Le moment populiste

Voilà deux mois que j’ai sur ma table le Moment populiste, d’Alain de Benoist (Pierre Guillaume de Roux Editeur). Deux mois que j’attends le bon moment de parler d’un livre intensément érudit et qui explore toutes les facettes d’un mot qui pue un peu aux narines des crétins — sauf qu’il rentre justement en grâce ces temps-ci.
Populisme : le terme pour ma génération a été longtemps associé à « poujadisme » (certification vintage Pierre Poujade 1953-1958, avec résurgence Gérard Nicoud et CIDUNATI, 1969), et ne concernait guère que les revendications des petits commerçants — à ceci près que l’Union Fraternité Française, qui obtint 52 députés en 1956 (dont Jean-Marie Le Pen, réélu en 1958) dépassa rapidement la stricte défense des Beurre-Œufs-Fromages.
Puis vint Georges Marchais, maillon indispensable pour comprendre comment un mot longtemps associé à l’extrême-droite a glissé peu à peu sur l’arc politique, au point d’être aujourd’hui l’œil du cyclone à partir duquel se définissent les politiques. À partir duquel s’est construite, surtout, « l’extraordinaire défiance de couches de la population toujours plus larges envers les « partis de gouvernement » et la classe politique en général, au profit de mouvements d’un type nouveau » : c’est l’attaque du livre d’Alain de Benoist — et j’aimerais beaucoup qu’on lui fasse grâce des étiquettes a priori, dans une France qui justement, comme il l’analyse fort bien, s’ébroue hors du marigot gauche-droite.
Ce que des journalistes paresseux ont nommé le « trumpisme » (croient-ils vraiment que le peuple américain qui a voté pour le faux blond le plus célèbre au monde croit en ses vertus ?) n’est en fait que la mesure du « fossé séparant le peuple de la classe politique installée ». Inutile donc d’« accumuler les points Godwin » en criant au retour des années 1930 dès qu’un mouvement politique parle au peuple : en fait, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon en passant par Nicolas Dupont-Aignan et tout ce qu’il reste du chevènementisme, ce sont moins les politiques qui parlent au peuple que le peuple qui parle aux politiques. Et qui même lui crie aux oreilles.
A émergé il y a une dizaine d’années un populisme new style. Alain de Benoist évoque la victoire du « non » au référendum de 2005, le référendum confisqué par les pseudo-élites qui nous gouvernent, droite et gauche mêlées — bien la preuve qu’il n’y a plus de droite ni de gauche quand il s’agit de défendre les avantages acquis de l’oligarchie au pouvoir. Je pencherais plutôt pour les élections de 2002, où entre les 16,86% de Jean-Marie Le Pen (ajoutons-y les 2,34% de Bruno Mégret et sans doute les 4,23% de Jean Saint-Josse) et les 5,33% de Jean-Pierre Chevènement de l’autre côté de l’arc électoral, cela fait quand même près de 30% de voix qui ne se portaient pas sur les deux partis traditionnels qui monopolisent depuis quarante ans les chaises musicales au sommet de la République.
Mais je comprends le raisonnement d’Alain de Benoist : l’élection de 2005 était la preuve par neuf qu’une seconde oligarchie, européenne celle-là, se superposait à la vieille oligarchie française. De surcroît, le cumul des mandats étant ce qu’il est, c’était pour ainsi dire la même classe politique de l’UMPS qui se partageait les dépouilles électorales, à Bruxelles comme à Paris. « La droite a abandonné la nation, la gauche a abandonné le peuple », dit très bien notre philosophe, citant Pierre Manent. Que la Gauche ne soit plus représentée que par un quarteron de bobos parisiens — qu’elle ait à ce point rompu avec le peuple (et la candidature de Jospin en 2002 est emblématique de cette scission) est une évidence. Que la Droite se soit européanisée, mondialisée, et ait renié le bonapartisme jacobin qui caractérisait la politique gaulliste est une autre évidence.
Et de citer le célèbre poème de Brecht, « Die Lösung » (« la Solution ») :
« Ne serait-il pas
Plus simple alors pour le gouvernement
De dissoudre le peuple
Et d’en élire un autre ? »

Le populisme moderne est né d’une absence d’alternative. Rien à voir, sinon à la marge, avec le populisme des années de plomb : il ne s’agit pas de revanche (sur le traité de Versailles / les Juifs / les Francs-macs ou que sais-je) mais d’une révolte face à la confiscation de tous les pouvoirs par une minorité qui ne se reproduit qu’en pure consanguinité. D’une offense à la « common decency » chère à Orwell et à Jean-Claude Michéa (dont chaque livre, chaque interview fournit une occasion pour les Saint-Jean-Bouche-d’or de crier à la trahison des clercs). Le modèle en fait du populisme actuel n’est pas 1933, mais 1788.
Pour preuve (preuve aussi de la qualité des analyses d’Alain de Benoist, dont je ne vais pas vous faire une lecture exhaustive, achetez-le plutôt), le virage populiste de Jean-Luc Mélenchon, qui est rhétoriquement l’héritier de Marchais, et politiquement sur une ligne fort proche, quand on y pense un peu sérieusement, de celle de Marine Le Pen. C’est même l’opinion de cet imb… de Maurice Szafran, qui écrit désormais dans ChallengesSo long, Marianne

