{"id":352,"date":"2011-05-15T17:22:07","date_gmt":"2011-05-15T17:22:07","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=352"},"modified":"2021-04-22T18:53:06","modified_gmt":"2021-04-22T16:53:06","slug":"vincennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/vincennes-352","title":{"rendered":"Vincennes"},"content":{"rendered":"<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Bruno Tessarech vient de publier <em>Vincennes<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> aux \u00e9ditions NiL, un petit volume qui stimule agr\u00e9ablement l\u2019intelligence et la nostalgie.<br \/> De quoi s\u2019agit-il&nbsp;? D\u2019agiter quelques souvenirs de ce que fut la fac de Vincennes, construite au milieu du Bois du m\u00eame nom en 1969 \u00e0 l\u2019initiative d\u2019Edgar Faure, qui pensait fabriquer un abc\u00e8s de fixation pour gauchistes \u2014 et d\u00e9truite en 1980 par Alice Saunier-Seit\u00e9, ministre de l\u2019Enseignement Sup\u00e9rieur qui rasa jusqu\u2019aux fondations une universit\u00e9 qui \u00e9tait devenue un laboratoire d\u2019id\u00e9es subversives. O\u00f9, comme le dit tr\u00e8s bien l&rsquo;auteur, le dedans \u00e9tait devenu le dehors, et vice versa \u2014 tant les \u00e9changes y \u00e9taient incessants, et prolifiques, l&rsquo;intelligence aigu\u00eb et sa contamination rapide. <\/span><em>Delenda est Vincennes<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, dit la ministre \u2014 et je d\u00e9fie aujourd\u2019hui quiconque de retrouver l\u2019emplacement de la fac, effac\u00e9e aussi bien que Carthage. N\u00e9 en 1947, Tessarch a d\u00fb comprendre ce jour-l\u00e0 \u2014 comme moi, son cadet de six ans \u2014 que c\u2019en \u00e9tait fini de son adolescence. <\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Il ne nous restait plus qu\u2019\u00e0 rester \u00e9ternellement jeunes.<\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">En sombrant corps et biens, Vincennes a \u00e9chapp\u00e9 au pire&nbsp;: \u00ab&nbsp;Tu n\u2019es jamais devenue une vieillarde g\u00e2teuse, lui lance Tessarech, un corps en d\u00e9composition, la ruine path\u00e9tique sur laquelle d\u2019aucuns auraient pu lancer des crachats \u2014 ou \u00e0 qui rendre un vibrant hommage, ce qui revient au m\u00eame. Tu as donc \u00e9chapp\u00e9 au pire. Philippe Sollers ne viendra jamais d\u00e9lirer entre tes murs, pr\u00f4ner la jeunesse \u00e9ternelle des fils de Casanova et de Venise. Michel Houellebecq ne ricanera pas sur tes ruines. Arte ne tournera pas d\u2019\u00e9mission comm\u00e9morative \u00e0 l\u2019occasion de ton demi-si\u00e8cle.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Et c\u2019est tant mieux. Tous les r\u00e9volutionnaires devraient dispara\u00eetre jeunes. Rimbaud <em>for ever&nbsp;<\/em><span style=\"font-style: normal;\">!<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Tessarech fut longtemps prof de Lettres en r\u00e9gion parisienne. Puis il s\u2019est mis \u00e0 \u00e9crire \u2014 contrairement \u00e0 d\u2019autres, il a s\u00e9par\u00e9 les deux fonctions. Depuis <em>la Machine \u00e0 \u00e9crire <\/em><span style=\"font-style: normal;\">(le Dilettante, 1996) il a commis des romans, des essais (<\/span><em>Pour Malaparte<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, Buchet-Chastel, 2007) \u2014 et aujourd\u2019hui cette lettre (c\u2019est le style impos\u00e9 de la collection \u00ab&nbsp;les Affranchis&nbsp;\u00bb) qu\u2019il adresse \u00e0 Vincennes soi-m\u00eame appel\u00e9e ici \u00ab&nbsp;camarade&nbsp;\u00bb \u2014 un mot, note-t-il d\u2019embl\u00e9e, \u00ab&nbsp;qui fleure bon les manifs, la lutte finale et le Grand Soir&nbsp;; autant