Petit exercice de détestation

Nous ne détestons pas détester, en France. Nous votons contre.
Exécrer est une chose. Mépriser en est une autre. On peut à la limite se passer d’être aimé — De Gaulle ne l’était guère, mais il fut longtemps plébiscité, avant que Giscard ne le flingue. Mais on ne se relève pas du mépris — Hollande vient d’en tirer la conclusion en se retirant de la compétition.
Le PS tout entier est méprisable. Quand j’entends des gens les appeler « la Gauche », je m’esclaffe. Quelle Gauche ? Ces gens dont l’adversaire n’est pas la finance. Qui se cachent derrière le petit doigt d’Angela Merkel. Qui augmentent le SMIC de 0,93% en 2017 — dis-moi, Hollande, tu as déjà essayé de vivre avec 1153 € par mois, logement compris ? Qui virent Filoche (il fallait entendre le grand numéro de Cambadélis priant l’ancien inspecteur du travail d’« arrêter son cirque ») parce qu’ils en ont une trouille bleue — dans un débat public, il aurait été le seul anti-libéral, et il avait assez de coffre pour rallier à lui pas mal de suffrages qui vont désormais se porter…
Se porter sur qui ? Sur Hamon, que n’inquiète guère le fait qu’en France, des cafés et des rues entières soient interdits aux femmes ? Le reportage de France 2 s’est circonscrit à la région parisienne et aux faubourgs de Lyon, ils auraient pu venir à Marseille ou à Lille, ils auraient constaté le même phénomène. Relativise, Benoît ! Seuls les masochistes voteront pour toi.
Certains voteront Mélenchon, le spécialiste du taboulé au quinoa — un végan qui tonitrue, c’est toujours drôle, ça doit faire mourir de rire toute une petite paysannerie française qui est en train de crever. Les plus résignés (mais comment peut-on se résigner ?) iront droit chez Macron, la bulle gonflée par les médias. Les autres…
Les autres sont nombreux, et imprévisibles. Les autres ont élu Trump — pas forcément une grande idée, mais élire Clinton n’en était pas une bonne : la démocratie montre ses limites, ces derniers temps. Les autres ont voté pour le Brexit, contre les diktats de la City, de Bruxelles et de Berlin. Les autres renverront le PS au cimetière des éléphants — et j’espère bien qu’ils n’atteindront pas les 100 députés aux législatives. Les autres affûtent leur bulletin de vote, tout en préparant le troisième tour, voire le quatrième — dans la rue.
On n’en a pas fini avec les surprises.

Je sais bien que je radote, mais je suis un peu sidéré que l’Ecole ne soit pas un thème majeur, pour le moment, des campagnes qui s’amorcent. Broder sur la réduction du nombre de fonctionnaires séduira ceux qui croient que l’entreprise privée fonctionne mieux que l’entreprise publique — une jolie fable. Proposer de modifier les remboursements de la Sécu séduira ceux qui n’ont ni problèmes de fins du mois, ni de problèmes de santé — pas grand monde, en ce moment. Parler de l’avenir de nos enfants me paraît autrement porteur — à condition d’identifier clairement les responsables. Fillon a parlé de cette « caste de pédagogues prétentieux » que Carole Barjon a identifiés par leur nom — assassins —, et que le candidat LR se propose d’éliminer dès son entrée en fonction (et que je sache, il est le seul, pour le moment, à l’avoir osé).
Je sais bien que l’Ecole n’est pas tout, qu’il faut voir le reste, que « it’s the economy, stupid », etc. Mais je me bats depuis si longtemps contre ces imbéciles que je finis par ne plus voir que l’ennemi d’hier et celui d’aujourd’hui, les mêmes, toujours les mêmes, les responsables du désastre scolaire, les « experts » auto-proclamés et auto-satisfaits, les pédagogues des IUFM et des ESPE, et tous les collègues qui croient que c’est avec de beaux discours sur « l’apprendre à apprendre » que l’on peut faire classe.
Oui, le petit bout de la lorgnette, si l’on veut.
Ou pas tant que ça. Ces salopards ont fabriqué l’Ecole que voulait le néo-libéralisme. Fin des connaissances et des savoirs savants. De vagues compétences, un vernis pré-craquelé, une infinie capacité à faire la queue à Pôle-Emploi et à dire « Merci, Patron » dans toutes les langues de la terre. Pire : les adeptes du néant ont créé un tel vide que les barbares en embuscade l’ont rempli avec les certitudes mortelles du Bataclan, de Nice ou de Berlin.
Reprendre les choses en main ne se fera pas en un jour, ni en trois mois. Il faut repenser la formation des maîtres, repenser les programmes, repenser les emplois du temps, repenser le système tout entier. Cesser de demander leur avis à des gens qui sont hors-sol, et s’appuyer sur les praticiens — les bons, tant qu’à faire.
Et le PS ? Ma foi, il continuera à croire que Terra Nova a des idées, et il croira que les imbéciles décérébrés qu’il a contribué à fabriquer voteront pour lui — à Villeurbanne, où se présente Vallaud-Belkacem, ou ailleurs. Mais même les crétins patentés ont compris que le PS ne s’intéressait qu’aux bobos de la capitale — la ville-monde qui ignore sa périphérie. Anne Hidalgo se voit un avenir national — ce parti est si pitoyable que tous ses minables s’imaginent avoir un destin d’exception, en 2017 ou en 2022.
S’il a un destin, c’est aux oubliettes. Si demain il ne reste rien de cette gauche-là, je ne pleurerai pas — ni personne. On en reviendra au mécanisme que cette gauche d’opérette a si bien masqué depuis 1983 — la lutte des classes. Le rapport de forces.
Et puis après, la victoire ou la mort. Au point où on en est…

Jean-Paul Brighelli

163 réflexions au sujet de « Petit exercice de détestation »

  1. Très bonne idée ; c’est revigorant de bon matin.

    Par où, commencer ?

    Déjà : … »ceux qui croient que l’entreprise privée fonctionne mieux que l’entreprise publique — une jolie fable.  » …
    Ah, oui !
    Je ne donnerai pas de nom de ceux qui pensent que l’on peut gérer la France comme une entreprise (surtout la leur) .140-180 employés, dans le BTP ; peut-être pas tous déclarés. Par contre tous à demi analphabètes.

    Bref … pour le PS.
    Je me dis que l’on peut apprécier ce qu’il en est d’un parti à l’aulne de ses militants.
    Le constat pour le PS est accablant.
    Il faudrait peu de temps, pour faire à nouveau le même avec les militants de l’UMP (ex RPR, futur … »les républicains »…) ; qui fêtent les baptêmes pour faire oublier les affaires (à ne pas oublier).
    Quant aux autres, le constat n’est guère encourageant.

    Il est possible de procéder autrement ; apprécier un parti à partir de ses leaders.
    Là c’est le désastre.

    Autant renverser la perspective ; et si, en France, nous n’avions que les présidents et gouvernants que nous méritons ?
    (Ça ruine le mythe d’un génie Français, occulté par des gestionnaires au petit pied ; qui sont en place par la volonté du génial peuple, dont je doute des vertus supposés)

  2. La lutte des classes, ce n’est pas gagné non plus ; il va falloir du temps pour sensibiliser des égarés parmi… » une pluie d’objets « …

    De plus ; 5 ans de Fillon avec un programme Tatchérien et s’en est fini. Il faudra passer 50 ans en pure perte, pour tenter de refaire ce qui aura été détricoté, judicieusement, durant cette assez courte durée.
    Qui ne nous renverra peut-être pas au XIXème siècle, mais supprimera une bonne partie des acquis (parce que conquis, par d’autres, avant) dont on nous explique, par tout les moyens de la société spectaculaire, (entre autres), qu’il ne s’agit pas d’acquis, que c’est une réaction d’attardé que de considérer les choses ainsi, …, du réflexe de dinosaurien, toussa.

    • … détricotera une bonne partie des acquis du XXème siècle
      – a loi de 1905, ….., encore ?
      Bonne à positiver, aménager, actualiser, modifier en fait ; ménager, non. Depuis le début ; il ne l’ont jamais ménagée
      – La sécu ?, …, du neuf (en gestation depuis un bail, à mon humble avis)
      – le droit du travail ? …., c’est fait, merci la gôche.
      …………..

