{"id":5111,"date":"2024-08-24T16:24:24","date_gmt":"2024-08-24T14:24:24","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=5111"},"modified":"2024-08-25T10:48:41","modified_gmt":"2024-08-25T08:48:41","slug":"de-la-perfection-en-amour-comme-cruaute-ultime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/de-la-perfection-en-amour-comme-cruaute-ultime-5111","title":{"rendered":"De la perfection en amour comme cruaut\u00e9 ultime"},"content":{"rendered":"\n<p>Je relisais l\u2019autre jour un roman sign\u00e9 Trevanian, <em>Shibumi<\/em> (1979) \u2014 que je vous conseille abondamment, un article consacr\u00e9 tout entier \u00e0 cet extraordinaire roman para\u00eetra sur <em>Causeur<\/em> en d\u00e9but de semaine. Le h\u00e9ros, assassin professionnel adepte de la beaut\u00e9 en toutes choses, vit dans un ch\u00e2teau du pays basque avec une cr\u00e9ature exceptionnelle, qu\u2019il r\u00e9mun\u00e8re \u00e0 hauteur de ses talents. Une relation exquise, qui ne les emp\u00eache pas de conna\u00eetre, comme dit J\u00e9hovah dans la Gen\u00e8se, d\u2019autres cr\u00e9atures de passage.<br><br>Et je tombe sur ce passage \u2014 que je n\u2019avais pas remarqu\u00e9 lorsque j\u2019avais lu ce r\u00e9cit pour la premi\u00e8re fois il y a quarante ans :<br><br>\u00ab Il s\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019occasion veng\u00e9 de jeunes femmes qui l\u2019avaient irrit\u00e9 en leur faisant l\u2019amour, en mettant \u00e0 profit son exp\u00e9rience et ses talents pour cr\u00e9er chez elles des sensations qu\u2019elles ne pourraient plus jamais retrouver et qu\u2019elles rechercheraient en vain pendant le reste de leur vie aupr\u00e8s de maris ou de vagues amants. \u00bb <br><br>Cela m\u2019a rappel\u00e9 une aventure (plut\u00f4t une anecdote) v\u00e9cue \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 cette date.<br><br>Jean-Luc Rispail avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9, en tout premier poste, au lyc\u00e9e de Laon, dans l\u2019Aisne. Il avait trouv\u00e9 une maison \u00e0 un prix int\u00e9ressant dans le village de Bruy\u00e8res, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de son lieu de travail. Il en partageait la location avec JPG, qui enseignait lui aussi dans la m\u00eame r\u00e9gion.<br>C\u2019\u00e9tait une grande baraque, r\u00e9quisitionn\u00e9e par les Allemands pendant l\u2019une ou l\u2019autre guerre \u2014 des graffitis \u00e9crits en gothique sur les murs en t\u00e9moignaient. Assez vaste et confortable pour que nous y allions r\u00e9guli\u00e8rement en week-end avec d\u2019autres copains \/ copines. Grandes bouffes, musique \u00e0 tous les \u00e9tages, Pink Floyd <em>for ever<\/em>, alcools en cascade et autres produits relaxants.<br><br>L\u2019un de nos amis y vint un jour avec une jolie cr\u00e9ature, une poup\u00e9e miniature qui avait une vingtaine d\u2019ann\u00e9es \u2014 nous n\u2019en avions gu\u00e8re plus, les uns et les autres, comme en t\u00e9moigne la photo que j\u2019ai pos\u00e9e en t\u00eate de chronique, prise contre un mur de la maison.<br><br>Nous b\u00fbmes plus que de raison. Vers une heure du matin, tout le monde s\u2019\u00e9tait effondr\u00e9 dans l\u2019une ou l\u2019autre des chambres de la grande demeure. Je restais seul, dans la pi\u00e8ce commune du bas, avec la cr\u00e9ature qui s\u2019appelait, je crois, Rachel, ou Miryam, ou Deborah, en tout cas un pr\u00e9nom juif qui allait fort bien \u00e0 cette \u00e9tudiante qui revendiquait haut et fort sa juda\u00eft\u00e9 \u2014 comme la plupart des invit\u00e9s ce soir-l\u00e0, JLR et moi except\u00e9s. Ou C***, avec qui je vivais alors et qui ronflait doucement, \u00e0 l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieur, vautr\u00e9e contre l\u2019un ou l\u2019autre des participants \u00e0 la f\u00eate. Nous avions du couple une vision tr\u00e8s lib\u00e9r\u00e9e.<br><br>Appelons-la Rachel : elle nous avait longuement bassin\u00e9s avec sa foi profonde, son respect des commandements bibliques, et autres consid\u00e9rations qui touchaient d\u2019assez loin les gauchistes que nous \u00e9tions \u2014 \u00ab\u00a0encore que la LCR, dirig\u00e9e alors par Krivine, d\u00e9pla\u00e7\u00e2t parfois les dates de manifs afin de ne pas entrer en conflit avec le shabbat.