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Et si on revenait plutôt à la vraie Vème République ?

Réponse à Jérôme Leroy (et à Jean-Luc Mélenchon, aussi)

 

Cher Jérôme,
Je ne te savais ni fétichiste, ni épris de numérologie. Pourtant, à la fin de ton excellent texte consacré à la popularité en berne de François Hollande, tu nous as confié qu’au lieu de te consacrer à tes activités d’écriture, tu défilerais pour donner un nouveau numéro à notre République1. Le cinq ne te plaît donc plus. Tu préfères le six. Le chômage bat des records, le destin de l’Europe se décide entre Berlin, Francfort et Bruxelles, les derniers pans de notre souveraineté sont transférés, le patronat réussit à imposer un accord défavorable aux travailleurs grâce à la complicité de la CFDT dont on raconte souvent avec raison qu’en cas de rétablissement de l’esclavage, elle négocierait le poids des chaînes. Et toi, tu as donc manifesté hier pour qu’on change de numéro à la constitution. (Lire la suite…)

  1. En fait, ce dimanche, les chaînes d’info continue parlaient de manifestation « contre la finance, l’austérité et pour la 6e République ». Mais toi, dans ton papier de jeudi, tu n’évoquais que la 6e République !
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Lettre à Henri Guaino

L’attitude méprisante de François Hollande n’a rien à envier à celle de son prédécesseur

 

Cher Henri Guaino,

Nous nous connaissons et ce n’est pas la première fois que je vous écris. Avant-hier soir, en revenant du Stade Bonal où mes protégés ont malheureusement fait match nul, j’ai découvert que vous faisiez l’objet de toutes les attentions sur le réseau twitter. Vous aviez été l’invité de l’émission politique de BFMTV et beaucoup se scandalisaient de vos propos. Hier matin, le directeur d’un grand journal regrettait publiquement d’avoir naguère pris votre défense lorsque vous fûtes mis au chômage par Lionel Jospin en 1997 et le ministre de l’Intérieur lui-même vous traitait de« factieux ». J’ai donc regardé l’émission sur le site de BFMTV pour me faire une idée. Qu’aviez-vous dit pour qu’on vous considère comme une personnalité infréquentable, quelque part entre les généraux Tapioca et Boulanger ? (Lire la suite…)

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Adieu Ayrault mais Lamy, non merci !

Le président ne devrait pas écouter ses faux amis

 

« Pépère ». « Monsieur Faible ». Voilà comme les hebdos surnomment le chef de l’Etat après les deux semaines les plus éprouvantes depuis le début de son mandat. Dix mois après son élection, François Hollande est déjà l’un des présidents les plus impopulaires de la Ve République.
Être impopulaire, après tout, n’est pas si grave, surtout dans le contexte économique et social actuel. Ses prédécesseurs ont survécu à leur cote dans les sondages. Mais, chez François Hollande, le mal est plus profond. Son autorité est d’autant plus contestée qu’il l’a rendue lui-même contestable. Comme Nicolas Sarkozy qui voulait désacraliser la fonction et à propos duquel Alain Finkielkraut, dès le début du précédent quinquennat, avait dit qu’il ne « voulait pas d’un chef de l’Etat en sueur et en short », Hollande a voulu se dépouiller de la majesté que confère la fonction présidentielle. Le président normal était peut-être un slogan efficace pour la primaire du Parti socialiste1, cela ne peut en aucun cas constituer un guide pratique pour le Chef d’Etat d’une des plus vieilles nations du monde. (Lire la suite…)

  1. N’oublions pas que ce slogan date de  » l’avant Sofitel » et qu’il était, au départ, davantage destiné à combattre la candidature de DSK que de celle de Nicolas Sarkozy. Ce n’est qu’ensuite qu’il l’a recyclé contre le président sortant.
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Sein libre (et non faussé) !

A Besançon, un chercheur va-t-il démontrer l’inutilité du soutien-gorge ?

