les trois ENS (Ulm / Lyon / Cachan), les ENSAE, ENSAI, les grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC, EDHEC, etc.), le CELSA, l’Ecole des Chartes, et divers IEP, y compris Sciences-Po Paris au niveau Bac + 3, donc réservé aux « khubes », les redoublants de la seconde année : il y a un argot des prépas qui permet, trente ans après, de s’identifier dans la franc-maçonnerie des grandes écoles. Parce qu’une classe préparatoire est l’un des moyens les plus sûrs pour se commencer un beau carnet d’adresses.
Si vous tenez compte du fait que de Sciences-Po ou de l’ENS on peut passer l’ENA, vous voyez le genre de destin qui se tricote en BL : eux-maîtres-du-monde. Et pourquoi pas présidents de la République ?

Dans l’idéal, le bon élève de BL est donc bon partout— surtout si l’on tient compte du fait que la barre de la plupart des concours — c’est ce qui les différencie des examens — est bien au-dessus de 10, souvent 13 ou 14, et qu’une khâgne n’est pas l’endroit où les bonnes notes se ramassent à la pelle : les heureux postulants qui arrivent là avec une mention TB au Bac commencent l’année à 5 de moyenne, parce qu’ils sont enfin confrontés à la vérité des prix, qu’une habile politique pédadémagogique leur a cachée des années durant. Pas de quoi sangloter : l’essentiel est ce qu’ils vaudront au bout des deux ou trois ans de rigueur. En Lettres, disons qu’un très bon élève commence à la moyenne et finit à 18 ou 19. Un élève moyen commence… plus bas et finit à la moyenne, ce qui lui suffira amplement pour avoir entre 16 et 18 si d’aventure il se résignait à aller en fac.
Ajoutez à cela que les classes rassemblent rarement moins de 45 élèves… Ce n’est pas que les profs soient meilleurs que d’autres : mais ils ont la patience de corriger (souvent) des copies dont la moindre leur prend 20 à 30 mn. En fait, les résultats des prépas sont proportionnels à la qualité des élèves bien plus qu’à celle des maîtres. Rassemblez une cinquantaine de gros bûcheurs motivés, pimentez avec quelques illusionnistes manieurs d’idées générales, brillantes et creuses, et vous avez un effet cumulatif d’insurrection permanente des cellules grises.

La réussite à l’ENS n’est pas requise forcément. Ce qui s’apprend dans ces classes, c’est la capacité de travail et l’art de l’illusion. Le cumul des exercices écrits et des performances orales élimine les plus faibles — c’est un système hautement darwinien — et propulse les plus habiles vers les sommets, là où une rhétorique bien maîtrisée, des connaissances fort diverses, et l’habitude de la pression vous amènent à être compétent trente minutes sur n’importe quel sujet dans n’importe quelle situation. Les élèves de BL ne sont pas des spécialistes, même s’ils peuvent le devenir plus tard. Ce sont des généralistes doués pour faire croire qu’ils sont spécialistes du sujet dont ils causent. Au pire, ils prennent connaissance en cinq minutes du topo qu’on leur aura préparé, et ils l’assimilent afin de paraître très informés dans l’heure qui suit. Au-delà, c’est parfaitement inutile. La compétence aujourd’hui est, comme l’électro-ménager, à obsolescence programmée — surtout dans les hautes sphères. Dans la société du spectacle, le produit est forcément fugace, mais alléchant.

Un truc parmi d’autres pour réussir en BL. Utilisez des mots de plus de trois syllabes, si possible des concepts un peu creux, mais dont le frottement, l’un contre l’autre, produit une musique qui étourdira les gogos. Les meilleurs élèves sont des jongleurs. Des princes de l’équivoque. Maniez chaque idée avec aisance, en la confrontant sans cesse à son contraire — avec une cheville rhétorique du genre « et en même temps ». Réalisez rapidement qu’une problématique (nécessaire à toute introduction dissertative) revient à vous demander si l’interaction de A et B est un pléonasme ou un oxymore. Tout pour la dialectique ! Rien n’a de réponse simple ! Appliquez ce genre de principe à la politique, et vous comprenez qu’il ne s’agit plus de convictions (la conviction choisit entre A et B) mais de virtuosité ; et à terme, acquérir l’art d’éviter les choix ou les réponses univoques. C’est ainsi que l’on peut, sous prétexte que la réalité est complexe, refuser de répondre à des journalistes, gens simples qui souhaitent des réponses lapidaires : la France sera-t-elle bientôt totalement ubérisée ? Les retraites vont-elles baisser ? La fonction publique sera-t-elle bientôt privatisée ?
Evidemment, vous ne croyez plus à grand-chose, à l’arrivée, mais vous pouvez étourdir n’importe quel auditoire.
D’où l’intérêt des formations acquises dans les grands lycées jésuites — Provence à Marseille, Sainte-Geneviève à Versailles, « Franklin » (Saint-Louis de Gonzague) à Paris, où a enseigné Brigitte Macron et où Bruno Le Maire fut élève, ou la Providence à Amiens… Là, on vous apprend à peser soigneusement le pour et le contre, et à manier avec dextérité des chevilles du genre « d’un autre côté », « en même temps » et « ce n’est pas si simple ». Le Diable et le bon Dieu dans le même bénitier.
Cultivez cependant une apparence décontractée, le genre « mouton ébouriffé ». Vous aurez le temps plus tard de passer au complet veston.

Pour survivre dans le milieu à haute tension de la khâgne BL, il faut éviter, quelles que soient les sollicitations hormonales, de trop investir dans le sentiment. Restez-en à des exercices hygiéniques et de détente, avec ou sans partenaire. « L’amour, c’est l’échange de deux fantaisies et le contact de deux épidermes » — et ça suffit bien, pour Roméo et Juliette ou Harold et Maud, vous verrez plus tard. Hors de question d’échouer et d’en arriver un jour à dire : « J’étais trop amoureux pour préparer sérieusement le concours ! »
Faites de la musique¬, du piano par exemple, ça détend les nerfs : un DS de Maths ? Crac, un petit Nocturne chopinesque pour apaiser les tensions. Quelques années de Conservatoire au préalable sont un excellent prélude
Rien de mieux qu’une pratique sportive parallèle — ou, mieux, un club de théâtre, qui vous permettra d’apprendre à dire avec conviction les choses auxquelles vous ne croyez absolument pas. Jouez et rejouez Tartuffe. On ne vous demande pas d’être vous-mêmes — d’ailleurs, quand on sort de là, y a-t-il encore un « soi-même », en dehors d’une ambition jupitérienne ? On vous demande de maîtriser à fond la communication, qui est depuis les premiers rhéteurs grecs l’art d’embobiner votre interlocuteur, qu’il s’agisse d’un enseignant complice, d’un jury hostile, d’un recruteur ou d’une foule. Relisez le Gorgias. Platon feint de croire que Socrate gagne. Mais il sait bien que c’est Calliclès, fils de famille cynique, impitoyable et ambitieux, l’homme aux désirs sans limites, qui ralliera les suffrages. Il dégommera Socrate, et mettra Platon en prison, et les journalistes au pas.

