{"id":4333,"date":"2022-06-18T15:37:15","date_gmt":"2022-06-18T13:37:15","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=4333"},"modified":"2022-06-18T15:37:16","modified_gmt":"2022-06-18T13:37:16","slug":"le-syndrome-dabisag","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/le-syndrome-dabisag-4333","title":{"rendered":"Le syndrome d\u2019Abisag"},"content":{"rendered":"\n<p>Pedro Ame\u0301rico (1843-1905), <em>David et Abisag<\/em>, 1879<br><br>\u00ab Le roi David \u00e9tait vieux, avanc\u00e9 en \u00e2ge ; on le couvrait de v\u00eatements, et il ne pouvait se r\u00e9chauffer. Ses serviteurs lui dirent : Que l&rsquo;on cherche pour mon seigneur le roi une jeune fille vierge ; qu&rsquo;elle se tienne devant le roi, qu&rsquo;elle le soigne, et qu&rsquo;elle couche dans son sein ; et mon seigneur le roi se r\u00e9chauffera. On chercha dans tout le territoire d&rsquo;Isra\u00ebl une fille jeune et belle, et on trouva Abischag, la Sunamite, que l&rsquo;on conduisit aupr\u00e8s du roi. Cette jeune fille \u00e9tait fort belle. Elle soigna le roi, et le servit ; mais le roi ne la connut point. \u00bb (<em>Rois<\/em>, I, 1-4)<br><br>J\u2019entends les belles \u00e2mes s\u2019indigner. \u00ab Comment ? David, vous \u00eates s\u00fbr ? \u00bb<br><br>Il y a quelques ann\u00e9es un d\u00e9bat violent agita la Knesset. Les Travaillistes, non sans malice, provoqu\u00e8rent les partis religieux en demandant publiquement si les d\u00e9sirs de ce m\u00eame David pour Bethsab\u00e9e, l\u2019\u00e9pouse d\u2019Uri le Hittite, \u00e9taient bien purs, alors qu\u2019ils enfreignaient le septi\u00e8me commandement sur la perp\u00e9tration de l\u2019adult\u00e8re. D\u2019autant que pour se les passer, le roi envoya Uri \u00e0 la mort afin d\u2019\u00e9pouser sa veuve en toute bonne conscience. Les rabbins, interrog\u00e9s, statu\u00e8rent que rien de ce que fait un proph\u00e8te inspir\u00e9 par Dieu ne saurait \u00eatre impur. C\u2019est bien pratique.<br><br>Donc, Abisag (ou Abishag). Certes, David est alors trop vieux pour la \u00ab conna\u00eetre \u00bb (encore que certains ex\u00e9g\u00e8tes pensent que finalement le roi, \u00e0 force d\u2019\u00eatre r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par la chaleur de la vierge\u2026). Il se contente de boire sa chaleur adolescente.<br>Et c\u2019est d\u2019ailleurs Bethsab\u00e9e qui s\u2019est charg\u00e9e d\u2019amener Abisag \u00e0 son royal \u00e9poux. Voir les toiles splendides de <a href=\"https:\/\/www.britishmuseum.org\/collection\/object\/P_1983-U-63\">Richard Earlon<\/a>, <a href=\"https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:David,_Bathsheba_And_Abishag_-_Frederick_Goodall.jpg\">Frederick Goodall<\/a> ou <a href=\"http:\/\/www.artnet.com\/artists\/jacob-epstein\/david-and-abishag-DfcymT7E3GuPBKQI3vZFcQ2\">cette aquarelle du sculpteur am\u00e9ricain Jacob Epstein<\/a>. <br>Quelques si\u00e8cles apr\u00e8s la mort de David, du c\u00f4t\u00e9 de M\u00e9dine, A\u00efcha \u2014 6 ou 7 ans au moment du mariage, qui ne fut pas consomm\u00e9, ouf on respire, avant qu\u2019elle en ait 9 ou 10 \u2014 permet \u00e0 Mahomet, 50 ans aux fraises, de se sentir plus gaillard\u2026<br><br>Il est peut-\u00eatre significatif que ce soit des Anglo-Saxons qui aient le plus r\u00eav\u00e9 \u00e0 cette union non consomm\u00e9e (quoique\u2026) entre le vieux roi et la jeune vierge. En France, on se contentait d\u2019inciter Mademoiselle de Fontanges, 18 ans en 1679, \u00e0 devenir la ma\u00eetresse du d\u00e9j\u00e0 vieux (41 ans et presque plus de dents) Louis XIV, au moment o\u00f9 il se lassait de la Montespan et ne s\u2019\u00e9tait pas encore r\u00e9sign\u00e9 \u00e0 la Maintenon. \u00c7a n\u2019a pas port\u00e9 chance \u00e0 la jeune demoiselle, morte des suites d\u2019un accouchement en 1681, \u00e0 vingt ans.<br>Fontenelle avait davantage de bon sens : tomb\u00e9 amoureux \u00e0 97 ans d\u2019une jeune Allemande de grand esprit qui en avait \u00e0 peine 18, il la confia \u00e0 son ami Diderot, afin d\u2019en jouir par philosophe interpos\u00e9. Et la belle s\u2019impr\u00e9gna de philosophie fran\u00e7aise de fond en comble.<br><br>Cet impie de Voltaire a commis en 1764 une pi\u00e8ce parodique, <em>Sa\u00fcl<\/em>, charg\u00e9e de r\u00e9f\u00e9rences bibliques prises au tout premier degr\u00e9. C\u2019est ainsi qu\u2019il raconte l\u2019\u00e9pisode d\u2019Abisag :<br><br>                                                David (<em>\u00e0 Bethsab\u00e9e<\/em>)<br>\u00c9coutez je deviens vieux, vous n\u2019\u00eates plus belle\u202f; j\u2019ai toujours froid aux pieds, il me faudrait une fille de quinze ans pour me r\u00e9chauffer.<br><br>                                                Joab<br>Parbleu, milord, j\u2019en connais une qui sera votre fait\u202f; elle s\u2019appelle Abisag de Sunam.<br><br>                                                David<br>Qu\u2019on me l\u2019am\u00e8ne, qu\u2019on me l\u2019am\u00e8ne, qu\u2019elle m\u2019\u00e9chauffe.<br><br>                                                Bethsab\u00e9e<br>En v\u00e9rit\u00e9 vous \u00eates un vilain d\u00e9bauch\u00e9\u202f: fi\u202f! \u00e0 votre \u00e2ge, que voulez-vous faire d\u2019une petite fille\u202f?<br><br>                                                Joab<br>Milord, la voil\u00e0 qui vient, je vous la pr\u00e9sente.<br><br>                                                David<br>Viens \u00e7\u00e0, petite fille, me r\u00e9chaufferas-tu bien\u202f?<br><br>                                               Abisag<br>Oui-d\u00e0, milord, j\u2019en ai bien r\u00e9chauff\u00e9 d\u2019autres.<br><br>                                               Bethsab\u00e9e<br>\u2013 Voil\u00e0 donc comment tu m\u2019abandonnes, tu ne m\u2019aimes plus\u202f! (acte V, sc\u00e8ne 3)<br><br>C\u2019est une pratique universelle qui d\u00e9passe largement les Livres sacr\u00e9s. Dans <em>Les Belles endormies<\/em>, Kawabata raconte les nuits que le vieil Eguchi passe allong\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de jolies jeunes filles nues plong\u00e9es dans un sommeil l\u00e9thargique. Et il pense : <br><br>\u00ab L\u2019affreuse d\u00e9cr\u00e9pitude des lamentables vieillards qui fr\u00e9quentaient cette