Gérard Filoche, seul candidat de gauche, à gauche : interview

Je connais Gérard Filoche depuis longtemps — en fait, depuis une certaine manif de juin 1973 devant et autour de la Mutualité à Paris, face aux militants d’Ordre Nouveau et surtout aux CRS de Raymond Marcellin. Lui à la Ligue, moi ailleurs — je n’ai jamais pu supporter le côté internationaliste de la IVème Internationale.
À noter que les médias n’ont eu de cesse d’affirmer qu’il n’y avait que des trotskystes dans cette manif… Pff !
Ce 21 juin 1973 fut la seule manif gagnée, si je puis dire, militairement parlant — mais à vrai dire, la hiérarchie avait abandonné la base policière à son sort, avec l’idée pseudo-machiavélique de se servir de l’événement pour sévir vis-à-vis de la Ligue Communiste et de ses leaders. L’affrontement fut organisé entre autres par Michel Recanati — voir Mourir à trente ans, où son ancien ami Romain Goupil évoque ces événements controversés, en particulier la façon dont Recanati a été mis en accusation par une Ligue Communiste qui aspirait déjà à participer à la société du spectacle électoral. Ce qui l’a acculé, cinq ans plus tard, au suicide.
Il l’avait tant aimée, la révolution…

Filoche, de huit ans plus âgé que moi, a été membre du PC, puis de la LC, devenue plus tard LCR — puis NPA, le R de « révolutionnaire » étant sans doute un peu pesant pour un groupuscule qui ambitionne désormais de participer à la grande farce démocratique. Il a rejoint le PS en 1994, où il représente la minorité de gauche. J’irais même jusqu’à dire — mais ce serait pure polémique — qu’il n’y a plus que Filoche qui soit à gauche rue de Solférino.
Inspecteur du Travail depuis les années 1980, il a mené une lutte inlassable contre les excès patronaux — et même, parfois, contre les excès des employés. But that’s another story, comme on dit à la fin de Conan le barbare — dont il partage la masse et l’humour décalé (« Conan, qu’il y a-t-il de mieux dans la vie ?
 — Écraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes »). Au demeurant, le meilleur fils du monde, comme dit Marot.
Bref, un guerrier — et certainement pas un ancien combattant. Vous imaginez Conan prendre sa retraite ?
Je l’ai retrouvé il y a quelques années chez mon éditeur et ami Jean-Claude Gawsewitch, qui a publié plusieurs de ses livres, dont une histoire de 1968 sans doute partiale, et c’est très bien ainsi. Les historiens scrupuleux m’emmerdent. Ils jugent, et ils n’y étaient pas.
Filoche me fait penser à ces vieux révolutionnaires de 1793 dont parle Barbey d’Aurevilly et qui, vingt ans plus tard, avaient encore les yeux perdus dans quelque rêve désespéré et dérisoire — mais moins dérisoire que la réalité de la Restauration ou du hollandisme.
Il est donc candidat à la candidature à gauche — précisons, pour que les choses soient claires, qu’il est le seul à gauche, face à une bande de pieds-nickelés-néo-libéraux qui se donnent des attitudes.
C’est à ce titre que je l’ai interviewé sur la situation présente, l’état du PS, sa candidature à la primaire, et les bâtons dans les roues que Cambadélis lui met afin qu’il n’y participe pas — « Mais c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ».
C’est bien le moins que je pouvais faire.

Jean-Paul Brighelli

JPB. La primaire de la gauche est-elle de même nature que celle qui s’est déroulée à droite, et qui finalement n’opposait guère des politiques, mais surtout des ambitions personnelles ?

GF. Non, je ne crois pas, il s’agit d’un débat de fond entre l’aile gauche du Parti socialiste, qui incarne le Parti socialiste traditionnel, historique, et son aile « blairiste-schröderienne », l’ex « troisième voie » en fait. Ce débat traverse tous les partis socialistes en Europe, et par exemple, il a été tranché avantageusement en Grande Bretagne par la victoire par 2 fois dans 2 primaires, de Jérémy Corbyn, qui a ramené le Labour Party à gauche et, du coup, l’a fait passer de 100 000 membres à 650 000 membres. L’enjeu est à peu près le même ici.

JPB. Diverses rumeurs évoquent des pressions afin que tu n’obtiennes pas les parrainages nécessaires. Qu’en est-il ? Peut-on en conclure que le système n’a d’autre réponse à apporter aux questions politiques que tu poses ?

GF. Sans doute parce que mon discours rencontre un large soutien de toutes celles et ceux qui par millions se sont mobilisés tout au long de cette année 2016 contre la loi El Khomri, qui casse 100 ans de Code du travail. Valls a imposé cette loi scélérate par un violent coup de force avec l’article 49. 3 : en venant voter pour moi les 22 et 29 janvier, des millions d’électeurs de gauche auront la possibilité de battre cette loi en venant voter contre celui qui l’a portée ! Sans doute est-ce pour cela qu’ils essaient de m’empêcher d’être là en bloquant éventuellement ma candidature.

JPB. Comment un même parti peut-il à la fois cautionner, via une candidature Valls, la politique qui a été menée ces quatre dernières années et favoriser les ambitions d’ex-ministres qui ont participé à ce gouvernement et feignent désormais de ne plus en être solidaires ? En dehors du plan de carrière, quelles sont les réelles analyses politiques en œuvre parmi les candidats ?

GF. Le Parti socialiste a été dévitalisé depuis 5 ans : tout est venu d’en haut, c’est le principe insupportable du « pouvoir personnel » dans la Vème République. Le PS n’a jamais voté la loi El Khomri ni la déchéance de nationalité, ni le TSCG, ni le CICE… Il avait un « projet » adopté en 2011 : ce projet a été foulé aux pieds par François Hollande et Manuel Valls. Une partie du PS s’est peu à peu révoltée, l’aile gauche (Démocratie & socialisme, Maintenant la gauche, puis les « frondeurs ») mais ca n’a fait que 30 %. Le parti est passé de 120 000 membres à moins de 40 000. Une majorité de départs, 30 % d’opposants et c’est vrai, les 70 % restants c’est beaucoup de suivisme, de légitimisme, de (mauvais) plans de carrière, de confusion politique, ou d’abandon (temporaire ?) des grands principes généreux de la gauche.

JPB. Tu n’as cessé de t’opposer à la politique sociale de Hollande / Valls — en particulier lors des débats sur la loi Travail. Malgré les étiquettes que veut bien lui coller la Droite, ce gouvernement a-t-il mené une politique de gauche ?

GF. Non c’est un gouvernement de gauche, élu par la gauche, issu d’une belle victoire de la gauche en mai juin 2012 : on avait tout à gauche, le Sénat pour la première fois depuis 200 ans, l’Assemblée, la Présidence, 2 villes sur 3, 20 régions sur 22, 61 départements sur 100. Mais Hollande nous a trahis et il a choisi de céder aux sirènes de la finance qu’il prétendait initialement combattre. On a donc perdu 5 élections depuis. Car sur 80 ou 90 % des questions il a mené une politique droitière. Et quand la gauche va à droite, la droite va encore plus à droite : on le voit avec Fillon et Le Pen.

JPB. Tu te bats sur deux fronts, face aux caciques de la rue de Solferino, et face aux promesses de la droite. As-tu le sentiment d’exprimer le sentiment d’une part sensible du PS? Ou ce parti est-il indécrottablement social-démocrate, européaniste et atlantiste — comme l’essentiel de la Droite ?

GF. « Social démocrate » n’est pas une insulte, ce sont deux beaux mots. Je me sens bien au cœur de la gauche, pas isolé du tout, je suis pour redistribuer les richesses d’abord. La France n’a jamais été aussi riche de son histoire et les richesses n’ont jamais été aussi mal partagées. Je suis pour une Europe sociale, contre l’OTAN, pour la paix et le désarmement général. Je veux pousser la démocratie jusqu’au bout, réduire la durée du travail à 32h puis 30h, hausser les salaires, baisser les dividendes, limiter la précarité à pas plus de 5% par entreprise, une transition énergétique et une orientation écologique, une VIème République.

JPB. Une VIème République… Quelle différence alors entre tes propositions et celles de Mélenchon ? Et pourquoi ne pas faire un front uni de la gauche de la gauche ?

GF. Nous divergeons sur la stratégie : il veut en priorité casser le PS pour prendre l’ascendant sur la gauche quitte à perdre le 23 avril 2017 à 20 h. Moi je pense qu’on peut encore gagner contre Fillon et le Pen, et je veux l’unité de toute la gauche rose rouge vert, une candidature commune sur une plateforme commune comme moyen dynamique, de mobiliser victorieusement les 23 avril et 7 mai, et tous ensemble en juin 2017.

JPB. On a beaucoup entendu, contre la loi El Khomri, l’ancien inspecteur du Travail que tu es. Que penses-tu des réformes lancées par Najat Vallaud-Belkacem, qui est arrivée à rassembler contre elle près de 80% des enseignants — et qui a toujours refusé de recevoir les syndicats qui exprimaient leur désaccord ? Les réformes en cours te semblent-elles de nature à réduire la fracture sociale, de plus en plus nette dans le système éducatif, enquêtes après enquêtes ?

GF. Non, car c’est d’abord une question de moyens, il n’y a eu que 54 000 postes rétablis alors que nous sommes en plein boom démographique avec 850 000 naissances par an depuis l’an 2000. Pas de classe de plus de 20 élèves ! Des groupes de « décrocheurs » par cinq ! Des moyens, du temps, des enseignants mieux formés et mieux payés !

JPB. De même, que penser de la façon dont ce gouvernement a entériné les diktats de Merkel / Schaüble qui semaine après semaine ont mis la Grèce à genoux ? Faut-il repenser l’Europe ? En sortir ? Que faire, comme disait le camarade Oulianov ?

GF. Si on gagne cette fois, lors du quinquennat de retour à gauche, de 2017 à 2002, on secouera l’Union Européenne. Fin de l’austérité dite « règle d’or » et relance par la demande. Dénonciation immédiate de la directive « travailleurs détachés.

JPB. Peut-on refonder le PS de l’intérieur, ou l’échec éventuel des positions que tu défends implique-t-il que ce parti peut désormais mourir de sa vilaine mort ?

GF. Oui, c’est encore possible, comme Jeremy Corbyn l’a fait avec le Labour Party. D’ailleurs, c’est la seule bonne voie, sinon, c’est vrai, ce parti, actuellement dévasté, mourra.

JPB. Comment te situes-tu face à la montée du sentiment souverainiste, qui de Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Dupont-Aignan, semble aujourd’hui séduire une bonne part des Français ? Le qualifier de « populiste » est-il une analyse politique suffisante ?

GF. Populiste, ce n’est pas un si méchant mot. Mais je ne suis ni nationaliste, ni souverainiste, je suis un démocrate républicain social, internationaliste. Car, dans « le peuple » selon moi, il y a d’abord des classes sociales. Et je défends les 99 % qui produisent contre les 1 % de l’oligarchie qui accaparent. C’est le salariat, 93 % des actifs qui produit les richesses et n’en reçoit pas la part qu’il mérite.

JPB. La décision de Macron d’exister indépendamment de la primaire de la Gauche, et l’appui qu’il reçoit déjà de certains barons socialistes (Collomb par exemple) ne signifient-ils pas que les dés sont pipés, et que François Hollande s’est choisi son dauphin à l’extérieur du parti dont il fut jadis le Premier Secrétaire ?

GF. Macron est du centre, comme Tapie ou Bayrou, il n’est pas de gauche, il le dit lui même. C’est un hologramme, plus il prendra la lumière moins il se verra. Il n’y a que deux camps, droite contre gauche, actionnariat contre salariat.

Tout complément d’information sur le blog de Gérard Filoche.

309 réflexions au sujet de « Gérard Filoche, seul candidat de gauche, à gauche : interview »

  1. Lormier,

    Je vous surprends en pleine mauvaise foi ! Si tous les fonctionnaires de France étaient des marxistes de stricte orthodoxie, Filoche aurait 5 millions de voix à la primaire socialiste !

  2. Thomas Piketty qui est évidemment beaucoup plus instruit – et intelligent – que Filoche et qui depuis son bouquin « Le capital au 21e siècle » a repris le flambeau de Saint-Karl Marx, veut une primaire pour toute la gauche … sur le plan politique ce socialiste universitaire est clairement à l’ouest.

    • « le flambeau de Saint-Karl Marx,  »

      Il a confié un jour qu’il ne l’avait pas lu.
      (Tout le commentariat compte sur l’archiviste-historien-mémorialiste que vous êtes pour retrouver le journal, la date etc.)

  3. Le Point lance ce cri d’alarme : « Jacques Chirac va profondément mieux »

    Merdre ! S’il va aux présidentielles, il les enterre tous avec ce seul mot d’ordre : « droit à l’oubli pour tous ! »

    D’ici à ce qu’on apprenne que des bruits étranges résonnent, la nuit, dans le cimetière de Jarnac…

  4. Vu le succès d’Emmanuel Macron porte de Versailles, on le voit mal s’effaçant devant les caciques du P.S – parti qui risque fort de périr corps et biens dans la tempête du printemps 2017 !

    • Telles que les choses se présentent le candidat officiel du P.S risque fort de se retrouver 5eme à l’issue du premier tour d’avril 2017 – après Marine Le Pen, Fillon, Macron et Mélenchon !

      Autant dire que ce parti sera moribond à l’issue de ces élections ! Ce sera le legs de François Hollande …

  5. Je reste sidéré : personne ne demande d’où Macron tire le fric de sa pré-campagne. Enfin ! On a fait ch.. Sarko pour qq factures et là, on trouve normal qu’il se loue la Porte de Versailles !