Je dis « relisez » pour rire : vous pouvez très bien n’avoir lu que de façon diagonale. L’arme fatale, dans ces classes, est la maîtrise de l’admirable livre de Pierre Bayard, Comment parler des livres que l’on n’a pas lus (Editions de Minuit, 2007, collection Paradoxe — pas un hasard : c’est un essai indispensable pour en finir avec la culpabilité inhérente à celui qui n’a pas tout lu, remplacée par une capacité d’imposture, une notion essentielle dans un monde de représentation. Faites-vous dès la première année un recueil de citations aussi éclectiques que possible que vous insérerez dans vos développements futurs. A fréquenter de près le livre de Bayard, vous gagnerez en sus un humour élégant et ce « mépris d’avance » dont Albert Cohen a fait la clé de voûte des mécanismes de séduction. Attention toutefois à ce que ça ne se voit pas trop : bien que vous soyez dans une formation d’élite, et que vous ayez vocation à devenir entrepreneur, ministre, secrétaire d’Etat, directeur des ressources humaines chez Face de Bouc et autres merveilles du néo-libéralisme en phase terminale, évitez malgré tout de parler des « gens qui ne sont rien », Le Figaro (mais pas le Monde ni Libé, ouf !) pourrait vous le reprocher.

Pourquoi vous racontais-je cela ? Allons bon, voilà que le nom de celui auquel je pensais, passé par la khâgne BL — et la meilleure de toutes, celle du lycée Henri-IV, où toutes les belles qualités énumérées ci-dessus s’expriment au centuple — eh bien, son nom m’échappe. Mais je l’ai sur le bout de la langue, ça va sûrement me revenir.

Jean-Paul Brighelli

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120 réflexions au sujet de « Eloge et illustration de la prépa BL »

  1. Le Monde se diviserait en deux catégories : ceux qui intriquent en manipulant la « langue complexe » * et ceux qui tentent de la démêler et subissent la trique.

    Démêles-toi de ce qui ne te regarde pas.

    * alias « langue fourchue » (face de bouc et pied de biche, à moins que ça ne soit l’inverse ?). Le diable n’est jamais loin…

  2. Bellissimo, et merci J.-P. Brighelli !
    Je suis passé par l’hypokhâgne et la khâgne de la maison voisine (Louis-le-Grand), et j’ai parfaitement retrouvé dans cet article les deux faces des classes préparatoires : d’un côté une sélection au mérite, un travail acharné, l’acquisition d’une culture aussi vaste que possible; de l’autre une formation rhétorique qui, si l’on est un peu faiseur, permet d’en imposer à son interlocuteur et de l’emberlificoter à sa guise C’est le « pèks » dans l’argot des khâgnes – l’art du laïus, du boniment, de la sophistique: ce qui permet de démontrer que le blanc est noir, que la précarité des travailleurs est la très moderne flexibilité, et que le retour au XIXème siècle est en fait un saut hardi dans le XXIème, auquel sont conviés tous les « progressistes » avec leur fringant jeune chef.

  3. Entièrement d’accord. En sortant de khâgne on peut composer un texte présentable sur à peu près n’importe quoi et son contraire. C’est ce qui m’a permis en son temps de rédiger des discours de préfets . C’est un exercice très amusant et, à mon avis, une bonne gymnastique intellectuelle.

    • Cependant,on ne peut convaincre un jury qu’on est un bon lecteur en donnant d’un texte littéraire un commentaire qui serait pure jonglerie.

      L’explication de texte:un exercice où l’on ne peut mentir.

  4. L’hystérie profonde de la scène médiatique charrie comme un glacier les moraines de la société – l’érosion qui s’en suit de tout ce qui paraissait inébranlable favorise les esprits byzantins qui surfent sur les valeurs bousculées dans leur fondement.
    Le faiseur de la mode devient l’oracle qu’il faut suivre.

  5. Emmanuel Macron sans l’information en continu qu’est-ce que c’est ? Un agit-pro sans porte-voix … une crécelle dans le maquis ! Un bruissement inaudible dans la forêt vierge sociale.
    Il fallait arriver à cette aberration de la télé-informative qui crée elle-même sa réalité pour obtenir un Marcheur-faiseur de rois.

  6. Donald Trump qui a soixante-dix ans et aucune prépa littéraire dans les dents a mieux compris qu’aucun autre le champ médiatique d’aujourd’hui : un champ de foire où la commère présidentielle tweete à tout-va vingt-quatre heures sur vingt-quatre !

    Mais je me demande si Trump est aussi dupe de la chose que Macron ! Car enfin il y a un dupe de lui-même chez le petit Emmanuel qui se prend pour l’enfant de chœur de la crèche mondiale. En ce moment son petit Jésus s’appelle le réchauffement climatique qu’il va soigner aux petits-oignons.

  7. Napoléon Bonaparte a été un précurseur avec ses « proclamations et ordres du jour » ; il occupait l’esprit de ses soldats et les consciences de son vaste empire avec ce mouvement perpétuel qui le tenait en éveil – lui comme ses sujets-citoyens !

  8. Bonjour, heureusement en l’absence de Bonnet d’Ane il y a le Tour de France.
    Bonne nouvelle : dans mon lycée, seulement 60% de réussite en BTS contre 90% environ les années précédentes : enfin une illustration de la gabegie du bac STI/pro obtenu par 95% des impétrants il y a deux ans.
    Je précise que ce BTS ne contient pas que des CCF, sans quoi on aurait encore 95%.

  9. Tiens, le blog est sorti de son état zombie!? On y rencontre toujours les mêmes piliers branlants(*) ou les mêmes limiers branleurs(*) à la recherche de victimes consentantes.

    « les heureux postulants qui arrivent là avec une mention TB au Bac commencent l’année à 5 de moyenne »…
    L’illusion que tous les élèves sont égaux à 85% ne dure jamais bien longtemps. La solution est la déscolarisation des « feignasses de souche » car lorsqu’un DRH et ses petites mains ont en face d’eux un petit Montaigne sur son cheval et un petit Bouteflika sur son âne, ils prennent qui pour le poste à votre avis ?

    (*) j’ai les noms !

  10. RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET SELECTION AU JARDIN D’ENFANTS.

    http://www.liberation.fr/depeches/2017/07/12/faire-moins-d-enfants-meilleure-action-pour-reduire-son-empreinte-carbone_1583284
    « Faire moins d’enfants, meilleure action pour réduire son empreinte carbone »
    Conclusion : Essayez de faire des enfants juste pour le plaisir que procure cette distraction peu coûteuse.
    En cas de grossesse ? Avortez, c’est bon pour la planète !
    Sauf ceux qui sous la couette mettent tout leur cœur à fabriquer des petits chrétiens norme vaticane garantie. A ceux-là il faut foutre la paix !

    • La Chine, qui a longtemps eu une politique de l’enfant unique, est l’un des plus gros pollueurs de la planète. Et bon nombre de pays africains à descendance multiple aimeraient bien pouvoir polluer…
      Le Monde nous mentirait-il ?
      Franchement, on en encaisse, des kh***s !

