{"id":4768,"date":"2023-10-30T09:35:02","date_gmt":"2023-10-30T08:35:02","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=4768"},"modified":"2023-10-30T09:35:03","modified_gmt":"2023-10-30T08:35:03","slug":"a-la-maniere-de-3-un-peu-de-peauesie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/a-la-maniere-de-3-un-peu-de-peauesie-4768","title":{"rendered":"\u00c0 la mani\u00e8re de \u2014 3 : un peu de peau\u00e9sie"},"content":{"rendered":"\n<p>Le Titien, <em>V\u00e9nus d&rsquo;Urbino<\/em>, 1538<br><br>Pierre de Ronsard<\/p>\n\n\n\n<p><em>Sonnets pour H\u00e9l\u00e8ne<\/em>, pi\u00e8ce in\u00e9dite<br><br>H\u00e9l\u00e8ne, tes regards ont enchant\u00e9 P\u00e2ris,<br>Et allum\u00e9 la guerre \u00e0 la rive ach\u00e9enne.<br>Dix ans de durs combats ont allum\u00e9 de haine<br>Les peuples de ces bords, d\u00e9chir\u00e9s et marris.<br><br>H\u00e9l\u00e8ne, que ce soit \u00e0 Blois ou \u00e0 Paris,<br>Je suis l\u2019esclave heureux d\u2019une amour souveraine<br>Qui me plie sous son joug et sans cesse m\u2019encha\u00eene.<br>\u00c0 force de pleurer, mes larmes ont tari.<br><br>Si je n\u2019ai plus de pleurs, si je n\u2019ai plus de larmes,<br>Il ne me reste plus qu\u2019\u00e0 mourir de tes charmes.<br>Sans h\u00e9siter pourtant je repars au combat,<br><br>Et r\u00e9duit \u00e0 l\u2019\u00e9tat de cit\u00e9 enflamm\u00e9e,<br>Pour c\u00e9l\u00e9brer H\u00e9l\u00e8ne obstin\u00e9ment aim\u00e9e,<br>Je d\u00e9gaine ma plume et t\u2019inonde ici-bas.<br><br><br>Charles Baudelaire<br><br>     Ce que taisait la femme de Loth<br><br>A la p\u00e2le clart\u00e9 d&rsquo;un cierge mortif\u00e8re,<br>La jeune femme offrait \u00e0 mon \u0153il indiscret<br>La fleur mauve o\u00f9 l&rsquo;ab\u00eeme expose son secret<br>&#8211; L&rsquo;acc\u00e8s au gouffre obscur o\u00f9 se perd la Mati\u00e8re !<br><br>Je crus y lire, avant d&rsquo;y plonger ma mentule,<br>L&rsquo;\u00e9nigme d\u00e9voil\u00e9e des marbres de Paros,<br>Camouflant de blancheur la gaine de cet os<br>Surnum\u00e9raire osant le d\u00e9sir majuscule !<br><br>\u00ab\u00a0Viens, dit-elle tout bas, viens sonder l&rsquo;ineffable,<br>Viens poignarder ma chair qui t&rsquo;appelle et te craint,<br>Viens go\u00fbter \u00e0 mon \u00e2me \u00e0 l&rsquo;orbe de mes reins&#8230;\u00a0\u00bb<br>Et moi je contemplais ses courbes admirables !<br><br>J&rsquo;osai enfin, j&rsquo;osai affronter son myst\u00e8re.<br>La fr\u00eale fleur forc\u00e9e s&rsquo;ouvrit \u00e0 mon soleil,<br>Suicid\u00e9 dans la nuit de ce puits sans pareil&#8230;<br>&#8211; Et le cierge glorieux l&rsquo;inonda de lumi\u00e8re !<br><br><br>Victor Hugo<br><br>         Chanson du rut et des doigts<br><br>Ce soir, je t&rsquo;\u00e9tendrai sur cette couche antique<br>O\u00f9 Putiphar r\u00eavait aux vertus de Joseph,<br>Et d&rsquo;un battement s\u00fbr de ma main fr\u00e9n\u00e9tique,<br>Je ch\u00e2tierai ta peau de marbre. Et derechef,<br><br>Quand le sang sourdra sur tes fesses d&rsquo;Aphrodite,<br>Quand le cri jaillira de ta l\u00e8vre crisp\u00e9e,<br>Entonnant la chanson de l&rsquo;extase in\u00e9dite,<br>&#8211; Et que tu m&rsquo;aimeras par onomatop\u00e9es,<br><br>Je te fustigerai sans jamais me lasser,<br>Pour punir la passion qui embellit ma vie.<br>Le marbre de Paros, de soleil enlac\u00e9,<br>Prend des tons rougeoyants qu&rsquo;Aurore lui envie ;<br><br>Ainsi ton sang \u00e9mu de caresses brutales<br>Et tes reins affol\u00e9s par le patient travail,<br>Transmutant la douleur en humeur g\u00e9nitale,<br>Feront jaillir la source au buisson de corail !