{"id":4809,"date":"2023-12-01T10:07:51","date_gmt":"2023-12-01T09:07:51","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=4809"},"modified":"2023-12-01T10:07:52","modified_gmt":"2023-12-01T09:07:52","slug":"a-la-maniere-de-6-parodies-poetiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/a-la-maniere-de-6-parodies-poetiques-4809","title":{"rendered":"\u00c0 la mani\u00e8re de \u2014 6 : parodies po\u00e9tiques"},"content":{"rendered":"\n<p>1. Ronsard<br><br>H\u00e9l\u00e8ne, tes regards ont enchant\u00e9 P\u00e2ris,<br>Et allum\u00e9 la guerre \u00e0 la rive ach\u00e9enne.<br>Dix ans de durs combats ont allum\u00e9 de haine<br>Les peuples de ces bords, d\u00e9chir\u00e9s et marris.<br><br>H\u00e9l\u00e8ne, que ce soit \u00e0 Blois ou \u00e0 Paris,<br>Je suis l\u2019esclave heureux d\u2019une amour souveraine<br>Qui me plie sous son joug et sans cesse m\u2019encha\u00eene.<br>\u00c0 force de pleurer, mes larmes ont tari.<br><br>Si je n\u2019ai plus de pleurs, si je n\u2019ai plus de larmes,<br>Il ne me reste plus qu\u2019\u00e0 mourir de tes charmes.<br>Sans h\u00e9siter pourtant je repars au combat,<br><br>Et r\u00e9duit \u00e0 l\u2019\u00e9tat de cit\u00e9 enflamm\u00e9e,<br>Pour c\u00e9l\u00e9brer H\u00e9l\u00e8ne obstin\u00e9ment aim\u00e9e,<br>Je d\u00e9gaine ma plume et t\u2019inonde ici-bas.<br><br><br>2. La Fontaine<br><br>            Deux autres pigeons<br><br>Deux pigeons s\u2019aimaient d\u2019amour tendre.<br>H\u00e9las, l\u2019un d\u2019eux s\u00e9journait au pays<br>               Du Tendre,<br> L\u2019autre dans le lointain Paris.<br>Et d\u00e9vor\u00e9s d\u2019amour comme de solitude,<br>Pigeons de roucouler, et de jour, et de nuit.<br>\u00ab Dis, quand reviendras-tu ? Sous quelle latitude<br>             T\u2019es-tu enfui ? \u00bb<br>Reproches de pleuvoir, larmes de d\u00e9valer :<br>\u00ab La d\u00e9solation habite ma vall\u00e9e\u2026 \u00bb<br>     \u00ab J\u2019ai bite aussi \u2013 en vain, h\u00e9las ! \u00bb<br>     De cet \u00e9tat ils \u00e9taient las,<br>Lorsque l\u2019Occasion, d\u00e9esse complaisante,<br>Parvint \u00e0 r\u00e9unir l\u2019Amant avec l\u2019Amante.<br>   Saturne n\u2019agita plus ses aiguilles.<br>         Les baisers sur leur peau<br>Courent en rangs press\u00e9s. Elle prend ses gambilles<br>\u00c0 son cou, cependant qu\u2019il lui casse le pot,<br>                  Avant<br>         De repasser devant.<br>         Il parvient m\u00eame<br>\u00c0 la cadenasser d\u2019amour et de plaisir,<br>Usant d\u2019un olisbos tout barbouill\u00e9 de cr\u00e8me<br>Pour la clore de pile et de face. Jouir<br> Est un terme bien plat pour dire<br>Les explosions qui les an\u00e9antirent.<br><br>Il repartit pourtant, sur les ailes du vent<br> Trop loin de celle qui, de celle que\u2026<br><br>                   Moralit\u00e9 <br>\u00c0 ventre d\u00e9sol\u00e9, \u00e0 solitaire queue,<br>      Rien ne convient vraiment<br>Sinon la con-fusion en un des deux amants.<br><br><br>3. Baudelaire<br><br>                    Sodomie du soir<br><br><br>Voici venir le temps o\u00f9 vibrant sur ma verge,<br>Ton beau cul vibrionne ainsi qu\u2019un encensoir,<br>Et la fum\u00e9e qui sourd au gland de ma flamberge<br>Monte au c\u0153ur en frayant son chemin dans le noir.<br><br>Ton beau cul vibrionne ainsi qu\u2019un encensoir !<br>Tu me suces le dard de l\u2019ardeur de tes fesses.<br>Ton corps blanc dans la nuit luit comme un ostensoir,<br>Et je sens dans mes reins bouillir la blanche ivresse.<br><br>Tu me suces le dard de l\u2019ardeur de tes fesses,<br>Serrant et desserrant pour mieux pomper encor\u2026<br>Tu m\u2019appelles et g\u00e9mis de toute ta tendresse,<br>Mixant le sentiment aux fr\u00e9n\u00e9sies du corps.