Silence

Sans vouloir remonter à Mathusalem, c’est-à-dire à mon adolescence, je dois au Masque et la Plume tant de joutes fécondes, de conseils avisés et de crises de rire que la quasi-unanimité pour assommer Silence, le dernier film de Martin Scorsese, m’a paru de mauvais aloi ou de mauvaise foi — si je puis dire… Alors même que je partageais, dans la même émission, nombre de réserves émises sur La La Land. Hé, les mecs, Scorsese ! Pas n’importe quel réalisateur à la gomme ! Pas Abdellatif Kechiche ! Pas James Foley ! Scorsese !
J’y suis donc allé — sans préjugés, comme vous voyez…Alors, c’est vrai : on commence par se dire que l’on est tombé dans un film sulpicien. Un addendum au martyrologe jésuite. Un commentaire à la béatification par Pie IX, en 1867, des 52 chrétiens massacrés à Nagasaki en 1622 — eux et leurs ouailles, y compris nombre d’enfants brûlés vif. Ou des « Seize martyrs », des dominicains massacrés dans la même ville entre 1633 et 1637 (l’époque à laquelle se situe le film) et canonisés, eux, par Jean-Paul II en 1997.
Dans le genre martyre, rien ne manque, et on se croirait dans quelque codicille à la Légende dorée. Ebouillantements, décapitations, bûchers, noyades, crucifixions… De quoi alimenter la délectation sanglante des bouffeurs de curés.

Mais que d’éminents critiques, dans l’émission susdite, reprochent à Scorsese de ne pas avoir signalé qu’à la même époque, en Occident et ailleurs, l’église catholique maniait l’Inquisition avec la même dextérité, quel intérêt ? Quel rapport avec le film ?« Le dernier film de Kurosawa », dit l’un des invités de l’émission, dans ce qui était apparemment un lapsus. C’est vrai : non seulement certaines images sortent de Ran ou de Dreams, mais une séquence entière (lorsque les villageois christianisés hésitent à résister, et préféreraient sans doute se soumettre aux diktats du shogun) rappelle invinciblement les Sept samouraïs, quand d’autres pleutres préféraient composer avec les bandits plutôt que de résister.
Mais plus qu’un rappel cinématographique, le film de Scorsese s’inspire de l’ukiyo-e, le « monde flottant », ce mouvement artistique de l’époque d’Edo (1603-1868) dont Hokusai ou Utamaro sont les représentants le plus connus en Occident. À la fois scènes de la vie ordinaires, paysans, courtisanes, moines ou soldats, et images de la nature japonaise, plages, bateaux, vagues, et Mont Fuji compris. Le film de Scorsese est esthétiquement un bonheur permanent. La présence de la nature, à travers les pluies innombrables, les pleines lunes, les huttes délabrées et les capelines de joncs tressés donne une indication précieuse sur le thème central du film — qui est certainement la foi, mais pas celle de la Manif pour tous : le catholicisme de Scorsese est celui de Pascal (« Le silence de ces espaces infinis m’effraie ») combiné au dépassement de Spinoza, le Deus sive natura, le moment où l’Etre suprême se dissout dans le Grand Tout.Et il s’y dissout parce que, conformément à ce qui se passe dans le catholicisme au XVIIème siècle, Dieu se tait et se terre. Le « silence » du titre, c’est cette absence au monde. Absconditus tacitusque. Caché et muet. Lucien Goldman en avait tiré une passionnante étude sur le Dieu racinien.

Deux moments dans ce film. Une première partie où les deux prêtres (Andrew Garfield, déjà en vedette dans Tu ne tueras point, et Adam Driver, tout droit sorti d’un tableau du Greco) envoyés à la recherche de leur ancien maître (Liam Neeson, toujours aussi imposant) tentent de fuir leur destin tout en s’occupant de leurs ouailles — les derniers chrétiens japonais survivants. L’un de ces Japonais est un traître systématique, presque drôle, hanté de culpabilité, qui réclame une confession fréquente et une fréquente communion — un thème typiquement jésuite. Scorsese s’appuie sur le roman le plus connu de Shusaku Endo (1923-1996), racontant la recherche par deux missionnaires d’un prêtre apostat bien réel, Cristóvão Ferreira, qui abjura le christianisme et s’installa confortablement dans le Japon des Tokugawa, entre 1630 et 1650. Le héros survivant du film en fera autant : il enfile un kimono, prend un nom japonais et même une femme, et s’intègre parfaitement. Qu’il garde au fond de lui sa foi originelle, dit le film, est son problème. Mais il renonce à tout prosélytisme.
Et c’est là le sous-entendu assez clair de Scorsese. La foi est un ressort intime, qui n’a pas à s’exhiber — ni à s’exporter là où on ne la veut pas. Le Japon a échappé au christianisme, il a échappé à l’islam — sans pour autant se refermer sur lui-même : que je sache, c’est l’une des premières puissances mondiales, et ses entreprises se sont fort bien adaptées à la globalisation tout en restant éminemment japonaises. Le taux actuel d’immigrés au Japon est de 1,5% de la population. Ce n’est pas là-bas qu’on verrait des voiles islamiques à chaque coin de rue — et symboliquement, le héros survivant rase sa barbe. C’est tout ce qu’on lui demande.

Le Japon a gardé sa culture — malgré l’ère Meiji. Il joue peut-être au base-ball, mais il est resté samouraï dans l’âme.
Je pensais à cela en sortant de la salle : Shinzo Abe, le très populaire premier ministre japonais, n’a jamais renié la culture de son pays — et ce faisant, comme le signalait le New York Times il y a deux jours, il a évité la vague « populiste » qui déferle un peu partout, et qui est une réaction à la trahison des élites auto-proclamées. Ce n’est pas lui qui lancerait, comme Emmanuel Macron à Lyon dimanche dernier : « Il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse. »
Il n’y a eu que la droite pour s’en offusquer, tant sommes lobotomisés par les mondialistes qui nous gouvernent. Pétain prétendait que l’anti-France était un Juif bolchevique — c’était d’époque, et c’était grotesque. L’anti-France d’aujourd’hui a le sourire Gibbs.
Silence est un très beau film sur la façon intelligente et vigoureuse dont le Japon a refusé la greffe chrétienne, en produisant les anticorps (à prendre ici au sens littéral) adéquats. Et sur la manière dont il peut tolérer les croyances intimes — tant qu’elles ne s’affichent pas. C’est la tolérance à travers les supplices. Le pays du Soleil levant a rejeté à la mer (qui se charge de noyer les crucifiés, c’est très beau à voir, et d’un symbolisme significatif) tous ceux qui prétendaient lui enseigner une autre voie que la sienne propre. C’est bien pratique, parfois, d’être une île.Et ce disant, le film glisse avec sérénité dans une esthétique japonaise. Rien d’américain dans ces 161 mn de plans très étudiés qui m’ont évoqué Bashô et quelques autres :

« De temps en temps les nuages
Nous reposent
De tant regarder la lune. »

Jean-Paul Brighelli

251 réflexions au sujet de « Silence »

  1. Bel article comme vous en faisiez tant autrefois et je vous remercie pour ceux d’avant et pour celui-ci.
    « Il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse. »
    Oui, inquiétante cette remarque. Très inquiétante.

    « Absconditus tacitusque. Caché et muet. »
    Cela me semble un excellent programme à suivre dans ce monde de violents et de cinglés.

  2. Il reste que la France est la possibilité d’une île.

    Par une politique volontariste de grand travaux, ceux qui de toutes façons creusent, creuseront de quoi nous fabriquer un splendide isolement de Dunkerque à Menton et de Port-Vendres à Hendaye.

  3. Quand l’ambition manque tout manque et Martin Scorsese ne manque jamais d’un talent ambitieux !
    C’est un vaste sujet que la découverte de l’extrême Orient par un Occident avide de se décentrer et de partir à la conquête du monde – dont il ignorait tout malgré les écritures saintes.

    • Ce qu’ils n’ont pas pu détruire ils ont voulu se l’approprier et comme l’absorber et l’Orient est un philtre envoûtant qui dépasse l’entendement limité du croyant comme de l’incroyant.

  4. Après le lien… tonique… avec France Inter, plonger dans  » le « monde flottant », de l’époque d’Edo (1603-1868) dont Hokusai ou Utamaro sont les représentants le plus connus en Occident. À la fois scènes de la vie ordinaires, paysans, courtisanes, moines ou soldats, et images de la nature japonaise, plages, bateaux, vagues, et Mont Fuji compris. », c’est un grand souffle de beauté.
    Puis « Le silence de ces espaces infinis m’effraie ») de Pascal combiné au dépassement de Spinoza, le Deus sive natura, le moment où l’Etre suprême se dissout dans le Grand Tout. »
    Et on est loin, très loin de ce film plein de supplices, juste dans le regard et le silence de Scorsese (même s’il y a « tolérance » à travers les supplices)….

  5. Il me semblait évidant qu’il s’agit (je le savais, avant wikipédia), aussi de revenir à la distinction ou faire la distinction entre la culture cultivée et …

    Cela a déjà été parcouru par des grands.
    Je sors.

  6. jp, avez-vous lu le roman de Shusaku Endo ? Je l’ai lu dans la semaine quand j’ai appris qu’il était à la base du film de M.S. que je n’ai pas encore vu.
    Première chose, il est curieux que la traduction française du livre soit issue d’une traduction anglaise (je l’ai lu dans l’édition Buchet-Chastel à la B.U. donc il y a peut-être plus récent). Peut-être l’influence de Graham Greene –qui l’admirait nous dit Wiki– dans le milieu de l’édition anglaise ?
    Le style d’Endo est finement ciselé, d’une netteté absolue, son roman découpé en scènes courtes aux dialogues tirés au cordeau et surtout, les scènes sensationnelles y sont réduites à de simples touches très épurées, ce qui n’a pas l’air d’être le cas du film où rien ne nous est épargné, d’après ce que vous en dites et de ce que j’ai lu dans la presse. C’est bien ça qui me gêne avec M.S. et d’autres réal us qui versent avec délice dans la violence la plus outrancière. En quoi nous faire revivre l’effervescence collective de la foule de l’époque à laquelle on imposait de regarder ces supplices participe-t-il de la confortation ou de l’abjuration de sa foi comme réflexion aboutie du sentiment religieux chez le grand M.S. ? Ou alors si j’étais de mauvaise foi, je dirais que la religion a bon dos…non jl’ai pas dit !

    • « il est curieux que la traduction française du livre soit issue d’une traduction anglaise  »

      Peut-être n’avait-on pas sous la main de traducteur japonais-français ?

      Ce genre de procédé est assez courant;on traduit rarement du finnois au français par exemple.

      De toute façon, l’édition en France…

      • « Le style d’Endo est finement ciselé, d’une netteté absolue,  »

        Donc,il s’agit d’une traduction de traduction d’un roman japonais et pourtant vous pouvez disserter sur le style de l’auteur!
        Ca, c’est vraiment très fort;vous pourriez être embauché come critique littéraire au Monde ou autre!

    • La traduction du japonais au français et vice versa est à mon avis une réécriture. Rien que la structure de la phrase, l’absence (ou plutôt le caractère optionnel) de la syntaxe qui ferait perdre tout sens au français, est déjà une figure de style ou de nuance, impossible à rendre dans une autre langue à « sujet-verbe-complément ». Sans parler des kanjis qui ajoutent une dimension (visuelle) à l’écriture, des expressions idiomatiques ou encore les onomatopées qui sont une partie importante du langage…. je ne veux pas paraître faussement savant, je n’ai pas fait Langues O’, juste appris sur le tas, mais c’est ce qui est fascinant dans cette langue pour un besogneux de la globalisation comme moi.

    • Ce sont les limites du cinéma, des images en général, la littérature n’impose pas de regarder avec des yeux auxquels on a coupé les paupières, elle laisse notre imagination (ou nos limites) tamiser la violence, et la rend « supportable ». Scorsese est un cinéaste tourmenté et je tourne toujours avec circonspection autour de ses films

    • Les romans de Mishima ont presque tous été traduits en français à-partir de la traduction anglaise, et l’auteur lui-même recommandait ce procédé.

  7. « Et ce disant, le film glisse avec sérénité dans une esthétique japonaise »
    Euh…ça c’est une conclusion qui serait mieux adaptée à une critique de « L’empire des sens ».
    Sacré jp, va !

  8. Voltaire admirait l’esprit de tolérance de cet empereur chinois qui pour apprendre aux Jésuites la relativité des croyances faisait empaler les missionnaires de l’empire du milieu.

    Une chance que Brighelli ne soit pas l’empereur du milieu des blogs certains passeraient un mauvais quart d’heure histoire d’apprendre à admirer à bon escient !

  9. La République naissante, comme le Japon, a également usé autrefois d’une terreur antireligieuse alors qu’elle était menacée: le Comité de Salut Public avait mis en place la déchristianisation avec les débaptisations de communes portant des noms de saints, les exécutions (parfois crucifixions!) de prêtres refusant de prêter serment à la constitution, le calendrier révolutionnaire se substituant au calendrier chrétien, et jusqu’aux « colonnes infernales » du général Turreau ravageant la très catholique Vendée. Toutes ces mesures étaient alors prescrites et soutenues par les Montagnards, autrement dit la gauche de la gauche.
    Hélas, l’extrême-gauche actuelle est devenue la supplétive de l’extrême-droite salafiste. Robespierre et Marx se retourneraient dans leur tombe s’ils pouvaient constater que leurs descendants idéologiques sont devenus les plus fervents soutiens des émirs ultra-réactionnaires et ultra-capitalistes du Golfe…

  10. L’Extrême-Orient a su se préserver jadis de l’Occident superstitieux.
    L’Occident ne parvient pas à se protéger aujourd’hui de l’Orient extrême.

  11. Très beau texte M. Brighelli! ありがとうございます! Ces jésuites-là, c’est autre chose que le très médiatique François!
    En tant que collectionneur d’ukyio-e d’Hokusaï et d’Utamaro, j’approve l’analogie.

    Utamaro un plaisir pour les yeux:

    http://www.theartofjapan.com/artist-art/?at=Utamaro

    PS:
    LE JAPON N’A ACCEPTÉ QUE 28 RÉFUGIÉS L’AN DERNIER
    http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/le-japon-n-a-accepte-que-28-refugies-l-an-dernier-1205990

  12. Un Dominicain du couvent de Tokyo s’entretint avec Shusaku Endo;quand? ce n’est pas précisé;pas plus que n’est précisé dans quelle langue s’est déroulée la conversation.

    http://www.op.org/fr/content/un-entretien-avec-shusaku-endo-lauteur-du-roman-silence-par-le-frere-manuel-rivero-op

    Shusaku Endo étudia la littérature française;il vint même à Lyon pour cela.
    Il est donc un peu curieux qu’aucun éditeur français n’ait encore songé à faire traduire Silence à partir du texte original (cela a été fait pour d’autres de ses oeuvres.)
    Chirac affirme l’admirer beaucoup.
    Le projet de Scorcese a été longuement mûri;Sorcese rencontra Endo-qui n’aimait pas du tout l’adaptation cinématographique de son roman par Masahiro Shinoda (1971).Selon Mark Williams ,professeur de langue et littérature japonaise à l’Université de Leeds (voir The Conversation,17 janvier 2017),le film de Scorcese est fidèle au roman.

    • Tiens Lormier, vous revenez enfin à des commentaires plus sages et mieux étayés. Ça me rassure parce qu’à un moment j’ai eu le commencement de l’ombre d’un doute sur votre sagacité, très bref…mais tout de même.

    • Oui, à Lyon il a découvert Bernanos pour son « journal d’un curé de campagne ». Encore un écrivain catholique qui a inspiré avec bonheur des cinéastes.
      Quand vous rapportez les propos de ce Mark Williams « le film de Scorcese est fidèle au roman », je ne demande qu’à le croire mais ce que j’ai pu lire des critiques du film sur certaines scènes où Scorcese augmente la posologie de violence avec luxe de détails scabreux, j’ai peur que M.S. n’ait été dominé par son sujet…ou par les producteurs du film qui ont voulu en rajouter une couche.