  11. La greluche du premier rang a l’air très admirative du mouton ébouriffé.

    Par ailleurs, il n’y a pas beaucoup de filles, pour une khâgne. Ou la sur-féminisation des études littéraires (et économiques) est-elle un mythe ?

  12. Votre papier est consternant, plein de sous entendus : Henri IV et LLG useraient d’un statut dérogatoire ? Non, ce sont des lycées régionaux, comme d’autres, à Marseille notamment comme au lycée Thiers, celui où vous enseignez !
    Si l’état de l’institution (EN) est pitoyable et si votre livre « la fabrique des crétins » en rendait compte, vos ralliement successifs à des personnages troubles comme Darcos, Dupont-Aignan, MLP … déconsidère votre travail passé.
    L’ami, vous déparlez ! Débranchez-vous ! Arrêtez de tweeter ! Ne salopez pas l’image positive qui peut encore rester de vous !

  13. Le Vespéral s’extasie sur les images de la « grande tache rouge » prises par la sonde Juno

    https://www.missionjuno.swri.edu/junocam/processing

    en des termes qui auraient ravi l’improbable Camaïeu et son mièvre cortège : « cette tache comme flottant au milieu d’un écosystème bleuté et formant une sorte de tourbillon rouge »

    Comme si traduire les paroles de l’inusable « A whiter shade of pale » avait jamais contribué à emballer (et peser) la gueuse (on voit mal Toufriquet, grand ado, en adepte du slow frotteur dans la boom du samedi soir).

    • « Comme si traduire les paroles de l’inusable « A whiter shade of pale » avait jamais contribué à emballer (et peser) la gueuse… »

      et pour pécho de l’albacore ,c’est assez ?

  14. Le suicide de ce crétin de magistrat –tête enfermée dans un sac plastique noué autour du coup par un foulard Hermès– me comble de satisfaction sinon de joie. D’après ce que j’ai pu lire de son épouvantable travail d’instructeur dans l’affaire Greg, khon de naissance, il est mort khon…logique !
    «Il y a une justice» s’écriait Antoine Quentin Fouquier-Tinville, la charogne révolutionnaire. Dans le fond, ce Lambert, il aura toujours eu la tête dans un sac plastique, so what ?
    Le corporatisme politique français étant ce qu’il est, i.e. une merveille, ce taré de Lambert a pu continuer à juger des gens plus équilibrés que lui avec la bénédiction du Syndicat de la Magistrature, une mafia, qui parait-il laisse encore Cosa Nostra admirative !

  15. Voici un epi phénoménal qui a suinté des cervelles innoventées des futures huiles du Moloch, promises aux palmes académiques et aux bains glacés :

    http://www.cahiers-pedagogiques.com/De-la-pate-a-tartiner-a-la-mondialisation

    Mais tartiner des pages où un maigre contenu disparaît sous une épaisse couche « d’expression personnelle » et de « ressenti », rédigées d’un doigt fiévreusement plongé dans le pot donne-t-il des traces écrites plus riche de sens que se les essuyer fraîchement sortis du popotin avec un honnête papier absorbant ?

    Je pose la question.

    • La réponse est dans le texte :

      « Des travaux manuels à faire », « intéressant et ludique », « amusant et constructif », « plein de choses que je ne savais pas », « d’autres sujets en rapport avec la pâte à tartiner »… Voici, pour conclure, les ingrédients d’un EPI selon les élèves de 5e de notre collège.
      Élodie Martin
      Professeure au collège Taison de Metz

      J’ai lu le truc : ça me semble plutôt du niveau CE2-.

  16. Ce mot de CORPORATISME, on peut aussi s’en servir pour saluer le

    corporatisme mental des bourriques ignares , mille fois veules et conniventes, qui ont decide ce qui suit:
    ***** la décision du Parquet concernant l’assassinat de Sarah HALIMI :
    Ça n’EST PAS un acte Antisémite!

    Toutes choses se tenant, on voit bien que les temps sont « exquisement cadaveriques », et que les ânes (un grand bonnet à Nagmash! Félicitations! Un grand hi han) n’ont toujours pas senti la forte odeur de m.

    • Après le « eh bien vous mentez ! », voici l’âne, le hi-han, et l’odeur de m…
      Constatant qu’il ne peut y avoir d’échange d’idées avec des interlocuteurs qui pratiquent l’invective comme M. Jourdain la prose, et, qu’au fion, vous n’êtes qu’un club de vieux brailleurs, je vous laisse à vos sales manies.

    • Bientôt on va nous dire qu’en France l’antisémitisme, comme l’insécurité, n’est qu’un « sentiment »…
      C’est qu’il ne faudrait surtout pas s’apercevoir que les nouveaux antisémites ne ressemblent pas du tout aux traditionnels skinheads gorgés de bière et décérébrés!

  17. Bonjour Monsieur Brighelli,

    Vous écrivez dans votre article que la sélection à l’Université devrait se faire dans les années qui viennent. Je vous cite :  » Il est évident que c’est là le modèle de ce que sera d’ici peu tout l’enseignement supérieur. »

    Avez-vous des informations émanant de la Rue de Grenelle ou du Ministère de l’Enseignement Supérieur sur ces questions ? Pensez-vous cette sélection possible, faisable avant la fin du Quinquennat ?

    Cordialement,

    Olivier.

    • Admettons que j’aie des informations, je n’en ferais pas état, pour des raisons évidentes de confidentialité.
      Mais la logique va dans ce sens — surtout la logique d’autonomie des universités (et maintenant de l’ensemble des établissements d’enseignement). Confrontées à cette autonomie et à des déficits pérennes, que peuvent faire les facs sinon agir au niveau pédagogique (certaines parviennent à trouver des fonds propres, mais ce n’est par exemple pas le cas des facs de Lettres et Sciences humaines), en triant à l’entrée (et sans doute en augmentant sensiblement les droits d’inscription).

  18. Il me semble que les facs de Lettres, confrontées à ce déficit chronique, n’ont de toute façon pas d’autre choix que d’ouvrir grand leurs portes, mêmes aux pires des tocards, justement pour faire du « chiffre d’affaire ». Je les vois mal se mettre à trier, pour la raison ci-dessus… et aussi par idéologie égalitariste. Me trompé-je ?

    • Ils ne peuvent pas. Ils n’ont pas les enseignants, ils n’auront pas les postes (à la rigueur quelques PRAG), et ceux qui y opèrent sont très peu chauds pour corriger des centaines de devoirs ineptes en première / deuxième / troisième année. Ils devront donc trier.

  19. Ceci n’est pas une fake new – ceci n’est pas une fake new.

    J’ai fait une enquête approfondie après consultation d’agences de renseignements dont la haute moralité ne saurait être mise en doute – NSA, CIA, AFP etc – on sait maintenant la raison de la disparition du blog Bonnet d’âne pendant près d’une semaine.

