Capture d’écran 2017-09-18 à 16.56.31Sociologue et philosophe, cela vous pose un homme. Evidemment, Kant ou Hegel se contentaient d’être philosophes. Mais la sociologie ayant envahi le champ de l’immanence, nous n’avons plus besoin de penser la transcendance. Encore que « penser » soit un terme excessif.
Enter Geoffroy de Lagasnerie. La « reproduction » au sens pur du terme, que ce soit en valeur économique ou simplement bourgeoise. Il n’a pas dû avoir trop de mal à intégrer l’ENS Cachan — à 22 ans quand même, le surdoué a pris son temps.
Il a commis un certain nombre d’ouvrages que je ne commenterai pas (sur Foucault, nous avions certainement besoin d’un commentaire de plus sur le pape de la déconstruction, et sur Bourdieu, cela permet de faire oublier qu’on est un « héritier », quasi caricatural même), et a accumulé les prises de position « de gauche ». Sûr qu’avec ce garçon-là, la révolution a de beaux jours devant elle.Capture d’écran 2017-09-18 à 16.50.41Donc, « sociologue et philosophe », dit l’oracle du Web. Sauf qu’à demander aux philosophes (« Qui ça ? Geoffroy quoi ? ») et aux sociologues (« Un faux poids », me dit mon ami T***C***, « un type qui s’agite sans produire aucun résultat »), il semble  que notre cher Geoffroy est bien, comme disait Marcel Gauchet (que notre intello à deux balles a tenté de refouler des Rendez-vous de l’Histoire de Blois en 2014, sous prétexte qu’un intellectuel « réactionnaire » n’a pas à s’exprimer sur la rebellitude de Geoffroy, Edouard, Didier et les autres) un spécialiste des « pignolades parisiennes », marqueur zéro de la « bêtise rétrograde d’une extrême-gauche en délire ».

Notre héros-zéro vient donc de signer (dans Libé, où vouliez-vous qu’il écrivît ?) une défense des « accusés du Quai de Valmy », du nom de cet aimable rive du canal Saint-Martin où le 18 mai 2016 quelques cagoulards tentèrent d’incendier une voiture de police avec ses occupants — un joli coup que d’autres réussirent cinq mois plus tard à Viry-Châtillon.Capture d’écran 2017-09-18 à 16.55.19Il faudra demander à Vincent et Jenny, qui se sont offert quelques semaines d’hôpital avec des brûlures au troisième degré, ce qu’ils pensent de notre ami Geoffroy.

Les (pas si) jeunes, qui ont agressé à coups de barre de fer le flic qui s’extirpait de la voiture — un colosse qui a courageusement résisté à l’envie de répliquer à hauteur de l’attaque, version longue ici, version courte — passent en procès aujourd’hui 20 septembre à Paris. De quoi les accuse-t-on ? Pff, pour certains de « violences aggravées sur policiers en réunion ». Une pignolade. Dix ans de taule tout au plus.
Et Geoffroy de les excuser. Ils se battaient contre l’inique loi El Khomry. Ils avaient donc tous les droits. « Dans l’excitation et la colère, certains individus agressèrent les policiers et attaquèrent la voiture, qui brûle. » Oh, ce passage du passé simple, si bourgeois que les ESPE l’interdisent désormais, au présent de narration ! La marque d’un grand écrivain !
Et Victor Hugo le Petit ne s’arrête pas là. « Il faut se souvenir de la tension qui régnait lors du mouvement contre la loi travail… » « Il faut se souvenir aussi des violences policières… » « Et il faut se souvenir enfin du sentiment d’indignation qui nous traversait alors, avec un Etat dont le comportement se situait de plus en plus aux limites de la démocratie. »
Aïe aïe aïe ma mère, l’anaphore ! On dirait un discours de Sarko, dis ! Un de ces jours on apprendra que Geoffroy était le nègre d’Henri Guaino… Et puis l’envolée finale — Jaurès n’a qu’à bien se tenir : « Quand nous regardons les images de l’agression quai de Valmy, plutôt que d’orienter notre regard vers les quelques individus agissants, nous devons voir la violence d’une séquence politique, d’un mode de gouvernement, liée à la violence du vallsisme, mais aussi à celle de la privation démocratique et des pratiques policières. Quai de Valmy exprime les affects inscrits dans la politique contemporaine : ne pas avoir envie de subir ça, d’être gouverné comme ça, et ne pas pouvoir agir. Etre pris malgré soi dans une situation contre laquelle on ne sait pas quoi faire. Ces expériences de la dépossession et de l’impuissance, qui peut dire qu’il ne les a pas ressenties ? Réagir de manière politiquement juste à ce qui s’est passé le 18 mai devrait consister à affronter ces questions et à en tirer les leçons, pas à s’indigner, ou à distribuer quelques années de prison à des militants qui n’ont au fond fait qu’exprimer par leurs actes une inquiétude et une colère collective. »

capture-ecran-liberation

C’est beau quand même, ces graffiteurs qui ont assez de temps et de jugeote bien-pensante pour respecter la graphie « genrée » à la mode…

Notre pseudo-sociologue pseudo-philosophe pseudo-révolutionnaire ne bâtirait-il pas tout un raisonnement marxisant juste pour faire oublier qu’il est, comme il l’a dit lui-même, l’antithèse de ceux qu’il défend : « Moi, comme jeune blanc, bourgeois, de milieu culturel, j’ai été consacré par l’école, j’ai fait les classes préparatoires, les grandes écoles etc. Mais le même système scolaire a fait de la violence symbolique, de la violence culturelle sur les enfants des classes dominées, sur les Noirs, sur les Arabes. Qui, eux, se sont déscolarisés. (…) Ma vie est définie par le fait qu’elle organise aussi l’exclusion et l’emprisonnement d’un certain nombre d’individus. »

