La grande peur des bien-pensants

Mercredi matin, sur C News, j’en ai croisé un beau.
Un très beau.
Un qui tournera longtemps, longtemps, longtemps, après qu’on les aura tous mis sur orbite.
Il s’appelle Patrick Bloche. Il est député de Paris (il n’a d’ailleurs rien fait d’autre dans sa vie, apparemment, que de la politique), et président de la Commission des Affaires culturelles et de l’Education à l’Assemblée.
Il est arrivé en retard sur le plateau, de façon à ne pas avoir à saluer quiconque, et il a commencé à aboyer. « Je suis allé dans des collèges, ce n’est pas du tout ce que vous dites », m’a-t-il lancé. Ah oui ? Dans le XIème arrondissement, dont il est l’élu ?
Il soutient Benoît Hamon, dont la courbe vient de croiser celle de Jean-Luc Mélenchon et ne remontera pas de si tôt. Et il pense que les réformes de Najat Vallaud-Belkacem sont une chance pour les petits Français. Les déshérités surtout, qui le seront chaque jour davantage.
Il pense aussi (je m’en veux quand même à galvauder ainsi le verbe penser) que si 40% des élèves entrant en Sixième ne savent pas orthographier correctement « le soir tombait », c’est la faute au gouvernement précédent. 2007-2012, le quinquennat maudit.
En revanche, depuis 2012…
Enfin Hollande vint.
Et Najat est son prophète.

Pascal Praud, qui animait l’émission et qui avait déjà eu l’occasion de dire tout le bien qu’il pense du « prédicat », n’en est pas revenu. Voilà que ce mister Bloche tempêtait et hurlait, l’accusant d’être partisan parce qu’il énonçait des vérités d’évidence sur les réformes en cours et l’état orthographique des collégiens — des constats que n’importe quel journaliste de terrain peut faire chaque jour.
Mais évidemment, il y aussi le journalisme façon le Monde ou Libé.
En fait, toute vérité non conforme à la doxa gouvernementale, toute tissée de mensonges, est réputée mensongère. Orwell a très bien expliqué que sous le règne de Big Brother, l’Ignorance, c’est la force. Et que 2 + 2 = 5. La démocrature, c’est quand le déni de réalité devient une façon de gouverner.

Ainsi, COD et COI sont de droite, et Prédicat est de gauche. Il est dans le camp du Bien.
Qu’on se le dise.

Comme Annie Genevard, députée LR et ancienne prof de Lettres, tentait d’analyser d’une façon posée l’état des lieux, Mister Bloche a bondi de nouveau. Praud, qui est bien élevé, lui a fait remarquer qu’on ne coupe pas la parole à une dame qui avait patiemment écouté ses éructations. C’était l’occasion que guettait depuis le début notre député parisien : il s’est levé et a quitté l’émission — en stationnant quand même assez longtemps devant les caméras afin d’occuper l’écran de sa masse. Société du spectacle, quand tu nous tiens…

Pourquoi tant de haine ?
Il en est des députés de gauche comme des roquets : ils aboient parce qu’ils ont peur. Les autres invités (Annie Genevard, député du Doubs, Jean-Rémy Gérard, vice-président du SNALC, Danielle Simonnet, porte-parole de Mélenchon — qui faisait le grand écart entre condamnation de la réforme du collège et refus du « déclinisme » —, et moi-même qui m’étais acheté une conduite) n’étaient pas en soi des menaces. Mais Patrick Bloche a peur de ce qu’il peut devenir — un ex-député d’un ex-parti de gauche coulé par son ex-premier secrétaire. Hollande a sorti Macron de sa boîte à malices afin de ne plus avoir à payer le loyer exorbitant de la rue de Solférino : le prochain congrès du PS se tiendra dans une boîte d’allumettes.
Peur aussi de ce qu’ils sont devenus : des repoussoirs de la cause du peuple. Notez que question éducation, cela fait longtemps qu’ils l’ont trahi, le peuple — en 1989 avec la loi Jospin, en 1997 avec Allègre et en 2012 avec Peillon et consorts. Bloche ne connaît, en fait de peuple, que les bobos hors sol qui l’élisent. Faudrait redescendre un peu dans la France réelle.

Oui, ils crèvent de trouille. Alors, ils aboient.
Ils en sont à prédire (ou à souhaiter) la victoire de Marine Le Pen, parce qu’ils n’ont plus que cet espoir-là pour susciter un grand « sursaut démocratique » savamment orchestré qui les portera à nouveau au pouvoir après les législatives.
Sans voir que la vraie France les vomit, les conchie et les renie.

Pas une voix pour ces guignols ! Pas une ! Pas une voix d’enseignant, au moins ! Votez pour qui vous voulez, sauf pour ces gros pleins de soupe qui veulent encore se faire cinq ans de gras ! Bloche à nouveau, c’est Vallaud-Belkacem encore. Et l’école de France au tapis.

J’ai une pensée émue pour Pascal Praud, qui avait cru monter un beau débat d’idées, et qui n’a eu droit qu’aux glapissements des chiens de garde. Mais peu importe. Avec un peu de chance, dans trois mois, Mister Bloche ne sera plus qu’une note de bas de page dans l’histoire des cataclysmes mous.

Jean-Paul Brighelli

310 réflexions au sujet de « La grande peur des bien-pensants »

      • Vous avez bien entendu raison, mais je suis tellement à la peine face à de tels monuments de mauvaise foi que je vous témoigne une forme d’admiration …

      • Très juste, vous avez marqué en revanche des points en disant tranquillement à cette caricature qu’il mentait, il n’en est d’ailleurs pas revenu. Une parfaite tête à claques ! Quant à Simonnet, c’est tellement affigeant que j’ai honte pour elle.

    • Ce gang syndical de glands jaunes prépare l’avenir : leurs « mécontents » le sont essentiellement pour des raisons salariales et de recrutement.

      Après une grande apnée de cinq ans, les voilà prêts à récriminer dès le début mai.

    • En Savoie et Haute Savoie, la « Bloche » est la seconde traite (des vaches) quand on n’a pas fait la première complètement (pour pas payer toutes les taxes).

      La seconde traite (quand le contrôleur des impôts est parti) est la plus riche, la plus grasse !

      C’est avec elle qu’on fait le… reBLOCHon !

      (Parfaitement authentique)

  1. Je viens de regarder l’émission : en fait, même si le « journaliste » a raison, c’est lui qu’il faut d’abord mettre en cause. Comportement inadmissible face à ses invités.
    Autre représentante de la connerie stratosphérique, la dame en rose (du parti de gauche). Comme bornée, difficile de faire mieux.
    Je pense que le député PS vient en 3e position seulement. Il a eu raison de partir devant un tel traquenard (même si je suis d’accord avec l’axe Brighelli / Praud).

  2. Déconstruire urbi et orbi est un jeu occupationnel pour de nombreux facariens. Ils n’hésitent pas à user d’un alibi pédago : déconstruire pour que les élèves construisent eux-mêmes leur savoir sur les décombres.

    http://www.vousnousils.fr/2017/03/22/kaamelott-un-tremplin-vers-lhistoire-et-la-litterature-601428

    Qui osera « constuire » une « méthode » scientifique par déconstruction de la fameuse scène de la sorcière de Monty Python ?

  3. Evidemment M. Bloche est insupportable, il ne laisse pas parler les gens. Un gros mal élevé.
    Mais le journaliste n’aide pas non plus, quand il coupe la parole, crie, répète 5 ou 6 fois la même phrase « je vais vous le dire exactement comme ça! », dès la première fois on avait bien compris, surtout qu’il a de la voix. Résultat sur 40 mn d’émission, il n’y a que quelques secondes qui sont audibles.
    J’aime mieux l’attitude d’un Taddei ou d’un Pivot pour animer un débat. Je ne connaissais pas Cnews mais si toutes les émissions sont comme ça, merci bonsoir.
    Faut plus y aller, M. Brighelli, le journaliste semblait vraiment chercher à rendre le débat complètement inaudible. J’ai cru qu’on allait enfin pouvoir entendre quelque chose après le départ du monsieur tout rouge et tout fâché, mais non, paf, spectacle terminé.

  4. J’aime bien lire ce blog pour commencer une bonne journée; en quelques commentaires matinaux, on y croise moins de sottes opinions que de sots qui opinent. Leur présence verbeuse est l’agent catalytique qui précipite dans la conversation toutes les stupidités dont sont capables leurs interlocuteurs…un peu comme ce qui s’est passé dans l’émission C-News.

    • Moi qui trouvais (mais je n’ai pas pris le temps de le dire,hélas) que votre syntaxe s’améliorait,s’affermissait,s’enrichissait..;

      Ce sera une rechute;les progrès ne sont jamais linéaires.

    • Tiens donc, voilà que pour éructer une fois de plus contre Macron, vous faites feu de tout bois, et pas du meilleur, et vous mettez à l’honneur un groupe de facariens qui par ailleurs demandent la disparition des grandes écoles au sein de l’université ? Vous avez pourtant assez pesté contre. Sans compter que vos braves copains n’ont pas l’air d’aimer du tout le programme que Fillon prévoit pour le supérieur.
      A force, de manger à tous les râteliers, de vous cloner à l’infini sur votre blog jusqu’à vous auto-congratuler ( en mal de compliments qui ne viennent plus depuis belle lurette ) et de défendre la rouerie comme seule conduite valable, vous vous prenez les pieds dans le tapis. Enfin, tant qu’on ne vous retrouve pas en prière sur le dit-tapis, il y a peut-être encore une lueur d’espoir.

  5.  
    Pour ceux qui ont perdu la raison, il y a des asiles d’aliénés. Pour ceux qui fuient un gouvernement hostile, il y a des asiles de réfugiés. Mais pour les imbéciles au comportement aussi incongru, il devrait y avoir des asiles de sots – sous l’autorité d’un garde des Sots.
     

  6. ALORS là!! Les deux enfiévrés, qui vous tenaient compagnie sur le plateau de P.Praud c’est le top!! délicieuse prise sur le vif de la pensée m.e!
    NON c’est trop!!
    Le mur du son, sûr qu’il a été traversé par la « grosse truie violette »! (JMB)
    Quand à l’autre prototype dégoulinant et rougeoyant, qui fait son petit CLAVEL, belle sincérité,et sang froid viril… quelle leçon!!!
    Sûr, ils sont bons pour le coup de sang; a moins que, malgré que pas mal faisandés,
    ils soient bons pour le BOUDIN (hallal bien sûr).

  7. Les éructations de Bloche ont révélé ce qu’est vraiment l’idéologie pédagogiste: un totalitarisme monstrueux, hybride de post-marxisme et de néolibéralisme, qui, comme tous les totalitarismes, rêve de fabriquer « l’homme nouveau ».
    Bloche a montré le visage d’un idéologue totalitaire: intolérant, haineux, dogmatique, sectaire, fanatique.

    • Mais enfin, vous ne voulez pas voir que ce qu’a fait le « journaliste » n’a rien à voir avec une pratique normale de l’animation de plateau ! Indépendamment des idées énoncées, il faut vraiment avoir des œillères pour refuser de comprendre que Bloche n’a pas fait son cinéma. Il a eu raison de quitter le plateau, plateau sur lequel même l’animateur était contre lui.

