Il semble bien que la messe ne soit pas dite au Front National. Marine Le Pen, ultra-favorite encore il y a quelques semaines, n’est plus assurée d’une élection dans un fauteuil. Bruno Gollnish n’a pas dit son dernier mot. Il vient ainsi de trouver dans la presse d’extrême-droite des alliés bienvenus. Minute et Rivarol ont gratifié la vice-présidente du FN d’attaques d’un beau gabarit, montrant vers qui allait leur préférence.

Il ne faut pas nier que la lutte pour les places joue un rôle dans cette offensive. Roger Holeindre, soutien de Gollnish et une des personnalités les plus respectées par les militants frontistes, a souhaité la réintégration des dissidents regroupés derrière Carl Lang[1. Depuis que Marine Le Pen a fait du Nord-Pas de Calais sa terre d’élection, prenant la place de l’ancien secrétaire général, ces deux-là ne sont plus très amis.]et son parti de France ou Bernard Antony qui incarnait la frange catholique-ultra du parti lepéniste jusqu’à ce qu’il s’en éloigne[2. Du parti lepéniste, pas de la franche catho-ultra !], horrifié par la montée en puissance de la fille du Chef, qui disait dans tous les médias de France et même de Navarre que, Présidente de la République, elle ne remettrait pas en cause la Loi Veil. De même, les noms d’un futur état-major circulent dans le cas d’une victoire de Marine Le Pen.

Mais cette lutte des places cache une bataille beaucoup plus décisive et -pour tout dire- plus intéressante. Et celle-ci est économique. Dans les années 80, le programme économique et social du Front National s’inspirait du libéralisme économique. Finalement, le reagano-thatchérisme se mariait très bien avec le poujadisme anti-impôts, anti-urssaf et tutti quanti d’un Jean-Marie Le Pen qui avait justement été élu député poujadiste trente ans auparavant. C’est ainsi que le Front National préconisait notamment la suppression de l’impôt sur le revenu. C’est le professeur de droit fiscal Jean-Claude Martinez, lequel fait justement partie des dissidents du Parti de France de Carl Lang, qui était le rédacteur du programme économique du FN.

Dans les années 1990, Le Pen a cru deux fois se faire piquer la défense des intérêts nationaux. En 1992, le duo Pasqua-Séguin d’un côté, Chevènement de l’autre, furent les moteurs du NON à Maastricht.  En 1999, Charles Pasqua, profitant avec Philippe de Villiers de la scission Le Pen-Mégret, a bien failli prendre la place en arrivant en tête de toutes les listes de droite -Sarkozy compris- et laissant la liste du FN très loin derrière lui. Surtout, la géographie du vote RPF ressemblait à s’y méprendre avec celle des succès lepénistes des années antérieures.

Marine Le Pen a décidé de jouer à fond la carte de la France souveraine contre l’Euro-mondialisme. Elle a compris que l’ouvrier français se sentait davantage en danger face à la concurrence chinoise à très bas prix que par son voisin immigré ; bien souvent, d’ailleurs, ces deux-là se retrouvent dans les mêmes charrettes de licenciement. Ainsi, les observateurs ont pu remarquer que sa campagne régionale dans le Nord-Pas de Calais était axée principalement sur les dégâts de la mondialisation, laissant à sa droite sa concurrente de l’UMP Valérie Létard.

Les conceptions économiques marinistes ne conviennent pas à la frange historique de l’extrême-droite française, plutôt bourgeoise, qui, si elle rejette le libéralisme politique issu de la Révolution, épouse le libéralisme économique par intérêt de classe. Quelle n’a pas dû, d’ailleurs, être sa réaction lorsque Marine Le Pen a remis en cause la loi Pompidou-Giscard de 1973, obligeant l’Etat à financer sa dette sur les marchés financiers au lieu de le faire -sans intérêt- à la Banque de France ? Ce faisant, elle rejoignait Nicolas Dupont-Aignan qui l’avait précédé sur ce thème et Jean-Luc Mélenchon qui proposait ce printemps que la BCE monétise intégralement la dette grecque. Bien entendu, Bruno Gollnish souhaite aussi ouvertement le retour à une monnaie nationale[3. Quant à Jean-Claude Martinez, on en est moins certain. N’était-ce pas lui qui suggérait entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002, que Jean-Marie Le Pen élu, il ne remettrait pas forcément l’entrée dans l’euro en cause ? Tout ça pour ça !] mais on doute fort qu’il partage les positions marinistes sur tous les sujets économiques. A vrai dire, il doit la trouver plutôt gaucho sur le thème et ne doit pas détester que la presse d’extrême-droite la pilonne pour les mêmes raisons.

