Eugène Durieu (1800-1874), Nu féminin assis sur un divan, la tête soutenue par un bras, 1854 ; Eugène Delacroix (1798-1863), Odalisque, 1857


« Dans ces jours déplorables, une industrie nouvelle se produisit, qui ne contribua pas peu à confirmer la sottise dans sa foi et à ruiner ce qui pouvait rester de divin dans l’esprit français. Cette foule idolâtre postulait un idéal digne d’elle et approprié à sa nature, cela est bien entendu. En matière de peinture et de statuaire, le Credo actuel des gens du monde, surtout en France (et je ne crois pas que qui que ce soit ose affirmer le contraire), est celui-ci : « Je crois à la nature et je ne crois qu’à la nature (il y a de bonnes raisons pour cela). Je crois que l’art est et ne peut être que la reproduction exacte de la nature (une secte timide et dissidente veut que les objets de la nature répugnante soient écartés, ainsi un pot de chambre ou un squelette).
Ainsi l’industrie qui nous donnerait un résultat identique à la nature serait l’art absolu. » Un Dieu vengeur a exaucé les vœux de cette multitude. Daguerre fut son messie. Et alors elle se dit : « Puisque la photographie nous donne toutes les garanties désirables d’exactitude (ils croient cela, les insensés !), l’art c’est la photographie ».
À partir de ce moment, la société immonde se rua, comme un seul Narcisse, pour contempler sa triviale image sur le métal. Une folie, un fanatisme extraordinaire s’empara de tous ces nouveaux adorateurs du soleil. D’étranges abominations se produisirent. En associant et en groupant des drôles et des drôlesses, attifés comme les bouchers et les blanchisseuses dans le carnaval, en priant ces héros de bien vouloir continuer, pour le temps nécessaire à l’opération, leur grimace de circonstance, on se flatta de rendre les scènes, tragiques ou gracieuses, de l’histoire ancienne. Quelque écrivain démocrate a dû voir là le moyen, à bon marché, de répandre le dégoût de l’histoire et de la peinture, commettant ainsi un double sacrilège et insultant à la fois la divine peinture et l’art sublime du comédien. »

On aura reconnu la diatribe de Baudelaire contre la photographie, dans son Salon de 1859. Avait-il tort, avait-il raison ? On ne condamne pas une technique pour des raisons morales : elle est, par définition, au-delà (ou en deçà) du bien et du mal — que ce soit la PMA ou la photographie.
C’est ce que s’est dit Delacroix, pour lequel Baudelaire avait une profonde admiration. À partir de 1854, il travaille avec un photographe nommé Eugène Durieu, auquel il commande des clichés de modèles, masculins et féminins, saisis dans des poses académiques, ce qui lui évitera des frais conséquents : le modèle pose dix minutes, et c’en est fini, on peut travailler indéfiniment sur une image qui n’aura jamais besoin de se dégourdir les jambes. Quand l’intérêt économique soutient le projet artistique, c’en est fait des anciennes pratiques, n’en déplaise à l’auteur des Fleurs du mal. Bien sûr, le métier de modèle ne disparaît pas du jour au lendemain, mais il n’est plus absolument nécessaire.
Poussons un peu plus loin l’analyse marxisante. La photographie n’est reconnue comme un art que très tard, après la Grande Guerre, quand l’invention du reflex met la technique à la portée de tout le monde. Alors il fallut différencier les photos de Mr et Mme Bidochon et celles des vrais artistes — une distinction à laquelle Durieu ni Nadar n’eurent droit. Lire sur le sujet Le Droit saisi par la photographie, de Bernard Edelman (1980).

« Académiques », dis-je. La première Académie fut celle que Platon installa dans les jardins d’Acadomos, au nord d’Athènes. On le copia rapidement — jusqu’à cette Académie française qui chez nous est raccourcie en « L’Académie » : l’article défini et la majuscule suffisent à identifier le club du Quai Conti.
Les Académies proliférèrent — jusqu’à cette Académie des dames, petit ouvrage dialogué fort licencieux dû à un juriste grenoblois, Nicolas Chorier (1612-1692), et publié sous le manteau en 1680.