      Vous en avez déjà entendu parler, des comme ça ?
      Ça cache un grande vide (intérieur donc) sur le reste : …  » la gôche  »…
      (à chaque fois, je suis fasciné)

  3. Oui, l’Ecole devrait être un thème majeur, ça devrait être le premier, toujours, mais combien y-a-t-il de Brighelli à l’Education Nationale ? Ce n’est pas ironique, (je n’aime pas du tout l’ironie, « petite haine »), mais il va falloir mettre en place un chantier immense, avec un courage que vous avez sans aucun doute, votre saine colère le montre, et carte blanche pour agir ! Oui, je crois au Père Noël, nous en sommes actuellement à ce passage subtil de la croyance innocente à la volonté, décision, de continuer à penser que les bonnes choses sont possibles, peuvent arriver, en cascade, comme les cadeaux, sauf que ce n’est plus Edmund Gwenn qui en est l’ordonnateur mais nous-mêmes ! Et grâce à des personnes comme vous ! Ma petite fille vous en remercie à l’avance !

    • Bonjour. L’école et le ministère… Vastes débats à n’en plus finir. Quand je pense au « ministère », celui de la belle Najat, je me dis que pour que nos gamins puissent avoir la chance du savoir fraternel et « l’égalité » de l’enseignement libre, il faut faire ce que mon sergent (au régiment) nous préconisait en cas de guerre soudaine :

      – » Les gars ! Si la guerre éclate, la première chose qu’il me faut faire, c’est mettre la main sur le PA (trad : pistolet automatique) et flinguer le lieutenant. Alors, vous me suivrez et je vous sortirai tous du merdier. »
      Et nous de répondre d’un seul homme : Oui sergent !

      Pour sauver l’éducation de nos enfants, c’est à peu près la même chose qu’il faut faire. Il faut déboulonner les idéologues qui sévissent au ministère depuis plusieurs, décennies et repartir sur ce qui fonctionnait jusqu’en 1968.

      J’ai 45 ans, je n’ai donc pas connu mai 68, mais je sais pourquoi je ne suis pas capable d’écrire français sans faire chauffer le correcteur d’ortografe.

      J’ai enseigné à l’université pendant 3 ans (ATER puis chargé de cours en fac de sciences humaines). J’ai pu mesurer les dégâts irrémédiables provoqués par ces idéologues sur nos enfants et nos jeunes adultes.

      Monsieur Brighelli : Si vous abattez les idéologues, je vous suivrai car je sais qu’au bout du combat, il y a une chance de sauver mon fils de 11 ans. Et si ce n’est pas lui que l’on sauvera, ses enfants le seront.

      Bien à vous.

      Continuez.

  4. « Fillon a parlé de cette « caste de pédagogues prétentieux » »… et alors ? N’est-ce pas lui qui a validé ces compétences qui après avoir détruit le primaire sont en train d’anéantir le secondaire (du moins le collège) ?

    • Il a fait presque pire : il a enterré le rapport Obin, qui en 2004 dénonçait l’emprise islamiste sur l’enseignement secondaire.
      Nous nous sommes mis à quelques-uns pour publier ledit rapport (voir l’Ecole face à l’extrémisme religieux, en 2006) — et ça n’a fait bouger personne dans ses bottes.
      Restons optimiste — espérons que Fillon — et d’autres — auront appris, avec le temps. L’un des trucs sidérants, au ministère de l’Education, c’est que l’on commence à dire des choses exactes une fois qu’on en est sorti.

      • « L’un des trucs sidérants, au ministère de l’Education, c’est que l’on commence à dire des choses exactes une fois qu’on en est sorti. »

        Ceci est vrai de bien d’autres domaines:Guaino,l’odieux Gaino,fait une critique très convaincante du programme de son « cher François ».(à l’écrit et à l’oral.)

  5. Thierry L , Filloche , JPB, nous parlent d’ économie, la preuve de la décadence de la France.
    Thierry L l’état est sans doute le plus gros employeur de personnes non déclarées((Justice, retraites non cotisées, assurance maladie…)

    • Il y a la fonction publique territoriale aussi (bon, je sais … d’expérience), la fonction publique hospitalière (ils en bavent) … l’état, l’état ; c’est l’Arlésienne l’état.

      C’est le Péquod avec le capitaine Achab passé cul par- dessus bord, l’état.
      (les baleines blanches rigolent)

      Vous avez vu ce qui reste des fonctions régaliennes ?
      Un string en peau de chagrin.

      C’est un épouvantail agité par des idéologues du néolibéralisme (ou ultra ou tout court) pour justifier tout ce qui vous désole, l’état.

  6. Si l’école de Ferry a réussi à s’enraciner, c’est parce qu’elle a transmis des connaissances.

    L’immense majorité des parents français, qu’ils fussent catholiques ou communistes, juifs, n’ont pas vu dans l’école publique une menace pour l’éducation de leurs enfants. La qualité de l’enseignement, la discipline, la composition sociale ont pesé tout au long du XXème siècle bien plus lourd dans le choix de l’immense majorité des parents que la question des valeurs ou des dogmes transmis par l’Ecole.

    C’est ce délicat équilibre qui est menacé aujourd’hui. De plus en plus et sous la pression de groupuscules idéologiques ou communautaires, l’école abandonne le cœur de sa mission, qui est la transmission du savoir et accessoirement une « instruction morale » consensuelle.

    Aujourd’hui, on veut transformer les professeurs en «apôtres d’un nouvel Evangile » (Jules Ferry). Alors que le succès de l’Ecole républicaine venait en grande partie du fait que c’était le temple de la Raison, où dogmes – tous les dogmes – n’étaient pas combattus mais ignorés, on est en train de réintroduire un enseignement dogmatique. Le tout paré, bien entendu, des meilleures intentions. Comme si la lutte pour « l’antiracisme », la « diversité » ou « l’égalité » justifiaient n’importe quoi.

    Selon les ABC de l’égalité, «transmettre des valeurs d’égalité et de respect entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, est une des missions essentielles de l’école » sic. Après, quand une enquête PISA nous est trop défavorable, on tape sur les enseignants : « les enseignants ne sont pas assez formés », etc.

    • Le pacte fondateur de notre école républicaine est celui-là : la famille accepte que l’école enseigne les savoirs – même si ceux-ci peuvent « choquer » – et l’école s’astreint par contre à respecter les choix des parents en matière morale. C’est une division qui reflète la séparation entre la sphère publique et la sphère privée.

      La sphère publique est celle du savoir, la sphère privée est celle de la morale. Aujoud’hui, cette séparation n’est pas très claire…

      • Et largement pas seulement à cause de l’islam …

        Nombre de parents me disent : Mais pourquoi voulez-vous à tout prix, contre notre gré et le sien enseigner notre enfant ? Le pauvret doit pouvoir profiter de l’insouciance de sa jeunesse en toute sérénité et rester vautré dans la fange de l’ignorance et de la paresse s’il le souhaite. (*)

        C’est bien, là aussi, une question morale.

        (*) et je me promets d’enfin les entendre et de me foutre de leur lardon à moitié dégénéré. Mais je ne tiens pas longtemps ma promesse. C’est bien, là aussi, une question morale (bis).

      • Dans les milieux autres que religieusement coincés du bulbe la question n’est pas que certains savoirs « choquent » mais qu’on tente d’enseigner (*) c’est devenu dans l’esprit de certains une forme de maltraitance.

        (*) d’exiger le meilleur de chacun par des efforts répétés et quelque peu contraints afin de tous les élever

        • « la question n’est pas que certains savoirs « choquent » mais qu’on tente d’enseigner (*) c’est devenu dans l’esprit de certains une forme de maltraitance. »

          Ne rien foutre est un droit de l’homme. Tenter d’instruire n’est, pour l’instant, qu’un délit mais attention à la requalification en crime s’il y a trop de récidives.

  7. « La sphère publique est celle du savoir, la sphère privée est celle de la morale. »
    La sphère publique est celle de l’ignorance, la sphère privée est celle du dogme.
    Ca marche aussi …

    • Dans tous les journaux français, on voit toujourq apparaître ce sigle : ABONNEZ-VOUS À PARTIR DE 1€.