Oui, oui, je sais, les futurs électeurs de Mélenchon se pincent le nez en lisant cette dernière phrase. Mais ce sont les mêmes qui l’année dernière lisaient l’Ere du peuple, un titre habilement médité par le leader de la France insoumise, sans doute méditait-il déjà le slogan de sa campagne actuelle. Les mêmes qui dénoncent le népotisme de toute la classe politique (et Alexis Corbière, le second de Mélenchon, d’estimer que « l’affaire Fillon heurte le moment populiste où nous sommes »), les mêmes qui depuis quinze ans déplorent l’abandon du peuple par la gauche et « comprennent » que d’anciens communistes aient viré FN, dans les vieux bastions du PCF — dans le Nord notamment. Les mêmes qui lisent avidement Christophe Guilluy (longuement interviewé ce mois-ci dans Eléments, la revue que patronne Alain de Benoist — tiens, tiens), et savent bien que Gauche et Droite méprisent la France périphérique — et d’ailleurs, la France tout court.
Alexis Corbière explique donc dans l’interview pré-citée que le mot « populisme » fait aujourd’hui débat, que le peuple est contre l’oligarchie et le népotisme, et que la situation actuelle est pleine d’une violence potentielle qui l’amène à conclure à la nécessité d’une Asssemblée Constituante.
Cher Alexis Corbière, je crois qu’il est trop tard. Alain de Benoist analyse finement la disparition des « lendemains qui chantent » — et le rôle qu’a joué dans la montée du populisme l’effondrement de l’utopie socialiste, à l’Est. Seule une reddition en rase campagne de Hamon donnerait du sens à une candidature Mélenchon — mais la rue de Solférino maintiendra Hamon, parce qu’ils haïssent Mélenchon, au PS, et surtout parce qu’ils rêvent d’une victoire de MLP, qui permettrait, croient-ils, un sursaut pro-PS aux Législatives et la survie des Eléphants. J’ai bien peur (en fait, je n’ai pas peur du tout) que nous ne soyons plus en 1788, mais déjà en 1791. Ça va mal se passer dans les urnes, et ça va finir dans la rue.
Je dis « ça », exactement comme Céline au début du Voyage au Bout de la nuit (« Ça a débuté comme ça » — une phrase d’une fabuleuse circularité), non pour écrire populaire, mais parce que c’est le Ça freudien, le refoulé de tant de décennies, qui est en train de remonter. À jouer au plus fin avec le peuple, on finit par perdre — on ne peut pas le tromper tout le temps, même si on l’a trompé longtemps. Voilà, ça va finir comme ça.

Jean-Paul Brighelli

122 réflexions au sujet de « Le moment populiste »

  1. https://theconversation.com/la-presidente-tome-3-faut-il-attendre-le-reflux-dune-vague-humaniste-75166

    J’aime bien les dernières lignes.
    Ça colle un peu au sujet il me semble :
    … … l’annonce de la fin d’une génération politique qui gouverne à courte vue, ou plus fondamentalement – lecture que je choisis – la mise au jour de l’échec d’un système où les professionnels de la politique professionnelle s’approprient les postes de pouvoir et les bénéfices induits sans laisser aucune place aux civilités infra- et supra-politiques qui fondent le Politique….

    Bon c’est un peu alambiqué, par contre ce n’est pas très loin il me semble.

  2.  » Deux mois que j’attends le bon moment de parler d’un livre intensément érudit »

    Maître, n’y aurait-il pas eu télescopage ?

    N’aviez-vous pas en tête deux expressions: « j’attends le moment de.. », »j’attends le bon moment pour … »

    J’ai hésité avant de poser cette question;il m’a finalement semblé que ne rien dire pourrait être pris pour le symptôme d’une lecture inattentive.

    Je préfère passer pour un enfonceur de portes ouvertes plutôt que risquer d’être tenu pour lecteur insuffisamment scrupuleux.

    Quoiqu’il en soit,vous avez,comme toujours, choisi le meilleur moment possible;

  3. Tout serait-il donc affaire de sociologie et d’affects ?

    Rien chez Alain de Benoist sur les institutions, l’article 49.ter ,l’impossibilité pour le citoyen de se faire entendre via son député ?

  4. « Je dis « ça », exactement comme Céline au début du Voyage au Bout de la nuit (« Ça a débuté comme ça » — une phrase d’une fabuleuse circularité), non pour écrire populaire, mais parce que c’est le Ça freudien, »

     » le Ça freudien, »
    Céline l’entendait-il ainsi ?
    L’antisémite se retourne-t-il dans sa tombe ?

    • Eh bien, je crois qu’il en savait long sur Freud. Le Voyage et Mort à crédit sont une longue descente dans un inconscient pas vraiment propre (pléonasme).
      Par ailleurs, ma lecture fonctionne bien — voir les deux premières pages du Voyage où le « ça » joue un rôle éminent.
      Enfin, quand on sait l’importance en littérature de ces phrases liminaires, on est en droit d’interroger celle-ci. Juste avant d’écrire, vous avez une infinité d’options. Après la première phrase, vous n’avez plus qu’une seule solution (en toute rigueur) pour la seconde phrase.

      • « Après la première phrase, vous n’avez plus qu’une seule solution (en toute rigueur) pour la seconde phrase. »

        C’est renversant;

        Ainsi,en littérature,il n’y aurait guère de camaiëu des possibles ?

        • Si vous considérez que la seconde phrase est la suite nécessaire de la première, il ne peut nécessairement n’y avoir qu’une solution.
          Et ainsi de suite jusqu’à la dernière, qui est à la fois la plus nécessaire de toutes, et pas plus nécessaire, en toute logique, que la seconde.
          Seule la première était l’affirmation de la liberté de l’auteur. Après, c’est le texte qui se saisit de la régie.