<br><br>J\u2019ai toujours trouv\u00e9 tr\u00e8s dr\u00f4le d\u2019amener les grandes croyantes \u00e0 la damnation. L\u2019influence lointaine, peut-\u00eatre, de cette nouvelle de M\u00e9rim\u00e9e intitul\u00e9e <em>Les \u00c2mes du Purgatoire<\/em>, o\u00f9 un Don Juan historique, don Juan de Mara\u00f1a, dresse la liste de ses conqu\u00eates et de ses cocus :<br><br>\u00ab Don Torribio, c\u2019\u00e9tait le nom de cet ami, examina le catalogue, et le lui rendit en disant d\u2019un ton de triomphe : \u2014 Il n\u2019est pas complet !<br>\u2014 Comment ! pas complet ? Qui manque donc \u00e0 ma liste de maris ?<br>\u2014 Dieu, r\u00e9pondit don Torribio.<br>\u2014 Dieu ? c\u2019est vrai, il n\u2019y a pas de religieuse. Morbleu ! je te remercie de m\u2019avoir averti. Eh bien ! je te jure ma foi de gentilhomme qu\u2019avant qu\u2019il soit un mois il sera sur ma liste, avant monseigneur le pape, et que je te ferai souper ici avec une religieuse. Dans quel couvent de S\u00e9ville y a-t-il de jolies nonnes ? \u00bb<br><br>Une jeune fille qui pr\u00e9tend n\u2019avoir de commerce qu\u2019avec son Cr\u00e9ateur (une d\u00e9viation grotesque, quand on y pense, du Complexe d\u2019Electre) est donc une cible bien d\u00e9sirable.<br><br>Nous avions beaucoup bu, Rachel \u00e9tait dans un \u00e9tat d\u2019\u00e9nervement languide qui l\u2019emp\u00eachait de dormir, et moi, \u00e0 une heure du matin, j\u2019\u00e9tais mentalement d\u00e9j\u00e0 au lendemain, parfaitement r\u00e9veill\u00e9, d\u00e9gag\u00e9 du \u00ab\u00a0somnambulisme de l&rsquo;ivresse\u00a0\u00bb, comme dit Dumas, tout \u00e0 fait d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 m\u2019offrir une nuit blanche qui ne serait pas forc\u00e9ment une soir\u00e9e perdue\u2026<br><br>J\u2019entrepris de la s\u00e9duire \u2014 ce ne fut pas bien difficile. Puis de la lutiner dans les r\u00e8gles, et m\u00eame au-del\u00e0. D\u2019explorer chacun de ses nerfs. Et Bible pour Bible, de lui faire d\u00e9couvrir pour quelle raison la femme de Loth, dans sa fuite, avait jet\u00e9 ce fameux regard en arri\u00e8re qui lui valut d\u2019\u00eatre m\u00e9tamorphos\u00e9e en statue de sel. Voir ce qu\u2019en a fait Rapha\u00ebl au Vatican.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"355\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/001334-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5124\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/001334-1.jpg 480w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/001334-1-300x222.jpg 300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/001334-1-80x60.jpg 80w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Bref, elle s\u2019aper\u00e7ut, \u00e0 sa grande consternation enthousiaste, qu\u2019elle \u00e9tait faite pour explorer les ressources infinies de l\u2019orgasme anal.<br>En fait, je ne m\u2019arr\u00eatai pas l\u00e0 \u2014 et elle non plus. En deux ou trois heures, elle devint un paquet de n\u0153uds d\u2019apoth\u00e9oses, que j\u2019entrepris de d\u00e9nouer l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre. Ce ne fut pas une s\u00e9rie d\u2019orgasmes, mais un arc-en-ciel, un feu d\u2019artifice de jouissance. Un tsunami de plaisr.<br><br>J\u2019eus moi-m\u00eame la m\u00e9chancet\u00e9 de ne pas jouir. Ce ne fut pas difficile, tant je me consacrai \u00e0 son seul service. Et comme dit G\u00e9rard Lauzier dans <em>Les Sextraordinaires Aventures de Zizi et Peter Panpan<\/em>, une bande dessin\u00e9e parue initialement dans Lui en 1974, elle parvint ainsi \u00e0 l\u2019orgasme total, o\u00f9 chaque nerf am\u00e8ne au plaisir le plus intense. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"762\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/133893-planche-bd-les-sextraordinaires-aventures-de-zizi-et-peter-panpan-762x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5126\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/133893-planche-bd-les-sextraordinaires-aventures-de-zizi-et-peter-panpan-762x1024.jpg 762w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/133893-planche-bd-les-sextraordinaires-aventures-de-zizi-et-peter-panpan-223x300.jpg 223w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/133893-planche-bd-les-sextraordinaires-aventures-de-zizi-et-peter-panpan-768x1032.jpg 768w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/133893-planche-bd-les-sextraordinaires-aventures-de-zizi-et-peter-panpan-696x935.jpg 696w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/133893-planche-bd-les-sextraordinaires-aventures-de-zizi-et-peter-panpan-313x420.jpg 313w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/133893-planche-bd-les-sextraordinaires-aventures-de-zizi-et-peter-panpan.