« Cui bono? » et autres questions

Des soupçons pèsent sur François Fillon et sur Emmanuel Macron. Dans le premier cas, nos médias se demandent : sont-ils fondés ? Dans le second : d’où viennent-ils ?

La question « Cui bono ? » (tournure en double datif que le concept de prédicat ne permet pas de comprendre, note au CSP) est traditionnellement attribuée à Cicéron, qui la prononça jadis dans sa plaidoirie en faveur de Roscius d’Améria, un pauvre bougre accusé à tort de parricide et risquant par conséquent un châtiment immonde (on enfermait le coupable dans un sac avec divers animaux, dont un serpent, et on jetait ce sac dans le Tibre). Lire la suite

La « polémique autour du prédicat »

Antoine Rivaroli, alias Rivarol, à qui nous devons le célèbre et magnifique Discours sur l’universalité de la langue française, était aussi journaliste. Sans doute inspirés par ce prestigieux modèle, les journalistes actuels se sentent tenus de prendre parti dans les débats concernant la pédagogie du français. Lire la suite

Être « anti-système », c’est le bon plan

Mais cela suppose la collaboration des journalistes !

« Ça commence à faire beaucoup », fait remarquer le Huffington Post, dans un article consacré aux candidats qui se prétendent « anti-système ». Je suis d’accord. Si l’on peine à définir le système, une chose est sûre : il est vendeur de ne pas en être ! Mais les médias auraient tort de traiter par le mépris ce qui s’avère être une stratégie fort efficace… grâce à eux. Lire la suite

« Boules puantes »

Mme Clinton ne lance pas de boules puantes. Trump, si.

La métaphore de la boule puante est un concept typique du vocabulaire « journaliste », dont il me paraît nécessaire d’examiner les conditions d’emploi. Encore une notion floue mais commode, peu précise mais idéologiquement chargée, qui nous aide charitablement à bien distinguer les gentils des méchants. Lire la suite