« S’en prendre à » dans la langue des médias

Si un sale type vous frappe et que vous vous vengez en lui infligeant, à votre tour, une bonne baffe, vous n’agissez pas en bon chrétien, c’est sûr. Mais à rigoureusement parler, vous ne vous en prenez pas à lui. Lire la suite

Surprise !

Surprise ?

Ceux pour qui la victoire de Donald Trump était, sinon prévisible, du moins envisageable, ne sont apparus sur les plateaux qu’après la victoire du candidat républicain. Par superstition sans doute, on les en avait tenus écartés durant toute la campagne. Cet événement ne constitue donc pas une surprise pour tout le monde. Il n’en est une que pour les journalistes, moins parce qu’ils n’ont pas été capables de le prévoir (deviner l’avenir n’est d’ailleurs pas ce qu’on leur demande) que parce que la victoire de Trump leur a toujours paru si intolérable qu’ils refusaient de l’envisager. Lire la suite

« Boules puantes »

Mme Clinton ne lance pas de boules puantes. Trump, si.

La métaphore de la boule puante est un concept typique du vocabulaire « journaliste », dont il me paraît nécessaire d’examiner les conditions d’emploi. Encore une notion floue mais commode, peu précise mais idéologiquement chargée, qui nous aide charitablement à bien distinguer les gentils des méchants. Lire la suite