<br><br>Mallarm\u00e9<br><br>         Tombeau pour une absente<br><br>Nulle \u00e9blouie de sang sur la tombale nue<br>Ne d\u00e9chiffre le sens du po\u00e8me infus\u00e9<br>Sous la mousse, occultant cette langue inconnue<br>Page en attente d\u2019encre o\u00f9 le style musait.<br><br>Nulle offrande de Moi dans sa chair devenue<br>L\u2019espoir de vie d\u00e9\u00e7u du ventre m\u00e9sus\u00e9.<br>Le serpent se d\u00e9robe et crache vers la nue<br>Le venin d\u2019encre p\u00e2le au gouffre refus\u00e9.<br><br>Lente, d\u2019un ongle las, elle cueille la prose<br>Jet\u00e9e au marbre blanc de son sein haletant,<br>Et go\u00fbte au Verbe amer qui chante toute chose<br><br>&#8211; Et l\u2019amour, et l\u2019absence, et l\u2019envie, et le temps\u2026<br>La femme de papier qu\u00eate d\u2019autres caresses,<br>Seule au tombeau d\u00e9sert o\u00f9 ses doigts la confessent.<br><br><br>Edmond Rostand <br>            Cyrano de Bergerac, Acte III, sc\u00e8ne 10, tirade in\u00e9dite<br><br>Baiser ! Le mot est doux. Votre l\u00e8vre ne l\u2019ose.<br>S\u2019il la br\u00fble d\u00e9j\u00e0, que sera-ce la chose ?<br>Quand mon membre, irrit\u00e9 d\u2019un d\u00e9sir turgescent,<br>S\u2019enfilera au cou le collier de vos dents ;<br>Quand votre bouche offerte \u00e0 cet abricot fauve<br>Fera, en se fermant, la nuit sur le mont chauve ;<br>Ou quand ce suc amer viendra battre le roc<br>Tendre de votre langue o\u00f9 s\u2019enfonce ce soc !<br>Baiser, cela n\u2019est rien : c\u2019est tout ce qu\u2019on y range,<br>Le premier frisson qui vous prend et vous d\u00e9mange,<br>La fraise froufroutant sous le frais cresson blond,<br>Le sexe qui s\u2019\u00e9veille et redevient un con,<br>La main qui se d\u00e9fend et qui s\u2019offre aux caresses,<br>Les reins qui n\u2019osent pas tout en donnant leurs fesses,<br>Ce spasme du vagin qui veut et ne veut pas<br>Le doigt qui le bascule entre vie et tr\u00e9pas\u2026<br>Baiser ! Le mot n\u2019est rien : le d\u00e9sir majuscule<br>Invente mille noms pour cet animalcule.<br>Baiser ou forniquer, ou prendre du petit,<br>Avaler du sirop pour s\u2019ouvrir l\u2019app\u00e9tit,<br>S\u2019initier \u00e0 la b\u00eate \u00e0 deux dos sur le ventre,<br>Crier, prier, g\u00e9mir, et jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il rentre,<br>Maudire l\u2019olisbos de chair imp\u00e9nitent<br>Qui frappe \u00e0 votre porte \u00ad et quand ce p\u00e9nis tant<br>Redout\u00e9 parvient au tr\u00e9fonds des entrailles,<br>Pleurer de pur plaisir, fauch\u00e9e par la mitraille<br>D\u2019un orgasme g\u00e9ant qui vous laisse baba<br>D\u2019un autre et d\u2019un suivant qui vous mettent \u00e0 bas !<br>Baiser, et rebaiser, et rebaiser encore,<br>Oser les positions les plus cr\u00fbment hard-core,<br>Consentir \u00e0 aller jusqu\u2019au bout du d\u00e9sir,<br>S\u2019y enfoncer, s\u2019y perdre- et mourir de plaisir !<br><br><br><br>Apollinaire<\/p>\n\n\n\n<p>Pi\u00e8ce envol\u00e9e d&rsquo;une tranch\u00e9e, en 1915, et r\u00e9cemment r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e chez les Prussiens<br><br>Le Temps Le temps s\u2019en va la Seine se d\u00e9lite<br><br>Tes reins Tes reins sont ivres o\u00f9 s\u2019amarre ma bite<br><br>Ecoutez la chanson lente du sodomite<br>Qui pr\u00e9tendait avoir en sept jours et sept lunes<br>Fich\u00e9 son dard moussu dans l\u2019orbite orpheline<br><br>Sur ta peau d\u00e9chir\u00e9e s\u2019imprimait ma