{"id":3223,"date":"2020-08-11T15:28:36","date_gmt":"2020-08-11T13:28:36","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=3223"},"modified":"2021-04-22T18:48:03","modified_gmt":"2021-04-22T16:48:03","slug":"pour-laclos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/pour-laclos-3223","title":{"rendered":"Pour Laclos"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/pour-laclos-003223\/1a565ae08ef18073bcbd2ed23ffbd09d\" rel=\"attachment wp-att-3226\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3226\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/files\/2020\/08\/1a565ae08ef18073bcbd2ed23ffbd09d.jpg\" alt=\"1a565ae08ef18073bcbd2ed23ffbd09d\" width=\"375\" height=\"469\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2020\/08\/1a565ae08ef18073bcbd2ed23ffbd09d.jpg 375w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2020\/08\/1a565ae08ef18073bcbd2ed23ffbd09d-240x300.jpg 240w\" sizes=\"auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px\" \/><\/a>Le code d\u2019acc\u00e8s de mon portable est 1782 \u2014 l\u2019ann\u00e9e de parution des <em>Liaisons dangereuses<\/em>. Et la phrase d\u2019exergue de Bonnet d\u2019\u00e2ne (\u00ab les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs \u00bb) est tir\u00e9e d\u2019une com\u00e9die de Gresset cit\u00e9e justement par Laclos.<br \/>\nC\u2019est dire \u00e0 quel haut niveau d\u2019estime je tiens l\u2019unique roman de Laclos \u2014 qui ayant tout dit n\u2019\u00e9prouva pas le besoin de se r\u00e9p\u00e9ter. Combien de petits-ma\u00eetres contemporains, pouss\u00e9s par des \u00e9diteurs avides, devraient en prendre de la graine\u2026<\/p>\n<p>Voici un roman exceptionnel \u00e0 plus d\u2019un titre. D\u2019abord, il solde le roman par lettres, qui avait connu une expansion remarquable (plus de trois\u00a0mille titres au cours du XVIIIe si\u00e8cle) depuis les <em>Lettres portugaises<\/em> de Guilleragues. Ce qui para\u00eetra sous cette forme apr\u00e8s les <em>Liaisons<\/em>, Sade (<em>Aline et Valcourt<\/em>), S\u00e9nac de Meilhan (<em>l&rsquo;Emigr\u00e9<\/em>) ou Balzac (les <em>M\u00e9moires de deux jeunes mari\u00e9es<\/em>) m\u00e9rite \u00e0 peine une mention de bas de page dans les histoires litt\u00e9raires. Il aurait tout aussi bien pu solder tout le roman : le genre vivait depuis ses d\u00e9buts m\u00e9di\u00e9vaux sur le mod\u00e8le h\u00e9ro\u00efque, ou, \u00e0 la rigueur, anti-h\u00e9ro\u00efque (mais Cervant\u00e8s lui aussi a \u00e9puis\u00e9 le genre).<br \/>\nIci, rien de tel. On ne peut, sauf masochisme exag\u00e9r\u00e9 ou folie des grandeurs, s\u2019identifier \u00e0 aucun des personnages.<br \/>\nQuelle adolescente, quelque nunuche qu\u2019elle soit, irait se prendre pour C\u00e9cile de Volanges \u2014 si gourde qu\u2019on ne peut m\u00eame pas la plaindre ! Quelle femme fid\u00e8lement adult\u00e8re, qui \u00e0 la rigueur concevrait d\u2019\u00eatre une Bovary, pourrait se comparer \u00e0 la Pr\u00e9sidente de Tourvel, litt\u00e9ralement morte d\u2019amour pour un libertin qu\u2019elle prend pour l\u2019image de Dieu sur terre \u2014 ou de Satan, ce qui revient au m\u00eame ? Stendhal, qui a bien connu Laclos, en a tir\u00e9 Mme de R\u00eanal, tant mieux \u2014 mais apr\u00e8s ? Quelle f\u00e9ministe, m\u00eame d\u2019une intelligence sup\u00e9rieure, si cela se trouvait, oserait s\u2019identifier \u00e0 la Marquise de