{"id":5527,"date":"2025-10-15T16:17:06","date_gmt":"2025-10-15T14:17:06","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/?p=5527"},"modified":"2025-10-15T16:17:06","modified_gmt":"2025-10-15T14:17:06","slug":"sado-masochisme-quils-disent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/sado-masochisme-quils-disent-5527","title":{"rendered":"Sado-masochisme, qu\u2019ils disent\u2026"},"content":{"rendered":"\n<p>Pasolini, <em>Sal\u00f2<\/em>, 1975. <br><em>Les photos qui illustrent cette page sont toutes tir\u00e9es de ce film, l\u2019une des \u0153uvres-limites qui paraissent parfois dans les arts comme des astres noirs dans un ciel enflamm\u00e9. Je l\u2019ai vu dans une salle qui n\u2019existe plus, du moins tel qu\u2019il \u00e9tait, la Pagode (rue de Babylone) et j\u2019ai souvenir de ces homosexuels venus en couple ou en groupe pour Pasolini et quittant l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre le cin\u00e9ma, impossible de se confronter \u00e0 ce que montrait le cin\u00e9aste. C\u2019est bien s\u00fbr un film que notre modernit\u00e9 peureuse ne se risquera pas \u00e0 revoir, ou seulement en catimini, le seul acquis r\u00e9el depuis les ann\u00e9es 1970 \u00e9tant une \u00e9paisse couverture d\u2019hypocrisie jet\u00e9e sur les d\u00e9sirs \u2014 qui sont toujours l\u00e0 et toujours les m\u00eames, n\u2019en d\u00e9plaise aux f\u00e9ministes, aux wokes et aux imb\u00e9ciles de toutes farines.<br><br>J\u2019ai \u00e9crit en 2000, pour Larousse, une bio-analyse de Sade. J\u2019emprunte ci-dessous l\u2019un de ses chapitres, afin de pr\u00e9ciser mon id\u00e9e de ce que les imb\u00e9ciles appellent \u00ab sado-masochisme \u00bb \u2014 et qui, de fait, n\u2019existe pas.<br>Quant au \u00ab milieu \u00bb du BDSM, il est pu\u00e9ril. Les vrais masochistes n\u2019y participent pas, sinon par d\u00e9rision. Quant aux vrais sadiques, il est \u00e9vident qu\u2019ils n\u2019en ont que faire.<\/em><br><br><br><br>On doit \u00e0 Gilles Deleuze, dans une \u00e9blouissante <em>Pr\u00e9sentation de Sacher-Masoch<\/em> sous-titr\u00e9e \u00ab le Froid et le cruel \u00bb (1967), l\u2019analyse d\u00e9finitive des relations (ou de l\u2019absence de relation) entre sadisme et masochisme \u2014 qui g\u00e9n\u00e8re, en regard, une biographie compl\u00e9mentaire de Sade qui vient s\u2019inscrire dans les trous de son histoire.<br>Sade et Masoch sont, dit Deleuze, non seulement de grands cliniciens, en ce qu\u2019ils ont rassembl\u00e9, et nomm\u00e9, des sympt\u00f4mes jusqu\u2019\u00e0 eux \u00e9pars, mais aussi de grands anthropologues et de grands artistes \u2014 capables d\u2019imaginer un nouveau langage. Partant du principe qu\u2019il est plus redoutable d\u2019\u00eatre touch\u00e9 que vu, et plus terrible d\u2019\u00eatre parl\u00e9 que vu, Deleuze s\u2019interroge sur la conjonction de la sexualit\u00e9 et de la violence dans le langage de Sade et de Masoch : \u00ab Comment rendre compte de cette violence qui parle d\u2019\u00e9rotisme ? \u00bb Se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 Georges Bataille qui, dans L\u2019\u00c9rotisme (1957), affirme que le langage de Sade est paradoxal \u00ab parce qu\u2019il est essentiellement celui d\u2019une victime \u00bb, Deleuze d\u00e9nie d\u2019abord toute l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 la mise en rapport de la litt\u00e9rature de Sade avec le nazisme, avant de noter que seules les victimes peuvent d\u00e9crire les tortures tandis que les bourreaux emploient n\u00e9cessairement \u00ab le langage hypocrite de l\u2019ordre et du pouvoir \u00e9tablis. \u00bb <br>Au langage du bourreau qui excuse, justifie et masque hypocritement la violence, s\u2019oppose donc, chez Sade, la parole de celle et de celui qui refusent la tricherie, la parole de ceux qui auraient d\u00fb se taire et que Sade \u00e9nonce pour les lecteurs. Non seulement Sade parle, mais de surcro\u00eet il raisonne. Il ne se contente pas d\u2019une \u00e9criture pornographique (toujours r\u00e9duite, rappelle Deleuze, \u00ab \u00e0 quelques mots d\u2019ordre \u2014 fais ceci, cela\u2026 \u2014 suivis de descriptions obsc\u00e8nes \u00bb o\u00f9 \u00ab violence et \u00e9rotisme se