dire des esp\u00e9rances pass\u00e9es de mode&nbsp;\u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">S\u2019il s\u2019agissait seulement de nostalgie, j\u2019aurais appr\u00e9ci\u00e9 le livre \u2014 apr\u00e8s tout, j\u2019ai fr\u00e9quent\u00e9 Vincennes, de fa\u00e7on \u00e9pisodique, dans ces ann\u00e9es-l\u00e0 \u2014, mais sans penser \u00e0 en tirer un enseignement. Mais voil\u00e0&nbsp;: ce qui s\u2019est jou\u00e9 dans cette fac d\u2019avant-garde, entre 69 (ann\u00e9e \u00e9rotique\u2026) et 81 (d\u00e9c\u00e8s des illusions, quoi qu\u2019on veuille aujourd\u2019hui nous faire croire, parlez-en aux ex-communistes\u2026), c\u2019est \u00e0 la fois la fin du gauchisme, la th\u00e9orisation de ce post-modernisme qui co\u00efncida avec la mise au rancart des id\u00e9ologies les plus encombrantes, l\u2019expression parfois virulente des sexualit\u00e9s marginales, la croyance \u00e0 la spontan\u00e9it\u00e9 dans la r\u00e9flexion qui colla tout de suite au p\u00e9dagogisme constructiviste, et en m\u00eame temps une nouvelle approche du cours magistral. Vincennes fut un carrefour d\u2019id\u00e9es, et je ne lui reprocherais jamais d\u2019en avoir enfant\u00e9 autant de d\u00e9biles que de remarquables \u2014 le seul probl\u00e8me, c\u2019est que les d\u00e9biles, apr\u00e8s, ont pris le pouvoir.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Reprenons dans l\u2019ordre.<br \/> &#8211; Fin du gauchisme&nbsp;: les cheveux se portaient longs, les jeans \u00e9taient sales, la fac couverte de dazibaos (comme l\u2019\u00e9tait aussi Censier, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, et, un cran en dessous, Jussieu).<span style=\"mso-spacerun: yes;\">&nbsp; <\/span>Mais comme le note Tessarech, \u00ab&nbsp;je t\u2019\u00e9cris apr\u00e8s le r\u00e8gne mitterrandien, ses h\u00e9sitations, ses compromissions, ses cohabitations, apr\u00e8s la longue somnolence du chiraquisme, apr\u00e8s le retour en triomphe d\u2019une droite dure et cynique, apr\u00e8s l\u2019effritement des luttes sociales face \u00e0 un monde marchandis\u00e9 et financiaris\u00e9&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;La soci\u00e9t\u00e9 du spectacle est devenue triomphante au-del\u00e0 des pires cauchemars situationnistes&nbsp;\u00bb \u2014 et <em>Lib\u00e9<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, journal sale de la rue Cristiani, engendra <\/span><em>Lib\u00e9ration<\/em><span style=\"font-style: normal;\">, journal bobo de la rue B\u00e9renger. Et Tessarech de rappeler le mot de Jouhandeau lanc\u00e9 aux r\u00e9volutionnaires de 1968&nbsp;: \u00ab&nbsp;Vous finirez tous notaires&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">&#8211; Th\u00e9orisation du post-modernisme&nbsp;: Tessarech brosse de Jean-Fran\u00e7ois Lyotard, qui inventa le mot, un portrait savoureux \u2014 et tr\u00e8s exact. \u00ab&nbsp;Je ne pouvais m\u2019arracher \u00e0l\u2019impression, \u00e9crit-il, que Lyotard ne faisait qu\u2019attendre le dividende de son coup de g\u00e9nie fracassant, l\u2019invention du concept de postmodernit\u00e9.&nbsp;\u00bb Lyotard ou jamais. \u00ab&nbsp;Deleuze avait toujours \u00e9t\u00e9 immense, sa voix et ses bras \u00e9tendus couvraient tout, alors que Jean-Fran\u00e7ois Lyotard s\u2019\u00e9tait si longtemps berc\u00e9 du d\u00e9sir de devenir grandiose qu\u2019il semblait ne pas en revenir d\u2019y \u00eatre enfin parvenu.&nbsp;\u00bb Lyotard \u00e0 la cr\u00e8me.