 

Besançon, patrie de Proudhon et de Fourier, est-elle en passe de devenir la capitale du sein libre ? L’université de ma Franche-Comté natale compte en effet en son sein (sic) des chercheurs imaginatifs dont l’un, Jean-Denis Rouillon, travaille sur une question essentielle : le soutien-gorge empêche-t-il, oui ou merde, les seins de tomber, à terme ? Bien que la recherche n’en soit qu’aux préliminaires (re-sic), cet ancien médecin de la fédération française de ski serait plutôt enclin à répondre par la négative, allant donc dans le sens des partisan-e-s du sein libre (et non faussé). Une nouvelle qui ne plaira pas à notre ministre du redressement productif (re-re-sic) qui s’emploie à ce que nos fabriques de lingerie fine ne se barrent pas toutes en Chine. Si, en plus, les usines subsistant sur le territoire ne devaient plus fabriquer que le bas, ce ne serait pas une bonne nouvelle pour l’emploi industriel. Puisque, du maintien mammaire, nous avons glissé jusqu’à l’économie, profitons-en pour révéler la thèse de notre chercheur bisontin, laquelle devrait ravir notre ami de la rédaction causeurienne Georges Kaplan. Le sein, en effet, libéré de l’entrave protectionniste du soutien-gorge, apprendrait à se maintenir seul, alors que soutenu par ce dernier, il deviendrait un peu fainéant et ne serait plus contraint à faire des efforts. Mais j’ai tout de même peine à croire que Georges soit si heureux d’apprendre cette nouvelle qui, bien que soutenant (re-re-re-sic) ses thèses, pourrait à terme lui retirer le plaisir de décrocher le soutien-gorge de sa bien-aimée. On a beau être libéral dans l’âme, on n’en est pas moins homme.

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Pécresse sur le terrain

Dans le Doubs, elle doute du front républicain

 

Valérie Pécresse était de passage samedi soir près de Besançon, en tant qu’invitée d’honneur de la fête départementale de la fédération UMP du Doubs. Juste avant d’intervenir devant les militants, elle tenait un point-presse auquel j’ai bien volontiers participé, avec la lourde charge d’y représenter Causeur. Au menu, deux thèmes et un fil rouge : la nécessité de ressouder l’UMP après le psychodrame de l’automne dernier, les élections municipales et enfin, le gouvernement « qui mène le pays dans le mur », selon l’expression consacrée par tous les secrétaires généraux de partis d’opposition depuis qu’il existe des partis d’opposition. (Lire la suite…)

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Un assassinat sordide ? Cherchez la femme !

Vendredi dernier, Aurélie Filippetti, ministre chargée de la culture et de la Communication1, installait un  »Comité chargé de suivre l’évolution de la place des femmes dans le champ culturel et médiatique ». Dressant un « constat très amer et très peu satisfaisant : la situation des femmes [restant] extrêmement défavorable, qu’il s’agisse des femmes dirigeantes des établissements culturels, des femmes qui sont dans les programmations artistiques », elle a d’ailleurs trouvé en cette semaine le renfort de Sylvie Pierre-Brossolette, ancienne journaliste du Point, nouvellement nommée au CSA, qui se fait fort, elle aussi, de veiller à la parité dans les émissions d’information, et notamment chez les experts appelés à s’exprimer à la radio et à la télé2. Mais notre ministre, elle, va plus loin. Reprenant la « boutade » d’un membre du comité, elle a expliqué qu’il faudrait calculer le nombre « de femmes assassinées chaque semaine à la télévision dans les scénarii » qui donne, selon elle «  des représentations parfois inquiétantes ». Même Libération a moqué cette déclaration et a procédé un décompte dans son blog chargé des médias « Ecrans ». Pour notre part, nous pensons que Aurélie Filippetti ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin. Tant qu’à décompter les femmes assassinées dans nos séries, et donc souhaiter in fine un rééquilibrage dans le meurtre scénarisé, pourquoi ne pas exiger la stricte parité du côté des assassins ? En effet, il n’échappe pas aux téléspectateurs que nous sommes qu’une surreprésentation du genre masculin du côté meurtrier comporte un effet stigmatisant indéniable. Mauvaises langues que nous sommes ! Et si Aurélie Filippetti voulait envoyer un signe à la société en souhaitant qu’on associe moins les femmes à la position de victimes ?  Cette initiative irait alors à rebours du discours habituel, mais qui pourrait lui valoir quelques ennuis du côté du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem. Affaire à suivre… Ou pas.

 

 

 

  1. En temps normal, je mets une majuscule à culture et une minuscule à communication. Mais je m’adapte à mon temps.
  2. En revanche, pour combattre l’homogénéité idéologique des fameux experts, toujours rien. Ne rêvons pas.
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Chérif Ghemmour s’aventure en terrain miné

Quinze matches très politiques

 

Ceux qui regardent l’émission de Zemmour et Naulleau sur Paris Première (Chaque vendredi soir, puis rediffusée vers minuit le dimanche qui suit sur M6) l’ont peut-être découvert début février. Ceux qui lisent le magazine SoFoot le connaissent en revanche depuis plus longtemps. Chérif Ghemmour a aussi parfois collaboré avec Europe 1, RMC et Eurosport. Chez les deux Eric, il était venu présenter son livre, Terrain miné, sous-titré « Quand la politique s’immisce dans le football ». Arborant le maillot orange de Maître Johan Cruyff -pour faire plaisir à Zemmour, dont c’est l’idole ?- il a eu un dialogue complice avec les maîtres des lieux pour lesquels, on le sait, politique et football constituent des passions communes. Alors, quand elles se mêlent ainsi, c’est du bonus. (Lire la suite…)

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Lettre ouverte à Valérie Pécresse

Quand on parle look, soyez plus cool !