  5. « TOUT CE est REFOULE REVIENT SOUS FORME DE DESTIN. »-
    Est à dire que ce que le pays prépare un « retour de bâton « ? Est ce à dire que ce qui fut refoulé, nié, moqué par nos vaillants intellos risque de retourner comme un boomerang ? ou un énorme rot, après tant d’indigestes emplâtres gauchisants? J’en doute encore, car notre pays est tellement passif, il endure tellement, et il est tellement paresseux. Puisqu’il se laisse mener par les medias tout puissants, INCULTES, et partiaux!!
    Puisque tant pensent voter Macron!
    Depuis peu, sans risquer le ridicule ou la fatoua, on a la permission de chanter de tout coeur LA MARSEILLAISE…
    Je dis qu’à cause de bien des censeurs de gauche, parceque je ne suis pas dupe, ni de coeur , ni d’esprit (les tripes suivent aussi) , je suis devenue PATRIOTE ET REACTIONNAIRE! ( en référence à VINCENOT qui revendiquait le fait d’ »être en réaction contre »).

    • On ne « pense » pas voter Macron. Il s’agit d’un réflexe induit par la propagande médiatique. On va donc voter Macron comme on va acheter la lessive untel: parce que la télé dit que c’est bien.

      • Très juste ! C’en est même renversant ! Mais alors, si certains résistent, comme ici, c’est grâce à l’analyse, sans divan ? Ou bien parce que nous sommes, sauf Hervé et peut-être quelques autres dont je n’identifie pas l’âge, de vieux chevaux à qui on ne la fait plus ? De temps en temps, j’ai un sacré cafard, j’échangerais bien ma peau avec celle de ma belle chienne aux yeux d’or, jusqu’en Juin !

        • Beaucoup de jeunes formatés (et non pas formés) par les programmes de l’EN et nombre de plus âgés déformés par les programmes de la télé sont totalement dépourvus d’esprit critique. Ils voteront comme les élites qui les exploitent leur diront de voter: ils voteront donc Macron. En fait, malgré le pluralisme des candidats, ils n’ont pas davantage le choix que dans les régimes de parti unique: c’est le totalitarisme soft.

      • On prend les paris ! Macron va subir ce qu’ a subit Hillary. Il n’y a qu’ à lire les commentaires sous chaque article qui lui soit consacré pour comprendre qu’il ne fait certainement pas 27% d’intention de vote au premier tour.

        • Je le crois aussi — et au final, c’est Mélenchon qui tirera les marrons du feu, s’il ne fait pas d’impair.
          Ou Fillon, si Mélenchon fait un faux pas.

          Au passage, Hamon demandant à Mélenchon, qui le devance facile, de se retirer en sa faveur, c’est un bel exemple de monstrueux culot.

          • Et NDA ? (en un mois, il a plus que triplé son score dans les sondages, de moins de 2% à 6 %)
            A la FNAC, son dernier livre, est en tête des ventes. Sur Amazon, il dispute la première place des livres politiques à Mélenchon.
            Si sa progression continue au même rythme jusqu’aux élections, il est au second tour!

          • Qu’il dépassât les 5% ? Ce serait parfait! Il pourrait rembourser les frais de campagne et il en resterait même amplement pour aller gueuletonner avec le sapeur camembert et votre belle en cuisse qui rêve de devenir ministre de l’EN, Dieu nous en garde !

  6. Qu’est ce qui ressort de tout ce fatras de blablablas proféré depuis le début de la campagne électorale ? Travail, espérance, volonté de démocratie, de justice, d’égalité ou de solidarité, intermittents du même spectacle ou d’un autre ?! Un ragoût sans goût, une plainte sans raison.
    Il apparait que beaucoup ne comprennent pas que la société humaine ne varie pas, que les différences entre les personnes ne changent pas, ne changent jamais, qu’il y aura toujours des classes sociales, des grands et des petits, des riches et des pauvres, des maîtres et des esclaves…
    Qu’un tyran disparaisse ? Il s’en présente un autre sur-le-champ pour le remplacer !
    Ah, c’est sûr, ils se nomment autrement, mais s’il est clair que la technè a modifié l’apparence, le Roy est là, sa Cour des Grands est là, les religions sont là, les races, aussi, les cultures ancestrales aussi, clivantes, fortes, immuablement constantes. Le numérique donne une impression d’égalitarisme triomphant ? Elle est, en profondeur, fausse !
    Bref, le rêve démocratique reste un rêve. Nous votons ? Vous votez ? Ils votent ? Et rien ne change… Rien ne change jamais car vous ne pourrez jamais changer le peuple, les gens, le troupeau humain d’un lieu, de son histoire, de sa culture.
    « Que tout change pour que rien ne change. »

    Et pour en finir véritablement, 3’36″ délicieusement sinistres:
    https://www.youtube.com/embed/WfGMYdalClU

    • Dépression post-partum de notre petit Hervé ?
      Prière d’apporter embryon avorté à la Fondation Jérôme Lejeune qui le conservera dans du formol en attendant de porter plainte contre les expérimentateurs de l’éducation nationale.

    • Vidéo pour vidéo, un moment de poésie chez les gitans :
      https://youtu.be/QysA61FvoK4 (réalisation anonyme)
      Il peut-être utile d’activer les sous-titres.