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">&#8211; Expression des sexualit\u00e9s&nbsp;: le r\u00e9cit de la mani\u00e8re dont Ren\u00e9 Sch\u00e9rer et ses \u00e9tudiants se font rembarrer par les gouines rouges du MLF vincennois est hilarante. Ne disait-on pas, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, dans les rangs f\u00e9ministes&nbsp;: \u00ab&nbsp;Une femme a besoin d\u2019un homme comme un poisson d\u2019une bicyclette&nbsp;\u00bb&nbsp;? L\u2019\u00e9poque du FHAR (Front Homosexuel d\u2019Action R\u00e9volutionnaire), o\u00f9 Ren\u00e9 Sch\u00e9rer, Guy Hocquenghem ou Gabriel Matzneff, parmi tant d\u2019autres, d\u00e9fendaient la p\u00e9dophilie, parmi toutes les d\u00e9viances dont les ann\u00e9es 70 se firent le chantre\u2026<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">&#8211; Spontan\u00e9it\u00e9 de la r\u00e9flexion \u2014 si f\u00e9conde dans le contexte de Vincennes, quand ceux qui s\u2019exprimaient \u00e9taient les \u00e9l\u00e8ves de Deleuze, Foucault ou Ch\u00e2telet, si mortelle lorsque, copi\u00e9s par ceux qui n\u2019y \u00e9taient pas, tout cela a fini par engendrer, des ann\u00e9es plus tard, les aberrations constructivistes et l\u2019\u00e9l\u00e8ve qui construit lui-m\u00eame ses propres savoirs\u2026 No\u00eblle Ch\u00e2telet y donnait des cours de gourmandise en odorama \u2014 \u00ab&nbsp;reniflez-vous les uns les autres&nbsp;\u00bb \u2014, cela n\u2019excuse en rien la loi que son fr\u00e8re, Lionel Jospin, fit passer en 1989. Au fond, Vincennes fut la quintessence de ces ann\u00e9es folles o\u00f9 la linguistique, entre autres, traversa les sciences humaines en boulet de canon, amenant une foule de suggestions stimulantes au niveau de la recherche, sans se douter qu\u2019on en ferait l\u2019axe central de l\u2019enseignement du Fran\u00e7ais dans les petites classes. De m\u00eame, Tessarech raconte comment Sch\u00e9rer, entre ruse et ironie, sugg\u00e9rait \u00e0 l\u2019\u00e9tudiant qui s\u2019estimait mal not\u00e9 de \u00ab&nbsp;modifier sa note pour celle qui lui semblait mieux adapt\u00e9e&nbsp;\u00bb. Dans ce foutoir g\u00e9n\u00e9ral, on \u00e9tait encore dans l\u2019\u00e9tude \u2014 loin, tr\u00e8s loin d\u2019Antibi et de sa \u00ab&nbsp;constante macabre&nbsp;\u00bb. Ces ann\u00e9es de d\u00e9bauche intellectuelle (et, il faut bien le dire, de d\u00e9bauche tout court \u2014 tout comme le libertinage de m\u0153urs se conjugue au libertinage intellectuel) furent \u00ab&nbsp;un vrai bonheur&nbsp;\u00bb. Mais voil\u00e0, on commence la sociologie avec Georges Lapassade, qui \u00e9tait le premier parti travailler \u00ab&nbsp;sur le motif&nbsp;\u00bb, et on finit avec Dubet. <em>Sic transit<\/em><span style=\"font-style: normal;\">.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">&#8211; C\u2019est d\u2019autant plus paradoxal que Vincennes, qui \u00e9tait anti-mandarinal au possible, savait reconna\u00eetre les vrais g\u00e9nies, et \u00e9coutait religieusement les cours de Deleuze, par exemple&nbsp;:&nbsp; \u00ab&nbsp;Sa parole tenait du magn\u00e9tisme. Je l\u2019\u00e9coutais avec une d\u00e9lectation sans m\u00e9lange, il \u00e9tait comme le conteur d\u2019une pens\u00e9e dont il m\u2019e\u00fbt fait suivre les circonvolutions sous une plaque de laboratoire. Parfois quelqu\u2019un l\u2019interrompait pour jeter en p\u00e2ture une id\u00e9e pertinente ou incongrue, que Deleuze n\u2019\u00e9cartait jamais. Il marquait un court temps d\u2019arr\u00eat avant de rebondir sur l\u2019assertion pour construire un d\u00e9veloppement o\u00f9 passaient Kafka, Nietzsche ou Jean-Luc Godard. Il y avait chez lui quelque chose d\u2019un magicien habit\u00e9, toujours en concentration sur lui-m\u00eame mais captant l\u2019alentour.