Quand même, en arriver à légitimer la tentative de crémation des flics afin d’éviter de se payer une psychanalyse et effacer l’image du père et de sa classe d’origine, c’est un peu violent. Dans la pénible rhétorique appliquée de Geoffroy, on flaire le désir de s’auto-convaincre qu’il est un rebelle. Son pote Edouard Louis, qui a écrit Histoire de la violence, le récit de son viol par un certain Reda, devrait lui expliquer mieux ce qui arrive lorsqu’on fréquente des gens qui ne sont pas de votre milieu — et qu’on n’a pas les biceps appropriés aux rencontres du troisième type.
Tous ces bobos douillets — ah ciel, si la police leur cassait un ongle ! —, tous ces Geoffroy, Eddy, Didier, Annie et quelques autres, constituent une clique bien particulière. Des athlètes de salon, qui n’hésitent pas à fustiger tout ce qui n’appartient pas au conformisme de gauche et au confort intellectuel du VIème arrondissement. C’est ainsi qu’Annie Ernaux, écrivain estimable avec le bon sens politique d’une vache, a signé une pétition en défense de Houria Bouteldja, la présidente du Parti des Indigènes de la République, auteur ( même pour célébrer ces jobards je n’écrirai pas « auteure ») de Les Blancs, les Juifs et nous, qui n’est pas du tout un pamphlet raciste et communautariste. Un micro-événement parisien qui a fait sortir de ses gonds le bon Jack Dion : il a signé pour Marianne une tribune qui remet les pendules à l’heure et les gauchistes-à-bon-compte à leur place.

Notre ami Geoffroy se bâtit une jolie carrière qui lui vaut l’admiration de ses semblables et le mépris de tous les sociologues. Jamais l’opposition entre Paris-ville-monde et la « France périphérique » n’a paru si violente. Mélenchon devrait se faire du souci, si c’est ça la Gauche qu’il veut rassembler. Reviens sur la Canebière, Jean-Luc, ici le monde est réel, là-haut ils sont devenus fous.

En attendant l’issue du procès, je m’étonne un peu que les syndicats de policiers ne s’indignent pas de cette légitimation de la violence anti-policière — et ne demandent pas le droit à l’avenir de riposter à hauteur des attaques.

Jean-Paul Brighelli

185 commentaires

  1. « Mort aux vaches » « …Annie Ernaux, écrivain estimable avec le bon sens politique d’une vache. »
    Il y a vache et vache.

    • Intéressant le cas Ernaux. Je suis tombé sous le charme, sans échappatoire, le jour où j’ai lu « Années » au point de lire tous ses autres bouquins. Ses positions socio-politico-bobos sont pathétiques mais comme on dit dans ces cas là, le lecteur aura rectifié de lui même… comme pour Céline.

  2. « ll faudra demander à Vincent et Jenny, qui se sont offerts quelques semaines d’hôpital avec des brûlures au troisième degré, ce qu’ils pensent de notre ami Geoffroy. »

    Maître,comment appeler votre attention discrètement sur le lapsus clavis qui vous fait mettre un « s » à offerts?

    (Pour ceux qui ont subi l’école Najat: « se » est complément d’attribution;c’est comme si on disait: » Jenny et Vincent ont offert à elles-mêmes… »

    Comparez aussi:
    La Trogneux et la Cagole se sont mis des coups dans la gueule comme eussent fait des harengères.
    et:
    La Trogneux et la Cagole se sont mises à comparer leurs avantages respectifs.
    et encore:
    La Trogneux et la Cagole se sont offertes ,nues, aux regards d’une foule en délire.

    PS A ceux qui se posent des questions sur les habitudes conjugales de Toufriquet et de Granny Smith,je rappelle un joli proverbe anglais: »on ne regarde pas le manteau de la cheminée lorsque on tisonne le feu. »

      • Maître,personne ne le pense.

        Nous savons tous que la frappe sur un clavier engendre des lapsus.

        Ne l’ai-je pas dit assez clairement ?

        J’aurais voulu vous prévenir discrètement-afin que vous puissiez rectifier avant que cela ne se remarque (vous connaissez l’histoire du morceau de salade coincé entre les dents…)

        Au fait, que pensez-vous de ma suggestion:ménager des espaces privés où puissent se poursuivre des conversations un peu délicates-qu’on ne souhaiterait pas poursuivre au su et au vu de tout le commentariat.

        Cela existe sur d’autres sites,certes moins prestigieux,mais fort respectables.

        J’avais commencé un dialogue pour moi très instructif avec Flo-abruptement interrompu (« je ne peux pas vous répondre »,m’avait-elle dit);je me risque à conjecturer qu’elle m’eût répondu-si cette réponse n’avait été lue que par moi et vous bien sûr.

        Je ne sais pas ce que signifie le mot « déconstruction »,mais je sais par ouï dire (ou joui-dire,dans le langage de votre alter ego) que nous devons ce concept à Derrida et non à Foucault.

        • Comment se peut-il qu’une personne de votre qualité puisse se retrouver à ce point isolée de toute confidence féminine ?… Peu crédible mon cher Lormier.
          Qu’à cela ne tienne, il vous suffit de me transmettre, via JPB, le numéro de votre mobile (pas d’adresse mail impersonnelle).

          • Sachant que vous n’avez rien d’un pleutre, je suis assurée que vous répondrez favorablement à ma demande. : )

          • Flo,il n’y pas si longtemps,je fus témoin dans une file d’attente,d’un début de palabre entre deux Afircains (qui ne se connaissaient pas). J’ai retenu seulement ces mots du début: »Cousin,tu me mets dans l’embarras… »

            Eh bien, Flo vous me mettez dans l’embarras.
            La condition de possibilité d’un dialogue entre « nous »,c’était (selon moi,bien sûr) qu’il fût sans visage et sans voix,un dialogue des sexes (chose inouïe depuis la création du Monde) mais un dialogue impersonnel, désincarné;si nous nous parlions au téléphone,nous quitterions le cyberespace.

