L’art délicat de la « conscientisation »

Vous n’aurez pas mes larmes.

Parce qu’elle fait l’objet d’une sélection, parce que sa réception est soigneusement encadrée par un discours homogène, parce que le moment même de sa diffusion lui confère le statut d’argument au sein d’un débat, la photo d’un enfant mort ou ensanglanté n’est pas une information, c’est une injonction abêtissante et culpabilisante à prendre un certain parti. Lire la suite