      • « je ne demande qu’à le croire  »

        mauvaise méthode;allez voir le film,lisez l’article et tirez vos conclusions…

        ou bien remettez vous à votre doctorat;

  13. Bravo M. Brighelli pour ce billet…
    « Le Japon a gardé sa culture — malgré l’ère Meiji. Il joue peut-être au base-ball, mais il est resté samouraï dans l’âme. »
    Oui, c’est bien cela qui fait de l’expatriation en Japonie une expérience intellectuellement rafraîchissante.
    La phrase de Macron est dramatique de sens. Le monde qu’il nous prépare (comme tout le fascisme rose bonbon) c’est un monde de centre commercial tendance Disney land.
    Je suis arrivé ici avec comme tout viatique un paquet de mots, samouraï, Fujiyama, geisha, sumotori etc… et la lecture des romans d’Abe Kôbô qu’un ami avait malicieusement mis dans ma besace, « ah, tu vas là-bas, tiens lis ça, ça te fera du bien »… Je ne le remercierai jamais assez.
    Ce que j’ai découvert, c’est qu’on pouvait vivre encore au XXIe siècle dans un monde comparable à l’Europe par son histoire, son niveau intellectuel, culturel et économique, mais qui ne soit pas occidental et qui fonctionne très bien sans alphabet ni séries Z américaines du matin au soir à la télé. Comme le souligne très bien JPB, cela en fait-il un pays arriéré qui a loupé la mondialisation ? Bien-sûr la croissance est atone, mais est-ce que les thérapies de choc des business school y feraient quelque chose ?

    • « Bien sûr La croissance est atone… »
      Ca leur apprendra, et ils n’ont qu’à prendre exemple sur nous qui, grâce au multikuti, avons une croissance formidable et une paix sociale épanouissante.
      Comment peut-on encore être japonais, et oser le dire ?

    • Peut-être aurez-vous la bonté de décortiquer pour nous chacun des deux kanjis qui composent le « mot » Silence,titre du film.
      Qui sait si l’idée japonaise du silence n’est pas bien différente de la nôtre ?

      • Je ne suis pas expert.
        Mais le premier kanji renvoie à l’idée d’infirmité, sauf erreur de ma part.
        Le « silence » reviendrait donc à l’idée d’être (ou de rester) muet.

  14. « … il [le Japon] a échappé à l’islam » pour combien de temps encore ?
    Avec cette stratégie débile de Abe de vouloir faire de son pays un paradis touristique à la française ( !), le nombre de visiteurs indonésiens augmentant, les Japonais étant des businessmen avertis, on voit apparaître des produits hallal (faut dire hallaux ?) et des ramen sans porc…
    M. Brighelli, demandez à vos amis politiques ou écrivez dans le Point, qu’il y a une vie en dehors du multi-kulti, qui est certainement plus progressiste et humaniste que cet idéal à la sauce bobo.
    Et je ne pense pas en revanche qu’il faille tourner le dos à l’Europe, mais la réformer de l’intérieur, c’est-à-dire être assez fort politiquement pour négocier avec nos frères de civilisation plutôt que de se débiner la queue entre les jambes, comme nous le propose MLP. Les cultures allemande, italienne, espagnole etc font partie de notre identité bien avant l’Afrique. Il serait bien dommage de s’en priver.

    • Toute l’époque est la! Qu’il faille dire ce que vous écrivez, car pour toute une partie du pays cela ne va plus de soi.
      Profitons des dernières lueurs avant l’instauration d’un dieu qui ne nous aime pas.
      Ce sera intéressant d’ailleurs de savoir le sort qui sera fait à ce film par nos éducateurs et nos maîtres.
      Comme l’écrit JPB il y a ceux qui ne comprendront pas et puis il y aura ceux qui le combattront car il y a va de leur magistère.
      Imaginez un peu qu’un regain de spiritualité alimente la pensée française !

    • MLP ne tourne pas le dos à l’Europe, elle le tourne à l’Union Européenne. Vous êtes sûrement à même de percevoir ce distinguo qui n’est pas très subtil.

    • Mais une large partie de l’Afrique porte encore l’empreinte de l’identité française: dans de nombreux pays subsahariens, les enfants (du moins ceux qui ont la possibilité d’être scolarisés) parlent et écrivent le français bien mieux qu’ici car le pédagogisme et l’évaluation par compétence n’ont pas encore gangrené le système éducatif.

      • Absolument. Si seulement Macron pouvait comprendre l’importance de la francophonie.
        D’autre part, nous nous sommes jamais privé des cultures européennes et ce bien avant l’UE.

        • Oui mais l’époque a changé, je crois profondément à la civilisation européenne, judéo-chrétienne et surtout cet espace qui s’est construit ensemble, culturellement, intellectuellement, artistiquement, qui a aussi partagé les profondeurs humaines,14-18, shoah etc… nous devons remonter la pente ensemble.
          Je préfère construire l’avenir de nos enfants sur des bases solides, plutôt qu’avec le monde de l’oumma qui veut de toute façon nous annihiler, soyons réaliste.
          L’Europe quand elle délire avec ses directives débiles on doit la contrer, aucun gouvernement n’a osé remettre en question la Cour européenne et toutes les directives qui détruisent cet idéal. Et puis, honnêtement, vu d’ici (le Japon), il me semble que bien des travers franco-franchouillards seraient minimisés en intégrant un peu de ce qui se fait d’intelligent chez nos voisins, même chose pour le teutonisme merkelien islamo-béat (qu’Hollande n’ait pas été capable de lui voler dans les plumes quand elle a ouvert la porte de l’Europe d’un coup à 1 million de musulmans est impardonnable)…

  15. absconditus et tacitusque ; le constat est le renoncement à tout effort vers la transcendance. Aide toi et le ciel t’ aidera. Le plongeon dans la noirceur de la nature humaine – n’ est ni irremediable ni irrevocable . Spinoza annonce aussi le refus de toute transcendence . Si il n’ y pas de volonté de réparer le monde, de corriger cette noirceur , alors le pire est encore a venir. Le  » tikkun olam ‘ s’ éloigne .

  16. « Le Japon a échappé au christianisme, il a échappé à l’islam »

    Il ne faudrait toutefois pas croire en une immunité particulière de la société japonaise aux choses de l’Extérieur car sa nucléarisation très avancée accompagne une incrustation, certes géographiquement limitée, mais profonde des religions exogènes : que la mosquée de Tokyo soit manifestement une préfiguration des réacteurs de Fukushima devrait faire réfléchir.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/25/Tokyo_Camii_2009.jpg

    La société japonaise est généralement assez refroidie du fait de l’insularité mais elle peut se réchauffer brusquement quand l’Histoire la happe. Au dessus des volcans et des réacteurs à eau bouillante plane l’ombre menaçante des forteresses volantes.

    Pour qui sait lire entre les lignes, Lévy-Strauss avait déjà révélé toute l’universalité de la symbolique à l’oeuvre dans l’esprit japonais avec son texte « Le Père Noël supplicié » lorsqu’il resitue sur le parvis de la cathédrale de Dijon le martyre des chrétiens japonais, figures ambigües du paganisme et du religieux éternellement réunis.

  17. « Le pays du Soleil levant a rejeté à la mer (…) tous ceux qui prétendaient lui enseigner une autre voie que la sienne propre. » : oui, et alors ? Cela montre simplement que le rejet des autres cultures fait partie de sa culture. Les Français devraient l’imiter ? Mais ils dénatureraient leur propre culture par celle des Samouraïs, non ?

    Et où avez-vous trouvé cette « quasi-unanimité pour assommer Silence » ? Télérama n’en dit que du bien : http://www.telerama.fr/cinema/silence-le-sacre-sublime-par-scorsese,153912.php

    Bref, j’me fais vieux, rien compris à votre billet.

    • On reconnaîtra l’expertise de la gestion chinoise de ce type de situation, sans doute fruit d’une grande expérience, puisqu’en dehors de 2 blessés (sans doute légers ?) on ne déplore pas d’autres victimes.

  18. Je lis ce matin un bon article (d’un bon auteur) dans le Point consacré à l’arrivée en France d’étudiants en médecine mal formés en Roumanie et qui finiront par être nos médecins généralistes.
    Tout juste, tout est vrai et d’ailleurs les « vrais » étudiants s’en émeuvent également.

    Néanmoins une étudiante en médecine que je connais bien et qui prépare à raison de 60 h par semaine les ECN (qui sont certes cassantes mais surtout cLassantes) tout en assurant EN PLUS un gros mi-temps gratos à l’hosto (ça s’appelle être externe) me fait savoir qu’elle se sent un peu humiliée par le titre de l’article qui généralise trop hâtivement.

    Pour scandaleuse que soit la pratique,
    1 – elle concerne un nombre dérisoire de futurs médecins
    2 – le niveau d’exigence des études de med en France est parmi les plus élevés au monde. Passé le concours de 1° année (dans les bonnes facs 10 % de réussite soit moins que ULM ou l’X) suivent 1 a

        • Bah, c’est très courant, non seulement dans la presse mais même dans l’édition.
          Je sors un polar en mai, et je ne suis pas arrivé à faire admettre le titre que j’avais choisi. Ils en ont trouvé un autre et ils m’ont à peine demandé mon avis.
          Il m’est d’ailleurs arrivé de modifier des textes écrits par d’autres, sur des points de détail.

          • L’article est en accès libre;on ne répétera jamais assez que tout n’est pas dans un titre.
            La profession médicale est de moins en moins lucrative;iront donc vers la médecine ceux que l’argent n’intéresse pas.
            Si l’on veut gagner de l’argent,il faut être créateur de richesses;d’ailleurs la France en manque:beaucoup se sont expatriés à cause de Hollande.

    • « une étudiante en médecine que je connais bien …me fait savoir qu’elle se sent un peu humiliée par le titre de l’article qui généralise trop hâtivement. »
      Dites à cette étudiante qu’elle n’a pas le moins du monde à se sentir humiliée.
      Il suffit de lire le titre et le sous-titre:
      « Brighelli – En médecine aussi, le niveau baisse !
      Grâce à la reconnaissance automatique des diplômes, l’Europe nous envoie de jeunes médecins au niveau inquiétant. Et si demain c’était le vôtre ? »
      S’il y de plus en plus de faiblards formés en Roumanie,le niveau moyen s’en ressent;où cette étudiante voit-elle une généralisation ?

  19. J’ai de gros doigts ces temps (et certaines ne s’en plaignent pas)…
    Je reprends :

    2 – le niveau d’exigence des études de med en France est parmi les plus élevés au monde. Passé le concours de 1° année (dans les bonnes facs 10 % de réussite soit moins que ULM ou l’X en sortant d’une bonne prépa) suivent 1 an de bringue intensive. Puis terminé la rigolade un rythme plus que soutenu reprend avec jamais moins de 50 ou 60 heures de travail par semaine (dont le temps passé à l’hosto comme externe et les nombreuses gardes) pour la rémunération de 100 € à 200 € avec 5 semaines de congé par an.
    L’hosto ne fonctionnerait pas sans les externes et a fortiori les internes (eux aussi 60 à 70 h de service pour le salaire royal de 1500 € finissant à 2000 € pour un temps plus que plein à bac + 10 !).
    J’ai pu comparer l’effort au quotidien d’un étudiant en med avec celui d’un élève ingénieur (d’une école TRES prestigieuse), ben … c’est pas dans la même catégorie et très loin s’en faut !

    3 – Le médecins français sont plus que reconnus à l’international pour leur excellence d’ailleurs la Suisse fait un pont d’or improbable à ceux qui acceptent de s’expatrier.

  20. Pas la peine d’aller aussi loin pour trouver des pays monoculturels à l’identité sereine bien qu’ils n’aient pas encore connu les richesses
    de l’immigration et des religions exotiques.
    Dans les pays de l’est de l’Europe par exemple, la foule est uniformément blanche. Cela fait un drôle d’effet quand on revient en France.

    • Culture et couleur de peau sont deux choses différentes: des personnes de couleurs différentes peuvent partager une même culture (et la volonté de vivre ensemble, c’est-à-dire de « faire nation »); en revanche deux personnes de la même couleur peuvent s’entretuer sur fond de différences culturelles (et surtout cultuelles) irréconciliables.
      La plupart des auteurs des attentats meurtriers (à part le dénommé Coulibaly) qui ont ensanglanté la France étaient des blancs. C’est leur culture, fondée sur une foi de haine et de sang, qui a posé et qui pose encore problème, pas leur couleur.

  21. Si le film se situe entre 1633 et 1637, il y a clairement un problème de dates avec la fiction historique du roman d’après ce que dit Endô dans sa préface chronologique et factuelle de « Silence », puisqu’il situe le départ pour Macao des trois prêtres, François Garrpe, Jean de Sainte-Marthe et Sébastien Rodrigues, le 25 mars 1638 du port de Lisbonne sur la « Santa Isabella ».
    En 1637-1638, il y a eu la rébellion chrétienne de Shimabara.
    puis en 1639 l’expulsion des Portugais et en 1640, la fermeture du Japon.
    Le livre de Shûsaku Endô est principalement constitué de quatre lettres de Sébastien Rodrigues, puis d’extraits du journal de Jonassen, un employé à la factorerie hollandaise de Dejima, Nagasaki et il se termine par le journal d’un fonctionnaire à la prison chrétienne. Le type avait placardé l’avis suivant, que je vous recopie in extenso, dans un grand élan de générosité chrétienne:

    AVIS
     
    La foi chrétienne a été proscrite depuis bien des années.
    Chacun est encouragé à dénoncer les personnes suspectes.
    Les récompenses seront les suivantes :
    Au dénonciateur d’un père : trois cents pièces d’argent.
    Au dénonciateur d’un frère : deux cents pièces d’argent.
    Au dénonciateur d’un renégat converti : dito.
    Au dénonciateur d’un catéchiste ou d’un laïc chrétien : cent pièces d’argent.
    Même si le dénonciateur est lui-même un catéchiste ou un laïc chrétien, il recevra trois cents pièces d’argent selon le statut du prévenu. Quiconque donnera asile à de telles personnes et sera découvert par délation sera sévèrement puni ainsi que sa famille, sa parenté et jusqu’au chef de l’endroit et les familles alliées. Ceci tient lieu d’avis.

    « Je pensais à cela en sortant de la salle : Shinzo Abe… ».
    Moi j’aurais plutôt pensé aux chrétiens d’Orient abandonnés dans le silence général, mais bon chacun voit midi à sa porte.
    François(*) se tait et se terre !
    (*)Le « Pape imbroglio » pas le petit bedonnant casqué !

  22. Faut-il apostasier la France pour plaire aux nouveaux maîtres de l’homme régénéré ?

    Macron n’a pas encore donné son programme ; est-il partisan de la mort lente et douloureuse ou de la mort rapide et exemplaire ?

  23. Tim Cooke est venu visiter le « laboratoire » de Marseille où l’on sait faire disparaître les cadavres encombrants …

    Il s’exprime sur le monde qu’il nous prépare :

    Tim Cook : «les ‘fakes news’ détruisent le cerveau des gens»
    Le PDG d’Apple appelle les entreprises du secteur technologique à employer de nouveaux outils pour lutter contre les fausses informations. Il réclame aussi une campagne pour mieux sensibiliser les jeunes.
    «Ceux qui réussissent sont ceux qui s’emploient à faire le plus de clics possible, pas ceux qui essaient de transmettre la vérité». Le message du patron d’Apple à l’encontre de ceux qui diffusent des «fake news» est on ne peut plus clair. Tim Cook appelle toutes les entreprises du secteur technologique à créer de nouveaux outils pour lutter contre la diffusion de ces fausses informations qui «détruisent le cerveau des gens». «(Cela doit se faire) sans empiéter sur la liberté d’expression et la liberté de la presse,

    • « Ceux qui réussissent sont ceux qui s’emploient à faire le plus de clics possible, »

      à faire faire:les auteurs de « fake news » sont rémunérés (par les annonceurs) au nombre de clics sur leurs pages.