      J’ai beaucoup pensé à Kusturica, le même romantisme sauvage, la vérité humaine dans son réalisme cru mais néanmoins émouvant.
      Sauf les références constantes à la sodomie, on pense aussi à quelque tragédie grecque.

      • Il y a les Tziganes, les Manouches, les Gitans… Ces derniers, ceux d’Espagne, ont une coutume que je trouve particulièrement belle dont la beauté est, hélas, peu perceptible pour la majorité des mâles trop cons de ma génération : Quand une femme à son mari en prison, elle a l’obligation de ne plus laisser sa chevelure au vent mais de les maintenir par une natte.

          • Non, Allons-bon.
            Pas de capacité d’abnégation pour l’être aimé; pas d’amour. Cela nous est viscéral.
            Cette natte stigmatise, en douceur, notre profonde nature.

  7. Une limace dans un plat MacDonalds à Bordeaux !
    C’est la première fois qu’on voyait un morceau de vraie nature dans un vrai MacDo’ … si ça se trouve bientôt il serviront du jus de raisin fermenté dans de vieilles cuves de chêne ! Mais où va-t-on ?

  8. Le comble de l’artifice : la limace naïvement grasse et rouge de confusion qui fait les gros-titres de la presse à sensation !

  9. Un Jean Lassalle devrait logiquement recevoir le soutien d’un José Bové – en fait il n’en sera rien car ils n’ont aucun rapport. Bové est un fils de bourgeois qui joue au paysan français sans enracinement alors que Lassalle est un rural, maire d’une petite commune depuis 40 ans, conseiller général etc qui porte le béret basque avec naturel.
    L’écolo des villes contre l’homme du terroir …

  10. Il ne faut pas s’embarquer sans biscuits quand on fait de la politique … voici à défaut d’une limace un poème de Traver :

    « Ma vie a son secret mon âme a son mystère
    Un gâteau de marrons dont j’aurais bien voulu…
    On ne m’en offrit pas ; j’ai préféré me taire
    Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.
    Mon désir est resté toujours inaperçu …
    Hélas ! Je vais bientôt terminer ma carrière
    Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre
    Regrettant ce gâteau comme une fruit défendu.
    Pour elle quoique toujours bonne, douce et tendre,
    Elle n’a pas suivi sa route et n’a pas su comprendre
    Ce regret d’un gourmet qui ne désarme pas.
    A la simple cuisine aveuglément fidèle
    Elle dira, lisant ces vers, que je cisèle :
    Un gâteau … c’est si loin …
    Je ne m’en souviens pas. »

  11. Mimile, de chez Mimile et Germaine, groupie de la caissière, se confie :

    « Ça a commencé comme dans un rêve »…

    Et puis, ils ont entrouvert les vannes à purin…

  12. Pour ma part, je considère que le peuple, ça n’existe pas, ou plus. C’est une notion qui relève du mythe révolutionnaire, pas d’une réalité sociologique,et donc politique. Sous la Révolution, peut-on me dire à qui correspond exactement le peuple? Bourgeois parisiens? Traîne-misère des faubourgs? Paysans vendéens? Quant au populisme, cette religion du peuple, il ne repose que sur des prophètes auto-désignés s’abritant derrière une divinité introuvable, à qui l’on fait dire et faire ce que l’on veut. Le populisme, c’est, bien avant Poujade, Huey Long, voire, si l’on a de la mémoire, Commode ou Néron. Et l’Antéchrist de cette religion, l’élite, est un ennemi bien pratique pour l’autocrate qui sommeille dans chaque populiste. A ce titre, l’excellent film inspiré de la vie de Huey Long, All the King’s men, en fournit une magistrale illustration. Comme l’enfer, la route du populisme est pavée de bonnes intentions. Face à la mystique du peuple que vous professez, je préfère ne pas vous suivre et rester agnostique.

  13. Si vous dites le corps humain est une collection de cellules vous êtes certes dans le vrai mais vous n’avez pas défini un grand nombre de fonctions de cette manière !

    On suppose donc que le peuple est un grand corps qui possède un certain nombre de fonctions en commun – dont des fonctions politiques.

    • Bien entendu le peuple n’est pas seul dans l’univers ! Je veux dire même sans supposer l’existence de petits bonshommes verts …

  14. L’Europe est-elle un corps de peuple ? Voilà une question politique intéressante … il serait bon de la poser à intervalle régulier aux principaux intéressés sans trop fausser la question.

    Un corps unique est supposé contenir des projets. Même si le Darwinisme exclut de son champ de réflexion la téléonomie, il se trouve qu’un corps de peuple se projette dans l’avenir … et donc a des finalités.
    La politique se nourrit de finalités, il faut s’y faire ! C’est sa fatalité particulière.

  15. Macron c’est le populisme sans le peuple. le populisme dans l’intérêt des élites gagnantes de la mondialisation néolibérale, le populisme-marketing.
    Mais n’est-ce pas le propre du populisme que de servir uniquement l’élite?

    • Macron cela risque fort d’être le populisme avec personne …
      Je suis à deux doigts de parier, désormais, qu’il n’atteindra pas le second tour.

