{"id":1382,"date":"2016-10-24T16:27:44","date_gmt":"2016-10-24T14:27:44","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=1382"},"modified":"2021-04-22T18:49:19","modified_gmt":"2021-04-22T16:49:19","slug":"de-lhistoire-contrefactuelle-et-autres-uchronies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/de-lhistoire-contrefactuelle-et-autres-uchronies-1382","title":{"rendered":"De l\u2019Histoire contrefactuelle et autres uchronies"},"content":{"rendered":"<p>Les vacances servent au moins \u00e0 \u00e7a : combler notre abyssal retard de lectures.<br \/>\nPour moi, sur ces deux premiers jours, ce fut donc <em>Pour une histoire des possibles<\/em>, de Quentin Deluermoz (Ma\u00eetre de conf\u2019 \u00e0 Paris-XIII) et Pierre Singarav\u00e9lou (Professeur \u00e0 Paris-I), paru au Seuil un peu plus t\u00f4t dans l\u2019ann\u00e9e.<br \/>\nMauvais titre, qui d\u2019un c\u00f4t\u00e9 ne dit pas grand-chose, et de l\u2019autre n\u2019a pas le c\u00f4t\u00e9 accrocheur qui lui attirerait un public autre que celui des sp\u00e9cialistes. Ni le titre, ni la couverture, \u00e9nigmatique pour les non-initi\u00e9s. Je parierais que \u00e7a n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 un grand succ\u00e8s. Dommage.<br \/>\nLe sous-titre (mais il n\u2019appara\u00eet que sur la page de garde) est plus explicite : \u00ab Analyses contrefactuelles et futurs non advenus \u00bb. Quelqu\u2019un au Seuil n\u2019a pas fait son boulot.<a href=\"http:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/files\/2016\/10\/103482_couverture_Hres_0.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1388\" src=\"http:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/files\/2016\/10\/103482_couverture_Hres_0.jpg\" alt=\"\" width=\"382\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2016\/10\/103482_couverture_Hres_0.jpg 382w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2016\/10\/103482_couverture_Hres_0-191x300.jpg 191w\" sizes=\"auto, (max-width: 382px) 100vw, 382px\" \/><!--more--><\/a><\/p>\n<div id=\"ligne\"><\/div>\n<p>Il y a pourtant de quoi butiner l\u00e0-dedans \u2014 et en faire son miel.<br \/>\nLe contrefactuel est cette part de l\u2019Histoire qui commence par \u00ab what if \u00bb (oui, en anglais, parce que si le m\u00e9canisme est universel, l\u2019utilisation syst\u00e9matique en Histoire est surtout le fait d\u2019historiens anglo-saxons, comme il est convenu d\u2019appeler ces gens \u00e9tranges qui se nourrissent de McDo et de sauce Marmite). Comme dit Nietzsche, souvent convoqu\u00e9 par les deux historiens, \u00ab la question \u00ab\u00a0Que se serait-il pass\u00e9 si cela et cela n\u2019avaient pas eu lieu ?\u00a0\u00bb est presque unanimement regard\u00e9e avec d\u00e9faveur, et cependant c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cela qui est la question capitale \u00bb.<br \/>\nEvidemment \u2014 et nos auteurs commencent par l\u00e0 \u2014, cela d\u00e9bouche tr\u00e8s vite, en litt\u00e9rature, sur les uchronies, la r\u00e9\u00e9criture du futur (notre pr\u00e9sent en g\u00e9n\u00e9ral) en fonction d\u2019un pass\u00e9 qui aurait choisi une autre option que celle adopt\u00e9e par les \u00e9v\u00e9nements : si le nez de Cl\u00e9op\u00e2tre avait \u00e9t\u00e9 plus court\u2026<br \/>\nEn g\u00e9n\u00e9ral, on choisit un \u00e9v\u00e9nement majeur \u2014 un turning point, disent les anglicistes susnomm\u00e9s : la bataille de Poitiers (perdue ou gagn\u00e9e par les Sarrasins, qui auraient du coup islamis\u00e9 l\u2019Europe avec 1300 ans d\u2019avance), la d\u00e9couverte de