{"id":4348,"date":"2022-07-20T13:20:21","date_gmt":"2022-07-20T11:20:21","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=4348"},"modified":"2022-07-20T13:20:22","modified_gmt":"2022-07-20T11:20:22","slug":"ne-faire-quun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/ne-faire-quun-4348","title":{"rendered":"Ne faire qu\u2019un"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Hermaphrodite endormi<\/em>, marbre, Rome, 1\u00e8re moiti\u00e9 du IIe si\u00e8cle \u2014 Mus\u00e9e du Louvre<br><br>\u00ab \u00ab La nature humaine \u00e9tait primitivement bien diff\u00e9rente de ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui. D\u2019abord, il y avait trois sortes d\u2019hommes, les deux sexes qui subsistent encore, et un troisi\u00e8me compos\u00e9 des deux premiers et qui les renfermait tous deux : il s\u2019appelait androgyne ; il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit, et la seule chose qui en reste, est le nom qui est en opprobre. Puis tous les hommes g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9taient d\u2019une figure ronde, avaient des \u00e9paules et des c\u00f4tes attach\u00e9es ensemble, quatre bras, quatre jambes, deux visages oppos\u00e9s l\u2019un \u00e0 l\u2019autre et parfaitement semblables, sortant d\u2019un seul cou et tenant \u00e0 une seule t\u00eate, quatre oreilles, un double appareil des organes de la g\u00e9n\u00e9ration, et tout le reste dans la m\u00eame proportion (\u2026) Leurs corps \u00e9taient robustes et leurs courages \u00e9lev\u00e9s, ce qui leur inspira l\u2019audace de monter jusqu\u2019au ciel et de combattre contre les dieux. Zeus examina avec les dieux ce qu\u2019il y avait \u00e0 faire dans cette circonstance. La chose n\u2019\u00e9tait pas sans difficult\u00e9 : les dieux ne voulaient pas les d\u00e9truire comme ils avaient fait des g\u00e9ants en les foudroyant, car alors le culte que les hommes leur rendaient et les temples qu\u2019ils leur \u00e9levaient, auraient aussi disparu ; et, d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, une telle insolence ne pouvait \u00eatre soufferte. Enfin, apr\u00e8s bien des embarras, il vint une id\u00e9e \u00e0 Zeus : Je crois avoir trouv\u00e9, dit-il, un moyen de conserver les hommes et de les rendre plus retenus, c\u2019est de diminuer leurs forces : je les s\u00e9parerai en deux ; par l\u00e0 ils deviendront faibles ; et nous aurons encore un autre avantage, qui sera d\u2019augmenter le nombre de ceux qui nous servent : ils marcheront droits, soutenus de deux jambes seulement ; et, si apr\u00e8s cette punition leur audace subsiste, je les s\u00e9parerai de nouveau, et ils seront r\u00e9duits \u00e0 marcher sur un seul pied, comme ceux qui dansent sur les outres \u00e0 la f\u00eate de Bacchus. Apr\u00e8s cette d\u00e9claration le dieu fit la s\u00e9paration qu\u2019il venait de r\u00e9soudre, et il la fit de la mani\u00e8re que l\u2019on coupe les \u0153ufs lorsqu\u2019on veut les saler, ou qu\u2019avec un cheveu on les divise en deux parties \u00e9gales. Il commanda ensuite \u00e0 Apollon de gu\u00e9rir les plaies, et de placer le visage des hommes du c\u00f4t\u00e9 que la s\u00e9paration avait \u00e9t\u00e9 faite, afin que la vue de ce ch\u00e2timent les rend\u00eet plus modestes. Apollon ob\u00e9it, mit le visage du c\u00f4t\u00e9 indiqu\u00e9, et, ramassant les peaux coup\u00e9es sur ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui le ventre, il les r\u00e9unit toutes \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une