  6. Pour sauver la gauche en 2017, je ne vois plus guère que le spiritisme.

    Ce n’est pas gagné si on songe que, pour 90% de la population, le mot « médium » ne signifie plus rien d’autre qu’un matériau à base de fibres de bois compressées et collées.

    Pas sûr que le fluide médiumnique standard puisse faire tourner un guéridon en médium.

  7. Dans les années 1960 Jacques Brel avait demandé à rencontrer tour à tour les chefs de la gauche d’alors ; il en avait conclu : « Waldeck Rochet est le plus sincère, Mendès-France est le plus intelligent et Mitterrand est le plus malin ».
    Vous voyez ce n’est pas forcément le plus franc ou le plus doué qui l’emporte !

    • Vous avez mille fois raison — le vers m’est revenu (c’est dans « Au roy pour avoir été dérobé ») au moment où je vous ai lu.
      Je rectifie !

  8. Gerard Filoche ne m’intéresse guère… Mais Barbey d’Aurevilly est un de mes auteurs favoris! Merci de le rappeler aux bons souvenirs de mes contemporains. C’est l’amoureux de mes 17 ans qui me le fit découvrir. Finalement ce sont eux, peut-être, les meilleurs professeurs.

  9. L’analyse politique de notre royaume claudiquant, la lumière des projecteurs sur ces rats se mordant les uns les autres pour quelques restes de fromage, la petite musique sérielle du gouvernement du chancelier Cazenaze, le bal des ardents, la gigue des fourbes, pauvres « défenseurs des valeurs de gauche », tout cela est fort bien saisi par GF.
    Ça pue le moisi dans ce pays, par Macron !
    Un terreau fertile pour une Trumperie FN ? Des khons, une khonne, pour un peuple de khons qui fût grand…avant que les révolutionnaires guillotinassent notre bon roi Louis Capet qui fût grand aussi (*), cette belle âme…
    On est foutus ! Vidons nos caves…avant qu’elles ne se rebiffent !
    (*)1m93 au garrot !

    • Sur la question du Beau (et sur bien d’autres),la pensée d’Hervé se cherche.Signe d’éveil intellectuel:aurait mérité d’être l’élève du Maître.

      Le 19 Novembre 2016 à 19 h 39 min,
      hervé
      a dit :
      Je suis amoureux fou de cette superbe femme. J’ai même caressé le projet de l’enlever avec la complicité d’amis enthousiastes de l’Institut PMU-Bartabacs, ceux qui placent l’amour du Beau au-delà du Bien et du Mâle.

      Le 9 Décembre 2016 à 14 h 01 min, hervé a dit :
      …je ne suis pas de ceux qui croient que « la beauté sauvera le monde » et ses jeunes occupants.

  10. http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2016/12/09/lienemann-j-ai-decide-de-ne-pas-etre-candidate-a-la-primaire_5046596_4854003.html

    Ah ! Enfin un marronnier original dans le Monde :
    Lundi : « zorglub-j-ai-decide-de-ne-pas-etre-candidate-a-la-primaire.hkml »
    Mardi : « dugong-j-ai-decide-de-ne-pas-etre-candidate-a-la-primaire.hkml »
    Merc : « herve-j-ai-decide-de-ne-pas-etre-candidate-a-la-primaire.hkml »
    Jeudi : …

    Sans compter ces millions de français qui n’ont même pas été informés qu’ils ne sont pas candidats à la primaire.

    PS (c’est le cas de le dire) le « hkml » c’est pour le robot !

    • Installer Lienemann en fond d’écran, ça reste quand même une perversion.

      Ceci dit, elle a beaucoup fait pour la race chevaline au sénat où les mangeoires sont bien garnies.

    • En fait, c’est plutôt une fille bien — désolée d’être encore dans ce parti de merde. J’ai eu l’occasion de la rencontrer chez son éditeur.

        • La prochaine ministre de l’EN — dans l’hypothèse Fillon — a enseigné presque 20 ans les Lettres classiques.
          Dans l’hypothèse Marine, le prochain ministre a enseigné 40 ans — non, je blague !

          • « La prochaine ministre de l’EN — dans l’hypothèse Fillon — a enseigné presque 20 ans les Lettres classiques. »

            Dans l’hypothèse Fillon, à peine 40% de sa carrière. Une gamine, quoi…

        • Sur
          http://www.mnlienemann.fr/presentation-en-quelques-mots/

          on trouve des éléments de réponse.
          Marie-Noëlle Lienemann est née le 12 juillet 1951 à Belfort.
          …ancienne élève de l’ENS Cachan [qui s'appelait alors ENSET NDLormier], elle est devenue professeur de Physique-Chimie et est titulaire d’un DEA de Chimie-physique.
          [ni agrégée,ni certifiée,elle a vraisemblabement enseigné -très peu de temps-avec le statut peu enviable d'auxiliaire.ND Lormier]
          Elle adhère au Parti socialiste en 1971.
          En 1977, elle est élue, très jeune, maire-adjoint de Massy (91) et l’année suivante, conseillère générale de l’Essonne.
          La politique l’intéressait bien davantage que la physique.
          Une ancienne de l’ENSET…ne doit pas être complètement idiote.

          Sur les photos on ne distingue aucun goitre;donc pas de crétinisme alpin.(mal qui,selon vous, afflige nombre de physiciens.)

          • Florence Robine est aussi sortie de l’ENSET, en physique également.
            Certes, être complètement folle n’est pas exactement la même chose qu’être complètement idiote.

        • Deux physiciennes!

          On m’a rapporté le mot du Professeur Unterberger (si l’attribution est erronée,je le regrette):
           » On peut mépriser les physiciens, mais pas la physique. »
          Bien sûr,le

  11. Je déconne, je déconne et je néglige mes copies alors qu’elles sont aussi savoureuses que le quotidien de référence :
    « et donc c’est un triangle quadrilatéral ».

    Plus rare que la multiplication des pains : celle des angles (avant celle des anges).

    • Il y a pourtant, là, un élan généreux pour libérer les triangles de contraintes qu’un progressiste ne peut que déplorer.

      Ne brisons pas le déploiement de l’imaginaire de nos élèves !

    • Il est donc utile peut-être d’examiner les préfixes « équi » et « quadri » dans les mots « équilatéral  » et « quadrilatère ».

      Faites venir le Maître dans votre classe.

      Une de mes connaissances,professeur de mathématiques dans un lycée, m’a cité un jour une copie de seconde;je ne sais ce qu’il s’agissait de démontrer mais la première phrase de l’énoncé disait: » Soit ABC un triangle quelconque… »
      Et la solution de l’élève commençait par:
      « Soit ABC un triangle quelconque; on voit qu’il est isocèle; »

      Mais qu’est-ce qu’un triangle quelconque, qu’un homme « quelconque » ?
      Il n’est pas si rare qu’une femme se déprenne d’un homme parce que, finalement, elle le trouve « quelconque ».

      Etre quiconque, est-ce un défaut rédhibitoire ?
      Quiconque cherche à plaire devrait se poser la question.

  12. Avec Filoche dans votre jeunesse avez-vous fait parti des illuminés sympathisants
    des maoïstes?
    Si Filoche devient président a-t-il prévu de nationaliser des grandes entreprises?
    Travailler moins et gagner plus est un programme qui convient tout à fait au modeste
    salarié que je suis. Mais ce programme ne va-t-il pas contribuer à mettre à mal notre compétitivité et à désindustrialiser un peu plus le pays dans un contexte où les frontières sont grandes ouvertes? Se définit-il comme communistes?
    A-t-il prévu de sortir de l’Europe? Est-il proche des thèses économiques de la décroissance? En ce qui concerne le danger de l’islam, l’immigration, le remplacement de population qu’elles sont ses positions?

    • « ce programme ne va-t-il pas contribuer à mettre à mal notre compétitivité? »…

      Voyez comment Henri Guaino démolit le programme de Fillon: »on ne peut pas redresser les finances de l’Etat en déstabilisant encore plus les finances des ménages. »

      A quoi servent les gains de productivité ?

      A permettre des gains de productivité ?

  13. Soyons clair, Filoche, on l’aime bien. Comme un vieux chien qui passe maintenant le plus clair de son temps à roupiller près du feu et qui (dé)tonne encore parfois lorsqu’un de ses khongénères du PS fait le progressiste en déclarant que le travail est une libéralité de la part du travailleur.

    Comme si on venait pisser sur son territoire…

  14. Filoche, c’est le Poutou du PS, c’est tout dire. Ce pourfendeur des « patrons » (tous des salauds) ne serait même pas fichu de gérer une épicerie avec trois employés. Laissons-le à ses chimères …

      • L’assassin était agriculteur…avec quelques
        ouvriers agricoles sans doute.

        Si on supprimait l’Inspection du travail,ces meurtres ne se produiraient plus.

        • « Si on supprimait l’Inspection du travail,ces meurtres ne se produiraient plus.

          j’ai oublié de dire que déjà,cela ferait moins de fonctionnaires.

          Pierre Driout devrait approuver.

        • La décimation des fonctionnaires (500.000 sur 5.000.000) doit obéir à des règles compatibles avec l’efficacité recherchée.

          L’histoire est pleine de solutions de mise en œuvre simple et efficace. On peut, par exemple, sortir du rang tous les syndicalistes et obliger les autres à les exécuter.

          Des esprits chagrins objecteront qu’on serait loin d’une décimation.

          On pourrait alors continuer avec les vieux (mieux payés, acerbes et inaptes aux changements). Les stagiaires seraient chargés des exécutions et certains khontributeurs de bonnet d’âne seraient bombardés « cadres ».

  15. Merci de nous avoir fait connaître les analyses de votre ami Gérard Filoche.

    Il a bien raison de s’intéresser à ce qui se passe au Royaume Uni,du côté du Parti Travailliste;il semble bien que Jeremy Corbyn ait le soutien de sa base populaire-à qui il redonne espoir;le blairisme, c’est fini.( Plutôt comique que Macron, qui se présente comme l’homme de l’avenir, ait déclaré admirer Tony Blair à la BBC;son interlocuteur était stupéfait.Les sentiments des Britanniques à l’égard de Blair vont du mépris total à la haine farouche.)

    On nous a souvent présenté le vote sur le Brexit comme une victoire de la droite xénophobe;il y a certes parmi ceux qui demandent à quitter l’Europe nombre de xénophobes qui ne veulent plus d’immigrants.
    Le Brexit ne l’aurait pas emporté cependant sans une autre composante:des travailleurs qui ont bien compris comment les institutions européennes travaillaient à détruire leurs droits.

    Des chauffeurs de la société Uber viennent de remporter une victoire devant un tribunal britannique;les juges se sont payé le luxe d’ironiser sur les arguties des avocats d’Uber qui soutiennent que les chauffeurs ne sont pas leurs employés mais des auto-entrepreneurs qui utilisent la plate-forme Uber.Pour le tribunal,jugeant en conscience et appliquant le Droit anglais,ces chauffeurs sont bel et bien des employés d’Uber;ils ont droit à des congés payés,un revenu non inférieur au salaire minimum etc.

    A contrario Uber attaque la France devant une cour européenne:le gouvernement français a osé prendre des mesures qui nuisent à son expansion;selon eux ces mesures contreviennent aux dispositions du Droit européen.

  16. Je suppose que Gérard Filoche n’aurait pas accepté de faire des accords avec LR pour contrer le FN aux régionales (dans le Nord et en Paca) … cette magouille ou ce désistement de PS comme vous voulez est suicidaire pour l’image que ce parti donne auprès des électeurs de base ! Et même des militants qui ne peuvent que réprouver cette cuisine électorale.

    • Vous vous trompez. Filoche, c’est un chien qui aboie mais qui ne mort pas. In fine, il choisit toujours de voter pour le moins pire. C’est un légitimiste. Je vous fais le pari que si Valls sort vainqueur de la primaire, il va appeler à voter Valls, car pour lui l’unité du parti dit socialiste est au dessus de tout. Pour lui, c’est « le cœur de la gauche ». Allez sur le blog de Filoche si vous ne me croyez pas.

  17. Maintenant à la présidentielle et aux législatives 2017 le PS va se retrouver tellement bas qu’il n’aura même pas besoin de se désister pour la Droite !

    Il comptera pour du beurre !

  18. Résumons la situation :
    - Ce qui est en cause c’est la question du pouvoir à gauche de l’échiquier politique.
    - L’hégémonie politique du P.S qui commence en 1971 avec la prise de pouvoir par François Mitterrand au congrès d’Epinay-sur-Seine et par le programme commun de gouvernement de 1972 avec le PC (je l’embrasse pour mieux l’étouffer), cette hégémonie est en train de s’achever sous nos yeux avec le règne de François le petit.
    Macron et Mélenchon vont ramasser les morceaux du PS pour faire autre chose de la Gauche de gouvernement.

  19. J’ai acquis par un commerce interlope une autre version de la photo évoquée ci-dessus de Marie-Noëlle Lienemann au Sénat, mais absolument nue ! Une splendeur, cirée comme une armoire ! Je l’ai également mise en fond d’écran. Il m’a fallu expliquer à ma chère et tendre Gong-Li passant derrière moi se penchant incrédule sur mon épaule que c’est « comme ça que je voyais la Vierge Marie ».
    Elle m’a pardonné cet acte, quasi religieux…

    • N’avez-vous pas dit à Gong-Li que la photo de MNL vous aide à modérer vos ardeurs lorsque vous l’étreignez?

