{"id":345,"date":"2011-01-07T08:51:20","date_gmt":"2011-01-07T08:51:20","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=345"},"modified":"2021-04-22T18:53:06","modified_gmt":"2021-04-22T16:53:06","slug":"eloge-des-frontieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/eloge-des-frontieres-345","title":{"rendered":"Eloge des fronti\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00ab&nbsp;Une id\u00e9e b\u00eate enchante l\u2019Occident&nbsp;: l\u2019humanit\u00e9, qui va mal, ira mieux sans fronti\u00e8res. D\u2019ailleurs, ajoute notre Dictionnaire des id\u00e9es re\u00e7ues (derni\u00e8re \u00e9dition), la d\u00e9mocratie y m\u00e8ne tout droit, \u00e0 ce monde sans dehors ni dedans\u2026&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Ainsi commence <em>Eloge des fronti\u00e8res<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> (Gallimard), un tout petit livre o\u00f9 R\u00e9gis Debray vient de rassembler des conf\u00e9rences prononc\u00e9es en mars 2010 \u00e0 la Maison franco-japonaise de Tokyo. <\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Et dans ce monde de fausses valeurs, o\u00f9 on \u00e9change un Michel Houellebecq contre un St\u00e9phane Hessel ou, au choix, deux barils d\u2019Ariel, je voudrais dire tout le bien que cet opuscule m\u00e9rite \u2014 les livres qui vous rendent intelligent ne sont pas si fr\u00e9quents.<\/strong><\/p>\n<p><!--EndFragment--><br \/>\nDans la fr\u00e9n\u00e9sie europ\u00e9ano-mondialiste, dont le credo \u2014 ou l\u2019incantation \u2014 se limite \u00e0 proclamer la fin des fronti\u00e8res (et, tant qu\u2019\u00e0 faire, de l\u2019Histoire), cela fait du bien de lire que les exalt\u00e9s de l\u2019ouverture, les ap\u00f4tres de la <em>World Music<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, tous ceux qui trouvent que \u00ab&nbsp;le mantra&nbsp;<\/span><em>d\u00e9territorialisation&nbsp;<\/em><span style=\"font-style: normal;\">\u00bb est un joli mot, et autres excit\u00e9s de la globalisation, nous tricotent un monde dangereusement inqui\u00e9tant,.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Les l\u00e9gendes fondatrices, explique Debray, \u00ab&nbsp;tracent des lignes&nbsp;\u00bb. Romulus d\u00e9limite la Cit\u00e9 d\u2019un sillon si profond que le premier qui le saute \u2014 son fr\u00e8re, en l\u2019occurrence \u2014 en paie le prix fort. La civilisation, c\u2019est la d\u00e9marcation.<br \/> Dans l\u2019espace d\u2019abord&nbsp;: Dieu commence par s\u00e9parer (la lumi\u00e8re de la t\u00e9n\u00e8bre, l\u2019eau de la terre, Eve d\u2019Adam, etc. \u2014 en bon petit <em>diable<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, souligne notre conf\u00e9rencier, qui arrive d\u2019une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019on \u00e9tudiait encore le grec en classe). Et le sacr\u00e9 proc\u00e8de de cette s\u00e9paration. Le <\/span><em>templum<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> (Debray arrive aussi d\u2019un syst\u00e8me scolaire o\u00f9 l\u2019on faisait du latin\u2026) d\u00e9rive du verbe grec <\/span><em>temnein<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, qui signifie <em>d\u00e9couper<\/em>. Le pro-fane se tient \u00e0 l\u2019avant d\u2019une limite qui d\u00e9termine l\u2019espace religieux proprement dit, et le <\/span><em>rex<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> est celui qui <\/span><em>reget fines<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, qui d\u00e9limite les fronti\u00e8res. C\u2019est aussi le r\u00f4le des chefs, \u00e0 commencer par les chefs de famille, que d\u2019\u00e9noncer aux enfants la limite \u2014 mais voil\u00e0&nbsp;: le r\u00e8gne de l\u2019enfant-roi (et jamais on n\u2019a mieux senti l\u2019oxymore de l\u2019expression), du citoyen universel et du banquier trans-frontalier ouvre l\u2019\u00e8re du brouillage des limites, et, bient\u00f4t, de leur effacement.