    J.P.B. croyant se mettre à l’heure de monsieur Hulot – ô le vil flatteur – a voulu opérer la transition écologique dès maintenant et non en attendant 2040.
    Il a donc embauché une singesse verte réfugiée climatique – il dit que les femelles sont plus dociles – chargé de pédaler sur un vélo d’appartement et d’alimenter une dynamo.
    Malheureusement Greenpeace a déclaré cette espèce tropicale menacée et les conditions de vie dignes d’un labo de vivisection et a saisi l’animal en bonne et due forme.

    Aux dernières nouvelles c’est un agrégé des sciences de l’éducation qui remplace la femelle simiesque.

    • Forcément ! Brighelli a éteint la race en les envoyant aux travaux forcés ! Les autres sont pas fous : ils vont pas se mettre dans un guépier pareil. Nos docteurs es-poils dans la main sont des futés.

    • Merci pour le lien;je cite:

      « Les énoncés, écrits et oraux, posés depuis une trentaine d’années privilégient en effet systématiquement la rigueur, le raisonnement, la compréhension des concepts et des objets mathématiques utilisés, plutôt que l’aspect calculatoire.
      …Raisonner est plus difficile que calculer. »

      Ceci paraît plutôt juste,n’est-ce pas ?
      D’après l’un des liens proposés par le Maître,Toufriquet avait du mal avec les maths.

      Ceci dit être bon en maths n’est pas un certificat de moralité.

      Voyez Villani qui sophistique allègrement et tient des discours dont il sait pertinemment qu’ils sont creux.

      Il paraît que pour les putes c’est la première fois qui est difficile.

  20. L’année dernière j’avais fait mon stage de master chez Groupama Gan Vie dans le service actuariat. Le chef de service sortait de l’ENSAE et avait peut-être fait une prépa BL car visiblement il en avait le profil. Il avait assez vite compris que le boulot ne m’intéressait pas, que j’avais largement le niveau requis en probas/stats et qu’il ne m’apprendrait pas grand chose en théorie. Du coup un jour, il avait essayé de me rabattre le caquet avec le subjectivisme de de Finetti et Ramsey –avec succès d’ailleurs car si je connaissais quelques théorèmes de de Finetti sur les probabilités de ruine, j’ignorais tout des origines philosophiques de ses travaux, et comme dit jpb, ce gars avait « étourdi l’auditoire » que je formais à moi tout seul–.
    Je l’ai donc mise en veilleuse jusqu’à la fin de mon stage n’étant pas décidé à me prendre une autre claque par ce gars mais j’ai savouré ma revanche une fois reçu son rapport signé; je lui ai envoyé un email où j’incriminais son service qui puait le parfum de l’argent volé aux pauvres, de l’inégalité, de l’hypocrisie sociale, du mensonge, de la combine capitaliste, en lui demandant comment on pouvait travailler, diriger des gens dans ce cloaque propre, dans ce repaire de truands, dans cette cour des minables.
    J’attends toujours sa réponse d’ancien khâgneux scientifique…

  21. Quel courage !

    Roquet a osé mordiller l’ourlet du boss après avoir reçu sa pâtée de Frolic.

    Une activité mandibulaire remarquablement distribuée entre les croquettes, les bas de pantalon et le number crunching.

    N’oublie pas de te laver les dents !

  22. Tour de France, on ne parle presque plus de moteurs cachés.

    Il semblerait que les constructeurs s’orientent maintenant vers la conception de discrètes pompes embarquées * permettant aux présidents d’améliorer leur perfs lors des concours « qui pisse le plus loin ? » qui constitue une des activités incontournables des relations bilatérales.

    * embedded pumps

  23. Votre article me laisse quelque peu perplexe, car j’aurais aimé avoir votre point de vue sur ces cursus d’élite en tant que véritable formation de l’esprit permettant l’acquisition d’une culture solide (je ne parle pas des perspectives professionnelles qu’elles ouvrent sans nul doute) . Vous ne semblez louer leur exigence que pour mieux dénoncer les critères de cette exigence, suis-je dans le vrai ?

    • En fait, l’objectif de l’article était d’expliquer la formation et les références d’Emmanuel Macron, auquel renvoient tous les liens hypertextes.
      Bien sûr, les HK / KH donnent aux étudiants une culture sans aucun équivalent dans le système scolaire français. Mais parallèlement — et c’était l’objet, que vous avez bien senti, de mon propos —, elles leur donnent une assurance qui leur permettra de toujours faire illusion, qu’elle s’appuie sur du vide ou sur du plein. Un très bon élève de prépas littéraires est à la fois un puits de culture et un jongleur.

      • « Un très bon élève de prépas littéraires est à la fois un puits de culture et un jongleur »

        Vision d’une verticalité totale, objectivée par la gravitation dont les dures lois ne peuvent être négociées.

        On pourrait mieux approcher la réalité en voyant « les très bons élèves de prépas littéraires » plus horizontalement comme des concepteurs de réseau d’irrigation * et des joueurs de bonneteau.

        * ce ne sont évidemment pas eux qui creusent, il faut simplement que le liquide circule vers les bonnes personnes…

      • Alors si je comprends bien, un élève de HK/KH devrait être tout sauf président de la republique… Pour ceux qui n’ont pas voté pour Macron ça paraît une évidence !! Quand aux autres, il faudra peut-être 5 ans pour les convaincre, ou pas, je l’espère, dans l’intérêt de la France ! Rafik Smati disait qu’un président doit mettre son égo au service de la France mais dans le cas de Macron, il met la France au service de son égo ! Avec Trump c’était flagrant : je te montre toute mon armée, je te montre que je suis le chef et que j’en ai une plus grosse que la tienne en t’invitant à la tour Eiffel ! Vous croyez qu’il a essayé de séduire Mélania ? En tout cas Trump n’a pu cacher sa goujaterie avec Brigitte, mais ce n’est pas volé !

      • Lassitude du Maître:
        « En fait, l’objectif de l’article était d’expliquer la formation et les références d’Emmanuel Macron, auquel renvoient tous les liens hypertextes. »

        Certes le Maître ne considère pas ses lecteurs comme des élèves….mais un peu tout de même;

        Cette fois-ci,plutôt que d’inciter le commentateur à chercher par lui-même l’objectif de l’article (en l’aidant d’une brève indication) il le lui révèle d’un coup.

        On peut comprendre qu’après une longue année de labeur,il laisse un peu de côté la pédagogie.

        Souhaitons lui à la rentrée prochaine des élèves vifs d’esprit.

  24. Les acrobaties verbales ressemblent tellement aux acrobaties qu’on fait dans un lit ! Une bonne langue bifide trouve tant d’emplois entre deux draps …

  25. « C’est moi votre chef ! » a dit à l’hôtel de Brienne le caporal-chef des armées … devant des galonnés qui n’en pouvaient mais.

