
Peut-être ignorez-vous ce qu’est la morbidezza, ce concept inventé par le néo-platonicien Marsile Ficin pour qualifier la délicatesse un peu affectée des figures féminines du Printemps de Botticelli… Une perfection presque affectée, et quelque peu mourante, dans sa suavité même…
Sorrentino avait fait, dans La Grande Bellezza, le portrait de Rome ; Parthenope est le portrait de Naples (et de Capri, l’escale obligatoire dans la quête de la beauté et de la mort), dont le réalisateur est originaire. Une ville envoûtante, d’une beauté ravagée, la ville au monde (avec Palerme, à mon sens) où la mort fréquente Eros à chaque baiser et où l’amour envoûte Thanatos à chaque étreinte.

Parthenope était une sirène qui tomba amoureuse d’Ulysse, et qui, désespérée de l’attitude héroïque de son bien-aimé attaché au mât de son navire, se noya — n’oubliez pas que c’étaient des femmes-oiseaux, pas des poissons nordiques — et s’échoua là où s’élèverait la ville de Naples. Si vous vous rendez dans la ville du Caravage et de Maradona, on vous fera passer place Sannazaro où s’élève la statue de la sirène tutélaire de la ville — appelée parfois la ville parthénopéenne.
C’est le sous-texte du film de Sorrentino, acclamé à Cannes en mai dernier et reparti sans récompense, sous l’effet d’une cabale menée par des journalistes aigris qui n’ont pas digéré les fabuleux costumes et bijoux dessinés par Saint-Laurent et les références du réalisateur, qui n’a pas peur d’exhiber ses modèles (parce que les films sont faits de films, comme les livres sont tissés de livres), et qui préfèrent des téléfilms français à des merveilles italiennes.
Parce que c’est une merveille. Celeste Della Porta, qui interprète le rôle-titre, est une merveille d’évanescence et de morbidezza. Silvio Orlando, le vieux professeur d’anthropologie dont le fils est une gigantesque lune de chair — et comment ne pas penser que Sorrentino a ramassé, entre autres, l’héritage de Fellini ? — est exquisément bougon. Gary Oldman, dans le rôle du romancier américain John Cheever, est méconnaissable une fois de plus — et parfait, cela va sans dire.

Si j’ajoute que la Parthenope vieille — le film raconte sa vie sur soixante ans — est jouée par Stefania Sandrelli (vous vous souvenez, Nous nous sommes tant aimés ?), vous déduirez tout seuls que ce bijou de film joue sur la fragile beauté adolescente, l’éternité napolitaine, la fragilité de la permanence, et autres concepts assis sur le bord de l’abîme. J’en suis sorti bouleversé.
Jean-Paul Brighelli

« Peut-être ignorez-vous ce qu’est la morbidezza… »
Il me semble que ce n’est pas la première fois que le Maestro nous en parle.
Je me souviens, d’avoir, un jour,dans un magasin de sport en Italie, aidé un vendeur qui ne savait pas traduire « piu morbida » pour des clients français venus acheter des chaussures de montagne.
En effet,je connaissais le mot (« piu morbida »= plus souple) . Où et quand l’avais-je appris ?
Apprenant ce mot,je m’étais posé la question:quel rapport avec « morbus » ? Par paresse, je n’ai pas cherché la réponse;il faudra bien qu’un jour,je résolve (ou tente de résoudre) le problème.
Les clients français devaient aussi se demander comment des chaussures pouvaient être plus « morbides » que d’autres et en quoi cela pouvait être un avantage.
Voilà qui est plus terre à terre que le concept néo-platonicien de « morbidezza »…mais enfin, « morbidezza » a lui aussi quelque rapport avec « morbus ».
Si Sanseverina venait par ici elle nous l’ expliquerait sans doute;elle nous dirait aussi quel mot italien traduit « morbidité ».
Pendant le covid on a beaucoup entendu parler de « co-morbidités ». Quand il y a co-morbidité, qu’est-ce qui est co et qu’est-ce qui est morbidité.