      • C’est vrai, ce journaliste exagère!
        1) Il a osé blasphémer en remarquant que le niveau des élèves baissait, ce qui relève du crime de lèse-pédagogisme
        2) Il a de plus osé contredire un député socialiste, ce qui relève du crime de lèse-bien-pensance
        3) Il a enfin osé rappeler à ce député socialiste que c’était fort mal élevé d’interrompre une dame, ce qui relève du crime de lèse-machisme

        Quand un pédago comme Bloche parle, on ne doit pas débattre, on ne doit pas argumenter, on ne doit pas contredire, on doit juste acquiescer béatement en récitant des psaumes, comme durant les discours du télévangéliste Macron. Le Dogme meirieusien ne se discute pas. Ce journaliste impie doit être livré à l’Inquisition, ou à Médiapart, c’est pareil.

        • Votre ironie me laisse marmoréen ! Je persiste et signe : ce n’est pas un travail de journaliste. Empêcher l’autre niais de parler n’est pas de bonne politique.
          N’insistons pas. Il semble que personne ici ne soit d’assez bonne foi pour voir cela.

          • Si, un au moins:
            Je suis, une fois n’est pas coutume, d’accord avec vous:
            Le journaliste n’ était pas du tout au niveau.
            Le niveau baisse, pas seulement celui des élèves: Celui des professeurs aussi, celui des politiques et des candidas, celui des journalistes, celui des chanteurs de variétés, des speakerines, etc…
            Denise, revient!

          • Praud, c’est un journaleux de ballon : un type qui a jacté des années avec des abrutis qui tapent dans une sphère n’apprend pas vraiment à diriger un débat.

            Sauf s’il a la grâce…

          • Il semblerait que nombre de journalistes neutres réalisent soudain ce que ces grands nocifs ont fait à l’Ecole quand ils ont des enfants en âge scolaire. Le premier à qui c’est arrivé, c’est Emmanuel Davidenkoff (voir un livre intitulé Reveille-toi Jules Ferry ils sont devenus fous. Ont suivi Sophie Coignard ou Carole Barjon – journaliste de l’Obs et qu’on n’arrete plus depuis qu’elle a commencé à tirer à la sulfateuse sur tous les grands pontes du pedagogisme. De vrais journalistes d’investigation devenus enragés. A côté Pascal Praud est une violette. Et je ne vois pas pourquoi un journaliste n’aurait pas des opinions – et du style. Voir Henri Rochefort ou Clemenceau période Aurore.

          • Effectivement, aujourd’hui un vrai travail de journaliste consiste à louanger Macron.

      • Vous me sidérez. Le néo-libéralisme est né au moment du second choc pétrolier, quand le souci du capitalisme n’a plus été de produire des objets de valeur, mais simplement de la valeur : c’est le passage du libéralisme version Adam Smith au capitalisme purement financier. Pour reprendre Marx, on passe du fétichisme de la marchandise au fétichisme pur de l’argent. Et on l’a très bien senti ainsi au milieu des années 70.

      • C’est à dire qu’il n’y a jamais eu une stratégie de déréglementation des flux financiers, de privatisation des services publics et des industries, de réduction des allocations sociales (c’est l’entrée dans le néolibéralisme ou ultralibéralisme) , dans les années 80 aux USA , en Grande-Bretagne puis en Europe ?
        Vu que les taux de croissance diminuaient, que la productivité ralentissait, qu’il y avait moins d’emploi ; le tout dans une ambiance de forte récession.

        Thatcher n’a jamais dit : There is no alternative ?

        Encore une révolution épistémologique (je finirai pas ne plus rien comprendre à tout)

  8. Je fais une pause à 17:06
    C’est vrai qu’ils ont un p*****n de problème avec la notion d’égalité.
    Rien que rappeler à certains que dans la devise liberté-égalité-fraternité, l’égalité renvoie à l’égalité en droit (de droits est un peu différent) ; c’est à dire l’égalité devant la Loi ; comme une espèce de transcendance. C’est un coup à être ostracisé
    Ostracisé à vie par des cons, cela a ses avantages.

  9. « Viens petit prédicat dans mon comic strip
    Viens faire des bulles, viens faire des WIP !
    Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP et des ZIP ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZZZZ ! »

        • Merci, Moot.

          Les néologismes, une fois stabilisés, appartiennent potentiellement à tout le monde. La plupart meurent sans vraiment être nés et finissent à la fosse commune, d’autres sont accèdent à l’usage commun voire parviennent couchés dans un « vrai » dictionnaire.

          Cette lexicospermie génère évidemment beaucoup de morts nés dans la béchamel néologique. J’aimerais bien que « crap bullsheets », dont l’usage potentiel est par nature restreint aux pires infréquentables des salles de profs, parvienne quand même à constituer un mot-pavillon des contempteurs de la célèbre bauge pédagole.

  10. « Prédicat » cela sonne bien – c’est comme monade ou entéléchie – il y a des mots qui font jolis. De là à dire que c’est d’une grande utilité et qu’il faut en parler en primaire ou dans les collèges …

    Vous connaissez le philosophe Malebranche ? Il faisait l’éloge des tourbillons cartésiens quand l’heure était à la mécanique newtonienne.
    Eh bien ! le prédicat c’est le tourbillon grammatical …

  11. Non, plus une voix pour ces gens. Rien de bon n’attend l’E.N. et les enseignants, mais au moins, on va voir partir ceux qui ont si souvent trahi, et en se moquant , en insultant, en provoquant, comme à la dernière réforme. Ca sera peut-être aussi inutile que de gratter un bouton, mais ça soulagera sur le moment.
    Le parasite, politicard professionnel et ses grands airs de petit marquis outragé ne sont pas de nature à faire changer d’avis.

    • La droite se frotte les mains;Hamon-Peillon ont fait le plus gros.

      ils vont pouvoir continuer le travail,sans ,bien sûr,
      reconnaître leur dette envers le PS.

  12. «Je remercie mes fans pour leur soutien, ainsi que ma femme et ma copine», a déclaré Mohammed Anas, joueur ghanéen d’un club sud-africain.

    Dans cette phrase d’une belle portée littéraire et sportive vous analyserez le rôle du prédicat « ma copine » en ne le confondant pas avec le prédicat « ma femme ».  La copule « et » ne laissant pas d’ambiguïté sur leur fonction respective.

    • Le joueur de foot est réputé plus doué pour pousser le ballon que pour pousser la copule ! Il aurait dit : « Je remercie ma femme qui est ma copine », les choses seraient passées comme une lettre à la poste.

  13. En résumé ; ce sont des coupe-jarrets car ils craignent que certains aillent plus loin ou plus vite que d’autres ?

    Je m’en suis coltiné pour d’autres raisons ; je les appelais ..des encombrants…, qui empêchent les autres d’avancer tant qu’ils n’auront pas compris ce qu’il se passe
    (le temps de mourir d’ennui, démotivé)

  14. Finalement personne n’a parlé de grammaire sur ce plateau ? Ouf ! j’ai eu peur d’avoir raté quelque chose et d’avoir eu à apprendre une leçon !

    • Voilà, moi aussi ; finalement je ne comprend toujours rien à cette histoire de prédicat.
      Rien à voir avec les histoires de nouveaux mouvements religieux (je ne parle pas de Macron) ; prédicateur et tout ce genre de choses ?

    • Pour vous:
      « Hier, en tombant brutalement dans l’escalier, le Driout s’est cassé le coccyx  »
      Trouvez l’intrus dans la liste suivante :
      Complément circonstanciel de lieu, de temps, de manière, sujet, verbe, copule, prédicat, complément d’objet direct, proposition participiale, proposition subordonnée circonstancielle, proposition principale.

      • Ce qui est épatant avec les linguistiques, c’est qu’on peut beaucoup jouer voire dékhonner presque sans limites.

        Ainsi, dans l’exemple proposé, une analyse à la Tesnière désigne indiscutablement Driout comme actant mais son coccyx, élément intérieur de l’actant, est victime de l’escalier. Or l’escalier, qui semble l’actant principal dans « l’escalier cassa le coccyx de Driout », ne peut raisonnablement être considéré comme tel. En effet, il y a une dissymétrie fondamentale dans le rapprochement entre le coccyx (mobile !) et l’escalier (immobile dans l’univers du locuteur). L’escalier est donc une victime passive d’un concours de circonstances. On peut ainsi reformuler : « le coccyx de Driout vint à la rencontre de l’escalier et cassa » où on n’utilise que des verbes clairement bi et monovalents.

        et le verbe s’est fait choir

  15. « Hollande a sorti Macron de sa boîte à malices afin de ne plus avoir à payer le loyer exorbitant de la rue de Solférino  »
    Le « pauvre » PS est propriétaire de l’hôtel particulier dans lequel se trouve son siège rue de Solférino dans le 7eme arrondissement de Paris entre le musée d’Orsay et l’Assemblée.
    Acheté 17 millions de francs à la GMF en 1980.

  16. Bonjour,
    Je vous lis régulièrement et suis cent pour cent avec vous contre le pédagogogisme actuel et en accord avec le bilan que vous dressez. J’enseigne les maths en prépa scientifique et je constate tous les jours l’effarante faiblesse en expression écrite (maniement de la langue, sans parler de l’aptitude au calcul qui pourrait aussi être un motif de fâcherie) d’une partie non négligeable de mes élèves. Il me semble cependant que l’attitude de Pascal Praud suffirait à excuser le départ de Bloche. La démonstration aurait été plus convaincante si le journaliste (mais à un tel degré d’implication, peut-on parler de journalisme) était resté dans les clous. On pourrait soumettre le cas à Ingrid Rocrieux mais je pense qu’elle trouverait cela trop facile !
    Cordialement,

    Jean-Marie P.

    • « J’enseigne les maths en prépa scientifique et je constate tous les jours l’effarante faiblesse en expression écrite (maniement de la langue, sans parler de l’aptitude au calcul qui pourrait aussi être un motif de fâcherie) d’une partie non négligeable de mes élèves. »

      Malheureux, vous n’êtes pas dans une bonne prépa…

      Cependant, maintenant qu’ils reçoivent un véritable enseignement, vos élèves progressent
      à la vitesse grand V.

      Cela n’est pas effarant, mais stupéfiant.

      • « J’enseigne les sc nat’s en collège et je constate tous les jours l’effarante faiblesse en expression écrite (maniement de la langue, sans parler de l’aptitude au calcul qui pourrait aussi être un motif de fâcherie) d’une partie non négligeable de mes élèves. »
        Ecco!

      • Oui, mais j’ai une idée là-dessus.
        Il se tait sur pleine de sujets pour lesquels on pourrait lui taper sur les doigts, alors il s’est libéré avec celui du niveau des élèves, évident pour tout le monde sauf pour Monsieur Reblochon, très étonné de cette sortie !

  17. « Nihilisme cognitif » kidisent :

    http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/03/23/en-nba-penser-que-la-terre-est-plate-est-une-opinion-comme-une-autre_5099593_4832693.html

    Dans l’univers mental de Kyrie Irving, seuls les ballons sont sphériques et le jeu s’opère sur un terrain plat. Ses capacités conceptuelles ne vont pas jusqu’à tenter d’effectuer un pavage de la sphère avec des rectangles.

    M’est avis que, d’ici peu, nos établissements scolaires vont en charrier des paquets, de nihilstes cognitifs…

  18. Belle et saine colère de Brighelli. Bravo….
    Bien que son attitude ait pu paraître un peu disproportionnée, Praud est un type nettement plus intéressant que ses confrères qui se sont fait connaître par leurs commentaires footballistiques, et puis il savait probablement à quel abruti il avait affaire, ce qui peut expliquer ses interventions.

  19. Prédicat ou pas, restons simples: lorsque les collégiens mettront « ent » au pluriel des verbes et non pas « s », nous aurons progressé vers un passé plus riant.