        • « Déconstruction » vient de chez Heidegger que Derrida a piqué pour en accentuer le décentrement version Bataille/Blanchot : détruire toute possibilité de centre, de sens (« sans, cent, sang » in Positions, Grammatologie) j’ai fait une étude détaillée de tout cela dans plusieurs ouvrages et quelques articles en ligne dont celui-ci :

          http://www.revue-klesis.org/pdf/6-Varia-Oulahbib.pdf

          CDT

    • Quand on saisit un texte rapidement directement du cerveau aux doigts, le lapsus clavia (?) est fréquent. Je me rends compte que j’écris phonétiquement ou des homophones sans m’en rendre compte. C’est parfois rigolo mais indigeste pour le lecteur. Pour éviter les erreurs, une seule solution, la relecture.

      • « Pour éviter les erreurs, une seule solution, la relecture. »
        Si vous fréquentez ces lieux depuis un certain temps,vous avez pu lire cette phrase du Maître: »on ne se relit jamais assez. »

  3. Les protestants sont-ils aussi catholiques qu’on le dit ?

    Le 20 septembre 2017 à 14 h 09 min, Pierre Driout a dit :
    « Je ne sais pas si Paul Ricoeur croyait aux miracles – je suppose que oui car il était catholique »
    Ricoeur n’ était-il pas d’une famille protestante?
    Il est vrai que Pierre Driout ,à l’oral du baccalauréat a déclaré: »les protestants sont très catholiques »
    voir archives de l’INA:
    https://www.youtube.com/watch?v=XNblwwQWIBg
    0mn 23 s sq

  4. Puisqu’on reparle de sélection et des âneries de Bourdieu, voyons un sujet lié, et intéressant en soi :

    http://www.academie-medecine.fr/articles-du-bulletin/publication/?idpublication=100759

    il y a des étudiants recalés en première année de médecine qui vont faire leurs études à l’étranger pour contourner le numerus clausus, notamment en Roumanie. Les études là-bas sont facturées dans les 5 000 euros par an pour les seuls frais de scolarité, si je me souviens bien.

    Sous Sarkozy, des mesures avaient été prises pour éviter ces contournements, en ne permettant l’accès au concours de l’internat qu’à ceux passés par la formation en France. Mais, sous Hollande, les européistes dont le Conseil d’Etat ont enlevé cette disposition, résultat de diverses idéologies pro-UE ou égalitaristes.

    Et, surprise, cela pose des problèmes…

  5. Je poste à nouveau ici car je suis en retard d’un train:

    1972. Maître auxiliaire de philo.
    1976. Prof dans un collège expérimental.
    1984. Chargé de cours à l’université .
    De 1984 à 2014,(âge de sa retraite), consacre une partie de son temps à « repenser », avec la complicité des médias et des politiques, l’Education Nationale.

    20 septembre 2017 : Ose encore se faire inviter à la radio pour expliquer ce qu’il convient de faire pour lutter contre la violence dans les établissements scolaires .

    Pourquoi est-il encore, après trente ans d’errance,
    considéré par les médias comme une référence ?
    (pardon pour la rime)

    Il y a des gens mieux informés que moi ici, aidez-moi s.v.p., j’aimerais tant comprendre !

    PS:
    Je suis sûr que Lormier, qui est, et de loin, le commentateur le plus dynamique et le plus pointu de ce lieu, va éclairer ma lanterne .

  6. Lormier a dévoilé le pot-aux-roses : je suis un faiseur de miracles ! Je transforme un brave philosophe & protestant tel Paul Ricoeur en un disciple du très-catholique Emmanuel Mounier comme d’autres transforment l’eau de source en eau-bénite et le vin de la treille en sang du Christ !

    Au fond Lormier c’est le Christophe Donner du blog « Bonnet d’âne » : il dévoile tous les petits secrets bien cachés de chacun des messagers du ciel et de l’enfer !

  7. N.B Que Ricoeur soit catholique ou protestant ne change pas grand chose à l’incompatibilité entre la science et le miracle !
    C’est comme si Pierre Teilhard de Chardin s’était écrié en découvrant l’homme préhistorique en Chine : « C’est un miracle ! le premier chrétien … était chinois ! »

    Avez-vous relu « l’Histoire universelle » de Bossuet ? Grande histoire comique …

  8. Quand on fait appel au miracle c’est qu’on cache une entourloupe !
    ….
    On a parlé du « miracle de la Marne » en septembre 1914 pour l’arrêt des troupes allemandes sur le front – c’était une manière de cacher l’impréparation manifeste de l’armée française et l’incompétence de l’état-major !
    C’est dans les premiers mois de la guerre que les pertes françaises ont été les plus sévères ! Il n’y a eu donc aucun miracle de la Marne … juste le redressement d’une situation catastrophique !

    Les journalistes français ont parlé du ton messianique de Donald Trump à la tribune de l’Onu – alors que penser de l’appel au miracle chez Emmanuel Macron ?

  9. Rien lu de ce Geoffroy de., mais ai lu « Pour en finir avec Eddy Bellegueule ». Jamais lu de récit plus désespérant.
    Je résume:
    La mère une vraie conne, le père un vrai con, le cousin con comme une bite, la belle-gueule conne comme un trou du cul offert aux quatre vents… l’usine en laiton: les corps qui puent la sueur et le pastis, l’absence de classe de la classe ouvrière complètement caricaturée.
    P’tain ! on est loin de Paul Géraldy!
    Quand je pense que j’ai quasiment le même âge que lui, c’est ça qui me tue !

