{"id":691,"date":"2018-01-18T14:28:34","date_gmt":"2018-01-18T14:28:34","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/?p=691"},"modified":"2021-04-23T15:35:00","modified_gmt":"2021-04-23T13:35:00","slug":"interviews-pour-un-droit-universel-a-la-relecture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/interviews-pour-un-droit-universel-a-la-relecture-691","title":{"rendered":"Interviews : pour un droit universel \u00e0 la relecture ?"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-692\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/files\/2018\/01\/interview.jpg\" alt=\"interview\" width=\"728\" height=\"546\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-content\/uploads\/sites\/27\/2018\/01\/interview.jpg 728w, https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-content\/uploads\/sites\/27\/2018\/01\/interview-300x225.jpg 300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-content\/uploads\/sites\/27\/2018\/01\/interview-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 728px) 100vw, 728px\" \/><\/p>\n<p>Patrick Jankielewicz, r\u00e9dacteur en chef de la <em>Voix du Nord<\/em>, annonce dans son \u00e9ditorial du lundi 15 janvier, la d\u00e9cision du journal : ne plus permettre aux hommes politiques de relire leurs interviews avant publication.<!--more--><\/p>\n<h1>Le refus de participer \u00e0 un \u00ab\u00a0plan de com\u00a0\u00bb : argument valable ?<\/h1>\n<p>Cette d\u00e9cision peut se comprendre quand on lit les justifications de Patrick Jankielewicz :<\/p>\n<blockquote><p>Jusque-l\u00e0, comme la quasi-totalit\u00e9 de nos confr\u00e8res, nous acceptions cette relecture sous pr\u00e9texte que la parole d&rsquo;un ministre a quasiment force de loi. Mais si certains des interview\u00e9s jouent le jeu en corrigeant \u00e0 la marge des aspects techniques, la relecture est devenue un exercice de r\u00e9\u00e9criture pour la plupart. Derni\u00e8rement, on nous a renvoy\u00e9 un texte totalement &lsquo;caviard\u00e9&rsquo;, coupant des r\u00e9ponses qui avaient \u00e9t\u00e9 faites et ajoutant des questions qui n&rsquo;avaient pas \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es!<\/p><\/blockquote>\n<p>R\u00e9vis\u00e9s par des professionnels de la communication, les entretiens n&rsquo;ont plus rien de naturel et deviennent aussi calcul\u00e9s que des discours pr\u00e9\u00e9crits. On ne saurait d\u00e9fendre cette pratique devenue apparemment courante.<\/p>\n<p>Mais quand on lit que ce traficotage <em>a posteriori <\/em>a pour principal d\u00e9faut de produire des propos \u00ab\u00a0aseptis\u00e9s\u00a0\u00bb, difficile de ne pas penser que notre personnel politique n&rsquo;a pas besoin de cela. Il est tr\u00e8s bien form\u00e9, d\u00e9j\u00e0, \u00e0 d\u00e9biter des discours vides et plats, y compris en direct sur les plateaux de t\u00e9l\u00e9vision. <strong>On ne peut pas dire que l&rsquo;oral de nos hommes politiques soit tellement plus naturel et spontan\u00e9 que leurs entretiens \u00e9crits et scrupuleusement relus !<\/strong><\/p>\n<p>Alors, si l&rsquo;on peut comprendre l&rsquo;agacement de Patrick Jankielewicz, on peut aussi se demander si cette suppression de l&rsquo;autorisation de relecture ne manifeste pas, de la part des journalistes, une volont\u00e9 de reprendre un pouvoir dont ils se voyaient priv\u00e9s : celui de la s\u00e9lection.