{"id":4293,"date":"2022-04-23T16:55:25","date_gmt":"2022-04-23T14:55:25","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=4293"},"modified":"2022-04-23T16:55:26","modified_gmt":"2022-04-23T14:55:26","slug":"erotisme-de-la-lecture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/erotisme-de-la-lecture-4293","title":{"rendered":"Erotisme de la lecture"},"content":{"rendered":"\n<p>F\u00e9lix Vallotton, <em>la Lecture abandonn\u00e9e<\/em>, 1924<br><br><br>Les relations entre lecture et \u00e9rotisme sont trop \u00e9videntes pour que je m\u2019y attarde : Jean-Marie Goulemot a consacr\u00e9 une \u00e9tude exhaustive et brillante \u00e0 \u00ab <em>Ces livres qu\u2019on ne lit que d\u2019une main<\/em> \u00bb (Minerve, 1994), r\u00e9pertoire de la litt\u00e9rature \u00e9rotique du XVIIIe si\u00e8cle : les \u00e9crits libertins \u00e9taient imprim\u00e9s pour cette raison en de petits formats, impossible d\u2019accompagner manuellement sa lecture avec un in-quarto. <br><br>Ces relations d\u2019\u00e9quivalence sont d\u2019ailleurs r\u00e9versibles : la gymnastique amoureuse est une lecture simultan\u00e9e et r\u00e9ciproque des corps \u2014 et les \u00e9changes \u00e9rotiques unilat\u00e9raux sont une source de malentendus et de d\u00e9sint\u00e9r\u00eat. Comme dit Brassens : <br>\u00ab Elle m\u2019emmerde, elle m\u2019emmerde, \u00e0 la fornication<br>Elle s\u2019emmerde, elle s\u2019emmerde, avec ostentation\u2026 \u00bb<br>Et de \u00ab d\u00e9clamer du Claudel \u00bb \u2014 sauf que<br>\u00ab J\u2019admets que ce Claudel<br>Soit un homme de g\u00e9nie, un po\u00e8te immortel<br>J\u2019reconnais son prestige<br>Mais qu\u2019on aille chercher dedans son \u0153uvre pie<br>Un aphrodisiaque, non, \u00e7a c\u2019est d\u2019l\u2019utopie\u2026 \u00bb<br><br>Italo Calvino, dans un roman tr\u00e8s oulipien intitul\u00e9 <em>Si par une nuit d\u2019hiver un voyageur<\/em> (1979), qui met en contact un Lecteur et une Lectrice exploite le parall\u00e8le avec pr\u00e9cision. Quand enfin les deux protagonistes (nous-m\u00eames, bien s\u00fbr, le roman \u00e9tant \u00e9crit \u00e0 la deuxi\u00e8me personne du singulier) en viennent aux mains, le romancier note :<br><br>\u00ab Lectrice, voici que tu es lue. Ton corps est soumis \u00e0 un d\u00e9chiffrement syst\u00e9matique, \u00e0 travers des canaux d\u2019informations tactiles, visuels, olfactifs, et non sans intervention des papilles gustatives. L\u2019ou\u00efe a sa part aussi, attentive \u00e0 tes hal\u00e8tements et \u00e0 tes trilles. Le corps n\u2019est pas seul, chez toi, objet de lecture : il compte comme partie d\u2019un ensemble compliqu\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments, qui ne sont pas tous visibles ni tous pr\u00e9sents, mais qui se manifestent \u00e0 travers des \u00e9v\u00e9nements, eux, visibles et imm\u00e9diats : tes yeux qui s\u2019embrument, ton rire, les mots que tu dis, ta fa\u00e7on de ramasser ou de r\u00e9pandre tes cheveux, de prendre l\u2019initiative ou d\u2019esquiver, et puis tous ces signes qui sont aux confins des us et coutumes, de la m\u00e9moire, de la pr\u00e9histoire, de la mode ; tous les codes, tous les pauvres alphabets au moyen desquels un \u00eatre humain croit \u00e0 certains moments \u00eatre en train de lire un autre \u00eatre humain. \u00bb<br><br>Et de pr\u00e9ciser :<br><br>\u00ab \u00c0 la diff\u00e9rence de la lecture des pages \u00e9crites, la lecture que les amants font de leurs corps n\u2019est pas lin\u00e9aire. Elle commence \u00e0 un endroit quelconque, saute, se r\u00e9p\u00e8te, revient en arri\u00e8re, insiste, se ramifie en messages simultan\u00e9s et divergents, converge de nouveau, affronte des moments d\u2019ennui, tourne la page, retrouve le fil, se perd. On peut y reconna\u00eetre une direction, un parcours orient\u00e9 dans la mesure o\u00f9 elle tend \u00e0 un climax, et m\u00e9nage en vue de cette fin des phases rythmiques, des