{"id":4213,"date":"2021-11-24T08:34:23","date_gmt":"2021-11-24T07:34:23","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=4213"},"modified":"2021-11-24T08:34:24","modified_gmt":"2021-11-24T07:34:24","slug":"bad-sex-in-fiction-award","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/bad-sex-in-fiction-award-4213","title":{"rendered":"Bad Sex in Fiction Award"},"content":{"rendered":"\n<p><em>The Literary Review<\/em> est une excellente revue litt\u00e9raire am\u00e9ricaine, qui a eu l\u2019id\u00e9e, en 1993, de d\u00e9cerner chaque ann\u00e9e un \u00ab Bad Sex in Fiction Award \u00bb \u2014 ou, si l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re, de distinguer \u00ab la sc\u00e8ne de sexe la plus manifestement mauvaise dans une fiction par ailleurs de bonne tenue \u00bb.<br><a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/books\/2019\/dec\/02\/bad-sex-award-twosome-prize-goes-to-didier-decoin-and-john-harvey?CMP=Share_iOSApp_Other\">Cette ann\u00e9e, coup double<\/a> \u2014 ou DP, comme on dit dans le langage ch\u00e2ti\u00e9 de la pornographie : elle a d\u00e9cern\u00e9 son prix \u00e0 l\u2019\u00e9crivain britannique John Harvey (pour un roman intitul\u00e9 <em>Pax<\/em>) et \u00e0 notre Didier Decoin national (c&rsquo;est lui sur la photo d&rsquo;en-t\u00eate), pour une sc\u00e8ne extraite du <em>Bureau des jardins et des \u00e9tangs<\/em>, paru en 2017. Jugez par vous-m\u00eame :<br><br>\u00ab Katsuro se mit \u00e0 g\u00e9mir tandis qu\u2019une bosse se formait sous l\u2019\u00e9toffe de son kimono \u00e0 hauteur du sexe, bosse que Miyuki empoigna, p\u00e9trit, malaxa, \u00e9crasa, broya. Sous l\u2019attouchement, les testicules et la verge de Katsuro ne form\u00e8rent plus qu\u2019une seule masse qui roulait sous l\u2019\u00e9treinte de la main. Miyuki avait l\u2019impression de palper un petit singe qui recroquevillait ses pattes. \u00bb<br><br>Quant \u00e0 John Harvey, le passage prim\u00e9 par la <em>Revue<\/em> est le suivant : <br><br>\u00ab \u00ab Elle \u00e9tait en feu, un feu br\u00fblant, et la chaleur \u00e9tait en lui. Il baissa les yeux vers la perfection mince et noire de son corps. Elle avait des yeux affam\u00e9s. Comme les siens, ils \u00e9taient faits de flamme et de d\u00e9sir. Plus que torride, plus que tropical : ils \u00e9taient tous deux en train de chevaucher l\u2019\u00e9quateur. Ils s\u2019\u00e9treignirent comme si, en se serrant violemment, ils pourraient se souder l\u2019un \u00e0 l\u2019autre jusqu\u2019\u00e0 ne faire plus qu\u2019un. \u00bb<br>Vous conviendrez que les d\u00e9partager e\u00fbt \u00e9t\u00e9 difficile\u2026<br><br>Comme je vous sens avide d\u2019en savoir davantage, voici les laur\u00e9ats des ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. En 2018 James Frey recevait la douteuse distinction pour le passage suivant :<\/p>\n\n\n\n<p><br>\u00ab Aveuglant \u00e9poustouflant tremblant accablant explosif blanc Seigneur je jouis en elle ma bite palpite nous g\u00e9missons tous deux yeux c\u0153urs \u00e2mes corps un seul.<br>Un seul.<br>Blanc.<br>Seigneur.<br>Jouis.<br>Jouis.<br>Jouis.<br>Je ferme les yeux soupire.<br>Jouis.<br>Je me penche sur elle tous deux haletant je suis toujours en elle souriant. Elle prend mes mains les soul\u00e8ve et les place autour de son corps, elle m&rsquo;enlace, nous restons immobiles et respirons, dur en elle, serr\u00e9 et au chaud et mouill\u00e9 autour de moi, nous respirons. Elle me repousse doucement, nous nous regardons les yeux dans les yeux, elle sourit.