{"id":4398,"date":"2022-09-30T09:31:33","date_gmt":"2022-09-30T07:31:33","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=4398"},"modified":"2022-09-30T09:31:34","modified_gmt":"2022-09-30T07:31:34","slug":"les-deux-amies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/les-deux-amies-4398","title":{"rendered":"Les Deux amies"},"content":{"rendered":"\n<p>Toulouse-Lautrec, Les Deux amies, c.1894<\/p>\n\n\n\n<p>Lesbiennes, gouines, gougnottes, tribades, gousses, \u00e9plucheuses de lentilles\u2026 Ainsi parle le <em>Dictionnaire \u00e9rotique<\/em> de Pierre Guiraud, outil indispensable de l&rsquo;\u00e9rotologue distingu\u00e9.<br><br>Sous le pinceau des peintres, l\u2019\u0153il du photographe ou la plume des \u00e9crivains, les femmes vont tr\u00e8s souvent par deux. La femme unique est d\u00e9esse, isol\u00e9e dans sa perfection, V\u00e9nus languide ou courtisane alanguie. Mais lorsqu\u2019il veut repr\u00e9senter une \u00e9treinte classique, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:Fran%C3%A7ois_Boucher_-_La_Nymphe_Callisto,_s%C3%A9duite_par_Jupiter_sous_les_traits_de_Diane_(1759).jpg\">Boucher choisit le mythe de Calliope<\/a>, que Zeus engrossa en prenant les traits de Diane. <br><br>Par deux, la femme rentre dans son humanit\u00e9 \u2014 et le couple ainsi form\u00e9 signifie \u00e0 l\u2019artiste qui tente de le saisir qu\u2019il est exclu de la relation qu\u2019il \u00e9ternise, mais \u00e0 laquelle il ne peut participer que sous l\u2019angle du voyeur.<br>Je me rappelle une vieille interview de Rocco Siffredi, affirmant qu\u2019il n\u2019avait jamais donn\u00e9 \u00e0 une partenaire un plaisir aussi intense que ce qu\u2019elle se procurait avec une autre femme. \u00ab Et \u00e7a vous rabat l\u2019orgueil \u00bb, ajoutait ce brave homme, l\u2019un des rares dans la profession \u00e0 avoir un regard distanci\u00e9 sur ses performances et le culte dont il fut l\u2019objet. <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait manifestement l\u2019avis de Toulouse-Lautrec, mieux \u00e9quip\u00e9 encore que l\u2019Etalon italien, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Les_Deux_Amies_(Toulouse-Lautrec,_1895)#\/media\/Fichier:Lautrec_Les_Deux_amies.jpg\">repr\u00e9sentant les prostitu\u00e9es ch\u00e8res \u00e0 son c\u0153ur<\/a> qui apr\u00e8s avoir encaiss\u00e9 les clients douteux de la journ\u00e9e, se consolent dans les bras l\u2019une de l\u2019autre. Pas un hasard si une majorit\u00e9 d\u2019actrices porno sont lesbiennes.<br><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Albert_Marquet#\/media\/Fichier:The_Two_Friends_Albert_Marquet_(1912).jpg\">M\u00eame th\u00e9matique chez Albert Marquet<\/a>, o\u00f9 les deux cr\u00e9atures sont allong\u00e9es, rompues par une journ\u00e9e de sexe tarif\u00e9 ou des \u00e9bats tumultueux. Le bordel appartient tellement \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique commune jusqu\u2019en 1945 qu\u2019il n\u2019est pas \u00e9tonnant que les peintres, toujours en qu\u00eate de mod\u00e8les \u00e0 bas co\u00fbt, s\u2019y int\u00e9ressent.