{"id":5308,"date":"2025-03-13T09:37:26","date_gmt":"2025-03-13T08:37:26","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=5308"},"modified":"2025-03-13T09:37:27","modified_gmt":"2025-03-13T08:37:27","slug":"sed-non-satiata-de-la-nymphomanie-et-autres-perturbations-peripheriques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/sed-non-satiata-de-la-nymphomanie-et-autres-perturbations-peripheriques-5308","title":{"rendered":"Sed non satiata : de la nymphomanie et autres perturbations p\u00e9riph\u00e9riques"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Larousse<\/em>, 1939<br><br>On conna\u00eet le po\u00e8me de Baudelaire intitul\u00e9 justement \u00ab Sed non satiata \u00bb :<br><br>Bizarre d\u00e9it\u00e9, brune comme les nuits,<br>Au parfum m\u00e9lang\u00e9 de musc et de havane,<br>Oeuvre de quelque obi, le Faust de la savane,<br>Sorci\u00e8re au flanc d&rsquo;\u00e9b\u00e8ne, enfant des noirs minuits,<br><br>Je pr\u00e9f\u00e8re au constance, \u00e0 l&rsquo;opium, au nuits,<br>L&rsquo;\u00e9lixir de ta bouche o\u00f9 l&rsquo;amour se pavane ;<br>Quand vers toi mes d\u00e9sirs partent en caravane,<br>Tes yeux sont la citerne o\u00f9 boivent mes ennuis.<br><br>Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton \u00e2me,<br>\u00d4 d\u00e9mon sans piti\u00e9 ! verse-moi moins de flamme ;<br>Je ne suis pas le Styx pour t&#8217;embrasser neuf fois,<br><br>H\u00e9las ! et je ne puis, M\u00e9g\u00e8re libertine,<br>Pour briser ton courage et te mettre aux abois,<br>Dans l&rsquo;enfer de ton lit devenir Proserpine !<br><br>On sait, bien s\u00fbr, que le titre est emprunt\u00e9 \u00e0 la sixi\u00e8me <em>Satire<\/em> de Juv\u00e9nal, d\u00e9crivant Messaline, \u00e9pouse de l\u2019empereur Claude, rentrant du bordel o\u00f9 elle allait \u00e9puiser ses partenaires et ses charmes, \u00ab Et lassata viris, sed non satiata, recessit \u00bb. On n\u2019a jamais pos\u00e9 le diagnostic de la nymphomanie en termes si concis et pertinents. \u00ab Epuis\u00e9e mais non encore satisfaite \u00bb : tel est le dur destin de la nymphomanie.<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"577\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.25.18-1-1024x577.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5335\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.25.18-1-1024x577.png 1024w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.25.18-1-300x169.png 300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.25.18-1-768x433.png 768w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.25.18-1-696x392.png 696w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.25.18-1-1068x602.png 1068w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.25.18-1-746x420.png 746w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.25.18-1.png 1154w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Euge\u0300ne Brunet (1828-1906), <em>Messaline<\/em>, 1884.<br><br><br>Brassens pouvait faire semblant de rire : <br>\u00ab Quand elle a des besoins tyranniques<br>Qu\u2019elle souffre de nymphomanie chronique<br>C\u2019est elle qui fait alors passer \u00e0 ses adorateurs<br>De fichus quarts d\u2019heure\u2026 \u00bb<br>La r\u00e9alit\u00e9 de la nymphomanie, c\u2019est l\u2019impossibilit\u00e9 de jouir. Musset a magnifiquement illustr\u00e9 \u00e7a (en pensant \u00e0 Sand, peut-\u00eatre) dans <em>Gamiani<\/em> :<br>\u00ab La comtesse d\u00e9lirait. Le plaisir la tuait et ne l\u2019achevait pas. Furieuse, bondissante, elle s\u2019\u00e9lan\u00e7a au milieu de la chambre, se roula sur le tapis, s\u2019excitant par des poses lascives, bien follement lubriques, provoquant avec ses doigts tout l\u2019exc\u00e8s des plaisirs\u2026 \u00bb<br>On apprendra un peu plus loin que la comtesse Gamiani souffre de ne pas souffrir, apr\u00e8s une initiation muscl\u00e9e :<br>\u00ab Au bout d\u2019une heure, je me vis dans une vaste salle, tendue en noir, \u00e9clair\u00e9e par une seule lampe suspendue au plafond.