Le bêtisier des dictateurs

Nos amis les tyrans ne sont pas seulement des criminels mais aussi des guignols. Grands, mais guignols.

Dictateur, un boulot de dingue : le documentaire diffusé par Canal Plus a suscité chez mes collègues des réactions diverses. « Original et révélateur », disent les uns. « Trop superficiel pour être pédagogique », objectent les autres. Mais c’est qu’on ne peut pas faire uniquement des soirées « Terrorisme d’Etat », même avec débat. L’auteur, Alain Charlot, revendique d’emblée un angle d’attaque plus original. Parmi les abus de pouvoir qui sont la maladie professionnelle des dictateurs, il y en a de pas drôles certes, mais aussi des drôles qu’on nous montre hélas trop rarement, depuis Chaplin.
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A perdre Allen.

Je n’ai pas vu To Rome with Love, le dernier film de Woody Allen, mais ce n’est pas non plus mon boulot. Laurent Dandrieu vous a dit ici même la semaine dernière ce qu’il convenait d’en penser, et du coup je suis moins pressé.

Dans le cadre de cette chronique, en revanche, j’ai vu pour vous Woody en promo au Grand Journal de Canal Plus. Six minutes seulement mais, semble-t-il, presque autant de gags qu’en une heure cinquante et une minutes de film. Désolé, Laurent : j’ai eu la meilleure part !

Ressort comique de cette interview, dont Michel Denisot n’a sans doute pas goûté tout le sel : le contraste entre ses questions convenues et les réponses faussement plates de Mr. Allen. Sur la base de cette répartition des rôles, leur duo fonctionne à merveille.  Lire la suite

Woody Allen, un Dostoïevski joueur

Les ennemis de nos modernes sont des modernes

Woody Allen, archétype de l’humour juif new-yorkais ? En tant que fan de la première heure, cette thèse m’avait toujours suffi, et pour cause : elle m’arrangeait ! Je me trouvais ainsi coopté, moi le goy pur porc, par le cercle fermé des « happy jews » de Manhattan, seuls capables apparemment de goûter tout le sel de l’humour alliené. Lire la suite