De Gaulle, le retour

De Gaulle n’aura participé à la IVème République agonisante que le temps de lui organiser des funérailles décentes…

« De Gaulle à Matignon » (juin 1958-janvier 1959). Une des périodes les moins connues du gaullisme et pourtant l’une des plus denses, comme le rappelle opportunément le documentaire de Georgette Elgey (France 5).

En ce temps-là, De Gaulle n’est plus l’homme du 18 juin, et pas encore le père fondateur de la Vème République. Depuis six ans déjà il boude à Colombey, pour la plus grande joie de la classe politique, à part un dernier carré de fidèles. Pourtant, avec l’aggravation des « événements d’Algérie », en quinze jours le Général va s’imposer à nouveau comme l’homme de la situation ! Lire la suite

France, capitale Bruxelles

A quoi bon voter encore en France, quand tout se décide ailleurs ? C’est la conclusion à laquelle aboutit le téléspectateur moyen (moi, en l’occurrence) au vu du documentaire diffusé l’autre mardi par France 5 : Bruxelles, le vrai pouvoir.

À ce qu’il paraît, ce ne sont plus nos élus qui décident du destin de notre pays, mais “la Commission”. Sommet après sommet, vingt-sept chefs d’État et de gouvernement défilent, pour faire valoir leurs intérêts nationaux respectifs, auprès de commissaires qui ne les entendent guère, investis qu’ils sont d’une mystérieuse autorité supérieure : des suzerains face à leurs vassaux.
Lire la suite

Morale normale

Ces temps-ci, dans les débats télé, il n’est question que du “choc de moralisation” solennellement annoncé par le président de la République, et de ses contrecoups. Mais comme ça change tous les jours, que diable vous raconter qui ne risque pas d’être démodé avant publication ? Mes idées, bien sûr !
Lire la suite

Un fauteuil pour douze

Mercredi 16 novembre, France 3 nous racontaitla Folle Histoire des présidentielles. Une sorte de thriller à la 24 heures, sauf qu’ici l’action s’étale sur cinquante ans (de 1962 à nos jours) et que les gangsters sont remplacés par des politiciens.

Les auteurs de ce documentaire en ont-ils mesuré toute la force corrosive ? En tout cas, ce ne sont ni des punks ni des néopoujadistes. Mme Frédérique Bredin, ex-ministre socialiste, s’est entourée ici de Jean-Jérôme Bertolus, journaliste à i-Télé, et de Jean-Michel Royer, spécialiste des archives audiovisuelles. N’empêche ! Ces gens respectables nous content une histoire qui ne l’est guère. Leur enquête, qu’ils l’aient voulu ou non, jette une lumière crue sur l’abîme qui sépare le scrutin présidentiel tel qu’il devrait être de ce qu’il est.  Lire la suite