Parallèlement, un article indéfini et une minuscule renvoient à ces modèles auxquels on a fait prendre la pose. Durieu multiplia les tirages, hommes et femmes :

Il n’est pas le seul. Ni le premier. Vers 1841, Joseph Van Severdonck (1819-1905) avait photographié un Nu masculin, puis un couple d’hommes

Un autre Flamand, Guillaume Van Strydonck (1861-1937), photographie cette Académie en 1882 — full frontal.

Et d’autres artistes que Delacroix se saisirent de l’opportunité pour exécuter des œuvres d’une précision photographique — ainsi le graveur belge Joseph Delboëte (1825-1875) avec son Nu masculin (c.1853) :

Avez-vous remarqué ? Contrairement à la tradition héritée de l’Antiquité, qui amenait les artistes à diminuer la taille du pénis afin que l’œil ne soit pas attiré prioritairement par cet appendice d’une spiritualité médiocre (rappelez-vous le David de Michel-Ange), les photographes, reproduisant la réalité, exposent des hommes réels — à charge au peintre d’en estomper tel ou tel détail.

Il est remarquable qu’il y ait davantage d’académies masculines que féminines. C’est que dans les Académies des Beaux-Arts, lors des concours, seuls des hommes étaient autorisés à poser, quel que soit le sujet — ce qui explique l’aspect parfois viril de certaines représentations féminines…

Je me suis amusé à rassembler sur Facebook, au fil de mes découvertes, maintes toiles appartenant à cet art académique qu’il est de bon ton de qualifier de « pompier ». On y trouve de glorieuses nudités, et aussi des œuvres d’une finesse et d’une profondeur rares. Les « pompiers » furent aussi des artistes…

Bien sûr, l’hypothèse selon laquelle des Académiciens poseraient pour des académies est audacieuse — et futile.

Jean-Paul Brighelli

62 commentaires

  1. Au feu au feu, les pompiers… *

    Où je constate, avec amertume, que les hommes nus, ici photographiés, ne sont que des « clichés »,
    « saisis dans des poses académiques ».

    Ainsi la photographie, de mi à fin XIXe,
    permit donc (aussi) d’exposer le corps masculin, « réel », sans filtre ;
    d’où cet intérêt : gain de temps, gain d’argent, pour les peintres, en particulier,
    bien loin de ces quelques divines sculptures de nus masculins de temps plus anciens,
    tout comme des « glorieuses nudités » de l’Art Pompier – 2de moitié du XIXe.

    Déjà fin XVIIE, cette illustration de « l’académie des dames »… offre à nos yeux,
    – à quelques yeux curieux d’alors, « sous le manteau » ! –
    un lourdaud (sens propre et figuré),
    cerf (très) en rut, oeil exorbité, loin de mériter une couronne de laurier (quel humour !)
    tandis que fait pendant le kul de la dame et le collier… de roses à ses côtés.
    —-
    « À partir de ce moment, la société immonde se rua, comme un seul Narcisse, pour contempler sa triviale image sur le métal. Une folie, un fanatisme extraordinaire s’empara ».

    Excellente définition me semble-t-il de l’habitus trivial, qui consiste, de nos jours à se photographier, ou plus exactement à appuyer sur un bouton,
    filmer et sans relâche, quelles que soient les bobines –
    et le plus souvent bien loin des divines de l’Art Pompier – lesquelles vont encombrer (je n’en démords pas !)
    les centres de données, et rejoindre les millions et millions d’images,
    de « données » … d’absolument tout et n’importe quoi.
    —-
    « On ne condamne pas une technique pour des raisons morales » ;
    que la dite IA supprime moult emplois, pourquoi pas –
    dernier avis en date : les contrôleurs aériens qui vont disparaître d’ici quelque temps, à commencer par l’aéroport de Singapour, article pages saumon, le figaro, 31 juillet –

    Mais quid des « techniques »… de guerre –
    sans parler des techniques utilisées pour museler et asservir les populations – ?
    Envoyer des milliers de drones, et après ?
    Reste que l’espace ainsi nettoyé (j’ose) doit forcément être réoccupé par une présence humaine (armée si besoin) ;
    du moins jusqu’à présent.
    —-
    En conclusion : merci (évidemment) une fois de plus à JPB,

    et à * Dugong, sur lequel on pouvait compter pour tomber pile poil : « les désapeurs aiment la gironde » ;

    mais qu’on ne compte pas sur moi pour rajouter une quelconque expression grivoise.

