Lettre à Patrick Ollier

Monsieur le Ministre,

Jamais je n’aurais eu l’idée saugrenue de vous écrire si je n’avais pas découvert vos déclarations sur Public Sénat. Ainsi, à la suite de tous vos collègues du gouvernement lors de l’affaire Woerth-Bettencourt, vous avez trouvé judicieux de faire de la Toile la responsable de tous vos maux. Les .fr, en l’occurrence, dont vous ne voulez pas citer de nom, sont donc ainsi mis dans le même caniveau, selon votre propre (sic) expression.

Tout en rappelant que ce n’est pas internet mais un journal satirique paraissant le mercredi qui a dévoilé l’essentiel de vos étranges équipées familiales en Tunisie, il est urgent de vous indiquer que votre épouse et vous-même avez fait le gros du travail pour vous y retrouver plongés, dans ledit caniveau.

Et c’est sur un .fr que Madame votre femme, ministre des affaires étrangères, a reçu il y a quelques semaines son soutien le plus inattendu. Irrité par la meute qui se jetait sur elle, scandalisé par ceux qui passent leurs vacances au Maroc et condamnaient ceux qui comme vous les passaient du côté de Tunis, j’avais commis un article qui m’a valu bien des interrogations du côté des chez mes amis. Luc Rosenzweig, le lendemain, me donnait tort avec des arguments très forts. Je n’étais pourtant pas près à regretter mon texte -têtu que je suis-, bien que Madame la Ministre ne m’aide pas, avec ses déclarations successives, dans les jours qui ont suivi.

Mais votre pitoyable déclaration sur les .fr dans le caniveau a fini par m’achever, d’autant -circonstance aggravante- qu’elle me met d’accord avec Edwy Plenel. Bel exploit ! J’ai eu grand tort, donc, d’écrire ce texte.