      La publicité pourrit la presse depuis des lustres;elle pourrit aussi Internet:continuité.

  24. L’outrecuidance de Steve Jobs et de Tim Cook est quand même quelque chose d’assez curieux : on les croirait sortis de la cuisse de Jupiter ! Et pas d’une pomme toute vérolée …

  25. Merci, M. Brighelli. Vous lire fait toujours du bien.

    Une remarque cependant : les catholiques japonais en sont-ils moins japonais, et le Japon est-il altéré dans son identité par leur présence? Même question pour les Philippines, la Corée, l’Inde. Et plus loin, le Cameroun, le Mexique et ad infinitum ou presque.
    Ce qu’il me semble, avec beaucoup de respect pour vous, c’est que vous ne voyez pas que la foi, comme toute autre croyance, a besoin de s’exprimer dans l’espace public puisque par nature celui qui croit vit dans un espace où il interagit avec les hommes, avec le monde physique, avec les créations culturelles. Bach aurait-il du garder pour lui ses messes? Bartolomé de Las casas sa lutte contre l’esclavage? Pourquoi voulez-vous que l’intime s’oppose à un dévoilement public? Les gens qui s’aiment devraient-ils se cacher?
    Bref, je crois que votre laïcisme, que je respecte (oui, oui!) est pénétré de dualisme où le corps (et la visibilité) sont mis de côté sauf lorsqu’il s’agit d’exprimer… vos croyances à vous.
    Que le Japon ait globalement refusé le christianisme, grand bien lui fasse. Mais au nom de quoi une culture n’aurait-elle pas le droit d’interagir sur une autre, y compris pour son bien? (Oui, expliquons aux mexicains qu’ils seraient un peu moins fake s’ils étaient plus mayas dans leurs pratiques religieuses).

    • Alos là, je ne suis pas d’accord. La foi qui cherche à s’exprimer dans l’espace public cherche soit le prosélytisme (un concept parfaitement étranger aux mœurs japonaises), soit le martyre.
      Les dizaines de milliers de filles voilées dont je suis entouré à Marseille, c’est de l’occupation des sols. Rien d’autre. De l’impérialisme au sens pur. Pour moi, c’est inadmissible — et c’était ainsi que fonctionnait le christianisme il y a encore 150 ans.
      Votre comparaison avec « les gens qui s’aiment » n’a guère de sens : s’aimer n’est pas une occupation politique.

      • « s’aimer n’est pas une occupation politique. »

        On raconte cependant que chez les jeunes gauchistes,les filles qui ne voulaient pas baiser avec les chefs étaient considérées comme contre-révolutionnaires et menacées d’exclusion.

        • J’ai oublié de dire que,si vous avez pu observer de tels comportements dans votre jeunesse, vous n’avez quant à vous jamais eu besoin de recourir aux méthodes coercitives.

      • Merci de votre réponse. Mais pourquoi s’agirait-il nécessairement de prosélytisme dès lors que l’espace public est atteint? Au plan philosophique, je ne vois pas sur quoi cela repose. Ca ressemble à un sophisme (que je devrais creuser un peu, ok!). Je vous accorde que c’est le cas, indubitablement, avec les voiles musulmans aujourd’hui. Mais dans ce cas, on a le droit de dépasser le généricisme qui consite à se méfier paresseusement « des religions » et à distinguer celles qui aident à penser, à devenir humain, et celles qui (sauf exception) menancent l’humain. Et que celui qui n’est pas d’accord lise le Coran et au moins un recueil de hadiths avant de m’engueuler. D’où le droit de se défendre, par les lois ou par les armes si besoin. Si je poussais votre argument au bout, on détruirait les cathédrales et on cesserait de lire Chrestien de Troyes. Trop catho.

        Bref, je comprends que l’on respecte la liberté de croire ou de ne pas croire ce que l’on veut, mais dans tous les cas, le croyant ou non-croyant est un animal politique et c’est une mutilation que de l’empêcher de s’exprimer dans l’espace public. C’était le cas en URSS où j’ai vécu et dans la plupart des dictatures du XXe siècle. Maintenant, si l’on pense que telle expression de la croyance contredit les valeurs de la société qui s’est construite, alors oui, on a le droit de refuser cette expression et de proposer aux croyants d’aller vivre ailleurs.

        A ceux qui, suite à mon post, ont exprimé leur souhait de voir périr les chrétiens : merci de participer ainsi à mon salut et au partage de la huitième béatitude. Rien ne vous interdit d’argumenter, si vous vous en sentez capable.

      • D’accord avec vous JP. Et il me semble que M. Louis mélange un peu tout, les époques, des religions qui n’ont rien de commun…
        Le Japon de 2017 est un exemple parfait de laïcité.
        Ce n’est pas une analyse de sociologue mais murie par l’expérience de tous les jours.
        Pourquoi ?
        Le bouddhisme mélangé à du shintoïsme, bien des Japonais vont indifféremment du o-tera (temple bouddhiste) au jinja (shinto) et vont implorer les dieux (oui « les ») ou quelque chose d’autre sans penser qu’il faut empaler les mécréants… puis vont à l’église pour se marier, comme dans les films. De toute façon tout est ouvert à tout le monde. Personne ne revendique des menus ou des tenues excentriques, personne n’impose de croire ou de ne pas croire, c’est reposant je vous assure.
        Il y a quelques années, j’ai emmené mon épouse (japonaise) en Provence ; petit paradis dans un gîte avec des Français fabuleusement accueillants… jusqu’au moment où on est allés faire des courses au supermarché du côté d’Avignon… on était entourés de burka et il fallait chercher les rayons non-hallal… Comme tous les Japonais, elle est fondamentalement fascinée par le monde extérieur (et ne croyons pas que cela se résume à l’occident), on aimerait bien aller se dépayser au Maghreb ou ailleurs… mais quand on vient en France on veut être en France pas à Marrakech. Les bonnes âmes nous diront que c’est ça la belle France de l’avenir… soit, si c’est ça on ira poser un brin d’encens au Jinja et on priera le repos de l’âme de ce beau pays.
        Et qu’on ne vienne pas me dire que nous sommes racistes, réac et tout le tintouin… nos enfants sont bigrement mélangés polyglottes et moi-même je suis un exemple d’intégration (dans un pays pourtant réputé pour sa xénophobie !!). D’ailleurs, combien d’expatriés Français (non-musulmans) font chier leur pays d’accueil avec des revendications aberrantes ?? Je peux donner des conseils d’intégration aux migrants porteurs de la religion de paix et d’amour, leurs revendications sont intolérables et une insulte à la France, et leurs défenseurs des imbéciles dangereux.

        • à Laurent
          Peut-être aurez-vous la bonté de décortiquer pour nous chacun des deux kanjis qui composent le « mot » Silence,titre du film.
          Qui sait si l’idée japonaise du silence n’est pas bien différente de la nôtre ?

    • Ah, les culs bénits, toujours aussi sournois mais c’est plus fort qu’eux, ils finissent toujours par lâcher le morceau : en voulant « interagir sur » plutôt qu’avec, on voit poindre leur morgue dominatrice qu’ils ne parviennent jamais à cacher complètement.

      Crucifions-les haut et serré !

    • « Laïcisme » ! Quel vilain mot ! Comment peut-on l’employer ! On a pratiquement le monde entier contre nous, la laïcité est la plus grande gloire de la France, alors, que les obscurantistes catholiques se taisent, on a assez des autres et de leurs acolytes politiques !

      • « Laïcisme » est un mot utilisé par les cléricaux salafistes (ou par leurs idiots utiles de l’extrême-gauche) pour dévaloriser le concept de laïcité. De même, accoler un adjectif à laïcité a pour but (subversif) de la vider de son sens. La laïcité n’est « ouverte » qu’avec un couteau…
        Face à l’intégrisme islamique, le combat est d’abord sémantique.

    • Ce qui se balade dans la rue, c’est l’être social.
      Et la société a bien le droit de contrôler le corps social.
      Vous avez intérêt à accepter la dissociation privé / public. Sinon le corps social vous rejettera — à moins que vous n’entendiez vous aussi le contrôler.
      Ce n’est pas une question de foi. C’est une guerre.

    • Si vous acceptez l’exhibitionnisme religieux en public, il faut aussi accepter le nudisme sur la voie publique. Après tout, montrer son cul est finalement moins intime que montrer son âme.

  26. L’énorme problème posé par certains (…) musulmans à notre société occidentale aura au moins permis à ceux qui sonnent du gong de l’ouvrir pour vomir leur haine ancestrale d’une chrétienté agonisante.
    Pas étonnant: il est si facile de tirer sur une ambulance!
    Souhaitons-leur de vivre, dans un futur proche, dans une société administrée par l’islam.

    • La peste contre le choléra ? J’suis pas pressé de voir le match.

      Quant à savoir si la « chrétienté est agonisante »… Je constate que la multinationale papiste a encore beaucoup de ventres féconds. D’où la nécessité de continuer à taper dessus dès qu’elle moufte avec son insupportable ton doucereux.

        • Quant un « Louis », même pas numéroté, se pointe ici en exigeant la fiche anthropométrique d’un ancien (BdA canal historique), on peut lui répondre simplement qu’il en fasse la demande au taulier sur papier timbré.

          Des méthodes hors d’âge depuis au moins Pie N (avec N<13) mais ça nous fera toujours un peu rigoler.

          • « Des méthodes hors d’âge »

            Vous qui appréciez les spécialités du Sud-Ouest,n’aimez-vous pas l’Armagnac hors d’âge ?

  27. Il est jeune, certes, mais un peu trop vieux pour jouer à cache-cache !..

    http://www.streetpress.com/sujet/1486723160-macron-le-monde

    EN 2010, LE JOURNAL LE MONDE EST AU BORD DE LA FAILLITE ET EMMANUEL MACRON PROPOSE SON AIDE « BÉNÉVOLE » AUX JOURNALISTES. MAIS LE BANQUIER D’AFFAIRES ROULAIT EN FAIT POUR UN DES GROUPES QUI VOULAIT RACHETER LE JOURNAL…

    Je suis Adrien de Tricornot, je suis journaliste au Monde. En 2010, le groupe Le Monde avait de grosses difficultés financières et j’étais vice-président de la Société des Rédacteurs du Monde.

    Nous les journalistes, au travers de la Société des Rédacteurs du Monde, étions les principaux actionnaires du groupe*. Nous savions que nous allions devoir faire appel à de nouveaux investisseurs, et voir nos parts diminuer. Nous allions perdre le contrôle actionnarial du journal. Il fallait nous entourer de spécialistes : avocats, banquiers d’affaires.

    Macron, jeune banquier d’affaires, propose de nous aider
    C’est à ce moment là qu’Emmanuel Macron, jeune banquier chez Rothschild, fait savoir à une journaliste, qu’il est prêt à nous aider « pro bono ».

    Emmanuel Macron se présente à nous comme un banquier d’affaires qui fait de l’argent, mais n’y trouve pas du sens, membre de la Fondation Jean Jaurès, voulant défendre la liberté de la presse, ancien assistant de Paul Ricoeur… Et donc prêt à nous aider bénévolement.

    Et Emmanuel, puisque c’est comme ça qu’on l’appelait à l’époque, devient vite un conseiller important pour nous. On allait le voir le soir chez Rothschild, quand tous ses collègues étaient sortis ou dans des cafés pour se tenir au courant discrètement. On le trouvait formidable, super brillant…

    J’aperçois Macron avec Alain Minc…
    Le 2 septembre 2010 après-midi, on se retrouve une nouvelle fois dans le bureau d’Emmanuel Macron. On lui rend compte de l’état de nos négociations. On s’apprête à conclure avec l’offre Bergé-Niel-Pigasse, qui n’était pas la direction vers laquelle il nous avait conseillé d’aller. Mais l’entretien reste très cordial.

    Le 3 septembre au matin, nous avions une réunion avec les conseillers de Pierre Bergé [un des futurs repreneurs du Monde], 10 avenue George V. La coïncidence, c’est qu’à la même adresse, il y a les bureaux… d’Alain Minc. Or Minc, ancien président du Conseil de Surveillance du Monde, conseille à l’époque le groupe Prisa qui est un des autres candidats au rachat de notre journal.

    … Macron disparaît et part se cacher
    Après notre rendez-vous, nous discutons quelques minutes entre nous avec Gilles Van Kote, président de la Société des rédacteurs du Monde, notre avocat et sa collaboratrice, en bas de l’immeuble. Je vois la porte de l’immeuble s’ouvrir. Un petit groupe sort autour d’Alain Minc, pour aller déjeuner ; le dernier à sortir est Emmanuel Macron. Je croise son regard, il me semble qu’il me voit également ; il échange quelques mots avec Minc tout en restant sur le pas de la porte, puis Macron disparaît derrière la porte cochère et ne sort pas.

    Là je dis à mes collègues : « vous n’allez pas me croire, mais avec Minc, il y avait Macron ». Mes amis me disent que je suis peut-être un peu fatigué, mais que ça n’est pas possible.

    La partie de cache-cache commence
    Je décide d’aller voir si Macron est toujours derrière la porte. Je ne vois personne dans l’entrée, personne derrière la porte, personne dans la cour.

    Je reviens sans l’avoir trouvé. Mais avant que nous séparions, je décide de faire une autre tentative, et je demande aux autres de m’attendre.

    Je monte à l’étage et je sonne au bureau de Minc, mais tout le monde est parti manger. Et je me dis, tiens, si j’allais monter voir aux autres étages.

    J’avais une sorte de pressentiment. J’avais vu que Macron se cachait, or quelqu’un qui se cache doit continuer à se cacher. Je monte les marches. Mon téléphone sonne en appel masqué. Je n’ai pas su qui c’était, j’ai raccroché.

    Je retrouve Emmanuel au dernier étage
    Et puis j’arrive au dernier étage de l’immeuble. Je vois que la porte de l’ascenseur est bloquée – et effectivement quand j’avais essayé de prendre l’ascenseur, il n’était pas dispo. Et tout au bout de l’étage, sur le palier, il y avait Emmanuel Macron qui s’était bien « replié » au moment où il m’avait vu !
    Il avait bloqué la porte de l’ascenseur, et je ne sais pas si c’est lui qui m’avait appelé en masqué pour savoir si c’était moi qui montait les marches. On s’appelait beaucoup à l’époque, mais pas en appel caché ! Ceci dit, c’est peut-être juste un hasard.

    Surtout, étrangement, quand j’arrive sur le palier du dernier étage, Macron regarde ses pieds et a son portable à l’oreille et fait comme s’il ne me voyait pas. Et précisément au moment où j’arrive sur le seuil du dernier étage, j’entends « Oui allô c’est Emmanuel… » : Il se met à démarrer une conversation au téléphone. Pile au moment où j’arrive. Je ne sais pas s’il y avait vraiment quelqu’un à l’autre bout du téléphone…

    Et moi je vois ce type juste devant moi, qui fait comme si je n’étais pas là. Je suis totalement sidéré. Je pourrais être en colère de la trahison, car on voit bien qu’il a essayé de nous cacher quelque chose, mais je suis assez content de l’avoir trouvé !

    Je me rapproche à quelques centimètres de lui, mais toujours rien… il continue à « parler » au téléphone. Je lui tends la main et lui dis : « Bonjour Emmanuel. Tu ne nous dis plus bonjour ? Mes autres collègues t’attendent en bas ». J’ai senti à ce moment l’angoisse en lui. Il avait du mal à respirer. Son cœur battait à 200 à l’heure.