  20. Maître JPB,
    Vous qui êtes l’âme de ce blog, pourriez vous demander à votre bras informatisé de changer « Répondre » qui n’est pas fiable par « Egarer » ? Ce sera plus franc. La perte sera supportable, et la chronologie enfin respectée…et ne venez pas me parler d’un minimum d’organisation pour l’intelligibilité des échanges.

    • Ça devient sérieusement crédible cette histoire.
      Vu les derniers ralliements ; pas Barbara P, fort aimable (elle est bonne dirait les djeun’s) au demeurant.
      M’en fous je suis exilé dans mon pays depuis 2007 ; j’ai l’habitude maintenant
      (j’aurai bientôt le statut de réfugié)
      Le dernier rallié ramène quand même ; un certain poids chez les frangins, l’armée, l’armement, et quelques menues bricoles du même genre.

      De qui le mari honnête de Brigitte M. est-il la marionnette ?

  21. Macron c’est le mari de Brigitte Trogneux, et non l’inverse.
    Je pense que tout est a regarder dans cette perspective, en ce qui le concerne.

    • Si le sujet, c’est la grande peur des bien-pensants et non le prédicat ou feu le complément d’objet.
      Évoquer Macron relève t-il du hors sujet ?

    • « Macron c’est le mari de Brigitte Trogneux, et non l’inverse. »

      J’essaie d’imaginer ce que serait l’inverse:

      Brigitte Trogneux, c’est le mari de Macron ?

      Magneux,c’est le Trognon de Brigitte ?

      Mari,c’est le Crogneux de Brigitte Crognon ?

      Macron, c’est le Gros Noeud de Gibritte ..?.

      Scrogneugneux de scrogneugneux, je n’y arrive pas!

      • J’ai mal goupillé le truc.

        Voulant être méchant en disant qu’il était entré dans l’histoire (la petite, ne serait-ce qu’à Amiens) en épousant son professeur de français.

        Donc voilà une plaisanterie foireuse (qui foire) ; Monsieur Brigitte Trogneux, plus que Madame Emmanuel Macron

        • Ou ^pour formulé comme jads :
          Monseur et Madame Brigitte Trogneux
          plus que Monsieur et Madame Emmanuel Macron
          (on voyait des choses comme cela sur des boites aux lettres, il n’y a pas encore si longtemps. Monsieur et Madame suivi du nom et prénom de l’époux
          (sale époque ! )

          • mon clavier foire lui aussi (allergie aux i …) sur un ordinateur portable c’est fâcheux. Puis je n’ai pas correctement effacé la première mouture. : formuler.

        • Ouf!
          C’est limpide;comme toujours quand je sèche sur un exo et qu’ensuite on me donne la solution ,je me dis: »comme je suis bête,c’était tout simple! »

    • Tu as déjà lu un « roman » de Christine Angot ?
      Je te conseille le Marché des amants — ou comment pendant 300 pages Doc Gyneco essaie de la sodomiser. Passionnant.
      Et c’est elle que France 2 va chercher pour interviewer Fillon ?
      La littérature française est déshéritée à ce point ?

      • Cela m’a à peine effleuré : ma femme me l’a fortement déconseillé sous peine de mesures de rétorsions effrayantes.
        300 pages exhibant l’autre hébété qui tête son pétard face à celui de la dame, ça ne fait pas monter la pression autour de la rondelle car en vérité, je te le dis : le joint de cul lasse.

      • Le suspens est insoutenable et je vous prie de nous raconter la fin de cette histoire (qui n’est pas sans fondement): Doc Gynéco est-il parvenu à ses fins avec la virangot?
        Il y avait bien la littérature à l’estomac… Alors pourquoi pas la littérature à l’anus?

      • Son père n’est pas en taule, ou n’y est pas allé, c’est ça qui est navrant ! Elle est bien sûr très dérangeante à entendre, (à lire, je ne sais pas, ça ne me dit vraiment rien,) mais pour moi, ceux qui l’invitent sont des salopards, sachant très bien ce qui allait se passer ! Et c’est sur eux que vous devriez vous déchaîner, les poteaux, pas sur cette pauvre femme !

  22. Ah oui il est gratiné ce Bloche !
    C’est rigolo de voir que même sur ce blog et même dans la vraie vie il y a des gens qui n’osent pas appeler un chat un chat et qui ont peur de la police de la bien-pensance en ne reconnaissant pas que les gens de gauche (ou du moins les gens dans les ministères qui n’ont jamais bougé de leur poste mais qui sont quand même plutôt de gauche) ont gâché toute l’instruction de nos enfants et qu’ils en sont contents ! Alors les journalistes de gauche ont le droit de déverser toute leur haine sur les gens de droite mais pas l’inverse ?!
    Il y a des petites bulles qui éclatent comme ça qui nous font croire que les gens des sondages ne sont pas vraiment les gens comme nous ou autour de nous.
    Mais c’est « cool » d’être de gauche. C’est même encore plus « cool » de voter Macron, parce que tu es de gauche et de droite, tu ne prends pas parti, tu ne fais rien pas mais tu ne te fâches avec personne. C’est trop « cool »….!
    Moi, j’hésite à voter Macron ou Hamon…J’aimerais bien que mes enfants baissent encore un peu leur niveau, je trouve qu’ils ne s’ennuient pas assez à l’école…

    • Chausser des lunettes gauche/droite est un assez sûr moyen de ne rien comprendre des effets attendus des politiques éducatives (la droite, c’est la continuation du pédagogisme par d’autres moyens).

      Et je ne parle même pas de la caissière, obnubilée qu’elle serait par la mise en place de son roman national à la mormoil.

      Mais le peuple veut-il vraiment comprendre ou qu’on le prenne (pour ce qu’il est) ?

  23. Communiqué de presse.
    M. Patrick Bloche déclare avoir rendu les costumes que M. Jean-Paul Brighelli lui avait taillés spécialement sur son blog.

    Personnellement nous sommes touchés par cet accès de probité publique. Pourvu que cela doure …

  24. C’est beau comme l’antique, ne trouvez vous pas ? Un candidat à la présidentielle se dépouillant de tous ses vêtements pour se présenter nu devant les électeurs !
    Pour le moment il fait encore un peu frisquet mais le 23 avril et le 7 mai ce sera bon.
    Et puis quelle belle photo de famille : nos onze impétrants à la magistrature suprême nus comme des vers.

  25. Un candidat avec une conscience !

    Invité à expliquer sa candidature, M. Lassalle a d’abord évoqué ses « cauchemars » passés qui l’ »empêchaient d’avoir une vie normale ».
    « Le matin en me regardant dans la glace, je me trouvais une gueule de salaud, je me disais +je m’en vais, j’ai 60 ans, c’est le beau rôle, partir avec une retraite de députés, y’a pire sort+, et en même temps je suis assuré que mes quatre enfants de députés ont moins de chance de réussir leur vie que n’en eurent les quatre enfants de bergers de mon père il y a 40 ans », a-t-il raconté.

  26. Pendant ce temps-là Hollande qui n’a jamais eu un seul remords de conscience de sa vie se lamente sur sa propre fin de vie …

  27. Angot n’est pas la Barbara de la –longue inspiration…– littérature.
    Dommage qu’il ait fallu supporter
    pour cela le tapage organisé par France 2
    autour de son cri thérapeutique.
    Hier soir sa place naturelle eût été le divan du spécialiste facturable.
    Capitonnement !

  28. Cette campagne ressemble à du Labiche qui avait tout compris des affres de la vie politique & littéraire !

    Anas :

    « J’ai fait sa connaissance dans un omnibus… Son premier mot fut un coup de pied. »
    « Pardonnez à mon émotion… j’ai un soulier qui me blesse… »
    « Vous me dites : « Attends-moi, je vais chercher un parapluie. » J’attends, et vous revenez au bout de six mois… sans parapluie !
    — Tu exagères ! d’abord il n’y a que cinq mois et demi… quant au parapluie, c’est un oubli… je vais le chercher… »

    P.S Remplacez parapluie par costume.

  29. S’il faut que la vérité éclate, je m’en charge !
    En écoutant Angot s’époumonant hier soir face au stoïcisme de Fillon, je me disais que beaucoup de femmes ne sont que des ventres affamés de sensibilité vulgaire, de sexualité inassouvissable, d’organes suintants de luxure, juste bonnes à des lectures de bluettes compassées angothiques sans saveur.
    Alors que nous, les mâles, soldats du Pucier Vicieux, sommes les bons génies de cette espèce humaine menacée, les dieux, les héros du cérébro-spinal, bref, le sel de cette Terre !…uhuhu !

    • Ah Hervé, là, c’était plutôt « trop » de sexualité ! Trop tôt et pas avec la bonne personne ! je veux bien qu’on s’amuse mais là, je ne peux pas, vraiment.
      C’est tellement chouette de jouer à la bête à deux dos, joyeusement, et si certains, certaines, en sont privés à cause d’ignobles individus et continuent à se détruire toute leur vie, ils ont toute ma tendresse, celle qu’on donne quand on berce un bébé pour l’endormir.

  30. … » la vraie France les vomit, les conchie et les renie. »

    Que pense le commentariat de cette espèce de rime intérieure ?
    Nous sommes ici pour apprendre à écrire,n’est-ce pas ? Nous n’écrirons jamais comme le Maître,cela va sans dire, mais le moindre hommage que nous puissions rendre au Maître, c’est de lui montrer que nous savons le lire.

    Je trouve,pour ma part, que cette admirable « triplication » du « i » rend sensible le paroxysme de l’exaspération que suscitent les mensonges d’un Bloche.

    Jean Racine, qui plagia souvent le Maître par anticipation, ne sut-il pas faire entendre,dans Bajazet la stridence du « i » -pour exprimer un autre paroxysme?

    « Ni que je vive enfin, si je ne vis pour toi? »

    Bajazet ACTE II , SCENE PREMIERE .

    (Dans son cœur? Ah! crois-tu, quand il le voudrait bien,
    Que, si je perds l’espoir de régner dans le tien,
    D’ une si douce erreur si longtemps possédée,
    Je puisse désormais souffrir une autre idée,
    Ni que je vive enfin, si je ne vis pour toi?)

    • « Que pense le commentariat de cette espèce de rime intérieure ? »
      Lormier, nous n’en pensons absolument rien ! On peut être lyrique à son corps défendant comme JPB, mais n’est pas Hugo qui veut ! Si vous n’avez rien à dire, faites comme moi, ne dites rien !…Sympathique, non ?

  31. S’il faut que la vérité éclate, je m’en charge ! (suite)

    Nous les hommes, ne sommes que mentules roides, sensibilité vulgaire, d’infâmes sexualités incapables d’aimer, des porteurs (mal)sains d’organes certes rutilants, mais dégorgeant de luxure, juste bons à regarder du rugby à la télé mais certainement pas à lire des romans angothiques intelligents.
    Alors que vous, les femmes, nos très chères sœurs, nos mères aimantes, nos constantes fondamentales de la nativité humaine, vous êtes le coeur de cette espèce humaine menacée d’imbécilité, vous êtes les bons génies, les déesses, bref, le poivre que l’on saupoudre sur notre mauvaise viande mâle que vous rachetez par votre science…uhuhu!

    • Vous avez essayé le sexe neutre ? La cour de Cassation doit se pencher sur ce problème … peut-être verra-t-on défiler des jeunes gens ambigus dans le palais de justice de Paris cour des pas-perdus !

    • « mentules roides »
      et encore pas en permanence;Victor Hugo a écrit un jour: »jusqu’à vingt-cinq ans,je croyais que c’était un os.