    • « mais qu’on ne compte pas sur moi pour rajouter une quelconque expression grivoise. »

      Inutile On se doute bien de ce que vous pensez: Les sapeurs devinent.
      Oui…..

  2.  » l’invention du reflex met la technique à la portée de tout le monde. »

    A condition d’avoir les moyens financiers…Les premiers reflex étaient hors de prix.

    On ne photographie plus guère…alors je ne sais pas comment les choses ont évolué;les gens « photographient » avec leur téléphone portable.

    Même si vous continuez à utilser des pellicules, on vous les développera avec du numérque.

    L’argentique a disparu (sauf si vous avez votre propre labo…comme,je crois, le Maestro )

    Il me semble évident qu’un appareil reflex est focément plus cher qu’u appareil à viseur décalé, car le mécanisme du réflex est très complexe.

    Je n’ai rien contre la « photo numérique »…mais ça ne m’intéresse pas.

    • « Je n’ai rien contre la « photo numérique »…mais ça ne m’intéresse pas. »

      IAl, il a un grain…

      • Que les gens continuent à faire des « photos numériques » si ça leur plaît;moi j’ai pas du tout envie d’en faire. Je ne joue pas non plus au bilboquet mais je n’irais pas déranger ceux qui se passionnent pour et y passent des heures.

    • « plus cher qu’un appareil à viseur décalé »

      Quand le bond est décalé sur la photo, c’est tout de même mieux, ne me dîtes pas le contraire!
      Oui…

  3.  » La photographie n’est reconnue comme un art que très tard, après la Grande Guerre, quand l’invention du reflex met la technique à la portée de tout le monde. Alors il fallut différencier les photos de Mr et Mme Bidochon et celles des vrais artistes .. »

    Pionniers comme tonjours , les USA ( disons plus simplement des Américains) inventerent la photographie d’art .
    Par exemple ce type de photographie fin 19 eme siecle

    Blessed Art Thou Among Women

    https://en.wikipedia.org/wiki/Blessed_Art_Thou_Among_Women#/media/File:Blessed_Art_Thou_among_Women_MET_DP233037.jpg

    Photographie de 1899 de Gertude Käsebier
    In 1899 Alfred Stieglitz published five of Kasabier’s photographs in Camera Notes and wrote that she was « beyond dispute, the leading artistic portrait photographer of the Day. » (Wiki)

  4. Qu’est-ce qu’une photo ? C’est le résulta de l’expostion d’une pellicule photo-sensible à la lumière.

    Une « photo numérique » n’est pas une photo. C’est le résuktat de calculs faits par des machines à partir de données récoltées par des capteurs.

    De même la télé n’est pas du cinéma.

    • « De même la télé n’est pas du cinéma. »
      D’ailleurs les longs Kubrick ne passent pas à la télé.
      Oui…

  5. Je dirais memême me plus : Avec le numérique, pas de clichés pour photos.
    Oui…

  6. Ah les litanies argentiques : Ilford HP5, Microphen, Durst papier dur, doux, éclairage inactinique (ta mère)…

  7. Dindons de la farce (suite)

    Lu dans le Fogari ; « « Je perds beaucoup » : les petits porteurs inquiets de la dégringolade de SpaceX en Bourse »

  8. Youpi ! BdA revient !

    Hier, j’avais une… lapalissade en attente :

    Que reste-t-il de nos jours de l’art de la peinture : quasi nada.
    Tags et autres graffitis encore sur les murs (la marotte s’étiole) sont insignifiants,

    au contraire de bien des représentations (!) picturales,
    témoignages qui défient le temps ; ainsi, parmi tant et tant d’autres :
    la Laitière (Vermeer),
    les cabarets de Montmartre (Toulouse-Lautrec),
    jusqu’à la sinistrose américaine (Edward Hopper).