      J’ai eu l’occasion de le dire ,je vous trouve intellectuellement précoce (et je ne suis certainement pas le seul à le penser ici ) mais il est des circonstances où la précocité peut nuire.

    • J’ai peur que vous ayez été escroqué.
      Lormier a bien essayé « Gong Li naked » et il est tombé sur une série de montages photo d’Asiatiques plus ou moins ressemblantes dans des poses qui ne laissaient plus rien suggérer.
      Je n’ai pas tenté « M;N. Lienemann nue » (vous oui, apparemment), mais Valérie Pécresse m’avait expliqué il y a cinq ans que Google, quand on tapait son nom, proposait tout de suite « Pécresse juive » et « Pécresse nue ». Les internautes m’étonneront toujours.
      Je viens d’essayer : les internautes à présent s’inquiètent de sa taille (?).

      • « Lormier a bien essayé « Gong Li naked »; oui,en suivant le lien par vous indiqué, Maître.

        Mal m’en a pris;le site est vérolé au dernier degré;mon ordinateur a failli exploser.

        Jamais je ne vous eusse soupçonné de pareille traîtrise.

  20. Mendès-France était un homme intelligent, courageux et orgueilleux mais desservi par un physique ingrat ; Mitterrand lui était beau gosse dans les années cinquante comme Macron aujourd’hui.
    Mitterrand invita comme il se doit Mendès-France à l’Elysée quelques mois avant sa mort pour célébrer son triomphe personnel – Mendès-France qui devait être un peu gâteux je suppose se laissa aller à faire couler des larmes et le cruel Mitterrand commenta : « Il pleure sur lui-même ! »
    Mitterrand avait un fond méchant inépuisable.

    • Il devait aussi avoir un fond gentil:voir Madame Pingeot.

      Ne trouvez-vous pas vous qui avez lu bien des Mémoires que cette histoire d’amour est la plus singulière qui soit ?

      • Je ne vais pas faire plaisir aux mitterandistes mais ces lettres que je n’ai pas lues in extenso ( mieux à faire ) m’ont semblé être une mise en scène très calculée. On a vraiment l’impression qu’il met en scène cette relation amoureuse comme s’il lui fallait laisser derrière lui « la » correspondance amoureuse idéale qui ferait parler de lui. Regardez, chers lecteurs, moi aussi comme tous les grands écrivains, j’ai eu ma muse and so on … Muse qu’il cocufiait allègrement but it’s another story. Il est vrai qu’une relation amoureuse est aussi une mise en mots ( maux:-) mais on a l’impression qu’il ne doutait pas de la possible publication.

        • Sanseverina, le jour où seront publiées les lettres d’amour enflammées de Mazarine Pingeot à l’attention de votre serviteur, et mes laconiques réponses fort peu mitterrandiennes, vous verrez que celles de son père seront vite oubliées !

  21. A deux semaines de Noël, si on réussit à ne pas se soumettre à la foi religieuse qui abrutit toujours et tue parfois, si on peut éviter de travailler pour des queues de cerises, si on a de l’oseille en quantité suffisante, si la médecine ne connait pas votre dossier, si le vent gonfle vos voiles amoureuses, ben…les élections de 2017, mes petits loups, on peut s’en taper et faire comme moi: laisser ce cloaca maxima aux éboueurs renifleurs médiatiques. Uhuhu…

    • Ah ben non ! Noam Chomsky a dit que Donald Trump à la Maison Blanche c’est la fin de l’humanité c’est donc votre dernier Noël où vous frapperez le Gong !
      Si vous n’écoutez pas les prophètes qui portent à gauche alors vous êtes franchement amoral mon petit Hervé jeune pousse de bambou !

  22. Le 10 Décembre 2016 à 19 h 10 min, Brighelli a dit :
    Je reste sidéré : personne ne demande d’où Macron tire le fric de sa pré-campagne. Enfin ! On a fait ch.. Sarko pour qq factures et là, on trouve normal qu’il se loue la Porte de Versailles !

    Internet nous renseigne aisément. En tous cas, il a plus de soutien dans la société civile que les autres candidats. Bien sûr, par le terme soutien je n’entends pas les systèmes de fausses factures ou d’emplois fictifs ( urba-graco, mnef, mairie de Paris, lycées d’Ille de France , etc ) mis en place par les partis politiques depuis belle lurette, ni les allers-retours en Afrique, tous partis confondus pour aller chercher les mallettes…
    Donc en résumé, Macron a le soutien de l’institut Montaigne, de Terra Nova, de la fondation Jean Jaurès et d’entrepreneurs ( pas tous des salauds ) de banquiers, et il demande des dons. Il a plus de 100 000 adhérents à son mouvement ( qui ne paient pas ) contre moins de 50 000 pour le PS ( je ne parle pas de NDA ) . C’est marrant d’ailleurs NDA, en droit international est un accord de confidentialité qui signifie : non disclosure agreement. Funny !
    Et en plus, bande de vieux schnocks, il est jeune, il est intelligent et il n’est pas mal du tout physiquement. Vous nous faites bien ch… avec vos films coréens et vos calendriers Pirelli :-)

    • J’ai regardé hier soir les « Peaky Blinders » une bande de voyous de Birmingham des années 1920 … c’est assez délicieusement délictueux ! On dirait une bande mal-famée de politiciens en goguette qui veulent mettre un pays en coupe réglée !

    • « petit sauteur… »
      S’il vous plaisait de nous en dire un peu plus,nous en serions ravis.
      On songe au grand classique de Black et Decker: » Les scies sauteuses ».
      Il y eut aussi une âpre dispute entre des surréalistes,dont Breton,à propos de haricots sauteurs.
      Ou bien voulez-vous préserver le mystère ?

    • Ah les heureux hasards d’insertion des réponses ! Voilà la jolie gongette quasi affublée de rouflaquettes. Sacrilège ! Les libidineux ne vont pas s’en remettre…

      • L’image du calendrier Pirelli tient la route. Il est bon que les pré-ados se paluchent de façon débridée * sur le photoshopage de celles et ceux qui ne sont pas singapouriens dans la régulation des flux de la populace mondialisée

        * attention tout de même au risque de rupture des freins

  23. Thomas Shelby – alias le bel Irlandais Cillian Murphy – vivait un simulacre d’exécution et tout gangster endurci qu’il était se roulait de terreur dans la boue d’un champ !
    D’après le scénario c’est Winston Churchill en personne qui avait monté cette fausse exécution à la manière des gangs de la mafia.
    C’est plutôt drôle de faire du premier lord de l’Amirauté un adepte des méthodes musclées des gangsters ! Ceci dit pendant la seconde guerre mondiale les agents secrets de la couronne britannique employaient des moyens expéditifs eux aussi …

    • Claude Riffaud vient de mourir ; il était le co-fondateur avec Bob Maloubier disparu l’an dernier des nageurs de combat français.
      Bob Maloubier employait des gangsters comme Jo Attia pour exécuter des contrats ; il est allé un brin trop loin et De Gaulle a démissionné le vilain coco comme Constantin Melnik.

    • « tout gangster endurci qu’il était se roulait de terreur dans la boue d’un champ ! »

      Vous vous en tenez à la règle grammaticale stricte;c’est très bien;

      Le subjonctif dans la locution « tout …que » est un écart que seuls les très grands peuvent se permettre.

  24. J’ai bien rigolé quand j’ai vu la déclaration de Valls :

    « Ma candidature est une révolte ».

    Visiblement, Valls n’a pas peur du ridicule ! Je me souviens de Jospin qui avait tout pour gagner contre Chirac. Mais il a pris une déculottée.

    Valls et Hollande ont trahi leur base électorale. Sous la gouvernance de Valls, la France a été en état d’urgence perpétuelle, comme le personnage de Valls qui s’est toujours laissé emporter en permanence. Il est arrogant et intolérant, à la limite d’une violence qui ne laisse aucune place au dialogue et à l’échange. C’est pour cette raison que Valls est passé en force sur tous les sujets avec son 49.3. Toujours convaincu de la supériorité de ses propos, il écrase, envahit, piétine, méprise. Les années Valles = catastrophe. J’espère que Valls va prendre une branlée magistrale comme Juppé et Sarkozy.

  25. Macron semble bénéficier du soutien d’une partie de l’électorat féminin ; i il faut se méfier, il sait y faire.
    Tout petit déjà, il détournait son professeur de Français de sa mission d’enseignement ….

    • Une victime de plus : le ministre (c’est la mère, grammairienne, de N. kosuskio- Moricet, qui lui aurait dit, source ; le oueb de l’époque ;  » … ne te laisse jamais appeler  » madame la ministre  » . C’est une légende, que je pourrais propager ; pareil, vu que la source c’est moi, et ce que j’aurais lu via le web, en 2007.
      Il vaut mieux s’abstenir d’avoir la foi ; précaution d’usage.
      (surtout si il y a des enfants, qui ne prendraient pas la précaution de vérifier ; vu leur âge) : donc la victime c’est segolun royal, qui aurait déclarer que Macron amène un vent (des jeux de mots, .. , jeux de vilains me viennent ….) d’air frais sur la politique.

      Macron, un pet d’air frais sur la politique.
      Je m’en remettrai vite, vu que je me répare au pire depuis longtemps (dans ce domaine : la politique en général)

  26. Je mets en garde les nombreux adeptes de Maduro qui acceptent les billets de 100 bolivars en rétribution de leurs actions de lobbying :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/12/12/20002-20161212ARTFIG00037-le-venezuela-supprime-son-plus-gros-billet-en-circulation.php

    Sachant qu’actuellement, un impérial macdo coûte 5 billets, Maduro ouvre un bolivar à ceux qui promeuvent les politiques « pétrole contre nourriture ».

  27. La C.V.L * lance un mouvement « Toutes le cul tourné » de protestation contre la bouc-émissarisation tendant sournoisement à rendre les vaches responsables du réchauffement climatique.

    http://www.liberation.fr/futurs/2016/12/11/methane-dans-l-atmosphere-le-betail-qui-change-tout_1534594

    Le pouvoir joue le pourrissement du mouvement car il sait que la situation ira très vite de mal en pis douloureux.

    * rien à voir avec le Conseil à la Vie Lycéenne, il s’agit bien de la Confédération des Vaches Laitières

  28. Les talents se multiplient à gauche comme des petits pains pour Marie-Antoinette ; après le loukoum Filoche, le maigre Peillon … ce parti socialiste est une urne d’abondance !

  29. Peillon produit des livres par dizaine ; j’en ai un sous les yeux « Eloge du politique » paru en 2011.
    En guise de conclusion il y dénonce le copinage !
    Aujourd’hui il se pose en héritier de Hollande dont la seule réussite dans sa longue carrière aura été de placer ses copains !
    Lui-même Peillon a été « copiné » abondamment voir ses recasages successifs au CNRS ou dans des postes de sinécure.

      • Euh! C’est même pas un kayak ! C’est un canoë !
        Grosse différence quand même, sur un kayak, il se serait cassé la figure. Z’avez jamais fait de kayak, Dugong ?

        • Méat coule pas !

          Ça me rappelle l’histoire de l’Américain, du Français et du Belge capturés par une féroce tribu exotique dans laquelle il est d’usage que chaque prisonnier demande un objet. Si la tribu ne peux le fournir dans l’heure, le prisonnier est libéré. Dans le cas contraire, il est promptement occis, dépecé, sa peau servant à fabriquer un canoë de qualité.

          L’Américain demande un Macdo. Moins d’une minute plus tard, l’infâme machin lui est mis devant le nez et voilà l’Amerloc transformé. Le Français demande une tour Eiffel miniature. Là encore, même scénario.

          Vient le tour du Belge qui demande une fourchette au chef surpris. En moins de 5 secondes, l’objet est apporté. Le Belge s’en saisit et se larde de coup en hurlant : « Tiens, voilà ce que j’en fais de ton canoë ! »

  30. Macron interrogé hier soir par Polony sur TF1 reconnaissait son ignorance en matière éducative ; il laissait la question aux experts.
    C’est toujours mieux que Peillon avec ses arguties merleau-pontesques !

  31. À midi, en mangeant des nouilles torsadées, le Grand Amitābha m’est apparu.
    Car mine de rien, la nouille torsadée est un bel objet de méditation sur l’infinitude ou la finitude selon qu’on la voit comme une torsade qui n’en finit plus de se torsader ou si, réprimée dans son élan en bridant sa tendance naturelle à la torsion par un coup de fourchette, elle perd sa dignité de torsade et redevient simple nouille. Bien sûr, il faut manger les nouilles torsadées dans un bol chantant tibétain sinon la méditation ne vient pas et le Grand Amitābha non plus, mais je pense que tout le monde le savait.
    Je vous raconte ça parce que moi, les élections présidentielles, je m’en fous comme de l’an 2017.

    • Il y a dans ce bref essai bien des traits charmants,une inspiration indéniable;c’est un pianotement léger, badin, moqueur ; goûtons ce je-ne-sais-quoi qui entraîne l’esprit vers le concept (la figure de la spirale-plutôt archimédienne que logarithmique,qui sait ?) sans interdire à la rêverie d’éclore:quand Gong-Li pratique sa danse martiale, elle semble se métamorphoser en pure volute, n’est-ce pas ?

      https://www.youtube.com/watch?v=YMmdzy4vQu8

      « La femme qui danse n’est pas une femme et elle ne danse pas ». Degas,devenu « vieux schnock » (pour reprendre le terme si élégant de la grande Séverine) l’avait perçu mieux que quiconque.
      Jeune homme,soyez vous-même.

    • Subjonctif,en êtes-vous si sûr ?
      Joie de la férule ?