bourse que l\u2019on ferme, n\u2019y laissant qu\u2019une ouverture qu\u2019on appelle le nombril. Quant aux autres plis en tr\u00e8s-grand nombre, il les polit et fa\u00e7onna la poitrine avec un instrument semblable \u00e0 celui dont se servent les cordonniers pour polir les souliers sur la forme, et laissa seulement quelques plis sur le ventre et le nombril, comme des souvenirs de l\u2019ancien \u00e9tat. Cette division \u00e9tant faite, chaque moiti\u00e9 cherchait \u00e0 rencontrer celle qui lui appartenait ; et s\u2019\u00e9tant trouv\u00e9es toutes les deux, elles se joignaient avec une telle ardeur dans le d\u00e9sir de rentrer dans leur ancienne unit\u00e9, qu\u2019elles p\u00e9rissaient dans cet embrassement de faim et d\u2019inaction, ne voulant rien faire l\u2019une sans l\u2019autre. Quand l\u2019une des deux p\u00e9rissait, celle qui restait en cherchait une autre, \u00e0 laquelle elle s\u2019unissait de nouveau, soit qu\u2019elle fut la moiti\u00e9 d\u2019une femme enti\u00e8re, ce qu\u2019aujourd\u2019hui nous autres nous appelons une femme, soit que ce f\u00fbt une moiti\u00e9 d\u2019homme ; et ainsi la race allait s\u2019\u00e9teignant. Zeus, touch\u00e9 de ce malheur, imagine un autre exp\u00e9dient. Il change de place les instruments de la g\u00e9n\u00e9ration et les met par-devant. Auparavant ils \u00e9taient par-derri\u00e8re, et on concevait, et l\u2019on r\u00e9pandait la semence, non l\u2019un dans l\u2019autre, mais \u00e0 terre, comme les cigales. Il les mit donc par-devant, et de cette mani\u00e8re la conception se fit par la conjonction du m\u00e2le et de la femelle. Il en r\u00e9sulta que, si l\u2019homme s\u2019unissait \u00e0 la femme, il engendrait et perp\u00e9tuait l\u2019esp\u00e8ce, et que, si le m\u00e2le s\u2019unissait au m\u00e2le, la sati\u00e9t\u00e9 les s\u00e9parait bient\u00f4t et les renvoyait aux travaux et \u00e0 tous les soins de la vie. Voil\u00e0 comment l\u2019amour est si naturel \u00e0 l\u2019homme ; l\u2019amour nous ram\u00e8ne \u00e0 notre nature primitive et, de deux \u00eatres n\u2019en faisant qu\u2019un, r\u00e9tablit en quelque sorte la nature humaine dans son ancienne perfection. Chacun de nous n\u2019est donc qu\u2019une moiti\u00e9 d\u2019homme, moiti\u00e9 qui a \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9e de son tout, de la m\u00eame mani\u00e8re que l\u2019on s\u00e9pare une sole. Ces moiti\u00e9s cherchent toujours leurs moiti\u00e9s. Les hommes qui sortent de ce compos\u00e9 des deux sexes, nomm\u00e9 androgyne, aiment les femmes, et la plus grande partie des adult\u00e8res appartiennent \u00e0 cette esp\u00e8ce, comme aussi les femmes qui aiment les hommes. Mais pour les femmes qui sortent d\u2019un seul sexe, le sexe f\u00e9minin, elles ne font pas grande attention aux hommes, et sont plus port\u00e9es pour les femmes ; c\u2019est \u00e0 cette esp\u00e8ce qu\u2019appartiennent les tribades. Les hommes qui sortent du sexe masculin recherchent le sexe masculin. \u00bb<br><br>Ainsi parle Aristophane dans <em>Le Banquet<\/em>. \u00c0 noter que c\u2019est une justification mythique du caract\u00e8re g\u00e9n\u00e9tique de l\u2019homosexualit\u00e9, masculine ou f\u00e9minine : les Grecs prenaient la nature comme elle venait, y compris par derri\u00e8re (d\u2019o\u00f9 l\u2019appellation d\u2019\u00ab antiphysiques \u00bb pour d\u00e9signer les homosexuels m\u00e2les au XVIIIe si\u00e8cle).