    Je lui demande ce qu’il fait là. Il me répond :
    « – J’attends des clients »
    « – Tu attends des clients, comme ça, sur le pas de la porte ? Pourquoi tu ne rentres pas ? »
    « – Bah, parce qu’en fait on nous prête des locaux ici, mais j’ai pas encore la clé… »
    « – En tout cas mes collègues t’attendent en bas, ça serait bien que tu descendes leur dire bonjour »
    « – Non je ne peux pas, j’attends des clients… »
    Finalement, je lui force la main pour qu’il descende dire bonjour à mes collègues. Macron retrouve petit à petit son aplomb, pendant qu’on redescend au rez-de-chaussée.

    Je repasse la porte d’entrée de l’immeuble, cette fois avec Macron. Là, mes amis, goguenards, s’attendaient à me voir revenir bredouille. Ils passent de l’état goguenard à celui de la sidération. Parce qu’effectivement Macron était bien là !

    Macron discute quelques instants avec notre petit groupe. Parmi mes collègues, notre avocat d’affaires, qui est assez rompu aux négociations d’affaires, sait que dans ce domaine tout est permis, mais était sidéré. Et Gilles Van Kote [à l’époque président de la société des rédacteurs du Monde, puis directeur du journal de 2014 à 2015], qui était aussi présent ce jour-là, m’avait dit un jour :
    « On a été trahis par tellement de gens que si même Emmanuel nous trahit, c’est à désespérer de l’humanité. »
    Quelques minutes plus tard après être parti, Gilles Van Kote m’envoie ce texto :
    « Tant pis pour l’humanité. »
    Je pense que Macron a été se cacher parce qu’il a été surpris. Le fait qu’il soit surpris avec Alain Minc est une sorte d’aveux qu’il a des relations qui ne sont pas connues de nous avec lui. Or Macron est notre conseiller. Il a le droit de rencontrer Minc, soit pour des dossiers qui ne nous concernent pas et où il ne parle pas de nous. Mais s’il parle de notre dossier, il doit nous en rendre compte.

    Cela signifie que, pendant la négociation, Macron avait déjà eu des relations avec Minc, sans nous le dire. Or Minc était le soutien d’une offre qui nous paraissait particulièrement dangereuse, celle de Prisa !

    Plus tard, d’autres éléments ont conforté ces très forts soupçons. Dans le livre de Marc Endeweld, L’Ambigu Monsieur Macron (link is external), j’ai appris qu’un courrier que nous avions nous-mêmes [la Société des rédacteurs du Monde] adressé à Xavier Niel, Pierre Bergé et Mathieu Pigasse pour demander un délai de 15 jours supplémentaires de négociations avec les différents repreneurs potentiels, avait en fait été rédigé à l’origine par Alain Minc Conseil, la société de Minc. Or, c’est Emmanuel Macron qui nous avait transmis la trame de ce courrier !

    Et d’ailleurs, quand Macron propose de repousser le délai de remise des offres de 15 jours supplémentaires, cela permettait à Prisa de rester encore dans le jeu ! Et ensuite, Macron nous a même poussés à ne pas rentrer en négociations exclusives avec Niel-Bergé-Pigasse lors d’une réunion d’information avec les journalistes du Monde où nous l’avions invité, et où sa position a été très mal reçue, compte-tenu du risque qu’il nous conseillait curieusement de courir dans notre situation délicate, puisque nous risquions alors d’être placés sous mandataire de justice par le Tribunal de commerce…

    Encore une autre preuve du double jeu de Macron…

    En fait Macron roulait pour lui-même
    Je pense qu’en cours de route, Macron, en se présentant comme conseil de l’actionnaire majoritaire, a obtenu une certaine visibilité dans Paris, la possibilité de discuter avec des gens… Et puis, il a vu arriver dans la négociation des gens avec qui il était rival, comme le banquier d’affaires Mathieu Pigasse de la banque Lazard.
    Comment Macron m’a séduit puis trahi
    10 FÉVRIER 2017

    par Adrien de Tricornot, journaliste au « Monde », spécialiste des questions économiques et financières. En 2010, lors de la recapitalisation du « Monde », Adrien de Tricornot est vice-président de la Société des rédacteurs du Monde. Il en deviendra le président de 2011 à 2012.

    (link is external)

    EN 2010, LE JOURNAL LE MONDE EST AU BORD DE LA FAILLITE ET EMMANUEL MACRON PROPOSE SON AIDE « BÉNÉVOLE » AUX JOURNALISTES. MAIS LE BANQUIER D’AFFAIRES ROULAIT EN FAIT POUR UN DES GROUPES QUI VOULAIT RACHETER LE JOURNAL…

    Je suis Adrien de Tricornot, je suis journaliste au Monde. En 2010, le groupe Le Monde avait de grosses difficultés financières et j’étais vice-président de la Société des Rédacteurs du Monde.

    Nous les journalistes, au travers de la Société des Rédacteurs du Monde, étions les principaux actionnaires du groupe*. Nous savions que nous allions devoir faire appel à de nouveaux investisseurs, et voir nos parts diminuer. Nous allions perdre le contrôle actionnarial du journal. Il fallait nous entourer de spécialistes : avocats, banquiers d’affaires.

    Macron, jeune banquier d’affaires, propose de nous aider
    C’est à ce moment là qu’Emmanuel Macron, jeune banquier chez Rothschild, fait savoir à une journaliste, qu’il est prêt à nous aider « pro bono ».

    Emmanuel Macron se présente à nous comme un banquier d’affaires qui fait de l’argent, mais n’y trouve pas du sens, membre de la Fondation Jean Jaurès, voulant défendre la liberté de la presse, ancien assistant de Paul Ricoeur… Et donc prêt à nous aider bénévolement.

    « On allait voir Macron le soir chez Rothschild, quand tous ses collègues étaient sortis, pour se tenir au courant discrètement. »
    Adrien de Tricornot, journaliste au Monde @tricornot
    Et Emmanuel, puisque c’est comme ça qu’on l’appelait à l’époque, devient vite un conseiller important pour nous. On allait le voir le soir chez Rothschild, quand tous ses collègues étaient sortis ou dans des cafés pour se tenir au courant discrètement. On le trouvait formidable, super brillant…

    J’aperçois Macron avec Alain Minc…
    Le 2 septembre 2010 après-midi, on se retrouve une nouvelle fois dans le bureau d’Emmanuel Macron. On lui rend compte de l’état de nos négociations. On s’apprête à conclure avec l’offre Bergé-Niel-Pigasse, qui n’était pas la direction vers laquelle il nous avait conseillé d’aller. Mais l’entretien reste très cordial.

    Le 3 septembre au matin, nous avions une réunion avec les conseillers de Pierre Bergé [un des futurs repreneurs du Monde], 10 avenue George V. La coïncidence, c’est qu’à la même adresse, il y a les bureaux… d’Alain Minc. Or Minc, ancien président du Conseil de Surveillance du Monde, conseille à l’époque le groupe Prisa qui est un des autres candidats au rachat de notre journal.

    … Macron disparaît et part se cacher
    Après notre rendez-vous, nous discutons quelques minutes entre nous avec Gilles Van Kote, président de la Société des rédacteurs du Monde, notre avocat et sa collaboratrice, en bas de l’immeuble. Je vois la porte de l’immeuble s’ouvrir. Un petit groupe sort autour d’Alain Minc, pour aller déjeuner ; le dernier à sortir est Emmanuel Macron. Je croise son regard, il me semble qu’il me voit également ; il échange quelques mots avec Minc tout en restant sur le pas de la porte, puis Macron disparaît derrière la porte cochère et ne sort pas.

    Là je dis à mes collègues : « vous n’allez pas me croire, mais avec Minc, il y avait Macron ». Mes amis me disent que je suis peut-être un peu fatigué, mais que ça n’est pas possible.

    La partie de cache-cache commence
    Je décide d’aller voir si Macron est toujours derrière la porte. Je ne vois personne dans l’entrée, personne derrière la porte, personne dans la cour.

    Je reviens sans l’avoir trouvé. Mais avant que nous séparions, je décide de faire une autre tentative, et je demande aux autres de m’attendre.

    Je monte à l’étage et je sonne au bureau de Minc, mais tout le monde est parti manger. Et je me dis, tiens, si j’allais monter voir aux autres étages.

    J’avais une sorte de pressentiment. J’avais vu que Macron se cachait, or quelqu’un qui se cache doit continuer à se cacher. Je monte les marches. Mon téléphone sonne en appel masqué. Je n’ai pas su qui c’était, j’ai raccroché.

    Je retrouve Emmanuel au dernier étage
    Et puis j’arrive au dernier étage de l’immeuble. Je vois que la porte de l’ascenseur est bloquée – et effectivement quand j’avais essayé de prendre l’ascenseur, il n’était pas dispo. Et tout au bout de l’étage, sur le palier, il y avait Emmanuel Macron qui s’était bien « replié » au moment où il m’avait vu !

    « J’ai retrouvé Macron caché au dernier étage de l’immeuble. Il avait bien pris la fuite au moment où je l’ai vu avec Minc »
    Adrien de Tricornot, journaliste au Monde @tricornot
    Il avait bloqué la porte de l’ascenseur, et je ne sais pas si c’est lui qui m’avait appelé en masqué pour savoir si c’était moi qui montait les marches. On s’appelait beaucoup à l’époque, mais pas en appel caché ! Ceci dit, c’est peut-être juste un hasard.

    Surtout, étrangement, quand j’arrive sur le palier du dernier étage, Macron regarde ses pieds et a son portable à l’oreille et fait comme s’il ne me voyait pas. Et précisément au moment où j’arrive sur le seuil du dernier étage, j’entends « Oui allô c’est Emmanuel… » : Il se met à démarrer une conversation au téléphone. Pile au moment où j’arrive. Je ne sais pas s’il y avait vraiment quelqu’un à l’autre bout du téléphone…

    Et moi je vois ce type juste devant moi, qui fait comme si je n’étais pas là. Je suis totalement sidéré. Je pourrais être en colère de la trahison, car on voit bien qu’il a essayé de nous cacher quelque chose, mais je suis assez content de l’avoir trouvé !

    Je me rapproche à quelques centimètres de lui, mais toujours rien… il continue à « parler » au téléphone. Je lui tends la main et lui dis : « Bonjour Emmanuel. Tu ne nous dis plus bonjour ? Mes autres collègues t’attendent en bas ». J’ai senti à ce moment l’angoisse en lui. Il avait du mal à respirer. Son cœur battait à 200 à l’heure.

    Je lui demande ce qu’il fait là. Il me répond :
    « – J’attends des clients »
    « – Tu attends des clients, comme ça, sur le pas de la porte ? Pourquoi tu ne rentres pas ? »
    « – Bah, parce qu’en fait on nous prête des locaux ici, mais j’ai pas encore la clé… »
    « – En tout cas mes collègues t’attendent en bas, ça serait bien que tu descendes leur dire bonjour »
    « – Non je ne peux pas, j’attends des clients… »
    Finalement, je lui force la main pour qu’il descende dire bonjour à mes collègues. Macron retrouve petit à petit son aplomb, pendant qu’on redescend au rez-de-chaussée.

    « Tant pis pour l’humanité »
    Je repasse la porte d’entrée de l’immeuble, cette fois avec Macron. Là, mes amis, goguenards, s’attendaient à me voir revenir bredouille. Ils passent de l’état goguenard à celui de la sidération. Parce qu’effectivement Macron était bien là !

    Macron discute quelques instants avec notre petit groupe. Parmi mes collègues, notre avocat d’affaires, qui est assez rompu aux négociations d’affaires, sait que dans ce domaine tout est permis, mais était sidéré. Et Gilles Van Kote [à l’époque président de la société des rédacteurs du Monde, puis directeur du journal de 2014 à 2015], qui était aussi présent ce jour-là, m’avait dit un jour :
    « On a été trahis par tellement de gens que si même Emmanuel nous trahit, c’est à désespérer de l’humanité. »
    Quelques minutes plus tard après être parti, Gilles Van Kote m’envoie ce texto :
    « Tant pis pour l’humanité. »
    Je pense que Macron a été se cacher parce qu’il a été surpris. Le fait qu’il soit surpris avec Alain Minc est une sorte d’aveux qu’il a des relations qui ne sont pas connues de nous avec lui. Or Macron est notre conseiller. Il a le droit de rencontrer Minc, soit pour des dossiers qui ne nous concernent pas et où il ne parle pas de nous. Mais s’il parle de notre dossier, il doit nous en rendre compte.

    Cela signifie que, pendant la négociation, Macron avait déjà eu des relations avec Minc, sans nous le dire. Or Minc était le soutien d’une offre qui nous paraissait particulièrement dangereuse, celle de Prisa !

    Plus tard, d’autres éléments ont conforté ces très forts soupçons. Dans le livre de Marc Endeweld, L’Ambigu Monsieur Macron (link is external), j’ai appris qu’un courrier que nous avions nous-mêmes [la Société des rédacteurs du Monde] adressé à Xavier Niel, Pierre Bergé et Mathieu Pigasse pour demander un délai de 15 jours supplémentaires de négociations avec les différents repreneurs potentiels, avait en fait été rédigé à l’origine par Alain Minc Conseil, la société de Minc. Or, c’est Emmanuel Macron qui nous avait transmis la trame de ce courrier !

    Et d’ailleurs, quand Macron propose de repousser le délai de remise des offres de 15 jours supplémentaires, cela permettait à Prisa de rester encore dans le jeu ! Et ensuite, Macron nous a même poussés à ne pas rentrer en négociations exclusives avec Niel-Bergé-Pigasse lors d’une réunion d’information avec les journalistes du Monde où nous l’avions invité, et où sa position a été très mal reçue, compte-tenu du risque qu’il nous conseillait curieusement de courir dans notre situation délicate, puisque nous risquions alors d’être placés sous mandataire de justice par le Tribunal de commerce…

    Encore une autre preuve du double jeu de Macron…

    En fait Macron roulait pour lui-même
    Je pense qu’en cours de route, Macron, en se présentant comme conseil de l’actionnaire majoritaire, a obtenu une certaine visibilité dans Paris, la possibilité de discuter avec des gens… Et puis, il a vu arriver dans la négociation des gens avec qui il était rival, comme le banquier d’affaires Mathieu Pigasse de la banque Lazard.

    Et au final, j’ai l’impression que Macron roulait pour lui-même.

    C’est d’autant plus choquant qu’il prétendait rouler pour une cause d’intérêt général. Nous étions pour notre part, élus, bénévoles, et on n’a rien retiré de cette opération qui visait à sauvegarder un groupe de médias indépendants !

    Je n’ai plus eu de contacts avec Emmanuel Macron depuis ce jour, sauf à un prix du livre d’économie, quelques années plus tard.

    Je crois être la seule personne à avoir joué à cache-cache avec un candidat à l’élection présidentielle… et à l’avoir trouvé !

    * Au sein du « Pôle d’indépendance », qui était l’actionnaire majoritaire, il y avait la Société des Rédacteurs du Monde, mais également les lecteurs et les autres salariés.

    • J’ai toujours peur de laisser des commentaires trop long mais là ça dépasse un peu les normes non ? vous pourriez pas mettre un lien plutôt ?

  28. @Lormier du 12 Février 2017 à 0 h 11 min

    Commencez par lire le livre d’Endo, ce que j’ai fait, pas vous ! Ou/Et allez voir le film de M.S. ça vous fera une occupation. La plupart des commentaRIENS de cet article de jpb n’ont fait ni l’un ni l’autre, comme d’habitude.
    Et êtes-vous si sûr de votre jugement pour vous permettre d’ignorer avec votre superbe un peu méprisante les critiques de cinéma avant d’aller voir un film ? Pas moi !
    Je dis et je redis, que Scorcese avec son parti pris de détailler avec une jouissance de mauvaise aloi les détails des supplices, d’une part, et de montrer la beauté idyllique du Japon sans avoir le talent du Mishima du « Pavillon d’or » par exemple –qui a fait tomber jpb dans le panneau hollywoodien d’ailleurs–, d’autre part n’apporte sans doute pas grand chose sur le plan de la foi chrétienne. Surtout quand je lis avec effarement les réactions/réflexions que ce film a suscitées chez jpb en sortant de la salle, que je préfère trier comme je trie des lentilles par égard pour lui.