    Montrer le réel, le vrai, c’est ce qu’est supposé faire le photographe ;
    pas de « triche » possible ; et bien si.

    De même que Toulouse-Lautrec a en quelque sorte photographié les cabarets montmartrois,

    le photographe, celui qui, tout comme le peintre, veut transmettre aux autres autre chose que de l’insignifiance,

    ne se contentera pas d’appuyer sur un bouton : la mise en scène, comme pour la peinture,
    entre en scène, et à chacun évidemment sa griffe –
    comme pour n’importe quel autre art, y compris celui de ce qui était jusqu’à présent dénommé la haute couture – qu’elle n’est plus, du tout.

    Il faut du temps au peintre.
    Il suffit parfois d’un réflexe (!) au photographe pour capter en un éclair, ce qui peut devenir emblématique d’un événement.

    Ainsi ce qu’ont retenu bien des Unes – encore une triste image de la société du spectacle :

    https://focus.courrierinternational.com/2026/07/27/0/0/3376/2251/1920/0/60/0/d907609_ftp-1-mbffonaoz16k-afp-c39m3g7.jpg

  9. Dugong 4 août 2026 à 8h22
    La couche photosensible du film argentique, ce n’est pas un capteur ?

    On peut soutenir que c’en est un.

  10. Le grain, voilà l’ennemi…Y en a même des qui en rajoutent pour faire genre…

  11. WTH 3 août 2026 à 21h55
    Donc le nom d’Eugène Durieu m’était inconnu…
    tout comme ses « clichés », sans filtre, servant de base de travail à Delacroix, à son inspiration, à sa virtuosité…

    « Je regarde avec passion et sans fatigue ces photographies d’après des hommes nus, ce poème admirable,ce corps humain sur lequel j’apprends à lire et dont la vue m’en dit plus que les inventions des écrivassiers. »

    Le Maestro nous faisait observer qu’il faut au moins 20 lignes à un écrivain pour créer une image (que le lecteur ne percevra pas forcément) alors qu’un peintre l’offre au regrd immédiat.

    Delacroix Journal, 5 octobre 1855

    • Delacroix parle de « passion », « sans fatigue », « dont la vue » lui « apprend à lire », mieux que quelques pages écrites par un « écrivassier ».

      Il y va fort, et pour cause : il s’exprime en tant que soutien de cette jeune technique, la photographie, qui va lu être très utile dans son travail (sa « passion »).

      Observer une image (photographie, peinture) exige en vérité… un peu de temps, sans doute moins que la lecture d’une vingtaine de pages.

      Elle nécessite cependant l’examen de tous les détails qui la compose : le lecteur de l’image ne peut se contenter d’un seul regard,
      d’autant que tout esprit (normalement constitué !) va nécessairement la (ou les, détails) rattacher à bien d’autres images, photographies, et même… écrits,
      y compris au temps présent ; exemple de :

      https://focus.courrierinternational.com/2026/07/27/0/0/3376/2251/1920/0/60/0/d907609_ftp-1-mbffonaoz16k-afp-c39m3g7.jpg

      Ne serait-ce que ce détail (?) des doigts de pied en éventail : ils m’ont évoquée quelque chose comme un doigt d’honneur…

  12. « grain » (Dugong, 8h07) : en voilà encore, un mot (très) porteur !

