{"id":3992,"date":"2021-04-16T14:13:58","date_gmt":"2021-04-16T12:13:58","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=3992"},"modified":"2021-04-22T18:48:00","modified_gmt":"2021-04-22T16:48:00","slug":"baudelaire-bi-centenaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/baudelaire-bi-centenaire-3992","title":{"rendered":"Baudelaire, bi-centenaire"},"content":{"rendered":"<p>Il y a deux cents ans, \u00e0 cette heure, le petit Charles, n\u00e9 depuis huit jours rue Hautefeuille \u00e0 Paris, t\u00e9tait sa m\u00e8re pour la troisi\u00e8me fois de la journ\u00e9e \u2014 de la journ\u00e9e de sa m\u00e8re Caroline, bien s\u00fbr, \u00e9tant entendu qu\u2019un b\u00e9b\u00e9 \u00e2g\u00e9 d\u2019une semaine ne \u00ab fait pas ses nuits \u00bb, comme on dit.<br \/>\nPuis tr\u00e8s vite, les choses se g\u00e2ch\u00e8rent. \u00c0 six ans, le petit Charles perdit son p\u00e8re, qui \u00e9tait bien plus \u00e2g\u00e9 que son \u00e9pouse. <a href=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/mon-dumas-003297\">J\u2019ai expliqu\u00e9 ici-m\u00eame<\/a> mon hypoth\u00e8se sur la d\u00e9finition de la litt\u00e9rature comme travail de deuil infini \u2014 ce que j\u2019appelle le Complexe d\u2019Orph\u00e9e. Les biographes soulignent le lien tr\u00e8s fort qui unit jusqu\u2019\u00e0 sa mort le po\u00e8te \u00e0 sa m\u00e8re \u2014 mais c\u2019est souligner, en creux, la pr\u00e9sence du Grand Absent.<br \/>\nCaroline se remaria tr\u00e8s vite avec un militaire born\u00e9, Jacques Aupick. On a am\u00e9nag\u00e9 un coin de la tombe pr\u00e9tentieuse de cette vieille ganache, qui finira ambassadeur \u00e0 Madrid puis s\u00e9nateur, pour y h\u00e9berger les restes de son beau-fils. Et on a fait un codicille sur sa pierre tombale, pleine de titres ronflants (on croirait un faux invent\u00e9 pour exciter la veine sarcastique de Flaubert), afin de signaler quand m\u00eame la pr\u00e9sence de l\u2019auteur des <em>Fleurs du mal<\/em> \u2014 sans pr\u00e9ciser toutefois qu\u2019il fut po\u00e8te. Un immense po\u00e8te.<a href=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/files\/2021\/04\/75812267.keRzZ4CC.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-3997\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/files\/2021\/04\/75812267.keRzZ4CC-195x300.jpg\" alt=\"75812267.keRzZ4CC\" width=\"195\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2021\/04\/75812267.keRzZ4CC-195x300.jpg 195w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2021\/04\/75812267.keRzZ4CC.jpg 520w\" sizes=\"auto, (max-width: 195px) 100vw, 195px\" \/><\/a><\/p>\n<p>\u00ab Tu m\u2019as donn\u00e9 ta boue et j\u2019en ai fait de l\u2019or \u00bb \u2014 lit-on sur un brouillon conserv\u00e9 par hasard. Un vers isol\u00e9 qui explique le processus cr\u00e9ateur \u2014 ce Grand \u0152uvre, cette pierre philosophale cherch\u00e9e en vain par les alchimistes. La boue, c\u2019est bien s\u00fbr le langage, qui nous arrive informe. Aussi \u00e9loquent que nous soyons, nous en restons toute notre vie au B-A-BA de la langue, sujet-verbe-compl\u00e9ment, l\u2019ombre de l\u2019esquisse d\u2019une id\u00e9e parfois \u2014 \u00e0 des ann\u00e9es-lumi\u00e8res des m\u00e9tamorphoses qu\u2019un grand \u00e9crivain impose aux mots. C\u2019est aussi, bien s\u00fbr, une r\u00e9volte contre la tradition biblique, qui conf\u00e8re \u00e0 Dieu seulement le pouvoir de cr\u00e9er de la vie avec de la boue \u2014 <em>adama<\/em>, en h\u00e9breu. Adam, c\u2019est, comme dit Chouraki dans sa traduction originale, \u00ab le gl\u00e9beux \u00bb. Mais le po\u00e8te est celui qui fabrique \u00e0 partir du n\u00e9ant \u2014 un cran au-dessus de J\u00e9hovah.