{"id":4656,"date":"2023-08-04T06:00:39","date_gmt":"2023-08-04T04:00:39","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=4656"},"modified":"2023-08-04T16:51:18","modified_gmt":"2023-08-04T14:51:18","slug":"florence-dugas-ou-comment-jai-ecrit-certains-de-mes-livres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/florence-dugas-ou-comment-jai-ecrit-certains-de-mes-livres-4656","title":{"rendered":"Florence Dugas, ou comment j\u2019ai \u00e9crit certains de mes livres"},"content":{"rendered":"\n<p>Le deuil prend parfois des d\u00e9tours insolites. <br>L\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, Jean-Luc Rispail, que je tra\u00eenais depuis l\u2019hypokh\u00e2gne, avec lequel j\u2019\u00e9tais entr\u00e9 \u00e0 l\u2019ENS Saint-Cloud, qui avait r\u00e9ussi l\u2019agr\u00e9gation en m\u00eame temps que moi et Christian Biet, auditeur libre \u00e0 l\u2019Ecole, avant que nous nous lancions tous trois dans l\u2019\u00e9laboration d\u2019anthologies de litt\u00e9rature qui firent date, venait de mourir d\u2019un virus \u00e0 la mode \u2014 un vrai virus, pas une fantasmagorie destin\u00e9e \u00e0 remplir les coffres de Pfizer et \u00e0 domestiquer des populations enti\u00e8res.<br>Pourquoi partir de si loin pour expliquer comment j\u2019ai \u00e9crit <em>Dolorosa Soror<\/em> sous l\u2019identit\u00e9 de Florence Dugas ? Parce que la vraie Florence D***, \u00e9tudiante rencontr\u00e9e \u00e0 Paris-III o\u00f9 j\u2019\u00e9tais charg\u00e9 de cours, et avec laquelle j\u2019entretenais depuis quelques ann\u00e9es une relation SM non \u00e9quivoque, avait accept\u00e9, fin 1989, une exp\u00e9rience \u00e0 trois destin\u00e9e \u00e0 la combler pile et face. J\u2019avais donc demand\u00e9 \u00e0 Jean-Luc de bien vouloir jouer les utilit\u00e9s \u2014 un service que nous nous \u00e9tions rendu quelquefois pour notre plus grand agr\u00e9ment. <br>Il refusa. Et comme je m\u2019en \u00e9tonnais, il m\u2019expliqua qu\u2019il \u00e9tait s\u00e9ropositif. Je fus l\u2019un des tout premiers \u00e0 l\u2019apprendre, \u00e0 cette occasion.<br>Les quatre ann\u00e9es qui suivirent furent une descente aux enfers. Il n\u2019y avait alors aucun moyen de combattre le SIDA, et il parcourut toute l\u2019\u00e9chelle des infirmit\u00e9s accablantes \u2014 jusqu\u2019\u00e0 devenir aveugle. C\u2019est \u00e0 cette occasion que je r\u00e9digeai <a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/Surr%C3%A9alistes-g%C3%A9n%C3%A9ration-entre-r%C3%AAve-laction\/dp\/2070531406#:~:text=Entre%20le%20r%C3%AAve%20et%20l'action%2C%20entre%20la%20cr%C3%A9ation%20po%C3%A9tique,politqiues%20et%20les%20ruptures%20tonitruantes.\">une histoire du surr\u00e9alisme parue chez Gallimard en 1991 <\/a>qu\u2019il signa \u2014 et en l\u2019\u00e9crivant, je savais qu\u2019il n\u2019aurait jamais exprim\u00e9 ses id\u00e9es sous cette forme : nous \u00e9tions assez vieux, d\u00e9sormais, pour avoir chacun un style personnel. C\u2019\u00e9tait pour lui un drame, pour moi un d\u00e9chirement.<br>En 1994 enfin il d\u00e9c\u00e9da, au terme d\u2019une ordalie que je ne souhaiterais pas \u00e0 Philippe Meirieu.<br><br>J\u2019ai port\u00e9 un an en moi ce deuil invraisemblable. On se fait \u00e0 l\u2019id\u00e9e de la disparition des personnes \u00e2g\u00e9es \u2014 c\u2019est dans ces ann\u00e9es 1990 que je perdis ainsi mes grands-parents, l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre. Mais la mort pr\u00e9coce d\u2019amis de son \u00e2ge vous renvoie brutalement \u00e0 votre propre mortalit\u00e9, outre les liens d\u2019affection qui nous unissaient. Mon humeur s\u2019alt\u00e9ra. J\u2019\u00e9tais dominateur, je devins sadique.