    • Encore le même témoignage lourdement habillé de clichés sur le différentiel CPGE/Facs. Je rappelle que ce système dual de formation n’a lieu qu’en France et qu’il y a de quoi se poser la question de son existence. De plus les capacités pédagogiques et didactiques des profs de CPGE ne doivent pas être surévaluées. Ils n’ont jamais touché à la recherche fondamentale et une simple agrégation suffit pour y enseigner. A l’heure où l’on demande à des enseignants de primaire un niveau bac+4 ou 5 –je ne sais pas très bien– on pourrait demander à des enseignants-chercheurs d’un niveau maître de conf de remplacer les agrégés dans ces fameuses « filières d’excellence scientifiques ». Je mets des guillemets car comme cette année je suis colleur dans une prépa, je puis vous assurer que le niveau n’y est pas toujours brillantissime.
      Pour des filières sélectives en fac, j’approuve sans réserve mais c’est arriver un peu après la bataille que d’énoncer ce genre de banalités puisqu’elles existent déjà.
      Et puis comme il me semble l’avoir déjà dit dans ces colonnes, former un élève CPGE pour le double du prix d’un faqueux et le voir se barrer chez Goldman-Sachs cinq ans plus tard, je ne vois pas très bien le retour sur investissements qu’y trouve l’Etat.

      • « cette année je suis colleur dans une prépa, »

        Vous voyez,le professeur qui a recours à vous a su reconnaître votre talent;il n’est pas sectaire.

        Faites-lui savoir ce que vous pensez de son propre niveau;il vous en sera reconnaissant.

      • Perso, j’ai constaté les différences entre des gens qui avaient fait des prépa scientifiques et les autres, dont moi.
        Niveau méthodes et connaissances, pas photo: ils étaient devant.
        On parle de PACES aussi?

      • Hervé, les prépas sont généralistes. Et je ne connais pas un seul maître de conf’, en Lettres, désireux (ou simplement capable) d’expliquer à des élèves ambitieux n’importe quel texte écrit entre le XVIème et le XXIème siècle. Sortis de leur spécialité, ils sont à la ramasse — et j’ai sous les yeux, à AIx-Marseille, une foule d’exemples.
        Sans compter que des profs de fac capables de corriger des devoirs très complexe à raison d’un paquet toutes les trois semaines, on en reparle quand vous voulez.

      • On peut espérer que le Maître,avec sa générosité habituelle,nous le copiera-collera ici…

        A moins que…

        Depuis peu, Google Drive a une fonction bien pratique:vous demandez l’impression de l’article et au moment de choisir la « destination »,vous cliquez sur:

        « Save to Google Drive » (sauvegardez sur Google Drive);ça ne marche pas avec tous les sites…

        Quand ça marche, c’est très pratique,c’est beaucoup plus rapide (et moins fastidieux) que copier/coller.

  32. « En France, on n’a pas de pétrole, et on n’a qu’une idée : détruire ce qui marche. Tout ce qui marche …
    La réservation des articles aux abonnés du Point, ça au moins, cela fonctionne au quart de tour !

  33. Ce que je remarque dans ce débat, c’est qu’aussi bien les tenants d’un abaissement du niveau scolaire que leurs négateurs ne respectent certaines règles élémentaires de courtoisie. Il n’y a peut-être plus que chez Z&N que les argumentaires peuvent se développer en profondeur, sans interruption abrupte et faussement outrée, ni attaque ad hominem. Tout ceci a une raison bien triviale: les auditeurs, croient les journalistes, ne veulent pas de débat, mais un affrontement passionnel et sanglant. De l’invective, de la provocation! Ce que certains appellent réfléchi et fructueux, d’autres le nomment mou et convenu. La primauté au divertissement, comble lorsque c’est de l’école qu’il s’agit. JPB a beau avoir été exemplairement stoïque, il n’en a pas moins coupé plusieurs fois ses interlocuteurs pour imposer sa voix. Les jeunes comme moi s’identifient malheureusement à ces simulacres de débat, et consacrent celui qui aura été le plus incisif: quel plus beau exemple que les  » punchlines  » de Mélenchon, qui auront excité nombre de mes camarades. Du reste, les professeurs s’y mettent aussi, sanctionnant à l’envi celui qui aura été le moins doctoral, le plus ludique. On s’étonne ensuite des avancées fulgurantes de la nouvelle pédagogie: elle n’est le résultat que de la mise en dérision des savants, de ceux qui savent. La tragique sartrien a vidé la place: aujourd’hui seuls les clowns grossiers sont consacrés. Quelle époque de merde! Sans faire mon décliniste à deux sous, bien entendu…

    • Si dans un débat avec des personnes atteintes de dysenterie verbale ou au moins de diarrhées, vous n’interrompez jamais, vous servez de pot de fleurs.
      Et sans vouloir vexer notre hôte, il n’a rien d’un pot de fleurs ni même d’une fleur.

      • Cette logique m’échappe: voyez la représentante filloniste, pas un mot plus haut que l’autre! Qu’elle n’ait été qu’un vulgaire géranium, lorsque le reste de la tablée clabaudait, me choque bien moins que si elle s’était livrée à la mêlée acharnée. Elle témoigne au moins d’un peu d’éducation ; Brighelli étant certes le moins pire des autres intervenants. Décliner l’invitation, connaissant la tenue lamentable des chaînes d’information continue quand on en vient à  » débattre « , eût été sûrement plus judicieux, quitte à perdre un poil de présence médiatique.

    • « Du reste, les professeurs s’y mettent aussi, sanctionnant à l’envi celui qui aura été le moins doctoral, le plus ludique. On s’étonne ensuite des avancées fulgurantes de la nouvelle pédagogie: elle n’est le résultat que de la mise en dérision des savants, de ceux qui savent. »

      Pas très clair.

      • Alors à moi de clarifier. D’abord, on ne compte pas les enseignants qui malmènent les rares élèves qui pêchent par trop d’afféterie. On ne comprend pas que cette première poussée adolescente est un éveil de la pensée, que ce qui apparaît pédant est la première et saine manifestation d’un désir patent d’appropriation des richesses linguistiques. Sermonné, humilié, le jeune ado ayant voulu  » faire son malin  » avec des  » mots compliqués  » se ravisera bien vite, pour retomber dans la même fange que ses camarades. Ensuite, au lieu d’introduire l’élève à une certaine technicité, au lieu, par exemple, d’user de syntagmes inconnus ou de tournures soutenues, l’enseignant se cache sous le mot clarté pour justifier son refus voire son incompétence à faire passer un message limpide sous une forme élaborée. Ce qui est mépris absolu de l’enfant, et même d’aventure une volonté égoïste de conservation d’un patrimoine culturel et littéraire. Par souci de didactisme – entendez:  » pour ne pas être chiant  » – le professorat s’est voûté sous l’impérieux commandement de récréation avant même que commencent les insidieuses manoeuvres des gouvernements réformateurs: il a réfuté l’illustration classique, mélangeant le savoir au banal quotidien, il s’est avachi et a perdu le lustre que pouvait représenter un Fernandel dans le film Topaze (1951), il s’est compromis dans la vacuité quotidienne. Comme Hollande, et sa caricature de président normal – attention, pas attaché à la norme, mais vulgaire, commun – les professeurs sont également devenus des gens normaux, ont perdu cet air d’exception qui nourissait l’admiration de la société. Oui, l’exécration du docte et l’éloge de la simplicité est proprement dévastatrice. Non le professeur n’est plus un médiateur à la variété du monde, il n’est désormais que le répétiteur, conscient ou non, des délires pernicieux d’une certaine frange putride de la société. Le tout couronné par des méthodes d’évaluations laxistes: parce qu’il faut être  » cool  » et  » rigolo « , on octroie non plus des notes, mais des sourires plus ou moins tordus. Et ne vous y trompez pas: bien souvent ces initiatives proviennent du maître lui-même…

        Bien sûr, il y a des exceptions, mais voici le cas général, de mon point de vue naïf de jeune homme de 18 ans.

        • Un portrait au vitriol, reflet d’expériences vécues?
          Rassurez-vous: des tels « professeurs », je n’en connais que très peu, et, pour la plupart, ce furent les miens il y a plus de trente ans: de vrais post-soixantehuitards laxistes mais, à l’époque, financièrement très à l’aise.
          Je ne me reconnais pas dans vos lignes, bien au contraire. Si l’image de l’enseignant est ce qu’elle est aujourd’hui, il faut en chercher les explications dans ces années 70 puis dans les deux décennies écoulées. Pour la première époque, voir supra; pour les vingt dernières années, réformes oiseuses, démagogie, immigration massive et incontrôlée, dégringolade du pouvoir d’achat et sabotage politico-médiatique en sont les raisons.
          On ne peut demander à des personnes qui ont quatre, cinq ans ou plus d’études spécialisées de se transformer en éduc spé’, psycho-psychiatre, orthophoniste et j’en passe.

          • psycho : au moins 5 années d’études spécialisées
            psychiatres : au moins 9 années d’études spécialisées
            educ spé, orthophonistes ; peu importe.

          • Tout à fait, on voit peu de tels professeurs, au moins en lycée. Et effectivement, il faut bien souvent endosser les rôles d’aidants de toute sorte : psy, gérer les dys, … bien sûr quand on est exigeant on se prend une remarque de la part des élèves et des parents: « vous allez ruiner son dossier, comment va-t-il s’en sortir? ». On marche sur la tête, la plupart de mes collègues n’en peuvent plus de devoir donner le bac à tout le monde.
            Voilà ce qu’il y a dans la tête des profs: personne ne trouve intéressant de faire de l’enseignement ludique. C’est ennuyeux à périr pour le prof.

    • On aurait plus besoin d’une agreg d’informatique, car cette discipline soi-disant importante (« culture » du numérique) est transmise par divers profs d’autres horizons, qui ne sont pas du tout reconnus pour cette double compétence.

  34. Quelle connerie ! Déjà le capes de breton, de corse et d’autres régions était une vraie absurdité. Elle va toutes les faire cette pétasse de NVB.

    Demain, anniversaire du traité de Rome. Oui, je sais, ici, on est anti-européen. Mais quand je vois mes étudiants partir avec une bourse Erasmus et revenir métamorphosés ou quand je vois le connard d’anglais qui a encore fait un massacre récemment, j’aimerais bien une Europe resserrée, qui fonctionne, une Europe comme on l’a rêvée.
    All the dreams we held so close seem to all go up in smoke.
    Allez, tapez fort, ça vous amuse ici. J’en ai plus rien à foutre !

    • « Mais quand je vois mes étudiants partir avec une bourse Erasmus et revenir métamorphosés »

      en grenouille ? en bouvier bernois ?

    • Erasmus n’est pas une connerie, en revanche organiser une agrégation pour un dialecte (le créole) paraît étrange le breton, le corse ou sont des langues. Frederic Mistral a reçu le Nobel pour son Mirèio écrit langue d’oc.

      • Oui, le breton et le basque sont des langues. Le corse, je le mettais au même rang, celui de dialecte, que le créole ou le béarnais mais vous devez mieux savoir que moi. Il n’empêche que c’est aberrant de créer une agrégation de ce genre. Mais on n’est plus à une connerie près. Cela permettra de caser les trois quatre fils de bobos qui n’ont pas réussi à passer une agrég. sélective.