      Non content de sucrer des crédits publics, les journalistes veulent aussi que les lecteurs prennent un abonnement ? Comment font alors les journaux anglo saxons et asiatiques où on peut lire les articles en entier, sans abonnement et sans payer un centime ? C’est dans les journaux français qu’il y a le plus de pub et où on nous demande de payer. Y-a–il un problème docteur ?

      • Euh! la plupart des journaux britanniques et américains(« en ligne ») vous laissent lire un nobre limité d’articles chaque mois. Et tous vous recommandent de vous abonner.

          • Soit;j’ai mal interprété ce que vous avez écrit: »les journaux anglo saxons et asiatiques où on peut lire les articles en entier, sans abonnement et sans payer un centime ?  »
            « Les journaux qui… »devait se comprendre comme: »ceux des journaux qui.

            Allez voir le site du Telegraph:les articles intéressants sont payants;
            allez sur le site du New York Times:vous avez droit à 10 articles par mois.
            Comment se rémunère la presse gratuite ?
            En envoyant les lecteurs via les « clics » sur des annonceurs; Mais la manne publicitaire diminue;Facebook en mange de plus en plus.

    • Dans ce billet, on parle d’un certain Malik, 11 ans, qui provoque les surveillants et ses professeurs. Puisque Malik a le soutien du principal, il continue.

      Mais personne ici ne remet en cause le principal. Un bahut qui part à la dérive, ce n’est jamais la faute du principal, c’est toujours la faute de l’équipe pédagogique…

  8. Il y a une morale de l’exactitude ; être au plus près des faits quelle que soit leur brutalité c’est une forme de rectitude ; le fait de la langue naturelle ; le fait des nombres ; le fait d’une vie sociale scolaire avec ses règles, le maître qui enseigne au disciple.

    On classe les faits par ordre de simplicité jusqu’aux plus complexes. Ce classement n’est jamais achevé ; c’est que l’on nomme progrès des connaissances.

  9. Un fait complexe parmi d’autres : l’évolution naturelle.
    Elle a longtemps choqué les consciences morales et religieuses.
    On possède des preuves directes (fossiles) et d’autres indirectes (ontogenèse) de l’évolution des espèces.
    On suppose un mécanisme commun à toutes les espèces vivantes car le support de la vie est commun à tout le vivant (adn, arn).
    On spécifie que ce mécanisme est complexe et qu’on n’en connaîtra jamais tous les détails à fond.
    La morale de l’affaire ? Il faut enseigner l’action du temps sur le vivant pour comprendre la nature telle qu’elle se présente à nous (nous y compris).

  10. Jusqu’à la découverte de la radio-activité dans les années 1900 – Becquerel, Pierre et Marie Curie etc – on ne savait pas dater avec précision les roches terrestres.
    Pour autant si nous nagions dans l’ignorance est-ce que cette ignorance doit être maintenue à tout prix ?
    Une connaissance absolue vaut mieux qu’une connaissance relative, n’est-ce pas ?

    • Oui beaucoup de gens sont persuadés que j’ai inventé tout ce qui les contrarie : les exclamations, les pointillés, les tirets, les soulignés etc.
      C’est terrible de détester à ce point la ponctuation – et d’être a-littéraire pour la vie !

      • Non, ce qui en agace certains, c’est votre façon quasi-systématique de tronquer les citations.même quand vous citez Wikipedia (site en lui-même fort suspect) vouv vous payez encore le luxe de gauchir,déformer,trahir.

        Trump peut s’offir des trolls bien plus efficaces Macédoine.et moins chers en Macédoine.

  11. Les ornements du langage, ce qu’on nommait aussi la rhétorique ou l’éloquence sont clairement abandonnés ; on préfère les gargouillis des médias …

    Jean-Michel Bismut dans son éloge posthume de Paul Malliavin notait qu’il était capable « quand le besoin s’en faisait sentir d’utiliser les ressources de l’ancienne éloquence avec d’autant plus d’efficacité que rien n’en laissait présager l’usage particulièrement de la part d’un mathématicien ».
    Il est vrai que son père était un avocat rompu aux joutes publiques.

    http://www.academie-sciences.fr/archivage_site/activite/conf/exposeBismut_290512.pdf

  12. La Bruyère dénonce les abus de l’éloquence dans un beau morceau d’éloquence « De la société et de la conversation » in « Les Caractères », 7ème chapitre.

    « Vous voulez, Acis, me dire qu’il fait froid ; que ne disiez-vous : « Il fait froid » ? Vous voulez m’apprendre qu’il pleut ou qu’il neige ; dites : « Il pleut, il neige. » Vous me trouvez bon visage, et vous désirez de m’en féliciter ; dites : « Je vous trouve bon visage. »

  13. Il peut être instructif de se reporter aux affrontements entre les Parlements et la Royauté (je parle à ceux qui sont allés à l’école avant les réformes des pédagogistes). On y notera d’extraordinaires similitudes avec les débats de notre époque. C’est en relisant l’Histoiree de France de Bainville que je me suis rendu compte de ces ressemblances.

    • Sans doute — à ceci près que Louis XIV avait mis fin aux remontrances respectueuses des Parlements (la fin de la Fronde a sonné le glas du pouvoir des conseillers de Paris), parce que l’Etat c’était lui, et qu’aujourd’hui l’Etat n’est plus nulle part.
      Cela fait presque dix ans que j’explique que nous sommes en 1788 — à la veille d’une grande révolution, qui sera tout aussi sanglante que la précédente. Que les néo-libéraux ne s’en aperçoivent pas donne la mesure de leurs appétits — le ventre brouille la vue.

  14. « Les plus résignés (mais comment peut-on se résigner ?) iront droit chez Macron, la bulle gonflée par les médias. »

    Je préfère cela à la bulle papale de Fillon -:)
    Mais qui peut être assez naïf pour croire que Fillon va mettre dehors les pédagos qu’il n’a jamais cherché à inquiéter quand il était au pouvoir ?
    Avec Fillon, ce sera la curée de l’EN. Tout pour le privé et la bourgeoisie. Il se moque éperdument des gosses paumés, votre Fillon. Et on aura un enseignement public  » décharné, dénervé, démusclé, dépulpé ». Des économies sur le dos des élèves, des profs à 22 h de cours, des établissements gérés à la sauvette par des chefs d’établissements à genoux devant les élus de la région. Et quoi de mieux que l’autonomie des établissements pour laisser prospérer la gent meirieusienne ? Plus les bahuts seront autonomes et plus les pédagos sectaires pourront oeuvrer à leur aise. Je vous déteste, Brighelli, quand vous tenez de pareils propos. Bugiardo !

    • Mais non ! On va les pendre !
      Quant aux collègues qui adhèreront au discours pédago, tant pis pour eux — on ne peut pas sauver tout le monde.
      Nous n’avons plus beaucoup de munitions — restent les parents. C’est un levier que je répugne à utiliser, mais si je n’ai plus rien d’autre…

      • Lisez ce que je pense d’une part importante d’entre-eux (les parents) plus haut …

        Vrai qu’on pendra les pédagos, mais faut préciser : dans le privé (confessionnel ou non grâce au chèque éduc).
        De très beaux jours s’annoncent pour les profs de bon niveau disciplinaire qui le rejoindront. Et si ça se trouve ils gagneront même leur vie correctement.

        Tout au contraire, dans le public, sans moyen ni volonté, dotés de profs tocards recrutés au rabais, on fera un dernier triomphe aux pédagos puisque la « bienveillance » et la « tolérance » seront les seules mesures pouvant acheter la paix sociale.

        Fait pas rire tout ça.
        M’en fous, chuis vieux, chuis bientôt mort si ça se trouve.
        Je verrai pas le pire.