Si vous avez un cancer en phase termianle + le covid et que vous mourez, de quoi mourez-vous ? Pour les autorités macronistes de santé, vous mourez du covid.
C’est ce qui explique que pendant le covid, les morts dues au cancer ont brutalement chuté.
Même chose pour les infarctus; le covid a protégé contre l’infarctus.
Il a aussi protégé du suicide. Aux Etats Unis un homme atteint du covid,qui avait sauté du haut d’un immeuble de huit étages a été classé « mort du covid ».
Ca, c’est pas piqué des hannetons.
La dernière photo nous montre le verso (léger décollement des omoplates,malheureusement;les plus belles femmes ont deux parfaits triangles bien collés la grill costo-pectoral.)
Voici quelques images du recto.
Et c’est pas piqué des hannetons.
https://www.youtube.com/watch?v=0CJWjnM1Q_w
bien collés sur le gril costo-pectoral.
Rappel:omo plate bande
une cabale menée par des journalistes aigris
cacochymes,éjaculant au compte-gouttes,enkhulés de leur mère-la-pute.
Peut-être ignorez-vous ce qu’est la morbidezza
D’habitude, ça commence par: »comme vous le savez »…
Des dos nus parfaits,c’est vachement dur à trouver.Pas mal cette photo…mais si la meuf laissait les bras tomber le long du corps,pas sûr que les omoplates ne se décolleraient pas.
https://www.istockphoto.com/fi/valokuva/alaston-nainen-trooppisella-rannalla-gm533459392-94502047
Je n’ai pas vu le film dont parle le Maestro, il arrivera ici dans un éon. Mais Naples est incontestablement magnifique, et ce n’est pas l’italien que je suis aussi, qui parle. Magnifique et purulente, des montagnes d’ordures s’accumulent à ses portes, le pizzo, la drogue y font des ravages, le tourisme tout autant…Sansev vous en parlerait surement mieux que moi.
Des fois je rêve que les Champs Phlégréens se réveillent pour balayer toute cette fange.
Mon côté Benito sûrement, celui qui préfère le feu purificateur à l’abâtardissement actuel…
C’est pour bientôt disent les sismologues…
Normalement, il y a un gros requin blanc qui arrive par dessous et qui bouffe la fille…
Elle peut aussi sauter par dessus le requin (jumping the shark).
https://www.youtube.com/watch?v=MTOkOCKjLxc
Allons- y de notre référence culturelle.
Dans La Peau de Malaparte, le premier récit est celui d’un dîner de gala offert à une puissante dame patronesse de la côte Est des USA, à l’époque où les WASP n’avaient pas honte de se dire le sel de la terre. On est à Naples après le débarquement allié, les Italiens sont à la fois des vaincus et maintenant des alliés ( le petit roi Victor Emmanuel à renversé les alliances).
Malaparte assiste au dîner qui a lieu chez un prince ou un duc, avec un tas de gradés alliés, et compare la dame américaine resplendissante en robe dorée ou argentée à un tableau de Bronzino, ce sont bien les nouveaux aristocrates.
Mais que donner pour le dîner qui soit assez bien pour cette haute et puissante dame qui dirige des oeuvres charitables pouvant venir au secours de la pauvre Naples en ruines ?
Les organisateurs napolitains se sont rabattus sur un des derniers poissons de l’aquarium, un sirenien.
Mais quand le plat arrive sur la table c’est la consternation. La sirène poisson ressemble tellement à une jeune fille avec un visage esquissé et même des seins , que personne ne peut se résoudre à la manger et le soupçon parcourt l’assistance : est – ce un poisson ou une créature semi- humaine ?
Finalement la dame américaine fait remporter le grand plat avec la sirène. Mais qu’en faire? Elle donne l’ordre de l’enterrer et un aumônier protestant présent au dîner ira même marmonner quelques prières par précaution.
« …ce bijou de film joue sur ….et autres concepts assis sur le bord de l’abîme.J’en suis sorti bouleversé. »
Logique: Les sirènes habitent l’abîme.