      Il faut manier celle-ci avec précaution et quand on est bien sûr de son fait (rappelez vous:les femmes et les filles de Trump…);quant à la mentule,les avertissements de Dugong me semblent bien superflus-s’agissant d’Hervé, que guide la main si sûre de Gong-Li.Croit-il qu’avec pareille maîtresse…?

      Allez donc consulter votre Grévisse.(Je n’en ai pas sous la main).
      et puis…
      « Selon que vous serez puissant ou misérable,
      Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.  »
      Iriez-vous corriger La Fontaine ?

      je doute que votre impudence aille jusque là.

      « Selon que l’article est considéré comme faisant ou ne faisant pas partie du titre, tout varie ou non: J’ai lu Tout « Les Martyrs » (Grévisse, sur le réseau.)

      Ce que dit l’Office québécois de la langue française (OQLF):
      Quand la locution conjonctive « selon que » est employée dans une phrase marquant l’alternative et est suivie de deux éléments coordonnés par ou, elle doit toujours se construire avec un verbe au mode indicatif. C’est ce dont l’Office québécois de la langue française (OQLF) nous informe.
      En effet, selon l’OQLF, même si des grammairiens signalent qu’on observe une certaine tendance à faire suivre cette locution du subjonctif, l’emploi de ce mode est considéré comme fautif.
      Exemple :
      – Le destin de cet enfant peut être complètement différent selon qu’il reçoit ou non de l’affection de ses parents. (et non : selon qu’il reçoive ou non de l’affection de ses parents)

  32. P.S On me dit que le subjonctif pris de remords de rester dans les marges de l’impensé du travail se serait fait macronien de la plus belle eau ! Âmes simples venez à nous vous salir les mains !
    Le conditionnel lui est un désir d’avenir, il est donc royaliste-jaurésien !
    L’impératif est filloniste : appauvrissez-vous nous ferons le reste !

    Seul l’indicatif reste un parent pauvre : aucun parti ne s’en revendique ! Trop simple aux dires des mauvaises langues. Alors il boude dans son coin attendant des jours meilleurs …

    • Tout ceci est,à mon humble avis, fort plaisant;espérons que Sanseverina qui désormais siège à la droite du Maître (il a bien voulu lui reconnaître le staut d’inspiratrice) daignera vous faire l’hommage d’une remarque élogieuse.

  33. En gros je suppose que tout le monde ici est d’accord pour dire que le P.S est mort !

    Ni Filoche, ni Peillon, ni quiconque ne le réveillera plus de son sommeil léthargique.

    • La pègre des lettres qui prend le pouvoir sur les glorieux humanistes !

      Cela ne me dérangerait pas trop si je ne sentais pas tant de bons sentiments chez Dylan, Lennon et les autres !

      Pour moi un grand écrivain peut aussi penser mal.
      Comme disait Térence : Homo sum ; humani nihil a me alienum puto.

  34. J’ai pondu quelque chose sur l’autonomie des établissements sur

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-faut-il-avoir-peur-de-l-autonomie-des-etablissements-12-12-2016-2089737_1886.php

    Mais comme l’article est réservé aux abonnés, et selon une jurisprudence Bonnetdane, en voici le texte :

    Brighelli – Faut-il avoir peur de l’autonomie des établissements ?
    François Fillon propose de donner aux établissements de larges marges de manœuvre. Pourquoi pas, répond Brighelli, mais pas n’importe comment.
    La proposition a aussitôt entraîné une levée de boucliers chez les enseignants, moins par jacobinisme que par méfiance envers les chefs d’établissements (très souvent appelés « le patron » par des profs qui pour rien au monde n’accepteraient d’être leurs employés) et rejet massif de tout entrisme des parents d’élèves.
    Suspicions préalables non dénuées de fondements. Trop de principaux de collèges ou de proviseurs de lycées rêvent d’un caporalisme que leur politesse camoufle mal. Et les associations de parents d’élèves, FCPE ou PEEP, ont trop massivement soutenu les projets mortifères de Mme Vallaud-Belkacem (malgré des tiraillements locaux relayés ici-même) pour que leur présence institutionnelle dans les projets pédagogiques ne soit pas ressentie comme une menace lourde.

    Projet d’établissement

    Si je devais toutefois tenter d’imaginer une autonomie des établissements profitable à tous, élèves, parents, et enseignants, voici ce que je proposerais.
    Au ministère de définir les lignes de force — en particulier en récrivant les programmes dans le sens d’une plus haute exigence. Les programmes aujourd’hui se contentent d’un minimum. Il faut les redéfinir dans le sens d’un maximum. Le maître-mot d’une école repensée doit être l’ambition. L’ambition d’amener chaque élève au plus haut de ses capacités. Toute définition a minima irait dans le sens de la pente où nous ont entraînés des politiques aveugles ou complaisants.
    Puis chaque équipe pédagogique aura pour tâche de formuler un projet d’établissement conforme à ce cadre général pré-établi.
    Dans ce cadre doivent s’instaurer la nécessaire transmission des savoirs (ou des connaissances, je ne disputerai pas le terme, pourvu qu’on en finisse avec ces « compétences » qui sont le cache-misère de la baisse institutionnalisée du niveau) et le projet uniforme d’élever chaque élève au plus haut de ses capacités — tant il est vrai que le niveau moyen ne peut s’élever que si les objectifs sont eux-mêmes les plus élevés possibles.
    Et pour en rester aux grande lignes préalables, il est nécessaire que l’Etat impulse une vraie volonté laïque, afin d’éviter localement les dérives communautaristes. Programmes et impulsion initiale : là peut s’arrêter le rôle direct d’un ministre.

    Avoir de l’ambition, c’est en donner

    C’est ce qui ressort des propos d’Andreas Schleicher, interviewé ici-même. Le grand patron du programme PISA, sur lequel nous reviendrons bientôt avec Annie Genevard, n’affirme-t-il pas qu’« il faut se fixer un idéal élevé » ? Il montre au passage comment la Suède a plongé pour avoir fixé un minimum à acquérir, pendant que la Finlande définissait des standards qui « disaient ce qu’est l’excellence ».
    L’extraordinaire campagne menée depuis quatre ans pour assommer l’élitisme en France a compromis sérieusement la recherche de l’excellence. Il faut dire clairement aux parents : voulez-vous vraiment le mieux pour vos enfants ? Voulez-vous qu’ils maîtrisent la langue française — la priorité des priorités, qui passe par la répétition inlassable des règles et des grands textes —, qu’ils soient sérieusement initiés aux mathématiques et aux sciences, qu’ils apprennent l’Histoire et la géographie de la France prioritairement, sans exclusive une fois que les grands cadres seront fixés, et qu’ils maîtrisent en fin de cursus deux langues vivantes et s’ils le souhaitent une langue classique ? Ou préférez-vous consacrer du temps scolaire au « vivre ensemble », à des options où ils se disperseront et qui dévorent les crédits alloués à l’école, à l’apprentissage précoce de langues exotiques, à des activités parallèles où ils perdront leur temps et votre argent, et où on les félicitera pour leur imagination orthographique ? Voulez-vous le laxisme, ou la tolérance zéro ?
    Et je ne compte pas sur les parents d’élèves en tant qu’organisations structurées — elles se sont globalement disqualifiées ces quatre dernières années. Je compte sur les parents réels d’élèves réels. Ceux qui, sur le terrain, savent bien — bien mieux que les enseignants, souvent — qui sont les fauteurs de troubles. Et je n’hésiterai pas à demander, à partir d’un certain âge, l’avis des élèves, dont on a vu récemment qu’ils ont envie d’étudier, et protestent devant la trop grande mansuétude dont font preuve certains personnels de direction.
    La question, maintes fois soulevée, du port ou non d’un uniforme n’a pas à être tranchée au niveau de l’Etat, mais au niveau local. De même la possession d’un smartphone, qui sert trop souvent à filmer des scènes insoutenables et à les diffuser sur les réseaux sociaux pour harceler les victimes de ces jeux pervers.
    Chaque établissement, dans le cadre précédemment défini — la transmission des savoirs les plus nécessaires au grand retour des Lumières — doit être libre de définir sa propre politique pédagogique en fonction des réalités de terrain. Mais cela, c’est l’affaire des enseignants : imaginez-vous des parents conseillant à des médecins tel ou tel diagnostic, tel ou tel traitement ? Les écouter, c’est une chose. Mais la décision finale doit revenir aux enseignants.
    Et c’est localement que l’on peut tisser des liens avec l’entreprenariat local, jamais le même d’une région à l’autre. C’est localement que l’on peut envisager d’orienter les élèves rétifs aux idées générales vers des activités plus directement pratiques — tout en imaginant des filières pour les réintégrer ultérieurement dans le circuit scolaire général.

    La pédagogie, ce sont les enseignants

    Il est temps d’en finir avec une politique uniformisante qui décide rue de Grenelle combien il y aura d’élèves par classe (26 ? 27 ? 27 1/3 ?) et ce qu’ils feront à chaque heure de la journée. Il est des endroits où l’on ne pourra se contenter, en Primaire, de 50% du temps consacré au français, où il faudra mettre le paquet sur son apprentissage, parce que sans la maîtrise fine de notre langue rien ne pourra être appris, ni maîtrisé. Il est des établissements où il faudra émietter les classes en petits groupes, parce que 40 élèves performants, c’est un bonheur (un bonheur difficile, mais un bonheur), mais quinze élèves en difficulté, c’est un maximum dans la même classe. Et qu’il faut inventer des modes de remédiation pour les uns, afin qu’ils ne se découragent pas précocement, et des incitations à aller plus loin pour les autres. Le collège unique, c’est terminé : chaque établissement est en soi unique, et doit inventer sa pédagogie, dans le respect des grandes lignes.
    Les enseignants connaissent le terrain où ils enseignent. C’est à eux qu’il faut faire confiance, dès lors qu’ils auront acquis, durant leur formation, les connaissances fondamentales nécessaires — et cela, c’est le rôle des universités et des concours de recrutement : il est nécessaire de revoir complètement la politique de formation, j’y reviendrai bientôt. C’est aux enseignants de proposer un projet conforme aux besoins — dans le strict respect des principes énoncés plus haut. Une fois que sera précisé le projet, l’administration centrale, via les inspecteurs régionaux qui eux aussi connaissent les particularités sociologiques du lieu, le validera et confiera au chef d’établissement les modalités pratiques.
    Aux enseignants de faire des propositions, aux parents de les contresigner. Mais quel parent réel préférerait que son enfant n’apprenne pas grand-chose et continue à « construire ses savoirs tout seul », conformément à l’idéologie mortifère qui sévit depuis trente ans ?
    Allez, admettons que çà et là, quelques idéologues persistent à relever la tête et à proposer à leurs collègues et aux « géniteurs d’apprenants », comme ils disent, une pédagogie qui débouchera comme aujourd’hui sur des ruines. Ce sera alors aux inspecteurs de faire barrage à un projet mortifère — et à remettre la machine sur les rails. Les chefs d’établissement auront tout intérêt à favoriser les projets ambitieux, et à veiller à leur bonne exécution — un intérêt financier au besoin. Tout comme les enseignants, qui aspirent à ne plus être augmentés sur de stricts critères d’ancienneté, mais en fonction de leur implication dans la réussite de leurs élèves — la réussite réelle, pas celle que sanctionnent des petites croix sur des fiches de « compétences ». Et cette réussite peut être mesurée, non par les examens, dont il faudra bien repenser un jour le fonctionnement, mais par la différence entre les élèves qui entrent au mois se septembre et ceux qui sortent fin juin.
    Ah, les syndicats protesteront peut-être un peu. Au ministre — parce qu’il en faut un — d’expliquer aux parents, à l’échelon national, quel genre d’entraves on tente d’imposer à leurs enfants. Et on verra qui aura raison.
    Quant aux enseignants, il faudra les former à ces nouvelles exigences — privilégier en particulier la maîtrise des savoirs, et cesser de les importuner dans les concours avec des positions de principe imposées par des didacticiens aveugles. On peut aujourd’hui échouer au CAPES avec de bonnes notes dans les épreuves de spécialité, mais en succombant sous d’obscures remontrances assenées par des pédagogue qui n’ont plus vu un élève réel depuis des lustres. Ou être recalé sous la pression des ESPE l’année suivante, parce qu’on ne sera pas passé sous les fourches caudines de leurs lubies.
    D’ailleurs, avons-nous encore besoin d’instituts spécialisés dans la formation, déconnectés des élèves réels et des pédagogies de terrain, et dont un tout récent rapport de l’Inspection générale nous apprend — voir pages 26 à 28 — qu’ils sont travaillés, çà et là, par l’islamisme militant ? C’est aux meilleurs enseignants en place de cornaquer les néo-titulaires, de leur enseigner les mille et un trucs du métier — et d’être payés pour cela. Quant aux pédagogues professionnels, pourquoi ne pas leur conseiller fermement de retourner devant les élèves expérimenter leurs belles théories, qui ne résistent jamais à l’épreuve des faits ? Que d’énergies perdues dans ces professeurs qui ont abandonné l’enseignement réel pour « apprendre à apprendre », comme ils disent ! Et quel parc immobilier soudain disponible, dès que l’on en aura fini avec des Ecoles du professorat qui sont autant de temples de la Bêtise pédagogique et des certitudes erronées !
    Oui, c’est aux enseignants, en fonction des réalités du terrain, et dans une perspective de grandes ambitions, qu’il faut donner les clés de l’autonomie. C’est à eux d’organiser la réussite des élèves, en s’appuyant sur les suggestions de ceux qui, parmi eux, sont des praticiens reconnus, expérimentés, toujours enthousiastes — et qui souvent ne comptent pas leurs heures de présence ?
    Le projet d’établissement déterminera, en fait, le profil des postes nécessaires — et on peut repenser complètement le système des mutations, actuellement générateur de frustrations monstrueuses, en fonction des profils des postes et de la volonté de s’intégrer à une pédagogie de la réussite.
    C’est sur cette base — et pas autrement — qu’une autonomie des établissements prendra sens. Et que le système tout entier renaîtra de ses cendres.