        • Je partage votre avis (d’ailleurs,il n’est pas rare ici que les avis soient partagés.)L’enseignement public va sombrer complètement.
          La bourgeoisie française n’a que faire d’un peuple instruit.Il suffit qu’une petite fraction de la jeunesse reçoive un enseignement de qualité et accède ainsi aux professions essentielles.
          Les bourgeois éclairés (envers qui je n’éprouve aucune animosité,car ce sont eux qui font « tourner le pays ») savent fort bien ce qu’ils doivent à l’Ecole.
          S’ils sont assurés que leur progéniture puisse s’instruire dans des établissements privés,je pense que, pour la plupart,ils s’accommoderont fort bien de la ruine de l’école publique.
          Comme on ne peut verser un salaire correct à tous les professeurs du public, les concours de recrutement ,qui n’attirent pas suffisamment de candidats,sont condamnés.Vous aurez dans le public des « professeurs » ignorants,formés par des école professionnelles,qui seront présents dans les établissements-garderies 35 heures par semaine.
          Se pose alors la question suivante:où et comment l’enseignement privé va-t-il recruter de vrais maîtres ?
          Sans doute parmi les diplômés de l’Université, en offrant des salaires et des contrats de travail corrects;ce système peut fonctionner ( c’est par exemple,le système britannique.)

          • Au besoin – je crois que ça existe déjà – on importera de jeunes cervelles sélectionnées dans nos anciennes colonies.
            Voilà des jeunes qui ont appris par cœur des trucs idiots sous les lampadaires mais qui rattrapent en quelques mois ce qu’ils ne savent pas ou n’ont jamais fait * parce que leurs cervelles sont prêtes.

            * par exemple, en sciences, faute de matériels, de formation disciplinaire et surtout de volonté des « responsables » des systèmes éducatifs, les élèves n’ont, en général, jamais expérimenté. Au moins, auront-ils été préservés d’avoir à formuler leurs propres lois de Newton…

      • « Je n’ai pas la virtuosité technique de Driout dans ce domaine. » Dugong.

        …virtuosité technique qu’il met au service de sa propagande délétère.

  15. J’ai failli être ému :
    http://www.lepoint.fr/societe/un-professeur-acclame-par-700-eleves-pour-son-depart-a-la-retraite-20-12-2016-2091949_23.php

    Par chance il ne s’agit pas d’un prof de maths ou de lettres, ces matières malfaisantes et anxiogènes : « Comme tous les enseignants d’EPS, on se bat chaque jour pour que notre discipline soit reconnue à part entière »
    C’est désormais réussi : plus d’heure de sport que de maths en collège …

    • « ces matières malfaisantes et anxiogènes »

      Nos braves gens de l’ocde martèlent la nécessité de couvrir les maths sous une couche épaisse de « numéracie » qui est aux maths ce que le nutella est aux desserts.

      Une pression sociale croissante s’exerce sur les profs de maths, déjà largement culpabilisés, pour qu’ils cessent leurs activités scandaleusement élitistes. Ce n’est pas un hasard si quelques-uns des pires pédagos se trouvent chez eux.

  16. Allons, allons. On devait déjà les pendre sous Sarkosy. Il fallait voter le petit Sarko a tutti costi . C’était sûr, on allait les avoir, Darcos était notre ami, il allait tout faire pour les sortir, les pédagos.
    Certes, il a essayé, et c’est tout à son honneur. Mais qu’a-t-il pu ? Fort peu. On a vu les instits accrochés à leurs méthodes délétères qui n’ont rien changé du tout, on a vu les pédagos redresser la tête : ils ont leurs réseaux bien installés, confortés par les copains au ministère, dans les rectorats. Ils ont les revues pédagos qui nourrissent les jeunes profs plus ou moins doués qui arrivent. Et nous, dans les établissements, nous voyons les jeunes collègues qui ont été nourris à la mamelle meirieusienne et qui ne sont guère en mesure de faire autre chose. Il fait comment votre Fillon, affublé de votre presqu’amie, future ministre ? Ils vident les trois quarts des instits des écoles, idem pour les profs ?
    Quant aux parents, ils aiment ça ! Quels parents connaissez-vous, Brighelli ? Vos amis ? Des gens cultivés, attachés à la transmission des savoirs ? Les parents « réels », équivalents aux gens avec qui vous discutez dans votre café, nous les voyons depuis des années, en rendez-vous, aux réunions parents/profs. Il y a deux catégories : ceux qui ne savent pas, qui n’ont pas fait d’études ou peu. Ils n’ont aucune lisibilité du système scolaire, ils croient aussi bien ce que je leur raconte que ce que va leur dire un prof pédago à mort. Ils font confiance à l’institution aussi incohérente soit-elle. Parce que les malheureux ne peuvent pas faire autrement. Leur seul souci, ce sont les notes de leur gamin et les appréciations des profs. Et parfois un ras le bol quand ils ne maîtrisent plus leur gamin. La deuxième catégorie, celle qui a de la lisibilité se subdivise en deux : ceux qui sont bien contents que l’on ne fasse rien faire à fifils et qui vous gueulent dessus quand vous donnez du boulot. Et qui vous re-gueulent dessus quand les notes ne sont pas assez hautes. Tout avoir sans rien faire, c’est mon fils, zut, alors, saleté de prof qui ne fout rien. Et ceux-là sont nombreux et ne veulent pas que les pédagos s’en aillent. Cela les arrange contrairement à ce que vous imaginez.
    La deuxième sous catégorie nous crache dessus depuis belle lurette et a mis ses enfants dans des écoles privées cathos sous contrat ou mieux encore hors contrat. Et ceux-là ( nos ministres en général de gauche comme de droite qui ont eu soin de scolariser leurs enfants à Sainte Marie de machin chose entre Versailles et le XVIè arrondissement ) s’en tapent de l’EN, mais alors s’en tapent. Et tout à coup, nous aurions Fillon le magnifique, catho en diable 🙂 qui chrétiennement se mettrait à penser à tous les miséreux à qui l’on ne transmet plus rien depuis des années ?
    Avec ses objectifs à la Thatcher, il fera table rase du peu qu’il reste et vous le savez parfaitement bien.

    • Souvenirs, souvenirs…

      Darcos évincé de la réforme des lycées, confisquée par l’agité au profit du piriforme et bientôt viré pour insuffisance aquitaine. Le silence récompensé par une sinécure…

      Aujourd’hui, le futur président se trouve parmi ceux qui sauront être évasivement tonitruant sur le « thème de l’éducation », véritable nid à emmerdes pour ceux qui s’y engagent trop.

    • Je veux bien beaucoup de choses, et même par exemple que Fillon soit le candidat « d’une internationale ».
      Mais son passé catho, il semble bien loin quand il se veut le candidat du Bilderberg dont les buts s’éloignent dans l’ensemble comme dans le détail de ceux du catholicisme.
      Que les médias l’aient classé catho ne veut rien dire, ils classent bien Hollande à gôôôche et Chirac chez les honnêtes gens.

      • C’est vrai, vous avez raison, la conseillère en communication de Fillon, le soir des primaires, a commencé en disant qu’ il était temps que les gens qui allaient à la messe et qui travaillaient etc…rien à voir avec les cathos et la croix qu’elle affichait non plus.

    • Très drôle ! Il prépare son retour pour 2022 ! Je vous ai laissé la place, mais vous êtes vraiment trop nuls. Alors je reviens, l’intérêt supérieur de la France, of course.
      Tutti stronzi.

  17. Sanseverina a écrit : « On a vu les instits accrochés à leurs méthodes délétères qui n’ont rien changé du tout »

    Je suis perplexe sur cette stigmatisation des collègues… Le projet « Follow through », réalisé sur une période de 10 ans et qui a concerné 352 000 élèves américains répartis sur 180 écoles, montre que les différences d’approches entre enseignants dans un même pays sont infiniment ridicules au regard des différences entre les approches dans des pays différents. En fait, les auteurs re-découvrent que l’éducation est essentiellement culturelle. Ils vantaient le modèle japonais : une même idée de l’éducation de la part des parents et des enseignants; les profs au Japon se réunissent souvent pour produire un scenario pédagogique, le mettent en place réellement dans une classe, le filment pour analyser la séquence et trouver des critères d’évaluation à court et à long terme de l’efficacité de la séquence en question.

    L’idée, consistant à inventer une réforme et des bonnes pratiques dans un laboratoire de chercheurs puis à demander aux profs de l’implanter dans leurs classes, ne fonctionne pas (quelle surprise !!!). Les auteurs du projet « Follow through » plaident pour une culture collective, ils insistent sur le fait que les différences de « talent » entre enseignants comptent assez peu (on se demande pourquoi les écoles REP ou ZEP ont toujours des mauvais résultats quelque soit le prof devant eux ?). Les auteurs montrent aussi que les méthodes pédagogiques « actives », c’est à dire moins dirigées ne sont pas très performantes, surtout avec les élèves de milieu défavorisé.