maison mena\u00e7ait de l\u2019atteindre lui-m\u00eame dans peu d\u2019ann\u00e9es. L\u2019immense \u00e9tendue des d\u00e9sirs, leur insondable profondeur, jusqu\u2019\u00e0 quel point les avait-il finalement mesur\u00e9es au cours des soixante-sept ann\u00e9es de son pass\u00e9 ? Et puis, autour des vieillards naissent innombrables les filles jolies, \u00e0 la peau neuve, \u00e0 la peau jeune. Les d\u00e9sirs r\u00eav\u00e9s \u00e0 perte de vue par de mis\u00e9rables vieillards, les regrets des jours perdus \u00e0 jamais, ne trouvaient-ils pas leur aboutissement dans les forfaits de cette maison myst\u00e9rieuse ? \u00bb<br><br>Kawabata avait 62 ans lorsqu\u2019il publia ce court roman, dont je vous recommande <a href=\"https:\/\/fr.shopping.rakuten.com\/mfp\/17096\/les-belles-endormies-yasunari-kawabata?pid=352628&amp;fbbaid=5768439516&amp;t=10059813&amp;gclid=CjwKCAjw46CVBhB1EiwAgy6M4gR21Y6-O7k2MRtTsIIdTX5b3uuaReddi8RSa05uY5g7QwlJPKk_UBoCmgQQAvD_BwE\">la version illustr\u00e9e par Fr\u00e9d\u00e9ric Cl\u00e9ment <\/a>\u2014 un bel objet. Sept ans plus tard l\u2019Acad\u00e9mie su\u00e9doise lui d\u00e9cernait le Nobel de Litt\u00e9rature. On n\u2019y regardait pas de si pr\u00e8s, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, aujourd\u2019hui un tel texte ferait un immense scandale, pensez \u00e0 ce qui est arriv\u00e9 \u00e0 Gabriel Matzneff. Quatre ans plus tard, il se donnait la mort, le temps l\u2019avait rattrap\u00e9.<br><br>Car le sunamitisme \u2014 version orientale ou japonaise \u2014 est une tentative pour contrarier la marche du Temps. \u00ab Rajeunir \u00bb, promettent les instituts de beaut\u00e9 et les fabricants de cr\u00e8me miracle. C\u2019est le vieux r\u00eave de l\u2019humanit\u00e9 \u2014 voir la Fontaine de Jouvence. \u00ab Arr\u00eate-toi, tu es si beau ! \u00bb dit le Faust de Goethe \u00e0 l\u2019instant qui passe \u2014 avant de tomber mort. La jeune Marguerite n\u2019a rien pu faire pour arr\u00eater l\u2019horloge. Il arrive m\u00eame que la jeune femme l\u2019acc\u00e9l\u00e8re \u2014 voir ce que Marguerite Steinheil (30 ans, ce n\u2019\u00e9tait plus une perdrix de l\u2019ann\u00e9e) a fait de F\u00e9lix Faure (58 ans), \u00ab qui voulait \u00eatre C\u00e9sar et qui ne fut que Pomp\u00e9e\u2026 \u00bb<br>Mais telle est la force de l\u2019illusion que les vieillards r\u00eavent \u00e0 la peau des jeunes filles, sur lesquelles l\u2019\u00e2ge n&rsquo;a pas encore pos\u00e9 sa griffe. <br>Apr\u00e8s tout, la comtesse Bathory n\u2019y regardait pas de si pr\u00e8s : elle les \u00e9gorgeait et prenait un bain de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence dans le sang des vierges\u2026<br><br>Alors, passons des mythes religieux (belle excuse !) \u00e0 des r\u00e9cits plus profanes.