    Et les personnels de direction dans tout ça ?

    Loin de moi l’idée de promouvoir une sorte d’autogestion désordonnée. Un vrai chef d’établissement fait souvent la différence entre une école, un collège, un lycée bien tenus et un foutoir infâme. Un principal de collège, un proviseur de lycée sont là pour créer de l’ordre, c’est-à-dire les conditions nécessaires à un enseignement harmonieux. Loin de prétendre réduire leur rôle, je dis tout haut qu’ils sont des instigateurs de bonheur. Mais je récuse leurs compétences pédagogiques — d’autant que de plus en plus souvent, ils n’ont eu que des carrières administratives. Certes, ils savent — parfois plus vite que leurs collègues — les failles de tel ou tel professeur. À eux alors, avec ou sans l’aide des personnels d’inspection, de susciter les bons Samaritains qui aideront le néophyte à se remettre sur les rails. Un collège, un lycée doivent fonctionner sur le modèle du compagnonnage — et les meilleurs, ceux qui maîtrisent complètement leur discipline et leurs élèves, doivent aider ceux qui ont du mal — parce que ce n’est pas un métier qui s’apprend en un jour.

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-crise-a-la-fcpe-ce-que-veulent-les-parents-28-05-2015-1931742_1886.php

    http://www.lepoint.fr/societe/andreas-schleicher-le-systeme-scolaire-francais-ne-s-adapte-pas-a-la-societe-05-12-2016-2088011_23.php

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-ces-eleves-qui-supplient-qu-on-sanctionne-les-fauteurs-de-troubles-01-12-2016-2087080_1886.php

    http://cache.media.education.gouv.fr/file/2016/74/9/2016-062_ESPE_653749.pdf

    • C’est un peu long et cela ne parle que « boutique ». Aussi les non intéressés peuvent éviter la lecture sans problème.

      Comme vous avez changé, Brighelli ! Il fut un temps où vous auriez bondi d’entendre parler d’autonomie des établissements. C’est comme un aveu d’échec, comme s’il était impossible de revenir à une situation d’éducation vraiment nationale.
      Mais la complète autonomie des établissements que vous proposez est l’acceptation de fait de bahuts « riches » où l’on apprendra bien, vite, avec de gros effectifs par classes ( plus ou moins certains bons lycées parisiens actuels ) et d’autres pauvres, où l’on apprendra bien aussi grâce à de merveilleux profs motivés pour enseigner dans ces bahuts (j’ai des doutes, quelques-uns certes…) mais où l’on ne rattrapera jamais les lycées » riches ».Je veux dire que partir d’emblée en acceptant cette distinction fait qu’on l’entérine à jamais. Les élèves avec de grosses difficultés ne rattraperont jamais, même à 15, ceux qui galopent dans les bons lycées. Je suis d’accord avec votre système mais seulement au niveau de la maternelle et de la primaire. Après, au collège et au lycée, il faut reprendre une gestion jacobine et centralisée, avec des établissements « égaux ».
      Il y a une vraie contradiction à vouloir des programmes établis par un ministre et une déclinaison de ces programmes à la sauce locale en fonction des projets d’établissements. Le projet d’établissement est un anti programme ministériel par définition. C’est la négation des programmes. Venez faire un tour dans mon bahut, vous allez voir ce que fait un projet d’établissement des programmes fixés par le ministère. S’il y a des programmes nationaux bien faits et bien respectés, avec des profs qui ont un niveau correct, ( essentiel, primordial et ce n’est plus ce qui importe de nos jours ) , il n’y a pas besoin de projet d’établissement. Le projet d’établissement est le ver dans le fruit. Il est la possibilité de dévoyer n’importe quel programme et de laisser enseigner n’importe quel nullard inculte. De plus, comment donnerez-vous les possibilités financières aux régions sinistrées économiquement de s’offrir des classes de 15 quand justement, il n’y a pas d’argent ? Tout va ensemble, pas d’entreprises, pas de richesses, des bahuts pourris et des élèves en difficultés.
      Vous dites que les IPR feraient barrage contre l’idéologie mortifère qui règne. Mais ils sont combien à contrer cette idéologie ? La plupart en sont nourris et ont été recrutés grâce à elle. Pourquoi voulez-vous qu’ils s’en défassent ? Vous ne pouvez guère mettre à la porte 90% des IPR ?
      Les profs recrutés sur des postes à profil ? Mais c’est la magouille assurée, les passe-droits et l’installation ad vitam aeternam de profs dans les mêmes postes pour toute une carrière. Alors que selon moi, il faudrait instaurer au moins à l’échelle d’une ville ( ce qui ne pénalise pas les profs qui ont leur maison, leur appart…) une obligation à changer de poste. Rien de pire que ces profs qui sont depuis 15, 20, 30 ans dans le même bahut et qui n’ont rien vu d’autre.
      Ce que vous proposez est un système à la hollandaise. Des bahuts à profil, avec des postes de profs à profil, des parents qui choisissent leur bahut en fonction du projet d’établissement lequel serait infléchi par les autorités locales qui fourniraient ou non plus ou moins d’argent… C’est sûr, cela sauverait les bons élèves du marasme actuel mais pas ceux qui sont en difficulté et vous avez beau dire, mais c’est la porte ouverte aux écoles  » communautaires ».
      Votre revirement est saisissant. Si c’est cela le programme de votre » presque amie », disiez-vous, qui serait promue aux fonctions de ministre, en cas d’élection de Fillon, vous me donnez encore une raison de plus de ne pas aller voter Fillon qui soit dit en passant se moque de l’EN, n’y connaît pas grand chose, défend et a toujours défendu l’école privée catholique, et qui se vante d’avoir fait virer un prof d’anglais quand il était dans le secondaire, nous promet 22h de cours par semaine. Bref, le bonheur.
      Je ne pensais pas que l’envie d’être « souffleur » d’un éventuel futur ministre vous pousserait à adopter de telles positions! Quel renoncement ! Vous vendez votre âme !

      • Primo, je connais des IPR tout à fait compétents — et parfois même très sympas…
        Secundo, les postes de prépas, par exemple, sont des postes à profil. Vous avez une objection ? Dans l’ensemble, on y recrute des enseignants capables.
        L’actuel système de nomination-mutation est exsangue.
        Et si nous laissons mettre en place l’autonomie dont ils rêvent, il ne vous restera que vos yeux pour pleurer.
        Je ne peux pas vous garantir que Marine Le Pen (la seule qui vous garantirait un système purement jacobin, parce que Philippot pense ainsi) sera élue. NDA, qui en ferait autant, c’est exclu. Mélenchon ? Allons donc !
        Reste qui ? Macron ? Fillon ?
        Quelle réforme de l’école mettraient-ils en place ?
        Il faut s’insinuer dans la pensée molle de ces gens-là et obtenir le oindre mal.
        J’en ai un peu marre de hurler tout seul sur mon cocotier en constatant les dégâts. Pas vous ?
        La protestation se fait stérile, ces derniers temps. Ça n’empêche pas le néo-libéralisme d’avancer.

    • Sylvie Bonnet,présidente de l’Union des Professeurs de [classes de mathématiques ] a répondu à quelques questions du Figaro (7 décembre);c’est concis,précis et sans réplique.
      extrait,à propos de l’autonomie:
      … »nous constatons un acroissement récent des inégalités de niveau entre les lycées,lié à l’autonomie croissante des établissements. »

  35. Chez les Jacobins, ils avaient Danton, qui, selon une légende tenace pour moi, aurait brillamment déclaré sur l’échafaud : …  » bourreau, montre ma tête au peuple, elle en vaut la peine  »… J’en ai une autre, du même tonneau à propos de Surcouf, qui, araaisonnant je ne sais plus qui ce serait vu dire (réaction de prestance) ; ….  » je ne comprends pas, vous les Français vous vous battez pour l’argent, nous les anglais nous nous battons pour l’honneur. Ce à quoi Surcouf aurait répondu ; …. » chacun se bat pour ce qu’il n’ a pas  » … (il faut considérer ma citation comme peu précise ; par contre l’esprit y est)

  36. En cas de projet pédago, « ce sera alors aux inspecteurs de faire barrage à un projet mortifère »

    Je ne crois pas une seconde que ceux qui sont majoritairement les laquais du pédagogisme puissent servir de garde-fou. Comme si on demandait à Faurisson de présider un tribunal du négationnisme…

      • L’assourdissant silence des IG/IPR face à la réforme des collèges ?

        Pas une prise de position publique, pas une démission, pas un seppuku, rien, nada, wallou, niente.

        Existerait-il une société secrète d’IPR qui préparerait le jugement dernier dans une crypte de Vézelay autour d’une relique de Ferdinand Buisson (ardent) ? Et la grosse masse des profs qui a besoin d’une circulaire du BOEN pour aller pisser *?

        Le passage aux compétences est un basculement complet et définitif du système. Il reste juste des interstices où des marginaux genre premiers chrétiens pourraient encore instruire.

        Rideau.

        * il suffit d’aller voir les titres des rubriques sur neoplofs.

        • Meuh non, meuh non. Un petit village d’irréductibles continue de résister à l’envahisseur décérébré.
          Et ils pissent tranquillement, sauf face au vent, car ils n’ont pas mis le nez dans un BOEN depuis des années.

  37. Un langage doit pouvoir se passer d’un référent absolu (même du célèbre référentiel bondissant qui retiendrait l’attention des élèves).
    Qu’est-ce qu’une bonne idée pédagogique ? C’est une idée qui permet d’acquérir les bon réflexes d’usage d’un langage, ce qui permettra au plus vite à un groupe humain de communiquer dans toutes les situations.
    On ne demande pas à un élève débutant de réinventer un langage – tout imparfait qu’il soit – on lui demande de le partager avec ses maîtres et avec ses camarades.
    Des langages les plus connus et les plus enseignés sont la langue naturelle ou langue vernaculaire d’usage et le langage géométrique ou autrement nommé arithmétique (on verra bien plus tard que géométrie et arithmétique sont un seul et même langage sous deux noms différents).

    L’élève doit avoir la volonté d’apprendre ces langages motivée par le désir de communiquer sa compréhension dans un contexte où l’échange humain est premier. Il gagne en estime de soi à mesure qu’il est capable de se faire comprendre dans le maniement des règles et exercices proposés par le maître.
    L’échec fait partie de la pédagogie même s’il représente la principale difficulté à surmonter.

    Une société bien faite considère l’échec avec bienveillance.

    • Si je devais donner un conseil à un maître débutant ce serait de prendre la matière à enseigner telle qu’elle est avec toutes ses imperfections sans chercher à la réinventer.
      Qu’il soit conscient de la part d’arbitraire qu’il y a dans son enseignement c’est bien ! Qu’il le dise à haute voix ce serait mettre les élèves en porte-à-faux, leur ôter la confiance dans la parole du maître.
      Allez et la foi vous viendra comme on disait !

  38. Ce que je crois c’est que les néo-pédagogues ont surfé sur la peur de l’échec qui étreint tout enseignant débutant.
    Ils leur ont dit : Nous possédons une martingale infaillible qui écartera pour toujours l’échec de votre enseignement.
    Bien entendu leur naïveté a été bernée. Cette méthode qui ne manque jamais n’existe que dans les rêveries les plus utopistes.
    Le pédagogisme est une promesse aussi hasardeuse que le marxisme dans l’ordre social !

  39. Terminons ces dialogues particulièrement épuisants et foireux par un exemple concret: un conflit théologico-pédagogique que j’ai à régler avec le curé de la paroisse filloniste où j’officie comme enfant de choeur au sujet d’une communiante sublime, admirablement imposable quoiqu’un peu charnue, grande finesse de l’intelligence, bref le rêve d’un soumissionnaire:
    Face à l’incurie de parents négligents, lequel de nous deux sera le plus à même de l’ouvrir au monde ?

  40. Le 12 Décembre 2016 à 17 h 45 min, jpbrighelli a dit :
    « C’est ce qui ressort des propos d’Andreas Schleicher, interviewé ici-même. Le grand patron du programme PISA… »

    Maître de grâce,arrêtez de déconner:

    Les tests PISA ne sont pas administrés par l’OCDE.
    L’OCDE sous-traite PISA à Pearson,société multinationale et tentaculaire qui se sert de PISA dans sa conquête du marché mondial de l’enseignement.
    Voir par exemple:

    file:///D:/Downloads/Sj%C3%B8berg_Svein_PISA_OECD_Globalization_Tienken_Mullen_Routledge_Chap%205.pdft

    • Ça c’est du lien dissocié !

      Pisa fournit des dossiers de presse/ dossiers « d’aide » à la décision tout faits pour journaleux et décideurs (bien mieux que timms). Ça classe les pays comme des objets (l’objectivité objectivante ? ils adorent). Ça met le shangaille * pour mieux imposer les lubies libéralo-lubrifientes. La paresse et la stupidité font le reste.

      * la pagaille, le ouaille, quoi.