  18. M. Brighelli, ça vous arrive de réfléchir au lieu de vous gausser quand Mélenchon soulève le fait qu’on mange trop de viande ? Il me semble que sur ce point il a raison et qu’on ne pourra pas continuer ainsi, avec une population en expansion, à accaparer toutes les terres pour fabriquer de la mauvaise bidoche industrielle. Les protéines animales demandent infiniment plus plus de surface agricole que leur équivalent en végétal. Dire cela, ce n’est pas interdire de manger de la viande de temps en temps. Il se trouve qu’on en mange trop. Expliquez-nous pourquoi produire des céréales et des bons légumes plutôt que de la mauvaise viande porterait atteinte au monde agricole ?

    • Je suis d’accord vous, et même la plus petite réflexion provoque des réactions comme celle juste après. Je suis frappée de l’agressivité et des remarques idiotes comme la souffrance des carottes qui surgissent immédiatement quand on évoque le sujet mais le pire, peut-être, c’est que, du coup, on se trouve être dans le camp d’Aymeric Caron !

    • Comme vous dites, le problème est la mauvaise viande — en l’occurrence par exemple, le bœuf abattu trop jeune, consommé trop vite, alors qu’il faudrait n’abattre que des vaches qui ont eu déjà deux veaux, et laisser mûrir la viande au minimum trois semaines. D’où la pratique de Charal et autres empoisonneurs de la mettre sous alu, de façon à ce que l’on ne voit pas qu’il s’agit d’une viande sur-rouge et jamais persillée.
      Cela dit, induire du fait que certains éleveurs sont des salopards le fait qu’il ne faut plus manger de viande, ce qui tuera de façon certaine les éleveurs et les bouchers qui font bien leur travail est une khonnerie magistrale.
      Quant à l’idée de manger trop de viande… Où ai-je dit qu’il faut en consommer chaque jour trois fois, ou ne se taper que des T-bone steak de 800 grammes ? Je suis un grand amateur de morceaux dits « non nobles », longuement mijotés — alors que trouver une joue de bœuf adéquate ou une queue de qualité (avec des lentilles et de petites carottes !) est devenu aujourd’hui impossible. Non seulement on nous propose de la viande de merde à bouffer, mais on détruit la vraie cuisine sous prétexte que l’on n’a pas le temps (et désolé, une daube, ça se prépare en dix minutes, ça repose sans aide pendant 48h et ça cuit tout seul toute la nuit dans le four dans une daubière lutée). De là à se révulser devant tout apport protéinique, il y a une marge que sont en train de franchir les amis de la cause animale (dont je suis, il ne me viendrait pas à l’idée de justifier les pratiques de certains abattoirs) et provoquer chez les enfants des carences susceptibles d’entraîner la mort ou des retards irrattrapables… Les vegans sont des croyants, et je hais tous les croyants qui ont tendance au prosélytisme. Suis-je clair ? Mélenchon est en train de s’offrir une pseudo-crédibilité auprès de groupes d’excités du steak de soja, via sa poule (si je puis dire), Saida Jawad. Méprisable.

      • D’autant qu’une des conditions nécessaires pour arrêter les saloperies dans les abattoirs serait de recruter un peu plus d’inspecteurs vétérinaires en leur donnant les moyens de faire leur boulot.

        Ils sont déjà si peu que même Fillon pourrait en tripler * le nombre sans que personne ne vienne moufter.

        * trois fois rien… (j’ai en tête Devos)

      • Mais il n’est pas vegan, Mélenchon. Sauf erreur de ma part, il n’a jamais dit qu’il l’était. Il a juste dit qu’on mangeait trop de viande. Ce qui est vrai.
        Il faut 5 kilos de protéines végétales pour produire 1 kg de protéines animales, c’est quand même un sacré gaspillage. Et tout ça pour produire la viande de la qualité qui vous répugne, issue de bêtes abattus dans les conditions que l’on sait. Bien sûr qu’on pourrait produire autrement, mais on ne saurait reprocher à Mélenchon de partir de la réalité d’aujourd’hui.
        Aller à l’idéal et comprendre le réel, je suppose que vous savez qui a dit ça ?

          • Et que rejette-t-il ?

            A propos,j’ai du mal à croire que les déjections du rat soient presque égales en masse à la nourriture qu’il absorbe.

      • Mélenchon ne sait plus où il en est, c’est Haddock sans le cœur ! Fillon n’en revient pas de ce succès par défaut et Macron, je ne sais pas qui c’est, il disparait à peine la phrase finie ! Et nous, nous nous engueulons sur les morceaux de viande, chacun y allant de son savoir, le pied en avant ! Ça c’est du concret ! Monsieur Brighelli, vous n’auriez pas un bon sujet pour se marrer, genre Tex Avery ? Pour oublier ?

      • J’ignore si Mélenchon mange de la viande.

        Ce que je sais en revanche, c’est qu’il a été ministre délégué à l’enseignement professionnel sous Jospin et que son action a été particulièrement destructrice.

        Mais voici qu’il s’est refait une virginité et qu’il se présente à nous vêtu de probité candide et de lin blanc.

        il est fort applaudi par des bipèdes sans poil et des crétins imberbes…

  19. Tiens ! Nous n’avions pas projeté de manger de la viande ce midi mais rien que pour emmerder les peine-à-jouir qui veulent assainir nos vies en nous imposant par la loi leurs insipides brouets, ce sera steak limousin saignant.

  20. Vous avez raison, Brighelli, primordiale la cuisson lente de la viande. On casse toutes les fibres, en cuisant certaines viandes trop rapidement. Je vais faire un de ces jours un coq au vin, avec un bon sancerre rouge … Bon, pour l’instant, petits gâteaux de Noël.

  21. En parlant de viande froide.
    L’enfer Poutinien :
    http://www.lalibre.be/actu/international/des-russes-remplacent-la-vodka-par-l-huile-de-bain-71-morts-585b8feacd701e2eb2885034

    Plus efficace qu’un camion fou.

    J’ai apprécié : …. » Le prix de la vodka vendue officiellement dans le commerce est devenu prohibitif pour des millions de Russes démunis notamment en province, où le niveau de vie est très faible.
    Selon plusieurs estimations, environ 25 millions de Russes ont des revenus insuffisants pour s’approvisionner en alcool par les circuits légaux  »….

    25 millions n’ont même plus les moyens de boire pour oublier : coincés,à jeun à vie, à Irkoutsk ou ailleurs.

  22. Quand Fillon dit qu’il faut supprimer 500 000 emplois publics on nous sort tout de suite l’école, la santé et la sécurité.
    Mais l’école privée catholique, 100 % sans fonctionnaires, fonctionne tellement mieux que l’école publique qu’à Marseille des dizaines de parents musulmans y inscrivent leurs enfants.
    Mais dans ma ville les urgences médicales sont assurées par 1 hôpital de la fonction publique hospitalière (fonctionnaires hospitaliers), un hôpital des armées (donc partiellement militaire et pas totalement fonctionnaire, en tout cas ce sont des fonctionnaires de l’Etat) et une clinique privée (zéro fonctionnaire). Je vous laisse deviner le classement en termes de qualité.
    Quant à la sécurité, si à chaque fois que deux peigneurs de girafe des collectivités territoriales prennent leur retraite on les remplace par un policier municipal, ça peut le faire aussi.

    • Vous comparez des carottes et des navets. Vous devriez demander à un autre chantre de l’économie libérale et des privatisations, Jean-Marc Sylvestre, ce qu’il pense de l’hôpital public. Alors qu’il ne cessait de cracher sur les fonctionnaires et tout ce qui relevait du secteur public, il
      a reconnu à l’antenne de France Inter, à l’issue d’une hospitalisation délicate, où il était en danger de mort, les mérites de l’hôpital public et le dévouement de son personnel.