<br \/>\nOn pourrait enfin y voir une invocation adress\u00e9e aux femmes de sa vie, dont il a transform\u00e9 la mati\u00e8re informe et mortelle en accomplissements cisel\u00e9s.<\/p>\n<p>Nadar, qui tira malgr\u00e9 ses r\u00e9ticences le portrait de Baudelaire (il ha\u00efssait la photographie, p\u00e2le imitation de l\u2019art v\u00e9ritable), a laiss\u00e9 sur le po\u00e8te, qui fut son ami, <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k22909f.texteImage\">un livre \u00e9tonnant<\/a> intitul\u00e9 <em>Charles Baudelaire intime \/ Le Po\u00e8te vierge<\/em>. Cela commence par l\u2019apparition de Jeanne Duval sur les planches du Th\u00e9\u00e2tre du Panth\u00e9on, d\u00e9butant, dans un r\u00f4le minuscule, dans une pi\u00e8ce fort oubli\u00e9e aujourd\u2019hui de Labiche and Co, <em>L\u2019Avocat Loubet<\/em> :<br \/>\n\u00ab En tenue consacr\u00e9e de soubrette, le petit tablier et le bonnet \u00e0 rubans flottants, une grande, trop grande fille qui d\u00e9passe d\u2019une bonne t\u00eate les proportions ordinaires (\u2026) cette soubrette d\u2019extradimension est une n\u00e9gresse, une n\u00e9gresse pour de vrai, une mul\u00e2tresse tout au moins (\u2026) La cr\u00e9ature est belle d\u2019ailleurs, d\u2019une beaut\u00e9 sp\u00e9ciale (\u2026) Sous le foisonnement endiabl\u00e9 des crespelures de sa crini\u00e8re au noir d\u2019encre semblent plus noirs encore ses yeux grands comme des soupi\u00e8res (\u2026) La taille est longue en buste, bien prise, ondulante comme couleuvre, et particuli\u00e8rement remarquable par l\u2019exub\u00e9rant, invraisemblable d\u00e9veloppement des pectoraux, et cette exorbitance donne non sans gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019ensemble l\u2019allure pench\u00e9e d\u2019une branche trop charg\u00e9e de fruits. \u00bb<br \/>\nOu, si l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re, Jeanne \u00e9tait fortement dot\u00e9e en t\u00e9tons. Et \u00e0 en croire Nadar, il ne s\u2019est jamais rien pass\u00e9 de charnel entre elle et Baudelaire \u2014 ou si peu. Pourtant, il l\u2019a aim\u00e9e, passionn\u00e9ment \u2014 jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie. Et elle lui a inspir\u00e9 les po\u00e8mes les plus sensuels des <em>Fleurs du mal<\/em> \u2014 \u00ab la Chevelure \u00bb, par exemple :<br \/>\n\u00ab La langoureuse Asie et la br\u00fblante Afrique,<br \/>\nTout un monde lointain, absent, presque d\u00e9funt,<br \/>\nVit dans tes profondeurs, for\u00eat aromatique !<br \/>\nComme d&rsquo;autres esprits voguent sur la musique,<br \/>\nLe mien, \u00f4 mon amour ! nage sur ton parfum. \u00bb<\/p>\n<p>Ou, plus explicite mais pass\u00e9 en dessous de la censure de l\u2019abominable Pinard, qui requit contre le po\u00e8te, \u00ab Sed non satiata \u00bb, inspir\u00e9 par une satire de Juv\u00e9nal que tout le monde a encore en m\u00e9moire :<br \/>\n\u00ab Et lassata viris, sed non satiata recessit,<br \/>\nObscurisque genis turpis fumoque lucern\u00e6<br \/>\nF\u0153da lupanaris tulit ad pulvinar odorem. \u00bb<\/p>\n<p>et que donc je ne traduirai pas (1). Appliqu\u00e9 \u00e0 Jeanne, la \u00ab bizarre d\u00e9it\u00e9, brune comme les nuits \u00bb, qui avait le casse-noisette impitoyable, cela donne :<br \/>\n\u00ab Je ne suis pas le Styx pour t&#8217;embrasser neuf fois,<br \/>\nH\u00e9las ! et je ne puis, M\u00e9g\u00e8re libertine,<br \/>\nPour briser ton courage et te mettre aux abois,<br \/>\nDans l&rsquo;enfer de ton lit devenir Proserpine ! \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab de cheval \u00bb, ajouteraient Bobby Lapointe et San-Antonio\u2026<\/p>\n<p>Le po\u00e8te a v\u00e9cu une exp\u00e9rience similaire avec celle que l\u2019on appelait \u00ab la Pr\u00e9sidente \u00bb, Apollonie Sabatier. Une femme fort intelligente, \u00ab pr\u00e9sidant \u00bb l\u2019un des salons les plus litt\u00e9raires de Paris. Une femme tr\u00e8s belle, que l\u2019un de ses multiples amants, Alfred Mosseman, avait fait mouler puis reproduire en marbre par Auguste Cl\u00e9singer.