{"id":4503,"date":"2023-03-03T14:01:18","date_gmt":"2023-03-03T13:01:18","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=4503"},"modified":"2023-03-03T14:01:19","modified_gmt":"2023-03-03T13:01:19","slug":"lolita-melody-nelson-et-autres-nymphettes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/lolita-melody-nelson-et-autres-nymphettes-4503","title":{"rendered":"Lolita, Melody Nelson et autres nymphettes"},"content":{"rendered":"\n<p>Sue Lyon in <em>Lolita<\/em>, Stanley Kubrick, 1962<br><br><br>\u00ab Lolita, lumi\u00e8re de ma vie, feu de mes reins. Mon p\u00e9ch\u00e9, mon \u00e2me. Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois petits bonds le long du palais pour venir, \u00e0 trois, cogner contre les dents. Lo. Li. Ta.<br>Elle \u00e9tait Lo le matin, Lo tout court, un m\u00e8tre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle \u00e9tait Lola en pantalon. Elle \u00e9tait Dolly \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Elle \u00e9tait Dolor\u00e8s sur le pointill\u00e9 des formulaires. Mais dans mes bras, c\u2019\u00e9tait toujours Lolita. \u00bb<br><br>On aura reconnu l\u2019incipit du roman de Nabokov. Mais peut-\u00eatre aurais-je d\u00fb commencer par le po\u00e8me qu\u2019Humbert Humbert, le narrateur du roman, \u00e9crit sur soin ex-\u00e9g\u00e9rie : <br><br>\u00ab Perdue : Dolores Haze. Signalement :<br>Bouche \u00e9carlate, cheveux noisette ;<br>Age : cinq mille trois cents jours (bient\u00f4t quinze ans !)<br>Profession : n\u00e9ant, ou starlette.<br><br>O\u00f9 donc te caches-tu, Dolores Haze?<br>Pourquoi te cacher, mon oiseau ?<br>(J&rsquo;erre, je divague, ce d\u00e9dale m&rsquo;oppresse,<br>Comment sortir ? dit l&rsquo;\u00e9tourneau.)<br><br>O\u00f9 chevauches-tu, Dolores ? Quel tapis<br>Magique vers quel astre t&#8217;emporte ?<br>Quelle marque a-t-elle &#8211; Antilope, Okapi ? &#8211;<br>La voiture tapie \u00e0 ta porte ?<br><br>Qui donc est ton paladin ? Un bouffon<br>En cape bleue, quelque \u00e9nergum\u00e8ne ?<br>Oh, les beaux jours, et les golfes profonds,<br>Les autos, les bars, ma Carmen !<br><br>Oh, Dolores, ce juke-box me rend fou !<br>Tu danses encore, ma mignonne ?<br>(Tous deux en blue-jeans, en T-shirts \u00e0 trous,<br>Et moi dans mon coin qui bouillonne).<br><br>Heureux es-tu, MacFatum, vieux babouin,<br>Errant avec ta femme-enfant,<br>Besognant ta Manon dans tous les coins<br>Sauvages o\u00f9 lutinent des faons.<br><br>Ma Dolly, ma folie ! Tes yeux de vair<br>Toujours ouverts sous mes baisers.<br>Connaissez-vous le parfum Soleil vert ?<br>Venez-vous des Champs-Elys\u00e9es ?<br><br>L&rsquo;autre soir, un air froid d&rsquo;op\u00e9ra m&rsquo;alita.<br>Son f\u00eal\u00e9 &#8211; bien fol est qui s&rsquo;y fie !<br>Il neige. Le d\u00e9cor s&rsquo;\u00e9croule, Lolita !<br>Lolita, qu&rsquo;ai-je fait de ta vie ?<br><br>C&rsquo;est fini, je me meurs, ma Lo, mon r\u00eave !<br>De haine, de remords, je meurs.<br>Et de nouveau mon poing velu je l\u00e8ve, <br>Et de nouveau j&rsquo;entends tes pleurs.<br><br>Monsieur l&rsquo;agent ! Regardez, ils s&rsquo;en vont &#8211;<br>Sous la pluie, o\u00f9 le drugstore luit !<br>Ses socquettes sont blanches, j&rsquo;aime ma Lison !<br>Dolores est son nom, elle fuit.<br><br>Monsieur l&rsquo;agent, ils filent incognito &#8211;<br>Dolores Haze et son amant !