<br>Finalement, j\u2019eus l\u2019id\u00e9e d\u2019externaliser cette souffrance en racontant l\u2019histoire qui m\u2019avait li\u00e9 \u00e0 Florence et \u00e0 Nathalie \u2014 elle aussi \u00e9tudiante \u00e0 Censier : je les avais connues ind\u00e9pendamment, puis les avais pr\u00e9sent\u00e9es l\u2019une \u00e0 l\u2019autre. Et nous constitu\u00e2mes au fil des ann\u00e9es 1980 un trouple, comme on dit aujourd\u2019hui, tr\u00e8s performant, o\u00f9 chacune explora ses limites. Florence s\u2019aper\u00e7ut que les siennes \u00e9taient fort diversifi\u00e9es, et Nathalie nous d\u00e9montra qu\u2019elle n&rsquo;en avait pas : elle aspirait \u00e0 mourir, et vivait donc la douleur avec une d\u00e9lectation fr\u00e9n\u00e9tique.<br>Cela devait mal finir, et cela finit mal, en v\u00e9rit\u00e9. Florence vivait son masochisme de fa\u00e7on c\u00e9r\u00e9brale, et s\u2019en d\u00e9prendrait un jour ou l\u2019autre n\u00e9cessairement. Nathalie vivait le sien passionn\u00e9ment.<br><br>Coucher (quel mot\u2026) cette histoire par \u00e9crit n\u2019\u00e9tait pas simple, mais je le fis tr\u00e8s vite \u2014 j\u2019ai \u00e9crit tous mes meilleurs livres en moins d\u2019une semaine, m\u00eame si je les ai port\u00e9s en moi un certain temps. Quand j\u2019eus fini \u2014 bref sentiment de satisfaction, puis relecture et d\u00e9couverte am\u00e8re : le livre ne fonctionnait pas. Je l\u2019avais \u00e9crit \u00e0 la troisi\u00e8me personne, comme une fiction, afin de me d\u00e9tacher de la r\u00e9alit\u00e9 sans doute. Il \u00e9tait correctement r\u00e9dig\u00e9, mais rien ne vivait l\u00e0-dedans.<br>J\u2019eus l\u2019id\u00e9e de le r\u00e9\u00e9crire au Je et au f\u00e9minin, renversant la perspective. En une nuit, je transformai la syntaxe <em>a minima<\/em> \u2014 d\u2019o\u00f9 un style curieusement distanci\u00e9, qui participa sans doute au succ\u00e8s du livre \u2014, en me r\u00e9servant une place minime dans les notes. J\u2019eus m\u00eame la perversit\u00e9 de laisser un imparfait en -ait, au lieu de le corriger en -ais, et de mettre une note pour expliquer ce d\u00e9doublement.<br><br>Evidemment, si je voulais que la mayonnaise prenne, je ne pouvais le signer de mon nom. Florence accepta de le prendre en charge : elle l\u2019envoya sous ma supervision \u00e0 un \u00e9diteur ami, Franck Spengler, avec une lettre d\u2019introduction que j\u2019avais r\u00e9dig\u00e9e, et tout se passa fort bien, Franck s\u2019y laissa prendre le premier, et ne fut mis au courant que plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s.<br>Florence et moi sign\u00e2mes un contrat sous seing priv\u00e9 o\u00f9 je lui r\u00e9troc\u00e9dais 50% des droits \u00e9ventuels, en \u00e9change de sa signature et de son engagement \u00e0 d\u00e9fendre le livre dans les m\u00e9dias. <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=fTxqMKE4rec\">Thierry Ardisson aussi s\u2019y laissa prendre<\/a> : elle faisait d\u00e9j\u00e0 du th\u00e9\u00e2tre, elle savait jouer les fausses ing\u00e9nues.<br>Comme il fallait nourrir la machine \u00e9ditoriale, plusieurs nouvelles sign\u00e9es Dugas parurent dans divers recueils, et deux autres romans, <em>L\u2019Evangile d\u2019Eros<\/em> (1997) et <em>Post-Scriptum<\/em> (1999) entretinrent le mythe.<br>Les traductions de <em>Dolorosa Soror<\/em> en anglais ou en italien, la reprise du roman en Poche chez La Musardine en 2014, attestent du succ\u00e8s continu de ce petit roman excessif et vrai.