scansions m\u00e9triques, des r\u00e9currences de motifs. Mais le climax est-il v\u00e9ritablement son but ? La course vers la fin n\u2019est-elle pas plut\u00f4t contrari\u00e9e par une autre tendance qui s\u2019efforce, \u00e0 contre-courant, de retarder les instants, de r\u00e9cup\u00e9rer du temps ? \u00bb<br><br>Il est frappant de constater, lorsqu\u2019on arrive au dernier chapitre d\u2019un roman, l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de la lecture : on veut arriver au \u00ab climax \u00bb, comme dit le romancier italien. Le fait de n\u2019avoir plus que quelques pages \u00e0 lire (une sensation physique, visuelle, qu\u2019une lecture sur tablette ne rendra jamais) nous fait nous pr\u00e9cipiter \u2014 mouvement auquel correspond le processus de ralentissement mis alors en place par l\u2019\u00e9crivain pour retarder malgr\u00e9 tout le mot Fin. \u2014 comme dans certains blues o\u00f9 la musique rebondit sur le dernier si, et repart en mi majeur. <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=d27tE0HVA3w\">Ecoutez le <em>Ain\u2019t misbehavin\u2019 <\/em><\/a>de Fats Waller jou\u00e9 par Armstrong, qui refuse d\u2019en finir \u2014 comme un orgasme ind\u00e9finiment suspendu.<br>C\u2019est tout le sens des r\u00e9unions explicatives que convoque Hercule Poirot \u00e0 la fin des romans d\u2019Agatha Christie. La terrifiante Anglaise fait durer le plaisir en freinant au maximum la r\u00e9v\u00e9lation finale, en engageant le lecteur sur de fausses pistes, pour mieux l\u2019\u00e9garer dans ces derniers m\u00e9andres. Frustrations successives (que des amants comp\u00e9tents exploitent au mieux, tt-tt, tu ne jouiras pas, pas maintenant) et explosion finale \u2014 \u00ab bon sang, mais c\u2019est bien s\u00fbr ! \u00bb \/ \u00ab Rh\u00e2\u00e2\u00e2 Lovely ! \u00bb<br><br>C\u2019est de ces relations \u00e9rotis\u00e9es qu\u2019est n\u00e9e la tradition picturale de la Lecture, o\u00f9 la Lectrice (c\u2019est le plus souvent une femme) est mise en sc\u00e8ne dans une grande vari\u00e9t\u00e9 d\u2019attitudes.<br><br>D\u2019abord, la repr\u00e9sentation de la lecture en peinture offre l\u2019avantage de procurer au mod\u00e8le une attitude pratique durant de longues heures de pose, et en m\u00eame temps de figurer un instantan\u00e9 \u2014 la lecture d\u2019une page pr\u00e9cise.<br>On peut globalement distinguer trois types de toiles sur ce sujet. Soit le livre est une Bible, et il renvoie alors \u00e0 la mort et \u00e0 l\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u2014 Thanatos (mais rien ne dit que le passage \u00e9tudi\u00e9 n\u2019est pas le <em>Cantique des cantiques<\/em>, voir la toile d\u00e9concertante de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:Hayez,_Fracesco_-_La_Meditazione_-_1851.jpg\">Francesco Hayez, <em>la M\u00e9ditation<\/em><\/a>, o\u00f9 le format du livre implique l\u2019Ecriture sainte, mais o\u00f9 la chemise ouverte et le regard en dessous sugg\u00e8rent des pens\u00e9es \u00e9quivoques). Soit c\u2019est une lecture l\u00e9g\u00e8re, souvent tenue d\u2019une main, ou pos\u00e9e sur le giron pendant que l\u2019esprit s\u2019abandonne \u00e0 ses r\u00eaves, et qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un livre ou d\u2019une lettre (suppos\u00e9e d\u2019amour), le sous-entendu est assez volontiers polisson \u2014 Eros. Soit enfin le tableau est d\u00e9coratif, et profitant de ce que l\u2019on ne peut lire qu\u2019\u00e0 la lumi\u00e8re (voir l\u2019abondance de situations situ\u00e9es pr\u00e8s d\u2019une fen\u00eatre ou d\u2019une lampe), permet un jeu sur les contrastes et les couleurs, avec des contrejours soigneusement distill\u00e9s.<br>Le fait que tr\u00e8s majoritairement ce soient des femmes qui sont repr\u00e9sent\u00e9es en train de lire s\u2019accorde avec ces trois tendances. La jeune femme y trouve son plaisir (et elle sera alors majoritairement d\u00e9v\u00eatue), la vieille dame y cherche un divertissement ou une pr\u00e9paration \u00e0 la mort, et la mondaine s\u2019y montre dans un temps arr\u00eat\u00e9, entre deux occupations futiles, mettant en valeur alors des toilettes parfois somptueuses.