      • Hélas je ne comprends rien au fonctionnement des liens; (je me suis d’ailleurs bien fait avoir par Brighelli qui m’a envoyé sur un site complètement vérolé ,lequel a failli faire exploser mon ordinateur).
        En lançant une recherche avec les temes:Sjøberg Svein PISA OECD Globalization Tienken,vous devriez tomber sur le fichier…si ça vous intéresse.
        En voici un extrait:
        PISA has recently established a close cooperation with Pearson, the owner
        of the Financial Times, The Economist, Allyn & Bacon, and Prentice Hall. Pearson
        has expanded its activities into the education sector and has become the world’s
        largest company for testing and education programs, with 40,000 employees in
        more than 80 countries. Approximately 80% of Pearson’s revenues now come
        from what Pearson terms the “education sector.” Pearson won the bid for
        important parts of the PISA 2015 testing and has developed strong links with
        the OECD. Pearson has, of course, a vested interest in creating a market for its services and products.

  41. On connaît la saillie de Wittgenstein – un grand comique, celui-là – « ce dont on ne peut pas parler, il faut le taire ».

    Faut-il pour autant déformer la pensée logiciste viennoise et circulaire pour proclamer « ce dont on ne peut plus parler, il faut le gueuler » ?

    • Il existe deux versions anglaises de la phrase du Tractatus (initialement rédigé en allemand):

      « Whereof one cannot speak, thereof one must be silent. »
      « What we cannot speak about we must pass over in silence. »
      Votre traduction, pardon de le souligner (mais mon devoir envers le Vrai m’oblige à déroger au savoir-vivre), est un contresens total, absolu,pendable.

  42. Ça me rappelle cette forte sentence d’un médecin responsable d’un programme de lute contre le sida rencontré il y a lurette aux cœurs des ténèbres :

    « Quand les africains en auront marre de crever du sida, ils mettront des capotes. En attendant… »

    On pourrait reformuler ça dans le contexte des syndromes éducatifs.

  43. Puisque le sujet du billet s’effiloche (uhuhu) au gré de posts digressifs, prenons un peu d’avance sur le calendrier:
    Pour les fêtes du Nouvel An, mon couturier m’a proposé deux déguisements qui, sans en avoir l’air, feront sensation le moment venu:
    – pour moi, le costume griffé « MELENCHON », en pitre révolutionnaire, inspiré par des décorateurs du PC chinois. En option, un enregistrement d’un florilège de ses plus véhémentes diatribes, programmées pour être diffusées en boucle par bluetooth sur chaîne Hi-Fi le 31/12 à partir de 23h59’59 » (son réglable en supplément)
    – pour ma Gong-Li au seins d’albâtre(*), le tailleur griffé « SEGOLENE », réplique d’authentiques patrons de coutures pour femmes commissaires politiques castristes, élégamment souillé de taches de sang d’opposants cubains (déguisement certifié et approuvé par Castro Junior, garanti sans ONG, ni Droits de l’homme.)

    (*)qu’elle a longtemps refusé de me montrer. Il n’en a pas été de même avec sa jeune sœur Ju-Li qui me les a exhibés sans que je lui aie rien demandé (je l’en ai quand même remerciée comme il se devait).

  44. FETES DE FIN D’ANNEE (suite)

    Quand j’observe avec répulsion ce troudecordevocale de Polnareff, ce Bob Duglan de la côte ouest, avec sa fourchée de foin qui lui sert de tignasse, je me dis que son coiffeur a dû apprendre le métier en Syrie dans les milices d’Al-Bighoudi.
    On lui souhaite par avance nos meilleurs voeux de prompte calvitie.

  45. On me dit que son frère Paul s’était fait couper la main droite pour mieux être de gauche … quelle abnégation ! quel admirable trait de caractère !

  46. Taper sur un clavier est un régal de la mi-journée pour moi, un exercice moins fatiguant que la manipulation d’haltères. Il faut cependant que j’approfondisse mes recherches sur la manipulation quantique de mes tapuscrits. Là par exemple, je tape sur mon clavier en mode corpusculaire car ça m’est plus facile mais une fois que j’aurai terminé ce commentaire je posterai le prochain par paquets en mode ondulatoire compact.
    Je suis sûr que certains seront à même de percevoir la différence, mais je préfère vous dire tout de suite que ma méthode restera secrète.

  47. Pour être philosophe aux temps modernes faut-il être jardinier-instituteur comme Ludwig Wittgenstein, ouvrière à la chaîne comme Simone Weil, ou branleur ondulatoire comme Hervé ? Seul un Shakespeare – ou un Bob Dylan son successeur dans l’ordre du bain – pourrait nous répondre lui qui se pencha avec tant d’empathie sur les affres du jeune Hamlet !

  48. Il aurait écrit (sous réserve que la traduction conserve le sel attique de la chose) : « le monde est la totalité des faits non des choses ».

    Le flirt avec les mots c’est la chose dans la main, la main dans le machin, mais jamais le machin dans la chose !

  49. Filloche, Besancenot, JPB, tous nos révolutionnaires français sont des fonctionnaires…

    « GF. Si on gagne cette fois, lors du quinquennat de retour à gauche, de 2017 à 2002, on secouera l’Union Européenne. Fin de l’austérité dite « règle d’or » »
    Signalons à Filloche et JPB que depuis Jésus Christ on compte les années en ajoutant un. Vous nous proposez un grand bond en arrière progressiste.
    2016 : 1000 milliards de dettes aux USA, 90 milliards en France, CE 80 milliards de rachat de dette mensuelle, mettons fin à l’austérité comme le brillant Filloche le clame.

    • Pardonnez la naveté de ma question.

      Si les Etats-Unis doivent 1000 miliards de dollars,qui les leur a prêtés ?

      Qui sont les riches créanciers de tous ces pays
      dépensiers qui vivent à crédit ?

      • La Chine , les pays exportateurs de pétrole ont pu participer, mais il suffit d’imprimer des billets.
        Les USA ont une dette de 20 trillions (milliers de milliards) pas 1000 milliards.

      • Un billet de banque n’est qu’un titre de créance : il vous dit combien vous doit la banque émettrice.
        Ça, c’est la théorie. Je me demanderai éternellement ce que l’on me donnerait si j’allais réclamer à la BCE les 20 euros portés sur un de ses billets bleus.

          • Bon alors, en somme tout va bien;les dettes des uns sont les créances des autres.
            On ne peut pas imaginer une planète où tous les pays auraient des soldes négatifs;
            La Chine prête aux Etats-Unis et avec cet argent, les Etats-Unis achètent plein de choses à la Chine.

    • Arriverions-nous au temps des fossiles ?

      Après les temps mythologiques et les temps positifs, nous allons être contemporains de notre propre passé ! Enfin …

    • Marrant et plus sympa qu’un énième magasin de fringues où les gens vont tous acheter la même chose : des manteaux-boudins par exemple. C’est assez tordant de les voir sortir les uns derrière les autres tous synthétiquement emboudinés : boudins bleus, rouges, noirs, gris. Une vraie plaie ce truc-là et ça tient depuis plusieurs années. C’est l’esthétique sport d’hiver descendue dans la city ? En plus, ça doit être terriblement inflammable, dans les manifs, pas très commode. Ben, oui, parce que si Fillon passe, il va y en avoir des manifs. Faut commencer à se préparer…

      • Dans les tréfonds de la mémoire collective, il s’agit peut-être de se prémunir préventivement du risque de noyade en cas de balancement à la Seine, le soir, par les forces de l’ordre nouveau.

  50. Moi, je suis d’accord avec François Fillon sur un point : Fillon attaque de front les journalistes dégénérés qui se chargent de répandre la doxa officielle.

    Un exemple de journalistes dégénéré : les destruction sans fin du “dernier hôpital d’Alep”

    - 4 février 2016 : on lit ceci « destruction du dernier hôpital d’Alep par l’aviation russe  »

    25 juillet 2016 : « destruction du dernier hôpital d’Alep par l’aviation russe  »

    27 juillet 2016 : « destruction du dernier hôpital d’Alep par l’aviation russe  »

    03 août 2016 : « destruction du dernier hôpital d’Alep par l’aviation russe  »

    01 octobre : « destruction du dernier hôpital d’Alep par l’aviation russe  »

    8 décembre 2016 : « destruction du dernier hôpital d’Alep par l’aviation russe  »

    etc.

    On nous prend pour des cons ou quoi ?

  51. La situation à Marseille est vraiment désastreuse en plus des rats qui envahissent les écoles, des sauvages détruisent les écoles. Selon France Bleu: Un quart des écoles marseillaises vandalisées en 2016.

    Que peut-on faire au niveau local? Protéger les écoles avec des CRS?

    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/une-ecole-primaire-vandalisee-et-fermee-marseille-1481637111

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/11/07/97001-20161107FILWWW00170-marseille-une-ecole-fermee-pour-cause-de-rats.php

    • « La situation à Marseille est vraiment désastreuse en plus des rats qui envahissent les écoles, des sauvages détruisent les écoles. »
      C’est le dernier hôpital de Syrie qui se fout de la Vieille Charité de Marseille !
      Ça aussi c’est un marronnier de journaliste, ses branches ploient sous les lieux communs.

  52. Derrière chaque journaliste, un djihadiste de la doxa, au service de l’information toute puissante toute mâchée est prêt à couper l’esprit de chacun du sabre qui aura l’heur de lui plaire.
    L’important étant de tuer le libre arbitre des idées dans chaque tête, de masquer les faits réels, de déguiser la réalité le mieux possible, de simplifier à tout prix l’information pour éviter le tsunami de la prise de conscience.
    On ne parle pas de complot, on parle d’un troupeau intelligent conduit par des bergers incultes qui ont l’haleine de moutons fétide.

  53. Avant de vous quitter définitivement, ce qui me coûte car j’ai si peu d’amis sûrs…, je voudrais qu’on soulage ma peine en répondant à une question simple : qui enverra la 200ème fiente de commentaire ? J’espère pour jpb que ce ne sera pas encore l’épouvantable Dugong…
    Bonne journée !

  54. Volontaire pour la 200ème
    Vu que cela à l’air de déranger des odorats délicats, je me demande si je n’irai pas déposer un bulletin pour Filoche, à la primaire du PS.
    En le faisant savoir, pour susciter ;
    - le dégout de zombies ; les ravis de l’ultralibéralisme.
    - l’opprobre des amourachés de Macron
    - la réprimande martiale des sbires de Valls (cause toujours)

    Comme une fiente de ptérodactyle fortement perturbé des intestins.

  55. La jeunesse africaine est souvent surprenante de créativité dans son approche politique.
    http://www.lemonde.fr/videos/video/2016/12/13/le-bidoung-challenge-envahit-la-toile-camerounaise_5048438_1669088.html
    Je ne sais pas à quoi je pense en regardant cette vidéo.

    J’ai passé deux étés dans ce pays dur, cruel, tragiquement authentique, me baladant de la forêt dense à l’extrême nord (le Waza) juste entre l’enlèvement des Moulin-Fournier et celui du curé Vandenbeusch …
    J’adore ce pays et j’en suis rentré vivant.

    à signaler dans le centre et l’est du pays, quelques réserves accueillent encore des pygmées sauvages pas du tous accoutumés à l’homme.

    hervé, l’étron est-il suffisant ?

  56. Le ridicule du sinistre ne le tuera pas mais il confirme la dévotion des cours africaines pour les roitelets à vieille peau qui durent (Biya, précédé par Obiang et dos Santos, n’est même pas le plus ancien)

    Et que dire de la poufiasse dépigmentée * qui accompagne le Phare de Mvomeka’a ?

    http://www.puretrend.com/rubrique/coiffure_r27/le-hair-look-de-la-semaine-chantal-biya_a48465/1

    * littéralement « dont la coiffe est haute d’une coudée »

  57. Hollande et Ayrault toujours à la manœuvre dans le dossier syrien : toujours des mensonges incroyables. Ayrault n’arrête pas de crier qu’Assad massacre le peuple syrien.

    Ces politiciens sont vraiment nuls… Lors des bombardements américaines sur le territoire français pendant la seconde guerre mondiale, les Américains ont tués plus de 5 000 femmes et enfants. Pendant la guerre en Irak et en Libye, les Américains et les Français ont tués d’innombrables civils. Hollande et Ayrault appellent ça des dommages collatéraux, c’est autorisé parce que c’est pour la démocratie. Ne parlons pas de la guerre du Vietnam où c’est l’esprit colonialiste français qui a maintenu la guerre entre le nord et le sud. J’ai envie de vormir quand j’entends tous ces politiciens crier « Assad assasin », alors que c’est la politique occidentale qui crée toutes ces situations. Les Chinois doivent rigoler face aux leçons de démocratie de Ayrault et consorts.

    On assiste à la même gesticulation quand Royal parle de Castro : levée de bouclier, alors qu’il n’y aucun politicien pour critiquer l’Arabite Saoudite (quand le roi Abdallah est mort, Hollande s’est précipité le premier aux funérailles, pas de levée de bouclier)…. J’attends impatiemment les élections, que le peuple français fasse un peu de ménager et mettre tous ces nullards à la retrait (leur place est plutôt à Nuremberg).

  58. « Accusé de devoir 20.000 euros au PS, Peillon promet de «régler cette question»
    – Épinglé pour n’avoir pas payé sa quote-part d’eurodéputé ni sa cotisation depuis plus de trois ans, le candidat à la primaire à gauche pourrait être disqualifié d’office s’il ne rembourse pas ses dettes avant le 15 décembre. »

    Peillon n’aime pas le copinage politique – écrit noir sur blanc – pourquoi paierait-il sa quote-part aux copains ?

    • Ses tribulations à secouer le cocotier pour faire tomber les noix lui permettra d’ajouter un nouveau chapitre à ses divagations philosophiques.
      En marche camarade Peillon l’éthique politique n’attend pas !