Oui…
habitent l’abîme.
abîMent la biTe
Cette sirène-là n’abîme pas la bite:Satan l’habite.
Un lointain lecteur 5 avril 2025 à 10h24
« …je rêve que les Champs Phlégréens se réveillent pour balayer toute cette fange. »
Tout à coup se révèle chez vous une veine poétique (et un peu mysitique) que Lormier n’avait pas su discerner.
Vous êtes fort différent de Dugong (lui aussi de formation scientifique) -qui reste très prosaïque:napalmiser, vitrifier,burn,burn, burn…
Je n’ai pas autrefois musardé à Naples (dommage).
Je me souviens de Rome, la plus belle ville d’Europe (du Monde ?), où j’ai passé des jours et des jours, deux ans de suite, l’hiver, du matin au soir, à déambuler, observer, apprendre, m’extasier…
Une autre fois, descendue au bout du Golfe de Naples, à Sorrente.
Quelle merveille que de prendre un chemin au parfum d’orangers qui menait au petit train pour Pompéi.
Nous étions les seuls (où quasi) à Herculanum et à Paestum – la tombe du plongeur est restée gravée dans ma mémoire.
Et nul doute que les sirènes évitaient de s’approcher du Salto de Tiberio.
Que serions-nous devenus sans ces inestimables, si précieux apports, de nos lointains ancêtres grecs et latins ?…
« parce que les films sont faits de films, comme les livres sont tissés de livres.»
… N’empêche qu’en 1973, il y a donc une cinquantaine d’années, Pasolini parlait « d’acculturation », et même de « génocide culturel » –
Et bien les voilà plus fermement installés que jamais.
comme les livres sont tissés de livres.»
Attention, Josip Gavrilovic risque de débarquer avec son « palimpseste ».
Ben oui quoi , le niveau est bien remonté.
Qu’est-ce qu’il attend le cinéphile ukrainophile ? On s’ennuie sans lui !
E pur si muove!
Si on idéalise la femme,on se la représente comme ça ? (L’épure,c’est limite).
stockphoto.com/fi/vektori/abstrakti-ääriviivat-seisova-kehon-nainen-symboli-ohuet-viivat-tyylihahmo-nuori-gm666743478-121604727
https://media.istockphoto.com/id/666743478/fi/vektori/abstrakti-%C3%A4%C3%A4riviivat-seisova-kehon-nainen-symboli-ohuet-viivat-tyylihahmo-nuori-tytt%C3%B6-malli.jpg?s=1024×1024&w=is&k=20&c=Z2Ez0X5Zi9woaYIBSCo6y2XXXWOobu7YcD6qxpwZpsE=
… « N’empêche que » JPB n’a aucunement l’intention de laisser tomber son bâton de pèlerin – grâce lui soit rendue.
https://www.causeur.fr/hors-l-elitisme-republicain-pas-de-salut-pour-lecole-307019
« Ne jamais oublier que ce sont des gens de gauche qui ont produit récemment une caricature d’Hanouna inspirée du Juif Süss, chef d’œuvre d’antisémitisme de l’Allemagne hitlérienne », écrit JPB.
Ces « gens de gauche » qui ont préféré (!) une affiche, avec, au premier plan, Pétain.
On repense à cette photo (Dugong, 7h27) :
https://i.f1g.fr/media/cms/1194×804/2025/03/26/5baf9fec1bb9970cc716b2494ce843614e4e3adc68519c2b9dad918faea91617.jpg
Faut quand même pas trop dékhonner!
Brigehelli,admirateur de Kerrero qui a travaillé à détruire Henri IV et Louis le Grand en y faisant entrer la caillera!