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">On comprend le propos. Effacer les diff\u00e9rences, c\u2019est produire de l\u2019indiff\u00e9rence. Nous avons pass\u00e9 quelques dizaines de mill\u00e9naires \u00e0 construire des bulles \u2014 grottes, maisons, murailles, cantons ou famille, tout comme la nature a fabriqu\u00e9 des gousses et des carapaces \u2014, que l\u2019on pr\u00e9tend \u00e9clater, en nous sommant d\u2019\u00eatre d\u00e9sormais membres d\u2019un \u00ab&nbsp;village global&nbsp;\u00bb. Le Bien serait cette standardisation qui dit que je suis semblable \u00e0 mon voisin, tout en pr\u00e9tendant respecter nos diff\u00e9rences, dissonances autoris\u00e9es d&rsquo;un concert universel.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">La fronti\u00e8re, cependant, pour \u00eatre sans cesse recul\u00e9e, fait de la r\u00e9sistance. On d\u00e9truit l\u2019enceinte de Philippe-Auguste, le Mur des Fermiers g\u00e9n\u00e9raux, les fortifs\u2019, mais on a le p\u00e9riph\u00e9rique, et le Grand Paris de demain \u00e9laborera sa propre limite&nbsp;: les villes reconstituent sans cesse leur <em>intra muros<\/em><span style=\"font-style: normal;\">. Et la banlieue, indistincte, est v\u00e9cue comme une menace, un espace de non-droit \u2014 un faux bourg. Encore que la Cit\u00e9 (ainsi les voyous appellent-ils leur citadelle) se reconstitue sans cesse, et g\u00e9n\u00e8re ses propres lois. C\u2019est m\u00eame, explique Debray, qui a de la m\u00e9moire, une r\u00e9alit\u00e9 politique&nbsp;: on commence par chanter que \u00ab&nbsp;l\u2019Internationale sera le genre humain&nbsp;\u00bb, et l\u2019on finit par construire des rideaux de fer. Il en est de m\u00eame dans la <\/span><em>World Enterprise<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, qui abolit les fronti\u00e8res pour en \u00e9difier imm\u00e9diatement d\u2019autres \u2014 entre Etats-Uniens et Mexicains, entre Neuilly et Aubervilliers, entre Espagnols et Maghr\u00e9bins. Pour ne rien dire des Isra\u00e9liens et des Palestiniens. Tout d\u00e9racinement engendre son ghetto. L\u2019industrie de la serrure trois points et de la barri\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 ne s\u2019est jamais mieux port\u00e9e que dans ce monde pr\u00e9tendument ouvert. L\u2019Union europ\u00e9enne, qui n\u2019a jamais exist\u00e9 que sur le papier des illusions bruxelloises, mesure aujourd\u2019hui ce qu\u2019a co\u00fbt\u00e9 la perte de cette fronti\u00e8re symbolique que repr\u00e9sentaient les diverses monnaies. \u00c0 moins de supposer que l\u2019euro est l\u2019autre nom du Deutsche Mark \u2014 une \u00e9vidence que les Grecs, les Irlandais, les Portugais et bient\u00f4t pas mal d\u2019autres paient au prix fort.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">La culture fait partie de ces cl\u00f4tures. Bien entendu, nos d\u00e9mocrates b\u00e9ats la pr\u00e9tendent plurielle, ouverte, multipolaire. Et les illusionnistes de la p\u00e9dagogie ont tent\u00e9 d\u2019imposer en classe cette vision du \u00ab&nbsp;tout se vaut&nbsp;\u00ab&nbsp;. Sans comprendre que l\u2019Ecole avait \u00e9t\u00e9 b\u00e2tie, dans les ann\u00e9es 1880, avec des murs de papier, plus solides encore que la pierre, o\u00f9 \u00e9taient imprim\u00e9s <em>la L\u00e9gende des si\u00e8cles<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> et <\/span><em>le Tour de France de