<br>Au milieu, s\u2019\u00e9levait un prie-Dieu environn\u00e9 de coussins.<br>\u2014 Agenouillez-vous, ma ni\u00e8ce ; pr\u00e9parez-vous par la pri\u00e8re et supportez avec courage tout le mal que Dieu veut nous infliger.<br>J\u2019avais \u00e0 peine ob\u00e9i, qu\u2019une porte secr\u00e8te s\u2019ouvrit, un moine v\u00eatu comme nous, s\u2019approcha de moi, marmotta quelques paroles ; puis, \u00e9cartant ma robe et faisant tomber les pans de chaque c\u00f4t\u00e9, il mit \u00e0 d\u00e9couvert toute la partie post\u00e9rieure de mon corps.<br>Un l\u00e9ger fr\u00e9missement \u00e9chappa au moine ; extasi\u00e9 sans doute \u00e0 la vue de ma chair, sa main se promena partout, s\u2019arr\u00eata sur mes fesses et finit par se poser plus bas.<br>\u00ab C\u2019est par l\u00e0 que la femme p\u00e8che, c\u2019est par l\u00e0 qu\u2019elle doit souffrir \u00bb, dit une voix s\u00e9pulcrale\u2026<br>Ces paroles \u00e9taient \u00e0 peine prononc\u00e9es, que je me sentis battue de verges, de n\u0153uds de corde garnis de pointes de fer. Je me cramponnai au prie-Dieu, je m\u2019effor\u00e7ai d\u2019\u00e9touffer mes cris, mais en vain, la douleur \u00e9tait trop forte. Je m\u2019\u00e9lan\u00e7ai dans la salle en criant : Gr\u00e2ce ! gr\u00e2ce ! je ne puis supporter ce supplice, tuez-moi plut\u00f4t. Piti\u00e9 ! Je vous prie\u2026<br>\u2014 Mis\u00e9rable l\u00e2che, s\u2019\u00e9cria ma tante indign\u00e9e, il vous faut mon exemple !<br>\u00c0 ces mots, elle s\u2019exposa bravement toute nue, \u00e9cartant les cuisses, les tenant \u00e9lev\u00e9es.<br>Les coups pleuvaient ; le bourreau \u00e9tait impassible. En un instant, les cuisses furent en sang.<br>Ma tante restait in\u00e9branlable, criant par moments : plus fort\u2026 ah ! plus fort encore !<br>Cette vue me transporta, je me sentis un courage surnaturel, je m\u2019\u00e9criai que j\u2019\u00e9tais pr\u00eate \u00e0 tout souffrir.<br>Ma tante se releva aussit\u00f4t et me couvrit de baisers br\u00fblants, tandis que le moine liait mes mains, pla\u00e7ait un bandeau sur mes yeux.<br>Que vous dirai-je enfin ! Mon supplice recommen\u00e7a plus terrible : engourdie bient\u00f4t par la douleur, j\u2019\u00e9tais sans mouvement, je ne me sentais plus. Seulement \u00e0 travers le bruit de mes coups, j\u2019entendais confus\u00e9ment, des \u00e9clats, des mains frappant sur des chairs. C\u2019\u00e9taient aussi des rires insens\u00e9s, rires nerveux, convulsifs, pr\u00e9curseurs de la joie des sens. Par moment la voix de ma tante, qui r\u00e2lait la volupt\u00e9, dominait cette harmonie \u00e9trange, ce concert d\u2019orgie, cette saturnale de sang.<br>Plus tard, j\u2019ai compris que le spectacle de mon supplice servait \u00e0 r\u00e9veiller des d\u00e9sirs, chacun de mes soupirs \u00e9touff\u00e9s provoquait un \u00e9lan de volupt\u00e9.<br>Lass\u00e9, sans doute, mon bourreau avait fini. Toujours immobile, j\u2019\u00e9tais dans l\u2019\u00e9pouvante, r\u00e9sign\u00e9e \u00e0 mourir. Cependant, \u00e0 mesure que l\u2019usage de mes sens revenait, j\u2019\u00e9prouvai une d\u00e9mangeaison singuli\u00e8re : mon corps fr\u00e9missait, \u00e9tait en feu.