<\/p>\n<h1>\u00c9galit\u00e9 devant le droit \u00e0 la relecture<\/h1>\n<p>Parce que tout est l\u00e0 : un entretien men\u00e9 par oral (par opposition aux envois de questions par mail avec sp\u00e9cification du nombre de caract\u00e8res autoris\u00e9) n&rsquo;a pas vocation \u00e0 \u00eatre reproduit mot \u00e0 mot. Outre la n\u00e9cessit\u00e9 de nettoyer les phrases qui ont pu, dans le flot de la conversation, \u00eatre b\u00e9gayantes, interrompues ou plusieurs fois reformul\u00e9es (et ce nettoyage implique d\u00e9j\u00e0 la possibilit\u00e9 de trahir la pens\u00e9e de l&rsquo;autre), l&rsquo;entretien en version papier impose un calibrage contraignant en termes de place : le nombre de caract\u00e8res est limit\u00e9. Le journaliste doit donc effectuer un choix dans ce qui a \u00e9t\u00e9 dit. Une id\u00e9e qui nous est ch\u00e8re et que l&rsquo;on a d\u00e9velopp\u00e9e avec rigueur et conviction peut totalement dispara\u00eetre dans la version finale d&rsquo;une interview, tandis qu&rsquo;un passage faiblard ou, \u00e0 nos yeux, peu significatif, sera maintenu. Sans compter la surprise que l&rsquo;on peut ressentir en voyant quelle citation a \u00e9t\u00e9 retenue en titre de l&rsquo;article !<\/p>\n<p>Intervenant sur France Info <a href=\"https:\/\/www.francetvinfo.fr\/replay-radio\/grille-des-emissions\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">mardi 16 dans la matin\u00e9e (voir \u00e0 10h44)<\/a> pour commenter la d\u00e9cision de <em>la Voix du Nord<\/em>, Patrick Jankielewicz signale que la pratique du caviardage d&rsquo;interviews est propre aux \u00ab\u00a0personnalit\u00e9s politiques d&rsquo;envergure nationale\u00a0\u00bb, qui \u00ab\u00a0l&rsquo;imposent\u00a0\u00bb (par une esp\u00e8ce de chantage puisque l&rsquo;acceptation de l&rsquo;entretien est soumise \u00e0 cette condition). Les \u00e9lus locaux ne s&rsquo;adonnent pas \u00e0 cela. Refuser la relecture \u00e0 tout le monde est donc une mani\u00e8re de r\u00e9tablir une forme d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 (m\u00eame si tout le monde n&rsquo;est pas form\u00e9 \u00e0 l&rsquo;art de la parole publique). <strong>Comme le fait tr\u00e8s justement remarquer Jankielewicz: apr\u00e8s tout, le garagiste du coin pourrait aussi r\u00e9clamer le droit de relire ses interviews ! Et moi je dis: pourquoi pas ?<\/strong><\/p>\n<div id=\"ligne\"><\/div>\n<p>Nous devrions tous avoir le droit de contr\u00f4ler l&rsquo;utilisation qui est faite de notre propos.<strong> Il ne s&rsquo;agit pas de r\u00e9clamer la possibilit\u00e9 de modifier la version \u00e9crite de l&rsquo;interview mais de conserver le droit, en dernier recours, de la valider ou non.<\/strong> Et sa non-validation vaudrait interdiction de parution.<\/p>\n<p>Il est frappant de voir le souvenir que laisse aux gens leur rencontre avec des journalistes. Toujours ou presque, l&rsquo;impression que leur propos a \u00e9t\u00e9 d\u00e9form\u00e9 par des troncations malvenues, ou r\u00e9duit au statut d&rsquo;illustration, ce que beaucoup ressentent comme humiliant. Tel ing\u00e9nieur des b\u00e2timents de France regrette que sa mission d&rsquo;examen des projets de constructions ait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e comme \u00ab\u00a0essentiellement r\u00e9pressive\u00a0\u00bb. Tel pompier, qui a pris le temps d&rsquo;expliquer \u00e0 un journaliste radio le travail de son \u00e9quipe lors d&rsquo;une intervention sur l&rsquo;incendie d&rsquo;une \u00e9table voit son propos r\u00e9duit \u00e0 sa conclusion : \u00ab\u00a0les vaches sont en s\u00e9curit\u00e9 !\u00a0\u00bb Cela sans parler des gens qui, bien na\u00efvement, ouvrent leur porte aux journalistes en toute confiance, avec la volont\u00e9 de <em>faire passer<\/em> tel ou tel message, pour finalement constater que, dans le reportage final, la voix <em>off<\/em> les tourne en d\u00e9rision ou accumule les sous-entendus malveillants ; et que, n&rsquo;ayant aucune prise sur le cadrage, ils ne sont pas du tout mis en valeur par l&rsquo;image.