Janvier et le congrès du FN départageant les deux prétendants approchent et si Marine Le Pen reste favorite, il semble bien que sa conquête ne soit pas si triomphale que prévu. Il lui sera alors difficile de changer le nom du parti comme elle le souhaitait ni de procéder au nettoyage nécessaire du programme et de la structure. Dès lors, les bisbilles qui viennent de refaire surface pourraient devenir le quotidien de la nouvelle présidente du FN. Pas l’idéal pour une campagne présidentielle. Finalement, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Luc Mélenchon ne doivent pas voir d’un mauvais œil la résistance de Gollnish.

18 commentaires

  1. Ici, comme ailleurs, les vieux font de la résistance. Le FN n’a d’avenir que comme parti des classes populaires qui apprécient le discours de Marine. Si les anciens l’emportent, ils devraient affaiblir leur parti. Je ne sais pas ce qui est le mieux pour l’intérêt général, une Marine Lepen faible ou non. Il me semble qu’elle peut attirer l’électorat populaire et est peut-être la seule, elle a un discours anti-européiste et c’est elle qui peut tirer vers le haut Dupont-Aignan, élu par la petite bourgeoisie précarisée.

  2. Si j’ai bien compris ce que je lis ici ou ailleurs, c’est que Bruno Gollnish est favori au sein de son parti (car fidèle à la ligne historique) alors que Marine Le Pen l’est en dehors (car voulant le faire évoluer). Ce qui fait que MLP aurait ses chances en 2012 (vu les prétendants UMPS en face et le ras-le-bol des électeurs) au contraire de BG dont le discours semblera alors trop « réactionnaire ». Dilemme pour les militants !

  3. d »abord en politique,on « a pas d »AMIS,,,
    tout le monde sait très bien que se sera sa fille,
    Gollnish est la,,pour nous faire croire ,que le FN,, est une démocratie,et se sont les militants qui vote,,sans AUCUNE pressions
    si la fifille se présenterais ,,SEUL,les braves démocrates ,aurait crier au scandale,,,
    élues comme Staline ou Mao,,,,Castro
    elle inquiète, c »est sur,,,quand on voie dans le nord Pas de Calais qu »il a fallu un front républicains pour la battre,je suis inquiet pour l »avenir,,,
    le FN,attend son heure,il a raison ,, le temps et la télé travaille pour eux;
    fr3 W9 M6 et les reportages, nous font voir l »immigrations,dans son mauvais coté,,et les gens ne se souvienne que de cela,,,
    l »avenir est incertains,et l »après 2012 aussi ,,cars les caisses sont vide,,1600 milliards de dette,55 milliards d »intérêts,la dette social,plus de 130 milliards
    donc,prévoir une augmentations de la CSG CRDS TVA ,impôts,taxes carburants et blocages des salaires,,,,dur dur

  4. Excellente analyse. Peut-être MLP a-t-elle besoin d’un grand coup de balai pour récupérer tous les électeurs sarkozystes prêts à voter pour elle. C’est peut-être pour cela qu’on ne l’entend guère, en ce moment : elle capitalise sur le non-dit.

  5. Intéressant. Le FN a toujours été un parti fourre-tout. Le sujet (tabou) principal est évité : des listes communes UMP-FN et l’entrée de ministres marinistes au gouvernement, conséquences de la droitisation des moeurs et de la notabilisation du parti d’extrème droite.

  6. @Venik

    Je n’ai pas abordé le sujet mais ce n’est pas une question de tabou. Pour tout vous dire, je pense que Gollsnish est davantage favorable à une alliance UMP-FN dominée par la première. Alors que MLP n’accepterait l’alliance qu’en position de force.