fortune<br><br>Ivres du vin clairet de ta vulve enfantine<br>Ivre du sperme blond aga\u00e7ant tes gencives<br>Le c\u0153ur au bord des l\u00e8vres englu\u00e9es de cyprine<br>Avalant jusqu\u2019au c\u0153ur cette larme r\u00e9tive<br><br>Ivres confus\u00e9ment l\u2019un sur l\u2019autre ils voguaient<br><br>Et la Seine roulait nos c\u0153urs extravagu\u00e9s<br>Et l\u2019ivresse roulait nos corps sur cette plage<br>Les draps confus\u00e9ment autour de nous tanguaient<br>J\u2019\u00e9tais le Hollandais volant \u00e0 l\u2019abordage<br>De ce lit de haut bord o\u00f9 l\u2019Amour divaguait<br><br>Sur le papier fouett\u00e9 d\u2019un style convaincu<br>Je pleure la naus\u00e9e des houles de ton cul<br>Style plat calme plat \u00f4 nostalgique ivresse<br>Attach\u00e9 \u00e0 ce mat plant\u00e9 entre tes fesses.<br><br><br>Claudel<br><br>Fragment d&rsquo;une 6\u00e8me <em>Ode<\/em> de Claudel, revue par Charles P\u00e9guy<br><br><br>Sainte-Marie-aux-Liens, tiss\u00e9e de mille plaies ! Plus souriante de souffrir par Lui que jamais amoureuse ne s&rsquo;alanguit de sa crucifixion pa\u00efenne,<br><br>Haletante, bris\u00e9e d&rsquo;extase, elle ne parle plus que la langue du cri \u2013 sans cesse renaissant d&rsquo;elle-m\u00eame, elle s&rsquo;enfante au monde o\u00f9 elle s&rsquo;engloutit, sans cesse d\u00e9licieusement neuve &#8211; sans cesse \u00e0 nouveau d\u00e9chir\u00e9e !<br><br>Je vous salue, Myst\u00e8re de la Virginit\u00e9 mille fois revenue, mille fois sacrifi\u00e9e, Pucelle d\u00e9vor\u00e9e d&rsquo;un b\u00fbcher immanent, br\u00fblant des mille feux de la Passion perp\u00e9tu\u00e9e &#8211; Amante !<br><br>Amante ! Vou\u00e9e au seul Seigneur, haletant sa pri\u00e8re en sa langue adamique, ses l\u00e8vres s&rsquo;ouvrent au verbe incessamment jailli, fontaine qui apaise et attise la soif &#8211; \u00e9ponge de douce amertume !<br><br>Amante ! Ecartel\u00e9e, offerte sur l&rsquo;autel, elle ouvre son \u00e2me d&rsquo;ambre ruisselante de joie \u00e0 toute inquisition de l&rsquo;\u0153il et de la main !<br><br>Amante ! Elle boit la parole opalescente du Seigneur !<br><br>Etre la plaie d&rsquo;un tel couteau\u2026<br><br>Les cha\u00eenes dont Il l&rsquo;enserre sont le p\u00e2le reflet des plaies qui l&rsquo;enclouent contre Lui, et leurs signes incrust\u00e9s dans sa chair sont l&rsquo;\u00e9cho assourdi, d\u00e9risoire, des stigmates divins imprim\u00e9s dans son \u00e2me<br><br>Elle donne ses larmes, elle donne son sang.<br><br>Une pluie d&rsquo;or soudain l&rsquo;irrigue et l&rsquo;humilie \u2014 elle est ce Rien d\u00e9fait dont Il fait son Amante.<br><br><br>Francis Ponge <br><br>1. Le fond et la forme <br><br>Trente-deux formules de nacre cernent le style d\u00e9pouill\u00e9, tendu vers cette forme avide, trou\u00e9e de promesses tues. Elles ach\u00e8vent de lui donner un sens. Elles polissent et repolissent et travaillent inlassablement le corps du po\u00e8me, d\u00e9lire organis\u00e9 de joie et de douleur &#8211; autrement dit extase. (Ici, la chair se fait Verbe, la page blanche encore de d\u00e9sirs tus se couvre de prof\u00e9rations savantes et de cris dont le rythme soudain plus haletant pousse le style au s\u00e9mantisme). La phrase coule par propositions br\u00e8ves. Un sourire distend l&rsquo;arrondi des l\u00e8vres o\u00f9 s&rsquo;imprime une rumeur sal\u00e9e. Une perle ultime se fige en pointe du po\u00e8me, dont la Langue trouve aussit\u00f4t \u00e0 s&rsquo;orner.