<\/p>\n<p>Le pouvoir que conf\u00e8re au journaliste la n\u00e9cessit\u00e9 de s\u00e9lectionner une certaine quantit\u00e9 de discours (faute de pouvoir restituer la totalit\u00e9 de l&rsquo;entretien) n&rsquo;est pas d\u00e9nonc\u00e9 uniquement par des anonymes. C\u00e9cile Duflot <a href=\"http:\/\/www.huffingtonpost.fr\/2018\/01\/15\/pour-cecile-duflot-cette-decision-de-la-voix-du-nord-peut-conduire-a-une-aseptisation-de-la-politique_a_23333558\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">commente ainsi la d\u00e9cision de <em>la Voix du Nord<\/em> <\/a>:<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-693\" src=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/files\/2018\/01\/Duflot.jpg\" alt=\"Duflot\" width=\"649\" height=\"409\" srcset=\"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-content\/uploads\/sites\/27\/2018\/01\/Duflot.jpg 649w, https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-content\/uploads\/sites\/27\/2018\/01\/Duflot-300x189.jpg 300w, https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-content\/uploads\/sites\/27\/2018\/01\/Duflot-476x300.jpg 476w\" sizes=\"auto, (max-width: 649px) 100vw, 649px\" \/><\/p>\n<p>Pour ma part, peut-\u00eatre ai-je eu de la chance. En tout cas, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 agr\u00e9ablement surprise. Quel que soit le m\u00e9dia, on m&rsquo;a toujours propos\u00e9 de relire mes entretiens avant publication. Si l&rsquo;on excepte quelques coquilles, je n&rsquo;ai jamais rien eu \u00e0 signaler dans la mise \u00e0 l&rsquo;\u00e9crit de mon propos et j&rsquo;ai toujours donn\u00e9 sans h\u00e9siter mon aval \u00e0 sa publication. Je ne me suis permis d&rsquo;en modifier la teneur que lorsque cette possibilit\u00e9 m&rsquo;\u00e9tait explicitement donn\u00e9e : \u00ab\u00a0vous pouvez changer tout ce que vous voulez dans la limite de tant de signes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Une exception toutefois: le journal <em>Minute,<\/em> qui m&rsquo;a appel\u00e9e pour me \u00ab\u00a0demander mon avis\u00a0\u00bb sur un sujet que j&rsquo;ai signal\u00e9 d&#8217;embl\u00e9e ne pas ma\u00eetriser. Je pensais qu&rsquo;on n&rsquo;allait conserver de cet entretien t\u00e9l\u00e9phonique que quelques citations int\u00e9gr\u00e9es dans un article et je me demandais lesquelles, consciente de n&rsquo;avoir rien dit d&rsquo;int\u00e9ressant. Et c&rsquo;est une interview pleine page avec photo qui est parue, portant en titre la phrase la plus b\u00eate\u00a0(\u00e0 mon sens) que j&rsquo;aie pu prononcer ! \u00c9videmment, il ne s&rsquo;agissait pas de me pi\u00e9ger ni de me mettre en difficult\u00e9 mais les bonnes intentions du journaliste (qui ne m&rsquo;aurait toutefois pas dit travailler pour <em>Minute<\/em> si je ne lui avais pas pos\u00e9 la question&#8230;) n&rsquo;excusent pas un proc\u00e9d\u00e9 qui me laisse un sentiment de malaise diffus et l&rsquo;id\u00e9e que des gens ont certainement, \u00e0 bon droit, pu trouver que je disais n&rsquo;importe quoi !<\/p>\n<h1>Pour un droit \u00e0 la relecture&#8230; par les journalistes<\/h1>\n<p><strong>Ce qui est en jeu, dans la publication d&rsquo;une interview, c&rsquo;est bien la ma\u00eetrise de la parole de l&rsquo;autre<\/strong>. Soit on veut le laisser parler le plus librement possible et favoriser l&rsquo;expression de sa pens\u00e9e, soit on esp\u00e8re lui faire dire quelque chose, ou le mettre en difficult\u00e9, ou faire le buzz quitte \u00e0 trahir sa pens\u00e9e.<\/p>\n<p>Mais s&rsquo;il arrive que l&rsquo;on se sente d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de son propos quand on en lit la transcription journalistique, il peut aussi arriver qu&rsquo;un journaliste se sente d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de son interview, non point par la relecture trop intrusive de la personne interrog\u00e9e, mais par ses coll\u00e8gues.