      • Certes, il n’en reste pas moins qu’il était Anglais, né en Grande-Bretagne.
        Alors, on fait quoi ? On les renvoie où les Français, nés en France qui deviennent des monstres absolus parce que radicalisés? C’est quoi le programme de MLP ? On ferme les frontières et on garde les monstres qui sont à l’intérieur ? Vous faites quoi les frontistes ? Vous descendez tout ce qui n’est pas blanc ? Vous faites de grands camps de concentration ? Elle dit quoi votre MLP à ce sujet ? Elle ne cesse de dire qu’elle veut arrêter l’émigration. Soit. Mais elle fait quoi des monstres élevés dans notre belle nation ? Et votre héros NDA, il dit quoi à ce sujet ? Des arguments, des raisonnements. On attend.

        • Cet homme se définissait avant tout comme musulman. C’est un simple fait, ne vous en déplaise.
          Quant à la reductio ad lepenum que vous psalmodiez systématiquement, ce n’est que le réflexe d’une certaine gauche dévoyée qui anathémise dès qu’on ose remettre en cause l’islamonazisme.
          Si Mme le Pen est virulente à l’égard de l’islam, ce n’est certes pas par esprit républicain et pour défendre la laïcité: c’est tout simplement parce que le FN voit avec raison dans l’islamisme une extrême-droite concurrente (cette « extrême-droite musulmane » que moquait Charb, un véritable homme de gauche, lui). Et cette extrême-droite musulmane ose aller beaucoup plus loin que l’extrême-droite nationaliste et post-pétainiste: elle ne se contente pas d’imprécations, elle assume tranquillement son antisémitisme jusque dans les médias (cf le sinistre Meklat), elle revendique de manière décomplexée son homophobie, son sexisme et sa haine des valeurs républicaines (cf les rappeurs bigots et antilaïcs), elle assassine enfin avec constance nos compatriotes. Elle profite surtout de l’aveuglement, sinon de la complaisance, des hémiplégiques de la politique (au sens où l’entendait Aron) qui ne voient et ne dénoncent que le FN.
          Sinon, pour répondre à votre question: en ce qui concerne les « monstres » (je constate que vous n’osez pas écrire « islamistes »), et bien on s’en débarrasse. Ils prétendent aimer la mort: qu’on la leur donne! Je ne me souviens pas qu’on ait fait autant d’embarras avec les salopards pro-nazis de la Légion des Volontaires Français.

          • J’ai dit monstre radicalisé et quand on dit radicalisé actuellement tout le monde sait qu’on parle des islamistes. Monstre d’islamiste si vous préférez, cela ne me pose aucun problème. Il n’empêche que parler d’extrême droite à propos de ces gens-là, c’est déjà leur reconnaître une légitimité qu’ils n’ont pas.
            Quant au fait de donner la mort à ces salopards, évidemment mais vos posez la limite où ? Des lycéens qu’on voit se radicaliser, on fait quoi ? On les flingue par précaution ? Et ce qu’on peut faire par temps de guerre ne peut pas se faire par temps de paix dans une démocratie du moins. Vous croyez vraiment que MLP va résoudre ce problème ?
            C’est bien naïf .

          • Mr Tintin, j’apprécie votre effort: vous avez osé nommer par son nom le totalitarisme islamique.
            En revanche, il vous reste encore à admettre que l’islamisme est une idéologie qui a beaucoup de points commun avec l’extrême-droite: la haine de la laïcité, la bigoterie, l’intolérance religieuse, le machisme érigé en mode de vie, l’antiparlementarisme, le mépris des Droits de l’Homme, le grotesque culte viril des armes et de la violence, le tout sur fond d’antisémitisme fédérateur.
            Quant à MLP, qui semble vous obséder et que vous exhibez pour étayer chacune de vos phrases, elle n’est pas la solution: on ne combat pas un fascisme hard (l’islamisme) par un fascisme soft (le FN). Sans compter que le FN simule son ralliement à la laïcité alors que ses fondateurs sont pour la plupart des cathos intégristes antilaïcs.
            La solution est simple pour combattre l’islamisme et elle est de gauche, même d’extrême-gauche (la vraie, pas l’extrême-gauche antisioniste actuelle qui sert de supplétive à l’extrême-droite salafiste et antisémite): en 1793/1794, la République était menacée par le retour de l’absolutisme de droit divin et le Comité de Salut Public (sous l’influence de Robespierre) a réagi par la Terreur antireligieuse. Nous avons la recette, validée par l’Histoire, pour éradiquer l’intégrisme religieux. Il suffit d’appliquer aux islamistes d’aujourd’hui ce que les Conventionnels courageux ont appliqué autrefois aux partisans du droit divin. Mais nous avons Hollande, le Pen ou Macron alors qu’il nous faut un nouveau Robespierre.

        • @ Tintin,
          Un français de papier qui considère cette nationalité comme étant une insulte, mais qui toutefois en bénéficie d’une autre, vous en pensez quoi au juste et que faites-vous? C’est vite vu.
          Quant aux djihadistes fraîchement convertis revenant de Syrie, au potentiel assassin incommensurable selon l’expertise de n’importe quel psychiatre, je suis contre la peine de mort mais pour Cayenne : )

          • Les français qui avaient combattu sous l’uniforme allemand (ceux de la LVF) durant la 2ème Guerre Mondiale ont été fusillés. C’est ainsi qu’on traite celui qui sert sous l’uniforme ennemi pendant une guerre.
            Aujourd’hui, on finance une salle de sport privée pour Salah Abdeslam…

    • Je ne sais pas si il y a beaucoup d’anti-européens.
      Contre cette Europe-là, certainement.

      … une Europe resserrée, qui fonctionne, une Europe comme on l’a rêvée…
      En voilà une bonne idée ; il faudra rajouter une part de rêve supplémentaire. Et que certains cessent de rêver.
      L’Europe des marchés (ou du marché ? je fatigue là) n’a pas induit les effets rêvés.
      Il manque quelque chose.
      Rien n’est perdu ; même pas l’honneur… il s’agit d’un manque.

      … partir avec une bourse Erasmus et revenir métamorphosés …
      Partir les bourses pleines et revenir lorsqu’elle sont vidées ; ça facilite la métamorphose lorsque l’on est jeune.
      Ne parlons même pas des progrès (cuni) linguistiques.

  35. Insupportables, ces aboiements.
    Personne sur ce plateau n’a été capable d’asséner calmement en citant des sources précises les données officielles incontestables émanant d’organismes nationaux et internationaux pour clouer le bec à M. Bloche et à la C.O.P. Cela aurait été bien plus profitable aux téléspectateurs profanes pour distinguer les spécialistes honnêtes des malhonnêtes.
    Lors du débat de TF1, à 20:15, une candidate à l’élection présidentielle dont je tairai le nom évoque l’apprentissage du français et se fait reprendre par le candidat dont je tairai le nom soutenu ici par la C.O.P. : « Ça ne veut rien dire, tout le monde parle en français à l’École ».
    Elle le corrige, calmement, avec le sourire : « Non… mais non… c’est pas l’apprentissage EN français, c’est l’apprentissage DU français » lui dit-elle en se penchant vers lui comme si elle se penchait sur un malade ou un sourd.
    C’est de ce calme, de cette patience et de cette compassion pour les imbéciles dont nous avons besoin.

    • On a donné des chiffres — 600 heures de français en moins en vingt ans, 45% des élèves de Sixième incapables d’orthographier correctement « le soir tombait »… Mais il n’est pire sourd que le Bloche qui ne veut rien entendre.

  36. « Mais quand je vois mes étudiants partir avec une bourse Erasmus et revenir métamorphosés »

    Rien que pour avoir « propulsé » des jeunes au plus haut, il mérite que nous retirions notre feutre en carton bouilli dans un salut conventionnel mais sincère…uhuhu !
    Et dire que j’ai vécu sans savoir que ce Tintin existait : incroyable!

  37. Sous la 3e république l’Ena n’existant pas – on comptait beaucoup de normaliens et de polytechniciens, membres de la fonction publique qui hantaient les cabinets ministériels.

    Il y a comme un défaut …

  38. Si j’avais un peu de malice je dirais : les énarques n’ayant appris aucun métier honnête se précipitent vers la politique où l’on peut faire de l’esbroufe à peu de frais !

  39. Revenons au sujet:
     » l’éctirrue fanaçisre est plus faclie que l’étrriuce mtmathaéiuqe car elle trèole dgntaavae les eerurrs « 

  40. Je ne sais pas si Dray a des amis aussi généreux ! On le lui souhaite …

    · Une montre Rebellion Predator trois aiguilles offerte par le manufacturier suisse également proprio d’une écurie d’endurance à l’occasion des 24H du Mans. Cette course de l’Automobile Club de l’Ouest présidé par… Pierre Fillon, son frère. Valeur: 16.000 €
    · Une montre chrono Zenith El Primero Stratos Flyback. Une série limitée à 500 exemplaires, en l’honneur d’Alain Thébault, inventeur de l’hydroptère. Prix : environ 6000 €.
    · Une montre Scuderia Ventidue d’I&MT. Petite série, fabriquée sur mesure comme l’explique Pablo Dana dont la manufacture a depuis fait faillite. Prix du cadeau : environ 15.000 €.

    • Nous sommes les amis généreux de nos politiques: c’est surtout grâce à notre argent que ces nouveaux privilégiés vivent dans le luxe et l’oisiveté.
      1793 vite!
      Ah ça ira ça ira ça ira
      Les aristocrates à la lanterne
      Ah ça ira ça ira ça ira
      Les aristocrates on les pendra!

  41. En ce qui concerne Emmanuel Macron ses affaires financières sont extrêmement mystérieuses. Il a touché trois millions d’euros à la Banque Rothschild qui ont disparu comme par enchantement. Il aurait fait faire des travaux dans la villa de sa femme au Touquet … je sais bien que les plombiers et les maçons sont hors de prix mais pour trois millions autant faire construire une villa toute neuve !

    • Suite du message du 25 Mars 2017 à 12 h 57 min:
      Essayez par vous même en écrivant une phrase et en mélangeant les lettres; l’ordre des lettres n’a pas d’importance, la seule chose qui compte, c’est que la première et la dernière lettre de chaque mot soient à la bonne place. Le reste peut-être dans un désordre total, on arrive tout de même à lire .

  42. La déclaration de Macron est plus qu’étrange !

    « Côté passif, le candidat déclare devoir encore rembourser 246 837,44 euros sur un emprunt de 350 000 euros contracté en 2011 pour financer des travaux. »
    Soit mais il ne déclare aucun bien immobilier … s’il s’agit de travaux sur la villa de sa femme j’aimerais savoir si cette villa a les dimensions d’un château ! Pour 350000 euros on peut faire construire une jolie villa sur la côte normande.
    D’autre part en supposant qu’il a investi 350000 euros dans cette villa cela veut dire qu’il possède une hypothèque de cette somme sur ce bien immobilier.

    • Exact, du grand art. Nous sommes dans la même forme de déni que celle donnée en exemple par Bloche. Il y a des prises de consciences qui grondent, qu’ils feignent d’ignorer et qui vont leur revenir en pleine figure.

    • Encore l’autocensure, comme Hollande qui dit « daesh » pour ne pas avoir à dire Etat islamique…
      Sun Tsu expliquait que la guerre se gagne aussi et d’abord par les mots.

      • C’est une excellente remarque Thierry L, et je ne plaisante pas du tout. J’ai toujours considéré comme cultivé celui pour qui rien n’est dénué d’intérêt, et presque tout d’importance.

        • Je ne saurai jamais pourquoi le robot avait envoyé dans les indésirables objets de soupçon cette remarque. Hervé, il a une dent contre vous !