      • Vous sous-estimez, je le crains, le panurgisme des français. Pour rester dans la métaphore animalière, de Gaulle, premier (et seul) président de la Vème République, les comparait aimablement à des veaux.
        Pour ma part, je crois que la masse des électeurs votera pour le candidat désigné par le quarteron de milliardaires des médias.
        De plus, les éventuels rivaux sont éliminés d’avance par la trahison (pauvre Hamon!) ou par la coalition médiatico-judiciaire (le Pen et Fillon). Et si Mélenchon monte encore dans les sondages jusqu’à gêner l’avènement du messie, on trouvera bien quelque chose pour le discréditer.
        Nous sommes en train d’assister au premier putsch médiatique de l’Histoire: c’est la transition de la démocratie à la médiacratie. L’Obs, le Monde, Libé et BFM sont désormais les faiseurs de roi. On devrait restreindre le droit de vote à messieurs Drahi, Niel et Bergé: dans une optique de développement durable, cela réduirait le gaspillage de bulletins de vote.

  16. Macron n’atteindra pas le 2ème tour et ça m’étonnerait fortement qu’on ait un 2ème tour Mélenchon – Le Pen comme le sous-entend M. Brighelli (si je ne me trompe) ?! C’est accorder un peu trop de valeur à cet orateur brillant mais pas très pragmatique (enfin à part pour lui : Mélenchon, 3ème candidat à la présidentielle à avoir le plus gros patrimoine immobilier, ça laisse rêveur pour un gars du peuple… !)

    Droite-gauche c’est terminé effectivement (enfin gauche remplacée par le parti en marche et droite remplacée par on verra bien).
    Fillon sera élu car à mon avis c’est le seul qui essaye de se détacher des clichés politiques de son parti et surtout il prend le rôle d’un combattant réel (il ne retire pas sa candidature face à la lapidation dont il fait face). Pour moi vu que les français ne feront pas la révolution tant qu’ils auront leur smartphone et leurs séries idiotes à la TV, ils attendent que quelqu’un la fasse à leur place comme tout ce qu’attendent les français… Je ne crois pas que Mélenchon ou Le Pen aient prouvé quoi que soit de révolutionnaire jusqu’à maintenant ? Je ne parle même pas de Manu… Enfin si tout cela n’arrivait pas, évidemment « Voilà, ça va finir comme ça ».
    Et encore ? Je ne crois pas que les jeunes prennent actuellement le chemin de la rébellion constructive…

    • Le 31 Mars 2017 à 11 h 48 min, Stéphanie a dit :

      « Fillon…est le seul qui essaye de se détacher des clichés politiques de son parti. »

      voir vidéo ci-dessous

      Fillon pourfend l’idéologie des aides-soigantes,infirmières et médecins:voir vers 2mn 58;si ces gens refusent de travailler davantage,c’est parce qu’ils ont une vision totalement idéologique du monde.
      Le plus inquiétant,c’est qu’il parle sérieusement,qu’il est convaincu du bien-fondé de ses propos: la France est endettée,des augmentations salaires pour les personnes du secteur public ne pourraient être financées que par des dettes supplémentaires.
      Je ne vois pas très bien en quoi il s’écarte des clichés de son parti:d’un côté les créateurs de richesses,brillants,entreprenants etc.qui malgré les charges dont on les écrase,malgré le code du travail qui tue l’initiative etc. parviennent tant bien que mal à faire tourner le pays ,de l’autre les dépenseurs qui coûtent cher à un pays déjà à genoux:médecins des hôpitaux,infirmières,…professeurs..

      http://www.huffingtonpost.fr/2017/03/23/francois-fillon-choque-par-sa-froideur-face-aux-soignants-epuise_a_22009377/

  17. Il n’est pas si fréquent qu’un auteur entrebâille la porte de sa fabrique.
    Le 30 mars à 13h08 le Maître nous a livré le fragment d’une doctrine (ou d’une théorie ?) quelque peu paradoxale:
    « Si vous considérez que la seconde phrase est la suite nécessaire de la première, il ne peut nécessairement n’y avoir qu’une solution.
    Et ainsi de suite jusqu’à la dernière, qui est à la fois la plus nécessaire de toutes, et pas plus nécessaire, en toute logique, que la seconde.
    Seule la première était l’affirmation de la liberté de l’auteur. Après, c’est le texte qui se saisit de la régie. »

    Par là,le Maître nous ouvre d’immenses perspectives.
    Y aura-t-il un jour un essai du type .  » Nécessité et génétique du texte » par Jean Paul Brighelli?

    Pardon,jamais le Maître ne choisirait un titre aussi pédant;ça,c’est le style Ecole Pratique (vous savez, ces gens qui,prétendant s’opposer aux cuistres sorbonnards,sont allés infiniment plus loin dans la cuistrerie.)

    Non, le Maître enseigne en classes préparatoires,il ne jargonne pas,la langue française lui suffit.
    Et tant pis pour les jeunes doctorants qui se gargarisent.Et tant pis pour les Précieuses Ridicules qui,avant de se retrouver chez Angelina,vont se pâmer à l’EPHE.
    Peut-être le Maître offrira-t-il un jour au fidèle commentariat quelques illustrations de sa thèse.(des citations commentées,tirées du vaste corpus qu’il domine-car les professeurs de classes préparatoires sont des généralistes ps de spécialistes des sonnets du trou du cul ou autres, qui pérorent en amphi devant des « étudiants » pianotant sur leur « smart phone »).