<br>Je m\u2019agitai lubriquement comme pour satisfaire un d\u00e9sir insatiable. Tout \u00e0 coup deux bras nerveux m\u2019enlacent ; je ne savais quoi de chaud, de tendu, vint battre mes cuisses, se glisser plus bas et me p\u00e9n\u00e9trer subitement. \u00c0 ce moment je crus \u00eatre fendue en deux. Je poussai un cri affreux que couvrirent aussit\u00f4t des \u00e9clats de rire. Deux ou trois secousses terribles achev\u00e8rent d\u2019introduire en entier le rude fl\u00e9au qui m\u2019ab\u00eemait. Mes cuisses saignantes se collaient aux cuisses de mon adversaire ; il me semblait que nos chairs s\u2019entrem\u00ealaient pour se fondre en un seul corps. Toutes mes veines \u00e9taient gonfl\u00e9es, mes nerfs tendus. Le frottement vigoureux que je subissais et qui s\u2019op\u00e9rait avec une incroyable agilit\u00e9, m\u2019\u00e9chauffa tellement que je crus avoir re\u00e7u un fer rouge.<br>Je tombai bient\u00f4t dans l\u2019extase, je me vis au ciel. Une liqueur visqueuse et br\u00fblante vint m\u2019inonder rapidement p\u00e9n\u00e9tra jusqu\u2019\u00e0 mes os, chatouilla jusqu\u2019\u00e0 la moelle\u2026 oh ! c\u2019\u00e9tait trop\u2026 je fondais comme une lave ardente\u2026 Je sentais courir en moi un fluide actif, d\u00e9vorant, j\u2019en provoquai l\u2019\u00e9jaculation par secousses furieuses et je tombai \u00e9puis\u00e9e dans un ab\u00eeme sans fin de volupt\u00e9 inou\u00efe.<br>Fanny<br>Gamiani, quelle peinture ! vous nous mettez le diable au corps.<br>Gamiani<br>Ce n\u2019est pas tout.<br>Ma volupt\u00e9 se changea bient\u00f4t en douleur atroce. Je fus horriblement brutalis\u00e9e. Plus de vingt moines se ru\u00e8rent \u00e0 leur tour en cannibales effr\u00e9n\u00e9s. Ma t\u00eate retomba de c\u00f4t\u00e9, mon corps bris\u00e9, rompu gisait sur les coussins, pareil \u00e0 un cadavre. Je fus emport\u00e9e morte dans mon lit. \u00bb<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"824\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/22913674029_2-1-824x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5339\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/22913674029_2-1-824x1024.jpg 824w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/22913674029_2-1-241x300.jpg 241w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/22913674029_2-1-768x954.jpg 768w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/22913674029_2-1-696x865.jpg 696w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/22913674029_2-1-1068x1327.jpg 1068w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/22913674029_2-1-338x420.jpg 338w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/22913674029_2-1.jpg 1207w\" sizes=\"auto, (max-width: 824px) 100vw, 824px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><br><br>C\u2019est sans doute une amplification de <em>La Philosophie dans le boudoir<\/em>, o\u00f9 Eug\u00e9nie est soumise \u00e0 un traitement identique. Mais elle jouit, elle \u2014 Sade n\u2019\u00e9tait pas si m\u00e9chant que \u00e7a.<br><br>J\u2019ai connu deux ou trois nymphomanes dans ma vie. La premi\u00e8re, et la plus fid\u00e8le, toute sa vie durant, \u00e0 cette incapacit\u00e9 d\u2019atteindre l\u2019orgasme, fut F***, ma cousine germaine. Elle trouva opportun de se pr\u00e9cipiter sur ma queue encore ardente (j\u2019avais vingt ans), alors que nous remontions, de nuit, dans la voiture de son p\u00e8re, des Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales vers Paris. Mille kilom\u00e8tres de tripotage, et bient\u00f4t, tandis que sa m\u00e8re somnolait \u00e0 l\u2019avant et que son fr\u00e8re dormait tout de bon \u00e0 l\u2019arri\u00e8re \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de nous, tandis que son p\u00e8re, au volant de sa 504, trouait parfois le silence avec des sentences bien senties du genre \u00ab Moi, je roule Peugeot \u00bb, elle se lan\u00e7a dans une pipe \u00e9tourdissante \u00e0 laquelle j\u2019eus la m\u00e9chancet\u00e9 de longtemps r\u00e9sister.