  59. Peillon se veut dans la droite ligne de François Hollande – aporie dans les termes – or le legs intellectuel du président c’est son livre de confidences qui aurait dû s’intituler « Nous sommes une imposture à cheval, en voiture et en scooter ».
    Il y a deux personnes qui peuvent revendiquer l’héritage présidentiel : Valérie Trierweiler, la campagne des « moments » avec son nom à coucher dehors sous l’oreiller et Vincent Peillon le camarade-canaille de la bourse pleine, le vice-scootériste de la pensée laïque et du claque de la rue du cirque.

    • Eh bien le voilà habillé pour l’hiver, l’affreux Peillon ( en boudin synthétique lui aussi d’ailleurs ) Pas volé ! Vos informations me ravissent, Driout ( que le correcteur corrige automatiquement en Droit, pas moinssse! )

  60. A Droite on nous présente François Fillon comme un modèle d’honorabilité ! Le candidat L.R propre sur lui …
    Mais … il y a le procès de l’arbitrage Tapie !
    Soit Fillon ne savait rien soit il ne voulait pas savoir ; en tout cas il n’a jamais mis sa démission en balance dans le dossier.
    Bayrou qui ne connaissait pas tous les dessous de l’affaire était venu dénoncer ce scandale d’Etat à la télévision.
    Comment imaginer que le premier ministre en savait moins qu’un simple député ?

    Fillon lâche et silencieux ? Il semblerait bien …

  61. de passage de temps en temps ici, je lis à propos des moutons : En avez-vous vraiment fréquentés ?
    Le suint, mon bon ami, ça vous colle aux doigts…
    Jean-Paul ! même avec des moutons ? Non quand même !!!???!!!

  62. Insupportable ce discours ringard. A entendre Gérard Filoche on se croirait encore à la fac dans les AG, à écouter la LCR. Le problème c’est qu’on est plus à la même époque et que ce brave homme n’a pas bougé d’un poil.
    L’évolution est une chose difficile, surtout pour les « révolutionnaires »

  63. Il se dit (des mauvaises langues que je ne peux citer) que Peillon est un des parlementaires européens parmi les plus absents.
    Beaucoup s’accordent pour lui tailler un joli costume (un trois pièces avec bermuda et casquette).

    Concernant Valls, dont on ne dit pas assez de mal, les mêmes mauvaises langues le considèrent comme un type de droite, qui n’a de cesse de casser la gauche depuis cinq ans, n’a aucun bilan personnel, à part ses crises immatures sur la laïcité. Parti de 5 % en 2012, s’il arrive à 7% en 2017, ce sera déjà bien.
    (ces mauvaises langues étaient dans le soutes du Titanic à l’époque et n’ont pas oublié les 5%)

    Après, on n’est pas obligé de considérer qu’être un type de droite est un mauvais point. Par contre prétendre ramer à gauche quand on l’est, c’est fâcheux, niveau fiabilité. Imaginez un type de gauche qui s’incruste à droite et sabote tout, consciencieusement.
    Pendants que des gauchistes, béats, contemplent tout cela émerveillés.

    J’ai bien aimé le : ….  » n’a aucun bilan personnel, à part ses crises immatures sur la laïcité » …
    Il ne faut pas oublier la séquence ; …. » l’axe du mal  » …. Un chef de communauté évangéliste qui se lance dans la guerre contre le terrorisme ; je craignais, vraiment, le pire. Ou les maladresses, contraires à l’esprit de la loi de 1905, comme premier ministre cet été.

    Mais bon, tout ce petit monde pourra me considérer (au mieux) comme un attardé, bercé par les propositions surannées du conseil national de la résistance.
    Comme une espèce de déni.
    En 2007, un responsable du Medef, s’était lâché après la présidentielle, déclarant qu’il ne restait plus qu’à liquider ce qui restait du programme du CNR.
    (où en est-on ?)

    En écoutant, en lisant, je n’arrive pas à saisir précisément ce qui les dérange (tout probablement)
    J’ai toujours apprécié cette présentation (pour le 60ème anniversaire, en 2004)
    http://www.dailymotion.com/video/x26xrj_la-resistance-s-adresse-a-vous_news
    Encore une histoire de dinosaures, pourra-t-on dire ….

  64. L’Osservatore Pedago publie ce qui adviendra bientôt des établissements scolaires. Trois systèmes où chaque candidat à la présidence trouvera son miel et qu’on pourra qualifier par commodité de peste, de choléra et d’ébola.

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2016/12/15122016Article636173823693356144.aspx

    « L’obstacle à surmonter ce sont les enseignants et particulièrement leur statut. »

    Une belle débauche d’enseignants, outragés, brisés, martyrisés mais enfin libéralisés. Avec de vrais managers, des pourcentages à atteindre et des millions de supporters, la bave aux lèvres, qui trouveront enfin un exutoire à leur médiocrité.

    Alors, petits, heureux ?

    • Fillon ne reconnaîtra jamais sa dette envers Peillon.(l’homme qui gagna la mère de toutes les batailles,l’homme qui, avec l’aide du SNES, »principal syndicat enseignant » ,obtint la suppression des décrets de 1950.)
      En politique, pas de place pour la gratitude.

      A propos,l’alignement du régime de retraite des
      fonctionnaires sur celui du privé sera-t-il rétroactif ?
      Vous êtes concerné, je crois.

    • Dans tous les cas, on est cuit. Déjà que les parents nous enquiquinent copieusement en cette fin de trimestre, on imagine ce que ce serait dans des établissements autonomes. Pfff!
      Enfin, il nous reste le café de Sant’Eustachio qu’on peut commander en ligne. Tout n’est pas perdu.
      Bon, allez, sus aux recettes de Noël .
      Au point où on en est, on pourrait élire notre futur président sur une bonne recette de cuisine.

        • Zadig est un peu loin et Voltaire fait danser tant de monde. « C’est donc ainsi qu’on bat les hommes et qu’on les fait danser comme des singes ». Toujours d’actualité…

      • Un Top Chef pour une place de Président ? Pas plus khon que des khonsidérations statistisantes sur le chomage.

        Y en a-t-il un(e) qui sache faire une bouffe digne de ce nom ?

  65. Vous avez eu vos croissants ce matin ? Et vos petits pains servis bien chauds ?
    Manuel Valls se propose de vous tenir la main sur le dur chemin de la vie …

    « S’il est élu, Manuel Valls promet en effet de «réformer la Constitution» dès «la rentrée 2017», et supprimer le fameux article 49-3 dont il se dit «conscient des effets pervers» et juge l’utilisation «dépassée et brutale». «C’est mon engagement ce matin», a-t-il affirmé sur France Inter, disant vouloir engager cette révision «très vite». «Soit par le Parlement, soit en consultant le peuple – ce qui est sans doute la bonne solution», a-t-il encore glissé, précisant que les textes budgétaires ne seraient pas concernés par cette mesure. »

    Alors heureux ?

    • Il ne sera pas élu de toutes façons.

      Et puis les élections …
      Je viens d’en lire une que, sur le coup, j’ai trouvé bien bonne.
      Je m’empresse de la répandre.
      …« Je me fiche d’être dirigé par un connard. En revanche je déteste qu’on me demande de choisir entre deux d’entre eux. »…

  66. Échange fastidieux commentaires du blog de la journée du 15/12/2016 contre une multitude de petits commentaires de jeunes étudiantes scandinaves francophones, plutôt blondes, plutôt grandes et à fortes poitrines.
    Ecrire à Brighelli(*) qui fera un premier tri …

    (*)Brighelli dont je serais un des fils cachés qu’il aurait eus avec deux jeunes suédoises l’ayant pris pour Alain Delon par une nuit sans lune.

    • Il existe des chinoises, assez grandes, avec des poitrines assez fortes aussi.
      La concurrence est énorme (pire que dans le capitalisme) dans des rencontres pareilles ; elles génèrent un tropisme invraisemblable.

  67. Je viens de me délasser trois minutes pour lire sur le site de Roger Godement sa lettre du 22 avril 1971 intitulée: « Mathématiciens (purs) ou putains (respectueuses)? ».
    Malgré tout le respect que l’on doit à son grand talent mathématique, les engagements idéologiques de Godement tels qu’ils y sont proclamés font sourire aujourd’hui.
    Cette période de grande couillonnade soixante-huitarde, cette « grande farce démocratique » que beaucoup ici ont vécue, frappait même les meilleurs, les Godement, les Filoche, les Brighelli, ceux qui à l’époque pensaient « simple et clair » ceux qui supportaient allègrement les démocrates d’Hanoï et les khmers rouges Polpotiens, pantins qui avaient le front de séparer, par leurs slogans et sur leurs banderoles, le pur de l’impur dans des manifs utopico-comiques, admirables rêveurs, idiots utiles de politiciens bien plus cyniques qu’eux.
    Certains mourront toujours persuadés qu’avec un bon « système d’éducation » on peut séparer le bien du mal !
    J’ai décidé de ne plus perdre mon temps avec ses simplificateurs totalitaires et réducteurs, fussent-ils devenus grands mathématiciens, grands professeurs ou bons artisans !
    Je préfère à mes moments perdus venir ici parmi vous, Ô blogueurs-rieurs-commentariens tout à fait heureux de vivre simples, contrairement à ces innombrables bataillons d’intellectuels et de crétins ratés, qui tels Godement, Brighelli, Filoche, sont chagrins et renfrognés.
    Je suivrai (mais de loin et souvent en pointillé) votre philosophie de vie :  » Vivons sots, le bonheur sera notre chemin d’Eden ! »
    Ne pas penser, c’est ne pas s’égarer, c’est ne pas se tromper et c’est se réaliser totalement dans la sagesse épanouie : l’imaginaire nous tue, l’immobilité nous sauve !
    Merci à tous, blogueurs-rieurs-commentariens de m’avoir sauvé malgré vous !

    • Hervé,
      Merci de nous avoir donné l’occasion de relire la lettre de Godement;quelqu’un s’est donné la peine de la retaper* et de la mettre au format PDF.
      Je ne puis m’empêcher de faire à votre sujet une hypothèse insultante:vos seriez-vous mis à singer Pierre Driout-qui passe son temps à tronquer les citations,gauchir les textes,corrompre tout ce qu’il touche (dans l’espoir plutôt vain d’être embauché comme « troll » par quelque puissance ennemie)?
      Il n’est nullement question dans cette lettre de ce dont par vous parlez;elle n’a aucun rapport avec Filoche,ni les Khmers,ni Brighelli.
      Tout ce que dit Godement (non sans humour) c’est qu’il refuse de participer à une conférence financée par des militaires.
       » Je préférerais accepter de l’argent de nos maquereaux parisiens – ils ne tuent presque jamais personne -, ou de la branche américaine de la Maffia (puisqu’elle désire entrer dans les “ affaires régulières ”, elle pourrait s’intéresser au financement de la théorie des fonctions modulaires, ne serait-ce que pour le prestige…). »

      *je doute fort que Godement,qui savait le français mieux que quiconque, ait pu écrire : »après que je m’en sois enquis ».
      Ce subjonctif est une coquille,vraisemblablement imputable au copiste.
      Je crois en la possibilité de la rédemption:si vous voulez vous racheter,exhumez donc la version dactylographiée de la lettre.

    • J’ en ai fait une (en 2004) lascaux III ou IV ? (je n’arrive plus à suivre).
      Au moment du passage de l’heure d’été à l’heure d’hiver.
      (indication ; il y a un peu moins de touristes), arrivant du coup en décalage d’une heure devant le guichet.

      Sinon, in fine, l’intention était évidente ; piller ou commercer librement avec les indigènes, dont les merveilles brillaient de mille feux.
      Ecumer le périgord, vert, noir et les autres en charmante compagnie : que prétendre de plus ?

  68. Pol-Pot et le reste du cirque ; c’est du lourd !

    J’ai toujours bien aimé cette scène-là quand j’aimais bien ce film-là.

    Une façon de re-visiter tout ce qui s’est passé dans cette région du monde, à une certaine époque.

    Il est indiqué de visionner les une, deux, ou trois minutes suivantes (avec le film en B.O ; c’est royal)

    Après, si c’est aussi une histoire de  » guerre psychologique » (ça veut quasiment rien dire) et ce qui n’est pas le cas ici (même si le web, par nature n’est pas un lieu, comme l’a judiciairement, pardon judicieusement fait remarquer un juriste, pointu et respecté); il existe plein d’issues.
    (comme en plongée)

    • Des mauvaises langues parleraient des briseurs de grève du mouvement occident (qui à produit des ministres) ; qui n’étant pas affidés du milieu à la métallurgie et consorts (voir contexte de l’époque) et pourtant se promenaient avec des barres de fer, dans la rue.

      Alors que la cuisine qu’est la chimie (d’une certaine façon ; avec la rigueur et le matériel (c’est comme dans un western ) nous apprend comment synthétiser le trinitrotoluène (dans le principe).
      J’ai des souvenirs de profs ou d’assistantes, plus tard évoquant cela en rougissant (alors que les quelques gueux dont je faisais partie, avaient bien d’autres idées en tête, qui l’aurait peut-être fait rougir, si elle avait su)
      Elle, pensait tout simplement aux mauvais usages que certains pourraient faire de vagues notions de chimie :

      • En plus, à l’époque (je n’y étais que comme  » ayant tout juste atteint l’âge de raison » , certifié psy. J’ai fait de vagues études par la suite là dessus-aussi, pour vérifier.
        (considérant l’université comme une bibliothèque comme les autres. tant que l’on paye en travaillant et/ou remboursant par la suite)

        A leur époque (les 70′S) entre .. » Avoir vingt dans les Aurés » (excellent R. Vautier).. et… »quand on à 20 ans, si l’on est pas révolutionnaire, on a pas de cœur. Si 20 ans plus tard on l’est encore, alors on a pas de tête »… (approximativement)

        C’est probablement que la logistique, l’armement  »moral » (qui se substitue à  »idéologique » ; allons-y !) d’aujourd’hui est plus élaboré, sinon ;

        J’aurais mis le feu aux barricades (avec les coktails molotov dernière génération, élaborés, 30 ans plus tôt dans les ruines de Stalingrad, après quelques mois d’usage).