<br><br>\u00ab Et, \u00e0 moins de quinze centim\u00e8tres de moi et de ma vie ardente, gisait la n\u00e9buleuse Lolita ! Apr\u00e8s une longue et impassible attente, mes tentacules se d\u00e9plac\u00e8rent de nouveau vers elle, et cette fois le craquement du matelas ne la r\u00e9veilla pas. Je parvins \u00e0 rapprocher mon anatomie rapace si pr\u00e8s d\u2019elle que l\u2019aura de son \u00e9paule nue picota ma joue comme un souffle chaud. Et soudain, elle se releva, soupira, marmonna avec une rapidit\u00e9 insane quelque chose \u00e0 propos de bateaux, tira sur les draps et sombra de nouveau dans les opulentes t\u00e9n\u00e8bres de sa jeune inconscience. Tandis qu\u2019elle s\u2019agitait, au c\u0153ur de cet intarissable flux de sommeil \u2013 tout \u00e0 l\u2019heure auburn, lunaire \u00e0 pr\u00e9sent \u2013, son bras me frappa en travers du visage. Je la retins l\u2019espace d\u2019un instant. Elle se lib\u00e9ra de l\u2019ombre de mon \u00e9treinte \u2013 pas consciemment, ni violemment, sans r\u00e9pulsion personnelle, mais avec ce murmure neutre et plaintif que pousse un enfant qui exige son repos naturel. Et les choses \u00e9taient revenues \u00e0 leur point de d\u00e9part : Lolita, pr\u00e9sentant son dos lov\u00e9 \u00e0 Humbert, Humbert la t\u00eate pos\u00e9e sur l\u2019oreiller de sa main et br\u00fblant de d\u00e9sir et de dyspepsie.<br>Celle-ci me contraignit \u00e0 faire une incursion jusqu\u2019\u00e0 la salle de bains pour avaler une gorg\u00e9e d\u2019eau, le meilleur rem\u00e8de que je connaisse dans mon cas, \u00e0 l\u2019exception peut-\u00eatre des radis tremp\u00e9s dans du lait ; et lorsque je p\u00e9n\u00e9trai \u00e0 nouveau dans l\u2019\u00e9trange forteresse z\u00e9br\u00e9e de rayures p\u00e2les o\u00f9 les habits de Lolita, anciens et nouveaux, se vautraient en diverses attitudes d\u2019enchantement sur des meubles qui semblaient vaguement flotter \u00e0 la d\u00e9rive, mon in\u00e9narrable fille se dressa sur son s\u00e9ant et, d\u2019une voix claire, exigea \u00e0 boire \u00e0 son tour. Elle prit le gobelet en carton dans sa main fantomatique et en avala d\u2019un trait le contenu avec gratitude, braquant ses longs cils vers le gobelet, et ensuite, d\u2019un geste infantile lest\u00e9 d\u2019un charme plus intense qu\u2019aucune caresse charnelle, la petite Lolita s\u2019essuya les l\u00e8vres contre mon \u00e9paule. Elle retomba sur son oreiller (j\u2019avais subtilis\u00e9 le mien pendant qu\u2019elle buvait) et se rendormit aussit\u00f4t.<br>Je n\u2019avais pas os\u00e9 lui offrir une seconde ration de ma drogue, n\u2019ayant pas abandonn\u00e9 tout espoir de voir la premi\u00e8re consolider son sommeil. J\u2019\u00e9bauchai une man\u0153uvre d\u2019approche, conscient que je risquais d\u2019essuyer un \u00e9chec, sachant pertinemment que je ferais mieux d\u2019attendre mais incapable d\u2019attendre. Mon oreiller avait l\u2019odeur de ses cheveux. Je rampai vers ma phosphorescente doucette, m\u2019arr\u00eatant et battant en retraite chaque fois que je pensais qu\u2019elle bougeait ou allait bouger. Une brise venue du pays des merveilles avait commenc\u00e9 \u00e0 affecter mes pens\u00e9es, et maintenant celles-ci semblaient s\u2019imprimer en italique, comme si la surface o\u00f9 elles se refl\u00e9taient \u00e9tait rid\u00e9e par le fantasme de cette brise. \u00c0 plusieurs reprises ma conscience se plissa dans le mauvais sens, mon corps agit\u00e9 entra dans la sph\u00e8re