    • D’ailleurs, je ne crois pas qu’il y ait des homos réellement épanouis; ils simulent, les fourbes ! Ils brûleront, victimes de leur vice effroyable, alléluia !

  10. Geoffroy en analyse ? Improbable. L’analysant est conscient de ses difficultés et tente de s’en débarrasser. Geoffroy n’a aucun doute sur son immense valeur ni sur sa mission sacrée. Ses comparses non plus. Au reste, la psychanalyse représente pour ces passionnés d’égalitude une abomination bourgeoise à éradiquer au plus vite. Tous les totalitarismes ont été sans pitié pour les gens qui pensent.

  11. MEXICO, MEXIIIIIII…………. »TA GUEULE! »…COMME DIRAIT L’AUTRE

    Rendons-nous à l’évidence: le sombrero est au béret basque ce que les Oscars sont aux Césars, une imitation ratée !

  12. Revenons à Geffroy, notre radical obsédé d’être au centre de ce qui décale du centre :

    « Nous devons redonner une forme d’innocence et d’évidence à la mise en question du monde. Car nous avons perdu du terrain. Il suffit de relire des textes des années 1960 ou 1970 de Sartre, Simone de Beauvoir, de Foucault, etc. par exemple pour voir à quel point ils étaient capables de dire des choses qu’il serait difficile de dire aujourd’hui. Par exemple, Foucault rédige en 1971 des textes pour le Groupe d’information sur les prisons où il écrit : « Sont intolérables : les tribunaux, les flics, les hôpitaux, les asiles, l’école, le service militaire, la presse, la télé, l’État et d’abord les prisons. » Il écrit ça en étant en même temps professeur au Collège de France. C’est un type d’énoncé qui serait aujourd’hui presque imprononçable pour un intellectuel. Aujourd’hui, nous vivons un moment où la radicalité est perçue comme illégitime. Elle est systématiquement construite comme une position qui doit se justifier, elle est suspecte. Elle n’est plus l’évidence. Et ce que tu dis Thomas est très juste. Moi, j’interdis maintenant qu’on dise, à la radio, « intellectuel engagé, radical ». Je leur dis : « vous me présentez comme sociologue et philosophe ». Je vais simplement au bout de ce que la logique de la pensée me dit de dire; et ce sont les autres qui sont inauthentiques, ce sont les autres qu’il faut interroger. Il faut reproblématiser le désengagement, resignifier la non-radicalité comme inauthenticité. »

    https://geoffroydelagasnerie.com/2017/06/26/la-verite-est-un-concept-oppositionnel-entretien-sur-lart-et-la-politique-avec-thomas-ostermeier-et-florian-borchmeyer

    Il s’agit de produire des phrases insondables du genre : la gravitation est fasciste en ce qu’elle oblige à orbiter autour d’un centre ceux qui luttent pour s’en décaler.

    • Oui,oui,…mais qu’est-ce que la « radicalité »,qu’est-ce que la « radicalisation » dans la bouche du ministre de l’Intérieur ?

      Bonnet d’Ane est très surveillé;ne serait-ce pas une cellule de radicalisation ?

  13. Auteuil-Neuilly-Passy, c’est pas du gâteau. Auteuil-Neuilly-Passy tel est notre ghetto !
    Il faut ignorer ces gens-là…. Parler d’eux c’est déjà leur accorder trop d’importance et c’est ce qu’ils cherchent, insignifiants qu’ils sont …

    • Mais non ! Leurs productions nous aident à mieux rire.

      Car en vérité je vous le dis : Le bord du Debord n’est pas impavide

    • Pourquoi Auteuil-Neuilly-Passy ? Parce qu’il a un nom à particule ?

      Où habite-t-il au juste, avec son salaire de prof de socio (ou même son père, avec son salaire d’ingénieur supaéro) ?

      Yaka faire comme en URSS, les « gens du passé » interdits d’université sur 8 générations.
      Ainsi, le problème du tirage au sort APB et celui de la « reproduction des élites » qui déchaîne tant de passions (naturellement fort saines et justifiées par la grande souffrance du peuple) seront résolus.

      • En tout cas, son collègue en débilitude mentionné dans l’article vient de la province profonde, et la différence ne saute pas aux yeux.

        • Je laisse le soin à Colombo Driout de mener l’enquête sur l’origine de la particule. Il s’était brillamment illustré dans l’affaire « Géraldine ».

      • Cela allait même beaucoup plus loin. Une vieille dame russe, étudiante au début de la Révolution, m’avait raconté que les commissaires politiques examinaient les mains des gens de son université pour effectuer le tri entre bourgeois et prolétaires. Elle-même était issue d’une vieille famille aristocratique, mais elle avait réussi à passer à travers les mailles du filet car, étudiante en architecture, elle possédait les mains calleuses d’une ouvrière à force de travailler sur ses maquettes.

  14. Certains aimeraient tellement être des électrons libres mais non ! il y a ce damné fil à la patte du confort bourgeois … alors ils se révoltent en 220 volts alternatif !

    • et aussi « le mur du réel » -soutenu à bout de bras par les démocrates.

      Au fait,j’ai vu sur votre site que vous faites une promotion sur les soutifs polonais;grosse demande ?

  15. Cela ne m’étonne pas de cette sous-m…. de soi-disant “Libération“. Ce torchon est un ramassis de fachos islamogauchistes qui devraient être déchus de leurs droits civiques pour apologie envers le terrorisme et la violence, et pour haute trahison envers l’État, la République et le peuple français. Ils ne perdent rien pour attendre car le citoyen lambda prend bonne note de leurs fourberies.