    Ils auraient eu le mauvais esprit de répondre : « Oui mon adjudant ! A vos ordres chef ! » ; il était obligé de révoquer tout l’état-major de l’armée française …

  26. Jean Nohain alias Jaboune – comme son frère Claude Dauphin d’ailleurs – était un patriote qui ne manquait pas d’esprit ; c’est lui qui trouva la célèbre formule devant un adjudant qui lui demandait combien de temps mettait un fût de canon à refroidir : « Un certain temps, chef ! » ce qui était indéniable …

      • Fernand Raynaud était très copain avec Nohain qui l’invitait pratiquement tout le temps à « 36 chandelles » – donc il n’y a rien d’étonnant à ce que Nohain ait raconté cette histoire reprise par le comique et mime auvergnat.

  27. J’ai parcouru récemment les souvenirs de Pierre-Louis (1917-1987) né Amourdedieu – cela ne s’invente guère – « Mes bonnes fréquentations » qui parle longuement des frères Nohain et Dauphin.

  28. Je vote pour Jean Nohain au Panthéon !

    Il a eu à la fois la Francisque du maréchal Pétain et la Légion d’honneur à titre militaire du général De Gaulle. Comme son père le fantaisiste Franc-Nohain engagé volontaire en 14/18, son fils Dominique Nohain, et son frère Claude Dauphin.

    https://www.delcampe.fr/fr/collections/livres-bd-revues/dedicaces/bonjour-la-france-bd-rare-car-dedicacee-par-jean-nohain-alias-jaboune-126206763.html

    Album « Bonjour la France », « …c´est presque un conte de fées, mais avec la plus admirable, avec la plus douce des Fées : LA FRANCE… » (Prologue de Jean Nohain – préface du Maréchal Pétain).

    Aux innocents au coeur pur tout est pur …

  29. Dans les prépas « pures », procede-t-on à des ablutions rituelles par immersion totale dans des savoirs liquéfiés ?

    L’ablation du prépuce en prépa a-t-elle lieu en première ou deuxième année ?

    Que de passionnantes questions dont nous n’aurons probablement jamais la réponse.

  30. Devant la grogne du grand képis étoilé, Toufriquet a menacé de nommer Muriel Pénicaud aux armées. Ça l’a calmé illico.

    La presse de canivance avait déjà bombardé Toufriquet en Jupiter, le voici affublé d’un deuxième nom de théâtre (des opérations) : Jugulair.

  31. Nouvelle étape dans la propagande soixantuitardo-chiraquienne ce jour…mais jusqu’où s’arrêteront-ils ?

    Ou encore, pour le leur dire dans le sabir générationnel : « on montre aux gens non pas ce qu’ils ont été, mais ce qu’il faut qu’ils se souviennent qu’ils ont été. » (Michel Foucault. Dits et écrits 1954 – 1988. Gallimard).

    Quant à Chirac, il n’a pas fait de khâgne BL, mais c’était aussi un sacré jongleur. Sciences-pipo se défend pas mal non plus dans ce secteur…

    • « Il faut construire des murs transparents » a dit Trump ; de peur que des sacs de 35 kgs de drogue ne vous tombent sur la tête à vous honnête douanier …

  32. Emmanuel Macron est un jeune Président sympathique et intelligent. En outre, il offre spontanément à ses concurrents la possibilité de mener une opposition constructive. Que veut-on de plus? – François Baroin, dans la déception après l’élection présidentielle, ne l’avait pas compris pour les élections législatives. C’était pourtant facile: oui, nous acceptons la ‘main tendue’ par le Président, car nous aussi nous voulons … en profitant chaque fois de l’occasion pour être plus clair, réaliste, pratique, concret, … que le Président si sympathique! Pourquoi rechigner devant l’optimisme présidentiel quand on peut le mettre à son profit! – Angela Merkel ne semble pas encore avoir trouvé la parade non plus. Mais c’est peut-être juste son style habituel de se réfugier dans la banalité passive. – Donald Trump en revanche n’a pas manqué l’occasion de venir fêter Bastille Day et dîner pour une fois à la Eiffel Tower: il pourrait encore nous surprendre. Comme il nous a déjà surpris en devenant Président. Tout comme Emmanuel Macron d’ailleurs. – La surprise que je voudrais voir venir: Trump et Macron arrivent à formuler une réforme libérale de l’UE que Angela Merkel acceptera volontiers et qui persuadera les Britanniques à rester. Sur la base des ingrédients proposés par David Cameron: déconstruction et localisation de l’Etat-Providence; protection des frontières de l’UE contre la croissance démographique ingérable des pays pauvres sombrant dans le désordre politique et la violence – à n’en pas douter, c’est un choix douloureux, mais comme on n’y échappera pas à (relativement court) terme de toutes les façons, pourquoi se déchirer sur cette question pour de fausses raisons. – Mais pour le faire Macron aura sans aucun doute besoin de l’opposition constructive que Baroin a manqué de mettre sur pied. Quel dommage! – (Ils n’y sont pas encore, mais ça ne semble pas impossible non plus. http://www.elysee.fr/videos/new-video-25) – Plus à propos, car il commence aussi à me fatiguer, avec sa diction de télévangéliste, ses longueurs, et son langage d’énarque qui préfère toujours les « initiatives en matière de lutte contre le réchauffement climatique » aux simples initiatives contre le réchauffement climatique. Comme il est doué et a reçu une bonne éducation littéraire, il devrait savoir que cela enlève beaucoup à sa posture ‘jupitérienne’. Et qu’il pourrait faire mieux en faisant plus court et plus direct! – Echange imaginé entre Macron et Trump à la Tour Eiffel. M: « How do you like the view? How does it compare to the view from Trump Tower? – T: « It’s nice, very nice. It’s even better than my view from Trump Tower. Because there are no other towers blocking the view! » – M: « So you do share our French penchant for regulations? » – T: « Mmm. »

    • Ah, quand on me dit que l’Europe n’est pas encore assez libérale, je sors mon revolver !
      L’écart entre les plus riches (ils ne sont pas foule) et les plus pauvres (leur nom est légion) ne cesse de s’accroître, et vous trouvez qu’il n’y a pas assez de libéralisme ? L’Ecole crève de ne plus transmettre de culture, mais il n’y a pas encore assez de libéralisme ? Quant aux échanges constructifs entre Maron et Trump… « Oh, Mister President, your wife looks like a great MILF ! » « Oh, Mister president, your wife is a damned good cougar ! » — or something like that. Demandez-vous plutôt quel serait l’échange entre Macron et Poutine. Ou Xi Jinping. Pensez-vous que l’un ou l’autre pense un instant anéantir la Russie ou la Chine — ou limiter dans leurs pays respectifs l’enseignement du russe ou du chinois ?

    • « ingrédients proposés par David Cameron: déconstruction et localisation de l’Etat-Providence… »
      « déconstruction … de l’Etat-Providence »

      Pourquoi ne dites-vous pas:
      « destruction … de l’Etat-Providence » ?
      Ce serait plus juste.

      Vous utilisez un vocable heideggero-derridéen sans en respecter le sens.

      « Déconstruction » ne doit pas être utilisé comme un euphémisme à la place du mot « destruction. »

      Quant à la « localisation de l’Etat-Providence… » je me demande bien ce que vous entendez par là.

      Enfin,est-il nécessaire de rappeler que Cameron a été jeté ?