<br><br>J\u2019avais pris go\u00fbt aux pseudos, et lorsqu\u2019en 2004 j\u2019\u00e9crivis <em>Les Patientes<\/em>, je signai le livre Hugo Trauer \u2014 parce que, comme dit Freud, <em>Trauer und Melancholie<\/em>\u2026<br>Mais \u00e0 la fin de ce roman absolument tiss\u00e9 d\u2019histoires vraies, je r\u00e9cup\u00e9rai <em>Le Protocole de La F\u00e8re<\/em>, une nouvelle \u00e9crite pr\u00e9c\u00e9demment et sign\u00e9e Dugas \u2014 et situ\u00e9 \u00e0 La F\u00e8re, dans ce riant d\u00e9partement de l\u2019Aisne o\u00f9 Jean-Luc Rispail avait eu son premier poste, au lyc\u00e9e de Laon \u2014 tout se recoupe, toujours. \u00ab Aurora \u00bb, grande pr\u00eatresse du SM, d\u2019une intelligence stylistique rare, entreprit alors de d\u00e9tricoter l\u2019\u00e9cheveau des pseudonymes, <a href=\"http:\/\/auroraweblog.karmaos.com\/post\/283\">et \u00e9chafauda une hypoth\u00e8se lumineuse<\/a>.<br>Elle n\u2019\u00e9tait pas absolument la premi\u00e8re. La compagne et co-\u00e9ditrice de Spengler avait eu des doutes, d\u00e8s le d\u00e9but. Mais ce fut rare, et j\u2019avoue ma tr\u00e8s grande satisfaction d\u2019avoir re\u00e7u un courrier assez abondant sign\u00e9 de dames f\u00e9licitant \u00ab Florence \u00bb pour sa description si pr\u00e9cise de la sexualit\u00e9 f\u00e9minine, enfin, pour une fois que ce n\u2019est pas un homme qui prend en charge les r\u00e9alit\u00e9s fantasmatiques des femmes, bla-bla-bla.<br><br>Entretemps, mes relations avec Florence, qui avait quitt\u00e9 Paris, s\u2019\u00e9taient forc\u00e9ment distendues, puis \u00e9tiol\u00e9es, et elles prirent fin au tournant des ann\u00e9es 2000. Mon ultime contribution \u00e0 notre longue liaison fut une traduction typ\u00e9e \u00ab s\u00e9rie noire \u00bb de la nouvelle d\u2019Hemingway, <em>Hills like white elephants<\/em>, \u00e0 mettre en sc\u00e8ne concurremment avec la traduction \u00e9dulcor\u00e9e et tronqu\u00e9e d\u2019Henri Robillot (en 1949, intitul\u00e9e bizarrement \u00ab <em>Paradis perdu<\/em> \u00bb) et celle plus litt\u00e9rale de Sollers dans <em>L\u2019Infini<\/em> en 1992. Le m\u00eame dialogue jou\u00e9 successivement par trois couples, et amenant forc\u00e9ment vers des situations et des conclusions diff\u00e9rentes.<br><br>J\u2019ai ressuscit\u00e9 Florence Dugas en quelques occasions, <a href=\"https:\/\/www.causeur.fr\/une-vraie-feministe-c-est-191800\">pour intervenir sur <em>Causeur<\/em><\/a>, ou pour pr\u00e9facer (et \u00e9crire) <em>L\u2019Etudiante<\/em> (2007), une suite au <em>Lien<\/em> (1993), le roman-culte du milieu SM sign\u00e9 Vanessa Duri\u00e8s \u2014 de son vrai nom Katia Ould-Lamara, et disparue trop t\u00f4t dans un accident de voiture : dans les faits c\u2019est Spengler lui-m\u00eame qui a \u00e9t\u00e9 le n\u00e8gre cette confession naturaliste et fort efficace. Comme on le voit, mensonges, manipulations et duplicit\u00e9 sont pratiques courantes dans le joli monde feutr\u00e9 de l\u2019\u00e9rotisme. Apr\u00e8s tout, Dominique Aury n\u2019a pas sign\u00e9 <em>Histoire d\u2019O<\/em> de son nom et ne l\u2019a avou\u00e9 officiellement que fort tard, et Pierre Mac Orlan, qui a \u00e9crit maints chefs d\u2019\u0153uvre d\u2019exaltation de la fess\u00e9e dans les ann\u00e9es 1920, a multipli\u00e9 les pseudonymes.<br>Il ne s\u2019agit pas de honte ou de mauvaise foi : quand on \u00e9crit d\u00e9j\u00e0 d\u2019autres \u0153uvres, que l\u2019on est connu pour des textes non \u00e9rotiques, il n\u2019est pas mauvais d\u2019installer cette dissociation entre les plumes (celles que l\u2019on taille et celles que l\u2019on se fait tailler) et les inspirations.