l\u2019Am\u00e9rique (par un aventurier g\u00e9nois ou un amiral chinois ?) ou la fin de la Deuxi\u00e8me guerre mondiale (Hitler a-t-il ou non perdu \u2014 non, dit Philip K. Dick dans <em>le Ma\u00eetre du haut ch\u00e2teau<\/em>). Ou la bataille de Waterloo, dont Louis Geoffroy (in <em>Napol\u00e9on et la conqu\u00eate du monde<\/em>, paru en 1841) imagine qu\u2019elle fut gagn\u00e9e par l\u2019empereur (une hypoth\u00e8se utilis\u00e9e pour Borodino par Giscard d\u2019Estaing, dans une uchronie qui ne fit pas date, <em>la Victoire de la grande arm\u00e9e<\/em> \u2014 Plon, 2010) et dont il fait le d\u00e9part d\u2019un empire mondialis\u00e9 \u2014 Buonaparte 200 ans avant Goldmann Sachs.<br \/>\nRappelons au passage que le h\u00e9ros du <em>Voyageur imprudent<\/em> de Barjavel (Deno\u00ebl, 1944) d\u00e9cide d\u2019exp\u00e9rimenter par lui-m\u00eame une hypoth\u00e8se audacieuse en allant tuer ce m\u00eame Bonaparte \u00e0 Toulon en 1793. Mauvais plan. C\u2019est comme \u00e7a que l\u2019on se retrouve coinc\u00e9 dans une boucle temporelle\u2026<\/p>\n<p>En fait, expliquent les auteurs, les historiens (les vrais) utilisent sans cesse le contrefactuel pour essayer la validit\u00e9 de leurs assertions, et cette d\u00e9monstration, qui constitue l\u2019essentiel du livre, est tout \u00e0 fait passionnante. Le <em>What if<\/em> (<em>si<\/em> Churchill avait eu un accident mortel dans les ann\u00e9es 1930, <em>si<\/em> Louis XVI avait r\u00e9ussi sa fuite au-del\u00e0 de Varennes en 1791, ou <em>si<\/em> J\u00e9sus avait \u00e9t\u00e9 empoisonn\u00e9 enfant au cyanure de potassium, <a href=\"https:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/Un_brillant_sujet\">selon l\u2019hypoth\u00e8se de Jacques Rigaut<\/a>), confront\u00e9 au faisceau des faits, permet d\u2019\u00e9valuer le poids exact d\u2019un \u00e9v\u00e9nement isol\u00e9 (ou pas si isol\u00e9 que \u00e7a) ou d\u2019un grand homme \u2014 ou suppos\u00e9 tel : les d\u00e9cisions de Louis-Philippe, le roi \u00e0 t\u00eate de poire, apr\u00e8s f\u00e9vrier 1848, ne pouvaient rien changer \u00e0 la proclamation, \u00e0 terme, de la II\u00e8me R\u00e9publique ; et l\u2019\u00e9lection de Nicolas Sarkozy en 2012 n\u2019aurait rien modifi\u00e9 non plus au sch\u00e9ma d\u2019une France atlantiste, europ\u00e9aniste, align\u00e9e sur l\u2019axe Washington-Berlin, telle qu\u2019elle s\u2019est d\u00e9voil\u00e9e sous Fran\u00e7ois Hollande, le \u00ab pr\u00e9sident normal \u00bb.<br \/>\nPar ailleurs, l\u2019hypoth\u00e8se est naturelle aux historiens, forc\u00e9s \u2014 par manque de documents, de preuves, de t\u00e9moins \u2014 de combler les trous de l\u2019Histoire, qui appartient largement \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique du fragment et du discontinu. Les pol\u00e9miques entre le \u00ab roman \u00bb, le \u00ab r\u00e9cit \u00bb et l\u2019Histoire con\u00e7ue comme une science dure sont globalement vaines : les historiens ne cessent d\u2019arpenter les vides du pass\u00e9, qui leur arrive en lambeaux plus ou moins \u00e9vocateurs et d\u00e9j\u00e0 r\u00e9\u00e9crits. Les Grecs et les Romains (mais les hommes du Moyen Age aussi bien) avaient r\u00e9solu la question en cousant le mythe et la l\u00e9gende sur les faits, non pas embellis, comme diraient les imb\u00e9ciles, mais rendus \u00e0 une coh\u00e9rence discursive. Principe de Liberty Valance : \u00ab <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=363ZAmQEA84\">When the legend becomes fact, print the legend<\/a>. \u00bb<\/p>\n<p>Evidemment, le choix de l\u2019hypoth\u00e8se est