{"id":676,"date":"2010-06-21T20:28:04","date_gmt":"2010-06-21T19:28:04","guid":{"rendered":"http:\/\/carnet.causeur.fr\/antidote\/?p=676"},"modified":"2021-04-26T16:11:26","modified_gmt":"2021-04-26T14:11:26","slug":"le-dernier-saut-de-bigeard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/antidote\/le-dernier-saut-de-bigeard-676","title":{"rendered":"Le dernier saut de Bigeard"},"content":{"rendered":"<p><em><strong>Une fois n&rsquo;est pas coutume, j&rsquo;ouvre mes colonnes \u00e0 un ami, Eric Bonvalot, dont je sais l&rsquo;admiration qu&rsquo;il portait au G\u00e9n\u00e9ral Bigeard, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 la semaine derni\u00e8re.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>DD<\/strong><\/em><\/p>\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment 2010 n\u2019est pas une bonne ann\u00e9e pour les grandes gueules.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s Philippe S\u00e9guin en janvier, c\u2019est le g\u00e9n\u00e9ral Marcel Bigeard  qui vient de la fermer. Pour toujours.<br \/>\nBigeard ! Ce nom claque comme un drapeau fran\u00e7ais au vent des bourrasques de l\u2019histoire de France. Ce nom, un tantinet <em> franchouillard<\/em> et, pour le moins, peu aristocratique.<\/p>\n<p>Bigeard, on l\u2019aime ou on le  d\u00e9teste mais personne ne reste indiff\u00e9rent au parcours de ce \u00abpetit gars\u00bb de Toul qui avec un certificat d\u2019\u00e9tudes  devient g\u00e9n\u00e9ral au feu puis ministre et d\u00e9put\u00e9. N\u00e9 en 1916 en pleine bataille de Verdun, ce fils de cheminot aura une m\u00e8re qui lui inculquera une \u00e9ducation stricte mais qui sera sa r\u00e9f\u00e9rence durant toute sa vie. A 14 ans il devient courtier \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale. Puis c\u2019est le service militaire en 1936 dont il sortira\u00a0 \u00ab\u00a0plut\u00f4t antimilitariste\u00a0\u00bb  selon ses propos.<br \/>\nMais ce grand gaillard cultive sa forme physique et lorsqu\u2019il est rappel\u00e9 en 1939 il se porte volontaire pour les corps Francs (anc\u00eatre des commandos). Adjudant il obtient alors sa premi\u00e8re citation. Durant la d\u00e9b\u00e2cle, il fait face \u00e0 l\u2019attentisme de certains militaires mais aussi de la population civile lorsqu\u2019apr\u00e8s une marche de plusieurs kilom\u00e8tres un camarade bless\u00e9 sur son dos, un compatriote refuse de lui ouvrir sa maison car \u00ab il ne veut pas de probl\u00e8mes avec les Allemands \u00bb.<\/p>\n<p>Le 25 juin 1940, Bigeard est prisonnier mais tr\u00e8s vite il essaie de s\u2019\u00e9vader. Au bout de quelques tentatives, il y parvient  enfin le 14 juillet 1941. Cette date ne doit rien au hasard : Bigeard aime les symboles. Il retrouve son amour de toujours, Gaby, se marie et fonce en Afrique o\u00f9 il rejoint l\u2019arm\u00e9e d\u2019armistice. Tr\u00e8s vite, il est rep\u00e9r\u00e9 par les services sp\u00e9ciaux britanniques qui en font un parachutiste. C\u2019est le tournant de la carri\u00e8re militaire du jeune Marcel. Il est parachut\u00e9 en Ari\u00e8ge en aout 1944 pour coordonner les maquis en grande partie communiste et lib\u00e9rer la r\u00e9gion. Ce fut chose faite avec 1500 prisonniers allemands remis aux autorit\u00e9s.<\/p>\n<p>Puis Bigeard est affect\u00e9 \u00e0 l\u2019instruction des \u00ab cadres \u00bb FFI parfois \u00ab\u00a0auto promus\u00a0\u00bb en grade. Fin 1945, il arrive en Indochine. Ce sera le d\u00e9but d\u2019une v\u00e9ritable passion pour ce pays. Bigeard dira longtemps avoir le \u00ab\u00a0mal jaune\u00a0\u00bb. Tr\u00e8s vite il se distingue et pas seulement lors de combat. Il r\u00e9dige un rapport sur le trafic d\u2019opium au sein de plusieurs unit\u00e9s fran\u00e7aises qui fait grincer des dents ses sup\u00e9rieurs. Puis c\u2019est la retraite de Thu L\u00e9 qui fait la une des journaux. La l\u00e9gende de Bigeard commence et le principal int\u00e9ress\u00e9  saura parfaitement en jouer. Il devient le premier militaire fran\u00e7ais \u00ab\u00a0m\u00e9diatique\u00a0\u00bb[1. \u00ab\u00a0People\u00a0\u00bb, dirait-on aujourd\u2019hui.]