    • L’écart entre riches et pauvres s’accroît? Est-ce vraiment sûr? – La question de l’inégalité n’est pas une question qui peut se décider en mesurant les écarts, il faudrait encore mesurer la mobilité sociale, ce qui n’est pas si facile à faire sur le long terme. (Une société dans laquelle tout le monde évoluerait d’un revenu de 1 à 100 au cours de sa carrière et au même rythme, serait une société d’apparence très inégalitaire – un écart de 1 à 100, mais en réalité parfaitement égalitaire!) – Mais admettons que l’inégalité se creuse et que la mobilité sociale s’amenuise: n’est-il pas probable que ce soit justement la conséquence de l’interventionnisme étatique? Qu’est-ce qui permet de penser que dans une société politisée comme la nôtre, ce soient les plus faibles qui tirent le mieux leur épingle du jeu? Et que ce ne soient pas au contraire les plus forts? A qui, en outre des moyens économiques supérieurs dont ils disposaient déjà, on a offert un moyen supplémentaire, c.à.d. le moyen politique, à employer à leur avantage. Mancur Olson est plutôt convaincant au sujet de la ‘Logique de l’action collective’. – ‘Déconstruction’ voulait dire que je ne pense pas qu’il faut être jusqu’au-boutiste pour avancer: l’abolition de l’Etat-Providence est certes le but, mais on peut procéder par étapes. ‘Destruction’ je récuse, parce que je ne pense pas que l’abolition de l’Etat-Providence soit une œuvre de destruction (sauf de la bureaucratie et de l’inefficacité qui l’accompagnent). – David Cameron n’a pas été viré, il a démissionné quand les résultats obtenus dans la négociations avec ses partenaires européens n’ont pas suffi à gagner le référendum. Partenaires qui par la suite ont souvent regretté qu’il ait perdu le référendum. – Je serais curieux de savoir combien de ces partenaires ont regretté aussi sans l’avouer publiquement qu’ils n’aient pas concédé davantage à Cameron pour qu’il puisse gagner son référendum.

      • « Déconstruction’ voulait dire que je ne pense pas qu’il faut être jusqu’au-boutiste pour avancer: l’abolition de l’Etat-Providence est certes le but, mais on peut procéder par étapes.  »

        Si je comprends bien,pour vous « déconstruction » signifie « destruction partielle ou progressive. »

        Vous avez sans doute le droit de donner à ce néologisme le sens que vous voulez…mais alors ,me semble-t-il,il faut le préciser d’emblée.

        Le lecteur non prévenu a tendance à interpréter le mot (invention de Derrida) dans le sens que lui donnait Derrida.

        La communication (si communication il y a) repose sur des conventions.

        Les dictionnaires ne sont pas faits pour les chiens et les grammaires ne sont pas faites pour les cochons (contrairement à ce que semblait affirmer Dugong voici quelques mois.)

    • Et qu’est-ce qui vous fait penser que la langue, la culture et l’enseignement soient davantage menacés par le ‘libéralisme’ (c.à.d. par le droit des gens à faire leurs choix) que par le pouvoir politique? Qu’il soit français, russe ou chinois?

    • A propos de discours: Edouard Philippe fait quand-même nettement mieux que Macron quand il s’agit d’éviter la langue de bois, il me semble. Il a des phrases courtes. Il parle directement au sujet. Mais il n’a malheureusement pas encore abandonné la manie des adjectifs superflus. Comme quand il parle des gens les plus fragiles et du besoin qu’ils ont de « notre solidarité constante ». (La constance de la solidarité n’est pas le sujet quand celle de la fragilité n’est même pas supposée.) Quand un tiers des substantifs dans un discours sont ainsi affublés d’adjectifs superflus, le discours commence à divaguer; et le message qu’il contient, même quand il est inattendu, et surtout quand il est difficile, risque d’être perdu. Car il offre à ceux qui l’écoutent trop d’adjectifs superflus auxquels ils peuvent attacher leur réticence à l’entendre. En somme, divaguer est comme une invitation à faire diversion.

    • Encore à propos de discours présidentiels: celui à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vélodrome d’Hiver était peut-être bien, mais certainement trop long. Si je n’avais pas été averti par les réseaux sociaux que BDS France avait déjà commencé à paraphraser le Président, je n’aurais même pas remarqué la phrase clé de son discours: « Nous ne céderons rien à l’antisionisme, forme réinventée de l’antisémitisme. » Car sait-il vraiment ce qu’il est en train de prendre sur lui en disant cela? A supposer qu’il ne veuille pas que cela reste des paroles en l’air? – BDS France: « Nous ne céderons rien au sionisme, forme réinventée du nazisme. »

    • Dans mon esprit, sans consulter de dictionnaire, mais en me rappelant un peu mon latin, déconstruction est un mot composé: dé-construction. Et signifie pour moi: faire le chemin inverse de la construction. Enfant, j’ai souvent fait de la déconstruction en jouant au meccano: en réalisant que je n’allais pas y arriver, j’ai déconstruit une partie pour choisir une autre voie. Et je n’avais jamais le sentiment que c’était la même chose que la destruction. – Je ne sais même pas pourquoi je vous réponds, vous qui semblez si obtus que vous ne réalisez même pas le temps que vous perdez à couper des cheveux en quatre. – La question de la ‘localisation’ de l’Etat-Providence est ainsi passé à la trappe. Je n’ai pas trop regardé la question, mais elle était dans les propositions de Cameron et visait à limiter le transfert des prestations sociales d’un Etat-Membre à l’autre pour rendre le financement de ces prestations plus compatible avec la liberté de mouvement des personnes. En clair: pas d’allocations familiales payées par le Royaume-Uni à un travailleur polonais dont les enfants sont scolarisés en Pologne. – Comme je l’avais dit: de la déconstruction. Il vaudrait mieux abolir complètement les allocations familiales, et l’enseignement gratuit avec, si l’on veut arrêter d’accroître l’inégalité des chances par le biais de la démographie. Mais je ne suis donc pas jusqu’au-boutiste quand le plus important est de faire un début dans le bon sens.

  33. « Il faut avoir une foi absolue dans les énergies renouvelables. » Le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, l’affirme dans un entretien paru dimanche dans Ouest-France.

    Bon dieu ! ressaisissez-vous Brighelli … avec la foi qui soulève des montagnes de conneries on fait des miracles de transparence !

  34. Les certitudes de la foi gonflées à l’hélium médiatique comme un gros Hindenburg !
    En face le doute raisonnable comme un avion à hélice ou à réacteur qui prend appui sur la densité de l’air pour avancer !

  35. Un oracle ! un prophète … autant dire un adepte du charlatanisme qui manie les absolus comme des balles que l’on fait rebondir et passer d’une main à l’autre ! Quelle jonglerie imbécile …

    Le savoir moderne est relatif. Quelle énergie est la bonne énergie ? Tout dépend du contexte. Il n’y a pas une bonne et une mauvaise énergie en soi.

  36. Est-ce que nous connaissons vraiment l’électricité ? On pourrait penser que depuis deux siècles, depuis Volta, Ampère, Herz et les autres on a étudié toutes les faces de ce phénomène naturel si utile. Eh bien non !