    La liberté de l’auteur disparaît une fois la première phrase écrite;il peut arriver aussi que la dernière phrase soit rédigée en même temps que la première et que tout le texte qui s’écrit ensuite soit conçu pour aboutir à cette dernière.
    Voyez:

    Comment j’ai écrit certains de mes livres.Raymond Roussel (1935)
    « Je me suis toujours proposé d’expliquer de quelle façon j’avais écrit certains de mes livres …
    Il s’agit d’un procédé très spécial…
    Très jeune j’écrivais déjà des contes de quelques pages en employant ce procédé.
    Je choisissais deux mots presque semblables … Par exemple billard et pillard. Puis j’y ajoutais des mots pareils mais pris dans deux sens différents, et j’obtenais ainsi deux phrases presque identiques.
    En ce qui concerne billard et pillard les deux phrases que j’obtins furent celles-ci :
    1° Les lettres du blanc sur les bandes du vieux billard…
    2° Les lettres du blanc sur les bandes du vieux pillard.
    Dans la première, « lettres » était pris dans le sens de « signes typographiques », « blanc » dans le sens de « cube de craie » et « bandes » dans le sens de « bordures ».
    Dans la seconde, « lettres » était pris dans le sens de « missives », « blanc » dans le sens d’ « homme blanc » et « bandes » dans le sens de « hordes guerrières ».
    Les deux phrases trouvées, il s’agissait d’écrire un conte pouvant commencer par la première et finir par la seconde. »
    etc.

      • Il vit dans une roulotte au lycée Thiers le Maître comme Raymond Roussel ?

        Les jeunes impétrantes viennent-elles alimenter les fourneaux le soir après l’étude ? Qu’on appelle la préparation par les voies supérieures et inférieures …

      • Le 30 Mars 2017 à 20 h 06 min, Dugong a dit :

        « Mimile, de chez Mimile et Germaine, groupie de la caissière, se confie :
        « Ça a commencé comme dans un rêve »…
        Et puis, ils ont entrouvert les vannes à purin… »

        Après la première phrase,des points de suspension;nous ne savons donc pas si la phrase qui suit est bien la seconde-ou s’il faut supposer que n phrases doivent suivre la première.
        Habile Dugong, cruel Dugong qui, par l’artifice de trois petits points nous plonge dans des abîmes de perplexité!

        Longtemps je me suis couché de bonne heure…

        Maintenant, c’est peine perdue:la clameur du gong me tiendrait éveillé.

  18. L’ange Heurtebise, raconte Cocteau, ce « bloc d’invisibilité » le malmène jusqu’à ce que, « à contrecœur » et pour s’en débarrasser, il l’expulse, sept jours durant, sous la forme du poème. « Je n’étais que son véhicule et il me traitait en véhicule. Il préparait sa sortie. »

    Il manque les illustrations du grand véhicule !

  19. Pour Flo : oui de manifester qu’on pense à l’être aimé, loin de nous pour un temps, par une démarche personnelle.
    Mais vous noterez qu’il faut se plier là à une attitude commune, nouer ses cheveux, les emprisonner en quelque sorte, comme par hasard. Dans l’autre sens, par exemple, la couvade ! Le mari, après la naissance de l’enfant, s’allonge et reçoit les cadeaux de la communauté, pendant ce temps, la femme, l’enfant dans le dos, est repartie aux champs !

    • Vous pouvez y voir un acte de soumission, je préfère lui reconnaître un tout autre caractère. Et à travers l’objet : le cheveux, quand d »‘autres » ont parfaitement saisi qu’il ne s’agit pas d’un simple ornement, mais d’un pouvoir qu’ils leur était indispensable de soustraire à la femme, cette coutume accorde de fait à la femme une reconnaissance de ce pouvoir et de ce qui l’a lie dans sa nature, ce à quoi elle est destinée. Vous pourrez interpréter cette capacité d’abnégation comme une faiblesse, j’y vois au contraire une force sans limite.

      En lieu et place des travaux des champs : métro, boulot, course, ménage, devoirs des enfants, bain, dîner. Combien sont-ils à se targuer de participer à ces taches ? la plus grande escroquerie de l’histoire du rock’n roll.

        • J’abonde dans votre sens, j’applique la même politique… Depuis mon retour de maternité quand mon ex s’était chargé du ménage (toutes les mères qui me lisent comprennent).

          • Quand j’ai commencé à faire du ménage, c’était pas terrible et puis, avec le temps, on devient efficace. Idem avec les mecs.

      • Vous savez qu’aujourd’hui la plupart des jeunes filles se rasent le pubis.

        C’est si vrai que maint jeunot à qui une vraie femme,une femme expérimentée,une femme à poils voulut faire connaître l’extase (bien autre chose que ces lamentables séances avec des potesses) s’effara de découvrir que l’origine du monde est une vulve velue.

        Avez-vous une explication pour cette obsession du rasage intime ?

        • une vraie femme,une femme expérimentée,une femme à poils

          Heu… Mais c’est votre droit de le penser ou de verser dans le fétichisme. Faites gaffe tout de même, ne vous fiez pas aux apparences.

        • Mon cher, regardez les statues féminines grecques : elles ont le pubis rasé — et ce n’était pas faute de ne savoir les sculpter : il y du poil sur les pubis d’Apollon et consorts.
          Donc, chez Phidias ou Praxitèle, de purs marbres…
          Imaginez Phrynè parfaitement épilée.
          Courbet fait dans le réalisme. Alexandre Cabanel, après Ingres, fait dans le modèle néo-classique.
          Bref, le poil est baroque ou réaliste, et l’imberbitude, comme dirait Ségolène, est classique.
          Cela dit, le modèle en vogue aujourd’hui (tel que vous le rencontrez sur les « stars » de la pornographie) est effectivement imberbe. Cela ne fait pas de toutes les femmes rasées ou abonnées au ticket de métro des stars du porno.
          Et par ailleurs, le poil prend aisément les odeurs — chez les hommes comme chez les femmes…

    • Que « discipline » a un double sens, en français — l’un et l’autre renvoyant au discipulus latin, puisqu’après tout c’est pour l’élève qu’on se décarcasse. Ordre et matière enseignée. Et s’il y a de l’incertitude dans l’enseignement, il est normal qu’il y ait du mou dans la discipline.
      C’est si vrai que les profs fermes (et compétents) dans leur enseignement ont rarement des problèmes de discipline. Mais cela peut arriver, tant la gabegie générale est profonde — et alors ils encaissent le désordre semé ailleurs.