Merteuil, cette femme \u00ab n\u00e9e pour venger [son] sexe \u00bb et qui ach\u00e8ve toutes les femmes \u2014 et d\u2019ailleurs les m\u00e9prise : \u00ab Mais moi, qu\u2019ai-je de commun avec ces femmes inconsid\u00e9r\u00e9es ? \u00bb s\u2019exclame-t-elle (Lettre LXXXI), outr\u00e9e qu\u2019on ait pu la confondre avec la foule des victimes\u2026<br \/>\nQuant aux hommes\u2026 Quel freluquet total, quel puceau d\u00e9finitif prendraient mod\u00e8le sur le Chevalier Danceny, incapable de mettre la main sur la jeune pucelle qui s\u2019offre \u00e0 lui ? Quel pseudo-s\u00e9ducteur singerait le vicomte de Valmont, libertin amoureux, men\u00e9 par le bout du nez par une Merteuil cent fois plus intelligente, et pouss\u00e9 au suicide\u2026<br \/>\nIl fallait un homme, et un homme sup\u00e9rieurement intelligent, pour \u00e9crire le roman d\u2019une femme d\u2019exception.<\/p>\n<p>L\u2019intelligence est le talon d\u2019Achille de ce roman magnifique. Elle est tellement sensible dans la moindre phrase \u2014 j\u2019entends l\u2019intelligence du romancier, \u00e0 travers celle de ses personnages, \u00e0 commencer par les plus sots \u2014 que notre si\u00e8cle a toutes les chances de passer \u00e0 travers.<br \/>\nLaclos, vrai r\u00e9volutionnaire, franc-ma\u00e7on comme on les faisait en 1789, complota pour mettre en place une monarchie parlementaire \u2014 ce qui se fit finalement lorsqu\u2019on porta au pouvoir le fils de ce Philippe-Egalit\u00e9 qu\u2019il servit jusqu\u2019\u00e0 \u00eatre emprisonn\u00e9 et condamn\u00e9 \u00e0 mort. Une situation dont il se tira avec le m\u00eame bonheur que Sade, qui ne se remit jamais vraiment de ne pas avoir \u00e9crit les <em>Liaisons.<\/em><br \/>\nLaclos, apr\u00e8s ce chef d&rsquo;\u0153uvre, \u00e9crivit des textes sur l\u2019\u00e9mancipation des femmes qui laissent loin derri\u00e8re toutes les chiennes de garde d\u2019aujourd\u2019hui. Qu\u2019un homme exprim\u00e2t mieux qu\u2019une femme la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une \u00ab grande r\u00e9volution \u00bb (appr\u00e9ciez l\u2019expression en 1784 !) \u00e9tait logique, on ne peut attendre d\u2019un \u00eatre esclave qu\u2019il domine assez sa situation pour l\u2019analyser : la t\u00eate dans les fers, il lui faut d\u2019abord se lib\u00e9rer avant de conceptualiser sa r\u00e9volte.<\/p>\n<p>J\u2019ai deux ou trois fois dans ma carri\u00e8re \u00e9tudi\u00e9 en classe les <em>Liaisons<\/em>. Ces derniers temps, le texte est devenu illisible pour des g\u00e9n\u00e9rations persuad\u00e9es que le Bac leur a donn\u00e9 l\u2019infaillibilit\u00e9 litt\u00e9raire, comme le pape a l\u2019infaillibilit\u00e9 th\u00e9ologique de par son \u00e9lection m\u00eame. Les greluches d\u2019aujourd\u2019hui pensent ainsi que C\u00e9cile se fait violer par Valmont. #MeToo ! devrait s\u2019\u00e9crier la donzelle. C\u2019est ne pas voir la finesse de l\u2019analyse. Relisez donc la lettre XCVII :<\/p>\n<p>\u00ab Ce que je me reproche le plus, &amp; dont il faut pourtant que je vous parle, c\u2019est que j\u2019ai peur de ne m\u2019\u00eatre pas d\u00e9fendue autant que je le pouvais. Je ne sais pas comment cela se faisait : s\u00fbrement, je n\u2019aime pas M. de Valmont, bien au contraire ; &amp; il y avait des moments o\u00f9 j\u2019\u00e9tais comme si je l\u2019aimais. Vous jugez bien que \u00e7a ne m\u2019emp\u00eachait pas de lui