  29. Certains tombent des nues et se font du mal quand on leur dit que Endo nous tombe des mains.

    Nombreux à se retrouver ainsi délicieusement dans les bras de Morphée, nous constituons un puissant endormorphisme de groupe.

    • Dugong, vous êtes prof de maths ? Juste une question, j’ai essayé d’expliquer un exo à un TS en invoquant la notion de groupe et d’autres truc du genre, j’ai eu l’impression de parler chinois pour le coup. C’est plus au programme du lycée ?…

      • J’étais prof de physique mais je me rappelle avoir eu des cours de maths sur les structures dès la seconde C (groupes, espaces vectoriels, anneaux). C’était un peu lassant car les seules choses qu’on nous demandait alors était de connaître les propriétés et de vérifier de façon quasi triviale qu’elles étaient ou non vérifiées. Ca ne commençait à prendre sens qu’en terminale mais on était déjà familiarisé avec la notion.

        Maintenant, je crois que c’est au programme de MPSI 2ème année…

        Quant aux programmes actuels de lycée, c’est au mieux de la « numératie », d’activités de statistiques ancillaires et tous les profs conséquents devraient gueuler comme des putois pour ne pas faire seppuku. Malheureusement, un grand nombre collaborent sans le faire…

        • Il m’avait bien semblé avoir été sensibilisé à ces notions depuis la seconde…
          ça pourrait peut-être faire l’objet d’un post de JPB, comment a-t-on pu amputer les programmes de tels fondamentaux ? et même si peu de gens auront la chance de jouer avec les groupes de Lie, former l’esprit avec ce genre d’abstractions (tellement fondamentales dans toute la science moderne) me paraît particulièrement précieux.

          • Aujourd’hui, les animateurs en numératie, dont certains furent professeurs de mathématiques, suivent un inter-minable chemin de croix.

        • « tous les profs conséquents devraient gueuler comme des putois »
          J’ai été professeur de mathématiques, j’ai gueulé comme un putois pendant plus de vingt ans (car l’appauvrissement des contenus et des exigences est une histoire ancienne) ; je peux vous assurer que je n’étais pas le seul; j’ai aussi écrit quelques lettres ou mails à plusieurs sommités; je me souviens en particulier d’une lettre (à un directeur de recherches, membre de l’Académie des sciences avec qui j’avais déjà correspondu sur d’autres sujets) concernant le projet -vers la fin des années 80-de suppression de la notion de vecteur en classe de seconde ( qui a été abandonné, justement parce que nous étions nombreux à résister) : J’ai eu une réponse … de Normand .

          • Pas plus que les catholiques crucifiés dont on avait planté les croix dans l’eau ne pouvaient manquer d’être submergés par la marée montante, vous et vos congénères ne pouviez résister à la vague de l’abrutissement institutionnalisé.

          • relire à ce propos Lautréamont…
            Ô mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées, depuis
            que vos savantes leçons, plus douces que le miel, filtrèrent
            dans mon coeur, comme une onde rafraîchissante.

  30. Des centaines de all blacks totalement shootés se suicident en masse sur les côtes de Nouvelle Zélande.

    Evidemment, ça déclenche une émotion de masse pour ces gros pets, largement reprise par nos médias :

    « Il décrit le chagrin d’une volontaire allemande après la mort d’une baleine qu’elle avait essayé de protéger du soleil matinal en attendant la marée haute pour la remettre à flot. Elle ne voulait pas l’abandonner. Elle pleurait en s’accrochant à elle »

    On attend qu’une ministre norvégienne peinte en noir vienne s’échouer par désir mimétique pour vivre par communion le drame des cétacés estramassés.

    Et comme on dit à Cardiff : « Come on Whales ! »

    • Il s’agit d’une espèce protégée que les Feringiens adorent massacrer lâchement pour prouver leur virilité. Ils pourraient s’adonner à leur tradition sanguinaire sur les créatures échouées en Nouvelle-Zélande et annuler la session 2017 de Grindadrap.

  31. Macron l’illuminé se confie au jdd pour parler de sa jet set manie :

    http://www.lejdd.fr/Politique/Macron-La-politique-c-est-mystique-846614

    « J’ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance, mais en même temps elle doit s’ancrer dans de l’immanence complète, de la matérialité. Je ne crois pas à la transcendance éthérée. Il faut tresser les deux, l’intelligence et la spiritualité. Sinon l’intelligence est toujours malheureuse. Sinon les gens n’éprouvent de sensations que vers les passions tristes, le ressentiment, la jalousie, etc. Il faut donner une intensité aux passions heureuses. »
    « La dimension christique, je ne la renie pas ; je ne la revendique pas. Je ne cherche pas à être un prédicateur christique. »

    D’ailleurs, n’a-t-il pas dit à ses apôtres : « mon programme n’est ni de gauche ni de droite, il n’est pas de ce monde » ?

    On en connaît un autre qui pour « assumer sa dimension de verticalité » a fini entre deux voleurs sur un poteau dressé et bien matérialisé.

  32. Martin Scorsese n’étant pas Ingmar Bergman l’intériorité ce n’est pas son fort !

    Faire un film lent et scandinave sur le Japon ce sera pour une prochaine fois.

    • Manoel de Oliveira, qui a eu la longévité d’une koï portugaise, aurait pu le faire. En coupant ça et là, on aurait eu un splendide scandinavet, visible au cours d’une seule journée d’hiver.

      Horresco referens.

  33. La Tour Eiffel en prison.
    On va construire un mur en verre blindé autour de la Tour Eiffel pour protéger les touristes : toutes les joies de la nouvelle société si ouverte …

    • Rendons à César, etc.
      Les turpitudes humanoïdes ne m’intéressent que mollement. Le message christique me touche bien plus.
      Chacun fait ce qu’il veut ou peut.
      C’est comme les cocos, coco: détournement d’idéal…Idéal ou L’Oréal, telle est la question…

      • Comme vous, je veux me tenir éloigné de l’agitation des humanoïdes.

        N’est-il pas bon de méditer les paroles de l’Evangile selon Saint Mathieu,celles mêmes qui inspirèrent au Père Russel Torpos le sermon que François Fillon eut la joie d’écouter dimanche en l’église de Saint-Gilles , à La Réunion?

        Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 5,20-26
        Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Je vous le déclare : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu’un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

  34. Stephen Hawking a écrit « Une brève histoire du temps » ce qui ne manque pas de sel – c’est de l’humour so british – et c’est en plus un génie de la physique.
    Mais quand on n’a pas de génie et le goût du plagiat dépourvu du sens du ridicule on écrit « Une brève histoire de l’avenir » et on signe Jacques Attali sans vergogne.
    Sans le savoir il signe son forfait : il ne croit pas que l’avenir soit encore possible. Manque d’imagination sans doute … petitesse de l’envergure de la pensée.

  35. Chez Ivan Rioufol, Marie de France nous propose son menu électoral 2017 :

    « AU MENU 2017 :
    Menu Macron surprise
    Méli-mélo de gauche et de droite farci aux petits oignons opportunistes
    Soufflé de discours aigus assaisonné aux éclats de voix brisée.
    Croustade de photos volées arrangées à la sauce médiatique et sa crème de couvertures de journaux.
    Menu catalan à 49-3 euros
    Soupe de menton volontaire et de petits poings crispés.
    Volaille d’Évry à la farine de Strasbourg.
    Compotée de Hollande renié arrosée de son jus de trahison sucrée-salée.
    Menu fillonesque
    Rillettes du Mans accommodées d’un écrasé de Sarkozy farci et d’une sauce jupée à l’ancienne.
    Rôti de fonctionnaires sur le gril, purée de remboursements réduits
    et sa sauce rétrograde.
    Sablé de la Sarthe et tisane calmante à la camomille.
    Menu hollandais
    Poêlée de promesses déçues, bouillie de résultats décevants et moulinée de livres désastreux.
    Renonciation élégante et son émulsion de remontée sondagière.
    Solitude de Noël meringuée et sa crème de collaborateurs recasés.
    Menu Montebourgeois
    Soufflé de confiance en soi.
    Chapon de Frangy-en-Bresse et son fumet de sondages dans les choux.
    Farandole de candidats à la primaire et son crumble de promesses en tout genre.
    Menu à la Mélenchon
    Mousseline de mélenchonnade et son tartare d’extrême gauche.
    Poing levé farci en croûte de tribun, arrosé d’un jus de révolte bien cuit selon l’inspiration du chef.
    Fruit de la passion et sa mousseline d’idées irréalisables.
    Menu de la famille Le Pen
    Duo de Philippot mariné aux études d’opinion.
    Trio de volailles à la plancha : dinde pleine de confiance, jeune oie rebelle à la sauce aigre-douce et coq à l’ancienne sauté aux croûtons rassis.
    Mignardises amères de Béziers à la sauce Ménard.
    Menu du petit Nicolas
    Soufflé de déception et sa sauce amère.
    Salade d’avocats, de juges et d’affaires en tout genre.
    Dessert surprise et son velouté d’énergie incroyable.
    Menu des Français perdus
    Cocktail de verrines d’angoisse, carpaccio d’insécurité économique et truffade de peur des attentats.
    Écrasé de crise économique, ribambelle de chômage et serrage de ceinture généralisé.
    Bûche d’espérance dans un avenir meilleur accompagnée d’un chaud-froid d’envie d’y croire.
    Bon Appétit.
    Le vin n’est pas compris. »

    Gare à l’indigestion quand même !

  36. Et pendant que nous dissertons sur le sexe des anges, les « jeunes » (pour reprendre l’euphémisme politiquement correct en vigueur) très engagés de Bobigny agressent des commerçants chinois et incendient des voitures de travailleurs pauvres pour protester contre le racisme et la relégation sociale… La conscience sociale, ça ne s’invente pas!

      • Il faut avouer que ces chinois et vietnamiens sont provocateurs: ils s’intègrent, ils travaillent souvent dur, ils ne manifestent aucune revendication religieuse, ils ne brûlent pas de voitures et leurs enfants réussissent globalement à l’école! Je me demande si, finalement, à force de vouloir devenir français et républicains, ils ne méritent pas leur sort de bouc émissaire…

  37. En 2006 Fillon avait sorti un ouvrage « La France peut supporter la vérité » ; j’ai trouvé un seul mot vrai dans tout ce fatras de nègres, il aime la mise à mort des taureaux … eh bien ! maintenant c’est son tour.

  38. Qui sait si l’idée japonaise du silence n’est pas bien différente de la nôtre ?
    Le spirituel et le temporel.
    1596 Un navire espagnol ,le San Felipe accoste à Tosa.
    Des membres de l’équipage déclarent: »nous allons envoyer des missionnaires,convertir la population et finalement conquérir le Japon. »
    A partir de ce moment la pesécution des catholiques s’intensifie.
    cf:
    https://www.japansociety.org/resources/legacy/event/uploaded/documents/Churches-and-Christian-Sites-in-Nagasaki.pdf

  39. « Intelligente et vigoureuse », la liquidation de dizaines de milliers de morts dans des conditions atroces? Vos propos sont simplement obscènes face aux monstruosités commises. Et les chrétiens n’ont pas été laissés tranquilles en gardant leur foi intime. Ils sont juste entrés dans la clandestinité et ont tenu bon pendant 250 ans, sans prêtres, jusqu’à ce que les missionnaires reviennent au XIXe siècle. Depuis, un peu de liberté religieuse qui a permis au nombre de catholiques de redevenir le même qu’à l’époque du film, à susciter de nos jours des vocations de prêtres et religieuses en proportion supérieures aux autres pays développés… Et à avoir eu plusieurs premiers ministres catholiques, dont Francis Fukuyama. Preuve que le christianisme peut très bien s’adapter à la culture japonaise, tout comme cette variante juive du 1er siècles s’est parfaitement intégrée à la culture grecque, latine, puis n’importe laquelle

    • C’était vu du point de vue japonais — et avec une touche d’humour noir. On ne peut pas écrire avec son indignation à la main à chaque mot !

      • Deux ou trois élèves qui le comprennent et combien de commentateurs ? « Bonnet d’âne », pas choisi n’importe comment ce titre ! JPB, prof et martyr, in saecula saeculorum !

        • à Madame Louise de Montalte
          Madame,
          Oserais-je vous consulter sur un sujet qui n’a rien à voir avec le film de Scorsese,mais beaucoup avec les Jésuites ?
          Si je m’adresse à vous,c’est que vous semblez connaître l’Eglise de l’intérieur.
          On connaît l’histoire de la rencontre entre Brigitte Auzières née Trogneux et le jeune Emmanule Macron.
          Savez-vous pourquoi les responsables Jésuites du lycée La Providence à Amiens ne se sont pas séparés de ce professeur, tombée amoureuse d’un élève de seize ans-et qui aurait dû répondre de ses actes devant devant un tribunal,si ls parents du garçon avaient porté plainte ?
          Savez-vous pourquoi les Jésuites ont accepté que par la suite (et alors qu’ayant divorcé elle commettait le péché de chair avec Emmanuel Macron-pas encore épousé) elle enseigne dans un autre établissement Jésuite, à Paris cette fois?

          • Parce que ils l’ont déjà démontré par le passé avec le concile de Nicée comme nous le rappelle Louise quant aux origines juives, ils savent parfaitement s’intégrer à l’esprit du temps : Pouvoir Argent et Concupiscence.

    • Les capacités d’adaptation des organismes du type Catholicus Infernus sont bien connues. On ne s’étonnera donc pas des capacités extrêmophiles de leurs variantes extrêmes-orientales.

      Pas besoin de microscopes pour les distinguer : on les reconnaît à leur façon de s’immiscer entre les Etats et les autres groupes religieux (ici, les parpaillots) comme intermédiaires « raisonnables » et donc indispensables.

      Quand on a l’éternité devant soi, on peut bien prendre quelques années supplémentaires pour saper la loi de 1905.

      * http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/368451-leglise-catholique-et-la-loi-du-9-decembre-1905-cent-ans-apres/
      pour un grand moment de jésuitisme interstitiel manipulant le camaïeu des possibles au mieux de ses intérêts, lire, notamment les points 11, 12 et 13.

  40. Le naufrage du galion San Felipe dans le port de Urado (Shikoku, Japon) en octobre 1596 fut le déclencheur d’un désastre missionnaire : le martyre de vingt-six chrétiens, franciscains espagnols et chrétiens japonais, à Nagasaki, le 5 février 1597.
    Il existe deux récits de ces événements,écrits par deux missionnaires franciscains-miraculeusement épargnés;Dieu ne resta pas caché pour eux;il voulut, pensent-ils, qu’ils puissent témoigner.
    Il semble que la rivalité entre Jésuites et Franciscains ait joué un rôle dans cette affaire.
    https://e-spania.revues.org/20808?lang=enhttps://e-spania.revues.org/20808?lang=en
    Puis vinrent des Hollandais calvinistes…qui surent s’entendre avec les autorités japonaises au détriment des catholiques. Ils aidèrent notamment le shogun à mater
    une révolte les paysans catholiques de la presqu’île de Shimabara, près de Nagasaki. (environ 40 000 victimes).

    Tout ceci ne peut que renforcer notre conviction que le christianisme est harmonie et amour.
    (voir Herodote net 22 juin 1636 Le Japon se replie sur lui-même.)

  41. Entièrement d’accord avec les propos de Louise de Montalte !
    La réponse de jpb est une pirouette un peu facile, car tout le monde sait qu’il est inutile et dérisoire d’espérer connaître par l’écrit les idées de l’autre et d’en tirer un commerce ou un échange de qualité. C’est bien la barrière de l’écrit qui empêche de franchir cet obstacle, surtout chez les gens compliqués où les ego pèsent lourd.