    Lormier a indéniablement un grain ;
    chacun ici apporte son grain à moudre aux autres ;
    le gros grain a connu son heure de gloire à l’époque du canotier (et panama) :

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c7/M0354_1951-7-250_1.jpg?utm_source=fr.wikipedia.org&utm_campaign=imageinfo&utm_content=thumbnail_unscaled

    Pour en revenir au présent, des grains, en grosses quantités,
    sont coincés dans le port d’Odessa,
    cité qui, rappelons-le, fut fondée en 1794 par Catherine II (dite la Grande),
    et construite sur l’emplacement de l’ancienne place fortifiée tatare et ottomane de Khadjibeï…

  13. Odessa, cité qui, rappelons-le, fut fondée en 1794 par Catherine II (dite la Grande.

    Le duc de Richelieu, émigré sous la Révolution fut nommé gouverneur d’Odessa par le tsar pendant une dizaine d’annees
    En 1815, après les Cent jours, il fut nommé président du conseil de la monarchie restaurée
    Excellent choix, commenta son prédécesseur Talleyrand, c’est l’homme en France qui connaît le mieux la Crimee.
    ( une plaisanterie mal venue car Richelieu fut un dirigeant avisé)

    Le duc de Richelieu, dandy romantique, par le peintre anglais Lawrence

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d9/Armand-Emmanuel_du_Plessis%2C_duc_de_Richelieu.jpg?utm_source=fr.wikipedia.org&utm_campaign=index&utm_content=original

    • Hey Mr Robinson (clin d’oeil) : hooligan, far-right, etc etc. ; l’image du peuple (et quel accent cockney !)

      Avec l’Oxford Union : possibilité de débattre, ou de faire comme si, entre gens… de bonne compagnie (avec ou sans nœuds papillon)

    • Les « anti fa » s’opposent à tout débat…
      Le seul mot qu’ils connaissent et qu’ils brandissent – en forme de réponse, unique, à tout : fasciste !
      Même situation dans les autres pays de l’ouest européen, plus ou moins encouragée par les media, les hommes politiques, les gouvernements – plus ou moins, parce que rien n’est fait pour tenter de calmer les esprits,
      pour que soit, ici, véritablement respectées les lois de la République de la laïcité.

      • Assez étrangement parmi les » contre » ( donc estimant qu’on ne doit pas se méfier de l’islam), l’ineffable Jacob Rees- Mogg, dont le patrimoine affiche les 100 millions de livres, directeur de société financière, parlementaire consetvateur et ancien ministre, fils de baron, membre du Privy Council et knight bachelor
        Son raisonnement est curieusement paradoxal, ficelé avec des formules plus humoristiques que vraiment crédibles : l’islam ne peut nous effrayer car les arabes ont inventé les chiffres (?) et sans chiffres , pas de capitalisme, base de  » notre » prospérité
        Mais surtout nos valeurs démocratiques et libérales sont inébranlables, car fondeees sur le christianisme. Il cite la parole du Christ : tu es Pierre et sur cette pierre je batirai mon église et termine en sortant une croix de sa poche et en citant la formule latine le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande! ( il est catholique).
        En fait ses arguments contre la motion qu’on doit se mefier de l’islam se résolvent a dire qu’on doit avoir confiance dans notre civilisation ( selon lui, les partisans de la motion sont terrorisés a l’idee qu’ils sont menacés d’etre convertis de force a l’islam) et il affirme sans hésiter qu’on peut bien abandonner 6% de notre pays a l’islam ..
        Évidemment ce n’est pas lui qui edt menace ( pour le moment) dans son mode de vie de gentleman avec accent terriblement oxonien.
        https://youtu.be/51JgPC4gD-8?is=d0iUixkWcUiyRxrG

  14. C’est un abruti (et c’est pas une info).
    Ceux qui lui font confiance sont des naïfs ou des intoxiqués.

    Voir les incriminations possibles dans :
    Article 411-10 du code pénal
    Article 411-12 du code pénal
    Art. 441-1 à 441-8 du code pénal
    Article L. 97 du code électoral
    Article L. 163-2 du code électoral

    Ça suffit ?

    Et certes la formulation reprise par la presse est malheureuse. Est-ce celle d’Attal en conf ou communiqué de presse ? Je l’ignore.

    Sur le fond, il serait « un peu » surprenant que Attal n’ait pas accès à des avocats « à peu près » capables de trouver par eux-mêmes les articles qu’il m’a fallu deux minutes à dénicher…

    • Incident de réseau à Tbilissi.