<br><br>Les amours saphiques \u2014 dont le couple de femmes est la combinaison \u00e9l\u00e9mentaire \u2014 ont toujours fascin\u00e9 les artistes. Apr\u00e8s tout, Baudelaire songea d\u2019abord \u00e0 intituler le recueil de ses po\u00e8mes <em>Les Lesbiennes<\/em>, avant de s&rsquo;arr\u00eater aux <em>Fleurs du mal<\/em>. Et il en reste quelque chose, particuli\u00e8rement dans les pi\u00e8ces condamn\u00e9es : <br><br>\u00ab \u00c9tendue \u00e0 ses pieds, calme et pleine de joie,<br>Delphine la couvait avec des yeux ardents,<br>Comme un animal fort qui surveille une proie,<br>Apr\u00e8s l&rsquo;avoir d&rsquo;abord marqu\u00e9e avec les dents.<br><br>Beaut\u00e9 forte \u00e0 genoux devant la beaut\u00e9 fr\u00eale,<br>Superbe, elle humait voluptueusement<br>Le vin de son triomphe, et s&rsquo;allongeait vers elle,<br>Comme pour recueillir un doux remerc\u00eement.<br><br>Elle cherchait dans l&rsquo;\u0153il de sa p\u00e2le victime<br>Le cantique muet que chante le plaisir,<br>Et cette gratitude infinie et sublime<br>Qui sort de la paupi\u00e8re ainsi qu&rsquo;un long soupir. \u00bb<br><br>Ah, comme j\u2019imagine bien le procureur Pinard, le m\u00eame qui avait plaid\u00e9 (en vain) l\u2019interdiction de Madame Bovary, se palucher f\u00e9rocement en se murmurant \u00e0 part soi les vers qu\u2019il allait faire condamner !<br>Dix ans plus tard, Courbet, qui avait repr\u00e9sent\u00e9 Baudelaire \u00e0 droite sur sa fameuse toile <em>l\u2019Atelier du peintre<\/em>, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Le_Sommeil_(Courbet)#\/media\/Fichier:Gustave_Courbet_-_Le_Sommeil_(1866),_Paris,_Petit_Palais.jpg\">peint <em>Le Sommeil<\/em> <\/a>(dit aussi <em>Les Deux amies<\/em>, ou <em>Paresse et Luxure<\/em>), une toile destin\u00e9e au collectionneur turc Khalil-Bey, pour qui il avait peint l\u2019Origine du monde : dans les deux cas c\u2019est la ma\u00eetresse du peintre, Johanna Hifferman, qui sert de mod\u00e8le roux (alors que Constance Qu\u00e9niaux, danseuse et courtisane de l\u2019Op\u00e9ra, est le mod\u00e8le brun). Se rappeler Flaubert et son <em>Dictionnaire des id\u00e9es re\u00e7ues<\/em> : \u00ab Brunes. Sont plus chaudes que les blondes (voy. Blondes). \u00bb Bien s\u00fbr les notices de Blondes, Rousses et N\u00e9gresses disent la m\u00eame chose, la beaut\u00e9 de l\u2019id\u00e9e re\u00e7ue \u00e9tant qu\u2019elle est circulaire.<br>La toile de Courbet, d\u00e9sormais au Petit Palais, a servi de mod\u00e8le \u00e0 nombre de peintres qui se sont saisis du m\u00eame th\u00e8me \u2014 <a href=\"http:\/\/www.artnet.fr\/artistes\/micao-kono\/les-deux-amies-3LWLC8HFtvLqhJy-EKeYcw2\">par exemple Micao Kono<\/a>.