<br><br>2. Le savon<br><br>Le savon ne pourrait sans scandale ignorer le savoir, qui en quelque fa\u00e7on le constitue. Les secrets les plus intimes se d\u00e9voilent \u00e0 ce parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8de parfum\u00e9. Comme le voile de Popp\u00e9e, il tisse sur la peau sa transparence, pour souligner ce qu&rsquo;il occulte. Le sein \u00e0 son contact s&rsquo;agace, le ventre se conclut de bulles, et tel sillon livre au savon sa fleur la plus secr\u00e8te, pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;exercice linguistique. Le savon sait les sinuso\u00efdes, les courbes et les volumes qui font d&rsquo;Elle un corps de dunes ordonn\u00e9es. Et aucune surface ne se soustrait \u00e0 sa connaissance, sinon quelque muqueuse cel\u00e9e sous la mousse, trop vierge pour ne pas s&rsquo;ulc\u00e9rer d&rsquo;une telle inquisition. Et si le savon n&rsquo;est pas sans jouissance, le plaisir de savoir se cl\u00f4t sur un d\u00e9sastre : \u00e0 force de butiner des myst\u00e8res, le savon perd si bien sa substance qu&rsquo;il glisse au n\u00e9ant &#8211; tentant parfois de fuir sa d\u00e9sincarnation en \u00e9chappant \u00e0 la main qui inlassablement s&rsquo;en frotte jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;extase.<br><br><br>Saint-John Perse<\/p>\n\n\n\n<p><em>Amers<\/em>, Strophe oubli\u00e9e par le copiste\u2026<br><br>De grandes houles bercent le paysage blanc.<br><br>Une source murmure aux falaises de marbre, o\u00f9 le printemps pr\u00e9coce ose un premier bouton. Langue, professe le plus doux d\u00e9duit que tu connaisses : silence ! Silence du corail o\u00f9 r\u00f4de une \u00e9trange morsure, une algue de velours conjointe au bloc fendu.<br>Du trou de la Sibylle o\u00f9 se qu\u00eate le sens, monte un Mot de varech et de vague : la bouche d&rsquo;ombre esquisse un discours d&rsquo;\u00e9cume et de sang.<br>La pointe de corail s&rsquo;ouvre en rose des sables, et le Mot retenu acc\u00e8de enfin au cri : dire, dire le sel qui \u00e9tanche la soif, et l&rsquo;extase de la br\u00fblure !<br><br>Sur la plage \u00e9blouie il pose un baiser blond.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"736\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/10\/Tizian_102-1024x736.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4777\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/10\/Tizian_102-1024x736.jpg 1024w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/10\/Tizian_102-300x215.jpg 300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/10\/Tizian_102-768x552.jpg 768w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/10\/Tizian_102-1536x1103.jpg 1536w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/10\/Tizian_102-696x500.jpg 696w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/10\/Tizian_102-1068x767.jpg 1068w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/10\/Tizian_102-585x420.jpg 585w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/10\/Tizian_102.jpg 1665w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><br><br><br><br><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Titien, V\u00e9nus d&rsquo;Urbino, 1538 Pierre de Ronsard Sonnets pour H\u00e9l\u00e8ne, pi\u00e8ce in\u00e9dite H\u00e9l\u00e8ne, tes regards ont enchant\u00e9 P\u00e2ris,Et allum\u00e9 la guerre \u00e0 la rive ach\u00e9enne.Dix ans de durs combats ont allum\u00e9 de haineLes peuples de ces bords, d\u00e9chir\u00e9s et marris. 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