Madame la ministre,

 

Madame la ministre,
Invitée de la matinale de Canal + hier, vous  avez tenu un proposqui, je dois vous le confier, m’a étonné de la part d’une personne ayant exercé des fonctions ministérielles fort importantes, tant il semblait manquer de discernement.
En premier lieu, je vous avoue avoir trouvé plutôt bienvenu votre solidarité avec Yamina Benguigui, victime d’un bizutage la veille dans l’hémicycle pendant les questions au gouvernement. Vos collègues de l’UMP ont singulièrement manqué de classe et de retenue à cette occasion, et je mets ces manifestations masculines sur le compte de la goujaterie voire de l’immaturité qu’on retrouve chez des hommes ayant passé la cinquantaine. Lorsque vous précisez que ce « bizutage est plus fort chez les femmes », je vous crois bien volontiers puisque vous avez davantage que moi l’expérience de l’hémicycle.
En revanche, et c’est l’objet de cette missive, je ne comprends pas votre accusation de machisme envers Roger Karoutchi. Ce dernier a en effet déclaré que votre collègue NKM avait « le look pour Paris »« Pourquoi les femmes sont-elles jugées sur leur look ? Peut-être qu’un jour, on sera jugées sur nos compétences », protestez-vous. Et là, madame la ministre, les bras m’en tombent. Vous n’avez donc jamais entendu de tel propos sur le look de vos collègues masculins ? N’a-t-on jamais dit d’Arnaud Montebourg à ses débuts qu’il avait le look aristo, au point de lui attribuer une particule superfétatoire ? Ne dit-on pas de certains de vos collègues qu’ils ont une allure de gendre idéal ? Avons-nous le droit de trouver le physique d’une personnalité politique, féminine ou masculine, à notre goût sans être accusé de machisme pour les uns, d’être une croqueuse d’hommes pour les autres1 ? Nous avons le droit à la légèreté, tout de même. D’ailleurs, cette observation ne vaut pas que pour la politique. David Beckham doit-il se plaindre de misandrie lorsque, sur les plateaux de télévision, des dames n’évoquent que sa plastique avantageuse au lieu de s’extasier sur sa faculté à tirer de magnifiques coups francs ?
Vous me direz que la Politique, c’est sérieux. Cela devrait l’être, en effet. Mais Roger Karoutchi est bien obligé de convenir que les projets de l’UMP et du PS ne se différenciant qu’à la marge, le marketing et la communication à outrance ont envahi le champ électoral depuis une trentaine d’années. Ne me dites pas que vous n’aviez pas, dans les ministères que vous avez occupés, une ou plusieurs personnes chargées de la gestion de « l’image » de leur patronne,  un domaine n’ayant pas grand-chose à voir avec vos compétences. Je ne vous croirai pas2 Votre collègue NKM ne déroge pas non plus à la règle. D’ailleurs, les convictions et elle, c’est une histoire tourmentée. Ne s’est-elle pas abstenue mardi sur un sujet que majorité et opposition estimaient « de civilisation » ? N’a-t-elle pas été la porte-parole d’une campagne pourtant inspirée par quelqu’un qu’elle jugeait « maurrassien », ce qui ne valait pas compliment dans sa bouche ? Le fait est, effectivement, qu’on imagine davantage NKM faire campagne dans les rues parisiennes que dans les campagnes creusoises. Comme on imaginait, à tort, Arnaud Montebourg solliciter les suffrages de Passy plutôt que ceux de Louhans, ou qu’on vous imagine vous-même très à votre aise sur le marché à Versailles.
David Abiker écrivait l’autre jour qu’il y avait « plus de féminisme dans 60 minutes d’ouverture d’un bureau du planning familial que dans 50 happenings post-modernes des Femen ». J’ajouterai qu’il y en a davantage dans ledit bureau que dans une centaine de plaintes « cul-cul-la-praline » dont vous avez donné l’exemple en tançant votre vieil ennemi Roger.
Cordialement.