  23. tellement vraie cette tristesse effective .excellent article comme on aime en lire .Mais comment empêcher cette descente vers l’Abîme , quand en même temps on a au fil du temps par la TV et autres médias ,on a transforme les cerveaux des français à faire qu’ en sorte ils s’imaginent être confiants en baignant dans l’incompréhensible logique de nos politiques.On a dans la perfection réussi à annihiler l’action et la volonté des Français à réagir et à penser l’amour de son pays .On en est arrivés à banaliser les catastrophes d’aujourd’hui et de demain.Je pleure le martyr de ma France.

  24. Carl Icahn a été nommé conseiller spécial pour la dé-régulation économique auprès de Donald Trump ; c’est un spécialiste de la viande froide ; il aime bazarder les morceaux avariés des conseils d’administration …

  25. Le ver était dans la pomme républicaine. Jules Ferry l’avait parasité. Il est un temps où tout le verger, contaminé jusqu’à la moelle, est à abattre. Le remède n’est plus dans les décoctions, les tailles hasardeuses, l’ébourgeonnage. Pas même la greffe n’y serait un secours. Le mal est ancré, radicalisé, puisqu’il faut bien parler de ces racines que nul ne voit plus, et par qui le mal s’est fixé, endémique, mycosique, nourrissant la teigne en symbiose de sa pourriture, jusqu’au jour de l’écroulement de l’arbre éducatif tout entier. Rien ne sert de gloser. Le remède est hélas dans le feu, et le feu, bientôt, y pourvoira, comme il se doit pour que la nature vive.

  26. Benoît hamon lors d’un débat sur France 2 m’a sidéré personne en France ne s’est indigné. Face à julien Sánchez maire de Beaucaire il lui a posé cette question qui montre le degré d’intelligence de ce monsieur et la réalité de ce qu’est le parti socialiste prêt a vendre son âme : vous êtes de quelle origine? Sanchez maladroitement lui a répondu d’origine espagnol maladroitement au lieu de lui répondre pied noir d’origine espagnol. Si Sanchez avait posé cette même question la LICRA et compagnie lui auraient fait un procès. Hamon de bas niveau emprunté écrasé par l’argumentaire de Sanchez décidément les socialistes ne sont plus que l’ombre d’eux même !

  27. D’accord pour trouver sidérante cette occultation de la question scolaire.
    Ce devrait être un trou noir, aspirant tout le reste. Et c’est traité comme une flaque dans laquelle on jette de petits cailloux en s’amusant du bruit qu’ils font en tombant dans l’eau. Il n’y a nulle part un plan structuré pour réécrire l’école. Navrant.

  28. le végan ne tonitrue pas, il entend la souffrance tonitruante des animaux qui sont élevés et tués pour vous délecter. Le petit paysan peut faire autre chose dans ses champs qu’y cultiver la douleur et la mort (je pense aux producteurs de foie gras en cette période).
    Fillon a été ministre de l’éducation et puis euh… il y a fait quoi déjà ? Fillon c’est une « bouche », comme on le dit à Marseille.

    Vous radotez

    • L’homme est un animal omnivore. Point final.
      Et tant qu’à être omnivore, comme il a aussi inventé la gastronomie, autant manger des choses délectables.
      Je ne vous empêche pas de vous délecter de bourguignon végétalien et de seitan façon poulet tikka. Mais si vous nourrissez vos enfants avec, vous êtes peut-être un criminel — voir http://www.francetvinfo.fr/sante/enfant-ado/le-regime-vegan-est-il-dangereux-pour-les-enfants_1593679.html.
      Sans compter que vous voilà obligé d’alimenter l’industrie pharmaceutique, parce que de la vitamine B12? vous n’en trouvez pas dans vos fruits et légumes.
      Sans compter que pendant que nous nous disputons sur des sujets aussi futiles, l’Etat islamique s’entraîne à égorger des hommes comme ils égorgent les moutons (une pratique que je condamne à tous égards — vous voilà rassuré ?).

      • Omnivore, point final ! Euh, oui, mais,
        Omnivore tendance « entrecôte brandie » ou omnivore tendance « doucette et pommes de terres sautées à l’ail » ?
        On ne peut plus s’engueuler sur certains sujets sans risquer le gnouf, il nous reste la boustifaille, je préfèrerais ne pas savoir ce que pense Monsieur Driout sur le sujet, il est tellement le plus brillant du blog, au-dessus de ces sujets, certes intéressants, mais trois heures par jour, que ça me décevrait ! « L’homme aux gants », si élégant, si beau, l’imagine-t-on avec un morceau de doucette sur l’incisive gauche ?

        • L’homme brillant qui ne manque jamais (enfin rarement) à parler Vaugelas…qui emploie ses talents à répandre ici une idéologie délétère.
          Les belles citations dont il émaille son propos sont presque toujours tronquées;il fait dire à des auteurs respectables des choses immondes.
          Il est à la recherche du Méphistophélès qui voudra bien le seconder dans son entreprise dévastatrice.
          Il a offert ses services à Trump qui a haussé les épaules,lui disant qu’en Macédoine il touvait des « trolls » bien moins chers et autrement plus efficaces.

  29. Je ne sais ce que tu as fumé mon ami mais ton cocktail délirant sur les socialistes me parait effectivement hors-sol! Imputer aux socialistes tous les maux de la Terre sainte de France est d’une facilité évidente surtout depuis qu’ils ont perdu toutes les élections depuis 2002,même si la rémission improbable des régionales et autres ont donné l’illusion d’un renouveau.Mitterrand a été à la fois le ciment des socialistes lors du congrès d’Epiney mais aussi son fossoyeur quand il a scié les chances de Rocard,par pure bêtise,en n’acceptant pas qu’un autre prétendant dérange l’ordre décidé par l’Oracle florentin…La suite est connue la bataille des égo a remplacé la bataille des idées…Dans un parallèle saisissant Sarkozy a dégommé les derniers gaullistes,aidé en cela par le scandale des emplois fictifs de la Ville de Paris et une désastreuse dissolution qui a a laissé le roi Chirac nu…Donc droite et gauche ont cru que l’Europe était à la fois un bouclier monétaire et un marché captif…Grave erreur des deux.Venir aujourd’hui mettre un bonnet d’âne et exclure du champ démocratique les socialistes pour autant est un procès en sorcellerie digne du Moyen-Age….Les femmes interdites de rue??de cafés est-ce vraiment le cas???L’inadaptation de l’école du XXI ème siècle aux canons de la modernité à savoir une école tronc commun puis des sélections menées sur des critères objectifs,c’est une nécessité encore faut-il que l’école crée le lien indispensable avec les débouchés réels.On a autant besoin de pédagogues que de fournisseurs de la matière première en l’occurrence un savoir équilibré entre civilisation,besoins culturels,moraux etc…Brûler les « pédagogues »ou les curés ne mène à rien.Mépriser c’est rejoindre justement ceux qui voudraient sans risque d’y réussir interdire la rue aux femmes,vous vous voulez éradiquer les « socialistes » comme d’autres les kurdes,les chrétiens,etc…On ne construit rien avec des procès en sorcellerie,Hamon comme d’autres ont le droit de concourir et votre attitude d’éradicateur ressemble comme deux gouttes d’eau au mépris de JPEl Kabbaj envers le candidat Bruno Le Maire…Cher auteur vous etes gagné malgré vous par cette ambiance de bûcher qui me laisse froid. Votre émotivité a émoussé votre reflexion et vous vous abaissé au niveau des oukases des violences verbales de Robespierre…Bref vous faites peur,pas rire.