\u00bb<br><br>En 2017 c\u2019\u00e9tait Christopher Bollen qui \u00e9tait distingu\u00e9 :<br>\u00ab Elle couvre ses seins avec son maillot de bain. Le reste de son corps reste si d\u00e9licieusement expos\u00e9. La peau de ses bras et de ses \u00e9paules montre diverses teintes de bronzage, comme des taches d\u2019eau dans une baignoire. Son visage et son vagin se battent pour attirer mon attention, alors je baisse les yeux vers le triangle de billard form\u00e9 par mon p\u00e9nis et mes testicules. \u00bb<br><br>Et en 2016, Erri De Luca \u2014 oui, les intellectuels am\u00e9ricains lisent aussi les auteurs \u00e9trangers :<br>\u00ab Ma bite \u00e9tait un b\u00e2ton coinc\u00e9 contre son estomac. D&rsquo;un coup de hanche, elle me retourna et je me retrouvais au-dessus d&rsquo;elle. Elle ouvrit ses jambes, remonta sa robe et, serrant mes hanches contre elle, poussa ma bite vers son ouverture. J&rsquo;\u00e9tais son jouet, elle bougeait autour. Nos sexes \u00e9taient pr\u00eats, suspendus dans l&rsquo;attente, se touchant presque l&rsquo;un l&rsquo;autre : des danseurs de ballet dress\u00e9s sur les pointes. \u00bb<br><br>Comme j\u2019ai quelques comp\u00e9tences dans le domaine, ayant moi-m\u00eame publi\u00e9 jadis des romans \u00e0 tonalit\u00e9 \u00e9rotique, je voudrais vous faire partager quelques r\u00e9flexions sur les r\u00e8gles d\u2019une bonne sc\u00e8ne de sexe \u2014 et les erreurs \u00e0 ne pas commettre.<\/p>\n\n\n\n<p><br>D\u2019abord \u2014 et c\u2019est absolument essentiel \u2014 \u00e9vitez les m\u00e9taphores. Le sexe est un domaine o\u00f9 toute comparaison est catastrophique. \u00ab Le rameau de la g\u00e9n\u00e9ration entra dans l\u2019antre du plaisir \u00bb est une tr\u00e8s mauvaise phrase. Le \u00ab triangle de billard form\u00e9 par mon p\u00e9nis et mes testicules \u00bb est tr\u00e8s dr\u00f4le \u2014 sauf que manifestement l\u2019intention de l\u2019auteur n\u2019\u00e9tait pas de faire rire. M\u00eame remarque pour ces sexes antagonistes devenus chez De Lucca \u00ab des danseurs de ballet dress\u00e9s sur les pointes \u00bb.<br>Autre erreur \u00e0 ne pas commettre, l\u2019hyperbole \u2014 ou, comme on dit d\u00e9sormais chez les p\u00e9dants qui gouvernent l\u2019universit\u00e9, la surcharge cognitive (et non, \u00ab cognitif \u00bb, tout comme la fonction \u00ab conative \u00bb du sch\u00e9ma jakobsonien de communication, ne viennent ni l\u2019un ni l\u2019autre du mot \u00ab con \u00bb). Comment Didier Decoin a-t-il pu se laisser aller \u00e0 \u00e9voquer cette \u00ab bosse que Miyuki empoigna, p\u00e9trit, malaxa, \u00e9crasa, broya \u00bb \u2014 a\u00efe, pense le lecteur, qui faisait de son mieux pour entrer dans le personnage, mais qui recule \u00e9pouvant\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e de ses testicules \u00e9cras\u00e9s et broy\u00e9s.<br>Enfin, l\u2019insertion d\u2019une sentimentalit\u00e9 pour telenovelas br\u00e9siliennes est \u00e0 d\u00e9conseiller aussi, surtout quand cela s\u2019additionne d\u2019une suppression de la ponctuation. \u00ab Nous g\u00e9missons tous deux yeux c\u0153urs \u00e2mes corps un seul \u00bb ne passe pas. Pas plus qu\u2019une tonalit\u00e9 humoristique \u2014 voir <em>les Onze mille verges<\/em>, o\u00f9 Apollinaire joue avec toute la gamme \u00e9rotique mais en se tenant soigneusement \u00e0 distance. C\u2019est ainsi qu\u2019une orgie m\u00e9morable se termine par ce paragraphe \u00e9blouissant et franchement comique :<br>\u00ab Alexine inoccup\u00e9e prit le b\u00e2ton blanc qui se balan\u00e7ait dans la gaine au c\u00f4t\u00e9 du sergent de ville. Elle se l\u2019introduisit dans le con et bient\u00f4t les cinq personnes se mirent \u00e0 jouir effroyablement, tandis que le sang des blessures coulait sur les tapis, les draps et les meubles et pendant que dans la rue on emmenait en fourri\u00e8re le fiacre abandonn\u00e9 3269 dont le cheval p\u00e9ta tout le long du chemin