  16. « Dans l’excitation et la colère, certains individus agressèrent les policiers et attaquèrent la voiture, qui brûle. » Oh, ce passage du passé simple… au présent de narration ! La marque d’un grand écrivain !
    Ca peut… être la marque d’un grand écrivain. C’est à dire de quelqu’un dont l’esprit se révèle autant par ce qu’il dit que par l’affranchissement vis à vis de règles parfaitement maîtrisées.
    Mais lorsque que l’esprit est aussi absent que le souffle, lorsque le laborieux le dispute à la confusion, cela s’appelle une faute de concordance des temps.

  17. Pub !

    « Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a demandé jeudi au Medef « le retrait immédiat » d’un bandeau publicitaire qui apparait lors de recherches sur internet, jugé insultant par les enseignants.
    « Si l’école faisait son travail, j’aurais un travail », assurent ces publicités estampillées Medef. »

    Un coup de pub et tout repart !

    • La campagne du @medef sur l’Ecole est inqualifiable. Morgue, mépris, bêtise, ignorance.
      — Laurence Parisot (@LaurenceParisot) September 21, 2017

      La Parisot poursuit le bossu de sa vindicte.

  18. Sur ce sujet Bruckner a écrit beaucoup de choses intéressantes dans « Le sanglot de l’homme blanc », « La tyrannie de la pénitence » et « L’islamophobie, un racisme imaginaire ».

    J’ai un fantasme: faire un lâcher de sociologues germanopratins comme ce (triste) sire Geoffroy aux Tarterêts. Espérance de vie: moins qu’un Poilu à Verdun…

  19. Les Compagnies Républicaines de Sécurité se font porter pâles ! Quoi ? Un peu d’huile bronzante « Geoffroy de Lagasnerie » et elles reprendront le beau teint hâlé que nous leur connaissons.

    • La police affine sa doctrine;elle s’attend à une escalade et à des morts dans ses rangs.
      Macron a déclaré la guerre au peuple français;il a dit qu’il ne reculera pas.
      Quand les rois parlaient du canon comme « ultima ratio »,ils ne pensaient pas au canon à eau.
      Enfin,vous me direz que les chefs des syndicats font leur boulot:ils fatiguent les troupes,dans l’espoir de les démoraliser et de les faire rentrer sagement à la maison. (Vous connaissez l’histoire des rendez-vous « secrets » entre Mailly et Macron.)

      Jusqu’ici, la combine a toujours bien marché…

  20. Rappelons à Geoffroy Daniel de Lagasnerie, « philosophe et sociologue français », qui écrit :
    « Moi, comme jeune blanc, bourgeois, de milieu culturel (sic) , j’ai été consacré par l’école, (…) le même système scolaire a fait de la violence symbolique, de la violence culturelle sur les enfants des classes dominées, sur les Noirs (..) »
    rappelons donc à ce jeune homme qui ne connaît visiblement pas ses dossiers que Kevin Philippy, l’un des policiers agressé (brûlé à 30%) est Noir…

    • C’est Florian Philippot qui se venge de Marine Le Pen ! Il va achever le Front national à coups de trottinette patriotique !

  21. Nous ne manquons pas de patriotes en France mais qui va sortir les poubelles ? C’est la fameuse question de Jean Yanne : tout le monde veut sauver la planète mais personne ne veut sortir les poubelles.

  22. « Dans l’excitation et la colère, certains individus agressèrent les policiers et attaquèrent la voiture, qui brûle.
    Certes, le passage du passé simple au présent de narration est constaté.
    Je n’ose pas penser qu’il mit ce présent car il ignorait (et ignore peut être encore) comment écrire le passé simple de brûler à la troisième personne… mais l’essentiel est il bien là ?
    Saviez vous qu’une voiture attaqué brûle d’elle même ? Comme le putois menacé exhale des odeurs putrides… On apprend tellement de chose à lire la presse « engagée » (à mon avis, c’est un pléonasme, d’ailleurs)
    Ne menacez donc pas vos véhicules, on ne sait jamais !

    • Sur la maîtrise du passé simple, je me pose la même question que vous, après avoir vu passer une info datant de 2015 révélant qu’un éditeur scolaire (Magnard) venait de publier un manuel de français, dans lequel l’élève d’aujourd’hui peut apprendre (en 4e, quand même !) la conjugaison du verbe « voir » au passé simple, justement :
      « Je vus, tu vus, il vut, nous vûmes, vous vûtes, ils vurent »…

      L’éditeur, je crois, s’est « excusé », en reconnaissant « une coquille », et en faisant remarquer que le manuel était conçu pour être utilisé sous le contrôle d’un enseignant. Un peu comme un médicament sur ordonnance : va-t-il falloir inscrire maintenant en bandeau sur chaque manuel scolaire : « A n’utiliser qu’en présence d’un enseignant compétent » ?

      Heureusement, l’éditeur a tout de même reconnu ses torts et… mis à la disposition des professeurs de français au collège une feuille avec la version corrigée, à télécharger : j’ignore combien auront eu besoin d’opérer ce téléchargement.
      Mais ce que je sais, c’est que j’ai moi-même, voilà quelques années, commandé une « grammaire des collèges », et que j’ai eu la surprise de découvrir que ce manuel-là était vendu assorti d’un « livre du professeur », contenant les corrigés de tous les exercices proposés dans le manuel.
      On n’est jamais trop attentionné envers les professeurs… de français.

  23. Noir dehors mais blanc dedans, il y a un mot, c’est « bounty » ( je viens de l’apprendre, c’est fou ce que l’on peut enrichir son vocabulaire en lisant Bonnet d’âne)
    Mais blanc dehors et noir dedans, on dit comment ?

  24. Après les autodafés de livres pratiqués par les militants nazis au début des années 30, voici venu le temps des bûchers de policiers par de « jeunes » délinquants (souvent travaillés par l’intégrisme) des banlieues.