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« Non, Henri-IV et Louis-le-Grand ne sont pas des usines à héritiers apatrides ! »
Humeur
Par Jean-Yves Chevalier
Publié le 27/01/2022 à 16:30
extrait
Brighelli se surpasse ensuite dans le raisonnement : 1) les élèves d’Henri-IV et Louis-le-Grand sont issus du « ghetto bourgeois » donc 2) ils n’ont rien à apprendre donc 3) leurs professeurs n’ont rien à faire. Toujours ce curieux présupposé selon lequel les (présumés) riches n’auraient rien à apprendre tant le système ne leur demande que ce qu’ils ont déjà.
Alors, un bon prof « ne se contente pas d’ânonner son cours écrit depuis des lustres » ? Comme mes collègues, je me serais « mis au service et aux ordres de cette pseudo-aristocratie en autoreproduction » ? Qu’on me permette d’évoquer une expérience de vingt-six ans d’enseignement en classe préparatoire à Henri-IV. J’ai devant moi des élèves d’origines géographique et sociale extrêmement variées, et je n’ai pas remarqué que ces origines, quelles qu’elles soient, les dispensaient d’avoir à travailler, apprendre, souvent dans la difficulté (un professeur devrait savoir qu’on n’apprend vraiment que dans la difficulté).
J’ânonne certainement, mais pas un cours écrit depuis des lustres, mes étudiants d’aujourd’hui ayant assez peu de chances de suivre celui que je donnais il y a quelques années (et pas seulement parce que les programmes ont changé ou que j’ai vieilli). Je corrige 15 000 pages de copies par an (c’est curieux tout ce que je trouve à y écrire alors que leurs auteurs sont censés avoir déjà tout compris) et trouve peu de temps pour des activités annexes. J’avoue avoir eu, pendant ces années, quelques étudiants ayant des parents « haut placés », mais ils avaient été sélectionnés comme les autres et aucune instance occulte n’était venue les imposer aux commissions de recrutement. J’ai la faiblesse d’y trouver plutôt la noblesse du service public (leur nombre en ferait un tout petit ghetto).
« Petit à petit, ce sont les principes mêmes de l’école républicaine qui sont sacrifiés. »
Mes élèves seraient-ils tous des « pépites apatrides » s’empressant de quitter le pays qui les a formés ? Je pense à tous mes anciens élèves travaillant dans le public, dans les entreprises en France ou ailleurs (je n’ose évoquer le prêtre, le moine ou les officiers) que rien n’empêche d’être attachés à leur pays, d’avoir autre chose en tête que l’exploitation du prochain (et de la planète). J’irai même jusqu’à penser que leur formation dans un lieu chargé d’histoire les a rendus moins sensibles que d’autres à l’air du temps, les a lestés d’un peu d’humilité.
Il y a quand même une bonne idée dans l’article de Brighelli. On devrait « inventer, en province des pôles d’excellence », proposition que je faisais aussi, modestement. C’est-à-dire multiplier les Henri-IV, Louis-le-Grand au lieu de les détruire. Mais bizarrement, dans l’article, c’est le système parisien réformé (celui qui a pour vocation de « lisser le niveau ») qui est le modèle d’excellence proposé, on ne comprend plus.
La prochaine étape risque fort d’être la remise en cause des concours (pas assez ceci, trop cela), c’est-à-dire du socle républicain. Croit-on que c’est en « lissant » le niveau et les notes qu’on va former les futurs ingénieurs des centrales nucléaires, les scientifiques capables (enfin) de produire de nouveaux vaccins, de réindustrialiser le pays ? N’est-il pas assez lissé comme cela, le niveau des jeunes français avant-derniers dans le classement des pays de l’OCDE pour les performances en mathématiques ?
Pourtant, petit à petit, ce sont les principes mêmes de l’école républicaine qui sont sacrifiés. Pour la bonne cause ? Vraiment ?
https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/non-henri-iv-et-louis-le-grand-ne-sont-pas-des-usines-a-heritiers-apatrides
Gloire à lui .
lui qui ?
JPB qui ne lâche pas son bâton.
Comme la cuisinière qui agite inlassablement le choux avec son bâton.
Oui….
Attention aux griffes
j’oubliais …
bout – chaton
Pincha Mayurasana,c’est bon pour les omoplates (bandent).