  1. J’ai quelques amies qui craquent sur Vincent Peillon, et je dois vous confier que votre style ne me déplaît point, surtout lorsque vous évitez le jean, comme dimanche dernier.
  2. Ce malicieux papier de ma camarade Coralie Delaume ne me démentira pas.
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Sortir de l’Europe sans sortir de table ?

Jean-Luc Mordoh a écrit une pièce de théâtre en onze actes !

Une maison quelque part en France. Gérard est l’époux de Ginette, un cordon bleu dont les menus feraient saliver l’ami Périco Légasse. En onze actes et autant de menus arrosés de nectars rouges ou blancs, Gérard décortique les réalités contractuelles des traités qui, selon lui, emprisonnent les nations européennes. La France, chérie par les deux personnages, ne fait pas exception. Gérard s’avère autant passionné par le décorticage des textes européens que par le chapon en croûte de sel de Ginette. Cette dernière doit parfois calmer ses fougueux élans eurocritiques -certains diraient europhobes- mais finit toujours pas être convaincue par la redoutable pédagogie de son mari. Il en a été souvent de même avec nous même si-avouons le- nous connaissions déjà la plupart de ces dispositions iniques que subissent nos vieilles nations. Lors du onzième et dernier acte, Gérard nous la joue Nigel Farage1 et nous indique la direction. Utiliser l’article 50 du TCE :  » Tout Etat membre peut décider conformément à ses règles constitutionnelles de se retirer de l’Union ».  Une telle issue est-elle envisageable ? Comme Jean-Luc Gréau, nous pensons quant à nous que les raisons de la crise de l’euro sont toujours présentes malgré une accalmie passagère et que le démontage de la monnaie unique devra être négocié, tôt ou tard. Il faudra donc en profiter pour renégocier  d’autres aspects des institutions européennes. Ainsi parviendrait-on à échapper à la solution suggérée par Gérard l’épicurien. Si ce n’était pas le cas, l’article 50 constituerait effectivement la seule porte de sortie raisonnable. On ne sait, en revanche, si Jean-Luc Mordoh s’est mis en quête d’un metteur en scène pour que sa pièce de théâtre voie le jour sur les planches. Ce serait assurément une bonne idée.

 

Comment sortir de l’€urope sans sortir de table – La Bourdonnaye – Achat sur internet

 

 

  1. Président de l’UKIP. C’est lui qui, par sa pression politique, est parvenu à pousser David Cameron à annoncer un référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE.
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Pierre Lévy est désormais romancier !

Son roman d’anticipation politique, L’Insurrection, est sorti fin 2012

Je connais Pierre Lévy depuis plus de dix ans. J’ai été parmi les premiers abonnés du journal qu’il avait lancé « Bastille-Nation-République ». A l’époque, il était encore membre du PCF et à vrai dire je ne sais même pas s’il y est resté, à l’instar de mon camarade Jérôme Leroy. Une chose est certaine, Pierre se sentait déjà plus à l’aise à causer avec des olibrius venus de l’autre rive, comme moi, plutôt qu’avec Marie-Georges Buffet et Jean-Claude Gayssot qui siégeaient dans un gouvernement capable de signer les accords de Barcelone sur le démantèlement des services publics. Son journal ne se présentait pas comme eurosceptique mais comme eurocritique. Pierre Lévy avait bien raison : le scepticisme ne constitue pas la marque de ceux qui, de Maastricht au TCE, ont lutté contre les atteintes européennes aux souverainetés nationale et populaire.

Pierre Lévy, donc, nous revient avec un ouvrage dont j’ai appris l’existence la semaine dernière bien que publié en septembre dernier. Roman d’anticipation politique dont l’action se situe peu avant 2022, L’Insurrection est présenté par son éditeur comme une redoutable satire de l’air du temps et de la novlangue médiatico-politique. Jean Bricmont, qui en signe la postface, y apprécie que l’auteur  » moque -entre autres- l’alliance objective entre le néolibéralisme économique, l’intégration européenne et l’impérialisme d’aujourd’hui d’une part ; et un certain discours « de gauche », écolo-boboïste, qui sert de couverture morale et verbale aux développements européistes, libéraux, voire militaires. »

L’Insurrection sera donc bientôt sur ma table de chevet. Et, sans doute, nous en recauserons ici, lecture achevée. Mais si vous souhaitez ne pas attendre ma recension, ne vous gênez-pas !

L’Insurrection -Pierre Lévy- Editions AEBRN – 12 €- En vente en librairie ou ici

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