  7. D.Desgouilles
    (je parlais d’un tabou général ds les médias, ne vous visant pas spécialement mais ma formulation porte à confusion je le reconnais).
    Votre remarque sur Gollnish et MLP et une alliance éventuelle avec la droite classique me surprend et je vais plus y réfléchir. Il est vrai que l’UMP et le FN de M.le Pen pourraient se retrouver à égalité à 20% dans un premier tour.

  8. Article truffé d’erreurs comme d’habitude des lors qu’il s’agit d’économie. Le programme économique du FN n’est pas le reagano-tatchérisme mais le libéralisme économique tempéré par l’interet national tel que le définissait Maurice Allais (R.I.P. grand homme !!). Celui-ci était résolument anti-marxiste (il était membre fondateur de la Société du Mont-Pelerin) et cependant rejetait l’UE, l’Euro, le principe d’un BCE et même rejettait le droit aux banques privés d’intervenir seul sur la masse monétaire en cours (sur ce point il vous rejoint totalement)

  9. Il y a de grandes chances que Marine Le Pen fasse un très bon score. A écouter les discussions à la fac, vous ne pouvez imaginez le nombre de personnes qui n’ont jamais voter FN et le feront. Parmi ces personnes, l’un avait voter Ségolène en 2007 et l’autre disais détester Jean-Marie le Pen à cause de ses dérapages.
    Mais avec MLP on ne se cache plus d’affirmer sa préférence. C’est comme si Marine Le Pen avait détruit le « mur de la honte » construit par Jean-Marie Le Pen et les médias main dans la main.
    Moi même ayant voter Sarkozy en 2007, déçu m’étant mis à voter DLR, je n’aurai aucun scrupule à voter FN s’il le fallait.
    Et pour aller plus loin, je pense que beaucoup de juifs, eux aussi, voteront FN avec Marine à sa tête alors qu’ils détestent Jean-Marie Le Pen.
    Tout ça pour dire que le phénomène Marine dépasse les seules milieux populaires et faiblement diplômés.

  10. Vos calculs de petits boutiquiers…

    En avant propos je vous conseille cette interview en deux parties de Marine Le Pen. Dans la deuxième partie, elle parle de NDA . Instructif.

    ici: http://www.nationspresse.info/?p=113788
    ou ici: http://www.prechi-precha.fr/?p=382

    Pour en revenir à votre billet, vous vous trompez en insinuant que le FN rejoint NDA ou Melenchon sur la BCE. Le FN n’ a pas attendu que l’ancien rocardien et l’ex- compagnon de strauss Kahn se rendent compte de la catastrophe pour s’opposer au système monétaire européen.
    Comme le souligne un internaute qui vous a répondu sur le site de Marianne (POST numéro 19 Bernard Monot)  » i[Les mises en garde économiques et signaux d’alarme du FN depuis le 24 juin 2008 annonçaient déjà le choc systémique de septembre 2008. Des propositions ont été faites préalablement dans 5 lettres de Le Pen aux Présidents des institutions politiques notamment une demande de commission d’enquête parlementaire sur les causes de la crise. Et les principales contre-mesures ont été exposées lors d’interventions qui ont été rendues publiques, mais bien sûr censurées ou boycottées par les grands médias Français. On comprendra aisément pourquoi !]i? »

    Vous et Malakine (lui aussi très proche de NDA), semblez oublier que Marine c’est au bas mot…. 13 % à 17 % dans les urnes pour la présidentielle. Si des Mélenchon ou autre Dupont-aignan sont des vrais patriotes et comme ils le prétendent, sont prêts à faire passer l’intérêt de la Nation avant leur intérêt personnel…. et bien qu’ils rejoignent celle qui peut encore changer les choses. S’ ils refusent, ils seront les petits valets du système qu’il pourfendent depuis peu. Un peu comme leurs prédécesseurs Pasqua, chevenement, De Villiers…

    En ce qui concerne Dupon-Aignan pour qui j’ai voté, je dois dire qu’il m’a profondément déçu en n’appelant pas à voter Marine lors des élections à Henin Beaumont. Il a raté là une occasion de montrer qu’il était capable de créer un vrai mouvement patriotique. De plus nous savons, grâce à un article de P.Cohen de juillet publié sur Marianne2.fr, que Marine, par l’entremise de PM Couteaux, a tenté de rencontrer Dupont – Aignan, et par deux fois celui-ci s’est défilé… alors à l’avenir tenté d’être objectif et un peu moins partisan.. Et puis n’hésitez pas à dire à NDA que des gens qui ont voté pour lui sont pour beaucoup prêts à voter Marine. En cela vous avez raison: la victoire de Gollnisch favorisera les petites boutiques de Mélenchon et NDA… mais pas la france. Prenez donc garde à ce que vos affaires de petits boutiquiers ne nous fassent pas une nouvelle fois raté l’occasion de s’occuper réellement de celles de la France.