    Les fachos hitlériens d’autrefois avaient comme soutien des Céline, Brasillach ou Drieu la Rochelle: de considérables ordures antisémites mais des écrivains talentueux.
    Les fachos banlieusards d’aujourd’hui ont comme soutien des sociologues complexés, des chanteurs bien-pensants et des acteurs sentencieux.

    Nous sommes passés des collabos flamboyants aux collabobos repentants.
    Notre époque a les traîtres qu’elle mérite.

    • Mon pauvre Roquet, elle t’avait déjà couché dans son teste amant et personne n’a eu le front, ni le cœur, de te le retirer du fion.

      • teste amant;décidément!
        Et pour Blanquer,un surnom ?

        teste amant,Teste amant;notre gode-lureau se prendrait-il pour Monsieur Teste?

        Il faut reconnaître ceci à Hervé:c’est la mouche qui s’attaque au marteau piqueur.

        Qu’il continue car ceci nous donne des occasions de lire vos répliques.

  25. C’est un peu toujours la même chose… Je propose que le Sieur Lasgasnerie sorte un peu de son VIIe arrondissement (celui du siège du PS…) ou de Neuilly, et parte non seulement explorer la France type 93 mais y habiter.
    Un stage de réalisme, rien de tel pour les crétins boboïdes.

  26. Tiens, une exposition dans la ville des élites que nous aimons subir…
    https://islamitsourhistory.com/the-exhibition/
    Une thématique qui devrait faire bondir de joie le maitre de ce « blog ».

    « Le musée de l’Europe, organisateur de l’exposition, souhaite montrer que l’islam n’est pas une importation récente mais une partie intégrante de la civilisation européenne depuis des siècles. »

    Sans blague. Partie intégrante qui nous désintègre… « Les hons, cela ose tout… »

  27. Une présentation intéressante de ces « cagoulards » dans le journal de TV libertés (https://www.tvlibertes.com/2017/09/19/19155/front-national-bord-de-scission), parmi lesquels figurent deux arrières-petits-fils de Georges Bernanos… La mère, une bobo chic fonctionnaire à Nanterre, a l’air fière d’avoir fait de son fils prénommé Antonin, étudiant en sociologie, évidemment, un militant « antifa ». Un voyou plutôt, une « incarnation du mal » qui mériterait d’être unanimement honni et couvert d’imprécations. Son aïeul n’aurait pas manqué de le faire.

    • Antonin Bernanos,présumé innocent,est en détention provisoire depuis dix mois.

      Evidemment,on pourrait modifier le droit et décider qu’on est présumé coupable jusqu’à ce qu’on ait démontré son innocence.

    • Requalification du parquet d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’ordre public en participation à un groupe formé en vu de la préparation de violences ou de dégradations… Incendier volontairement un véhicule et ses passagers ne relève pas d’un homicide volontaire ?

      Ou comment passer des assises à la correctionnelle : Antonin peut se réjouir de ses 10 mois de préventive. (en quartier VIP ?)

      • je répète:on a simplifié le code du travail,on peut aussi simplifier le code civil.
        « Tout inculpé est placé en détention jusqu’à ce qu’il ait fait la preuve de son innocence. »

          • Exactement;j’aurais dû écrire « code pénal ».Je corrige donc.
            On a simplifié le code du travail,on peut aussi simplifier le code pénal: »tout inculpé est placé en détention jusqu’à ce qu’il ait démontré son innocence. »

            Approuveriez-vous une telle modification du code pénal ?

            A propos du code civil,nombre de juristes et magistrats ont noté que le plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif contrevient à un principe fondamental du droit civil:toute victime d’un préjudice a droit à réparation pleine et entière de celui-ci.

            L’auteur d’un préjudice ne saurait être préservé de l' »alea judiciaire »,donc ne devrait pas connaître à l’avance ce que son forfait peut lui coûter;
            En gros,on banalise l’abus.

            En somme Macron s’assoit sur le Droit existant et bien sûr la séparation des pouvoirs.

    • On nous lance un Antonin Bernanos à ronger. Encore une famille pataud-logique où, dès la sortie de la messe, la quête est de mener une vie de chien.

  28. Geoffroy, Eddy, Didier, Annie….

    Me rappelle un quatuor. je les avais vus a Indianapolis quand j’ai été démobilisé et je les avais trouvé enjoués,disciplinés et dociles , ce qui correspondait a l’idée que je me faisait d’une vache, d’une plante grimpante ou d’un artiste.C’était un honnête groupe de barber shop, j’ai même pensé à les manager avant de me rappeler de l’axiome suprême du show business :Dans un duo il y a deux crétins, dans un quatuor il y a un alcoolique, un psychopathe, un junkie et un abruti qui porte les seringues, les bouteilles, les groupies suicidaires et les instruments.

    Puis je me suis occupé du King et j’ai porté tout le bazar moi-même.

    Pour 5 millions par an.

    La donne est à pique! Scotch!

  29. « Si l’école faisait son travail j’aurais un travail » (Medef)
    Pas faux !

    « Si les parents faisaient leur travail j’aurais un travail » (λ)
    Encore moins faux !

    • « Si mes parents avaient fait leur travail, ma mère n’aurait pas commencé le travail » (Roquet)
      Tout à fait juste !

    • Oui, mais n’oubliez pas tout de même que l’école, depuis Meirieu, se donne « pour mission d’arracher l’enfant à l’emprise de sa famille »…

      Si bien que pour les parents, la tâche est devenue beaucoup plus ardue, car je ne vois pas comment « éduquer » un enfant quand on n’a plus d' »emprise » sur lui.