<br><br>Ce mythe de l\u2019androgyne primitif a \u00e9t\u00e9 relay\u00e9 par la l\u00e9gende d\u2019Hermaphrodite, ce fils d\u2019Aphrodite et d\u2019Herm\u00e8s qui, se baignant un jour dans le lac de Carie (au sud-)ouest de l\u2019Asie mineure), fut enlac\u00e9 par Salmacis, la na\u00efade du lieu : elle fit alors le v\u0153u de ne plus \u00eatre s\u00e9par\u00e9e du jeune homme, et les dieux l\u2019exauc\u00e8rent en les fondant l\u2019un dans l\u2019autre : <a href=\"https:\/\/www.meisterdrucke.fr\/fine-art-prints\/Jean-Fran%C3%A7ois-de-Troy\/840722\/Salmacis-et-Hermaphroditus.html\">Jean-Fran\u00e7ois de Troy en a laiss\u00e9 une repr\u00e9sentation admirable<\/a> ; mais je ne m\u00e9prise pas<a href=\"https:\/\/fr.m.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:Hermaphroditos_and_Salmacis_by_Bartholom%C3%A4us_Spranger.jpg\"> celle de Bartholoma\u00fcs Spranger.<\/a> <br>La nymphe irr\u00e9m\u00e9diablement unie \u00e0 son amant formula alors le v\u0153u que tout homme qui se baignerait dans le lac n\u2019en sortirait que porteur d\u2019attributs f\u00e9minins : je signale la l\u00e9gende \u00e0 tous les transsexuels, qui trouveraient \u00e0 s\u2019immerger dans le lac une solution \u00e0 leur d\u00e9sir moins hasardeuse et moins on\u00e9reuse qu\u2019une intervention chirurgicale.<br><br>De l\u00e0 vient que vous appelez votre \u00e9pouse \u00ab ma moiti\u00e9 \u00bb, et que Mao Ts\u00e9-toung appelait les femmes \u00ab la moiti\u00e9 du ciel \u00bb \u2014 ce qui donna \u00e0 Claudie Broyelle, en 1975, le titre de son essai sur la lib\u00e9ration des femmes en Chine (Editions Deno\u00ebl\/Gonthier), \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 il y avait de vraies f\u00e9ministes et pas des hyst\u00e9riques frustr\u00e9es. \u00ab Ma moiti\u00e9 \u00bb ou \u00ab ma mie \u00bb, ainsi appelle-t-on celle avec laquelle vous constituez un couple.<br>De l\u00e0 aussi la l\u00e9g\u00e8re d\u00e9pression (\u00ab homo animal triste post coitum) qui suit l\u2019acte de chair, non par baisse brutale de la dopamine et de l\u2019adr\u00e9naline, non par exc\u00e8s subit d\u2019endomorphine, mais par le constat toujours renouvel\u00e9, h\u00e9las, que vous avez eu beau chercher \u00e0 vous unir, \u00e0 vous r\u00e9emboiter \u2014 d\u2019o\u00f9 l\u2019expression \u00ab se mettre \u00e0 la colle \u00bb avec quelqu\u2019un \u2014, vient un moment o\u00f9 chacun r\u00e9cup\u00e8re non pas son int\u00e9grit\u00e9, mais son corps morcel\u00e9.<br><br>Parfois pourtant, l\u2019illusion survit au plaisir. Valmont d\u00e9crit cela fort bien (<em>Liaisons<\/em>, Lettre CXXV) lorsqu\u2019il a l\u2019impudence (et l\u2019imprudence) de raconter \u00e0 Mme de Merteuil comment il a trouv\u00e9 dans les bras de Mme de Tourvel une qualit\u00e9 d\u2019union qu\u2019aucune femme avant elle ne lui avait procur\u00e9e : \u00ab L\u2019ivresse fut compl\u00e8te et r\u00e9ciproque ; et, pour la premi\u00e8re fois, la mienne surv\u00e9cut au plaisir. \u00bb Impardonnable, un pareil aveu !<br><br>D\u2019o\u00f9 la r\u00e9action extraordinaire de la femme avec laquelle couche Philip Marlowe, dans <em>Playback<\/em> \u2014 le dernier roman achev\u00e9 de Raymond Chandler :<br><br>\u00ab I took hold of her and she came into my arms without a word. I picked her up and carried her and somehow found the bedroom. I put her down on the bed. I peeled her skirt up until I could see the white thighs above her long beautiful nylon-clad legs. Suddenly she reached up and pulled my head down against her breast.<br>\u00ab\u00a0Beast! Could we have a little less light?