<br><br>La combinaison de deux corps f\u00e9minins est d\u2019ailleurs une histoire de courbes. Jef Lambeaux (1852-1908) dispose ses lesbiennes dans une position telle que <a href=\"https:\/\/www.auction.fr\/_fr\/lot\/jef-lambeaux-1852-1908-scene-erotique-bronze-a-patine-brune-signe-10554403\">le couple finit par former un demi-cercle<\/a>. M\u00eame combinaison, mais dans l\u2019autre sens, pour cette toile galante des ann\u00e9es 1770, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fichier:Les_Deux_Amies_by_Lagrenee.jpg\"><em>Les Deux amies<\/em> de Jean-Jacques Lagren\u00e9e<\/a>.<br>Jusqu\u2019au cubisme, la peinture a eu plus d\u2019attraits pour la courbe que pour l\u2019ar\u00eate vive. Et curieusement <a href=\"https:\/\/fr.wahooart.com\/@@\/8XYNSQ-Pablo-Picasso-deux-amis\">les toiles de Picasso consacr\u00e9es au th\u00e8me<\/a> sont ant\u00e9rieures \u00e0 son virage cubiste. Comme disait si bien Eluard :<br><br>\u00ab La courbe de tes yeux fait le tour de mon c\u0153ur<br>Un rond de danse et de douceur<br>Aur\u00e9ole du temps berceau nocturne et s\u00fbr \u00bb <br><br>C\u2019est dans <em>Capitale de la douleur<\/em> (1924). \u00c0 l\u2019\u00e9poque c\u2019est Gala que chante le po\u00e8te. Mais les r\u00e9cipiendaires sont interchangeables, et <a href=\"https:\/\/www.pinterest.fr\/pin\/297096906667560617\/?nic_v3=1a2WaBSe4\">la photo de Man Ray<\/a> repr\u00e9sentant, douze ans plus tard, Nusch, la nouvelle compagne d\u2019Eluard, et Sonia Moss\u00e9, la belle blonde du mouvement surr\u00e9aliste, exalte ce \u00ab rond de danse et de douceur dont parlait le po\u00e8te. Il ne reste de Sonia Moss\u00e9, assassin\u00e9e par les nazis \u00e0 Majdanek en 1943, que les instantan\u00e9s que cueillirent les photographes.<br><a href=\"https:\/\/fr.wahooart.com\/@@\/8EWRH6-Tamara-De-Lempicka-Les-deux-amies-1\">Chez Tamara de Lempicka, les courbes se multiplient<\/a> : ces cercles combin\u00e9s enferment le monde, bien s\u00fbr \u2014 bien mieux que les rigidit\u00e9s masculines.<br><br>Je n\u2019irai pas jusqu\u2019\u00e0 dire que les femmes sont toujours plus ou moins horizontales. La photographe Ren\u00e9e Jacobs, qui a fait du saphisme l\u2019axe central de son \u0153uvre, <a href=\"http:\/\/paris-fvdv.blogspot.com\/2016\/10\/paris-by-renee-jacobs.html\">a ainsi fig\u00e9 une \u00e9treinte qui ressemble fort \u00e0 un semi-viol<\/a>, au coin d\u2019une rue, sous un lampadaire impavide. Comme quoi des lesbiennes (<a href=\"https:\/\/www.modelmayhem.com\/portfolio\/766098\/viewall#\/7590986\">c\u2019est aussi le cas de Judy Francesconi<\/a>) sont fort capables d\u2019instrumentaliser \u00e0 leur profit le corps f\u00e9minin \u2014 ce que d\u2019autres femmes reprochent aux hommes. Ciel ! Serait-ce que l\u2019amour joue toujours plus ou moins sur l\u2019assaut et la reddition ?<br>Je crois que je pr\u00e9f\u00e8re encore la photo de Lori et Valerie, <a href=\"https:\/\/www.blind-magazine.com\/news\/joan-e-birens-touching-portraits-of-lesbians\/\">les deux robustes m\u00e9caniciennes de Joan E. Biren<\/a> (<em>In eye to eye<\/em>, 1979). L\u2019union dans l\u2019effort, dans un m\u00e9tier longtemps annex\u00e9 par les hommes, en dit plus que les \u00e9treintes l\u00e9ch\u00e9es pour calendrier lesbien de Ren\u00e9e Jacobs, et autres \u00ab r\u00eaves de femmes \u00bb en jolis noir &amp; blanc avec beaucoup de grain.