        Blessant, peut-être, un de mes oncles CRS.

        J’ai échappé à ça.

  69. http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/presidentielle-2017-primaire-gauche/20161215.OBS2699/filoche-trublion-de-la-primaire-les-dirigeants-du-ps-ne-veulent-pas-de-moi.html

    « Filoche dans un débat, on est assurés de perdre au moins un million d’électeurs, confie ainsi un membre de la direction du PS, cité par le Canard enchaîné cette semaine. »

    Valls, Montebourg ou Peillon, ce serait bien plus.

    La machine à perdre envoie de la matière dans le ventilo à rythme soutenu

    • Vu que c’est tendance, les pronostics foireux
      (voyer Trump, Filon ; rien de commun entre les deux, si ce n’est la russie bien sûr) :
      Fillon, plie tout le monde aux élections de la droite (et de la gauche) et du centre partageant les valeurs républiquaines/caines ?) avec lesquelles tout le monde est d’accord.

      z’allez voir que tout le monde est d’accord

  70. … mince, mon avant-bras s’est appuyè (tout seul, c’est grave je sais !) sur le clavier…
    Ca fait une coquille (sauf que ce n’est pas imprimé) :
    … vous allez voir que tout le monde (ou presque) pourrait facilement être d’accord avec l’idée de la république qu’en à le sieur Filoche.
    avec les points et les détails sur certaines choses.
    Après vu que personne ne l’idt dans l’avenir (ou comme me ll’avait dit une femme (belle au demeurant. c’est souvent le cas, je ne sais si ce cliché, comme disait mes enseigants (avec, bien sûr dans le catsing, des enseignants résiliens aux de toutes erreur de la nature (si ils n’évoluent pas) de 1ère en Français dans les 804s) ; ce n’est pas écrit à l’avance, merci madame.

    Comme disait, un djeun de son époque (pour continuer de/pour médire de(?) du second empire et de la troisième république : … »on est pas sérieux quand on a 17 ans »…
    ça n’excuse rien et je ne ferai pas l’injure de rappeler cela à des enseingants (c’est un barbarisme, le mot ; pas le travail, la mission, ; mais là on se calme) qui pourraient lire ces lignes
    (parce que si ; à 17 ans on est sérieux ; c’est important, ce qui ce passe !)
    Ceux qui ont de vagues souvenir de l’époque apprécieront.

  71. http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2016/12/15/benoit-hamon-veut-creer-une-inspection-de-lutte-contre-les-discriminations_1535484

    Ils dépendront de quel sinistre ? On ne le saura jamais.

    On pourra toujours transformer les inspecteurs vétérinaires, en notoire sureffectif, en discriminateurs façon Bardem chez Coen.

    Un malin pourra en aiguiller deux ou trois rue de Solférino où ils pourront s’initier à l’art pariétal en faisant gicler de la matière sur les murs pisseux des burlingues.

  72. A l’approche de l’équinoxe d’hiver, aucune activité chronophage n’est prévue dans les eple pour célébrer l’évènement de façon festive.

    Pfff

  73. Dès que les hommes politiques quittent le pouvoir ils ont soudain un passion immodérée pour la démocratie ; ils en ont plein la bouche du peuple …

    • El Khomri prend de l’avance:elle a co-signé une tribune libre demandant à l’Europe d’amender une circulaire de 1996 sur les travailleurs détachés.

  74. Quand j’étais petit, les premiers classiques larousse que j’ai lu, (la police de caractère était violette, mauve, le papier de qualité médiocre (ça datait des années 1950 et j’héritais d’une poignée) ; ainsi vont les souvenirs.
    Dans ‘L’odyssée, ce qui était épatant, c’est qu’ Ulysse revenant chez lui, après mille ennuis, trouve son chien à l’abandon, son porcher déprimé, sa maison squattée par des malfaisants,sa femme qui tient la route et les Dieux qui ont du mal à lui en vouloir.
    Évidement les prétendants (des infatués) périssent.
    (on ne sait pas si c’est dans d’atroces souffrances ou pas, pour le peu que je m’en souvienne)
    Tout est dit.

    Rien qu’Homère.

  75. Il y aussi d’autres approches, dont une que j’ai entendue, parlant de cela comme étant une espèce de langage pour initiés de ces époques décrivant (vu qu’il n’y a pas de carte,même si elle ne serait pas le territoire)
    une route de l’étain. (indispensable dans la élaboration du bronze)
    Via les colonnes d’Hercule pour Gibraltar et menant vers, dont je ne sais plus si il s’agit de l’irlande ou le pays de galles … ou …

    Les approches scabreuses comme les puces qui font des sauts de … ne manquant pas, pour tuer une légende, iln’y a pas mieux.
    Si les légendes, ca permet de grandir ; c’est toujours bien venu.
    Etant entendu, qu’ultérieurement, on dépoétise la légende.
    Entre adultes . comme en amour.

    Etant entendu,in fine, que quelque histoire qui soit entre Macron et sa compagne qu’il a fréquenté à sa majorité, ne me regarde pas.
    Vu que les relations sexuelles entre adultes consentants ne regardent personne de chez personne (inutile de préciser homme vs femme ou les autres possibilités); même pas la justice (sauf si il s’agit d’argent ou autre, cf ; les histoires de prostitution)

    Une femme que j’ai bien connue, disait ; … »faire de la politique c’est dire du mal pour exister »… elle était psychologue, voyez vous et n’avait de cesse de lire ; ce qui relève de la littérature (pas de la psychologie dont on se moque)
    Ce n’est pas la même que celle qui considérait quel le terme  »uchronie » était un presque un néologisme. Il y en a d’autres …

    Si la politique c’est dire du mal (il faut je juste que ce soit vrai, alors le mal ce n’est pas grave) ; je sais faire. Je sais que je ne suis pas le seul et n’ai rien découvert.

  76. Oh Lormier ! (du 15 Décembre 2016 à 23 h 09 min). Ma charge contre Godement(*), et par extrapolation indigne ( » t’as pas le droit? Prends le gauche!  » ) contre Brighelli et Filoche était du 2nd degré, je pensais que c’était clair, cornecul !
    Maintenant, il est possible mais non prouvé, que sa lettre ait été mal recopiée sur le site, je vous l’accorde.

    (*)même si son dogmatisme antimilitariste « à la MMLN » me fait penser à celui de Grothendieck et à son enfermement mortifère.

    • Mon hypothèse infamante,c’était aussi du second degré.
      Vous écriviez: »Je viens de me délasser trois minutes pour lire sur le site de Roger Godement sa lettre du 22 avril 1971 …les engagements idéologiques de Godement tels qu’ils y sont proclamés »
      le « y » fait référence à la lettre;or le seul « engagement idéologique » qui s’exprime dans cette lettre est:je refuse de participer à une conférence (fût-elle de « mathématiques pures ») finacée par des militaires.
      Donc, ce que vous écrivez est purement et simplement faux.
      Vous considérez ce refus comme relevant de ce que vous appelez bizarrement « dogmatisme anti-militariste ».
      Godement écrit: »Je ne vois aucune relation entre les fonctions modulaires et une institution telle que l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. »
      Et vous,en voyez-vous une ?
      Vous nous parlez de » l’enfermement mortifère » de « Grothendieck « ;voulez-vous dire que s’il avait travaillé pour les militaires,il se serait mieux porté?
      Les délires de Nash n’ont-ils pas quelque rapport avec l’atmosphère parano qui règnait à la Rand corporation lorsqu’il y travaillait ?

    • Pour ma part,j’attends juste que Loys Bonod,sur son site La Vie Moderne nous démantibule toute cette propagande.

      A propos,il vient de dégonfler la baudruche chinoise.

  77. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/15/l-universite-de-kinshasa-et-ses-profs-fantomes-sous-sanctions-americaines_5049760_3212.html

    Ah, les « universités » africaines !

    Faire de la physique avec les mains y prend tout son non-sens…

    Dans le secondaire aussi, en étudiant les strates de matériel et de poussière dans les « laboratoires », on peut faire une véritable datation des moyens apportés par les divers « projets » bi ou multi mais toujours latéraux.

    Je me rappelle ces futurs agents de laboratoire invariablement regroupés à grands frais pour subir une « formation » lourde à la physique quantique qui était à peu près la seule chose que pouvait reproduire le facarien en chef, chargé de la déformation.

  78. http://www.78actu.fr/recherche-par-la-suisse-l-ex-diplomate-s-etait-cache-place-de-la-loi_43736/
    Ça me rappelle ma dernière visite du Château où je m’étais planqué sous l’aile ouest pour uriner. Me prenant pour l’Apollon du Belvédère, des japonais hygiéno-shintoïstes m’ont pris en photo et m’ont dénoncé à la police. Quand elle est arrivée je ne me suis pas démonté:
    « Amenez-moi à votre Dauphin ! » que j’leur ai dit…

  79. Encore un massacre de dinosaures.
    Le gouvernement Grec venait d’augmenter substantiellement (par une prime) les plus petites retraites (vraiment minuscules) des plus pauvres ; le tout validé par le parlement.
    L’europe (sans majuscule) veut mettre le holà.
    (on parle encore de l’Allemagne, de la France ; ça risque de mal finir, un jour)
    http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/grece-vote-d-une-aide-aux-retraites-tensions-avec-les-creanciers_1860986.html

  80. Ne soyons pas méchant, Lormier mais les réflexions de Godement sont en provenance directe d’un autre âge par les concepts et craintes qui suintent des mauvaises réponses aux bonnes questions.
    Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris plaisir à lire un tel tissu d’âneries complètement hors-sujet, à mille lieues du réel des recherches de financement des labos de maths aujourd’hui !
    Les hommes du passé (+ 40 ans pour moi) sont sympathiques, y compris en mathématiques, donc bravo à l’artiste Godement pour sa lettre, et merci pour la détente « éthique » sur un sujet qui ne passionne heureusement que les humanistes.

  81. Moi, j’m'en fous ! Holydays ! très holy les days : randos, piano, lectures, cuisine, youpiiiiii! Bonnes vacances aux collègues qui passent par ici …

    • Sanseverina, je vous trouve merveilleusement épanouie comme une rose du matin. J’adorais vos épines, vos bourgeons prêts à éclore, l’infirmière pédagogique scolaire … je suis fou de la fleur à présent.
      Voulez vous m’épouser ?
      (à la Daesh, durée maxi trente minutes, et on se quitte bons amis)
      Sinon, ben… bonnes vacances !
      Je fais de même, quinze jours en Israël chez une cousine…on se revoit en 2017.
      Bonnes fêtes à toutes et tous !

  82. Ce que nous ne dit pas l’Odyssée, c’est ce que fit Ulysse après le carnage des prétendants
    (dans mes souvenirs de cancre)
    Il faut attendre du Bellay pour le savoir.

    Il suffit d’attendre
    (parfois, c’est long, même si c’est un sport))

    • Pour les ours et les loups, pas de problème. Il suffira de leur lire à voix haute les statuts du PS pour les envoyer hiberner pendant 5 ans.

      Entre eux, c’est autre chose. Il y aura du sang, c’est sûr, mais à la fin, il y aura une synthèse qu’ils peindront sur les parois d’une grotte sous la direction du chaman Camba.

  83. Comme j’ai pas d’avis sur Filoche je parle d’autre chose …

    Une question me taraude :

    Comment la Russie peut-elle se payer de telles danseuses habillées en kaki (Ukraine, Syrie, etc.) tout en laissant assez de pognon aux abondants oligarques accompagnés de leurs cohortes de femmes négociant leur vertu à prix de diamant alors que son PIB nominal est derrière celui de l’Italie et que son PIB à PPA plus que médiocre ?

    Certes on peut imaginer que beaucoup de moujiks vivent dans la pauvreté mais on n’entend pas parler de famine ni même de malnutrition et l’espérance de vie n’est pas ridicule (71 ans, surtout affaiblie par l’alcoolisme chronique).

    Verrait-on l’Allemagne se lancer dans un tel cirque international PIB à PPA très voisin et population presque moitié ?

    Qui m’aidera à comprendre ?

    Sources :
    PIB nominal = https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_nominal

  84. Plus sérieusement.
    http://www.academie-francaise.fr/discours-de-reception-de-m-andrei-makine

    J’ai apprécié, aussi : … »La nouvelle caste d’ignorants ne pourra jamais concevoir ce qu’un livre français, oui, un petit livre de poche tout fatigué, pouvait représenter pour les Russes francophones qui vivaient derrière le Rideau de fer »…

    …  »Je me souviens qu’un jour à Moscou, dans les années soixante-dix, j’ai été intrigué par le roman d’un jeune écrivain français, par l’originalité de son titre : Les Enfants de Gogol. Les catalogues de la Bibliothèque des langues étrangères reléguaient cet auteur dans ce qu’on appelait le fonds spécial. Il fallait obtenir une autorisation assortie de trois tampons et consulter ce livre sous l’œil vigilant de la préposée. Les Enfants de Gogol, écrit par Dominique Fernandez. Un auteur donc à la réputation suffisamment sulfureuse pour effaroucher les pudibonds idéologues du régime »…

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