  11. Evidemment que la succession de JMLP ne passera pas comme une lettre a la poste .

    Le FN va connaitre des jours et des années difficiles ( apres son récent rebond électoral ) d’ici 2012 , si l’attelage Marine-Bruno (ou l’inverse , peu importe en fait) n’est pas capable de se solidifier pour créer le cadre politique structuré et incontesté des Nationaux.

    Les récentes sorties véhémentes de quelques Marinistes (au fond déterminés mais surement un peu immatures sur le plan de la dialectique politique) ont écorné l’image de leur candidate parmi les sympathisants et militants frontistes; c’est regrettable pour Marine , mais surtout pour le Front National dans son ensemble.

    Un Roger Holleindre , vieux grognard de la génération des batisseurs du FN, a certainement bien compris le danger qui guettait le lendemain du Congrés de 2011.

  12. Désolé de vous contredire mais je pense que c’est l’UMP qui va imploser.
    L’année prochaine il y a les cantonales. La gauche va peut-être avoir la majorité au Sénat (réputé conservateur, un comble). En 2012, Sarkozy a de grandes chances de perdre dès le premier tour (même au deuxième), donc l’UMP perdrait aussi les législatives. Sachant que les collectivités territoriales sont très largement à gauche (régions, départements, cantons, municipalités ), l’actuel parti majoritaire a de gros souci à se faire sur le plan financier car bien évidemment les résultats dans les élections y sont pour beaucoup dans le financement des partis.
    Et là, je n’ai pas parlé des divergences idéologiques existantes au sein de l’UMP.
    C’est de plus en plus claire, deux parti de droites vont émergeaient. L’un regroupant les forces modérées et libérales au centre-droit, parti de la haute-bourgeoisie européiste et atlantiste, une sorte d’UDF. L’autre regroupant la droite national-bonapartiste derrière très certainement Marine Le Pen composé de frontistes mais aussi de gaullistes et de l’aile droite de l’ump (cf déclarations Vanneste, Xavier Lemoine sur Radio-courtoisie).
    Avec la mort de l’UMP (et il y a des probabilités),d’après mon analyse le FN version Marine à de très beaux jours devant lui.

  13. @Camadulle

    Vous finissez par dire que ma conclusion est bonne, ce qui signifie que je ne suis pas un si mauvais observateur de la vie politique en général et de celle du FN en particulier. Ce n’était qu’un article d’analyse. Vous avez raison de dire que je peux manquer d’objectivité. Je suis comme tout le monde. Toutefois ai-je tenté d’en manquer le moins possible comme à chaque fois que je rédige un article d’analyse stricto sensu, que ce soit sur l’UMP, le PS ou d’autres partis.
    Alors je ne souhaite la victoire ni des uns ni des autres. C’est votre affaire à vous. Je respecte trop la vie militante des partis pour me substituer à votre choix.

    J’observe toutefois que Nationspresse a été beaucoup plus bienveillant à l’égard de mon article que vous-même hier. Ce qui signifie, qu’il ne devait pas être tant que ça à côté de la plaque, même de votre point de vue.

  14. La description de ce texte est de l’observation juste. Mais il faut aller plus loin. En considérant le FN comme soit un espoir, soit un obstacle à l’espoir (c’est-à-dire en voyant le FN comme une obstruction à la constitution d’une véritable opposition apte à gagner dans notre pays), il y a soit à espérer une scission définitive (idéologiquement elle est désormais inéluctable) qui aboutisse à un éclatement total (et MLP fonde un nouveau mouvement antinéolibéral national), soit à une victoire de MLP arrachée dans les pleurs et les cris, et ça revient au même puisque les militants ne pourront plus cohabiter, surtout avec les faux natios que sont les dissidents devenus NDP. Voilà pourquoi en vérité le sort du FN conditionne toute notre politique actuelle. Attendons janvier.