<br><br>L\u2019\u00e2ge venant, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de r\u00e9cup\u00e9rer ces identit\u00e9s multiples. Sans doute les \u00e9v\u00e9nements bien sombres qui ont suscit\u00e9 mes premiers \u00e9crits dans le genre SM se sont-ils \u00e9dulcor\u00e9s, avec le temps. Et <a href=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/christian-biet-1952-2020-003185\">la mort de Christian Biet<\/a>, il y a trois ans, a mis un point final \u00e0 notre \u00e9quip\u00e9e d\u2019autrefois. Comme dit Dumas \u00e0 la fin de <em>Bragelonne<\/em>, le plus d\u00e9chirant de ses romans : <br>\u00ab Des quatre vaillants hommes dont nous avons racont\u00e9 l\u2019histoire, il ne restait plus qu\u2019un seul corps : Dieu avait repris les \u00e2mes. \u00bb<br><br>Jean-Paul Brighelli<br><br>PS. Le plus dr\u00f4le, c\u2019est que la fiction de Florence Dugas fut si bien men\u00e9e et entretenue que certains, aujourd\u2019hui encore, ont du mal \u00e0 accepter que ce qu\u2019ils ont pris pour l\u2019autobiographie d\u2019une jeune femme soit en fait le roman d\u2019un quadrag\u00e9naire s\u00fbr de lui et dominateur, comme disait De Gaulle. <br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"954\" height=\"528\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/08\/Capture-de\u0301cran-2023-08-04-a\u0300-05.59.17.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4670\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/08\/Capture-de\u0301cran-2023-08-04-a\u0300-05.59.17.png 954w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/08\/Capture-de\u0301cran-2023-08-04-a\u0300-05.59.17-300x166.png 300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/08\/Capture-de\u0301cran-2023-08-04-a\u0300-05.59.17-768x425.png 768w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/08\/Capture-de\u0301cran-2023-08-04-a\u0300-05.59.17-696x385.png 696w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/08\/Capture-de\u0301cran-2023-08-04-a\u0300-05.59.17-759x420.png 759w\" sizes=\"auto, (max-width: 954px) 100vw, 954px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le deuil prend parfois des d\u00e9tours insolites. L\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, Jean-Luc Rispail, que je tra\u00eenais depuis l\u2019hypokh\u00e2gne, avec lequel j\u2019\u00e9tais entr\u00e9 \u00e0 l\u2019ENS Saint-Cloud, qui avait r\u00e9ussi l\u2019agr\u00e9gation en m\u00eame temps que moi et Christian Biet, auditeur libre \u00e0 l\u2019Ecole, avant que nous nous lancions tous trois dans l\u2019\u00e9laboration d\u2019anthologies de litt\u00e9rature qui firent date, venait [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":4664,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[3485,3483,700,697,3133,2084],"class_list":{"0":"post-4656","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-non-classe","8":"tag-aurora","9":"tag-dolorosa-soror","10":"tag-florence-dugas","11":"tag-franck-spengler","12":"tag-hugo-trauer","13":"tag-jean-luc-rispail"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4656","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4656"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4656\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4664"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4656"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4656"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4656"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}