Sexe, drogues et islamisme

Des clitos à Sciences Po, un soutien-gorge pour la Louve romaine, et la main de Moscou dans la culotte d’un punk.

VA 73 Unef Sc. Po

Ceci est un authentique tweet de l’Unef, bien qu’il ne comporte pas de fautes d’orthographe.

Twitter Travaux manuels à Sciences Po

Énorme succès sur les réseaux pour ce tweet de l’Unef Sciences Po. Je vous fais grâce des innombrables commentaires grivois qu’il a engendrés sur le Net. L’essentiel, c’est que cet appel a grandement contribué à ridiculiser les fils-à-papa grévistes de la rue Saint-Guillaume. Comme quoi, contrairement à ce qu’un vain peuple pense, l’Unef sert à quelque chose.

 

 

 

Courrier International Quand c’est flou, y a une Louve !

VA 72 Iran Roma

Décidément, les Iraniens, ça va de mal en pis…

On savait les mollahs iraniens plutôt pointilleux en matière de morale publique, et notamment de nudité. On se souvient ainsi qu’il y a deux ans, lors du déplacement du président Hassan Rohani en Italie, les musées romains qu’il visitait avaient dû planquer préalablement toutes les statues de nus.
C’est justement en Italie que la pudibonderie islamique façon Téhéran a fait de nouveau le buzz ces jours-ci. À l’occasion d’un match entre l’AS Roma et le FC Barcelone, le J.T. iranien a jugé indispensable de préserver la pudeur de ses téléspectateurs en cachant ces mamelles qu’ils ne sauraient voir.
Or il se trouve que la fameuse statue de la Louve allaitant Romulus et Remus n’est pas seulement l’emblème de l’AS Roma, mais accessoirement celui de la ville et un peu de l’Italie tout entière. Conséquence logique, la presse et les internautes se sont déchaînés contre le régime des ayatollahs. Ainsi le quotidien Il Tempo a titré sur sa une, en persan dans le texte, « Pas touche à la Louve ! » Puis finalement, la polémique est assez vite retombée pour cause d’euphorie nationale : contre toute attente, la Roma a éliminé le Barça en Ligue des Champions.
Du coup, on se prend à rêver que nos amis les imans floutent aussi le coq gaulois à la veille de la coupe du Monde…

Facebook Un punk nommé Brejvev

Certains pensent que le punk rock est d’essence satanique, alors qu’en vrai il est d’origine soviétique !

Certains pensent que le punk rock est d’essence satanique, alors qu’en vrai il est d’origine soviétique !

À l’instar de Donald Trump, Justin Trudeau ou Theresa May, les grands médias anglo-saxons ont tendance à voir la main de Moscou derrière tout et n’importe quoi.
Surfant sur cette mode, les pasticheurs canadiens du World News Daily Report ont balancé sur leur page Facebook une vraie-fausse info décoiffante : d’après les « confessions » d’un certain Alexandre Volochine, ex-agent du KGB, dans les années 70 les services secrets soviétiques auraient inventé de toutes pièces, financé et manipulé le mouvement punk !
À en croire ledit Volochine, le Kremlin aurait dépensé des centaines de millions de roubles pour promouvoir les Sex Pistols, les Clash et autres Ramones. La fine fleur des spécialistes soviétiques de la guerre psychologique aurait même été réquisitionnée pour écrire les paroles de leurs chansons. Objectif : démoraliser le monde libre en faisant l’apologie des drogues dures, du chaos et de la contre-culture.
Vous allez me dire que, même pour une parodie, tout ça est un peu gros. Pas plus, vous rétorquerai-je, que de prendre soudainement pour argent comptant les « révélations » antirusses de Donald Trump, après avoir rabâché pendant un an que c’était un menteur pathologique.

[Article publié dans Valeurs actuelles]

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