      Outre que, la nature ayant horreur du vide, quand on arrache l’enfant à l’emprise de sa famille, une autre emprise vient bien souvent occuper le terrain. Celle de l’école, en l’occurrence.

      Donc, pour moi, la phrase du Medef est plutôt très bien vu, d’autant qu’il s’agit, ici, plus de formation intellectuelle – pour être capable d’apprendre un métier qui vous assurera de trouver du travail – que d’éducation parentale.

  30. Je soutiens Philippot à 100% dans cette affaire. Nous devons pouvoir payer notre couscous en francs !
    A la limite, plutôt que de notre couscous en francs, pourquoi ne pas le payer dans la monnaie de l’importateur maghrébin ?

  31. Kikadi ? « Un rebelle est forcément progressiste, il met en question un ordre donné pour plus de désordre et plus de liberté. »

    Le désordre isomorphe à la liberté, c’est du prêt à penser allons-bon. Le vrai progressiste, c’est celui qui rêverait à ça :

    http://nsm07.casimages.com/img/2017/09/22//17092209175716723115279493.jpg

    Et aux railleurs, le progressiste à la Geoffroy (à la tête) objectera : « tout ce qui n’est pas impossible est fatal » et il essaiera encore et encore. Comme le disait très bien un de ses alcoolytes : « je dirais plutôt qu’il ne faut pas être triste d’échouer tout le temps, ça fait partie du processus pour qu’un jour, on puisse réussir. »

    Qu’on se le dise : de tels forcenés de l’optimisme dans le désastre devraient forcer le respect.

    • kikadi (à peu près):
      « L’homme a deux ennemis:le premier est le désordre,le second est l’ordre. »

      Réponse (pas pour vous Dugong;pour ceux qui ne sauraient pas)
      Paul Valéry…à qui on fit des funérailles nationales,soit dit en passant.

      PS:le parti radical est-il radical, radicalisé, en voie de radicalisation ?
      Comment éradiquer le radicalisme ? Faut-il tuer le serpent dans l’oeuf ?

    • Ils n’ont rien inventé, ces godelureaux : « Plus ça rate, plus on a de chances que ça marche » est une devise Shadok bien connue.

  32. La pipeuse de Corée septentrionale menace de nucléariser le Pacifique. Un coup d’épée dans l’eau ?

    https://www.lesechos.fr/medias/2017/09/22/2116358_pour-faire-payer-trump-pyongyang-envisage-une-explosion-nucleaire-dans-le-pacifique-web-tete-030601635149_1000x533.jpg

    Derrière l’orifice en cul de poule, on distingue une sorte de bibliothèque (investie du goût de chiotte caractéristique de la famille Kim Jong) et des « dossiers » majoritairement colorés selon un camaïeu de verts tout à fait coquet. Du coup, l’œil curieux est attiré par les rares dossiers bleus qui sont tous à gauche sur le cliché.

    Des dossiers Nique Tes FeSses cryptés du Système d’exploitation développée par la clique de Pyongyang ? Autre chose ?

  33. On vilipende ici tel sociologue…
    Les autorités s’appuient peut-être sur les travaux d’autres connaisseurs de la société française.
    Je suis persuadé qu’il existe des sociologues très utiles au pouvoir.
    Par exemple, je ne serais pas surpris que certains experts sollicités par les autorités leur aient dit: »pour apaiser les tensions,il faut un condamné,c’est essentiel;les Français,dans leur immense majorité ne se préoccupent pas de savoir s’il est coupable. Nous vous recommandons le lynchage à visage humain. »

  34. Il faut élever un mur transparent autour de la Tour Eiffel ; et dire qu’on se moque de Donald Trump quand on est bien-pensant de la sphère médiatique …

  35. Tiens, l’affaire de Tarnac n’est pas encore jugée !

    Ça traîne en longueur,à cause du pinaillage de ces chicaniers d’avocats!

    ils ont même réussi à faire éliminer la qualification « entreprise terroriste » !

    Et figurez vous que pour Antonin Bernanos,le procureur lui-même (couille molle!) est allé jusqu’à dire que le témoignage de « l’anonyme » qui avait vu Antonin Bernanos sur les lieux est fragilisé puisque il est maintenant établi que cet anonyme est un policier.

  36. Vous connaissez le proverbe ? Voir la paille qui est dans l’œil du voisin mais pas la poutre qui est dans le sien.

    Les Etats-Unis ont la folie des armes – mais aux E.U l’armée ne patrouille pas dans les grandes villes ! Ce qui n’est pas son métier.
    On laisse ce soin aux polices locales et en cas d’évènements graves à la Garde nationale.

    Ce qui frappe les yeux aux moins avertis de la situation française ? La décomposition de l’Etat français qui d’ailleurs est le mot suprême qu’on se repasse chez les hauts fonctionnaires : détruisez toute trace de l’Etat ! Faites place au vide … voilà le mot d’ordre !

  37. Je viens de découvrir avec stupeur et désespoir le courrier du coeur échangé entre Flo et Lormier du 21 septembre 2017 à 7 h 14 min au 22 septembre 2017 à 5 h 38 min, rempli de pensées malsaines auxquelles ces tourtereaux se donnent en proie sans pudeur !
    Flo, mon amour, mon bébé lubrique, ma tendre armoire(*) !…rassurez-moi, vous n’êtes pas plus proche de Lormier que de moi, hein ?! Il me semble que j’en mourrai(**)

    (*)Un des moyens, excellent, d’atteindre le Walhalla génito-urinaire des dames et damoiselles est, naturellement, la flatterie pré-clitoridienne !
    (**)figure de style…

    • Lormier, je suis prêt au duel s’il le faut !
      Quand on veut se friter, tous les prétextes sont bons, y compris les plus futiles: se piquer une belle femme, entre gentlemen, quoi de plus naturel ? Quoi de plus bêtement banal ?