&nbsp;\u00bb Comment diable faisait-il, lui qui n\u2019avait pas eu la chance d\u2019apprendre \u00e0 apprendre dans un IUFM&nbsp;? Et que pr\u00e9f\u00e9rez-vous, \u00ab&nbsp;tous Deleuze&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;tous Meirieu&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Les apprentis-philosophes de l\u2019\u00e9poque (Tessarech, \u00e0 ce que l\u2019on comprend, h\u00e9sita longtemps entre philosophie et litt\u00e9rature) suivaient avec ferveur les expos\u00e9s patiemment savants de Fran\u00e7ois Ch\u00e2telet, tout d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 expliquer Platon ou Aristote \u2014 et \u00e0 hausser les \u00e9paules devant Pascal, qu\u2019il trouvait \u00ab&nbsp;plat&nbsp;\u00bb. Pour r\u00e9pliquer \u00e0 Ch\u00e2telet, il fallait avoir d\u2019abord aval\u00e9 tous les pr\u00e9-socratiques \u2014 et les autres. Vincennes, lieu de d\u00e9bauche verbale, \u00e9tait aussi une fac o\u00f9 l\u2019on savait se taire. Quant \u00e0 Foucault, Tessarech, comme tant d\u2019autres \u2014 moi compris \u2014 resta \u00e0 la porte de l\u2019amphi pris d\u2019assaut. Tant pis \u2014 nous nous consolions en allant \u00e9couter Barthes \u00e0 l\u2019Ecole Pratique des Hautes Etudes, rue de Tournon. Encore un qui n\u2019avait pas eu besoin de l\u2019IUFM.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Ce livre <em>in memoriam<\/em><span style=\"font-style: normal;\"> est aussi une n\u00e9crologie. De Vincennes, rien ne reste \u2014 mais comme dit Tessarech, \u00ab&nbsp;le massacre t\u2019a permis d\u2019acc\u00e9der au statut d\u2019immortelle&nbsp;\u00bb. Et d\u2019ajouter que le mot le plus en usage dans cette fac hors normes \u00e9tait le mot \u00ab&nbsp;cadavre&nbsp;\u00bb \u2014 dans le sens que les surr\u00e9alistes avaient donn\u00e9 au terme lorsqu\u2019ils l\u2019avaient jet\u00e9 \u00e0 la face d\u2019Anatole France&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le cadavre en d\u00e9composition de la soci\u00e9t\u00e9, le cadavre du dernier stalinien ou du dernier social-tra\u00eetre, le cadavre de l\u2019universit\u00e9 bourgeoise, celui du dernier journaliste ou du dernier mandarin, et j\u2019en passe&nbsp;\u00bb. Ces cadavres-l\u00e0 sont encore vivaces, malgr\u00e9 ce que nous en pensions. Et c\u2019est Vincennes qui est morte. Morts aussi Deleuze, Foucault, Ch\u00e2telet, Lyotard et les autres \u2014 Sch\u00e9rer, \u00e0 qui est d\u00e9di\u00e9 le livre, est nonag\u00e9naire, quelque part. On croirait la fin du <\/span><em>Vicomte de Bragelonne<\/em><span style=\"font-style: normal;\">. Mais franchement, ces morts-l\u00e0 ne sont-ils pas plus vivants que tous les autres, et que tout le reste&nbsp;? \u00ab&nbsp;Ingu\u00e9rissable nostalgie&nbsp;\u00bb, \u00e9crit Tessarech. Ma foi, il est des blessures qui donnent envie de vivre, et m\u00eame de regarder en avant \u2014 \u00ab&nbsp;forward&nbsp;\u00bb, disait D\u2019Artagnan.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Et Ren\u00e9 Sch\u00e9rer pour finir&nbsp;: \u00ab&nbsp;L\u2019histoire n\u2019est pas seulement \u00e9limination et effacement, il se peut qu\u2019elle soit \u00e9galement r\u00e9p\u00e9tition constitutive. Le d\u00e9sir surnage, fr\u00e9mit et vibre en d\u00e9pit de tout, il agit par un effet en retour lorsque l\u2019identification apr\u00e8s coup donne existence et consistance \u00e0 ce qui n\u2019\u00e9tait d\u2019abord que l\u2019ombre d\u2019un r\u00eave.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p> Jean-Paul Brighelli<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bruno Tessarech vient de publier Vincennes aux \u00e9ditions NiL, un petit volume qui stimule agr\u00e9ablement l\u2019intelligence et la nostalgie. De quoi s\u2019agit-il&nbsp;? 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