Sonacotra mon amour

Leila, j’ai bien connu ton père pourtant.

Il n’y a bien sûr rien de nouveau sous le soleil de Floride. La fureur islamiste n’en finit pas de déclarer la guerre au reste du monde – qui, lui, n’en veut surtout pas. Il y a ceux qui désignent, et ceux qui ne désignent pas. Il y a ceux qui mettent en avant la particularité des victimes, ceux qui s’inquiètent de l’avantage donné à Donald Trump, ceux qui diluent doctement le fait dans une question plus vaste (l’homophobie, le port d’armes aux États-Unis, voire la violence en général…). Ceux qui, tels les parents du tueur, nous assènent un second coup : tout cela n’aurait « rien à voir » avec l’islam. Dans quelques jours, dans quelques heures sans doute, la musique du « pas d’amalgame » et du « vivre ensemble » reprendra. Il ne faudrait tout de même pas que des homosexuels stigmatisent les musulmans de nos cités. Lire la suite

Jouissance de Rachid Djaïdani

Ne pas être cette pelouse sur laquelle on crache.

Ce mercredi 1er juin, dès l’aube, il est impossible d’échapper aux assiduités de Karim Benzema. Toutes les stations de mon radio-réveil ne parlent que de cela ; elles relaient à l’infini l’injonction de l’attaquant de Madrid. L’homme ne lâche rien, et surtout pas sa proie. Il ne renonce pas. Éconduit, il revient à la charge. Des potes à lui – qui n’ont rien d’amis nôtres – en rajoutent. Qu’elles soient périphériques ou de service public, les radios ne parlent que de cela : cette interview dans la presse espagnole. Quand elle dit « non », la France est raciste. C’est le vieux truc, le ‘tas kek’chose contre les rebeus ou koi ?’. Pris au piège d’un matin qui promettait pourtant d’être doux, je me sens comme ce pauvre Valbuena : surpris sous la couette. Harcelé. Cerné par la rengaine. Fait. Je suis cette pelouse sur laquelle on crache. Lire la suite