  42. Pour connaître le point de vue des Jésuites sur Sience:

    Le Vatican s’est beaucoup intéressé à ce film;il a été présenté en avant-première à Rome à un public de 300 Jésuites venus de tous les coins du monde.
    Le film a bénéficié de la collaboration de James Martin,Jésuite (évidemment) ;sous sa conduite, Garfield a accompli une retraite de trente jours et effectué les exercices spirituels prescrits par saint Ignace de Loyola.
    Selon James Martin, ce film va contribuer à l’évangélisation; il le voit comme une prière.
    Qui sait si cette propagande va marcher ?
    Dans l’esprit de Balzac,La Comédie Humaine était un hommage à la monarchie…
    https://cruxnow.com/interviews/2016/12/07/father-james-martin-on-movie-silence/

  43. « Le Japon a gardé sa culture », certes. Enfin, je ne sais pas mais je vous crois. Cependant, il est curieux de voir que d’autres pays asiatique connaissent de nombreuses conversions mais gardent leur culture aussi. Le christianisme s’intègre dans le panorama. Je ne saurais en parler en détail n’ayant pas le recul nécessaire mais la Corée est très étonnante pour cela (il y a plus de 35% de chrétiens). Il faut dire que le bouddhisme est « accueillant » de ce point de vue: il suffit d’ajouter un dieu à la pléthore des autres dieux.

  44. Je m’étonne que personne n’ait réagi aux khonsidérations mystico-dékhonnantes du foutriquet, hier, dans le JDD.

    Allez, je reposte :

    Macron l’illuminé se confie au jdd pour parler de sa jet set manie :

    http://www.lejdd.fr/Politique/Macron-La-politique-c-est-mystique-846614

    « J’ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance, mais en même temps elle doit s’ancrer dans de l’immanence complète, de la matérialité. Je ne crois pas à la transcendance éthérée. Il faut tresser les deux, l’intelligence et la spiritualité. Sinon l’intelligence est toujours malheureuse. Sinon les gens n’éprouvent de sensations que vers les passions tristes, le ressentiment, la jalousie, etc. Il faut donner une intensité aux passions heureuses. »
    « La dimension christique, je ne la renie pas ; je ne la revendique pas. Je ne cherche pas à être un prédicateur christique. »

    D’ailleurs, n’a-t-il pas dit à ses apôtres : « mon programme n’est ni de gauche ni de droite, il n’est pas de ce monde » ?

    On en connaît un autre qui pour « assumer sa dimension de verticalité » a fini entre deux voleurs sur un poteau dressé et bien matérialisé.

      • Ouaille ‘tain ce qu’il lui met le philosophe !

        Chuis pas certain qu’il mérite tant d’honneur.
        Macron me semble plus être un gros morceau de rien ambitieux et très habile à gérer l’air du temps qu’un fasciste avançant masqué tel un concombre.

        Mais peut-être suis optimiste (et alors dénoncez-moi, c’est mal vu en ces lieux) ?

    • En fait, j’ai cherché quelque chose à en dire et … rien ne vint tant mon ébahissement était (et reste) grand.

      Connait-on la position du jeanfoutre quant à la légalisation des stupéfiants ?
      Ceci pouvant éclairer cela.

    • On a dit à l’homme :  » Tu es double, tu es composé de deux êtres (…) l’un charnel, l’autre éthéré (…)  » et cela a eu succès certain.
      EM se dit qu’il n’est pas plus con qu’un Christ d’autant que les sondages lui laissent espérer qu’il va monter jusqu’au ciel ; tant que cela marche, il continue, rien d’étonnant ni de choquant !

      • Même pas demain — aujourd’hui !

        http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-chere-brigitte-macron-13-02-2017-2104402_1886.php

        Et fidèle à une politique-maison constante, comme le Point a décidé de réserver l’accès aux seuls abonnés, en voici le texte complet :

        « Chère Brigitte… »

        Brigitte Macron est professeur de Lettres. Brighelli a choisi de lui écrire.

        « Chère Brigitte… »

        (ce n’est pas familiarité de ma part — juste une sale habitude de salle des profs. Mais je n’irai tout de même pas jusqu’à vous tutoyer — ce n’est pas mon style).
        Donc, reprenons :

        « Chère Brigitte,
        « C’est au professeur de Lettres que vous êtes que je m’adresse. Un professeur et non « une professeure », comme persistent à l’écrire les ignorants du Monde — qui co-appartient à Pierre Bergé, soutien d’Emmanuel. Ou les ignares de Libé, de l’Express ou de RMC, qui appartiennent à Patrick Drahi, l’homme qui souhaite un raccourcissement des congés payés et un allongement des horaires de travail. Et à qui Emmanuel, en l’autorisant à racheter SFR, a rendu un éminent service — sans aucun renvoi d’ascenseur, bien sûr. Bah, ce n’est guère plus mal que d’avoir vendu Alstom aux Américains. Broutilles que tout cela !
        « Un professeur donc ne peut ignorer l’état cataclysmique de l’Ecole française. Ni encaisser sans sourciller ce qui restera pour moi la phrase centrale du discours d’Emmanuel Macron à Lyon, le 5 février dernier : « La culture française, ça n’existe pas. Il y a une culture en France et elle est diverse. »
        Guy Konopnicki, dans Marianne, dit que c’est choisir l’obscurantisme au nom de la diversité. Pff… Mauvais esprit de gauche ! Et Yves Jégo, dans le Figaro, affirme que c’est « le signe inquiétant d’une vision destructrice de ce qui fait depuis toujours la spécificité de notre pays ». Pff again ! Mauvais esprit de droite !

        Une culture, une langue, une France

        « Il n’y a en France qu’une culture, et elle est française. Prétendre qu’il y a aussi « une culture djeune » ou « une culture banlieue » ou je ne sais quoi de communautariste, revient en fait à interdire aux jeunes, aux banlieues (dont je viens, j’y suis d’autant plus sensible) et aux immigrés de longue ou de fraîche date d’accéder à la culture française. Une culture patiemment tissée, de Chrétien de Troyes à Jean Echenoz. Après tout, le petit Emmanuel, qui déjà plaisait tant à ses maîtresses de CP et de CE1 (à une époque où l’on enseignait la règle d’accord avec le COD antéposé, et non les beautés suspectes du prédicat), n’a-t-il pas appris « Maître Corbeau sur un arbre perché » (le b-a-ba du politicien cherchant à décrocher quelque fromage) ou les « sanglots longs des violons de l’automne » — l’indicatif du débarquement de Normandie ?
        « La culture française est une, et non diverse, parce qu’elle est le produit d’une langue — le français, et rien d’autre.
        « Cela n’empêche pas d’offrir toute leur place aux langues régionales, qui existent sur les marges du français, dans une interaction féconde. Mais rien à des langues exogènes. Quelle idée d’aller baragouiner la langue de Goldman Sachs (puisqu’aussi bien, dans le grand concert mondialisé, ce n’est plus celle de Shakespeare) devant des universitaires allemands qui maîtrisent le français mieux que ce que Macron ou moi parlons anglais !
        « Le moins que nous puissions faire pour les migrants comme pour les Français de souche, c’est de leur apprendre le français. Tout le français. Celui de Rabelais et celui de Céline, celui de Boileau comme celui de Quignard. Le français que parle si bien votre mari. Pourquoi priver les autres de ce que l’on maîtrise ?
        « Face à l’urgence, face à la déconstruction intellectuelle lancée depuis quatre décennies, il n’y a pas de place pour le respect du protocole européen de Lisbonne ou pour la substitution des « compétences » aux savoirs. Il n’est promesse qui tienne si elle n’est promesse de France.
        « Cela ne signifie pas que je sois insensible aux vents d’ailleurs. L’apprentissage des mathématiques à Singapour est génial. Mais l’étalage des quatre opérations sur quatre ans, ou l’extinction des Lumières dans des programmes ineptes, ou le massacre des innocents des ZEP, sous prétexte de se conformer à un modèle extra-territorial ou à des impératifs financiers, c’est de la haute trahison.

        Homo politicus festivus

        « Votre garnement était — paraît-il — doué pour le théâtre. Ce serait là que vous en auriez eu la révélation, prétendent les gazettes. Y jouait-il déjà Arlequin serviteur de deux maîtres ? La pièce de Goldoni, qui montre un petit arnaqueur servir deux familles ennemies (la Gauche et la Droite ?) et les exploiter l’une et l’autre lui irait comme un gant. Sans compter qu’elle a servi à Sergio Leone pour élaborer le scénario de Pour une poignée de dollars (que ne ferait-on pas effectivement pour quelques poignées d’euros…). La culture européenne est tout entière là — dans le passé au service du présent. Dans les géants qui nous portent, nains que nous sommes, sur leurs épaules.
        « Convenez-en : avant d’étudier l’indispensable Wajdi Mouawad, il n’est pas mauvais de se frotter à Corneille, Racine, Marivaux ou Giraudoux. Et je suis sûr qu’Emmanuel l’a fait : on ne trahit jamais que les siens, n’est-ce pas…
        « Curieusement, on dirait qu’il n’a gardé de ses années théâtre que l’aptitude à occuper les planches — sans texte. Sans programme. Il vend le produit Macron — et rien d’autre. Savez-vous que cela finit par se remarquer ? Imaginez-vous Gérard Philipe sans Corneille ou sans Kleist ? Une pure agitation ludique sans contenu finit fatalement par avouer sa vacuité. Premier au concours d’impro, cela occupe les longues soirées de l’hiver canadien, mais pas six mois d’une campagne électorale où personne ne fait de cadeau.
        « Ou Macron serait-il le candidat symbolique de l’ère du vide ?

        La mondialisation malheureuse et le moment populiste

        « Quand votre époux est entré chez Rothschild, vous lui aviez raconté le destin littéraire de cette grande banque. Vous lui aviez fait lire Balzac, où Rothschild (sous l’identité de la Maison Nucingen) contourne le blocus continental décrété par Napoléon en trahissant la France afin de commercer avec l’Angleterre. Vous lui aviez fait étudier l’Argent, où Zola explique comment ce même Rothschild (sous le doux patronyme de Gundermann) fait exploser en vol la banque d’Aristide Saccard — autrement dit Eugène Bontoux, le très catholique dirigeant de l’Union Générale. On disait autrefois « cosmopolitisme ». Aujourd’hui, « mondialisation ». La même haine de la nation s’y exprime.
        « Pourtant, Macron achève ses discours en entonnant la Marseillaise — même si le « sang impur » le fait sans doute sourire. « La Marseillaise ailée et volant dans les balles » de Hugo vaut bien que l’on s’accroche à ce fragment de drapeau, « Plein de sang dans le bas et de ciel dans le haut / Puisque le bas trempa dans une horreur féconde / Et que le haut baigna dans les espoirs du monde » : Hugo un jour, Hugo toujours. Il n’y a qu’une culture française, et la France est le monde — et pas l’inverse.
        « Populisme ! pourraient bien s’exclamer les imbéciles. Mais chère collègue, vous avez fait assez de latin — la langue dont nous venons, la langue dont désormais une réforme atroce interdit l’apprentissage — pour avoir enseigné à votre galopin la différence entre populus (le P du SPQR inscrit sur les aigles romaines qui conquirent le monde) et turba — la vile tourbe, le troupeau aveugle. Depuis la Fabrique du crétin (depuis en fait les premiers manuels de littérature que j’ai commis chez Magnard au début des années 1980, cette collection Textes & Contextes que vous avez peut-être eue en main, puisqu’aussi bien nous appartenons à la même génération), je défends les intérêts du peuple, que d’autres voudraient passer aux pertes et profits de l’Histoire. Le peuple français, qui a déjà fait tant de révolutions, participé à tant d’« émotions » (comme on disait autrefois) ou d’émeutes, comme on dirait aujourd’hui, et qui en fomentera quelques autres, si l’on persiste à le mépriser tout en lui flattant la croupe, comme Chirac faisait aux vaches.

        Retour en classe

        « Emmanuel Macron n’a pas de programme — c’est un avantage dont on ne eut abuser longtemps. Je ne peux croire, pour ce qu’il a vu d’elle au fil des conseils des ministres, qu’il pense un seul instant conserver les réformes scélérates de Vallaud-Belkacem. À moins qu’il ne tienne à s’aliéner les enseignants, les parents, et les élèves. « Pas une intellectuelle ! » a dit d’elle François Hollande, qui a si fort contribué à mettre Emmanuel Macron sur orbite. Mais enfin, ce n’est pas parce que not’ président ne lit jamais un roman que votre petit surdoué, lauréat du Concours général, n’en a pas lus — sous votre férule ou de lui-même. Sans doute a-t-il dévoré Bel-Ami, le grand roman de l’ambition satisfaite. Mais lui avez-vous fait découvrir les Illusions perdues, qui, comme leur titre l’indique…
        « Allons ! Je vous fais crédit — jusqu’à ce qu’il se confirme ce que malheureusement je pressens : Macron est l’autre nom de cette idéologie mondialiste qui nie les peuples, ramenés au rang de consommateurs, et les nations, rangées au niveau des exécutants. En attendant, si jamais vous cherchez sur l’Ecole des idées qui aient enfin un peu de cohérence, je suis à votre disposition — et sans a priori, comme vous l’aurez constaté à la lecture de la présente. Après tout, Jean-Michel Blanquer a des idées, héritées de l’Institut Montaigne, que vous connaissez bien, sur l’autonomie des établissements. J’en ai, moi, sur l’autonomie des enseignants.
        « En toute cordialité et complicité professorale… »

        Jean-Paul Brighelli

        PS. « À propos, si votre époux est finalement élu, comment vous appellera-t-on ? On devrait dire « Madame la Présidente » — ce qui a toujours voulu dire, en bon français, « l’épouse du Président ». C’est même à ce titre que Mme de Tourvel, dans les Liaisons dangereuses, est appelée « la divine Présidente » : un joli titre à mériter en contribuant à tirer l’Ecole de l’ornière dans laquelle l’ont précipitée le libéralisme des uns et l’idéologie des autres — et vice versa. »

        http://www.lcp.fr/emissions/170005-audition-de-patrick-drahi-president-du-groupe-altice-par-la-commission-des-affaires

        https://www.youtube.com/watch?v=dOnGH9v-oIA

        http://www.marianne.net/obscurantisme-au-nom-diversite-100249864.html

        http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/02/06/31001-20170206ARTFIG00209-emmanuel-macron-et-le-reniement-de-la-culture-francaise.php

        http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-emmanuel-macron-grand-prix-de-la-carpette-anglaise-21-01-2017-2099029_1886.php

        http://www.linternaute.com/actualite/personnalites/1199177-brigitte-macron-trogneux-la-femme-d-emmanuel-macron-a-encore-frappe/

        http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-les-eleves-sont-des-nains-sur-des-epaules-de-geants-04-05-2015-1926010_1886.php

        « Chère Brigitte… »

        Brigitte Macron est professeur de Lettres. Brighelli a choisi de lui écrire.

        « Chère Brigitte… »

        (ce n’est pas familiarité de ma part — juste une sale habitude de salle des profs. Mais je n’irai tout de même pas jusqu’à vous tutoyer — ce n’est pas mon style).
        Donc, reprenons :

        « Chère Brigitte,
        « C’est au professeur de Lettres que vous êtes que je m’adresse. Un professeur et non « une professeure », comme persistent à l’écrire les ignorants du Monde — qui co-appartient à Pierre Bergé, soutien d’Emmanuel. Ou les ignares de Libé, de l’Express ou de RMC, qui appartiennent à Patrick Drahi, l’homme qui souhaite un raccourcissement des congés payés et un allongement des horaires de travail. Et à qui Emmanuel, en l’autorisant à racheter SFR, a rendu un éminent service — sans aucun renvoi d’ascenseur, bien sûr. Bah, ce n’est guère plus mal que d’avoir vendu Alstom aux Américains. Broutilles que tout cela !
        « Un professeur donc ne peut ignorer l’état cataclysmique de l’Ecole française. Ni encaisser sans sourciller ce qui restera pour moi la phrase centrale du discours d’Emmanuel Macron à Lyon, le 5 février dernier : « La culture française, ça n’existe pas. Il y a une culture en France et elle est diverse. »
        Guy Konopnicki, dans Marianne, dit que c’est choisir l’obscurantisme au nom de la diversité. Pff… Mauvais esprit de gauche ! Et Yves Jégo, dans le Figaro, affirme que c’est « le signe inquiétant d’une vision destructrice de ce qui fait depuis toujours la spécificité de notre pays ». Pff again ! Mauvais esprit de droite !