    • Bon, si l’on passe sur les fautes de syntaxe et d’orthographe (ici ce sont péchés mortels !) qui montrent les résultats de l’enseignement et vont bien dans le sens de l’article, vilipender les socialistes c’est quand même la moindre des choses. D’abord pour avoir abandonné les plus pauvres et les plus vulnérables et surtout pour avoir trahi le pays.
      Mais avec eux nous avons l’habitude, nous ne sommes plus surpris. Simplement à la longue, c’est un peu répugnant,

    • Primo, que je sache, le PS a gagné les élections de 2012 — et largement, au niveau législatif. Secundo, les femmes interdites de rues et de cafés, je vois ça tous les jours dans la riante cité phocéenne où j’habite — essayez donc la rue des Petites Maries, la Rue Longue des Capucins, tout le quartier de l’Alcazar, et j’en passe. Tertio, je sais bien qu’une certaine bourgeoisie maghrébine (ou aspirant à) fait de son mieux pour concocter à ses enfants le meilleur avenir possible. Mais outre le fait que le privé souffre des même maux que le public (il y a le meilleur et le pire), ce n’est tout de même pas un hasard si commencent à fleurir des établissements confessionnels (de toutes les confessions d’ailleurs) où l’ouverture d’esprit n’est pas exactement la qualité dominante (http://www.laprovence.com/article/papier/3488886/letat-reconnait-le-college-musulman-ibn-khaldoun-installe-a-marseille-ce-sera-le-4e-etablissement-de-ce-t). Que l’on ait des convictions religieuses, pourquoi pas — même si cela me paraît sidéant, à notre époque et 240 ans après la mort de Voltaire et de Diderot. Mais que l’on en tire un projet scolaire, ça…
      Le PS s’est totalement disqualifié pour parler d’éducation : de Peillon (les « rythmes scolaires » — faut être sérieux !) à Vallaud-Belkacem (la réforme du collège ET du primaire, appuyée sur des programmes incohérents ou mortifères) en passant par Hamon (la haine des classes préparatoires aux grandes écoles, où j’enseigne et où bon an mal an nous arrivons à qualifier quand même pas mal d’élèves issus des secteurs les plus défavorisés), ils ont fait un 100% minable.
      Quant aux « pédagogues », il y a sans doute dans votre message un malentendu que je m’empresse de dissiper : je ne visais pas tous les pédagogues (j’en suis un), mais la secte (pas d’autre mot) des « pédagogistes » qui est au pouvoir de façon continue depuis des années 80 et qui a enfoncé l’Ecole dans le marasme où elle est aujourd’hui enlisée.
      Suis-je clair cette fois ?

    • les violences verbales de Robespierre…n’étaient pas sans conséquences concrètes.

      Le Maître ne dispose pas (pour le moment) d’une guillotine;d’ailleurs,si vous le relisez,vous verrez qi’il préfère la potence.

  30. Le Monde titre : « Berlin : la traque du suspect révèle les failles des autorités allemandes »

    Il est malheureusement trop tard pour rappeler l’encadrement gestapiste qui, par son efficacité, aurait permis au peuple allemand de se sentir en sécurité.

  31. Arrêtons les clichés à la con sur le privé. Allez voir ces bahuts cathos que vous vilipendez et demandez aux parents maghrébins pourquoi ils y inscrivent leurs gosses et en sont ravis. Ne vous fatiguez pas: le côté religion n’a rien à voir.

  32. il n’est pas interdit de se faire bien comprendre en utilisant des schémas techniques, des dispositifs largement pratiqués FAUX PARCE QUE dénaturés, lesquels par contre n’enlèvent rien au bien-fondé leurs contenus – cela veut-il dire quoi? que le cadre dans lequel mousse à l’envi l’avis des uns et des autres à propos desquels je ne tiens pas à ajouter mon grain de sel, pèche par une tare historique lorsqu’il se mêle de placer cette escrime bon teint sous l’égide du fameux « bonnet d’âne » – je fais là l’économie de ce qu’en France lorsqu’il s’en dit: il s’en pense – or la belle métaphore est née non pas chez nous: mais en Allemagne, dans un esprit ô combien pertinent… puis zélateur, pour faire valoir que le bonnet sur la caboche de l’enfant ne symbolise sa prétendue ignorance au titre de ce que l’animal en question en tient une belle: de couche, le rapprochement se justifiant de lui-même, mais au contraire parce que le bourricot en question est d’une intelligence telle, gérant des vertus qui manquent ô combien à nombre de chez nous C’EST EN COIFFANT LE CHEF DE NOS CANCRES que la procédure en question permettrait d’infuser dans leur cortex les icelles qualités de la bête, celles-là qui leur manquent… non moins à leurs enseignants… côtoyez le temps qu’il faut la gente en question et vous apprécierez que bien de nos maîtres-à-penser ne leur arrivent pas même au garot… c’est dire les mômes – mais comme nous sommes incapables d’un minimum de clairvoyance et ques là où elle se manifeste nous la pervertissons, l’on en arrive aux déviations diverses et variées qui font la fameuse exception française… tu parles… Charles – l’intitulé désormais dépoussiéré, son auteur étant relaxé de fait pour les raisons historiques qu’on n’est pas obligé de savoir, l’octogénaire diplômé en rien qui vous salue ici n’en reste pas moins votre dévoué et infidèle serviteur – ps: j’ai commis – ô vanité – deux sonnets traitant du sujet… il vous suffirait de m’en faire la demande – cordialement claude gauthier

  33. JPB, là vous vous plantez royalement:
    Votre spécialité  » éducation  » vous colle en fait des œillères : y a pas qu’ça dans la vie.
    Et puis si cette spécialité produit enfin des benêts tels que vous capables d’évoquer une  » lutte des classes  » qui n’existe plus, elle n’est pas si bonne que ça, hein, voyez, instruire c’est bien en principe, sauf que ça forme aussi des erronés de la lutte des classes, et on doute d’une formation qui aboutit à tel résultat.

    • Qui a dit ? « La Lutte des classes est terminée, nous l’avons gagnée » ? Warren Buffett, non ?
      EH bien non, ce n’est pas terminé, parce que je ne me ferai jamais à la victoire de Warren Buffett — et de quelques autres. Je suis né dans le peuple et je me bats pour le peuple — quelque tortueux que soient parfois mes chemins.
      Si on est parvenu à vous faire croire que la lutte des classes est obsolète, une simple sortie dans quelques coins que je peux vous désigner vous feront comprendre que c’est de l’intoxication — et rien d’autre.

    • Et vous savez, les économistes pensent que l’essentiel c’est l’économie, les sportifs croient que etc., et sans aucun doute les fabricants de boudin blanc (c’est la saison) estiment que tout tient à leur spécialité.
      Je parle de ce que je connais — j’espère que ça vous change de tous ces gens qui dissertent de ce qu’ils ne connaissent pas.

      • C’est en attendant que ça cuise !
        J’aime bien quand vous êtes en rogne, je lis le ton qui monte, au fil des réponses, j’espère seulement que ce n’est pas du désespoir !

          • Il y a juste encore trop de carottes et de viande à mettre dans la daubière pour une bonne partie du « peuple » ! Quand il n’aura plus grand chose à faire mijoter, qu’il ne pourra plus luter, il lui faudra bien à nouveau lutter:-)
            Et la lutte des classes retrouvera alors tout son sens.

          • Pourquoi ne proposez vous pas à vos collègues un suicide collectif ? Une fête de fin d’année avec sangria (ou punch) au cyanure?
            Cela marquerait les esprits et vous éviterait une mort lente et ignominieuse;

      • Un célèbre charcutier (je ne sais ce que valait son boudin blanc) s’était reconverti dans la fabrication de trucs en silicone à glisser via une entaille chirurgicale dans les seins jugés trop plats:cela a conduit à queqlques accidents.

        Maître,j’abonde dans votre sens: à chacun son métier.

    • Puisque vous vous intéressez au monde extérieur,je prends la liberté de vous suggérer de regarder ce qui se passe au Royaume Uni.
      Vous y verrez s’exprimer une révolte contre les contarts à zéro heure,contre l’Ubérisation et bien d’autres nouveautés longtemps présentées comme l’aboutissement ultime de l’Histoire.

  34. Je sais ce qu’il en coute que de se frotter aux tabous alimentaires …
    J’aime la viande de cheval (un filet piqué à l’ail, légèrement saignant ; est-ce grave ?) et considère qu’en sacrifier quelques uns en compagnie d’une poignée de bœufs gras, de cochons landais et autres gourmandises serait du plus bel effet ; en cette période de célébration du soleil invaincu.

    • Pour les nostalgiques du christianisme ; il est possible d’ajouter une poignée d’ânes (pour le saucisson, cela peut servir, de préférence Auvergnat ; le Corse n’étant qu’un leurre touristique) ; un des éléments de la crèche.

    • Manger des animaux, c’est un peu comme pratiquer la spéléologie ; si la tête passe, le reste suit.
      Pour le mouton, j’ai hâte de goûter au bouzellouf,en ce qui concerne la tête et le haggis pour d’autres parties de la bête et du monde.