<br>D\u00e9gainez votre arme, suivez cette auto.<br>Presto, \u00e0 couvert maintenant.<br><br>Disparue, disparue, Haze, Dolores.<br>Son \u0153il gris-r\u00eave toujours est dur.<br>Quarante-cinq kilos, \u00e0 peine, la tra\u00eetresse,<br>Un m\u00e8tre cinquante-cinq, elle mesure.<br><br>Dolores Haze, ma voiture claudique,<br>Cette derni\u00e8re \u00e9tape m&rsquo;ach\u00e8ve.<br>On me jettera dans une d\u00e9charge publique,<br>Le reste est rouille, \u00e9toile et r\u00eave. \u00bb<br><br>Gainsbourg a si longtemps r\u00eav\u00e9 de mettre en musique ce po\u00e8me que je ne peux le lire sans entendre sa voix, susurrant les mots choisis avec tact et fort bien traduits \u2014 \u00ab Tes yeux de vair Toujours ouverts sous mes baisers\u2026 \u00bb<br>Car si j\u2019\u00e9voque aujourd\u2019hui Lolita, c\u2019est parce que cette semaine marquait l\u2019anniversaire de la mort (2 mars 1991) de \u00ab l\u2019homme \u00e0 la t\u00eate de chou \u00bb, qui a tant aim\u00e9 les nymphettes, de France Gall \u00e0 Bambou en passant par Birkin.<br><br>Autant mettre les choses au point, dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 des gamines ambitieuses erreraient sur ces pages. De vraies nymphettes, il y en a fort peu, dit Nabokov \u2014 le maquillage ou la tenue \u2014 et m\u00eame le physique \u2014 importent peu. Une sur cent mille, peut-\u00eatre, pr\u00e9cise-il. Dans toute ma vie enseignante, j\u2019en ai rencontr\u00e9 peut-\u00eatre deux, tout au plus. <br>Et notons encore que la charge \u00e9rotique (ind\u00e9niable) de la nymphette est ind\u00e9pendante de son passage \u00e0 l\u2019acte : dans le roman, si Humbert la tue, c\u2019est parce qu\u2019elle est devenue une femme entre les bras d&rsquo;un cr\u00e9tin de passage, elle a m\u00eame accouch\u00e9, <em>the horror<\/em>. Certes, il part en voyage avec elle, mais rien ne dit qu\u2019il la touche, sinon pour lui remettre du vernis sur les ongles des pieds. La nymphette est un aimant pour messieurs \u00e0 libidos compliqu\u00e9es.<br>Messieurs ou dames. Voir ce que Catherine et Alain Robbe-Grillet, sous la signature commune Jean de Berg (je dis Alain et Catherine, malgr\u00e9 l\u2019avis de l\u2019\u00e9diteur : lorsqu\u2019elle \u00e9crit seule, Catherine Robbe-Grillet signe Jeanne de Berg \u2014 et <em>C\u00e9r\u00e9monies de femmes<\/em> est \u00e0 des ann\u00e9es-lumi\u00e8re de ce roman-ci) en ont fait dans <em>L\u2019Image<\/em> avec le personnage d\u2019Anne, soumise \u00e0 toutes sortes de mauvais traitements par sa ma\u00eetresse, Claire \u2014 et dont elle sort chaque fois extatique et un peu d\u00e9chir\u00e9e :<br><br>\u00ab Son corps \u00e9tait tendre et charnu, mince encore, mais plein de rondeurs et de fossettes, plus \u00e9mouvant que je ne l\u2019avais jamais vu. La chair, tr\u00e8s lise, avait une couleur blonde uniforme, un peu plus blanche cependant sur le ventre et les seins, dont les bouts devaient \u00eatre l\u00e9g\u00e8rement fard\u00e9s de rose. Bien qu\u2019apercevant la jeune femme de face, je me suis rappel\u00e9 l\u2019image qui la repr\u00e9sentait par derri\u00e8re : encha\u00een\u00e9e au lit de fer dans une posture voisine, les fesses stri\u00e9es par les coups de fouet. Le souvenir des photographies et de leurs supplices donnait toute sa valeur \u00e0 la position d\u2019attente o\u00f9 l\u2019on maintenait \u00e0 pr\u00e9sent la victime.