<a href=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/files\/2021\/04\/Statue-Orsay-10.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-4000\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/files\/2021\/04\/Statue-Orsay-10-300x225.jpg\" alt=\"Statue-Orsay-10\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2021\/04\/Statue-Orsay-10-300x225.jpg 300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2021\/04\/Statue-Orsay-10-768x576.jpg 768w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2021\/04\/Statue-Orsay-10-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2021\/04\/Statue-Orsay-10-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a> Cette <em>Femme mordue par un serpent<\/em> a bien fait rire <em>la Revue des deux mondes<\/em>, en 1847 : \u00ab Le titre et le serpent sont des concessions faites au jury ! De qui se moque-t-on ! Cette femme ne souffre pas, elle jouit ! \u00bb. <a href=\"https:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/Lettre_%C3%A0_la_pr%C3%A9sidente,_voyage_en_Italie\/Lettre_%C3%A0_la_pr%C3%A9sidente\">On conna\u00eet par ailleurs la <em>Lettre \u00e0 la Pr\u00e9sidente<\/em><\/a>, d\u00e9fil\u00e9 ou enfilade d\u2019anecdotes lubriques sur l\u2019Italie qu\u2019\u00e9crivit Th\u00e9ophile Gautier (\u00e0 qui sont d\u00e9di\u00e9es les <em>Fleurs du mal<\/em>) et que la belle dame lut en public sans rougir. Il fallait \u00eatre Baudelaire pour tomber amoureux transi de cette femme ouverte \u00e0 tous vents, qu\u2019il encensa comme une idole sans oser y toucher :<br \/>\n\u00ab Que diras-tu ce soir, pauvre \u00e2me solitaire,<br \/>\nQue diras-tu, mon c\u0153ur, c\u0153ur autrefois fl\u00e9tri,<br \/>\nA la tr\u00e8s-belle, \u00e0 la tr\u00e8s-bonne, \u00e0 la tr\u00e8s-ch\u00e8re,<br \/>\nDont le regard divin t&rsquo;a soudain refleuri ? \u00bb<\/p>\n<p>M\u00eame sch\u00e9ma castrateur avec Marie Daubrun, qui lui inspira \u00ab le Poison \u00bb :<\/p>\n<p>\u00ab Tout cela ne vaut pas le poison qui d\u00e9coule<br \/>\nDe tes yeux, de tes yeux verts,<br \/>\nLacs o\u00f9 mon \u00e2me tremble et se voit \u00e0 l&rsquo;envers&#8230;<br \/>\nMes songes viennent en foule<br \/>\nPour se d\u00e9salt\u00e9rer \u00e0 ces gouffres amers. \u00bb<\/p>\n<p>En fait, comme tant d\u2019hommes traumatis\u00e9s <a href=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/jean-jacques-rousseau-est-un-con-003209\">par les reculades de Rousseau<\/a>, Baudelaire ne parvenait \u00e0 ses fins qu\u2019avec des femmes pour lesquelles il n\u2019\u00e9prouvait rien. La louche Sara, l\u2019\u00ab affreuse Juive \u00bb, avec laquelle il connut une petite mort effective (\u00ab Comme au long d\u2019un cadavre un cadavre \u00e9tendu \u00bb, dit-il de lui-m\u00eame), le \u00ab connut \u00bb assez pour lui passer une chtouille de tous les diables.<\/p>\n<p>Restait \u00ab Maman \u00bb. Elle vivait avec un imb\u00e9cile, qui se d\u00e9brouilla pour mettre le po\u00e8te sous tutelle \u2014 au XIXe, les sous passent avant tout le reste \u2014, elle ne comprenait rien \u00e0 ce qu\u2019\u00e9crivait son fils, elle ignora jusqu\u2019au bout qu\u2019elle avait enfant\u00e9 un g\u00e9nie, mais elle restait l\u2019inaccessible ic\u00f4ne \u2014 comme la m\u00e8re de Proust plus tard. \u00ab Une seule personne a r\u00e9ellement compt\u00e9 dans la vie de Charles Baudelaire : sa m\u00e8re \u00bb, \u00e9crivent Claude Pichois et Jean Ziegler dans leur belle biographie du po\u00e8te.