(contenu explicite)
https://images.squarespace-cdn.com/content/v1/5af492584611a092ceced0c9/6881a715-8906-475f-a983-40ca9cfe2162/naked-yoga-headstand-yasmin-hero.jpg?format=2500w
Très belle image. Lormier progresse das son choix d’illustration.
Un morceau de choix pour l’été .
Oui…
WTH 5 avril 2025 à 13h40
… « N’empêche que » JPB n’a aucunement l’intention de laisser tomber son bâton de pèlerin – grâce lui soit rendue.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Rappel qui douchera peut-être votre optimisme…
https://blog.causeur.fr/bonnetdane/wp-content/uploads/sites/25/2021/02/Carl-Friedrich-Lessing-1808-1880-le-Dernier-Croise%CC%81-1835.jpg
Le retour du Croisé
Quel écho de concernement m’appelle dans ce chromo ? C’est plus que de l’identification, je suis tout à la fois le cavalier déçu, le cheval fourbu, le paysage hostile.
…
Dois-je vraiment développer ? …
Quand on n’a pas eu la chance de mourir à la fleur de l’âge, ni de succomber au combat, il reste le désespoir de s’être battu pour rien — et de chevaucher vers la mort, au dessous d’un ciel vide.
Jean-Paul Brighelli
» Tenez bon, cela ne sera pas facile » !
Certes, c’est signé… Trumpy (78 ans) – 😁
Ne faut jamais lâcher la rampe !
morceau de choix pour l’été .
morceau de Toi pour léCHer .
Qu’est-ce qu’il attend le cinéphile ukrainophile ? On s’ennuie sans lui !
Qu’est-ce qu’il attend l’ ukraino-cinéphile ? On s’enFILE sans Nuit !
Ajoutez « lui » aprés attend et c’est accepté.
Quelle merveille que de prendre un chemin au parfum d’orangers qui menait au petit train pour Pompéi.
Et Bologne, vous connaissez ? Ou bien au site de Bologne, vous préférez les mines de Pompéï ?
je corrige
Et Bologne, vous connaissez ? Ou bien dites-vous, comme tant d’autres « au site de Bologne, je préfère les mines de Pompéï ? »
Pff ! Obsessionnel con-centré, qui se délecte d’images et de mots scabreux, en mode abcm’ !
Le dernier croisé.
Une autre image, probablement différente dans son message crépusculaire , du peintre victorien Sir John Everett Millais ( le peintre le mieux payé de son temps je crois), preraphaelite devenu peintre à la mode ( les lecteurs du Lagarde et Michard se souviendront peut être de son Ophelie glissant sur l’eau, choisie pour illustrer un poeme de Rimbaud ).
Un rêve du passé : Sir Isumbras traverse le gué.
https://en.m.wikipedia.org/wiki/A_Dream_of_the_Past:_Sir_Isumbras_at_the_Ford#/media/File%3AJohn_Everett_Millais_-_Sir_Isumbras_at_the_Ford_(1857).jpg
Magnifique scène ! visages, couleurs, décor…
Vous aimez l’objet de ces scènes ?
Oui…
Cette question s’adressait à WTH, bien sûr
Bonne chance!
WTH 5 avril 2025 à 15h17
Pff ! Obsessionnel con-centré, qui se délecte d’images et de mots scabreux, en mode abcm’ !
Pff ! (bis) Restant une gente dame, je laisse la devinette aux masculinistes – en priorité Lormier.
J’ai révisé le Bac dans le cloitre de santa Chiara aux splendides maïoliques… en 1972…
J’étias à Naples à l’été è3, et comme dans le film, il y avait le choléra. Ça ne m’a pas empêché de déguster des spaghetti alla vongole, censés diffuser le vibrion cholérique.
(Révision Bac : Quelle chance !)
omoplate bande annonce
https://www.youtube.com/watch?v=Uup4rQKVC5Y
avec un chapeau
https://encrypted-tbn3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQtYDXQsN7qnS_nd3Ul3r-lox1UcDwLbOWAKpkGM4OxIwj2ZjEi
Y a pas que des jeunes dans ce film.
