« Cui bono? » et autres questions

Des soupçons pèsent sur François Fillon et sur Emmanuel Macron. Dans le premier cas, nos médias se demandent : sont-ils fondés ? Dans le second : d’où viennent-ils ?

La question « Cui bono ? » (tournure en double datif que le concept de prédicat ne permet pas de comprendre, note au CSP) est traditionnellement attribuée à Cicéron, qui la prononça jadis dans sa plaidoirie en faveur de Roscius d’Améria, un pauvre bougre accusé à tort de parricide et risquant par conséquent un châtiment immonde (on enfermait le coupable dans un sac avec divers animaux, dont un serpent, et on jetait ce sac dans le Tibre). Lire la suite

Farid Benyettou récite du Dounia Bouzar… et les médias cognent sur Thierry Ardisson

On aurait pu traiter cet épisode avec enthousiasme : quel symbole magnifique, quel formidable hommage aux victimes que cette image du guide spirituel des Kouachi arborant le badge « Je suis Charlie » ! La preuve ultime et absolue que la « déradicalisation » des plus enragés est possible, un signe d’espoir, une petite lumière au bout du tunnel. Si lui a été déradicalisé, alors tous peuvent l’être. On a trouvé la recette, deux ans tout juste après Charlie. C’est la fin du cauchemar, c’est beau. Et merci Ardisson. Lire la suite

« Boules puantes »

Mme Clinton ne lance pas de boules puantes. Trump, si.

La métaphore de la boule puante est un concept typique du vocabulaire « journaliste », dont il me paraît nécessaire d’examiner les conditions d’emploi. Encore une notion floue mais commode, peu précise mais idéologiquement chargée, qui nous aide charitablement à bien distinguer les gentils des méchants. Lire la suite