rejoignent, mais d\u2019une fa\u00e7on rudimentaire \u00bb), mais d\u2019une \u00e9criture \u00e9labor\u00e9e \u2014 philosophique. Car Sade ne raconte pas, ou ne fait pas que narrer, il d\u00e9montre, dispose, entre deux sc\u00e8nes d\u00e9crites : \u00ab la d\u00e9monstration, comme fonction sup\u00e9rieure du langage \u00bb, intervient au moment o\u00f9 l\u2019on se repose pour \u00e9tablir une rigueur du pamphlet, mettre en sc\u00e8ne une dispute argument\u00e9e entre bourreau et victime, ou \u00e9noncer une constitution. Mais dans le m\u00eame temps, Sade d\u00e9montre que la d\u00e9monstration n\u2019est qu\u2019une feinte, ou une apparence, parce que le libertin, en empruntant la posture de celui qui persuade, voire qui \u00e9duque (dans La Philosophie dans le boudoir), n\u2019a, dans les faits, aucune intention p\u00e9dagogique.<br>Le libertin ne cherche pas \u00e0 convaincre Justine, qui est tout enti\u00e8re d\u00e9vou\u00e9e \u00e0 la Vertu. Mais les m\u00eames raisonnements continuent dans Juliette, o\u00f9 certes le libertin qui discourt ne cherche que les applaudissements \u2014 tant il est vrai, et Sade le d\u00e9montre jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tourdissement, qu\u2019il y a une volupt\u00e9 particuli\u00e8re \u00e0 la parole, qui s\u2019\u00e9coule aussi imp\u00e9tueusement que les flots de foutre qui l\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e et la suivent, ordinairement. Mais cette volupt\u00e9 du dire ne vient-elle pas du fait que le mot lui aussi blesse ? Ce que montre ou d\u00e9montre Sade, c\u2019est donc que \u00ab le raisonnement est lui-m\u00eame une violence, qu\u2019il est du c\u00f4t\u00e9 des violents, avec toute sa rigueur, toute sa s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, tout son calme. \u00bb La d\u00e9monstration tourne \u00e0 vide et se confond avec l\u2019attitude de celui qui d\u00e9montre et qui installe, par son discours comme par ses actes, sa toute-puissance. \u00ab \u00c0 tous \u00e9gards, poursuit Deleuze, l \u00ab instituteur \u00bb sadique s\u2019oppose \u00e0 l\u2019 \u00ab \u00e9ducateur \u00bb masochiste. \u00bb Ainsi, les violences inflig\u00e9es aux victimes sont les images parlantes d\u2019une violence plus haute, celle du langage, et qui prend pour forme la d\u00e9monstration : les bourreaux d\u00e9montrent, seuls, et les victimes assistent \u00e0 la manifestation discursive, au sein d\u2019une froideur perverse.<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"988\" height=\"652\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/Capture-decran-2025-10-15-a-16.13.19.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5543\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/Capture-decran-2025-10-15-a-16.13.19.png 988w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/Capture-decran-2025-10-15-a-16.13.19-300x198.png 300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/Capture-decran-2025-10-15-a-16.13.19-768x507.png 768w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/Capture-decran-2025-10-15-a-16.13.19-636x420.png 636w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/Capture-decran-2025-10-15-a-16.13.19-696x459.png 696w\" sizes=\"auto, (max-width: 988px) 100vw, 988px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><br>\u00ab Il jeta sur elle le regard froid du vrai libertin \u00bb, \u00e9crit Sade. Roger Vailland, dans une \u00e9tude tr\u00e8s superficielle du libertinage et de Laclos (<em>le Regard froid<\/em>, 1963), lit dans la phrase la distance inh\u00e9rente \u00e0 l\u2019intellectualisation d\u2019\u00c9ros. Deleuze, \u00e9tudiant la fameuse \u00ab apathie \u00bb du libertin, \u00ab le sang-froid du pornologiste \u00bb en tant qu\u2019il s\u2019oppose \u00ab au d\u00e9plorable \u00ab\u00a0enthousiasme\u00a0\u00bb du pornographe \u00bb \u2014 type R\u00e9tif \u2014, note que \u00ab Sade, au moins, n\u2019a pas montr\u00e9 le vice agr\u00e9able ou riant : il l\u2019a montr\u00e9 apathique. Et sans doute de cette apathie d\u00e9coule un plaisir intense ; mais \u00e0 la limite, ce n\u2019est plus le plaisir d\u2019un Moi qui participe \u00e0 la nature seconde (f\u00fbt-ce un moi criminel participant \u00e0 une nature criminelle), c\u2019est au contraire le plaisir de nier la nature en moi et hors de moi, et de nier le Moi lui-m\u00eame. \u00bb C\u2019est l\u00e0, dans cette \u00ab froideur \u00bb, que Deleuze voit l\u2019essentiel de la structure perverse qui fonde le sadisme.