  15. @ D.Desgouilles:

    Je vous ai présenté mes excuses sur le site de Marianne et les renouvelle ici.
    Dans mon commentaire je vous précisais que, contrairement à ce que vous dites, Marine n’a pas attendu NDA ou JL Mélenchon pour faire des propositions sur la politique économique.

    Je regrette aussi que vous n’ayez pas rajouté à votre commentaire qu’il serait absurde pour NDA et Melenchon de se réjouir de la victoire ou même d’une semi-défaite de Gollnisch. Ils seraient certainement gagnant sur le plan électoral… mais c’est la France qui en serait la première victime. Il ne faut pas retomber dans les travers qui furent ceux de Pasqua, Seguin, chevènement, ou De Villier… il temps de sortir de la politicaillerie.

    Si Nda et Mélenchon se réjouissent de ce qui peut se passer au FN par rapport à leurs intérêt, ils ne sont, pour moi, pas dignes d’incarner ce qu’ils cherchent à incarner.

    Cordialement.

    Merde avec tout ça j’ai fait cramer ma quiche….

  16. @Camadulle

    Pour les propositions concernant la création monétaire, j’étais de bonne foi. C’est effectivement la première fois que j’entendais MLP y faire allusion (entendu dans un son reproduisant un entretien à Radio Courtoisie si je ne me trompe pas).

    Quant à NDA et Mélenchon, je ne me faisais pas leur porte-parole. J’imaginais ce qu’il pouvaient souhaiter. Qu’on le veuille ou non, il y a plusieurs personnes sur le créneau de la critique de l’euro-mondialisme et, sauf à l’occasion de référendums, il y a concurrence entre eux. J’observe d’ailleurs que dans la vidéo que vous avez mis dans votre commentaire, MLP ne se prive pas de dire tout le mal qu’elle pense de NDA. Alors qu’elle cherche à le rencontrer par ailleurs… Que voulez-vous ! La nature humaine est ainsi faite.

  17. Je vois que la sympathie pour Mélenchon reste sur ce blog. Chez moi aussi, il y a quelques mois, il me semblait que chez lui le positif l’emportait sur le négatif. Reconnaissons que, électeur de NDA, mais venu du PCF, ça m’arrangeait bien.

    Mais, depuis cet été, je supporte de moins en moins le président du PG.
    Cela a commencé le 18 août lors de son passage aux GG de RMC. Sa prestation face à la conductrice du bus incendié à Marseille en 2006 et où Mama Galledou fut brûlée était fort déplaisante.
    Si on revient dans l’article du 22 septembre « Un monde d’avance mais une stratégie de retard » (ce blog : aller sur « Oxygène »), j’ai écrit un commentaire le 6 octobre. En cliquant sur mon pseudo, on aura une vidéo de cette prestation.

    Je savais aussi qu’il avait voté « oui » à Maastricht en 1992. Je l’avais lu chez Christine Tasin que je trouvais excessive à son égard (je crois que je change peu à peu d’avis). Mais, j’ai constaté depuis que son soutien à ce traité était outrancier. En cliquant ici sur mon pseudo, on devrait trouver son discours effarant de l’époque.
    Et je constate qu’il n’a jamais émis de regrets depuis, contrairement à Gérard Schivardi.
    Cela jette un doute sur la sincérité de ses convictions actuelles.

    Mais, son accusation récente contre des policiers qui seraient les casseurs de ces derniers jours, c’est « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ».
    Certes, je ne dis pas que les provocations sont impossibles et surtout qu’il n’y a pas d’infiltrations dans ces milieux (le contraire sur ce dernier point serait même étonnant).
    Mais, cette accusation ressemble à une diversion car les casseurs sont dans leur immense majorité des délinquants venus de zones de non-droit ou des anarchistes violents.

    Et des policiers sont blessés par ces casseurs.
    Personnellement, je préfère les positions prises sur ce sujet par le député PCF André Gerin dont je comprends de plus en plus la méfiance envers Mélenchon.

    Mélenchon veut s’allier avec Besancenot, voire avec les verts.
    Grand bien lui fasse. Il semble que c’est sa place !

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