      De toutes façons, si certains ont tout à fait le droit d’être vegans (au risque d’une mise en danger des autres, notamment les enfants) ; d’autres ont tout à fait le droit de manger de tout (enfin, presque)

      • Le droit, le droit…« J’ai tous mes droits », comme disait ma fille, à sept ans, sourcils froncés.
        Quant au vegan, si des imbéciles le pratiquent, oui, c’est dangereux mais les carences existent aussi chez les enfants nourris aux frites et pâtes, sans aucun légume ni fruit., ni viande, d’ailleurs. « Il n’aime pas ça », est l’argument de parents paresseux, je trouve alors bien sévère le jugement sur d’autres parents qui, eux, cherchent à faire de leur mieux !

          • Oui, mais c’est une chose à se dire après avoir tout tenté, pas avant ! Ça m’a un peu dérangée que notre ami Onfray le dézingue à ce point, à vrai dire, je n’ai fait que l’entendre, je n’ai pas lu son livre, mais je n’en ai pas eu envie. C’est comme cette manie d’aller chercher les maîtresses et amants d’acteurs, actrices, décédé(e)s. Quel intérêt de savoir que de Funès, etc ?

      • J’aime bien manger tout ce que mangent les vegans – les légumes du jardin, même si il ne s’agit pas du mien
        – le soja (mais franchement, sans enthousiasme)
        – les céréales et que sais-je encore.

        Ce qui vient des animaux aussi.
        Pas les végans.

        Louange à cette histoire d’éducation du goût ; je ne sais pas si cela sort des dits pédago ou pas.
        En effet, même si cela ne compense pas les carences des gosses élevés aux frites et aux pâtes, cela leur offre une espèce d’horizon …
        Et les laisse rentre à la maison pour les pâtes et le riz : c’est frustrant, au minimum.

        Une solution m’apparait (je suis un naïf, candide quant aux moyens disponibles) ; la restauration scolaire (je préfère la cantine ; ça fait plus artisanale) si elle n’est pas laissée aux mains de grands groupes (il y a eu une histoire avec la Sodexho, à Marseille, je crois)
        Au moins un repas équilibré, par jour (d’école) pour chaque gosse.
        Ce n’est pas insurmontable que de proposer de la viande, du poisson ou un repas sans l’un et/ou l’autre.

        Dans la ville moyenne où je vis, le tout est élaboré avec une cuisine centrale (qui officie pour autre chose que les cantines) s’approvisionnant pour partie, auprès de la production locale, proposant des produits dits bio.
        Cela n’a rien d’un enfer bolchevik ; la preuve en est que la nouvelle municipalité (UMP) n’a rien changé à tout cela.

        Que l’on ne vienne pas me dire que cela n’est pas possible au niveau des grandes ou très grandes villes ; je suis sûr que cela se fait ailleurs.

  35. Mettez m’en un de côté (suite) :

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2016/12/22122016Article636179894018554749.aspx

    « Le simulateur a intégré des dizaines de réactions d’élèves »
    – Où est le segment de droite ?
    – Dans ton c…l !

    « Le simulateur ne prétend pas monter une seule réalité. Il crée un système d’interactions correspondant à des élèves moyens. »

    Il a fallu démonter le constructivisme pour en arriver là.

    « Il essaie de confronter les enseignants à un élève virtuel comme ils sont confrontés à des élèves inattendus en classe. »

    On a tout un tas d’armes pour le dézinguer et quand le compteur atteint une certaine valeur, on passe automatiquement à la hors-classe.

    Pull !

  36. Osez les radicaux libre (suite) :

    Depuis mon coming-out missionnaire pour Mââme Sylvia, je porte sa parole dans tous les lieux de mécréance. Et spécialement ici.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/22/97001-20161222FILWWW00037-primaire-gauche-sylvia-pinel-pour-une-legalisation-encadree-du-cannabis.php

    Tout le monde aura compris que les zargumenteries pineliques en faveur du cannabis valent tout autant pour la met, la coke, l’héro et pour toutes les substances destinées à se déchirer le coco.

    On comprendra aussi que, pour ne pas détruire un marché très porteur, Mââme Sylvia ne puisse pas sortir d’un seul coup toute sa pharmacoupée de sous le manteau.

    • PS : le regretté Bob Fabre, le Walter White du Rouergue, était pharmacien. Avec Mââme Sylvia, il y aurait donc une vraie rupture avec la ligne du parti.

  37. Un suicide collectif au cyanure, dites-vous, Lormier ? Vous êtes bien sombre. D’abord au cyanure, non. Trop douloureux. Plutôt sauter d’un rocher sur un sentier en bord de mer.
    Et puis à ce moment-là autant faire une belle action d’éclat avant : je ne sais pas moi, on trouve un moyen d’accommoder les pédagos à de certaines sauces. Bon, je suggère seulement. Charge à Dugong d’inventer les moyens ad hoc. C’est lui le maître physicien après tout. Je veux bien me charger du choix des textes et on vous laissera en tête à tête avec Meirieu.
    Le duel ultime comme dans les meilleurs westerns. ( En fond, sonore, musique de Morricone ) . Vous arrivez, en statue du commandeur, l’oeil noir ; vous levez le bras. Meirieu se fait tout petit, se recroqueville, se met à genoux, implore, tremble, des larmes baignent son visage. Dugong arrive derrière lui en sacrificateur et …et … ( on est passé de Morricone au Don Giovanni de Mozart ) et donc… et donc… Je vous laisse poursuivre.

  38. asphalt bungle :

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/12/22/01016-20161222ARTFIG00282-les-bergers-urbains-arrivent-en-ville.php

    Il y a 3 mois, on nous avait informé que trois (3) moutons d’Ouessant rasaient déjà certains abords du périph parisien. On ne sait pas trop ce qu’ils sont devenus : méchouis sauvages avec cuisson sur vieux pneus, « traite » en Syrie comme esclaves sexuels, transformation locale en moumoute pour vêtir quelque sdf frigorifié ? Se sont-ils institués en République autonome ?

    Tant de réponses dans le camaïeu des possibles…

  39. Vous êtes surpris que l’école ne soit pas au coeur des préoccupations des candidats ? Voyons, l’enfance et la petite enfance n’intéressent personne, ce ne sont pas des domaines valorisants pour des politiciens ambitieux. Par contre, tout le monde a son avis sur le fonctionnement de l’école et ces paresseux d’enseignants et y va de ses conseils. L’école publique est détruite et nous, enseignants, ne pouvons pas faire de miracles avec des chaînes aux pieds.

  40. Votre serviteur se retrouve (avec quelques autres) au cœur de l’organigramme des réac-publicains dressé par le théoricien du grand complot anti-pédago, Grégory Chambat — dont j’ai eu l’occasion par ailleurs de dire tout le bien que je pense : voir http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-les-defenseurs-de-l-ecole-roulent-ils-tous-pour-le-fn-25-08-2016-2063648_1886.php)

    Lire cette splendide analyse sur
    http://www.questionsdeclasses.org/reac/IMG/pdf/carto_a3-2.pdf

    À se demander comment les pédagos font, devant ce front commun de belles intelligences, pour contrôler le ministère comme ils le font depuis trente ans.

  41. http://www.questionsdeclasses.org/reac/IMG/pdf/carto_a3-2.pdf
    Ce n’est plus un organigramme, c’est une toile d’araignée pour attraper tout ce qui bouge et n’est pas mort.
    C’est vrai que se retrouver collé dans la même toile que la Belghoul, par exemple, ça doit sérieusement taper sur le système.
    (C’est l’effet qu’elle me fait et ses fans encore plus ; une histoire de prises de positions, d’amalgames, de mauvaises fréquentations. Rien d’autre)

  42.  » Broder sur la réduction du nombre de fonctionnaires séduira ceux qui croient que l’entreprise privée fonctionne mieux que l’entreprise publique « . Mais… ça n’a rien à voir avec la choucroute ! Ceux qui veulent voir diminuer le poids du secteur public sont simplement conscients que c’est le privé qui finance et qui supporte le public, et que si on charge trop le bât, l’âne s’écroule, mort. Mais je reconnais que pour un fonctionnaire qui a toujours vu tomber son salaire avec une régularité métronomique, c’est difficile à comprendre…

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