significatif en soi. Les historiens indiens s\u2019interrogent sur le poids de la colonisation anglaise (Et si les Fran\u00e7ais avaient gagn\u00e9 la guerre de Sept ans ? Et si la r\u00e9volte des Cipayes, en 1857, avait bout\u00e9 les Anglais hors du sous-continent ?), les historiens noirs am\u00e9ricains utilisent l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une absence de traite atlantique pour \u00e9valuer le montant des indemnit\u00e9s que pourraient r\u00e9clamer les descendants d\u2019esclaves (et les historiens africains partent de la m\u00eame hypoth\u00e8se pour imaginer le degr\u00e9 de d\u00e9veloppement d\u2019une Afrique sans le fardeau de l\u2019homme blanc), et les historiens r\u00e9actionnaires du type Niall Ferguson publient des s\u00e9ries enti\u00e8res d\u2019histoire contrefactuelle pour ridiculiser l\u2019histoire d\u00e9terministe des historiens marxistes : \u00e0 la lecture du livre, on flaire des haines inexpiables entre sp\u00e9cialistes, en Histoire comme dans tous les autres secteurs universitaires.<\/p>\n<p>L\u2019aspect ludique du contrefactuel a deux prolongements contemporains.<br \/>\nD\u2019un c\u00f4t\u00e9, nombre de jeux vid\u00e9os s\u2019appuient sur des scenarii qui paraissent parfois farfelus, mais qui ne sont que la d\u00e9rive des hypoth\u00e8ses contrefactuelles. Quelques historiens ont senti la manne, et sont concepteurs ou conseillers de jeux juteux. Et ce n\u2019est pas pr\u00e8s de s\u2019arr\u00eater.<br \/>\nD\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, et les derniers chapitres sont tout \u00e0 fait passionnants en ce sens, le contrefactuel g\u00e9n\u00e8re des postures p\u00e9dagogiques qui en font d\u00e9j\u00e0 fr\u00e9tiller certains. Divisez votre classe en deux groupes, de part et d\u2019autre d\u2019un attentat de Sarajevo r\u00e9ussi ou rat\u00e9, donnez \u00e0 chaque groupe toutes les informations et laissez les apprenants construire en partie seuls leur propre savoir : la Premi\u00e8re guerre mondiale a-t-elle ou non eu lieu ? En 1993 Robert Hossein rejoua le proc\u00e8s de Marie-Antoinette au Palais des Sports de PAris en demandant \u00e0 la foule de voter \u2014 ce qui soir apr\u00e8s soir sauvait la reine. Sauf qu&rsquo;elle a bien \u00e9t\u00e9 guillotin\u00e9e le 16 octobre 1793, et que le chevalier de Maison-Rouge n&rsquo;est pas parvenu \u00e0 la faire fuir. L&rsquo;uchronie a ses limites.<br \/>\nSymptomatiquement, Deluermoz et Singarav\u00e9lou\u00a0, qui sont des \u00e9rudits et non des didacticiens fous, parlent d\u2019\u00ab \u00e9tudiants \u00bb plut\u00f4t que d\u2019\u00e9l\u00e8ves \u2014 <em>a fortiori<\/em> d\u2019apprenants. Outre le fait que le jeu est terriblement chronophage (mais tout est question d\u2019organisation), il ne peut fonctionner que si le prof est vraiment bon, et que les \u00e9l\u00e8ves ma\u00eetrisent les pr\u00e9-requis sur le bout des doigts. Il en est de l\u2019Histoire contrefactuelle, appliqu\u00e9e \u00e0 la p\u00e9dagogie, comme des maths modernes ou de la linguistique : \u00e0 Bac + 5 c\u2019est passionnant, \u00e0 Brevet \u2013 8, c\u2019est d\u00e9bile. Prions pour que ce livre ne tombe pas entre les mains d\u2019un p\u00e9dagogue fou qui en profiterait pour refaire la guerre de S\u00e9cession en classe (imaginez sa t\u00eate si finalement c&rsquo;\u00e9taient les esclavagistes qui gagnaient), ou entre celles des Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique, qui s\u2019en empareraient pour exiger les 75 trillions de dollars auxquels ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es