Pour les amateurs de films détournés


Mardi 13 octobre
à 20h30
séance unique
d’un nouveau ciné-club
aux 3 Luxembourg
67 rue M. le Prince
Paris Ve

ladialectique


J’ai déjà parlé de ce film lorsque sa version originale détournée ss-titrée a été programmée par Nicole Brenez à la Cinémathèque française, voici quelques semaines.

Cette fois-ci, c’est la « version doublée », avec les voix de Michèle Grellier, Patrick Dewaere, Roland Giraud, Jacques Thiébault, etc. Le doublage sous la direction de Gérard Cohen avait été entrepris peu après la sortie de la VO ss-t. détournée.

On se souvient que l’oeuvre originale ainsi kidnappée était Crush 「唐手跆拳道」TangShou TaiQuanDao,  de Tú GuāngQi 「屠光启」originellement sorti en 1972 à HongKong.

Je n’étais pas née, donc je répète ce que l’on m’a expliqué : ce fut le premier détournement cinématographique de René Viénet. Il connu un assez joli succès lors de sa sortie au Quartier latin dans une salle de Gaston Douvin (les Grands Augustins).

Pour marquer son mépris des médias, Viénet avait agrafé un billet de banque à chaque carton d’invitation à la projection de presse.

Le film dit du mal des staliniens en général  (des maoïstes et des trotskistes en particulier).

Ce premier détournement ouvrit la voie à un second : Une petite culotte pour l’été.   

Ensuite d’autres projets furent avortés et – en fait – jamais détournés,  car interdits d’emblée par la censure : Dialogues entre un maton CFDT et un gardien de prison affilié à la Fédération CGT du personnel pénitentiaire, Une soutane n’a pas de braguette, L’aubergine est farcie.

Mais Viénet se rattrapa en réalisant un (superbe) film documentaire Chinois, encore un effort pour être révolutionnaires, son film le plus innovant et important, produit par Hélène Vager et Ch-Henri Favrod. C’est mon préféré car c’est grâce à ce film que j’ai découvert la révo.cul. et qu’ils étaient cinq, avec Mao soi-même, dans la « Bande des quatre ».

Cette projection est une bonne chose, même si la copie 35 mm projetée (retrouvée aux Archives du film) est un peu usée,  car ce qui traine sur le web est de très mauvaise qualité techniquement. Pour ceux qui rateraient cette séance, le Forum des images, dans les Halles, détient une version numérique de ce film et organise des projections sur table à la demande.

Bonne chance à ce nouveau ciné-club !  S’ils ont de la suite dans les idées, il programmeront non seulement Chinois …, mais aussi les films de HU Jie.