  43. Maintenant que le résultat final est quasiment plié, le score du ps au premier tour de la campagne devient un enjeu intéressant.

    Un score inférieur à 10% est maintenant à sa portée. Tout le fall staff * œuvre à cette fin. Courage et opiniâtreté, tels sont les mots de désordre pour un parti qui a déjà un peu anticipé la branlée d’avril mais qui est surtout préoccupé par celle qui risque fort d’en résulter aux élections législatives.

    Scénario d’éclatement avec, d’un côté, fuite façon sortie d’Egypte, à marche forcée vers la Toufriquet Task Force et de l’autre soumission à France Insoumise ® ?

    http://f-i.jlm2017.fr/charte_legislatives

    * équipe chargée de manager la chute du bouffon électif qui n’a pourtant pas grand chose à voir avec le personnage shakespearien.

  44. Je parie sur Jean Lassalle qui fera la surprise !
    Une voix authentique c’est si rare en politique – et puis il a le parfum du terroir !

  45. Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, François Asselineau & Jacques Cheminade sont des idéologues et des mono-maniaques.
    Ne voteront pour eux que des gens de leur chapelle. On dirait des illuminés …

  46. En 1988 la confrontation Mitterrand-Chirac avait été dominée par les évènements de Nouvelle-Calédonie ; bis repetita … en Guyane cela se corse mais seul Macron soutient le gouvernement ! Même Hamon ne s’y risque pas …

  47. Vu sur Bfmacron TV un reportage sur les candidats: Macron (loué soit son nom) mis en scène à la Réunion avec un petit garçon tout mignon, tandis que Fillon (que le diable l’emporte) était filmé sous les huées et les projectiles.
    La propagande bat son plein.
    En contribuant à l’élection de l’ex-banquier, le PS achèvera sa mue mondialiste et ultralibérale initiée en 1983 par l’affairiste Mitterrand.
    Et c’est ainsi que Macron est grand.

  48. Césarin se plaint qu’on le poignarde par derrière :

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/03/27/hamon-lance-un-appel-aux-electeurs-contre-ceux-qui-lui-plantent-des-couteaux-dans-le-dos_5101131_4854003.html

    Le nasique s’insurge contre les caciques : « De toute façon, je n’aurais pas gouverné avec eux » dit-il. Evidemment, il feint d’oublier que pour suriner quelqu’un par devant, il faut, au moins, lui accorder de l’importance.

  49. En 1969, le tandem Rocard-Deferre avait obtenu un total record de 8,62 % au premier tour. Bobonobo de Solférino va-t-il faire pire ?

    La France presque entière y travaille.

  50. Connaissez-vous Georges Lapierre ? Instituteur de l’entre deux guerres forcément de gauche et internationaliste, il mourut à Dachau. Edmond Michelet fut fortement impressionné par sa personnalité.

    Son testament philosophique :

    « L’idée de patrie nous paraissait si bien ancrée dans le cœur des peuples, que nous la reléguions volontiers dans le subconscient et que, dans notre hâte à vouloir réaliser la paix et la justice internationale, nous négligions la base de l’édifice, la nation.
    C’est cependant en prenant solidement appui sur le sol résistant des traditions et des aspirations nationales qu’on peut élever les jeunes générations à la compréhension des solidarités et à la pratique des collaborations internationales.
    Sous peine de faillite, l’éducateur a le devoir de devancer son temps et de se mettre au niveau de la génération qui suit. Mais de l’une à l’autre génération, il a le devoir d’établir une continuité, sous peine de désaccord avec la nation dont il est le mandataire. »

  51. https://theconversation.com/pourquoi-et-comment-marine-le-pen-peut-gagner-avec-moins-de-50-dintentions-de-vote-74994

    … A gagne lorsque a x > b y, c’est-à-dire pour y < a x/(1-a). On en conclut que pour le candidat A, étant donné une intention de vote a et une participation x, ce dernier gagne l’élection dés que la participation pour B est inférieure à la valeur critique a x/(1-a) ….

    Pour Macron, ça se complique car ce n'est plus l'abstention, seulement qui joue.
    Seulement 50 % des gens qui déclarent vouloir voter pour lui, affirment qu'ils sont sûrs de leur choix.
    (l faut tout mettre au conditionnel)

    Si certains veulent faire les calculs …
    Personnellement, je vais attendre le 22 avril et le 6 mai.
    En essayant de ne pas trop rire (ou alors en cachette) ; cela pourrait être vexant pour certains.

    En gardant un peu de pop corn pour les 3 et 17 juin.

  52. J’aimerais savoir pourquoi Macron sautait les cours de géographie au collège ? Il était trop occupé en cours de Français à sauter sur les genoux de la maîtresse ?


    Oui la Guyane française est une espèce d’île vierge pleine d’arbres, de rivières et d’animaux piquants mais elle fait bel et bien partie d’un continent appelé Amérique et plus particulièrement Amérique du Sud.

    • Ségolène Royal ne s’y est pas trompée ; à Cayenne le 17 mars dernier elle a pris ses cliques et ses claques pour retourner en avion sous des latitudes civilisées dès qu’une bande de cagoulés eut pénétré dans les locaux de la Conférence de Carthagène … l’Amérique du Sud c’est trop chaud pour les énarques !

    • Retrouve t-on des descendants de communards à Cayenne de nos jours ?
      Certains qui n’ont pas étés fusillés par les Versaillais ?
      (une sale engeance le Versaillais)

  53. Les 20 plus grandes banques européennes déclarent 1/4 de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux comme le Luxembourg titre « Le Figaro ».

    M. Macron quand il sera à l’Elysée nous expliquera sans doute que le Luxembourg est une île sous-développée d’un continent tropical et qu’il est naturel que les Lorrains se serrent la ceinture pour participer au développement de cette contrée sauvage mais néanmoins prometteuse pour l’avenir. Vu ses connaissances géographiques et financières …

  54. Pour s’adapter à La Parole du nouveau messie médiatico-politique, la Guyane n’a qu’à devenir une île. Ou alors que le Parquet National Financier inculpe tous les guyanais!
    Et c’est ainsi que Macron est grand.

  55. Si il arrive à changer l’eau en vin (seulement des grands crus) ; il va vite se retrouver avec une douzaine d’amis intéressés qui vont le suivre partout, Macron.

  56. On trouve de ces perles parfois via le web.
    Pas trop élaboré, mais bon, puisque la Guyane est une île :
    … ils nous font chier les pauvres….ils sont 10 fois plus nombreux que ceux qui se foutent de leur gueule, ils n’ont qu’à se lever et arreter de ramper !!! épicétou…

  57. Vous êtes tous des mécréants sans envergure car, géologiquement parlant, la Guyane est la possibilité d’une île.

    « Ah! tremblez que le Kourou du ciel ne s’allume… »

  58. La Macronlogie est en marche ! Personne n’arrêtera cette nouvelle science qui trouve des mondes perdus au milieu des continents comme des îles de savoir au milieu de la perdition.

  59. Ceci dit si MLP est élue, c’est la France qui risque vraiment de devenir une île.
    Ça créera de l’emploi dans les douanes, à part cela …

  60. L’Osservatore Pedago commente les commentaires de pisa sur l’enseignement des sciences :

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/03/28032017Article636262836215283914.aspx

    Pas un mot des contenus, ce qui devrait suffire aux gens de raison pour considérer ce causement comme un étron mou mais que tous les politiciens utiliseront pour justifier les pires dékhonnantes sur la question éducative.

    On rigolera un instant de ce commentaire sur la lubie très française du manupâtisme : « une exposition plus importante à l’enseignement fondé sur une démarche d’investigation est corrélée à de moins bons résultats des élèves en sciences dans 56 pays et économies »

    On rigolera aussi du nuage de points « corrélant » le salaire des enseignants avec les « performances » en sciences. Nul doute que celles de la République Tchèque susciteront l’admiration envieuse des nuls qui nous gouvernent ou aspirent à le faire.

    Un modèle à suivre.

    • Les conclusions de l’OCDE sont du bon sens qui va effectivement à l’encontre des lubies qu’on nous impose depuis une dizaine d’années.

      Exemple(OCDE) : « Les résultats de l’enquête PISA montrent que lorsque les enseignants expliquent et démontrent fréquemment les concepts scientifiques, et discutent des questions des élèves (une méthode d’enseignement appelée communément l’enseignement dirigé par l’enseignant), les élèves obtiennent de meilleurs résultats en sciences, affichent de plus fortes convictions par rapport au bien-fondé de la démarche scientifique (ou convictions épistémiques) et sont plus susceptibles d’envisager exercer une profession scientifique à l’âge adulte. »
      —> alors que certains inspecteurs vous disent qu’il faut augmenter le nb de scientifiques, en étant par exemple plus ludique en cours, en exerçant les élèves aux pb ouverts : bref ils travaillent moins.

      En résumé : retour des estrades et des conseils de discipline pour manque de travail!

      • « lorsque les enseignants expliquent et démontrent fréquemment les concepts scientifiques, et discutent des questions des élèves (une méthode d’enseignement appelée communément l’enseignement dirigé par l’enseignant), les élèves obtiennent de meilleurs résultats en sciences »

        Ah? Peut-on faire autrement? J’aime beaucoup l’enseignement dirigé par l’enseignant, mais c’est sans nul doute parce que je suis – déjà! un vieux con-servateur, rétrograde et obtu.
        Les questions des élèves doivent être passées au crible pour en éliminer l’ivraie, sous peine de mauvaise récolte. Selon les classes, on a beaucoup de mal à trouver le bon grain!
        Bien d’accord avec vous.

      • L’OCDE elle-même n’est pas très sûre que ses conclusions soient les bonnes;

        Et puis, l’OCDE sous-traite les tests PISA à une multinationale,Pearson education qui a entrepris une « conquête méthodique » (citation de Paul Valéry) des systèmes scolaires.

    • Résumons : en Phy, moins on fait de maths plus on se casse la gueule dans le salon violet lorsque sonne l’heure; en Sc Nat’ ( ôtez de ma vie ces SVT), où l’on utilise toutes les disciplines pour en tirer le meilleur, il faut conjuguer l’observation au raisonnement et mémoriser. La férule bienveillante du maître es-sciences n’est pas un accessoire mais la condition sine qua non de la progression scientifique.

  61. Peu m’importe que le prédicat soit compréhensible ou non par le béotien, car en tant qu’ardent défenseur de l’inégalité comme source de bonheurs divers liés à la diversité naturelle, je regrette également la disparition de l’étude intensive de la grammaire latine ou grecque, langues cadavériques très utiles pour renforcer nos différences.
    Mon Gaffiot – tout petit, mais faut dire que j’étais déjà méchant – il me servait aussi à frapper la tête de mes petits camarades de Lycée, de sales gosses de riches contrariants. En plus, on voyait pas les taches de sang sur le carton…tiens va faire ça avec Internet maintenant! Et puis, c’était sympa le latin …voir des descendants d’esclaves affranchis bloquer net sur une traduction de Martial, quelle joie ! De quoi réjouir et faire vibrer toute honnête mentule martiale…uhuhu !

  62. Comme disait Saint-Macron au sujet de Valls-la-poisse : « On ne peut quand même pas mélanger les torchons de cuisine socialiste avec les serviettes de grande maison Rothschild ! »

  63. S’il y a un fracture entre la jeune génération et les anciennes générations, il y en a encore une autre entre deux France géographiques comme dirait Christophe Guilluy.
    Jean Lassalle a publié la statistique département par département de ses parrainages.
    Aucun à Paris, dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne …

    • Si Lassalle réussissait à incarner la France périphérique chère à Guilluy il deviendrait incontournable comme on dit pour les gêneurs !