. La grande muette commence s\u00e9rieusement \u00e0 \u00eatre agac\u00e9e du comportement de ce jeune officier qui n\u2019a ni bac, ni dipl\u00f4me d\u2019une grande \u00e9cole.<\/p>\n<p>1954, Bataille de Dien Bien Phu. Bigeard joue un r\u00f4le consid\u00e9rable voulant \u00e0 tout prix sauver l\u2019honneur, galvanisant les troupes, parfois certains sup\u00e9rieurs. Lorsque le camp tombe, le Viet Minh demande \u00ab\u00a0o\u00f9 est Bigeard, o\u00f9 est Bigeard ?\u00a0\u00bb Il est fait alors prisonnier, tente une nouvelle \u00e9vasion mais reste aux mains des terribles \u00ab\u00a0commissaires politiques\u00a0\u00bbpendant plus de 4 mois. Avec une mortalit\u00e9 de 80 % en 4 mois, survivre \u00e0 ces camps rel\u00e8ve du miracle. V\u00e9ritable force de la nature, Bigeard est lib\u00e9r\u00e9 fin septembre.  Il gardera de cette \u00e9poque un rejet profond du syst\u00e8me communiste, une m\u00e9fiance permanent vis-\u00e0-vis du monde politique et, surtout, le souvenir des ces nombreux camarades morts dans cette cuvette dont il dira: <em>\u00ab\u00a0Dien-Bien-Phu , c\u2019\u00e9tait un peu comme une bougie qui s\u2019\u00e9teignait.\u00a0\u00bb<\/em> Le croyant mort l\u2019Etat-major l\u2019a nomm\u00e9 lieutenant-colonel.<\/p>\n<p>Puis vient la guerre d\u2019Alg\u00e9rie. Avec ses paras, Bigeard crapahute dans le djebel et obtient des r\u00e9sultats. Tr\u00e8s vite , il est impliqu\u00e9 sous les ordres de Massu dans la bataille d\u2019Alger -avec les pol\u00e9miques que l\u2019on sait sur la question des m\u00e9thodes employ\u00e9es pour obtenir les renseignements permettant de d\u00e9manteler les r\u00e9seaux de poseurs de bombes du  FLN. C\u2019est surement l\u2019aspect le plus controvers\u00e9 de sa carri\u00e8re mais Bigeard assumera en disant que cela \u00e9tait \u00ab\u00a0un mal n\u00e9cessaire\u00a0\u00bb tout en d\u00e9clarant ne jamais l\u2019avoir pratiqu\u00e9 directement. Durant cette p\u00e9riode le sens tactique de Bigeard est remarquable. Il \u00e9labore la doctrine d\u2019emploi de l\u2019assaut h\u00e9liport\u00e9 qui sera en grand partie  reprise par l\u2019Arm\u00e9e am\u00e9ricaine durant la guerre du Viet Nam. Puis il cr\u00e9e l\u2019\u00e9cole de la contre-gu\u00e9rilla \u00e0 Philippeville sur ordre de Chaban-Delmas. Bigeard communique, invite les journalistes dans son r\u00e9giment, et a m\u00eame un photographe et un dessinateur attitr\u00e9 !<\/p>\n<p>Lorsque Bigeard, un 14 juillet, revient en France pour \u00eatre d\u00e9cor\u00e9 et d\u00e9filer sur les Champs-Elys\u00e9es, la foule crie\u00a0  \u00ab\u00a0Bigeard au pouvoir !\u00a0\u00bb. La  IV\u00e8me R\u00e9publique aux abois envoie Bigeard dans des postes en Afrique Noire o\u00f9 la situation politique est plus calme. N\u00e9anmoins, Bigeard garde un \u0153il sur les \u00e9v\u00e9nements d\u2019Alg\u00e9rie. Toutefois, le  soldat n\u2019en est pas moins r\u00e9publicain et reste prudemment \u00e0 l\u2019\u00e9cart des putschs et autres s\u00e9ditions des partisans de l\u2019Alg\u00e9rie Fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 10 ans au grade de colonel, Bigeard, devient enfin g\u00e9n\u00e9ral. Les dents grincent du cot\u00e9 dans anciens saint-cyriens et autres dipl\u00f4m\u00e9s de l\u2019Ecole de Guerre pour qui cet ancien 2\u00e8me classe reste\u00a0 \u00ab\u00a0une trop grande gueule\u00a0\u00bb. Bigeard connait alors des postes de temps de paix. A Madagascar, \u00e0 Paris, \u00e0 Toulouse, il s\u2019ennuie. Il le reconna\u00eet : la guerre est devenue une drogue pour lui. <em>\u00ab\u00a0L\u2019arm\u00e9e est ma femme, Gaby ma maitresse \u00ab\u00a0<\/em>, dit-il. Bigeard prend de sa retraite en 1975, g\u00e9n\u00e9ral 4 \u00e9toiles. Ce militaire \u00e9tait un chef adul\u00e9 et respect\u00e9 par ses hommes qui l\u2019auraient suivi n\u2019importe o\u00f9. Mais l\u2019avoir comme subordonn\u00e9 \u00e9tait un dr\u00f4le de casse-t\u00eate.