      • Té, tombe à pic!
        La réponse est simple, il y a deux raisons: les parents trentenaires ou quadra, bercés par les sirènes des psycho-socio et autres pédospécialistes, qui laissent leurs gosses se construire dans la liberté et l’épanouissement, tout en se payant le plaisir malsain d’emm… ces gros cons de fonctionnaires; ceux qui font la même chose par tradition culturelle ( souvent exogène) et/ou ignorance de ce qu’il se passe dans une salle de classe; les derniers, enfin, qui utilisent leurs enfants pour se venger de ce qu’ils subirent eux-même à l’école et se payer ces conn… de profs.

      • C’est curieux que Ouest France ne s’interroge pas sur la politique éducative. Si les parents contestent, c’est parce qu’on leur offre plus de droits que d’exigence.

        Ne pas apprendre ses leçons, ne pas avoir ses affaires, ne prendre aucune note, bavarder en classe, dissiper une classe relèvent aujourd’hui de la gestion de conflit ! Comme il n’y a plus de redoublement, les élèves qui perdent pied depuis le CP sont poussés jusqu’en 2nd. Ces élèves ne peuvent rester calmes 2 mn, puisqu’ils ne comprennent rien. Et vu le nombre de ces élèves de plus en plus important, le système est complètement dépassé : la vie scolaire est complètement débordée. Si on exclut un élève qui dépasse tous les limites, on risque de reprendre un exclus ailleurs encore plus violents. Aucune pédagogique ne marche, nous sommes enseignants pas éducateurs. Et le problème, c’est que c’est contagieux, ça empêche les élèves normaux de se concentrer…

        Ce que je ne comprends pas, c’est qu’on ne parle pas de ce phénomène. On continue à dire que les enseignants sont incompétents, ils ne savent gérer leur classe, etc. Pourquoi l’Asie obtient les meilleurs scores en matière d’éducation ? Et bien parce qu’à l’école, on ne plaisante pas avec les règles. Les enfants doivent savoir se comporter en tant qu’élève.

        • Tout à fait exact, c’est le quotidien en collège « normal » ( cat. 4) .
          C’était donc la 4e raison des deux que j’évoquais plus haut!

        • Aucune pédagogie ne peut fonctionner sans la sanction, la vraie, c’est-à-dire autre chose que le discours moralisateur.
          Or, la sanction est devenue taboue et l’évoquer revient à risquer la fascisation par les inquisiteurs de la bien-pensance libertaire.

        • Et pas seulement à l’école!
          J’ai enseigné les mathématiques à Saint Denis de La Réunion. Il y avait une classe entière de réunionnais d’origine asiatique regroupés ainsi parce qu’il avaient choisi l’option langue chinoise; j’adorais être chargé de cette classe, c’était deux fois moins fatigant et deux fois plus gratifiant ; même ceux qui n’étaient pas très forts en maths progressaient (Je l’ai vérifié tous les ans) . Pourquoi?

  20. La motivation principale pour mon vote Marine Le Pen c’est l’immigration qui a changé la physionomie de notre peuple en l’espace de 40 ans et qui est l’évènement le plus important de l’histoire de France.

    • Trop tard.
      La Marine ne fera rien car elle ne pourra rien faire. Il eût fallu agir il y a trente ans…mais à l’époque, déjà, les mondialistes couvraient le débat de leurs vociférations fantasmatiques.
      Il faudra s’accommoder du nouveau paysage en espérant que les scories s’envoleront d’elles-mêmes.

    • Pour être prof, je puis vous assurer que :
      * Il fut un temps (assez lointain) durant lequel le « niveau » ou le comportement des enfants d’immigrés (des enfants arabes, noirs et autres bosniaques pour être clair !) était un problème récurrent du point de vue statistique

      * Tout s’est arrangé : les petits « blancs » sont devenus statistiquement, bien aussi sots, inaptes à l’apprentissage, paresseux, inconséquents, etc.

      Pour le reste, « l’exotisme » comportemental des enfants d’immigrés (de la nième génération n>1) est plus inconfortable à notre culture occidentale que les excès ordinaires et culturellement banals de nos petits blancs, ce qui nous les rend plus insupportables et donc plus remarquables au sens strict.

      Z. est dans sa période de bienveillance, profitez ça dure pas !

    • Non, le problème n’est pas l’immigration en général. Ecrire cela c’est pratiquer l’amalgame cher aux extrémistes racistes.
      Le problème c’est la frange de l’immigration travaillée par une idéologie politico-religieuse totalitaire et incompatible avec les valeurs républicaines issus des Droits de l’Homme.