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1300\" height=\"731\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/f7647610d4ed72492f04ff151b836abf.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5544\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/f7647610d4ed72492f04ff151b836abf.jpg 1300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/f7647610d4ed72492f04ff151b836abf-300x169.jpg 300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/f7647610d4ed72492f04ff151b836abf-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/f7647610d4ed72492f04ff151b836abf-768x432.jpg 768w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/f7647610d4ed72492f04ff151b836abf-747x420.jpg 747w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/f7647610d4ed72492f04ff151b836abf-696x391.jpg 696w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/f7647610d4ed72492f04ff151b836abf-1068x601.jpg 1068w\" sizes=\"auto, (max-width: 1300px) 100vw, 1300px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">DIL4058253 Salo O Le 120 Giornate Di Sodoma by Pier Paolo Pasolini, 1975; (add.info.: aka Salo, or the 120 Days of Sodom); \u00a9 United Artists; Diltz.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Cette froideur permettrait-elle de d\u00e9finir enfin la perversion comme une absence aux autres ? Deleuze ne pense pas que la perversion puisse \u00eatre d\u00e9finie par une simple absence d\u2019int\u00e9gration. Pour lui, Sade montre que nulle passion, l\u2019ambition politique, l\u2019avarice \u00e9conomique, etc., n\u2019est \u00e9trang\u00e8re \u00e0 la \u00ab lubricit\u00e9 \u00bb : \u00ab non pas que celle-ci soit \u00e0 leur principe, mais au contraire parce qu\u2019elle surgit \u00e0 la fin comme ce qui proc\u00e8de sur place \u00e0 leur resexualisation. \u00bb Ainsi, les libertins de Sade aiment volontiers l\u2019or, les honneurs, les charges honorifiques. C\u2019est que le sadique, d\u2019apr\u00e8s Sade, joue volontiers au plus pr\u00e8s du pouvoir. Il en est m\u00eame peut-\u00eatre la repr\u00e9sentation. On sera donc en droit de se demander si, durant la R\u00e9volution, les \u00ab vrais \u00bb sadiques sont ceux qui op\u00e8rent en catimini, sous les arcades du Palais-Royal, ou plut\u00f4t ceux qui agissent au grand air de la guillotine. Le h\u00e9ros sadique devient ainsi celui qui se donne pour t\u00e2che de penser l\u2019instinct de mort, comme n\u00e9gation pure, par la d\u00e9monstration et par la multiplication de ses actions destructrices.<br>Alors, qu\u2019en est-il en fin de compte du \u00ab sadomasochisme \u00bb, si courant dans la conversation qu\u2019il a fini, \u00e0 l\u2019\u00e9poque actuelle, par se condenser en deux consonnes indissociables \u2014 S.M. ? \u00ab Le marquis, dit plaisamment Sollers, se retrouve mari\u00e9 malgr\u00e9 lui avec un m\u00e9diocre \u00e9crivain du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle qu\u2019il aurait, s\u2019il avait pu le lire, profond\u00e9ment m\u00e9pris\u00e9. \u00bb Appellation d\u2019autant plus mensong\u00e8re, explique Deleuze, qu\u2019elle semble tomber sous le sens.<br><br>Jean-Paul Brighelli<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"594\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/423327cf859b756fc9e89da70a8ba692bb0272add5d37ba273942b76690b8dbc.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5542\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/423327cf859b756fc9e89da70a8ba692bb0272add5d37ba273942b76690b8dbc.jpg 400w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/423327cf859b756fc9e89da70a8ba692bb0272add5d37ba273942b76690b8dbc-202x300.jpg 202w, https:\/\/blog.causeur.fr\/bonnetdane\/wp-content\/uploads\/sites\/25\/2025\/10\/423327cf859b756fc9e89da70a8ba692bb0272add5d37ba273942b76690b8dbc-283x420.jpg 283w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pasolini, Sal\u00f2, 1975. 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