      Et donc je répondais à WTH et je parlais de Castelnau, cet immense penseur propagateur chronique, lui aussi, de fausses nouvelles et intoxications destinées à la facho-sphère (coucou Gavrilovitch !)

      • Coquin de Z’ !
        C’est vrai que Castelnau ne connaît rien au Droit ; vous si.

        .Tattal vraisemblablement totalement inconnu de la sphère russkof ; un p’tit freluquet, epicetou.

        .E. Philippe, peut-être pas, vu que le 28 février 2025, « il recevait Vadym Boïchenko, le maire de Marioupol (en exil suite à l’occupation de la ville) ; à cette occasion, les deux édiles ont signé un protocole d’amitié et de coopération. » (la Presse).

        « occupation » : la ville est passée aux Russes depuis … mai 2022, et depuis largement reconstruite…
        On se demande bien ce que venait quémander ce Boïchenko, d’autant que (toujours la Presse) c’est la 3ème fois qu’il mettait les pieds au Havre…

        . Quant à Gluglucks’, les Russkofs n’ont peut-être (itou) pas oublié son incursion (!) en Géorgie, puis en Ukr’, etc ;
        c’est le gars qui a dit « quand je vais à New York, je me sens plus chez moi qu’en Picardie ».

        Rappel : ces trois gogols (rien à voir avec l’écrivain) ont été formatés « Young leaders »,
        et l’an dernier (2025), Tattal et E. Philippe participaient à la 71e réu’ du groupe Bilderberg.

        Il n’empêche que, depuis cette guerre Est-Ouest, qui ne devrait nous concerner en rien,
        la France a perdu, non seulement l’appui des Ricains – c’est nous k’on paye pour l’Ukr’ –
        mais en plus le gaz ruskoff peu cher (ah peuchère), ce qui a fini de nous ruiner, de même que l’industrie allemande (bien fait pour eux) ; Allemagne en récession éco’, la France quasi.

  15. « C’est vrai que Castelnau ne connaît rien au Droit ; vous si. »

    Je ne connais à peu près rien au droit mais je sais vaguement lire (et me servir d’un moteur de recherche) !
    C’est moins bien mais mieux que rien.

    Je n’exclus pas que Castelau puisse avoir quelques notions de droit mais j’ai la certitude que c’est un manipulateur au service d’une idéologie qui me fait gerber.

    Et comprennez que, vu depuis la Géorgie qui /…/, ça me fasse moyen rire.

    J’étais en Arménie en 2008.
    Au calme avec ma meuf et mes gosses, loin de ce qui pollue notre vie intime en Europe (l’histoire du Monde dans ses turpitudes).
    Un pote de Turquie m’appelle en urgence : « Les Russes envahissent l’Ossétie du sud et l’Abkhasie. Ils sont tout proches de Tbilissi. »

    Nous dormions au bordel, comme souvent puisque c’était, en ces temps là, les seuls hôtels corrects à prix acceptables.
    J’allais seul négocier une suite avec deux chambres ce qui ne surprenait personne puisqu’il était habituel d’aller au bordel avec ses potes et qu’on pouvait amener des filles de l’extérieur.
    Le patron demandait pour combien d’heures. Je percevais du respect voire de l’admiration lorsque je précisais que c’était jusqu’au lendemain.
    Lorsque la négociation sur le prix était terminée, ma meuf et mes gosses me rejoignaient. Un instant de trouble (un ange ?) passait.
    Je rassurais le patron sur ma totale absence de naïveté et lui précisais qu’une suite pour la nuit c’était pas si mal pour lui.
    Il en convenait évidemment.

    Or donc nous avons franchi la frontière armeno-géorgienne en toute urgence afin de rejoindre la Turquie et traversé le pays sur des routes défoncées. Le canon tonnait derrière les collines, les lueurs de la guerre illuminaient notre parcours.

    Nous savions fort bien que tout se terminerait fort bien « pour nous » même si ces deux jours ne furent pas les plus plaisants de ma vie. J’ai vécu bien pire et plus incertain.

    Castelnau travaille pour « ces gens ».
    C’est assez pour qu’il me fasse gerber.