<br \/>\nAlors on en revient aux ann\u00e9es de formation. \u00c0 16 ans, Baudelaire est renvoy\u00e9 de Louis-le-grand parce qu\u2019il a mang\u00e9 le message, transis par un ami, que lui r\u00e9clamait un professeur. Et Charles Cousin, qui fut son condisciple, dans un opuscule paru en 1878 pr\u00e9tend qu\u2019il s\u2019agissait en fait d\u2019amours interdites dans ce lyc\u00e9e de gar\u00e7ons\u2026<br \/>\nPeu importe, en fait. Mais que Baudelaire ait d\u2019abord voulu intituler son recueil <em>les Lesbiennes<\/em> est significatif de sa volont\u00e9 de s\u2019inscrire en rupture et en provocation vis-\u00e0-vis de la morale et surtout de la langue \u2014 de \u00ab donner un sens plus pur aux mots de la tribu \u00bb quarante ans avant que Mallarm\u00e9 n&rsquo;en fasse le principe d\u2019Edgar Poe \u2014 que Baudelaire a traduit, et Mallarm\u00e9 aussi. Une fraternit\u00e9 de voleurs de feu s\u2019est constitu\u00e9e dans les Lettres fran\u00e7aises \u00e0 partir du noyau baudelairien, non seulement les \u00ab po\u00e8tes maudits \u00bb verlainiens, mais les voyants rimbaldiens ou les artistes du Symbolisme \u2014 jusqu\u2019\u00e0 Apollinaire et au-del\u00e0 : apr\u00e8s tout Baudelaire est l\u2019une des figures du \u00ab tarot de Marseille \u00bb r\u00e9invent\u00e9 par les Surr\u00e9alistes tandis qu\u2019ils attendaient en 1940 \u00e0 la villa Air-Bel le bateau providentiel qui les emm\u00e8neraient loin de la France occup\u00e9e \u2014 qui retombait alors dans la boue. Les abstracteurs de quintessence que sont les vrais po\u00e8tes n\u2019ont rien \u00e0 faire avec les normes, les contraintes et les couvre-feux.<\/p>\n<p>Jean-Paul Brighelli<\/p>\n<p>(1) Allons, ne soyons pas \u00e9litistes \u2014 nous n\u2019avons pas tous fait du latin, h\u00e9las ! On sait<br \/>\nque Messaline, \u00e9pouse de l\u2019empereur Claude, courait les bordels et tentait d\u2019y apaiser sa fureur ut\u00e9rine. \u00c0 noter que ce ne fut pas la raison de son assassinat : elle \u00e9tait soup\u00e7onn\u00e9e de comploter contre son mari.<br \/>\nDonc, les trois vers de Juv\u00e9nal produisent quatre alexandrins fran\u00e7ais :<br \/>\n\u00ab Elle sort, fatigu\u00e9e et non pas assouvie ;<br \/>\nEt, le visage terne, enfum\u00e9, l\u2019\u0153il sans vie,<br \/>\nAu lit imp\u00e9rial, dans sa lubrique ardeur,<br \/>\nDu lupanar inf\u00e2me elle apporte l\u2019odeur ! \u00bb (trad. Jules Lacroix, 1846 \u2014 mais Baudelaire, second prix de vers latins, n\u2019avait pas besoin de traduction pour exprimer tout le suc du po\u00e8te latin).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a deux cents ans, \u00e0 cette heure, le petit Charles, n\u00e9 depuis huit jours rue Hautefeuille \u00e0 Paris, t\u00e9tait sa m\u00e8re pour la troisi\u00e8me fois de la journ\u00e9e \u2014 de la journ\u00e9e de sa m\u00e8re Caroline, bien s\u00fbr, \u00e9tant entendu qu\u2019un b\u00e9b\u00e9 \u00e2g\u00e9 d\u2019une semaine ne \u00ab fait pas ses nuits \u00bb, comme [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":3995,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[2466,2463,2469,1864],"class_list":{"0":"post-3992","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-non-classe","8":"tag-apollonie-sabatier","9":"tag-charles-baudelaire","10":"tag-juvenal","11":"tag-nadar"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3992","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3992"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3992\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3995"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3992"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3992"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3992"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}