  64. Attention, Driout est en voie de radicalisation. Nos services de renseignements de l’Institut St-Emilion-Bartabacs l’ont fiché « L » !
    (L comme Lassalle).

  65. « Je n’ai pas attendu ces derniers jours pour parler de la Guyane. Et j’aimerais que nombre de mes détracteurs y soient allés aussi souvent que moi et l’aient autant aimée »

    Parce que je veux être Président, j’aime la Guyane. Manu Macron

  66. Hervé,

    Vous ne sauriez si bien dire ! J’ai stationné tout à l’heure un quart d’heure devant le 34 rue Moret en face de la magnifique boutique-souk « Dar Al Muslim » ; fasciné j’ai néanmoins voulu quitter les lieux et j’ai fait un vol plané dans les bras d’Allah qui ne voulait pas me lâcher !
    Vous voyiez comme le sectarisme vous gagne vite !

    P.S Si vous vous inquiétez pour mon intégrité physique je n’ai que quelques écorchures aux genoux et aux paumes des mains et un gros bleu à mon orgueil.

  67. Je ne sais pas si on peut discuter sérieusement avec Hervé mais en tout cas si le concept de « France périphérique » inventé par Guilluy a quelque substance sociologique que ce soit alors le Béarnais Lassalle a plus de chances de l’incarner que le Parisien NDA !

    Est-ce que les DOM-TOM font partie de la France périphérique ? La Guyane semble le penser.

  68. Texte complet de la chronique parue hier dans le Point.fr — curieusement, la rédaction a modifié une ou deux phrases, je vous laisse découvrir lesquelles…

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-francois-fillon-laurence-de-cock-et-le-recit-national-28-03-2017-2115234_1886.php

    François Fillon et l’Histoire de France

    Face à François Fillon sur France 2, l’agression de Christine Angot a éclipsé celle de Laurence de Cock, qui a interpellé le candidat sur sa vision de l’Histoire de France comme récit national. Dommage.

    Je ne reviendrai pas sur le monologue haineux de Christine Angot, jeudi dernier, face à François Fillon. Je m’en voudrais de faire de la publicité à une pseudo-romancière qui a fait de l’autofiction, véhicule contemporain des petits romanciers à ego surdimensionné, le masque commode de son absence de talent. Peu nous importe au fond que France 2 ait cru bon de sélectionner, face à un candidat à l’élection présidentielle, une femme qui a fait un volume entier de ses expériences sodomites inabouties : lire, ou plutôt ne pas lire le Marché des amants (Seuil, 2008), dont l’Obs fit naguère une recension pleine d’humour qui suffira à tout lecteur curieux.
    En se rappelant ce que Gilles Deleuze disait (dans l’Abécédaire, 1996) des maniaques de l’autofiction : « C’est vraiment les connards, c’est vraiment l’abomination de la médiocrité littéraire, de tous temps mais particulièrement actuellement, qui fait croire aux gens que, pour faire un roman par exemple, il suffit d’avoir une petite affaire privée, sa petite affaire à soi, sa grand-mère qui est morte d’un cancer, ou bien son histoire d’amour à soi, et puis voilà, et puis on fait un roman. »

    Fillon et le « récit national »

    France 2, qui assume complètement Mme Angot, assume donc aussi Laurence de Cock, enseignante d’Histoire qui ne représente qu’elle-même et les pédagocrates dont Fillon a promis la mise à la retraite d’office. David Pujadas avait choisi cette idéologue pour interroger le candidat sur sa vision de l’Ecole en général et de l’enseignement de l’Histoire en particulier. Mme de Cock n’avait pas digéré qu’une levée de boucliers oblige les concepteurs des nouveaux programmes à réviser leur copie en Histoire (rappelez-vous : ils avaient supprimé les Lumières, coupables d’avoir favorisé la bourgeoisie, donc la Compagnie des Indes, donc l’esclavage, donc la colonisation, dont notre historienne a analysé la présentation dans les manuels scolaires, ce qui lui a tenu lieu de thèse de doctorat, les jurys sont bien bons, à moins qu’ils ne soient complices). Elle ne supporte donc pas que Fillon suggère d’en revenir au « récit national » (et non au « roman », que l’on pourrait décrier à bon compte), et l’a invectivé sur ce sujet qui agite un quarteron d’idéologues dans le grand marigot de la pédagogie officielle.
    Voici quelques éléments de ce qui est techniquement un dialogue, mais pratiquement un monologue, tant il ne peut être question, pour notre historienne de la pédagogie-telle-qu’elle-s’enseigne-dans-les-ESPE, d’écouter les arguments de l’odieux adversaire, surtout quand il est bien élevé — et je le regretterais presque.

    Fillon devant le tribunal révolutionnaire

    Tout commence donc par un retour à un meeting où François Fillon affirmait sa volonté de faire réécrire les livres d’Histoire, et dénonçait la « caste de pédagogues prétentieux » qui a rédigé les derniers programmes — en particulier les programmes d’Histoire (mais le prédicat, c’est eux aussi). Et de proposer qu’une commission d’Académiciens donne son avis dorénavant sur les programmes, précisant qu’« il ne s’agit pas d’enjoliver l’Histoire », mais qu’il souhaite « que ce premier contact avec l’histoire de ce pays rende les élèves fiers de ce pays ».
    Pauvre Monsieur Fillon, vous avez prononcé tous les mots-pièges dans lesquels s’est engouffrée votre interlocutrice-accusatrice-publique (il y a du Fouquier-Tinville chez Laurence de Cock, elle devrait se souvenir comment a fini celui qui avait obtenu la tête de Marie-Antoinette, sur laquelle il avait proféré d’ignobles accusations d’inceste).
    Notre « historienne », qui a une étonnante capacité à parler sans regarder son interlocuteur, et à glapir dès qu’elle est contrariée, lance alors à la face du candidat la phrase-clé : « Le bon roi Saint Louis rend la justice sous son chêne » — le sommant de s’expliquer sur cette gravure d’Epinal de l’Histoire telle qu’on l’enseignait au XIXème siècle. Ce que lui a patiemment expliqué François Fillon : il pourra postuler à un poste d’enseignant si d’aventure l’élection présidentielle ne lui sourit pas, il en a l’infinie patience, si nécessaire face aux cancres.
    Qu’importe. L’accusatrice lui fait alors remarquer qu’Annie Genevard, sa conseillère en matière scolaire, a jugé bon de démissionner du Conseil Supérieur des Programmes institué par Peillon, quand elle a compris ce qu’on lui demandait d’avaliser — une Histoire sans Moyen-Age chrétien, ni Humanisme, ni Lumières. « On doit enseigner toute l’Histoire de France », continue imperturbablement Fillon, qui adopte à peu près la voix tranquille du psy face à son malade ; « cette Histoire, conclut-il, c’est elle qui nous a façonnés. » Ben oui.
    Dans un geste final emphatique, Laurence de Cock lui offre une réédition du Mythe national de Suzanne Citron. C’est une étude qui plaide pour une déconstruction du récit national. Inutile de préciser que cette historienne fut aussi maire-adjoint PS de Domont, dans le Val d’Oise, et alimente de ses chroniques le Monde et Libé, journaux fort éloignés du pouvoir, comme chacun sait. Tous les historiens de gauche n’ont pas forcément la classe de Pierre Vidal-Naquet ou de Pierre Nora. Du coup, tous les pédagos se sont offert l’ouvrage, dont les ventes s’envolent. Dis-moi ce que tu commandes, je te dirai qui tu es.

    Politique et Histoire

    Le véritable enjeu de cet accrochage (franchement, l’Ecole méritait mieux que cette diatribe, qui fait du spectacle et rien d’autre — mais sans doute était-ce ce que voulait France 2) est ailleurs.
    Fillon a eu beau expliquer à notre mauvaise élève que « l’Ecole a une vocation d’éducation civique — eu égard aux communautarismes qui se mettent en place » — et c’est bien là l’essentiel. Mais c’est justement la tarte à la crème autour de laquelle Laurence de Cock a construit sa « thèse » — que le politique interfère avec la vision et l’enseignement de l’Histoire ! Elle vient de découvrir la Lune ! Mais le politique ne fait que ça depuis que les Grecs ont razzié Troie et en ont tiré l’Iliade. Comme dit John Ford dans l’Homme qui tua Liberty Valance : « When the legend becomes fact, print the legend ! » C’est ce que les historiens font depuis trois mille ans. Et toutes les Cock du monde n’y peuvent rien.
    D’ailleurs, elle aussi fait de la politique, en stipulant qu’il faut enseigner la colonisation comme un fait perpétuel de notre civilisation, en exaltant le Manifeste des Indigènes de la République, qui n’alimentent pas du tout le racisme anti-Blancs ni antisémite, et le CRAN, qui est si mesuré dans ses analyses. Et qu’il « faut essayer de trouver un récit qui admette qu’à partir du 16ème siècle l’histoire de l’Europe est liée à la problématique coloniale ».
    Et « Notre monde vient d’en découvrir un autre », écrit par Montaigne en 1580, ça vous dit quelque chose, chère collègue ? Un texte que l’on étudiait en Français en Seconde, avant que vos copains ne détruisent l’enseignement des Lettres en rendant les élèves inaptes à lire autre chose que des notices d’utilisation d’instruments ménagers.
    Laurence de Cock ne m’aimait pas, elle l’avait déclaré. J’espère que cette chronique la persuadera que personnellement je l’adore, et que je souhaite qu’elle continue longtemps à enseigner à des élèves qui ne lui ont rien fait.
    Entendons-nous : je n’ai pas d’intérêts dans la maison Fillon. Et j’ai le sentiment que c’est faire beaucoup d’honneur à cette « historienne » que de lui consacrer une page. L’essentiel est plutôt de savoir ce que l’on veut faire en enseignant l’Histoire. Il est aussi indispensable aujourd’hui de créer un sentiment national face aux dangers qui viennent nous titiller chez nous que jadis il fut nécessaire de créer un front français face aux Prussiens. Les fanatismes qui nous cernent ne cessent d’affirmer et de prétendre qu’ils sont la vérité. Eh bien, l’Histoire doit être la recherche de la vérité, au plus près des faits, et sans déterminants idéologiques ou religieux préalables. L’Histoire n’a (ne devrait avoir) d’autre but que d’aller au plus près des faits, sans le filtre passionnel que d’aucuns lui imposent aujourd’hui. Et celles et ceux qui prétendent que c’est là une idée réactionnaire font le jeu de l’ennemi.

    http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-fillon/affaires-fillon/video-le-violent-clash-entre-francois-fillon-et-l-ecrivaine-christine-angot-sur-le-plateau-de-l-emission-politique_2111605.html

    http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20080821.BIB1872/cucul-la-christine.html

    https://www.youtube.com/watch?v=oshU4cxNpzo

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-programmes-d-histoire-les-reac-publicains-vous-saluent-bien-15-05-2015-1928677_1886.php

    http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/l-echec-de-l-ecole-la-faute-d-une-caste-de-pedagogues-pretentieux-selon-francois-fillon-886287.html

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/03/24032017Article636259396987755959.aspx

    http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-ventes-du-livre-offert-a-fillon-sur-france2-s-envolent-sur-amazon_1892403.html

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/03/24032017Article636259396987755959.aspx

    https://blogs.mediapart.fr/edition/aggiornamento-histoire-geo/article/100614/le-cretin-sa-fabrique-et-ses-racines

  69. Bonjour,

    Je profite de votre chronique du Point pour présenter un système d’intelligence artificielle, actuellement au stade des ultimes arbitrages, aide puissante au recrutement des animateurs d’histoire(s) et de leurs inspecteurs.