<br>\u00ab Claire semblait pr\u00eate \u00e0 tous les exc\u00e8s. Mais elle s\u2019est limit\u00e9e d\u2019abord \u00e0 quelques commentaires concernant l\u2019agr\u00e9ment de ce corps docile, la perfection des formes, la gentillesse de l\u2019attitude, s\u2019attardant en louanges sur la poitrine ferme et le sexe potel\u00e9, chantant cette chair tr\u00e8s douce offerte \u00e0 ses caprices, cette peau fragile qu\u2019elle se r\u00e9jouissait d\u00e9j\u00e0 de fl\u00e9trir.<br>\u00ab Loin de s\u2019amollir \u00e0 ces \u00e9vocations, la voix devenait de plus en plus violente et rageuse, \u00e0 mesure qu\u2019elle poursuivait l\u2019annonce des tourments futurs. Quant \u00e0 moi, les tortures les plus romanesques me paraissaient toutes naturelles, \u00e0 la m\u00e9moire de celles dont je venais d\u2019admirer de si convaincantes reproductions.<br>\u00ab Claire entrem\u00ealait ses discours de mots obsc\u00e8nes et pr\u00e9cis, d\u2019u-insultes, de descriptions intimes avilissantes. AU paroxysme de la passion, elle s\u2019est arr\u00eat\u00e9e soudain\u2026<br>\u00ab Apr\u00e8s un assez long silence, elle a prononc\u00e9 d\u2019un ton plus calme :<br>\u00ab -L\u00e8ve-toi, petite catin ! Va chercher le fouet ! \u00bb<br><br>Gainsbourg donc flirta longtemps avec Lolita, rebaptis\u00e9e Melody Nelson dans l\u2019album \u00e9ponyme \u2014 une merveille \u2014 ou Marilou dans <em>L\u2019Homme \u00e0 la t\u00eate de chou<\/em>. Ce qui vaut au chanteur de voir (enfin, il ne voit pas grand&rsquo;chose, \u00e0 cette heure) sa tombe, au cimeti\u00e8re Montparnasse, r\u00e9guli\u00e8rement orn\u00e9e de choux \u2014 cailloux \u2014 hiboux. Il en exploite le filon dans <em>Tandem<\/em>, le tube \u00e9crit pour Vanessa Paradis <a href=\"https:\/\/vimeo.com\/77911538\">et film\u00e9 par Mondino<\/a>. Laquelle Paradis vouait le malheureux \/ bienheureux Bruno Cremer \u00e0 l\u2019enfer dans <em>Noce blanche<\/em>, o\u00f9 elle est film\u00e9e en 1989 <a href=\"https:\/\/fr.xhamster.com\/videos\/vanessa-paradis-nude-noce-blanche-3699346\">en nymphette perverse par un Jean-Claude Brisseau extatique<\/a>. <br>Gainsbourg a remis \u00e7a avec sa fille Charlotte dans <em><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=OzYnJO6RAnA\">Lemon Incest<\/a><\/em> \u2014 o\u00f9 il exploite le filon jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9c\u0153urement. Il est assez probable que les ligues de vertu f\u00e9ministes contemporaines hurleraient si Gainsbourg r\u00e9cidivait aujourd\u2019hui. Mais comme l\u2019a fort bien dit Yann Moix <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Qb7Edt_pIp4\">r\u00e9cemment sur <em>Europe 1<\/em><\/a>, si le chanteur reste une ic\u00f4ne et qu\u2019il est \u00ab \u00e9pargn\u00e9 par les guillotines contemporaines \u00bb, c\u2019est justement qu\u2019il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9.