    Le dr Dmitry Turchinovich a réussi a distinguer et observer deux sortes d’électrons selon leur spin up ou down.
    http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=16468

    Evidemment si on veut améliorer les capacités de production d’énergie cela importe de connaître intimement la conduction électrique.

  37. Rafle du vel d’hiv (suite)

    La responsabilité de la police française atténuée, les flics étaient dopés aux anti-inflammatoires * à l’insu de leur plein gré.

    * à l’arrivée, ceux qui descendaient du train n’avaient pas tous l’occasion de donner leur ressenti sur la notion d’énergie dégradée.

    • « Q. Le fait de comparer le sort des prisonniers de guerre à celui des Juifs envoyés vers l’Est semble montrer que Pétain ignore à ce moment le sort tragique qui les attend. Saura-t-il par la suite que les Juifs étaient exterminés par les nazis ?

      A la mi-1942, au moment de la rafle du Vel’ d’Hiv et même encore bien des mois après, Pétain ignore tout de l’extermination des Juifs étrangers et des Français israélites. Même lorsque les évêques de France s’indignent, Mgr Saliège en tête, des rafles et des déportations brutales, il ne s’émeut pas plus. Quand le pasteur Boegner, président de la fédération protestante de France, évoque devant lui le sort tragique des déportés, sait-il lui-même que l’extermination massive a commencé, que des chambres à gaz existent ? Je ne le pense pas.
      Il semble que Laval non plus ne l’ait pas vraiment perçu pendant longtemps. Voire la Résistance qui dans ses tracts donne des conseils aux déportés…A la fin de la guerre, en mai 1945, des milliers de parents et d’amis de Juifs déportés se rendent devant l’hôtel Lutetia, à Paris, pour lire les listes de ceux qui, espèrent-ils, sont encore vivants. J’étais de ceux-là. Maman n’était pas sur les listes »

      Marc Ferro, Pétain en vérité, 2011.

      Eh oui, il y a la propagande, et puis il y a l’histoire.

      Mais il n’est pas étonnant qu’un irresponsable de profession, dans votre genre, ne veuille pas reconnaître sa responsabilité à lui, dans la disparition de l’Etat-nation.

      Un goût pour la repentance à géométrie variable, voilà votre maladie.

      • Méat coule pas.

        Ce n’était pas des pandores mais des moutons électriques qui ont accompagné les regroupés volontaires du vel d’hiv dans le cadre d’une grande transhumance spontanée.

        • Ce sont bien des policiers et des gendarmes qui ont expulsé des immigrés indésirables, comme Léonarda en son temps (souvenez-vous).

          Puis, ce sont des Feldgendarmen qui les ont escortés jusqu’à la porte des camps en Pologne, et des SS qui les ont massacrés, sans que pandores ou flics soient au courant, au moins en juillet 1942.

          Est-ce si difficile à comprendre ? N’hésitez pas à préciser vos difficultés, cela peut toujours être utile en cas d’enquête sur la senescence.

          • Simone Veil, c’est connu, était complétement à côté de ses pompes.

            On le réalise notamment lorsque, dans ses memoires, elle explique qu’elle n’a été informée de l’extermination qu’en arrivant à Auschwitz.

            Or, elle a été arrêtée (par des Allemands) au printemps 1944, soit près de 2 ans après le vel d’hiv.

            Elle explique également qu’à Nice, c’est un SS alsacien (malgré-nous) qui s’occupait d’eux. Après avoir dit qu’il a été correct avec eux, elle se pose la question : était-il au courant ? « je ne le pense pas ».

            Mais vous, vous êtes sans doute plus à même de sonder les reins et les coeurs que l’ancienne ministre.

            Ou que Marc Ferro, ou que Poliakov…

      • Quant aux flics, l’historien de la police Jean-Marc Berlière a regardé les archives des commissions d’épuration (où, pour la partie interne à la préfecture de police, les hommes placés par les communistes avaient la haute main) et relate, par exemple, ceci :


        « A son procès, le commissaire du gouvernement donne beaucoup d’importance aux décisions de la commission d’épuration : Weiss ayant été révoqué, il y voit une preuve de sa culpabilité, et demande en conséquence une peine de travaux forcés, en soulignant toutefois la responsabilité d’une des femmes que Weiss a arrêté pour défaut d’étoile : elle avait déjà reçu ‘plusieurs avertissements’ (sic) ! Weiss affirme que cette femme, qu’il avait avertie à plusieurs reprises de ne pas sortir de son magasin en blouse et sans étoile, avait menacé d’aller le dénoncer à la Kommandantur, ce qui provoque cet échange avec le rapporteur de la CE : ‘Vous ne manquez pas de cynisme !
        – Soi-disant qu’elle travaillait pour les Allemands.
        – Vous savez ce que sont devenues ces femmes ? Elles ont été déportées en Allemagne !
        – Elles sont en train de mourir doucement là-bas’, ajoute un autre épurateur.
        Le 5/2/45, on ignore encore, apparemment, le sort des déportés raciaux.
        (…)
        L’ignorance de la ‘Solution finale’ dans laquelle se trouvent épurateurs et épurés avant le printemps 1945 explique sans doute une partie des jugements en porte-à-faux par rapport à une réalité que nous connaissons, mais que les épurateurs et les accusés ne connaissaient pas ou fort mal. L’absence, et pour cause, de victimes pour accuser les policiers explique d’autres aberrations. En revanche, on se perd en conjectures sur le sens d’échanges comme celui qui suit, entre le président de la Commission consultative et un policier épuré. Ce dialogue se situe le 17 juillet 1952 ! Le policier révoqué est interrogé sur des arrestations d’israélites commises dans des circonstances telles qu’il semble qu’il aurait pu les éviter. Le président remarque : ‘Vous n’avez pas été très indulgent ! En tout cas, elle [une israélite arrêtée] n’est pas revenue.
        – ce n’était quand même pas méchant de faire une conduite au poste pour vérification de papiers !
        – cela pouvait être méchant : la preuve, ces jeunes filles ont disparu en déportation. »
        Jean-Marc Berlière, les policiers français sous l’occupation.

        Tout à votre zèle repentant, les pauvres couillons de votre génération ont juste oublié une petite chose que ceux qui avaient connu cette époque, eux, avaient d’emblée en tête, la question de l’information.

        D’où la différence de perception, souvent soulignée, entre les deux générations. Mais, désolé de vous faire de la peine : c’est votre génération qui se trompe, parce qu’elle n’a pas fait d’histoire mais de la (mauvaise, minable) politique.

        Le traitement mémoriel de ces questions dans l’après guerre et jusqu’à mai 68 était certainement bien plus proche de la réalité que celui que nous avons actuellement.

        Et l’Histoire de Vichy de Robert Aron (1954), sur cette question des mesures antijuives, plus exact que le torchon de Marrus et Paxton.

  38.  » Les meilleurs élèves sont des … princes de l’équivoque. »
     » prince de l’équivoque. »

    Qui avait ainsi caractérisé Mitterrand,président ?