<br><br>Du coup, la peinture permet de r\u00e9actualiser la distinction de Roland Barthes entre \u00ab textes de plaisir \u00bb et \u00ab textes de jouissance \u00bb \u2014 cette jouissance f\u00fbt-elle morbide. Les \u00ab jolis \u00bb tableaux sont l\u00e0 pour le plaisir ; les grandes \u0153uvres offrent une jouissance \u2014 celle-m\u00eame qu\u2019elles mettent en sc\u00e8ne.<br>On se doute que le gisant d\u2019Ali\u00e9nor d\u2019Aquitaine, dans l\u2019abbaye de Fontevraud, <a href=\"https:\/\/actualitte.com\/article\/47513\/archives\/que-lit-alienor-d-039-aquitaine-eternel-gisant-de-l-039-abbaye-de-fontevraud\">malgr\u00e9 les hypoth\u00e8ses ing\u00e9nieuses des  membres de l\u2019OULIPO qui s\u2019y coll\u00e8rent<\/a>, ne lit pas des dialogues de courtisanes, que le livre pos\u00e9 sur le genou droit de la Vierge, dans <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/L%27Annonciation_(Fra_Angelico,_Madrid)#\/media\/Fichier:Angelico,_prado.jpg\"><em>l\u2019Annonciation<\/em> de Fra Angelico<\/a>, n\u2019est pas un recueil des po\u00e8mes de Sapho, et que le lourd volume <a href=\"https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:Circle_of_Rembrandt_-_Rembrandts_moeder.jpg#\/media\/File:Circle_of_Rembrandt_-_Rembrandts_moeder.jpg\">o\u00f9 la m\u00e8re de Rembrandt s\u2019use les yeux et les b\u00e9sicles<\/a> n\u2019est pas l\u2019illustration de l\u2019Ar\u00e9tin par Jules Romain (le graveur du XVIe, pas l\u2019\u00e9crivain du XXe, h\u00e9, patates !). <br>Mais Marie-Madeleine, pour sainte qu\u2019elle soit, introduit une ambigu\u00eft\u00e9. Prenez celles de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sainte_Marie_Madeleine_lisant#\/media\/Fichier:Mar%C3%ADa_Magdalena_leyendo,_por_Piero_di_Cosimo.jpg\">Piero di Cosima<\/a> ou d\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:Mary_Magdalene_Reading_Ambrosius_Benson.jpg\">Ambrosius Benson<\/a>. La pr\u00e9sence d\u2019un pot \u00e0 fards, l\u2019habillement, la coiffure, indiquent que l\u2019on a \u00e0 faire \u00e0 Marie-Madeleine avant sa conversion. \u00c0 comparer avec <a href=\"https:\/\/www.pop.culture.gouv.fr\/notice\/joconde\/01370006184\">la <em>Madeleine<\/em> du Corr\u00e8ge<\/a>, install\u00e9e dans le d\u00e9cor \u00ab sauvage \u00bb o\u00f9 elle finira ses jours (la Sainte-Baume au-dessus de Marseille), ou avec celle de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/La_Madeleine_%C3%A0_la_veilleuse#\/media\/Fichier:Georges_de_La_Tour_007.jpg\">Georges de La Tour<\/a>, o\u00f9 le cr\u00e2ne du <em>Memento mori <\/em>et la \u00ab discipline \u00bb (le fouet avec lequel elle ch\u00e2tie sa chair coupable) indiquent assez qu\u2019il s\u2019agit cette fois de la sainte r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e \u2014 encore que <a href=\"https:\/\/agorha.inha.fr\/ark:\/54721\/5dc36207-fac0-4014-9ae9-00911adc7d62\">la version d\u2019Elisabetta Sirani<\/a>, qui enferme la sainte dans une orbe hyst\u00e9rique d\u2019un rose tentant, alors qu\u2019une fente est visible \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan, juste apr\u00e8s une flagellation dont les l\u00e8vres entrouvertes de la sainte prouvent assez qu\u2019elle fut un plaisir ineffable, nous laisse dans un curieux sentiment qui n\u2019est pas exactement celui qui convient \u00e0 la p\u00e9nitence\u2026<br><br>Ces Madeleine \u00ab au d\u00e9sert \u00bb, comme on disait alors, volontiers d\u00e9shabill\u00e9es par les peintres (<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:Emmanuel_Benner,_Marie-Madeleine_au_d%C3%A9sert_(_Mus%C3%A9e_d%27art_moderne_et_contemporain,_Strasbourg_).JPG\">voir celle d\u2019Emmanuel Benner<\/a>) et pour saintes