<br><br>Serrant et desserrant pour mieux sucer encor<br>Ce fessier admirable o\u00f9 s\u2019\u00e9teint ma conscience,<br>Tu galopes plus vite, en un dernier effort,<br>Pour \u00e9puiser mon vit, mon \u00e2me, et ma science.<br><br>Ce fessier admirable o\u00f9 se meurt ma conscience,<br>Astre double o\u00f9 le r\u00eave accroche ses lambeaux,<br>Se fige sur ma queue, accabl\u00e9 d\u2019ind\u00e9cence :<br>Un orgasme plaintif fait frissonner ta peau.<br><br>Astre double o\u00f9 le r\u00eave accroche ses lambeaux, <br>Ton cul assassin\u00e9 s\u2019emplit enfin de sperme,<br>Et mon vit lamin\u00e9 par ce puissant rabot<br>N\u2019est plus qu\u2019un chiffon mou harass\u00e9 jusqu\u2019au derme.<br><br>Ton cul assassin\u00e9 me tire enfin du sperme,<br>Et dans l\u2019\u00e9troit boyau qui s\u2019offre et se d\u00e9fend,<br>Au-del\u00e0 de l\u2019anus qui hal\u00e8te et se ferme,<br>Mature le Po\u00e8me, invraisemblable enfant !<br><br><br>4. Hugo<br><br>         Chanson du rut et des doigts<br><br>Ce soir, je t&rsquo;\u00e9tendrai sur cette couche antique<br>O\u00f9 Putiphar r\u00eavait aux vertus de Joseph,<br>Et d&rsquo;un battement s\u00fbr de ma main fr\u00e9n\u00e9tique,<br>Je ch\u00e2tierai ta peau de marbre. Et derechef,<br><br>Quand le sang sourdra sur tes fesses d&rsquo;Aphrodite,<br>Quand le cri jaillira de ta l\u00e8vre crisp\u00e9e,<br>Entonnant la chanson de l&rsquo;extase in\u00e9dite,<br>&#8211; Et que tu m&rsquo;aimeras par onomatop\u00e9es,<br><br>Je te fustigerai sans jamais me lasser,<br>Pour punir la passion qui embellit ma vie.<br>Le marbre de Paros, de soleil enlac\u00e9,<br>Prend des tons rougeoyants qu&rsquo;Aurore lui envie ;<br><br>Ainsi ton sang \u00e9mu de caresses brutales<br>Et tes reins affol\u00e9s par le patient travail,<br>Transmutant la douleur en humeur g\u00e9nitale,<br>Feront jaillir la source au buisson de corail !<br><br><br>5. Mallarm\u00e9<br><br>         Tombeau pour une absente     <br><br>Nulle \u00e9blouie de sang sur la tombale nue<br>Ne d\u00e9chiffre le sens du po\u00e8me infus\u00e9<br>Sous la mousse, occultant cette langue inconnue<br>Page en attente d\u2019encre o\u00f9 le style musait.<br><br>Nulle offrande de Moi dans sa chair devenue<br>L\u2019espoir de vie d\u00e9\u00e7u du ventre m\u00e9sus\u00e9.<br>Le serpent se d\u00e9robe et crache vers la nue<br>Le venin d\u2019encre p\u00e2le au gouffre refus\u00e9.<br><br>Lente, d\u2019un ongle las, elle cueille la prose<br>Jet\u00e9e au marbre blanc de son sein haletant,<br>Et go\u00fbte au Verbe amer qui chante toute chose<br><br>&#8211; Et l\u2019amour, et l\u2019absence, et l\u2019envie, et le temps\u2026<br>La femme de papier qu\u00eate d\u2019autres caresses,<br>Seule au tombeau d\u00e9sert o\u00f9 ses doigts la confessent.<br><br><br>6. Claudel<br><br>                  Fragment d&rsquo;une 6\u00e8me Ode de Paul Claudel, revue par Charles P\u00e9guy<br><br>Sainte-Marie-aux-Liens, tiss\u00e9e de mille plaies ! Plus souriante de souffrir par Lui que jamais amoureuse ne s&rsquo;alanguit de sa crucifixion pa\u00efenne,<br><br>Haletante, bris\u00e9e d&rsquo;extase, elle ne parle plus que la langue du cri \u2013 sans cesse renaissant d&rsquo;elle-m\u00eame, elle s&rsquo;enfante au monde o\u00f9 elle s&rsquo;engloutit, sans cesse d\u00e9licieusement neuve &#8211; sans cesse \u00e0 nouveau d\u00e9chir\u00e9e !<br><br>Je vous salue, Myst\u00e8re de la Virginit\u00e9 mille fois revenue, mille fois sacrifi\u00e9e, Pucelle d\u00e9vor\u00e9e d&rsquo;un b\u00fbcher immanent, br\u00fblant des mille feux de la Passion perp\u00e9tu\u00e9e &#8211; Amante !<br><br>Amante ! Vou\u00e9e au seul Seigneur, haletant sa pri\u00e8re en sa langue adamique, ses l\u00e8vres s&rsquo;ouvrent au verbe incessamment jailli, fontaine qui apaise et attise la soif &#8211; \u00e9ponge de douce amertume !