      • Bien que mon post arrivée bien tard je ne peux m’empecher de répondre au votre tant il est insupportable de « bien-pensance ».
        Rassurez-vous, vous êtes toujours digne d’être salué par vos collègues qui eux non plus ne volent pas l’éléphant.
        Seulement les allegations ne font pas un raisonnement.
        L’immigration de masse qui a modifié définitivement ce pays car elle a un caractère punitif dont l’une des caractéristiques est justement le refus de l’école (venez-donc nous rejoindre dans notre ignorance et vous y trouverez allah et le mépris que nous vous accordons) rend impossible toute élévation de quelque nature qu’elle puisse être.
        La charge financière (politique de la ville ! Par exemple), l’abandon des « petits blancs », l’impunité (y compris scolaire) tout concourre à rendre ce pays moins performant, moins résistant, plus vulnérable au moment même où il lui faudrait être vigoureux.
        C’est la quantité qui vous ensevelit et qui, définitivement, rend les efforts des enseignants dérisoires. Une histoire de barrage et de Pacifique, une histoire de France achevée dans la dilution dans la diversité, car une nation est une union, qui est l’opposé du divers.
        Ite missa est. La disparition du latin et de la culture chrétienne en sont les marqueurs indiscutables.
        Votez Macron, vous aurez belkacem ou son sosie en prime, et si vos enfants s’adaptent bien (.car l’assimilation actuellement c’est ça) vous serez heureux car sans mémoire. La fête est finie.

    • Je reste perplexe dans ces incidents à Paris. D’abord deux versions des faits contradictoires : la police évoque la légitime défense; la famille dit que la police force la porte de l’appartement et tire.

      Aucun responsable n’est intervenu pour donner quelques mots de réconfort et pour calmer la situation : ni Mme Hidalgo, ni Cazeneuve, ni Hollande (d’habitude si prompts à intervenir dans les cas similaires).

      Ensuite, on nous sort une note confidentielle de la DQSI : les manifestations sont noyautées par la mafia et par Pékin. C’est tellement confidentiel que peut la lire partout… Ce genre de notes va bien sûr calmer la situation… A ma connaissance, il n’y a jamais eu de note sur l’Arabie Saoudite concernant les attentats… Je n’ai pas non plus vu de notes sur les règlements meurtriers à Marseille… Hollande, il est plus occupé à soutenir son protégé Macron que gérer son pays. Ce gouvernement de gauche caviar tellement discrédité ne peut continuer à régner que par l’antiterrorisme, le 49-3, les bavures, la violence

  21. Le problème de l’immigration est tellement énorme que certains s’ingénient à ne pas le voir jusqu’à ce qu’il leur revienne en pleine face comme en Guyane !

  22. Dernière minute : par une indiscrétion j’apprends le ralliement de Méluche à Herr Macron (ou l’inverse), pour définitivement mettre TouthankHamon out!
    Ce sera dans la presse lundi.

  23. J’ai quand même une bonne nouvelle en ce 1er avril 2017 : le président François Hollande vient de demander la nationalité française ! Souhaitons bonne chance à notre immigré de l’intérieur …

    • C’est pas moi !
      Il arrive que la machine s’enraye, surtout quand elle est en auto-réfection, ce qui lui arrive souvent le matin.

    • Vous êtes bien aimable et je serais très heureux de vous lire..

      J’espère que vous avez conservé votre message et que vous voudrez bien le reposter.

      (peut-être y a-t-il un mot que le robot ne digère pas:j’ai eu le problème avec p*rn*gr*phie-écrit en toutes lettres,il rendait impossible l’envoi.)

      • De mémoire, et je suis votre conseil puisqu’il contenait le mot en question.

        Afin que nous soyons d’accord sur le terme de soumission : La soumission n’est pas la capacité d’abnégation.

        Pour vous répondre, Le string (en sous-vêtement ou en maillot de bain) dans les années 80 avait cette même connotation p*rn*gr*phi. Il s’est démocratisé en l’espace de 10 ans et l’épilation s’y est adapté, c’est aussi con que ça. Les ados n’ont aucune idée de ce que pouvait représenter cette épilation, elles ne l’associent pas à un caractère sexuel particulier mais la pratiquent seulement par souci esthétique.

  24. Adoncques, dote d’un petit-fils a probleme, je me retrouvai spectateur d’une « conference » (bien)traitant les « enfants à fort potentiel » *

    Public majoritairement csp+ avec de nombreux parents dans le desarroi (genre « j’ai eu très envie de passer mon mome par la fenêtre la semaine dernière »)

    Discours tres comportementaliste avec, soyons juste, un rappel très clair sur la nécessité des règles mais dont le but essentiel est une deculpabilisation des parents et la nécessité d’une « bienveillance » generalisee (mot-clé : amour).

    Discours très idéologique donc mais soigneusement débarrasse de tout le vocabulaire psychanalytique (pas un ego qui dépasse, par exemple) et adossé aux « avancées des neurosciences ». On ne sera donc pas surpris que les conférenciers evoquent plusieurs fois le succès de leur discours dans le monde affriolant des drh qui adorent être sommés d’aimer les employés (le compliment quasi amoureux a l’ouvrier meritant devient le chaudoudou symbolique qui remplacera bientôt l’archaique discours patronal).

    Par extension « naturelle », les enseignants aussi sont sommés d’aimer leurs élèves.

    Je suis sorti de là secrètement ravi d’avoir réussi a ne pas aimer (ni detester) mes eleves impunement pendant plusieurs decennies tout en adorant ma discipline. Un pur sado-deviant, donc.

    Toutes mes condoléances à mes successeurs…

    * alias surdoués, neuneuronés etc.

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