Y a Stefania Sandrelli. (née en 1946!)
Vers la fin quand elle fait la saaalope sur le bateau, je suis sûr que c’est dans Les Monstres
https://www.youtube.com/watch?v=xpOjN3Zy0eE
Et non, c’est dans Divorce à l’Italienne.
https://www.7joursaclermont.fr/les-comedies-a-litalienne-se-degustent-comme-des-gelati/
« Voglio una donna » ! (Amarcord) – 💕
Sur la photo,on ne voit pas qu’elle fait la saaalope. Dans l’extrait du film, si.
C’est tellement brighellien, tellement monstrueux que j’ai pensé aux Monstres.
Mais c’est dans Divorce à l’italienne.
https://www.youtube.com/watch?v=xpOjN3Zy0eE
Jean-Paul Brighelli 5 avril 2025 à 19h06
J’étias à Naples à l’été è3
è3; ça doit vouloir dire 73 (si nous avons le même clavier).
La Bonne Mère
https://x.com/i/status/1908509542024945918
Saaaaalope!
https://www.facebook.com/watch/?v=1098110801026961
abcmaths 5 avril 2025 à 14h44
JPB qui ne lâche pas son bâton.
Comme la cuisinière qui agite inlassablement le chou avec son bâton.
https://www.youtube.com/watch?v=XsJtccxoYfY&feature=youtu.be
abcmaths 5 avril 2025 à 14h44
JPB qui ne lâche pas son bâton.
Comme la cuisinière qui agite inlassablement le chou avec son bâton.
https://www.youtube.com/watch?v=XsJtccxoYfY&feature=youtu.be
sur la morbidezza (et la vagghezza,la leggiadria, la venustà )
extrait du Sandro Botticelli,de EMILE GEBHART
DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE
Les Italiens ont des mots de sens indécis, des mots noyés de brume, pour
exprimer la beauté de la femme,vagghezza,la séduction qui éveille le désir; leggiadria, le
charme; venustà, le rythme des formes pures;morbidezza, la délicatesse, même la pâleur
exquise des chairs et de la physionomie. Tous ces traits conviennent à Primavera. Mais
aucun d’eux ne donne le dernier mot de cette figure ensorcelante, l’amoureuse lassitude de
ces yeux verdâtres, au regard oblique, de ces yeux rêveurs enclos en des paupières meurtries, l’énigmatique sourire de cette longue bouche dont les lèvres appellent ou promettent le baiser, la mystérieuse tristesse de ce visage effilé, l’allure auguste de cette grande voluptueuse qui plane, en sa robe de fleurs vermeilles, comme soulevée par l’extase.
C’est Raymond Poincaré qui succéda à Gebhart, lorrain comme lui,à l’Académie française.
Quelle époque ! (Gebhart surnommait le baccalauréat le Minotaure.)
Extrait du discours de réception
Il a aimé la Florence médicéenne avec ses tournois et ses cavalcades, avec ses rires, ses chants et ses pleurs, avec ses saturnales brusquement interrompues par le poignard des Pazzi ; avec ses diplomates, ses artistes, ses astronomes et ses clercs ; avec son académie platonicienne, ses banquets philosophiques, ses entretiens graves ou plaisants sous les sapins des Camaldules ; avec son Laurent qui, dans l’éclat des fêtes païennes et dans la gloire d’un principale magnifique, met en vers élégiaques la brièveté de la jeunesse et l’incertitude du lendemain, son Politien qui célèbre la belle Simonetta, son petit chanoine de Fiesole, Marsile Ficin, qui vénère Platon comme un prophète de Jésus et monte en chaire pour prêcher le Timée aux fidèles assemblés.
https://www.academie-francaise.fr/discours-de-reception-de-raymond-poincare
La morbidezza en peinture, Ficin n’est pas le seul à en avoir parlé
Lodovico Dolce, la douceur ou « morbidezza », en particulier dans la représentation du nu,
dépend de l’art de disposer les lumières et les ombres pour produire l’impression de relief :
Questi lumi et ombre posti con giudicio et arte fanno tondeggiar le figure : e danno loro il rilevo, che si ricerca : delqual rilevo le figure, che sono prive, paiono, come ben diceste, dipinte, percioche resta la superficie piana. Chi adunque ha questa parte, ne ha una delle piu importanti. Cosi la principal difficultà del colorito è posta nella imitation delle carni, e consiste nella varietà delle tinte, e nella morbidezza.