<br><br>Amante ! Ecartel\u00e9e, offerte sur l&rsquo;autel, elle ouvre son \u00e2me d&rsquo;ambre ruisselante de joie \u00e0 toute inquisition de l&rsquo;\u0153il et de la main !<br><br>Amante ! Elle boit la parole opalescente du Seigneur !<br><br>Etre la plaie d&rsquo;un tel couteau\u2026<br><br>Les cha\u00eenes dont Il l&rsquo;enserre sont le p\u00e2le reflet des plaies qui l&rsquo;enclouent contre Lui, et leurs signes incrust\u00e9s dans sa chair sont l&rsquo;\u00e9cho assourdi, d\u00e9risoire, des stigmates divins imprim\u00e9s dans son \u00e2me<br><br>Elle donne ses larmes, elle donne son sang.<br><br>Une pluie d&rsquo;or soudain l&rsquo;irrigue et l&rsquo;humilie &#8211; elle est ce Rien d\u00e9fait dont Il fait son Amante.<br><br><br>7. Apollinaire<br><br>Le Temps Le temps s\u2019en va la Seine se d\u00e9lite<br><br>Tes reins Tes reins sont ivres o\u00f9 s\u2019amarre ma bite<br><br>Ecoutez la chanson lente du sodomite<br>Qui pr\u00e9tendait avoir en sept jours et sept lunes<br>Fich\u00e9 son dard moussu dans l\u2019orbite orpheline<br><br>Sur ta peau d\u00e9chir\u00e9e s\u2019imprimait ma fortune<br><br>Ivres du vin clairet de ta vulve enfantine<br>Ivre du sperme blond aga\u00e7ant  tes gencives<br>Le c\u0153ur au bord des l\u00e8vres englu\u00e9es de cyprine<br>Avalant jusqu\u2019au c\u0153ur cette larme r\u00e9tive<br><br>Ivres confus\u00e9ment l\u2019un sur l\u2019autre ils voguaient<br><br>Et la Seine roulait nos c\u0153urs extravagu\u00e9s<br>Et l\u2019ivresse roulait nos corps sur cette plage<br>Les draps confus\u00e9ment autour de nous tanguaient<br>J\u2019\u00e9tais le Hollandais volant \u00e0 l\u2019abordage<br>De ce lit de haut bord o\u00f9 l\u2019Amour divaguait<br><br>Sur le papier fouett\u00e9 d\u2019un style convaincu<br>Je pleure la naus\u00e9e des houles de ton cul<br>Style plat calme plat \u00f4 nostalgique ivresse<br>Attach\u00e9 \u00e0 ce mat plant\u00e9 entre tes fesses.<br><br><br>8. Saint-John Perse<br><br>De grandes houles bercent le paysage blanc.<br>Une source murmure aux falaises de marbre, o\u00f9 le printemps pr\u00e9coce ose un premier bouton. Langue, professe le plus doux d\u00e9duit que tu connaisses : silence ! Silence du corail o\u00f9 r\u00f4de une \u00e9trange morsure, une algue de velours conjointe au bloc fendu.<br>Du trou de la Sibylle o\u00f9 se qu\u00eate le sens, monte un Mot de varech et de vague : la bouche d&rsquo;ombre esquisse un discours d&rsquo;\u00e9cume et de sang.<br>La pointe de corail s&rsquo;ouvre en rose des sables, et le Mot retenu acc\u00e8de enfin au cri : dire, dire le sel qui \u00e9tanche la soif, et l&rsquo;extase de la br\u00fblure !<br>Sur la plage \u00e9blouie il pose un baiser blond.<br><br><br>9. Francis Ponge<br><br>                                                                                  L&rsquo;\u0153illet<br><br>Si l&rsquo;\u0153illet fronce en surface, c&rsquo;est pour celer sa profondeur. Mais le doigt patient du po\u00e8te explore ses p\u00e9tales, en d\u00e9ploie les pi\u00e8ges puritains et plonge vers le c\u0153ur : car le chemin qui va de cette fleur secr\u00e8te au c\u0153ur myst\u00e9rieux est d&rsquo;une rectitude qui \u00e9tonne l&rsquo;habitu\u00e9 du catleya.<br>Et comme cette orchid\u00e9e que d&rsquo;aucuns lui pr\u00e9f\u00e8rent, l&rsquo;\u0153illet exhale un parfum de sous-bois malmen\u00e9 par l&rsquo;orage, de feuilles froiss\u00e9es de rage et d&rsquo;encre bleue.