deux enfants<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, Racine et Corneille, Rabelais et Stendhal. <\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Mais on pr\u00e9f\u00e8re aujourd\u2019hui faire lire aux enfants les contes du monde entier, \u00e9crits dans une langue soigneusement lav\u00e9e de toute difficult\u00e9, un globish o\u00f9 le pr\u00e9sent de narration est toujours pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 au pass\u00e9 simple, toujours trop complexe, le mot vulgaire au mot savant, et les bons sentiments \u00e0 la complexit\u00e9. Sans voir que les lyc\u00e9es-casernes enfantaient plus de Rimbaud forts en th\u00e8me que les \u00ab&nbsp;espaces de vie&nbsp;\u00bb con\u00e7us par les architectes modernes&nbsp;: l\u2019enfant profite de la contrainte, de la cl\u00f4ture, de la r\u00e8gle \u2014 sans n\u00e9cessairement se la prendre sur les doigts. Il erre en revanche dans l\u2019espace mental sans d\u00e9limitation que lui dessinent les p\u00e9dagogies de l\u2019apocalypse molle. Et au lieu de sublimer ses frustrations en efforts, en travail, en d\u00e9sir de mieux faire, il les lib\u00e8re au tout premier degr\u00e9 en violence exerc\u00e9e sur les autres et sur lui-m\u00eame. Le cancre-roi est le cancer des cultures dissoutes. Au lieu de lui imposer des paliers, on lui laisse la porte ouverte \u2014 \u00e0 83% de r\u00e9ussite, le Bac est-il encore un rite de passage&nbsp;?<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">La contrainte fabrique sans doute pas mal de conformistes. Mais l\u2019absence de hi\u00e9rarchie profite au ca\u00efdat&nbsp;: quand Rome s\u2019est pr\u00e9tendu ville universelle, et que tous les peuples conquis ont eu droit \u00e0 la citoyennet\u00e9, les barbares ont franchi le <em>limes<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, et se sont install\u00e9s dans la Cit\u00e9 \u2014 <\/span><em>urbi et orbi<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, jusqu\u2019\u00e0 ce que de nouvelles fronti\u00e8res apparaissent.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">\u00ab&nbsp;Quand les bornes sont franchies, il n\u2019y a plus de limites&nbsp;\u00bb, disait le sapeur Camember. Profondeur remarquable de la tautologie. La civilisation, la culture, l\u2019\u00e9ducation \u2014 ou l\u2019\u00e9criture \u2014, c\u2019est l\u2019exp\u00e9rience des limites. \u00ab&nbsp;Le principe de la\u00efcit\u00e9, explique Debray, portait un nom&nbsp;: la s\u00e9paration.&nbsp;\u00bb De l\u2019Eglise et de l\u2019Etat. De la sph\u00e8re priv\u00e9e et de la sph\u00e8re publique. De l\u2019instituteur et du cur\u00e9 (ou du rabbin, ou de l\u2019imam). \u00ab&nbsp;La loi au forum, le priv\u00e9 \u00e0 la maison&nbsp;\u00bb. La s\u00e9paration donne forme, donne corps. Eduquer, c\u2019est, sans cesse, imposer des limites. Le barbare \u2014 celui qui est venu frapper \u00e0 la porte de l\u2019Empire, comme celui qui a enlev\u00e9 Ilan Halimi \u2014 n\u2019a ni limites, ni contrainte. Et c\u2019est ce que nous fabriquons, \u00e0 grands coups d\u2019\u00e9cole ouverte, de dissolution des disciplines \u2014 l\u2019id\u00e9al des p\u00e9dagogistes \u2014, de d\u00e9sordre. On veut nous faire croire que le d\u00e9sordre est cr\u00e9ateur, quand c\u2019est la contrainte qui accouche d\u2019\u0153uvres d\u2019art. \u00c0 Malraux qui demandait comment aider les cr\u00e9ateurs, on r\u00e9pondit cr\u00fbment&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mettez-les en prison&nbsp;\u00bb \u2014 l\u2019ombre de Sade, dont Debray souligne tout ce qu\u2019il doit \u00e0 la Bastille, est l\u00e0 pour en t\u00e9moigner.