    Je ne me rappelle plus; Mitterrand avait répliqué, en décrivant son adversaire comme « Tartarin des étiquettes. »

    • Il ne faut pas dire que Toufriquet 1er produit des causements équivoques, il a une pensée complexe où le creux se pare de l’ivresse de la profondeur.

      Et, en même temps, et c’est très fort, ce n’est pas lui qui creuse…

      Faut-il fermer les BL qui organisent la création de tels monstres bifaces et reconvertir leurs enseignants en bonimenteurs de rue (jongleries, bonneteau, mimes, numéros de cracheurs de feu, déambulations échassières, etc.) ?

      • Le Maître professe en BL;ce qu’il enseigne à ses élèves,ce n’est pas la jonglerie.

        Que des étrons ou des macrons puissent sortir de sa classe ne doit pas être retenu contre lui; « car enfin » (je fais du Pierre Driout,ça m’amuse),chacun est responsable de ce qu’il est et c’est seulement par abus de langage qu’on peut dire:la khâgne « produit » des Toufriquet.

  39. J’ai le plus grand respect pour les acrobates et autres antipodistes de cirque ! Cette école ne plaisante pas du tout … vous n’avez qu’à assister aux entraînements !
    De même les illusionnistes sont souvent de grands professionnels qui font preuve de créativité.

    Le problème c’est plutôt le mélange des genres !
    Il faut conserver une sacrée dose d’intégrité pour à la fois pratiquer son art et faire de la politique avec !
    Haroun Tazieff a vite tourné casaque quand il s’est aperçu qu’on voulait en faire une marionnette … ce qu’il n’était pas.

  40. Le commandant Cousteau dont les qualités n’étaient pas mégotées par les professionnels a évité de s’enferrer dans la politique – contrairement à son frère aîné – mais il a dû composer avec le « business » pour avoir les moyens de ses ambitions – on le lui a reproché.
    Il y a toujours un moment où la réalité humaine vient se heurter à l’idéal dès qu’on veut étendre ses activités à la sphère mouvante des intérêts humains trop humains !

  41. En supposant qu’une prépa littéraire serait une école de pure jonglerie verbale – comme une prépa scientifique utiliserait les maths comme propédeutique à l’agilité de l’esprit – ce ne serait pas un crime en soi !

    S’il existait une école de cruciverbistes ce ne serait pas plus une école criminelle !

  42. Beaucoup de vérités dans cet article. Je n’ai pas fait de BL mais une PCSI – et une année seulement, n’ayant pas apprécié du tout le système (et aussi, il faut l’avouer, n’ayant probablement pas le niveau en maths, matière que je n’aimais pas), ce qui ne m’a pas empêchée de réussir ensuite brillamment en IUT puis en école d’ingé par la suite – mais je me rappelle très bien d’un très bon élève de ma classe de prépa de province, qui a été encouragé par ses professeurs à faire son année de spé à Henri IV, sans quoi il avait beaucoup moins de chances d’intégrer l’X. Ce qu’il a fait – ses parents pouvaient se le permettre, étant très aisés – et il mène depuis brillamment sa carrière, pour ce que j’en sais. Il serait resté en province, je ne sais pas s’il aurait obtenu le concours… Donc, oui, reproduction des élites, on peut le dire. Mais d’un autre coté, ces petites prépas sont importantes, quand même, car il y a 20 ans (mon dieu, j’étais en prépa quasiment à la même époque que cette photo) l’ascenseur fonctionnait quand même encore un peu, pour qui s’en donnait les moyens et appréciait l’esprit très particulier qui règne dans ces établissements (ce n’était pas mon cas, même si je m’y suis fait d’excellents amis que je garde encore aujourd’hui). J’espère que c’est encore le cas aujourd’hui et qu’un très bon élève peut encore s’élever un peu grâce à ce système… même si un bon élève de prépa ne sera pas forcément un bon ingénieur…

  43. Un quart des Français faiblement diplômés sont dans l’incapacité de nager au moins 10 mètres.

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/07/18/risque-de-noyade-pres-d-un-francais-sur-six-ne-sait-pas-nager_5161841_4355770.html

    Ils sont donc bien mieux placés que les ceusses qui ont fait des études puisque selon l’article d Vespéral dont je causais plus haut :

    «la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris»

    Allez, sous-prolétaires, tous à la baille ! Le dieu des cogniticiens reconnaîtra et jugera les siens.

    • Dans les réactions à l’article du Vespéral, on lit ceci :

      « les dispenses de piscine sont l’apanage des jeunes musulmanes, celles qui s’enferment sous le voile dès le seuil du collège franchie »

      Les leçons (de natation) du 17 octobre 1961 n’ont pas été tirées malgré les travaux précurseurs de tonton Marcel qui avait inventé en Algérie une méthode révolutionnaire d’apprentissage en baignoire.

      Je laisse les hysterroristes du blog pignocher sur les « détails » de l’histoire.

      • Tu veux dire que ce sont les musulmanes qui se noieront les premières ?
        « Je ne suis pas de ceux qui disent : « Ce n’est rien, c’est une femme qui se noie » — La Fontaine avait tout compris.

        • Je ne suis pas de ceux qui trouvent que nager le papillon en burka est aisé mais je crois que, par esprit de (dé)contra(di)ction, beaucoup de femmes, musulmanes ou pas, trouveraient les gestes adéquats pour ne pas couler alors qu’elles ne savent pas nager.

          A comparer avec les gestes stupidement brutaux et désordonnés du jeune mâle, musulman ou pas, qui, dans les mêmes conditions, s’épuisera vite à taper sur de l’eau qui, a priori, ne lui voulait aucun mal.

          Plus généralement, s’abluter sans faire d’écume n’est pas s’immerger et il serait intéressant de se pencher sur le rapport à l’eau des gens qui voit le livre ceint comme une planche de salut ou une bouée.

          Mais là, il faudrait faire une étude sérieuse…

      • Être d’accord avec Chirac, Hollande, Sarkozy, Toufriquet, et Attali, et encore réussir à se prendre pour un esprit fort…il y en a qui osent tout.

        C’est à de Gaulle seul qu’ils en ont, ces pseudos rebelles, sans doute. Pourquoi ?

  44. Je ne comprendrai jamais la logique des filières: les étudiants de PSI et de PC n’ont pas accès au concours de l’ENSAE, par contre les littéraires de B/L y sont recus à bras ouverts…Déroutant!

  45. Finalement, le sous-texte de JPB est une tentative d’expiation de la faute fondamentale qui entache les prépas B/L : de modernes Prométhée qui, dans l’espoir de libérer l’Homme de ses jougs, ont fabriqué des monstres glébeux.

    Ainsi émergea l’archétype Toufriquet, Frankenstein souriant qui n’a pas fini de vous faire chier des ronds de chapeau.

    Enfin, pour vous consoler un peu, vous pourriez dire qu’on n’en a que pour 5 ans … C’est oublier qu’en 2022, ce sera pire…

    Bonjour chez vous.

    * Pour Prométhée, c’est perpète la rate et le foie

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