<br>Virginal, l&rsquo;\u0153illet blanc rosit parfois d&rsquo;une honte secr\u00e8te, d&rsquo;une esp\u00e9rance tue, d\u00e8s qu&rsquo;il s&rsquo;offre \u00e0 l&rsquo;iris &#8211; la fleur de l&rsquo;\u0153il scrute bizarrement l&rsquo;\u0153illet crisp\u00e9 entre les d\u00f4mes de cristal. Le regard \u00e9value la fra\u00eecheur de l&rsquo;aurore, quand l&rsquo;\u0153illet encore peu au fait de ses pouvoirs se refuse et s&rsquo;offre \u00e0 cueillir.<br>L&rsquo;\u0153illet rougit de maladresse : il ne sait trop comment se plier \u00e0 l&rsquo;hommage dont la langue du Po\u00e8te lustre son calice.  Mais vaincue de ros\u00e9e, la fleur consent \u00e0 la pri\u00e8re r\u00e9it\u00e9r\u00e9e, le bouton fronc\u00e9 s&rsquo;\u00e9panouit et s&rsquo;offre \u00e0 l&rsquo;oraison \u2014 ce dont une cabale de d\u00e9vots lui fait un plaisant reproche !<br>D\u00e9pli\u00e9 et sond\u00e9, l&rsquo;\u0153illet violit enfin et s&rsquo;accoutume \u00e0 l&rsquo;amour p\u00e9n\u00e9trant du Po\u00e8te, qui acc\u00e8de \u00e0 l&rsquo;humus recul\u00e9 obs\u00e9dant son vertige.<br>                     <\/p>\n\n\n\n<p>                                                                          Le fond et la forme <br><br>Trente-deux formules de nacre cernent le style d\u00e9pouill\u00e9, tendu vers cette forme avide, trou\u00e9e de promesses tues. Elles ach\u00e8vent de lui donner un sens. Elles polissent et repolissent et travaillent inlassablement le corps du po\u00e8me, d\u00e9lire organis\u00e9 de joie et de douleur &#8211; autrement dit extase. (Ici, la chair se fait Verbe, la page blanche encore de d\u00e9sirs tus se couvre de prof\u00e9rations savantes et de cris dont le rythme soudain plus haletant pousse le style au s\u00e9mantisme). La phrase coule par propositions br\u00e8ves. Un sourire distend l&rsquo;arrondi des l\u00e8vres o\u00f9 s&rsquo;imprime une rumeur sal\u00e9e. Une perle ultime se fige en pointe du po\u00e8me, dont la Langue trouve aussit\u00f4t \u00e0 s&rsquo;orner.<br><br>  <br>                                                                               Le savon<br><br>Le savon ne pourrait sans scandale ignorer le savoir, qui en quelque fa\u00e7on le constitue. Les secrets les plus intimes se d\u00e9voilent \u00e0 ce parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8de parfum\u00e9. Comme le voile de Popp\u00e9e, il tisse sur la peau sa transparence, pour souligner ce qu&rsquo;il occulte. Le sein \u00e0 son contact s&rsquo;agace, le ventre se conclut de bulles, et tel sillon livre au savon sa fleur la plus secr\u00e8te, pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;exercice linguistique. Le savon sait les sinuso\u00efdes, les courbes et les volumes qui font d&rsquo;Elle un corps de dunes ordonn\u00e9es. Et aucune surface ne se soustrait \u00e0 sa connaissance, sinon quelque muqueuse cel\u00e9e sous la mousse, trop vierge pour ne pas s&rsquo;ulc\u00e9rer d&rsquo;une telle inquisition. Et si le savon n&rsquo;est pas sans jouissance, le plaisir de savoir se cl\u00f4t sur un d\u00e9sastre : \u00e0 force de butiner des myst\u00e8res, le savon perd si bien sa substance qu&rsquo;il glisse au n\u00e9ant &#8211; tentant parfois de fuir sa d\u00e9sincarnation en \u00e9chappant \u00e0 la main qui inlassablement s&rsquo;en frotte jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;extase.<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"299\" height=\"168\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2023\/12\/savonneee.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4817\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Ronsard H\u00e9l\u00e8ne, tes regards ont enchant\u00e9 P\u00e2ris,Et allum\u00e9 la guerre \u00e0 la rive ach\u00e9enne.Dix ans de durs combats ont allum\u00e9 de haineLes peuples de ces bords, d\u00e9chir\u00e9s et marris. 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