Placées avec jugement et art, les lumières et les ombres font ressortir l’arrondi des figures et leur donne le relief nécessaire ; et comme vous l’avez bien dit, les figures sans relief semblent peintes, puisque la superficie reste plane. Ainsi, celui qui possède cette qualité, possède l’une des qualités les plus importantes. Et la difficulté majeure des couleurs réside dans l’imitation des chairs, et consiste dans la variété des teintes et de la douceur.
La renaissance du nu antique à Venise :
Pietro Bembo et le Titien
Emilie Séris (Université Paris IV-Sorbonne)
Je pense que Ficin fut le premier.
Sunday bloody Sunday…
abcmaths:
« Qu’est-ce qu’il attend le cinéphile ukrainophile ? On s’ennuie sans lui ! »
Une aimable intervenante m’a parfaitement fait comprendre que ma présence sur ce blog était tout juste « tolérée ».
« Tolérée »….Ce qui, en bon français, signifie que votre serviteur n’est pas vraiment le bienvenu ici.
N’étant pas du genre à m’imposer au forceps, j’en ai donc tiré toutes les conséquences………….
……..Nooooon, je déconne, c’était pour de faux ! Je ne quitte pas le navire. Il faudra bien que ce blog fachosphérique s’accommode du Croate agaçant qui sévit en ces lieux, et qui fera tout son possible pour vous éviter de mariner dans une consanguinité idéologique qui ne peut que produire à terme – et avant terme – des déficients mentaux, processus déjà en cours…et que je ne saurais « tolérer » !
Hasta luego.
Jean-Paul Brighelli 6 avril 2025 à 6h13
Je pense que Ficin fut le premier.
Dans laquelle de ses oeuvres le terme apparaît-il ?
Et comment cela se rattache-t-il à sa théorie des humeurs ?
Quant à l’étymologie (et au fait que la morbidezza ait à voir avec la maladie l’énigme est bien là.
morbidézza s. f. [der. di morbido]. – 1. a. Qualità di ciò che è morbido: la m. di un tessuto; fig., m. del carattere, dell’indole. b. Con particolare sign. nelle arti figurative: in pittura, e per estens. in immagini fotografiche, la fusione dei toni ottenuta con passaggi delicati che ne addolciscano il contrasto; nel disegno e nell’incisione, effetto ottenuto dal giusto governo della linea condotta senza rigidità e con delicatezza di tracciato; nella scultura, effetto dato da un gioco di piani i cui dislivelli e inserzioni siano piuttosto attenuati che accentuati. 2. fig., ant. Mollezza, raffinatezza di costumi (più spesso al plur.): non erano le m. d’Egitto … trapassate in Toscana (Boccaccio); altri sostengono che il lusso sia uno studio di vivere con soverchia m. e delicatezza, o raffinamento di piaceri (Genovesi).
Nella sua evidenza, l’etimo è sconvolgente. La morbidezza si vede sempre con un’accezione pienamente positiva. Invece originariamente era associata alla mollezza della malattia, ai muscoli flaccidi e corrotti del male o della convalescenza.
È uno degli esempi più splendidi di parola che si sia emancipata totalmente dalla sua origine scura e spiacevole, diventando una luce sensoriale potente, gradevole e gradita.
Fermo che usare morbido per morboso o malato è di eleganza inaudita!
Testo originale pubblicato su: https://unaparolaalgiorno.it/significato/morbido