        Une culture, une langue, une France

        « Il n’y a en France qu’une culture, et elle est française. Prétendre qu’il y a aussi « une culture djeune » ou « une culture banlieue » ou je ne sais quoi de communautariste, revient en fait à interdire aux jeunes, aux banlieues (dont je viens, j’y suis d’autant plus sensible) et aux immigrés de longue ou de fraîche date d’accéder à la culture française. Une culture patiemment tissée, de Chrétien de Troyes à Jean Echenoz. Après tout, le petit Emmanuel, qui déjà plaisait tant à ses maîtresses de CP et de CE1 (à une époque où l’on enseignait la règle d’accord avec le COD antéposé, et non les beautés suspectes du prédicat), n’a-t-il pas appris « Maître Corbeau sur un arbre perché » (le b-a-ba du politicien cherchant à décrocher quelque fromage) ou les « sanglots longs des violons de l’automne » — l’indicatif du débarquement de Normandie ?
        « La culture française est une, et non diverse, parce qu’elle est le produit d’une langue — le français, et rien d’autre.
        « Cela n’empêche pas d’offrir toute leur place aux langues régionales, qui existent sur les marges du français, dans une interaction féconde. Mais rien à des langues exogènes. Quelle idée d’aller baragouiner la langue de Goldman Sachs (puisqu’aussi bien, dans le grand concert mondialisé, ce n’est plus celle de Shakespeare) devant des universitaires allemands qui maîtrisent le français mieux que ce que Macron ou moi parlons anglais !
        « Le moins que nous puissions faire pour les migrants comme pour les Français de souche, c’est de leur apprendre le français. Tout le français. Celui de Rabelais et celui de Céline, celui de Boileau comme celui de Quignard. Le français que parle si bien votre mari. Pourquoi priver les autres de ce que l’on maîtrise ?
        « Face à l’urgence, face à la déconstruction intellectuelle lancée depuis quatre décennies, il n’y a pas de place pour le respect du protocole européen de Lisbonne ou pour la substitution des « compétences » aux savoirs. Il n’est promesse qui tienne si elle n’est promesse de France.
        « Cela ne signifie pas que je sois insensible aux vents d’ailleurs. L’apprentissage des mathématiques à Singapour est génial. Mais l’étalage des quatre opérations sur quatre ans, ou l’extinction des Lumières dans des programmes ineptes, ou le massacre des innocents des ZEP, sous prétexte de se conformer à un modèle extra-territorial ou à des impératifs financiers, c’est de la haute trahison.

        Homo politicus festivus

        « Votre garnement était — paraît-il — doué pour le théâtre. Ce serait là que vous en auriez eu la révélation, prétendent les gazettes. Y jouait-il déjà Arlequin serviteur de deux maîtres ? La pièce de Goldoni, qui montre un petit arnaqueur servir deux familles ennemies (la Gauche et la Droite ?) et les exploiter l’une et l’autre lui irait comme un gant. Sans compter qu’elle a servi à Sergio Leone pour élaborer le scénario de Pour une poignée de dollars (que ne ferait-on pas effectivement pour quelques poignées d’euros…). La culture européenne est tout entière là — dans le passé au service du présent. Dans les géants qui nous portent, nains que nous sommes, sur leurs épaules.
        « Convenez-en : avant d’étudier l’indispensable Wajdi Mouawad, il n’est pas mauvais de se frotter à Corneille, Racine, Marivaux ou Giraudoux. Et je suis sûr qu’Emmanuel l’a fait : on ne trahit jamais que les siens, n’est-ce pas…
        « Curieusement, on dirait qu’il n’a gardé de ses années théâtre que l’aptitude à occuper les planches — sans texte. Sans programme. Il vend le produit Macron — et rien d’autre. Savez-vous que cela finit par se remarquer ? Imaginez-vous Gérard Philipe sans Corneille ou sans Kleist ? Une pure agitation ludique sans contenu finit fatalement par avouer sa vacuité. Premier au concours d’impro, cela occupe les longues soirées de l’hiver canadien, mais pas six mois d’une campagne électorale où personne ne fait de cadeau.
        « Ou Macron serait-il le candidat symbolique de l’ère du vide ?

        La mondialisation malheureuse et le moment populiste

        « Quand votre époux est entré chez Rothschild, vous lui aviez raconté le destin littéraire de cette grande banque. Vous lui aviez fait lire Balzac, où Rothschild (sous l’identité de la Maison Nucingen) contourne le blocus continental décrété par Napoléon en trahissant la France afin de commercer avec l’Angleterre. Vous lui aviez fait étudier l’Argent, où Zola explique comment ce même Rothschild (sous le doux patronyme de Gundermann) fait exploser en vol la banque d’Aristide Saccard — autrement dit Eugène Bontoux, le très catholique dirigeant de l’Union Générale. On disait autrefois « cosmopolitisme ». Aujourd’hui, « mondialisation ». La même haine de la nation s’y exprime.
        « Pourtant, Macron achève ses discours en entonnant la Marseillaise — même si le « sang impur » le fait sans doute sourire. « La Marseillaise ailée et volant dans les balles » de Hugo vaut bien que l’on s’accroche à ce fragment de drapeau, « Plein de sang dans le bas et de ciel dans le haut / Puisque le bas trempa dans une horreur féconde / Et que le haut baigna dans les espoirs du monde » : Hugo un jour, Hugo toujours. Il n’y a qu’une culture française, et la France est le monde — et pas l’inverse.
        « Populisme ! pourraient bien s’exclamer les imbéciles. Mais chère collègue, vous avez fait assez de latin — la langue dont nous venons, la langue dont désormais une réforme atroce interdit l’apprentissage — pour avoir enseigné à votre galopin la différence entre populus (le P du SPQR inscrit sur les aigles romaines qui conquirent le monde) et turba — la vile tourbe, le troupeau aveugle. Depuis la Fabrique du crétin (depuis en fait les premiers manuels de littérature que j’ai commis chez Magnard au début des années 1980, cette collection Textes & Contextes que vous avez peut-être eue en main, puisqu’aussi bien nous appartenons à la même génération), je défends les intérêts du peuple, que d’autres voudraient passer aux pertes et profits de l’Histoire. Le peuple français, qui a déjà fait tant de révolutions, participé à tant d’« émotions » (comme on disait autrefois) ou d’émeutes, comme on dirait aujourd’hui, et qui en fomentera quelques autres, si l’on persiste à le mépriser tout en lui flattant la croupe, comme Chirac faisait aux vaches.

        Retour en classe

        « Emmanuel Macron n’a pas de programme — c’est un avantage dont on ne eut abuser longtemps. Je ne peux croire, pour ce qu’il a vu d’elle au fil des conseils des ministres, qu’il pense un seul instant conserver les réformes scélérates de Vallaud-Belkacem. À moins qu’il ne tienne à s’aliéner les enseignants, les parents, et les élèves. « Pas une intellectuelle ! » a dit d’elle François Hollande, qui a si fort contribué à mettre Emmanuel Macron sur orbite. Mais enfin, ce n’est pas parce que not’ président ne lit jamais un roman que votre petit surdoué, lauréat du Concours général, n’en a pas lus — sous votre férule ou de lui-même. Sans doute a-t-il dévoré Bel-Ami, le grand roman de l’ambition satisfaite. Mais lui avez-vous fait découvrir les Illusions perdues, qui, comme leur titre l’indique…
        « Allons ! Je vous fais crédit — jusqu’à ce qu’il se confirme ce que malheureusement je pressens : Macron est l’autre nom de cette idéologie mondialiste qui nie les peuples, ramenés au rang de consommateurs, et les nations, rangées au niveau des exécutants. En attendant, si jamais vous cherchez sur l’Ecole des idées qui aient enfin un peu de cohérence, je suis à votre disposition — et sans a priori, comme vous l’aurez constaté à la lecture de la présente. Après tout, Jean-Michel Blanquer a des idées, héritées de l’Institut Montaigne, que vous connaissez bien, sur l’autonomie des établissements. J’en ai, moi, sur l’autonomie des enseignants.
        « En toute cordialité et complicité professorale… »

        Jean-Paul Brighelli

        PS. « À propos, si votre époux est finalement élu, comment vous appellera-t-on ? On devrait dire « Madame la Présidente » — ce qui a toujours voulu dire, en bon français, « l’épouse du Président ». C’est même à ce titre que Mme de Tourvel, dans les Liaisons dangereuses, est appelée « la divine Présidente » : un joli titre à mériter en contribuant à tirer l’Ecole de l’ornière dans laquelle l’ont précipitée le libéralisme des uns et l’idéologie des autres — et vice versa. »

        http://www.lcp.fr/emissions/170005-audition-de-patrick-drahi-president-du-groupe-altice-par-la-commission-des-affaires

        https://www.youtube.com/watch?v=dOnGH9v-oIA

        http://www.marianne.net/obscurantisme-au-nom-diversite-100249864.html

        http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/02/06/31001-20170206ARTFIG00209-emmanuel-macron-et-le-reniement-de-la-culture-francaise.php

        http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-emmanuel-macron-grand-prix-de-la-carpette-anglaise-21-01-2017-2099029_1886.php

        http://www.linternaute.com/actualite/personnalites/1199177-brigitte-macron-trogneux-la-femme-d-emmanuel-macron-a-encore-frappe/

        http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-les-eleves-sont-des-nains-sur-des-epaules-de-geants-04-05-2015-1926010_1886.php

        http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/blanquer-l-ecole-n-a-pas-besoin-de-revolution-15-11-2016-2083161_1886.php

    • Peut-être ne suis-je pas le seul membre du commentariat qui ait besoin de reprendre son souffle…

      Il nous arrive tant et tant de choses.votre commentaire n’est pas passé inaperçu,croyez-le!

      En commentaire au billet du Maître intitulé « Le point sur les présidentielles » (3 février 2017)
      abc maths nous a donné ce lien:
      https://www.upr.fr/actualite/france/macron-symbole-de-lescroquerie-dun-monde-politique-perdition
      où l’on peut lire toutes sortes de choses;un ancien camarade de classe de Macron dit par exemple:

      « Il arrivait à l’oral à utiliser suffisamment de mots savants pour donner le change. »

      N’aurait-il fait aucun progrès depuis ?
      « la transcendance » qui « doit s’ancrer dans de l’immanence » ça pouvait peut-être impressionner une Brigitte (obnubilée par sa queue,sans doute) mais ça fait ricaner la journaliste du Journal du dimanche.

      Je ne me lancerai pas dans une tentative d’explication de texte de la magistrale « lettre à Brigitte  » mais je ne puis m’empêcher de souligner qu’à mon avis une des astuces diaboliques du Maître est de parler à Brigitte comme si elle était toujours le professeur d’Emmanuel-ce que d’ailleurs elle est encore…

      • les phrases ci-dessus sont une réponse à Dugong:

        Le 13 Février 2017 à 16 h 32 min, Dugong a dit :
        Je m’étonne que personne n’ait réagi aux khonsidérations mystico-dékhonnantes du foutriquet, hier, dans le JDD.

        Allez, je reposte :

  45. La presse : « Thierry Lepaon va être nommé président de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme »

    Après avoir déprimé pour cause de désyndicalisation, il avait besoin de s’occuper de gens dont l’effectif augmente.

    • L’agence nationale de lutte contre l’illettrisme ? C’est pas la Légion étrangère qui s’occupait de ce business dans d’autres temps ?

  46. JPB incomparablement meilleur pour nous parler si bien du grand réalisateur Scorsese que de l’affligeante vie privée de Polanski….
    Tiens, tu m’as donné envie d’y aller..Merci

  47. Aux temps heureux des colonies – comme dirait Scorsese – nous avions « les enfants de troupes » pour exorciser les démons de la jeunesse turbulente et apprendre à chaque génération de galopins les rudiments des bonnes manières et de l’orthographe !

  48. La suppression du service militaire – voulue d’ailleurs par les fanas milis comme Pierre Messmer – a réduit considérablement les moyens qu’on avait pour remettre à niveau les jeunes en bout de course … alors que leur vie commençait à peine.
    Effet secondaire délétère de la perte de l’empire …

    • Aujourd’hui, la France (fille aînée de l’Eglise) ne peut être sauvée que par l’alliance du sabre et du goupillon;

      pour le moment nous avons deux goupillons mais aucun sabre.

  49. Il y a, je crois, un lien assez fort et assez évident entre l’orthographe et la discipline sociale. Ne dit-on pas que la grammaire est l’hygiène de la logique de la langue ?
    Exercice grammatical égale exercice de la vie en groupe. Pour bien s’entendre il faut bien se comprendre …

    • Si vous avez pris l’autobus à Athènes et que vous soyez passé par la Place de la Constitution,vous savez que celle-ci s’appelle en grec « Syntagma ».
      En 2006,Thierry Breton s’exprima sur ce qu’il appelait « la grammaire des affaires »
      http://discours.vie-publique.fr/notices/063000527.html
      Macron,lorsqu’il était ministre, se gargarisait avec:
      « La nouvelle grammaire de l’action publique en économie de marché « .
      (voir les Echos 19 mai 2015)

  50. Suis allé voir ce fameux Silence ! J’ai trouvé ça trop long, le film ne prend pas vraiment et les personnages me sont restés très éloignés. J’ai eu du mal à m’attacher à cette communauté chrétienne nipponne et l’erreur de casting pour les deux prêtres est édifiante. Tout sauf des prêtres ! Dialogues un peu insignifiants et déroulement du film pas très logique. Loin d’Endo !
    Malgré tout la critique de brighelli est assez bien vue à certains égards si je passe sur son côté provocation facile que je commence à connaitre par coeur avec ses manifs pour tous et ses bouffeurs de curés, mais passons !
    Le lapsus sur Kurosawa d’un chroniqueur de France Inter; ben oui, pour les raisons données par jpb mais aussi parce que pas mal d’acteurs du film viennent du vivier Kurosawa donc: excusable.
    Ensuite la référence à Pascal et Spinoza pour parler de la foi de Scorcese m’avait d’abord surpris. Deux philosophes de la retenue et de la modération contre l’emballement de Scorcese !? Je parlerais du doute qui traverse Scorcese dans ce film au travers des deux personnages Ferreira et Rodrigues; il met en cause leur volontarisme qui va tirer vers une acceptation de ce qui va leur advenir à la fin mais il se convainc de leur lacher-prise même si cela reste une terrible épreuve.
    La première partie du film fait l’éloge de la figure du prêtre missionnaire mais ce n’est en aucun cas une justification de l’apostolat que dénoncent les concombres masqués et plumés.
    Enfin, la Nature justement évoquée par jpb quand on sait que le shintoïsme lui rend hommage dans les prières qui sont plus gratitude et reconnaissance que demandes de voeux à exaucer.
    Oui jpb, le Japon est une île, mais quand Perry l’a sorti de son isolement à coups de canon, qui a débouché sur la convention de Kanagawa, c’est leur civisme et leur capacité à travailler comme des damnés qui les a sauvés de leur retard technologique, pas leur repli sur soi !