\u00a0\u00bb<br>I went to the door and switched the light off in the room. There was still a glow from the hall. When I turned she was standing by the bed as naked as Aphrodite, fresh from the Aegean. She stood there proudly and without either shame or enticement.<br>\u00ab\u00a0Damn it,\u00a0\u00bb I said, \u00ab\u00a0when I was young you could undress a girl slowly. Nowadays she&rsquo;s in the bed while you&rsquo;re struggling with your collar button.\u00a0\u00bb<br>\u00ab\u00a0Well, struggle with your goddam collar button.\u00a0\u00bb<br>She pulled the bedcovers back and lay on the bed shamelessly nude. She was just a beautiful naked woman completely unashamed of being what she was.<br>\u00ab\u00a0Satisfied with my legs?\u00a0\u00bb she asked.<br>I didn&rsquo;t answer.<br>\u00ab\u00a0Yesterday morning,\u00a0\u00bb she said, half dreamily, \u00ab\u00a0I said there was something about you I liked-you didn&rsquo;t paw-and something I didn&rsquo;t like. Know what it was?\u00a0\u00bb<br>\u00ab\u00a0That you didn&rsquo;t make me do this then.\u00a0\u00bb<br>\u00ab\u00a0Your manner hardly encouraged it.\u00a0\u00bb<br>\u00ab\u00a0You&rsquo;re supposed to be a detective. Please put out all the lights now.\u00a0\u00bb<br>Then very soon in the dark she was saying, \u00ab\u00a0Darling, darling, darling\u00a0\u00bb in that very special tone of voice a woman uses only in those special moments. Then a slow gentle relaxing, a peace, a quietness.<br>\u00ab\u00a0Still satisfied with my legs?\u00a0\u00bb she asked dreamily.<br>\u00ab\u00a0No man ever would be. They would haunt him, no matter how many times he made love to you.\u00a0\u00bb<br>\u00ab\u00a0You bastard. You complete bastard. Come closer.\u00a0\u00bb<br>She put her head on my shoulder and we were very close now.<br>\u00ab\u00a0I don&rsquo;t love you,\u00a0\u00bb she said.<br>\u00ab\u00a0Why would you? But let&rsquo;s not be cynical about it. There are sublime moments-even if they are only moments.\u00a0\u00bb<br>I felt her tight and warm against me. Her body surged with vitality. Her beautiful arms held me tight.<br>And again in the darkness that muted cry, and then again the slow quiet peace.<br>\u00ab\u00a0I hate you,\u00a0\u00bb she said with her mouth against mine. \u00ab\u00a0Not for this, but because perfection never comes twice and with us it came too soon. And I&rsquo;ll never see you again and I don&rsquo;t want to. It would have to be forever or not at all.\u00a0\u00bb \u00bb<br><br>Comme on dit en justice : \u00ab Non bis in idem \u00bb. La perfection ne se duplique pas. Inutile de la qu\u00eater encore et encore, vous ressembleriez \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efnomane recherchant (en vain, toujours en vain) la qualit\u00e9 du premier flash \u2014 alors qu\u2019au fil des injections, il n\u2019arrive, au mieux, qu\u2019\u00e0 cesser bri\u00e8vement de souffrir du manque. Je n\u2019exclus pas qu\u2019un drogu\u00e9 cherche dans sa dose sans cesse recommenc\u00e9e un compl\u00e9ment \u00e0 lui-m\u00eame \u2014 un double compl\u00e9mentaire qui sans cesse lui \u00e9chappe, car ainsi l\u2019ont voulu les Dieux.<br><br>Jean-Paul Brighelli<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hermaphrodite endormi, marbre, Rome, 1\u00e8re moiti\u00e9 du IIe si\u00e8cle \u2014 Mus\u00e9e du Louvre \u00ab \u00ab La nature humaine \u00e9tait primitivement bien diff\u00e9rente de ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui. 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