du sommeil et en ressortit encore tout agit\u00e9, et une fois ou deux je me surpris en train de sombrer dans un ronflement m\u00e9lancolique. Des brumes de tendresse enveloppaient des cimes de d\u00e9sir. Par moments, il me sembla que la proie enchant\u00e9e allait rencontrer \u00e0 mi-chemin le chasseur enchant\u00e9, que sa hanche rampait lentement vers moi sous le sable mou d\u2019une plage fabuleuse et isol\u00e9e ; mais aussit\u00f4t son corps flou creus\u00e9 de fossettes bougeait et je savais alors qu\u2019elle \u00e9tait plus \u00e9loign\u00e9e de moi que jamais.<br>Si je m\u2019attarde un peu longuement sur les fr\u00e9missements et les t\u00e2tonnements de cette nuit lointaine, c\u2019est parce que je tiens \u00e0 prouver que je ne suis pas, que je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9, et n\u2019aurais jamais pu \u00eatre, une brute crapuleuse. Les contr\u00e9es paisibles et irr\u00e9elles \u00e0 travers lesquelles je rampais \u00e9taient le patrimoine des po\u00e8tes \u2013 et non le terrain de chasse du crime. Euss\u00e9-je atteint mon but, mon extase e\u00fbt \u00e9t\u00e9 une ivresse de douceur, une sorte de combustion interne dont Lolita, m\u00eame au cas o\u00f9 elle e\u00fbt \u00e9t\u00e9 parfaitement \u00e9veill\u00e9e, e\u00fbt \u00e0 peint senti le rayonnement. Mais j\u2019esp\u00e9rais encore qu\u2019elle allait peu \u00e0 peu sombrer dans un ab\u00eeme de stupeur et que j\u2019allais pouvoir go\u00fbter de sa petite personne plus que cette phosphorescence. Et c\u2019est ainsi qu\u2019entre deux approximations h\u00e9sitantes, c\u00e9dant \u00e0 une aberration sensorielle qui la m\u00e9tamorphosait en ocelles de lune ou en un buisson de fleurs cotonneux, je r\u00eavais que je reprenais connaissance, r\u00eavais que je me tenais aux aguets.<br>\u00bb (Nabokov, <em>Lolita<\/em>, chap. 39, 1955)<br><br>Voil\u00e0 un quadrag\u00e9naire robuste qui r\u00eave pr\u00e8s de sa nymphette. Oh, c\u2019est mal ! Oh comme je comprends que le livre n\u2019ait pu \u00eatre \u00e9dit\u00e9 qu\u2019en France !<br><br>Bien s\u00fbr, l\u2019histoire d\u2019Abisag n\u2019a pu se passer que dans un pass\u00e9 l\u00e9gendaire. Elle ne saurait se r\u00e9p\u00e9ter dans notre \u00e9poque de vertu, de puret\u00e9 et de wokisme, o\u00f9 tous les hommes, quels que soit leur \u00e2ge, font des demandes \u00e9crites avant de d\u00e9grafer un soutien-gorge, o\u00f9 les nymphettes n\u2019existent plus que <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=yu1-ZeQ-leI\">dans les chansons de Gainsbourg chant\u00e9es par Vanessa Paradis et mises en sc\u00e8ne par Jean-Baptiste Mondino<\/a>, et o\u00f9 les jeunes filles restent vierges jusqu\u2019au mariage \u2014 et pour rien au monde ne se vautreraient dans les draps des vieux libidineux.<br><br>Jean-Paul Brighelli<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pedro Ame\u0301rico (1843-1905), David et Abisag, 1879 \u00ab Le roi David \u00e9tait vieux, avanc\u00e9 en \u00e2ge ; on le couvrait de v\u00eatements, et il ne pouvait se r\u00e9chauffer. 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