<br><br>La lolita est la version extr\u00eame du syndrome d\u2019Abisag, <a href=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/le-syndrome-dabisag-4333\">dont j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9<\/a>. Il ne s\u2019agit plus de simplement r\u00e9chauffer ses vieux os, mais de flirter avec la consommation. <br>Je dis bien flirter, et non consommer. Il se trouve que j\u2019ai failli \u00e9crire un livre avec David Hamilton, aujourd\u2019hui accus\u00e9 de tous les maux apr\u00e8s avoir fourni des posters pour cacher les murs l\u00e9preux de la plupart des post-pub\u00e8res des ann\u00e9es 1960-1970. Hamilton m\u2019expliqua qu\u2019il ne touchait pas \u00e0 ses mod\u00e8les, quoi que certaines depuis aient racont\u00e9, parce que seules les vierges r\u00e9pondent \u00e0 la lumi\u00e8re de la fa\u00e7on qu\u2019il recherchait. Je ne peux pas dire si c\u2019est vrai, ayant photographi\u00e9 pour ma part un assez grand nombre de jeunes femmes, mais dont aucune n\u2019\u00e9tait tout \u00e0 fait vierge \u2014 que je sache. Au pire, l\u2019une d\u2019entre elles veillait sur son hymen en jouissant comme une folle par la porte de derri\u00e8re.<br><br>Sue Lyon avait 14 ans quand Kubrick tourna son film, mais paraissait l\u00e9g\u00e8rement plus, de fa\u00e7on \u00e0 tourner la censure am\u00e9ricaine : le code Hays s\u00e9vissait encore en 1962. Elle en avait presque vingt quand John Huston la filma dans <em>La Nuit de l\u2019iguane<\/em>, un chef d\u2019\u0153uvre de noirceur o\u00f9 elle n\u2019\u00e9clipsait ni Ava Gardner ni Deborrah Kerr, mais o\u00f9 elle jouait encore agr\u00e9ablement les cruches provocantes, <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=RX5cVSs_fqw\">que ce soit au bord de la plage<\/a> ou <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=0VNg24LfwG8\">en bo\u00eete de nuit<\/a>. Mais elle n\u2019\u00e9tait plus la cr\u00e9ature fatale de Kubrick, et sa carri\u00e8re sombra assez vite : l\u2019un des caract\u00e8res d\u00e9cisifs de la lolita est d\u2019\u00eatre l\u2019objet d\u2019un instant \u2014 puis <em>pfuit<\/em>, elle est envol\u00e9e. Redescendue sur terre, la cr\u00e9ature c\u00e9leste n\u2019est plus qu\u2019une gourde ou une cagole \u2014 <a href=\"https:\/\/www.bfmtv.com\/marseille\/replay-emissions\/sud-week-end\/marseille-queen-g-elue-miss-cagole-nomade-2023_VN-202212100193.html\">on vient d\u2019en \u00e9lire une \u00e0 Marseille<\/a>, cette ville n\u2019a d\u00e9cid\u00e9ment aucune pudeur.<br><br>Jean-Paul Brighelli<\/p>\n\n\n\n<p>Sue Lyon encore dans <em>La Nuit de l\u2019iguane<\/em>\u2026<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"882\" height=\"585\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/03\/Lolita-Night-of-the-Iguana-actress-Sue-Lyon-dies-at-73.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4522\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/03\/Lolita-Night-of-the-Iguana-actress-Sue-Lyon-dies-at-73.jpg 882w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/03\/Lolita-Night-of-the-Iguana-actress-Sue-Lyon-dies-at-73-300x199.jpg 300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/03\/Lolita-Night-of-the-Iguana-actress-Sue-Lyon-dies-at-73-768x509.jpg 768w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/03\/Lolita-Night-of-the-Iguana-actress-Sue-Lyon-dies-at-73-696x462.jpg 696w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/03\/Lolita-Night-of-the-Iguana-actress-Sue-Lyon-dies-at-73-633x420.jpg 633w\" sizes=\"auto, (max-width: 882px) 100vw, 882px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sue Lyon in Lolita, Stanley Kubrick, 1962 \u00ab Lolita, lumi\u00e8re de ma vie, feu de mes reins. 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