<\/p>\n<p>L\u00e0 commence l\u2019autre carri\u00e8re du g\u00e9n\u00e9ral, celle de\u00a0 <em>\u00ab\u00a0la Jungle\u00a0\u00bb<\/em>. C\u2019est comme cela qu\u2019il nomme l\u2019ar\u00e8ne politique o\u00f9 il trouve que le respect entre adversaires est moins pr\u00e9sent que sur les champs de bataille. Devant la crise qui secoue l\u2019Arm\u00e9e Fran\u00e7aise (Comit\u00e9 de soldats  entre autres), Bigeard est nomm\u00e9 secr\u00e9taire d\u2019Etat \u00e0 la d\u00e9fense par Giscard. Une amiti\u00e9 fid\u00e8le na\u00eet entre les deux hommes. Tr\u00e8s vite, son style d\u00e9tonne dans les palais feutr\u00e9s de Paris. Il impose le jogging \u00e0 ses collaborateurs minist\u00e9riels d\u00e8s le matin.<br \/>\nIl m\u00e8ne de nombreuses r\u00e9formes, (statut des sous-officiers, conditions des \u00e9pouses de militaires, augmentation des cr\u00e9dits d\u2019\u00e9quipements). Il observe goguenard tout ce petit monde. 18 mois apr\u00e8s sa nomination, Bigeard donne sa d\u00e9mission \u00e0 Giscard qui a du mal \u00e0 l\u2019admettre. Le g\u00e9n\u00e9ral consid\u00e8re sa mission comme remplie et ses relations avec Yvon Bourges, Ministre de la D\u00e9fense, sont quelques peu tendues.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un refus, puis quelques h\u00e9sitations, Bigeard devient d\u00e9put\u00e9 de Meurthe et Moselle en 1978. Il est \u00e9lu dans la foul\u00e9e pr\u00e9sident de la commission de la D\u00e9fense nationale \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e. Le fait qu&rsquo;il soit apparent\u00e9 UDF ( il ne sera jamais adh\u00e9rent ) suscite beaucoup d\u2019irritation chez certains d\u00e9put\u00e9s gaullistes. Car Bigeard n\u2019est pas gaulliste. Il admire le G\u00e9n\u00e9ral mais se d\u00e9marque sur certains sujets (Politique \u00e9trang\u00e8re des USA notamment). Bigeard pavoise, court de meetings en voyages officiels, d\u00e9bat et se paie le luxe d\u2019\u00eatre invit\u00e9 \u00e0 \u00ab Apostrophes \u00bb et d\u2019engager un d\u00e9bat franc  et cordial avec Georges Brassens. Puis en 1981, la gauche au pouvoir, Bigeard demeure malgr\u00e9 tout d\u00e9put\u00e9. Il s\u2019oppose vigoureusement aux socialistes mais admire Mitterrand pour son sens tactique. Un homme du PS lui inspirera un profond respect : Charles Hernu \u00e0 qui il est reconnaissant de ne pas voir c\u00e9der aux sir\u00e8nes id\u00e9ologiques de son aile gauche lorsqu\u2019il \u00e9tait Ministre de la D\u00e9fense. En 1988, Il soutient Barre aux \u00e9lections pr\u00e9sidentielles  mais perd sa circonscription de quelques voix.<\/p>\n<p>Bigeard ne regrettera pas beaucoup ce passage en milieu politique. Il ne demande pas de mission sp\u00e9ciale, gracieuse ou r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e. Il prend une retraite bien m\u00e9rit\u00e9e, et se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9criture (15 ouvrages dont il versera les b\u00e9n\u00e9fices \u00e0 des \u0153uvres caritatives). Il mettra un point d\u2019honneur \u00e0 pr\u00e9server la m\u00e9moire des ses camarades morts au combat notamment ceux de Dien Bien Phu. Il refusera toutefois d\u2019accompagner Mitterrand lors d\u2019un voyage officiel  au Viet Nam \u00e0 Dien Bien phu. Il ira l\u00e0 bas en 1994 une ann\u00e9e plus tard. Ne pouvant retenir ses larmes, il d\u00e9clara devant un  journaliste vouloir \u00eatre incin\u00e9r\u00e9 et largu\u00e9 sur cette cuvette o\u00f9 est rest\u00e9e une partie de lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9ral vit \u00e0 Toul dans le quartier de Saint Evre. Il r\u00e9side dans une maison achet\u00e9e dans les ann\u00e9es 1950, demeurant  fid\u00e8lement attach\u00e9 \u00e0 sa terre meusienne jusqu\u2019au bout. Sobrement et simplement.