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 762px) 100vw, 762px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><br>Oubliez les consid\u00e9rations sur la ligne des chakras et autres b-a-ba de l\u2019\u00e9rotisme. Dans l\u2019orgasme total, on est dans la \u00ab total zone \u00bb, comme disent les tennismen, o\u00f9 chaque geste est techniquement parfait, o\u00f9 l\u2019on flirte avec les lignes et le danger, le moment zen par excellence. Djokovic a v\u00e9cu cela, de toute \u00e9vidence, dans le second tie-break de son match contre Alcaraz aux Jeux olympiques : il ne pouvait pas perdre, alors m\u00eame que son adversaire jouait mieux que lui, dans l\u2019ensemble, et s\u2019est fait atomiser dans le final<br>Ne pas en conclure que c\u2019est une science facile \u00e0 ma\u00eetriser. On ne doit surtout pas \u00eatre suspect\u00e9 d\u2019avoir un regard clinique sur l\u2019\u00e9v\u00e9nement \u2014 Ch***, une amie d\u2019hypokh\u00e2gne que je revis plus tard, me reprochait assez justement d\u2019avoir l\u2019air aux aguets de ses orgasmes, et de ne pas me l\u00e2cher moi-m\u00eame, la privant ainsi du plaisir d\u2019arracher \u00e0 l\u2019Autre une convulsion derni\u00e8re qui accro\u00eet d\u2019autant son propre plaisir.<\/p>\n\n\n\n<p>Trevanian d\u00e9crit ainsi le haut degr\u00e9 de ma\u00eetrise de son h\u00e9ros et de sa compagne : \u00ab Le jeu consistait \u00e0 amener l&rsquo;autre \u00e0 jouir le premier, et tous les coups \u00e9taient permis. Le vainqueur avait droit au D\u00e9lice du Rasoir, un type de massage profond\u00e9ment relaxant et excitant au cours duquel la peau des bras, des jambes, de la poitrine, du dos, du ventre et du pubis \u00e9tait d\u00e9licatement caress\u00e9e avec un rasoir bien aff\u00fbt\u00e9. La sensation voluptueuse de la caresse, m\u00eal\u00e9e \u00e0 la crainte permanente et sourde d&rsquo;un mouvement maladroit, oblige le sujet \u00e0 une d\u00e9contraction totale qui est son unique chance d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 un plaisir et une tension insupportable. G\u00e9n\u00e9ralement, le D\u00e9lice du Rasoir commence par les extr\u00e9mit\u00e9s, cr\u00e9ant ds vagues de plaisir d eplus en plus intenses \u00e0 mesure que l&rsquo;instrument s&rsquo;approche des zones \u00e9rog\u00e8nes, qui s&rsquo;enflamment sous l&rsquo;effet du plaisir et de l&rsquo;ombre de la peur. \u00bb<br><br>Rachel ne s\u2019en remit pas. Elle entama peu apr\u00e8s, ai-je appris, une psychanalyse pour tenter de comprendre, et de fil en aiguille, parce qu\u2019elle ne comprenait pas et tentait en vain de revivre ce moment dans les bras d\u2019amants insuffisants, se fit psychanalyste elle-m\u00eame. J\u2019ai la fatuit\u00e9 de penser qu\u2019une partie de moi-m\u00eame est venue s\u2019immiscer dans l\u2019image de Dieu qu\u2019elle se faisait.<br><br>Jean-Paul Brighelli<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"572\" height=\"856\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/Capture-de\u0301cran-2024-08-24-a\u0300-16.21.22.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5129\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/Capture-de\u0301cran-2024-08-24-a\u0300-16.21.22.png 572w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/Capture-de\u0301cran-2024-08-24-a\u0300-16.21.22-200x300.png 200w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2024\/08\/Capture-de\u0301cran-2024-08-24-a\u0300-16.21.22-281x420.png 281w\" sizes=\"auto, (max-width: 572px) 100vw, 572px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je relisais l\u2019autre jour un roman sign\u00e9 Trevanian, Shibumi (1979) \u2014 que je vous conseille abondamment, un article consacr\u00e9 tout entier \u00e0 cet extraordinaire roman para\u00eetra sur Causeur en d\u00e9but de semaine. 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