dire toujours que non ; mais je sentais bien que je ne faisais pas comme je disais ; &amp; \u00e7a, c\u2019\u00e9tait comme malgr\u00e9 moi ; &amp; puis aussi, j\u2019\u00e9tais bien troubl\u00e9e ! S\u2019il est toujours aussi difficile que \u00e7a de se d\u00e9fendre, il faut y \u00eatre bien accoutum\u00e9e ! Il est vrai que ce M. de Valmont a des fa\u00e7ons de dire, qu\u2019on ne sait pas comment faire pour lui r\u00e9pondre : enfin, croiriez-vous que quand il s\u2019en est all\u00e9, j\u2019en \u00e9tais comme f\u00e2ch\u00e9e, &amp; que j\u2019ai eu la faiblesse de consentir qu\u2019il rev\u00eent ce soir : \u00e7a me d\u00e9sole encore plus que tout le reste. \u00bb<\/p>\n<p>Et qu\u2019est-ce que Merteuil \u2014 une femme, hein, vous vous rappelez \u2014 trouve \u00e0 r\u00e9pondre (lettre CV) pour consoler la gamine durement excori\u00e9e par son complice \u2014 qui, rappelons-le, n\u2019a agi qu\u2019en mission command\u00e9e par la Marquise :<\/p>\n<p>\u00ab H\u00e9 bien ! petite, vous voil\u00e0 donc bien f\u00e2ch\u00e9e, bien honteuse ! &amp; ce M. de Valmont est un m\u00e9chant homme, n\u2019est-ce pas ? Comment ! il ose vous traiter comme la femme qu\u2019il aimerait le mieux ! Il vous apprend ce que vous mouriez d\u2019envie de savoir ! En v\u00e9rit\u00e9, ces proc\u00e9d\u00e9s-l\u00e0 sont impardonnables. Et vous, de votre c\u00f4t\u00e9, vous voulez garder votre sagesse pour votre amant (qui n\u2019en abuse pas) ; vous ne ch\u00e9rissez de l\u2019amour que les peines, &amp; non les plaisirs ! Rien de mieux, &amp; vous figurerez \u00e0 merveille dans un roman. De la passion, de l\u2019infortune, de la vertu par-dessus tout, que de belles choses ! Au milieu de ce brillant cort\u00e8ge, on s\u2019ennuie quelquefois \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, mais on le rend bien. \u00bb<\/p>\n<p>Vous avez remarqu\u00e9, bien s\u00fbr : infortune et vertu. Sade, qui a d\u00fb baver sur le roman (il \u00e9tait \u00e0 la Bastille mais il avait droit aux livres) s\u2019en souvint quinze ans plus tard en \u00e9crivant Justine ou les Infortunes de la vertu.\u00a0et la suite,\u00a0dont certains personnages \u2014 Juliette ou Clairwil \u2014 sont des hypostases de Merteuil. Mais ce n&rsquo;est pas en for\u00e7ant sur le quantitatif (\u00ab \u2026Trente hommes tous les matins, dans les proportions que je viens de donner\u00a0: c\u2019est dix pour chacune de nous\u00a0; en supposant qu\u2019il nous foutent trois coups chacun, y a-t-il donc de quoi se r\u00e9crier\u00a0: quelle est celle de nous qui ne peut pas courir trente postes avant que de prendre son chocolat\u00a0? \u00bb) que le Divin Marquis a pu concurrencer la qualit\u00e9 de l&rsquo;\u0153uvre de Laclos.<\/p>\n<p>Il existe peu de preuves qu\u2019une \u0153uvre est saisissante. Certes, les lectrices de<em> la Nouvelle H\u00e9lo\u00efse<\/em> r\u00e9pandaient des torrents de larmes niaises\u2026 Un r\u00e9alisateur devrait jalouser les Fr\u00e8res Lumi\u00e8re, qui firent s\u2019enfuir les spectateurs, persuad\u00e9s qu\u2019ils allaient \u00eatre \u00e9cras\u00e9s par le train qui arrivait en gare de La Ciotat\u2026 \u00c0 la fin de <em>Cyrano de Bergerac<\/em>, pendant 10 mortelles secondes (durant lesquelles Rostand, persuad\u00e9 que sa pi\u00e8ce \u00e9tait un four, chercha, hagard, un pistolet pour se faire sauter la cervelle), il ne se passa rien \u2014 parce que les spectateurs, sous le charme, refusaient d\u2019admettre que ce \u00ab Mon panache \u00bb avait conclu la pi\u00e8ce\u00a0\u2014 puis ils applaudirent trois-quarts d\u2019heure durant\u2026<br \/>\nEh bien, Marie-Antoinette, d\u00e9sireuse comme tout un chacun de lire le roman sulfureux qu\u2019Alexandre de Tilly, son contemporain, d\u00e9finit dans ses <em>M\u00e9moires<\/em> comme \u00ab un de ces m\u00e9t\u00e9ores d\u00e9sastreux qui ont apparu sous un ciel enflamm\u00e9 \u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle \u00bb, se procura un exemplaire. Mais comment cacher le fait qu\u2019elle lisait un tel ouvrage ? Elle le fit relier en veau blanc, un cuir vierge o\u00f9 aucun titre n\u2019apparaissait \u2014 un merle blanc pour les bibliophiles, qui est aujourd\u2019hui \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale et o\u00f9, sur le bord des pages l\u00e9g\u00e8rement jaunies, on retrouve peut-\u00eatre l\u2019ADN de la reine de France, mieux enfi\u00e9vr\u00e9e par la lecture de ce sommet du libertinage que par toutes les man\u0153uvres d\u2019approche du comte de Fersen.<\/p>\n<p>La carence d\u2019\u0153uvres de premier plan aujourd\u2019hui m\u2019incite donc \u00e0 vous recommander de lire et relire ce chef d\u2019\u0153uvre de Laclos \u2014 qui \u00e0 vrai dire fut un exorcisme. Amoureux d\u2019une vraie marquise, il fut roul\u00e9 dans la farine comme Valmont \u00e0 la fin du roman. Pour se consoler d&rsquo;avoir trouv\u00e9\u00a0une femme intelligente, il h\u00e9sita entre se suicider et \u00e9crire les <em>Liaisons<\/em>. Il est bon pour nous qu\u2019il ait choisi la seconde solution, bon aussi pour les relations homme-femme, et bon pour moi qui n\u2019aie jamais compris les relations sentimentales que comme un assaut intellectuel avec une cr\u00e9ature sup\u00e9rieure que chacun tente chaque jour de dominer et \u00e0 laquelle il rend les armes\u2014 et ainsi de suite.<\/p>\n<p>Jean-Paul Brighelli<\/p>\n<p>PS. Je ne voulais pas que l\u2019on cr\u00fbt que je ne savais que critiquer. Il n\u2019est pas de critique des uns qui tienne si l\u2019on n\u2019y joint pas l\u2019admiration des autres.<\/p>\n<p>PPS. J\u2019ai vu je crois toutes les adaptations des Liaisons. N\u2019en d\u00e9plaise aux admirateurs de Stephen Frears ou de Milo\u0161 Forman, la meilleure adaptation \u2014 et de loin \u2014 est cor\u00e9enne, et s\u2019intitule (en fran\u00e7ais) <em>Untold scandal<\/em>, et a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en 2003 par Lee Jae-yong, dont j\u2019aimerais bien voir les autres films, introuvables en France.<a href=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/pour-laclos-003223\/51tvvpqfcvl-_ac_\" rel=\"attachment wp-att-3227\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3227\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/files\/2020\/08\/51TVvPqfCvL._AC_.jpg\" alt=\"51TVvPqfCvL._AC_\" width=\"335\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2020\/08\/51TVvPqfCvL._AC_.jpg 335w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2020\/08\/51TVvPqfCvL._AC_-201x300.jpg 201w\" sizes=\"auto, (max-width: 335px) 100vw, 335px\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le code d\u2019acc\u00e8s de mon portable est 1782 \u2014 l\u2019ann\u00e9e de parution des Liaisons dangereuses. 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