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Et de conclure&nbsp;: \u00ab&nbsp;En avant, les bonnets d\u2019\u00e2ne&nbsp;!&nbsp;\u00bb (Si&nbsp;!), avant de d\u00e9finir le \u00ab&nbsp;sans-fronti\u00e9risme&nbsp;\u00bb, qui est \u00e0 la fois un <em>\u00e9conomisme<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, qui \u00ab&nbsp;avalise le moins d\u2019Etat en masquant son corollaire, le plus de mafia&nbsp;\u00bb, un <\/span><em>technicisme<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> (un standard unicode, une <\/span><em>hubris<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> robotique qui se donne pour une m\u00e9ta-culture mondiale), un <\/span><em>absolutisme<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> (celui du d\u00e9linquant ou celui du proph\u00e8te, qui ne reconnaissent aucune limite \u00e0 leurs app\u00e9tits. Ajoutons-y le tyran, qu\u2019il ait la barbichette de Napol\u00e9on III ou les talonnettes de Napol\u00e9on IV) et un <\/span><em>imp\u00e9rialisme<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> \u2014 h\u00e9g\u00e9monie de Rome autrefois, des Etats-Unis hier, des banquiers aujourd\u2019hui.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Le \u00ab&nbsp;rouleau compresseur&nbsp;\u00bb, comme dit Debray, de la convergence et nos mots-f\u00e9tiches, consensus, concertation et compromis, sont des concepts qui commencent mal. Et de pr\u00e9f\u00e9rer la culture, qui absorbe tout en sachant rejeter, qui trie, dig\u00e8re ou vomit, qui sait la diff\u00e9rence entre Mozart et Sexion d\u2019assaut, entre Laclos et Paulo Coelho, entre Degas et V\u00e9nilia.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Debray ach\u00e8ve sa diatribe par une invocation \u00e0 tous ceux qui refusent encore la \u00ab&nbsp;dilution dans l\u2019universel&nbsp;\u00bb, selon le mot d\u2019Aim\u00e9 C\u00e9saire \u2014 tous ceux qui ont r\u00eav\u00e9 de cartes et d\u2019estampes et de journ\u00e9es de la jupe, de maisons de la culture et non de <em>no man\u2019s land<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, de centres-villes qui ne soient pas des centres commerciaux, de service public et non de logique de march\u00e9, de gastronomie et non de <\/span><em>fast food<\/em><span style=\"font-style: normal;\">\u2026 <\/span><em>Eloge des fronti\u00e8res<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> est un vrai hymne \u00e0 la r\u00e9sistance, \u00e0 la diff\u00e9renciation \u2014 et, <\/span><em>in fine<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, aux Lumi\u00e8res, contre la tentation obscurantiste de l\u2019uniformit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Jean-Paul Brighelli<\/p>\n<p><!--EndFragment--><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Une id\u00e9e b\u00eate enchante l\u2019Occident&nbsp;: l\u2019humanit\u00e9, qui va mal, ira mieux sans fronti\u00e8res. D\u2019ailleurs, ajoute notre Dictionnaire des id\u00e9es re\u00e7ues (derni\u00e8re \u00e9dition), la d\u00e9mocratie y m\u00e8ne tout droit, \u00e0 ce monde sans dehors ni dedans\u2026&nbsp;\u00bb Ainsi commence Eloge des fronti\u00e8res (Gallimard), un tout petit livre o\u00f9 R\u00e9gis Debray vient de rassembler des conf\u00e9rences prononc\u00e9es en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":{"0":"post-345","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-non-classe"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=345"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=345"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=345"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=345"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}