<br>Ou, dans un genre plus purement graphique, <a href=\"https:\/\/shungagallery.com\/alphonse-inoue-ex-libris\/\">les \u00e9treintes vaguement sadiennes des cr\u00e9atures d\u2019Alphonse Inoue<\/a>, dont la s\u00e9rie des \u00ab Belles filles \u00bb doivent beaucoup \u00e0 L\u00e9onor Fini et \u00e0 Hans Bellmer.<br><br>\u00c0 noter que les jeunes filles commencent volontiers par \u00e9treindre leurs amies. Greuze, dont on conna\u00eet la perversit\u00e9 et le go\u00fbt pour les demi-vierges (voir <em>la Cruche cass\u00e9e<\/em>, <em>le Miroir bris\u00e9<\/em>, <em>l\u2019Oiseau mort<\/em> et tant d\u2019autres), <a href=\"https:\/\/collections.louvre.fr\/ark:\/53355\/cl010055590\">repr\u00e9sente ainsi deux gamines en instance de d\u00e9voilement<\/a>, le sein d\u00e9nud\u00e9, les mains d\u00e9j\u00e0 fr\u00e9missantes. Il en est de la jeune fille chez Greuze comme du drap\u00e9 sur le corps de la V\u00e9nus de Milo : le tissu est arr\u00eat\u00e9 par l\u2019artiste au moment o\u00f9 il choit, toute l\u2019\u0153uvre fr\u00e9mit de cet abandon arr\u00eat\u00e9 au bord de l\u2019ab\u00eeme de la chair.<br><br>J\u2019ai r\u00e9dig\u00e9 pour Marianne un compte-rendu qui para\u00eetra bient\u00f4t sur un roman in\u00e9dit de Natalie Clifford Barney, <em>L\u2019adult\u00e8re ing\u00e9nue<\/em>, que viennent d\u2019\u00e9diter pour la premi\u00e8re fois les Editions Bartillat. J\u2019y fais le recensement de ce que la litt\u00e9rature lesbienne a produit de plus saisissant, entre la Belle Epoque, qui leur fit la part belle, et les Ann\u00e9es folles, qui leur ouvrit de nouveaux champs d\u2019exploration : l\u2019<em>Idylle saphique<\/em> de Liane de Pougy, <em>le Pur et l\u2019impur<\/em> de Colette, <em>le Puits de la solitude<\/em> de Radclyffe Hall ou <em>le Bois de la nuit<\/em> de Djuna Barnes \u2014 sans compter l\u2019<em>Orlando<\/em> de Virginia Woolf, une classe au-dessus. Des chefs d\u2019\u0153uvre souvent, qui laissent loin derri\u00e8re les r\u00e9alisations des p\u00e9troleuses modernes \u2014 celles qui applaudissent Alice Coffin ou C\u00e9line Sciamma. Il est bon quelquefois de regarder en arri\u00e8re pour retrouver les vrais mod\u00e8les, et admettre que les sc\u00e8nes complaisantes film\u00e9es par Abdellatif Kechiche (dans <em>La Vie d\u2019Ad\u00e8le<\/em>) ou par Virginie Despentes (dans <em>Bye-bye Blondie<\/em>) sont juste du voyeurisme \u2014 et rien d\u2019autre.<br><br>Jean-Paul Brighelli<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toulouse-Lautrec, Les Deux amies, c.1894 Lesbiennes, gouines, gougnottes, tribades, gousses, \u00e9plucheuses de lentilles\u2026 Ainsi parle le Dictionnaire \u00e9rotique de Pierre Guiraud, outil indispensable de l&rsquo;\u00e9rotologue distingu\u00e9. Sous le pinceau des peintres, l\u2019\u0153il du photographe ou la plume des \u00e9crivains, les femmes vont tr\u00e8s souvent par deux. 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