que soient leurs lectures, ne manquent pas d\u2019\u00e9tablir une redoutable ambigu\u00eft\u00e9. Et c\u2019est le ma\u00eetre-mot de ces toiles. Voyez<a href=\"https:\/\/museeduluxembourg.fr\/fr\/actualite\/oeuvres-commentees-de-fragonard-la-lettre-damour\"> <em>le Billet doux<\/em> de Fragonard<\/a>, ou sa <em><a href=\"http:\/\/micabrac.eklablog.com\/01-les-jeunes-filles-a-la-lecture-dans-la-peinture-a148659496\">Jeune femme lisant<\/a><\/em>. Le regard en coin, le sein d\u00e9nud\u00e9, en disent long sur le contenu de l\u2019\u00e9crit \u2014 et sur son effet sous-jacent. M\u00eame chose dans ce sublime tableau de Bernard d\u2019Agesci d\u2019une <a href=\"https:\/\/utpictura18.univ-amu.fr\/notice\/9117-femme-lisant-lettres-dheloise-dabelard-bernard-dagesci\"><em>Dame lisant les lettres d\u2019H\u00e9lo\u00efse et Ab\u00e9lard<\/em>.<\/a><br>Quant \u00e0 la <a href=\"http:\/\/www.carnetdelectures.com\/bonus-jeune-fille-lisant-de-franz-eybl\/franz-eybl-jeune-fille-lisant-1850\/\"><em>Jeune fille lisant <\/em>de Franz Eybl<\/a>, elle figure assez bien Emma Bovary se graissant les mains, au couvent, sur les romans sentimentaux qui lui donn\u00e8rent du monde une id\u00e9e si fausse. Un cran de plus, et c\u2019est parfaitement nue que <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:Antoine_Wiertz_La_liseuse_de_romans.jpg\"><em>la Liseuse de romans<\/em>, d\u2019Antoine Wiertz<\/a>, s\u2019excite sur\u2026 sur ce que vous pouvez imaginer, que la main de sa servante ou de sa s\u0153ur tente de subtiliser.<br>\u00c0 la limite la belle dame ne lit plus \u2014 elle r\u00eave \u00e0 ce qu\u2019elle vient de lire. Voir le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:Toulmouche_Dolce_far_niente.jpg\"><em>Dolce far niente<\/em> d\u2019Auguste Toulmouche<\/a> ou <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:Jove_decadent.jpg\"><em>la Jeune d\u00e9cadente<\/em> de Ramon Casas i Carb\u00f3<\/a>.<br>Quant \u00e0 la <a href=\"https:\/\/fr.muzeo.com\/reproduction-oeuvre\/kizette-en-rose-1926-musee-des-beaux-arts-de-nantes\/tamara-de-lempicka\"><em>Kizette en rose<\/em> de Tamara de Lempicka<\/a>, elle a un faux air de Lolita d\u2019avant Lolita \u2014 les nymphettes ont exist\u00e9 bien avant que Nabokov en d\u00e9c\u00e8le les sortil\u00e8ges. Tiens, il faudra que je tente un \u00ab sp\u00e9cial nymphettes \u00bb un de ces jours. Avec un peu de chances, \u00e7a fera hurler dans le Landernau, o\u00f9 comme nous le savons, les gamins et les gamines sont absolument d\u00e9pourvus de perversit\u00e9 et s&rsquo;offrent des sucettes \u00e0 l&rsquo;anis sans penser \u00e0 mal.<br><br>Jean-Paul Brighelli<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>F\u00e9lix Vallotton, la Lecture abandonn\u00e9e, 1924 Les relations entre lecture et \u00e9rotisme sont trop \u00e9videntes pour que je m\u2019y attarde : Jean-Marie Goulemot a consacr\u00e9 une \u00e9tude exhaustive et brillante \u00e0 \u00ab Ces livres qu\u2019on ne lit que d\u2019une main \u00bb (Minerve, 1994), r\u00e9pertoire de la litt\u00e9rature \u00e9rotique du XVIIIe si\u00e8cle : les \u00e9crits libertins [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":4297,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[2720,2726,2725,2722],"class_list":{"0":"post-4293","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-non-classe","8":"tag-erotisme-et-lecture","9":"tag-italo-calvino","10":"tag-jeunes-femmes-lisant","11":"tag-peinture"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4293","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4293"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4293\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4297"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4293"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4293"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4293"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}