<br \/>\nTant qu\u2019il en aura la capacit\u00e9 physique, il fera son jogging le matin et quelques longueurs \u00e0 la piscine municipale dont il avait les cl\u00e9s. Il r\u00e9pondait  personnellement \u2013d\u2019un petit mot pour chacun- \u00e0 l\u2019abondant courrier qu\u2019il recevait. J\u2019ai encore une photo d\u00e9dicac\u00e9e de  sa main. Bigeard aimait intervenir sur les sujets militaires ou de diplomatie. Une analyse r\u00e9cente sur la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise il y a 4 ans montre que le vieux para gardait une certaine lucidit\u00e9 m\u00eame s&rsquo;il avait une certaine tendance \u00e0 entretenir son propre mythe.<\/p>\n<p>Oui, Bigeard \u00e9tait un mythe et  une l\u00e9gende. Qui dirait  le contraire lorsqu\u2019on voit un tel parcours ? Il \u00e9tait un des derniers symboles de la m\u00e9ritocratie r\u00e9publicaine issue du service militaire. Authentique  fils de la R\u00e9publique, il sut \u00ab  Etre et durer \u00bb comme  sa devise personnelle l\u2019atteste. Bigeard fut l\u2019officier le plus d\u00e9cor\u00e9 de France, totalisant 24 titres de guerres, 5 blessures, et la m\u00e9daille de la r\u00e9sistance. Soldat de France, il demeura un patriote visc\u00e9ral, un tantinet cocardier mais dont le parcours impose le respect et l\u2019admiration. Sans \u00eatre un strat\u00e8ge, il fut un excellent tacticien qui savait se remettre en cause. Il respectait ses anciens  adversaires qu\u2019il rencontra \u00e0 plusieurs reprises, ceux du Viet Minh ou du FLN.<\/p>\n<p>Bien entendu  les antimilitaristes et adeptes de la repentance salonarde et autres dogmes id\u00e9ologiques convenus, n\u2019h\u00e9siteront pas \u00e0 ne retenir que de lui, ses propos et ses actes pendant la guerre d\u2019Alg\u00e9rie li\u00e9s \u00e0 la torture. J\u2019invite ces rebellocrates \u00e0 s\u2019interroger sur leur capacit\u00e9 \u00e0 prendre autant de risques  (physiques notamment) que des gens comme Bigeard pour d\u00e9fendre leurs id\u00e9es et leurs croyances autrement qu\u2019en signant des p\u00e9titions et battant le pav\u00e9 sous des calicots.<\/p>\n<p>Notre soci\u00e9t\u00e9 actuelle  adepte du principe de pr\u00e9caution et de la p\u00e9nalisation des risques inh\u00e9rents  \u00e0 ce qu\u2019on appelle la vie, serait bien inspir\u00e9e de m\u00e9diter sur l\u2019action de cette homme qui   a combattu toute son existence  au nom d\u2019une \u00ab certaine id\u00e9e de la France \u00bb<\/p>\n<p>Et puis, pour le paraphraser, mourir un  18 juin, \u00ab\u00a0\u00e7a a de la gueule\u2026 \u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Eric Bonvalot, directeur d&rsquo;une association d&rsquo;\u00e9lus locaux, est aussi officier de r\u00e9serve.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Eric Bonvalot<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":{"0":"post-676","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-oxygene"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/antidote\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/676","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/antidote\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/antidote\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/antidote\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/antidote\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=676"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/antidote\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/676\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/antidote\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=676"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/antidote\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=676"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/antidote\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=676"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}