    Et je SAIS qu’en ce lieu étrange qu’est devenu BdA cette opinion est peu partagée.

    • Un objet m’interroge.

      Il y a 85 ans, on était collabo le plus souvent par intérêt rarement par conviction.
      Et quel serait votre intérêt dans le présent ?

    • Allons, Z’, du calme !
      Je sais moi aussi vaguement lire, et vaguement me servir d’un moteur de recherche (du moins je l’espère, après tant d’années !).

      J’aime bien vos histoires de voyage  : elle montre que vous avez vu, sur place, pas mal de choses, et qu’on ne vous la fait pas, comme on dit.

      Ma cousine, qui était comme ma sœur, a sauté du 5eme étage, à Paris, en rentrant de Voronej,
      il y a bien des années (elle avait 24 ans)…
      Et s’il n’y avait que ça… Bien sûr que non !
      Je ne pourrai en dire plus ici.

      Donc, les Ruscoffs pas plus ma tasse de thé, que tant et tant d’autres.

      De (!) Castelnau, c’est la vieille, disons aristocratie, à la française,
      qui a dédié sa vie à la défense des… staliniens…
      tout le monde le sait ;
      il m’amuse, c’est tout ;
      comme m’amusent (vaut mieux ça sans doute que pleurer, ou sauter par la fenêtre)
      tant et tant d’autres qui devraient,
      dans un monde normal,
      finir guillotinés ;
      même pas d’ailleurs : une balle dans la nuque serait parfait !

      Et comme bien des enfants de bons bourgeois, son fils a quitté la France et bosse… en Asie (Vietnam), tout comme le fils de Gave, etc, etc

      Et les Ricains, vous en faites quoi ?
      Et pourtant dieu (?!) sait à quel point j’ai parcouru et aimé ce pays.
      Eux qui ont passé tant de décennies à envahir le maximum de la planète…
      au nom « des droits de l’homme » et de la « démocratie ».

      Je suppose que votre fille, toubib, d’après ce que j’ai cru comprendre, doit en voir passer des accros au coca et aux burgers…

      Ils sont en passe de ne plus être number 1 ;
      ils vont être obligés de laisser la place ;
      la roue tourne ; comme toujours ;

      Et le seul et véritable gagnant sera
      la Chine !
      Et comment !

      Tout ou pratiquement de ce que nous consommons vient de là-bas ;
      ils sont aussi capables d’exécuter (!) et même parfaitement, le meilleur, comme le pire ;

      tout dépend du brouzouf qu’on peut y mettre ;
      cf (pas moi, un proche) une commande passée de produits de (très) bonne qualité,
      via Amazon –
      plus ça va, moins on y échappe, d’où la fin des commerces en ville, le déploiement des data centers, etc, etc ;

      l’un des produits made in Allemagne, l’autre made in Italy.

      Ben non : peut-être pour la « conception », etc,
      mais le véritable made in = Chine (comme indiqué sur les étiquettes).

      Nous en sommes là, Z’ : quasiment plus rien n’est fabriqué ici, précisément en Europe de l’ouest ;
      comment survivre quand, plus du travail,
      manque de matières premières,
      sans compter la matière humaine qui n’est plus bonne à grand-chose – sauf exceptions.

      Bref, la Chine
      bouffera les Ruscoffs,
      comme elle grignote, lentement mais sûrement le reste de la planète, y compris Afrique et Amérique du Sud inclus.
      Elle ne sera jamais ma tasse de thé non plus.

      Quant aux décérébrés qui (font semblant de) se battre pour l’Elysée – franchement faut en vouloir – qu’ils soient « vendus » à l’un ou à l’autre, peu importe :
      aucun ne sera à même de commencer un tant soit peu à redresser ce pays.
      Il faudrait, pour se faire, des hommes d’exception ; il n’y en n’a pas ; plus.

      L’exemple de mon grand-père est très vivant encore en moi : je n’ai jamais été, ni ne pourrai(s) être « collabo » !

      Si la vie ici devient vraiment insupportable,
      il y a plusieurs façons d’y mettre fin.

      A plus Z’ !

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