<\/p>\n<p>Je voudrais ici partager une information que je tiens d&rsquo;un journaliste : elle concerne <strong>la pratique du \u00ab\u00a0chaperonnage\u00a0\u00bb<\/strong>. Celui qui m&rsquo;en a parl\u00e9 disait que c&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 une invention r\u00e9cente, et la datait des ann\u00e9es Hollande. Elle consiste \u00e0 ne plus laisser un journaliste, m\u00eame aguerri, aller interviewer seul les gens de \u00ab\u00a0l&rsquo;establishment\u00a0\u00bb (hommes politiques, grands patrons, etc.) mais \u00e0 lui adjoindre syst\u00e9matiquement au moins un confr\u00e8re plus haut plac\u00e9 dans la hi\u00e9rarchie du journal (r\u00e9dac chef) et parfois m\u00eame encore un autre, moins exp\u00e9riment\u00e9, sinon stagiaire. <strong>Le journaliste n&rsquo;est plus seul face \u00e0 son interlocuteur, dans une conversation spontan\u00e9e qui aurait sa logique propre, avec la possibilit\u00e9 de rebondir sur une r\u00e9ponse ou de mettre en \u00e9vidence une contradiction. Il y a un \u00ab\u00a0effet jury\u00a0\u00bb : chacun pose ses questions, l&rsquo;ensemble est d\u00e9cousu.<\/strong> Puis le journaliste \u00e0 qui l&rsquo;on a initialement confi\u00e9 l&rsquo;interview r\u00e9dige sa version de l&rsquo;entretien, avant que ses confr\u00e8res y ajoutent leurs propres contributions. On d\u00e9coupe et on recoupe en fonction de la place dont on dispose. L&rsquo;interview n&rsquo;est plus qu&rsquo;un montage de r\u00e9ponses simplifi\u00e9es et, me disait ce journaliste, <strong>dans la version finale, un point mineur de l&rsquo;entretien peut acqu\u00e9rir une place \u00e9norme<\/strong>. \u00ab\u00a0Le r\u00e9dac chef peut donner l&rsquo;orientation qu&rsquo;il veut \u00e0 la version \u00e9crite de l&rsquo;entretien, en fonction de crit\u00e8res qui nous \u00e9chappent\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Qui peuvent \u00eatre de nature id\u00e9ologique\u00a0\u00bb, demandai-je ? \u00ab\u00a0Cela arrive, mais il peut aussi y avoir tout simplement une volont\u00e9 de soigner les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques du journal\u00a0\u00bb. <strong>L&rsquo;interview qu&rsquo;on lit n&rsquo;a plus rien \u00e0 voir avec l&rsquo;interview qui a eu lieu, elle n&rsquo;a m\u00eame plus rien \u00e0 voir avec celle qu&rsquo;a initialement sign\u00e9e le journaliste<\/strong>. Elle est une construction <em>ad hoc<\/em> guid\u00e9e par des intentions opaques.<\/p>\n<p><strong>Le droit \u00e0 la relecture, ou droit de valider la transcription d&rsquo;un propos avant sa diffusion m\u00e9diatique, me semble donc l\u00e9gitimement pouvoir \u00eatre revendiqu\u00e9 par les interview\u00e9s&#8230; et par les intervieweurs.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Patrick Jankielewicz, r\u00e9dacteur en chef de la Voix du Nord, annonce dans son \u00e9ditorial du lundi 15 janvier, la d\u00e9cision du journal : ne plus permettre aux hommes politiques de relire leurs interviews avant publication.<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[298,116,296,297,217],"class_list":{"0":"post-691","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-articles","7":"tag-chaperonnage","8":"tag-huffington-post","9":"tag-interview","10":"tag-la-voix-du-nord","11":"tag-manipulation"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/691","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=691"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/691\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=691"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=691"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.causeur.fr\/lavoixdenosmaitres\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=691"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}