<br>Elle avait mon \u00e2ge, et passa sa vie \u00e0 draguer, en bo\u00eete, des adolescents juste pub\u00e8res qu\u2019elle s\u2019envoyait entre deux voitures \u2014 et dont elle m\u2019apprit qu\u2019ils n\u2019avaient aucune r\u00e9sistance et lui \u00e9jaculaient dans la main avant m\u00eame qu\u2019elle se les enfile. Son tableau de chasse, m\u2019apprit-elle quand elle arrivait \u00e0 la soixantaine, montait \u00e0 cinq ou six mille man\u0153uvres d\u2019amour, comme dit Laclos, dont aucun ne lui avait procur\u00e9 de sensation vraiment vive.<br>Elle aimait tout \u2014 autant dire qu\u2019elle n\u2019aimait rien. Nous avons couch\u00e9 deux ou trois fois ensemble, seul l\u2019aspect scabreux des situations la suscitait un peu, sans jamais la satisfaire.<br><br>Je dois \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 que sa vocation profonde \u00e9tait de se faire nonne, et de r\u00e9aliser en Dieu la sublimation n\u00e9cessaire \u00e0 une vraie extase. Mais incons\u00e9quence ou d\u00e9sir de se ch\u00e2tier interminablement de quelque faute forc\u00e9ment imaginaire, elle n\u2019a jamais franchi la porte des Carm\u00e9lites \u2014 les seules dont la r\u00e8gle f\u00e9roce aurait satisfait son d\u00e9sir d\u2019annihilation.<br><br>Alors oui, plaignons les nymphomanes, qui tentent en vain, via le sexe, d\u2019apporter une vraie r\u00e9ponse \u00e0 une question m\u00e9taphysique. Plaignons-les, et ne les consommons pas \u2014 personne n\u2019y trouverait son compte.<br><br>Jean-Paul Brighelli<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"662\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.35.52-662x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5342\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.35.52-662x1024.png 662w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.35.52-194x300.png 194w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.35.52-696x1077.png 696w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.35.52-271x420.png 271w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/03\/Capture-de\u0301cran-2025-03-13-a\u0300-09.35.52.png 712w\" sizes=\"auto, (max-width: 662px) 100vw, 662px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Larousse, 1939 On conna\u00eet le po\u00e8me de Baudelaire intitul\u00e9 justement \u00ab Sed non satiata \u00bb : Bizarre d\u00e9it\u00e9, brune comme les nuits,Au parfum m\u00e9lang\u00e9 de musc et de havane,Oeuvre de quelque obi, le Faust de la savane,Sorci\u00e8re au flanc d&rsquo;\u00e9b\u00e8ne, enfant des noirs minuits, Je pr\u00e9f\u00e8re au constance, \u00e0 l&rsquo;opium, au nuits,L&rsquo;\u00e9lixir de ta bouche [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":5331,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[4125,2469,2802,3804,3805],"class_list":{"0":"post-5308","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-non-classe","8":"tag-gamiani","9":"tag-juvenal","10":"tag-la-philosophie-dans-le-boudoir","11":"tag-messaline","12":"tag-nymphomanie"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5308","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5308"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5308\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5331"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5308"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5308"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5308"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}