  51. Mythologies japonaises (suite) :

    Au delà des quelques suppliciés évoqués par le film et des dégâts causés par les zéros pointés sur les bateaux de l’Oncle Picsou, c’est la moto qui a causé le plus de dégâts dans l’Occident chrétien et notamment la Kawasaki 500 H1R :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Kawasaki_500.jpg

    Très justement surnommée la « widow maker » (moteur 2 temps 3 cylindres inhabituellement puissant, partie cycle indigne et pneus savonnettes) elle envoyait ad patres en deux temps trois mouvements les allumés de la poignée dans le coin dès le premier virage.

    Plus lente fut l’étouffement de l’industrie moto * de la très catholique Italie par le constrictor Soichiro Honda. Malgré la résistance de la MV Agusta, qui entre deux constructions d’hélicoptères, entretint l’illusion en compétition (Ah, Giacomo Agostini et sa MV4 !).

    Il faudrait aussi analyser les conséquences de la guerre mondiale deux temps contre quatre temps. Mais c’est une autre histoire…

    * Morini, Benelli, Moto Guzzi (aujourd’hui anecdotique), Laverda, seule la Ducati a pu renaître après être apparue en pleine Bologne fasciste

  52. Je ne sais pas s’il est bon d’aller au cinéma en ce moment, les cerfs-volants macrofillonisés tombent en piqué sur l’écran à tout moment et dérangent l’abandon plaisant qui nous prend rituellement comme Cécilia au cinéma Jewel.
    Je me contenterai de lire ce qu’écrit JPB, formidable critique, en attendant le mois de Juin, souvent pluvieux ici.

    • Très chère Allons bon, n’attendez pas les pluies du mois de juin sous vos climats pour vivre une St-Valentin extatique, c’est aujourd’hui; et un bon conseil, renouvelez l’expérience dès demain !

      • Comme vous avez raison ! Oh oui !
        Mais dites-moi, vous êtes si jeune et vous pouvez aborder n’importe quel sujet et en parler en connaisseur !
        Qui êtes-vous, mystère Hervé ?

        • Vous me surestimez Allons bon, je ne suis qu’un pitre dont les turlupinades logorrhéiques témoignent surtout de ma crétinerie abyssale. C’est pour ça je me sens bien en phase avec l’esprit de certains commentariens du blog où penser est d’abord dire, car il est clair qu’avec eux, on est rassuré: les concepts ne vont pas s’animer sous la dramaturgie du dialogue. Par contre, je soupire de désespoir sur mes faibles capacités en lisant les plus brillants commentaires sur ce billet extrême-oriental par exemple. M’ont-ils seulement ouvert la voie de mon satori ? Que nenni ! Au fur et à mesure que je les découvre, ils perdent en profondeur ce qu’ils gagnent en exotisme car mon petit cerveau est un réceptacle bien trop étroit pour le savoir qu’ils y déversent de force. Cette injonction de comprendre que je ressens comme un viol cérébral à leur lecture est le fait d’un homme dont l’intellect se heurte à ses propres limites. Mais si je continue à les lire, c’est que quelque part je dois aimer ça…uhuhu !

          • « Le bureau des jardins et des étangs », voilà le résultat, pour moi, de ces conversations érudites. Je ne sais pas comment je suis tombée sur ce livre mais c’est, bien sûr, grâce à ce blog; « On ne voit que ce que l’on connaît » ! Même en tout petitn!
            Mais j’ai quand même la ferme impression que vous volez haut et je me demande si ce n’est pas ce qui provoque l’ire des mâles voulant dominer de ce lieu !

  53. Il est peut-être temps de sainter Roger sur le mana macronien qui apparaît très f(i)louté. Le macronana (i.e. le macron-ana) est rempli de référence à Brigitte, anamachronisme vivant, à la fois âme sœur et mère.

    Personne ne semble avoir réalisé que le décalage temporel entre Brigitte et Emmanuel pourrait être de nature relativiste : l’homme pressé naviguant trop vite dans les hautes sphères serait devenu bien plus jeune que sa moitié normalement vieillie comme l’indique l’horloge qui ronronne au salon.

  54. « Des victimes de l’accident qui avait fait 79 morts et 550 blessés attaquent en justice pour « homicides volontaires » le groupe Bolloré, actionnaire majoritaire du chemin de fer camerounais. Un rapport d’expert met en cause l’exploitant. »
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170213.OBS5269/catastrophe-ferroviaire-au-cameroun-bollore-vise-par-deux-plaintes-en-france.html
    Pour ceux qui essaient de suivre: (Moi, j’ai parfois un peu de mal )
    Bolloré, soutien de Macron (qu’il surnomme Pompidou), possède des lignes de chemin de fer mal entretenues en Afrique avec des accidents de train à 80 morts et 550 blessés ( autant que le massacre de Nice), alors que Macron fait tout pour que des affreux bus accidentogènes remplacent nos trains qui eux sont très sûrs .
    Tout cela est-il bien cohérent ?

      • Vous avez vu ça? le Point a publié;je me demandais s’ils allaient le faire.

        Peut-être Manu a-t-il gagné un nouveau surnom: »galopin », ou bien « garnement »;

        Et si même le Journal du dimanche commence à se payer sa tête…

    • Sans vouloir défendre Bolloré -loin de là!- j’ai eu à emprunter ledit train qui relie Yaoundé à Douala: il était plus sûr que « l’axe lourd » à savoir la route reliant les deux mêmes villes, route terriblement dangereuse car elle n’a que deux voies et elle est sillonnée par des grumiers et bus aux freins aléatoires qui se doublent joyeusement sans visibilité…
      Sur place au moment de l’accident, je puis vous assurer qu’à la suite de l’effondrement d’un pseudo-pont sur le trajet de « l’Axe lourd », tous les usagers s’étaient reportés sur le train dont on avait quasiment doublé les wagons: c’est sans doute une des raisons qui explique le déraillement aux conséquences meurtrières.

  55. Il n’y a pas de culture française … il n’y a rien, que la nuit étoilée avec au-dessus le chant des criquets !

    Boileau qui à défaut d’être de culture française – inexistante par essence – était parisien et énonça ceci :

    « - Enfin Malherbe vint …

    Il est certains esprits dont les sombres pensées
    Sont d’un nuage épais toujours embarrassées;
    Le jour de la raison ne le saurait percer.
    Avant donc que d’écrire apprenez à penser.

    Sans la langue, en un mot, l’auteur le plus divin
    Est toujours, quoi qu’il fasse, un méchant écrivain. »
     

  56. Je cite le -gond
    « La diversité dont nous sommes faits, c’est aussi celle issue de toutes les traditions religieuses minoritaires de notre pays, celle du luthéranisme en Alsace, celle du calvinisme dans les Cévennes, celle de la culture yiddish venue d’Europe centrale, celle, aujourd’hui, de l’islam que le chrétien Louis Massignon a si bien étudié et aimé. »
    Ah, bon ?
    Vous connaissez Louis Massignon, vous ?
    OK, je ne suis pas certifié d’histoire-géo comme le -gond et j’ai sans doute quelques lacunes …
    Il paraît qu’il ( le -gond) conseille Pinault qui possède Le Point: On est très mal !
    Je crois que je vais quitter ce blog, certaines infos sont trop douloureuses pour moi .

    • Il n’y a pas que des gonds sur le forum du Figaro;il y a quelques dévergondés;voici un commentaire laissé par un abonné:

      liesse.liesse
      Autant prétendre qu’il n’y a pas de langue de française, puisqu’elle est issue d’un latin créolisé par des locuteurs celtiques, mâtiné de francique et poreux à l’arabe comme à l’anglais. Mais sans doute n’ya-t-il pas non plus d’anglais, ni d’arabe, ni même de francique ni de latin. D’ailleurs il n’y a pas de jean-Jacques Aillagon, mais un ectoplasme où se mêlent les parents de Jean-Jacques Aillagon, et il ferait donc mieux de se taire.
      Et qu’il aille hanter le fin fond du Mozambique, du Canada, de la Sibérie, ou du Sri Lanka pendant quelques années, il sentirait peut-être mieux ce que son inculture peut avoir de typiquement français.
      Le 13/02/2017 à 14:35

      • Les habitants de ces divers pays ont-ils tellement démérité pour que vous les condamniez à être aillagonisés ?
        A moins qu’il ne s’agisse d’une rancune personnelle suite à des voyages ratés ?

  57. Pour comprendre qu’il existe indubitablement une culture franco-française, on peut exhiber certaines de ses spécificités.

    En particulier la culture de la disculpation dont l’igpn vient de nous donner une synthèse d’école dans l’affaire anus vs matrique.

    Les enquêteurs distinguent deux choses : le coup de matrique télescopaque et l’acte de pénétration. Pour eux, autant le coup de matrique est « volontaire, non réglementaire et relève d’un acte de violence » autant la pénétration est jugée « non intentionnelle et accidentelle ». Ils évoquent « un geste professionnel mal maîtrisé ».

    A l’image d’un parapluie qu’on voudrait ouvrir trop vite et dont un amateur déclencherait le mécanisme sans maîtriser l’engin et qui verrait toutes les baleines se déployer dans le premier trou de balle qui se présente. On a vu récemment en Nouvelle Zélande, les gros pépins qu’un tel manque de professionnalisme pouvait occasionner.

    Comme disait Coluche : « c’est comme l’Australie en kangourou. Faut pas l’faire »

    • Il a eu la chance de trouver une tombe intacte, ce qui n’est pas évident en Algérie, au vu de l’état de délabrement ou du vandalisme touchant, en toute impunité voire avec absolution, des cimetières chrétiens ou juifs.
      Mais chut. Ces détails ne sont pas à l’ordre du jour d’un présidentiable multicul.

  58. A part la moutarde qui me monte aux naseaux, plus rien ne me monte au sommet du crâne quand je lis les commentaires de ce blog ici-bas, ce qui est bien pratique; il faut dire que je ne m’emmerde pas avec les détails qui vous occupent, espèces de sur-informés non-formés! Notre époque informative torrentielle, si sotte dans l’allure intellectuelle qu’elle se donne à travers ces communications urbaines, faussées, déformées, me fait gerber sur les tombes d’acteurs inconnus où un bellâtre est parait-il allé se Viander. Vous me faites penser à des bolos gavés d’infos, ayant leurs ronds de serviette aux restos du foie, crachant dans le bol de soupe insipide que les médias leur font ingurgiter par clystères interposés.
    Bonne journée et ennuyez-vous bien !

  59. Bah ! Qu’il y ait sur ce lieu quelques semi-retraités(es) qui, parce qu’ils ne sont pas pianistes ou passionnés de peinture traînent un peu trop souvent sur BA, c’est un peu triste peut-être, mais pas très grave et d’autant moins qu’ils en sont conscients;
    En revanche, Jacquouille, que de jeunes hommes de ton âge soient atteints des mêmes addictions, c’est beaucoup plus alarmant.
    Je suis très inquiet pour eux .

  60. http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/02/15/35003-20170215ARTFIG00260-en-algerie-macron-denonce-la-colonisation-c-est-un-crime-contre-l-humanite.php

    On a beau être vacciné par presque 40 ans de vie politique – d’intérêt pour la chose, plutôt- ce genre de déclaration fait exploser le tachycardiomètre.
    La gueule d’ange a la langue sale et des idées d’une bassesse démagogique qui donnent la nausée.
    Gageons que ce triste sieur vienne de perdre moult voix.

  61. La colonisation ? C’est un fait culturel éminent – et s’il n’y pas de culture pure c’est bien parce que la colonisation est le propre du vivant et donc de l’homme !
    Frères bactériens unissons-nous et colonisons tous les milieux encore stériles !

    P.S Macron est un micron-milieu à lui tout seul, un peu sec sur les bords. Sa baise est donc comme une bise léchouilleuse sans profondeur.

  62. Il existe une infinité de manières d’être con … hier Aillagon énonce des truismes sans portée – aujourd’hui Macron nous coule un bonze qu’il croit une pensée profonde.

  63. Vous savez Lévi-Strauss étudiait des cultures pures – avant l’ère coloniale si l’on peut dire car en fait elles n’étaient pas nées de la veille et avaient traversé bien des tribulations – le point commun qui les résumait : elles stagnaient depuis des siècles !

  64. Vous savez que dans le christianisme le suicide est un crime contre soi-même ? Ce qui est absurde évidemment – mais qu’est-ce qui est logique dans le culte chrétien ?

    • Vous savez que dans le christianisme le suicide est un crime contre soi-même ?

      Faux

      Interrogé sur la question, un bénédictin a répondu : c’est comme si vous lanciez votre corps au visage de Dieu.

      • Il y avait, dans ce type de lancer, une haute aspiration à l’idéal olympique.

        Heureusement, le dopage y sera un jour généralisé et la seringue olympiquera tous ceux qui voudront mourir dans la dignité. On espère que ce ne sera pas un deus ex machina qui appuiera sur le piston.

        • En fait, je n’aime ni le sujet, ni le silence de Driout. C’était une simple  » provoc’  » dans le but de le faire réagir.

          Rassurez-vous, je n’interviens plus.

          • Mais si, continuez, Flo et ne vous inquiétez pas du silence apparent de Pierre Driout. Vous êtes venue ici et vous avez envie de participer, comme nous tous ! Il y a des commentateurs visiblement très intelligents et cultivés, et parfois ils veulent rester entre eux. Eh non, pas possible ! Il leur faut supporter ce qu’ils croient être la plèbe ! Resistere vivereque !
            Et puis vous avez un si joli prénom ou pseudo : Florence !

          • Vous plaisantez, j’espère…
            Mais si je devais prendre la mouche chaque fois que l’on me tire à vue…

  65. Aux Etats-Unis, Flynn, qui voulait le rapprochement avec la Russie, a démissionné. Ne voyez-vous pas quelque chose de similaire en France ? Fillon, qui voulait lui aussi se rapprocher de la Russie, a été dézingué politiquement….

      • D’autant que Benoît Hamon s’est empressé de courber l’échine, dans une diatribe russophobe du plus bel effet servile auprès de ses maîtres : « Le candidat favori de la gauche Benoît Hamon a déclaré ce matin qu’il était nécessaire de revoir la politique envers la Russie qu’il juge  » trop complaisante… Cette forme d’attitude et de complaisance à l’égard de Vladimir Poutine que je ne comprends pas. Nous avons là un impérialisme agressif de la part de la Russie qu’il faut traiter avec fermeté et certainement pas avec complaisance « .

        Moi, ce qui me pose problème : « La France est elle encore une démocratie ? ». Comment se faire qu’il n’y a que Fillon, la partie visible de l’iceberg ? Comment se fait-il qu’on ne voit pas ce qui est en dessous, ces montagnes de commissions encaissées par les uns et les autres dans le silence des paradis fiscaux sur les contrats d’armement, les marchés publics, etc… Les frégates de Taiwan, ça vous dit quelque chose ? Il y a eu des morts, et pourtant personne n’est condamnée…

        A travers l’affaire Fillon, on voit le zèle de nos élites : « l’austérité », c’est pour les autres, pas pour nos élites, ni pour leur famille, ni leur clan; tout pour « le 1% » et rien pour les « autres » ! Contrairement à ce que nos médias nous disent, la France est un pays très très riche, mais ce discours sur les caisses vides permet d’entuber l’opinion publique pour qu’elle accepte la casse sociale et le découpage des retraits…

        La France n’a pas besoin de réforme sur les retraits, ce qu’elle a besoin, c’est une réforme institutionnelle, sinon toute une caste s’arroge tous les privilèges dans l’impunité totale. Comme pour les principaux et proviseurs des établissements scolaires, il faut limiter les mandats dans le temps à deux élections, pour éviter tout érive… Il faut que les citoyens encadrent plus les élus, dans la transparence…

  66. Le foutriquet a déposé une gerbe personnalisée sur la tombe de Navarro.

    Pas sûr que cela le transforme en mulet ni que sa sortie sur la colonisation lui apporte les voix de la « diversité ».

    En attendant la énième instrumentalisation de ladite colonisation, le cadavre de notre ami BouteFlicka n’en finit pas d’agoniser.

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