les indemnisations dues aux \u00ab African-Americans \u00bb. Comme disait (presque) Val\u00e9ry), \u00ab l\u2019Histoire (contrefactuelle) est le produit le plus dangereux que la chimie de l\u2019intellect ait \u00e9labor\u00e9. \u00bb<br \/>\nPour un peu, le p\u00e9dago qui sommeille en moi reprocherait aux auteurs de s\u2019\u00eatre montr\u00e9 un peu timide, en restant dans la sph\u00e8re historique. Le jeu du \u00ab Et si \u00bb fournit des pistes litt\u00e9raires absolument passionnantes \u2014 de quoi faire tout seul de l\u2019interdisciplinarit\u00e9, au lieu de qu\u00e9mander un EPI \u00e0 un coll\u00e8gue d\u00e9bord\u00e9.<br \/>\nPar exemple : Et si Philippe Meirieu n\u2019\u00e9tait pas n\u00e9 \u2014 eh bien le p\u00e9dagogisme aurait quand m\u00eame eu lieu, parce que le lib\u00e9ralisme aurait cherch\u00e9 d\u2019autres pseudo-libertaires pour lui servir la soupe en asservissant le peuple. Chiche qu\u2019un ESPE donne le sujet \u00e0 ses victimes captives\u2026<\/p>\n<p>Au total, un livre absolument passionnant, qui s\u2019appuie sur une documentation tr\u00e8s riche et une bibliographie exhaustive. Je me suis juste \u00e9tonn\u00e9 qu\u2019ils ne citent pas, sur l\u2019\u00e9tude des uchronies, le livre d\u00e9j\u00e0 ancien mais fort document\u00e9 d\u2019Emmanuel Carr\u00e8re, <em>le D\u00e9troit de Behring<\/em> \u2014 POL, 1986 \u2014 o\u00f9 l\u2019auteur raconte comment, en janvier 1954, les heureux possesseurs de l\u2019<em>Encyclopedia Sovietica<\/em> ont vu arriver par la poste un article sur \u00ab Behring \u00bb (d\u00e9troit de), \u00e0 coller imp\u00e9rativement en lieu et place de l\u2019article \u00ab B\u00e9ria \u00bb \u2014 r\u00e9cemment d\u00e9c\u00e9d\u00e9 de d\u00e9stalinisation aigu\u00eb, une maladie mortelle en ces temps-l\u00e0. <em>What if Beria had never existed ? But he never existed !<\/em> Le totalitarisme, c\u2019est le contrefactuel devenu v\u00e9rit\u00e9.<br \/>\nOn est l\u00e0 sur les marges de l\u2019Histoire, l\u00e0 o\u00f9 justement il se passe quelque chose \u2014 y compris ce qui ne s\u2019est pas pass\u00e9. L\u00e0 o\u00f9, comme disait Walter Benjamin, on \u00ab brosse \u00e0 contresens le poil trop luisant de l\u2019Histoire. \u00bb<\/p>\n<p>Jean-Paul Brighelli<\/p>\n<p>PS. Je ne saurais trop inciter les heureux lecteurs \u00e0 imaginer les contrefactuels de leur choix, toutes \u00e9poques confondues. C\u2019est comme dans <em>le Petit Chaperon rouge<\/em> : d\u00e9daignons la grand-route, et prenons les sentiers qui bifurquent (1), comme disait Borg\u00e8s.<\/p>\n<p>(1) Cette m\u00e9taphore m&rsquo;a toujours fait hurler de rire. Elle me rappelle la premi\u00e8re phrase de <em>Hic et Haec<\/em>, un roman licencieux de Mirabeau des ann\u00e9es 1780 :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je dois le jour \u00e0 une distraction d&rsquo;un R.P. j\u00e9suite d&rsquo;Avignon, qui, se promenant avec ma m\u00e8re, blanchisseuse de la maison, quitta dans l&rsquo;obscurit\u00e9 le sentier \u00e9troit qu&rsquo;il parcourait d&rsquo;ordinaire en faveur de la grande route qui lui \u00e9tait peu famili\u00e8re.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les vacances servent au moins \u00e0 \u00e7a : combler notre abyssal retard de lectures. Pour moi, sur ces deux premiers jours, ce fut donc Pour une histoire des possibles, de Quentin Deluermoz (Ma\u00eetre de conf\u2019 \u00e0 Paris-XIII) et Pierre Singarav\u00e9lou (Professeur \u00e0 Paris-I), paru au Seuil un peu plus t\u00f4t dans l\u2019ann\u00e9e. 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