qu\u2019il parfuma de fa\u00e7on naus\u00e9abonde. \u00bb<br><br>Au lecteur qui voudrait se lancer dans l\u2019aventure d\u2019une romance avec du poil autour, je ne saurais trop conseiller de relire les pages hilarantes que Jonathan Coe a consacr\u00e9es \u00e0 la question dans son chef d\u2019\u0153uvre, <em>Testament \u00e0 l\u2019anglaise<\/em>. Le narrateur, pour vivre, est invit\u00e9 \u00e0 r\u00e9diger de la prose pornographique \u2014 une id\u00e9e peut-\u00eatre inspir\u00e9e \u00e0 Coe par le remarquable roman de Donald Westlake, <em>Adios Sch\u00e9h\u00e9razade<\/em> (1970 \u2014 \u00e7a ne se trouve plus que d\u2019occasion sur les sites de vente en ligne, Gallimard qui l\u2019avait \u00e9dit\u00e9 \u00e0 l\u2019origine en S\u00e9rie noire dans une traduction de Marcel Duhamel soi-m\u00eame devrait avoir honte de ne pas r\u00e9assortir ses chefs d\u2019\u0153uvre). Voici comment le h\u00e9ros de Coe envisage l\u2019\u00e9criture d\u2019un passage \u00e9rotique :<br><br>\u00ab <em>Elle portait un<\/em><br>Que portait-elle ?<br><em>Elle portait un chemisier<\/em><br>Oui ?<br><em>Elle portait un mince chemisier de mousseline<br>Elle portait un mince chemisier de mousseline, \u00e0 travers lequel<\/em><br>Allons ! Ecris-le !<br><em>A travers lequel les pointes de ses seins jaillissaient comme<\/em><br>Comme ?<br><em>comme deux cerises<br>Comme deux cerises au marasquin<br>Comme deux cerises confites<br>Comme deux chocolats fourr\u00e9s<br>Comme deux larrons en foire<br>Comme trois hommes dans un bateau<br>Comme des prunes Victoria<br>Comme les chutes de Victoria<br>Comme un panaris<\/em><br>En tout cas, elle avait des seins. C\u2019\u00e9tait tr\u00e8s \u00e9vident. Et lui, alors ? Je ne voulais pas \u00eatre accus\u00e9 de sexisme. J\u2019\u00e9tais oblig\u00e9, me semblait-il, de pr\u00e9senter \u00e9galement l\u2019homme comme un objet sexuel. Donc, par exemple :<br><em>Son pantalon noir serr\u00e9 ne pouvait gu\u00e8re dissimuler<\/em><br>Ou mieux encore :<br><em>\u00c0 la vue du renflement de son pantalon noir serr\u00e9, elle ne pouvait avoir aucun doute sur<br>son excitation<br>ses intentions<br>ses attributs<br>ses appendices<br>la nature de ses attributs<br>les dimensions de sa virilit\u00e9<br>la virilit\u00e9 de ses dimensions<br>la dimension de sa pleine virilit\u00e9 palpitante<br>la pleine dimension de son membre chaud et palpitant<\/em><br>Je dus admettre que \u00e7a ne me menait nulle part. \u00bb (trad. Jean Pavans, Gallimard, 1995)<br><br>Quand vous voudrez vous frotter \u00e0 l\u2019exercice, observez quelques r\u00e8gles simples. <br><br>La syntaxe doit \u00eatre la plus classique possible, les phrases br\u00e8ves \u2014 la complexit\u00e9 grammaticale fait baisser la tension. Et les mots explicites. Ne dites pas \u00ab l\u2019autel sacr\u00e9 de V\u00e9nus \u00bb \u2014 dites \u00ab con \u00bb, \u00ab vagin \u00bb, ou \u00ab chatte \u00bb \u2014 \u00e0 distribuer selon le registre de langue choisi, et autres appellations conventionnelles et imm\u00e9diatement figuratives. Et si vous tenez absolument \u00e0 user de comparaisons, choisissez-les usuelles : \u00ab Elle avait un petit con juteux qui m\u2019allait comme un gant \u00bb, \u00e9crit Henry Miller \u2014 et il a foutrement raison.