    Cette technologie couple finement l’analyse des réactions oculaires, cardiaques et anales * des candidas à la lecture de mots clés comme « Brighelli », « aggiornamento », « migrations », « CSP », « CNP », « récit national », « crêtes de coq », « colonisation », « traite », « idéologie »…

    Certes quelques petits réglages manifestent encore des opportunités d’amélioration (https://www.youtube.com/watch?v=Umc9ezAyJv0) mais je pense que l’investissement -certes, lourd- de l’Institution dans cette technologie présenterait l’immense intérêt d’une analyse, enfin, objective de l’Histoire.

    * qui ont leur école

  70. Réunis dans le bouletérion de l’Institut St-Emilion Bartabacs, nos plus sobres représentants ont voté à l’unanimité moins une voix –celle de notre unique daltonien-parkinsonien-amblyope qui s’était gourré de bouton– l’exclusion de CréTintin de ce blog, une sorte de petit ver frétillant accroché à l’hameçon des commentaires tout juste bon à attirer les maquereaux benêts jamais sortis au grand large de la critique éclairée.

  71. Bonjour Monsieur Brighelli,

    Merci pour le partage de votre article sur le débat entre Laurence de de Cook et François Fillon. Pourriez-vous s’il vous plaît mettre une copie de votre article sur le démantèlement envisagé des classes prépas ?
    Bien Cordialement.

    • Il n’y a qu’à demander :

      Le ministère qui s’en va (Vallaud-Belkacem) et ceux qui se profileraient en cas de victoire de la Gauche ont décidé de régler leur compte aux classes préparatoires. Analyse d’une obstination.

      Dans un livre déjà ancien (Tireurs d’élite, Plon / Gawsewitch, 2010), j’écrivais en préambule : « En France, on n’a pas de pétrole, et on n’a qu’une idée : détruire ce qui marche. Tout ce qui marche. Surtout si c’est spécifiquement français. » Et de défendre (déjà) les classes préparatoires, menacées à l’époque par une première vague d’égalitarisme — ou de sens des économies budgétaires, camouflées en haine de l’élitisme. L’alliance des comptables et des pédagos.
      Rien n’a changé, sinon en pire.

      Haro sur les prépas et les BTS !

      Jean-Luc Mélenchon a dans son programme dix propositions sur l’université que je pourrais contresigner en partie (mieux gérer les fonds destinés à la recherche, aujourd’hui dépensés à 50% par la bureaucratie interne sans bénéfice pour les chercheurs). Mais le candidat de « l’Avenir en commun » persiste à faire confiance aux Masters MEEF, qui fabriquent à tour de bras des « reçus-collés » aux concours d’enseignement, tant leur amour de la pédagogie prend le pas sur la transmission des savoirs. Et surtout, il affirme qu’à terme, « les étudiant·e·s de l’enseignement professionnel (BTS et DUT) auront vocation à être intégrés dans une licence professionnelle afin de mieux articuler les cursus courts. Cela concernera aussi les étudiants de CPGE qui rejoindront l’université pour obtenir leur licence. À terme, BTS et CPGE ont vocation à passer sous la responsabilité du cadre national de l’Université. »

      Détruire ce qui marche

      Les BTS et les prépas sont les deux grands succès du système post-Bac français. Les seuls. Les noyer dans les facs, c’est garantir l’étouffement des meilleurs par la masse des étudiants touristes, et le nivellement par le bas des dernières élites qui, à des niveaux divers, persistent à lever la tête dans notre monde d’étêtement systématique.
      Les BTS, formés en deux ans après le Bac au sein des lycées, sont des formations exigeantes, avec un emploi du temps de lycéen, une assiduité obligatoire et des contrôles écrits nombreux — trois caractéristiques dont les facs se dispensent, surtout la dernière. Les meilleurs Techniciens Supérieurs intègrent ensuite souvent des cursus universitaires qui leur permettent, en deux ans, d’acquérir un diplôme d’ingénieur. Et ils trouvent assez facilement du travail — autre motif de scandale, face à un système universitaire qui, particulièrement en sciences humaines, est une usine à chômeurs, à déclassés et à frustrés.
      Quant aux CPGE, ce sont des filières d’excellence qui draine les bons élèves qui ont survécu au collège unique et au lycée d’aujourd’hui. Certes, ils coûtent plus cher que leurs homologues de fac (le double, en fait), mais leur intégration aux plus hauts échelons d’emplois offre un retour sur investissement dont les facs peuvent toujours rêver.
      En fait, je voterai pour un candidat qui dira froidement que c’est aux facs de se conformer au système de recrutement et surtout d’enseignement des prépas — 30 à 40 heures de cours par semaine, 20 devoirs écrits sur l’année, sans compter des interrogations orales qui permettent aux élèves de donner le meilleur d’eux-mêmes.
      Et comme les prépas sont intégrés dans les lycées, l’obligation de respecter la loi de 2004 sur les signes religieux — de quoi faire frémir les troupes de Hamon.

      Déjà la Gauche…

      Détruire les prépas est un projet au cœur de cette Gauche depuis longtemps. En 2014, Vincent Peillon s’est cassé les dents sur une improbable réforme des prépas. En 2015, Hamon a tenté de baisser (de 30% quand même !) le salaire des profs de prépas sous prétexte d’augmenter (de 70 €…) celui de leurs collègues de ZEP. Et depuis quelques mois, le ministère de Najat Vallaud-Belkacem, après avoir supprimé les bourses au mérite qui concernaient les « bons élèves » — salauds de bons élèves !) a fomenté un complot pour supprimer le corps des « chairs sup », grade systématique des profs de prépas. Ecoutez bien : elle leur fait miroiter la possibilité d’un passage en « classe exceptionnelle » en fin de carrière à condition qu’ils veuillent bien repasser dans le corps (inférieur) des agrégés, où le passage ultime se fera alors « au mérite » — en clair, à la tête du client. En pratique, leur salaire de fin de carrière baissera, mais surtout, puisqu’ils n’existeront plus, les classes préparatoires dont ils sont chargés pourront être dissoutes. Ils sont drôlement finauds, au ministère…
      Dans les faits, c’est une aberration technique. Comme le souligne le SNALC, « on n’a jamais vu dans la fonction publique, que pour être promu à une classe exceptionnelle, il faille demander sa réintégration dans un corps d’origine inférieur. Imagine-t-on un inspecteur devoir retourner dans le corps des agrégés pour une éventuelle promotion ? »
      Sans compter que les prépas ont été sommés de s’entendre avec les facs. Et sous prétexte que les élèves obtiennent des équivalences (mais franchement, que pèsent les savoirs d’une Licence de Lettres ou de Maths par rapport à deux ou trois ans de formation intensive en prépas ?), les universités les obligent désormais à payer des droits d’inscription dont ils ne profitent en rien — ils n’utilisent même pas les bibliothèques universitaires. Mais c’est toujours bon à se mettre dans la poche, n’est-ce pas, chers collègues ?

      Et du côté de la Droite ?

      J’ai demandé à Annie Genevard, conseillère de François Fillon pour les questions d’éducation (et qui a un joli profil de futur ministre, mais ce n’est qu’un avis personnel) ce qu’elle pensait de cette gabegie pédagogique. Je vous livre sa réponse :
      « Les CPGE sont pour les socialistes l’essence de ce qu’ils détestent : la sélection, l’exigence, l’excellence. Vincent Peillon avait tenté en vain de discréditer les profs de prépa en dénonçant leurs rémunérations. Mais le procédé était tellement grossier, car chacun sait le travail de bénédictin que représente le fait d’enseigner en prépa, le soin apporté aux préparations, aux corrections, au suivi personnalisé des étudiants… que le ministre avait reculé. Nous avions porté le fer également. Trop c’est trop!
      « Najat Vallaud Belkacem, animée de la même idéologie qui vise à traquer tout ce qui distingue (qui lui a inspiré sa réforme mortifère de l’enseignement des langues anciennes) s’y emploie à son tour.
      « Pour ce qui nous concerne, nous considérons que la France a besoin de l’excellence des formations délivrées en prépa et dans les grandes écoles. Nous ne voulons pas d’une intégration forcée. Des rapprochements avec l’université sont possibles mais uniquement sur la base du volontariat. »
      Voilà — j’attends des nouvelles du côté de chez Macron, mais le candidat « En Marche » répugne aux projets précis. Et là, nous sommes dans l’urgence : si l’on continue ainsi, si l’on reprend les mêmes, dans un an les prépas seront dissoutes dans les facs comme un grand parfum se dissout dans les gaz d’échappement.

      https://avenirencommun.fr/livret-de-lenseignement-de-recherche/

      http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/vallaud-belkacem-et-la-haine-de-l-excellence-08-06-2015-1934467_1886.php

      https://www.snalc.fr/national/article/2912/

      • Merci beaucoup Monsieur pour la copie de l’article. Je suis ce que vous écrivez de près et ce qui se passe dans l’Éducation Nationale est tout simplement effarant (j’ai 26 ans et j’ai pris toutes les réformes post-Loi Jospin de 1989 en plein visage ). Je regrette tant de ne pas avoir fait une Prépa Littéraire, mais je ne savais même pas que ça existait (comme une sorte d’omerta dans l’EN ?)… et je ne sais pas si j’aurais pu tenir… Bref, le passé est le passé…. Cordialement.

  72. Laurence de Cock veut écrire toute la vérité de l’histoire – rien que la vérité – elle a bien raison … le procès risque d’être un peu long seulement et d’user la patience des auditeurs !

  73. Enfin, un peu d’action dans cette morne campagne présidentielle.
    Le soutien annoncé de Valls à Macron (qui l’a poliment éconduit) plombera t-il ce dernier ?
    Hâtons nous de ne pas tirer de conclusions intempestives.
    Trop de rapidité dans la lenteur nuit.

  74. Jamais un jour sans un mot de Lassalle !

    « Je sais que je tiendrai tête à Monsieur Trump, à Monsieur Poutine parce que moi j’ai eu affaire aux ours, aux loups et aux cavernes »

  75. L’histoire c’est du passé rendu présent par la voix d’un homme – ou d’une femme – tant vaut l’homme tant vaut l’histoire racontée …

  76. Quand Lassalle utilise des métaphores animalières pour parler de politique il reprend le langage de La Fontaine – ou du roman de Renard – et tout le monde le comprend immédiatement !

    En quelque sorte il réécrit le roman de la nation dans un langage populaire.

  77. Je lis toujours avec intérêt vos écrits, même si je ne suis pas toujours d’accord. Il y a un point qui, me semble-t-il, n’est pas souvent abordé, c’est le rôle des parents dans la destruction de l’école. Certes, les politiques ont leur responsabilité mais ils sont loin d’être les seuls. Ainsi, la question de la discipline relève des parents, qui n’ont pas su apprendre à leurs enfants un minimum de règles. Et l’introduction de toutes les matières « à la con » type sécurité routière, informatique, etc, c’est beaucoup à la demande des parents, non ? Je trouve qu’on exonère toujours facilement les citoyens de leurs responsabilités.

    • Il faudrait faire une étude très rigoureuse du glissement de « l’éducation » des parents aux enseignants — parallèle à mon sens à la montée du chômage et à la perte de prestige des pères (particulièrement dans les familles maghrébines), à la solitude consécutive des mères et aux dysfonctionnements nombreux de la famille — qui n’est plus, bien souvent, en état d’éduquer.

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