<br>Parce que l\u2019essentiel est de travailler l\u2019hypotypose, cette figure de style consistant \u00e0 permettre au lecteur de visualiser la sc\u00e8ne en lui proposant une description r\u00e9aliste : c\u2019est \u00e0 lui de la transcrire en images, pas \u00e0 vous de lui imposer vos d\u00e9lires m\u00e9taphoriques. <br>J\u2019\u00e9tais en Hypokh\u00e2gne, alors le lieu de tous les d\u00e9lires \u2014 c\u2019\u00e9tait peu apr\u00e8s 1968. Mon ami Jean-Luc Rispail (disparu pr\u00e9matur\u00e9ment, apr\u00e8s avoir cosign\u00e9 avec moi et Christian Biet, <a href=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/christian-biet-1952-2020-003185\">mort l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re<\/a>, les meilleures anthologies litt\u00e9raires parues \u00e0 ce jour) \u00e9tait \u00e0 un bout de la classe, moi \u00e0 l\u2019autre. Nous passions nos cours \u00e0 raconter par \u00e9crit les sc\u00e8nes v\u00e9cues la veille avec telle ou telle de nos condisciples (un mot qui commence bien) f\u00e9minines \u2014 et nous nous faisions passer l\u2019un \u00e0 l\u2019autre nos r\u00e9cits sur une feuille simplement pli\u00e9e en deux que n\u2019importe qui pouvait intercepter et lire au passage. Nous avons tout essay\u00e9, le baudelairisme d\u00e9cadent, le rimbaldisme d\u00e9cha\u00een\u00e9, les \u00ab \u00e0 la mani\u00e8re \u00bb de Saint-John Perse ou Paul Claudel (un must \u2014 que n\u2019ai-je gard\u00e9 ces exercices\u2026), pour nous apercevoir <em>in fine<\/em> que la technique la plus efficace, celle qui suscitait le plus de remous quand telle ou telle qui en \u00e9tait l\u2019h\u00e9ro\u00efne la lisait au passage, c\u2019\u00e9tait l\u2019expression la plus plate, la plus lin\u00e9aire, celle qui ne cherchait ni la joliesse ni le sentiment, mais qui d\u00e9crivait exactement les faits : <br>\u00ab J\u2019aime prodigieusement \u00e0 voir le poil d\u2019un vit frotter les parois d\u2019un anus\u2026 Allons, madame, enculez votre fr\u00e8re\u2026 voil\u00e0 le vit d\u2019Augustin tout pr\u00eat \u00e0 s\u2019introduire en vous, et moi, je vous r\u00e9ponds de ne pas m\u00e9nager votre fouteur\u2026 \u00bb. Comme quoi, en fait d\u2019\u00e9rotisme, on en revient toujours \u00e0 Sade.<br><br>Evidemment, la meilleure solution <em>litt\u00e9raire<\/em> est celle de Flaubert : \u00ab Elle s\u2019abandonna \u00bb \u2014 et puis un blanc, que le lecteur meuble comme il l\u2019entend. Ou la description d\u2019un trajet de voiture \u00e0 cheval, sans que l\u2019on sache rien de ce qui se passe, trois heures durant, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de ladite voiture. L\u2019\u00e9lision est l\u2019ultime figure \u00e9rotique \u2014 tout dans la t\u00eate, et rien devant les yeux. Que Didier Decoin, qui n\u2019est pas un \u00e9crivain m\u00e9diocre, ne s\u2019en soit pas avis\u00e9 est bien dommage\u2026<br><br>Jean-Paul Brighelli<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The Literary Review est une excellente revue litt\u00e9raire am\u00e9ricaine, qui a eu l\u2019id\u00e9e, en 1993, de d\u00e9cerner chaque ann\u00e9e un \u00ab Bad Sex in Fiction Award \u00bb \u2014 ou, si l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re, de distinguer \u00ab la sc\u00e8ne de sexe la plus manifestement mauvaise dans une fiction par ailleurs de bonne tenue \u00bb.Cette ann\u00e9e, coup double [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":4221,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[2606,2607,55,458,2603],"class_list":{"0":"post-4213","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-non-classe","8":"tag-bad-sex-award","9":"tag-didier-decoin","10":"tag-erotisme","11":"tag-pornographie","12":"tag-the-literary-review"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4213","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4213"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4213\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4221"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4213"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4213"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4213"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}