    • Bravo,c’est vraiment très drôle;vous êtes en forme.
      Stanislas Dehaene a pu établir que les neurones de la créativité réagissent positivement aux stimulus érotiques.
      Il vous suffit de penser un instant à ce que vous pourriez faire avec Flo pour que vous nous pondiez ce petit billet plein d’humour.
      Qui sait si cette Flo n’est pas un élément de la conséquente matrice brighellienne ?
      Peu importe.

  38. Hervé,

    Si vous étiez plus galant homme encore vous nous offririez un pique-nique sur l’herbe plutôt qu’un duel sur le pré !
    Ensuite nous irions nous rouler dans les hautes graminées à plusieurs tant que vous voulez …

    P.S Le déjeuner sur l’herbe a des antécédents célèbres !

  39. Scoop : Roquet s’est échappé hier soir de la Salebêtrière où il était enfermé depuis lurette pour divagations incontinentes en rase motte. Profitant de la distraction d’un infirmier lors de sa douche mensuelle, Roquet a rongé sa chaîne et s’est fait la belle *.

    http://nsm07.casimages.com/img/2017/09/22//17092203495616723115279910.jpg

    * façon de parler puisque la seule chose qu’il puisse faire à ladite belle est de juter sur ses souliers en jappant.

  40. Je dois dire pour être tout à fait honnête que la crinoline de nos aïeules fait penser plutôt au Second Empire qu’au Premier !

    Chère Dame aux camélias pâlement roses … encore un Dumas mais c’est le fils !

  41. « Ensuite nous irions nous rouler dans les hautes graminées à plusieurs tant que vous voulez »
    Avertissement:
    Se tient ce samedi la journée internationale de la bisexualité et de la pansexualité (une «grande marche» est organisée à partir de 14h place du Colonel-Fabien à Paris )
    Roquet, fiché B pour biphobie et H pour hétérorisme, risque par conséquent, d’être très énervé ce dimanche.

  42. Orianne m’a mis un doigt dans le fondement cette après-midi !

    Je dis cela pour soutenir ma réputation auprès de Dugong le maître es-physique du globe !

    P.S Orianne étant docteur en médecine et exerçant à l’hôpital Foch notre rendez-vous était rien moins que galant.

    • Driout, je ne suis pas sûr que la stimulation médicale de votre prostate fasse partie des urgences de Bonnet d’âne…

      • Driout est notre petit lapin sur ce blog et l’hypertrophie du lapereau se tâte…
        (vanne empruntée au regretté Gotlib)

        • Le Maître, qui connaît comme personne la taxinomie du cinéma peaurnographique, fait exprès de parler de « stimulation de la prostate. »-à propos de l’examen médical que nous rapporte (sans grand détail,il est vrai) Pierre Driout.
          Je ne sais si d’autres que moi font la même expérience:chaque lecture (et même chaque relecture) d’un billet du Maître, éveille ma curiosité et me conduit à rechercher dans les bibliothèques des réponses à des questions que ,sans cette impulsion, je ne me fusse pas posées.
          L’historienne Rachel P. Maines, dans un ouvrage érudit et richement illustré, The technology of orgasm,(The John Hopkins University Press,1999) cite une communication du Docteur JH Harvey Kelloggs à un congrès, en 1904-communication relative au traitement de la neurasthénie chez la femme.
          j’en extrais cette phrase:
          « Avec une électrode placée dans le vagin ou le rectum,l’autre sur l’abdomen,de puissantes contractions des muscles abdominaux peuvent être obtenues… »(page 85).

          •  » Avec une électrode placée dans le vagin ou le rectum,l’autre sur l’abdomen,de puissantes contractions des muscles abdominaux peuvent être obtenues… »
            Faux! Là où il y a de la gégène, il n’y a pas de plaisir…

  43. PMA, GPA : La mise en garde de Michel Onfray (Le Figaro):

    «Au nom de cette logique d’égalité, il n’y a pas de raison que les couples d’hommes n’aient pas le droit, comme les couples de femmes, de recourir à la procréation médicalement assistée, donc à la GPA»

    La PMA est inconvenante, absurde, limitée et surtout discriminante : désormais, nous les hommes, nous exigeons d’enfanter nous-même !
    GOT(*), et fissa !

    (*) Greffe d’Ovaires pour Tous

        • Sur le camaïeu,je me suis mal exprimé;je voulais dire:un linguiste-statisticien pourrait étudier dans un corpus de textes assez abondant (et à définir) le pourcentages respectifs des occurrences de « camaïeu de bleus », »camaïeux de verts », »camaïeux de rouges » etc…

          Cela m »amuserait de voir les résultats;abcmaths m’a utilement détrompé:on parle bel et bien de camaïeux de rouges »…mais est-ce si fréquent ?

          Si une telle étude ne voiy pas le jour,je m’en remettrais.

          • Les libertés sémantiques du cahier de style qu’offre abcmaths dans l’exemple de cette palette graphique n’appartiennent qu’à elle mais pas au Larousse.

            Larousse : »Peinture monochrome, recourant à un dégradé de valeurs d’une même couleur ou teinte. »

            Un dégradé de rouge donne du rose. Comprenez-vous ? Vous pourrez donc évoquer un camaïeu de rose mais non de rouge.

            Lormier, Il faudra que l’on revienne sur votre transfert…

  44. Mariage pour tous ? On le conserve bien entendu, pour des raisons techniques…
    Les mariés arrivent joyeux à la Mairie, complice communale du forfait. Lorsque tout le monde est entré, soudain, malfrats conjugaux et invités amoraux (des repris de justice banalisés) ferment les portes à clef. On tire dans la foule festive jusqu’au « dernier râle » …quelle joie hétérosexuelle !

  45. Prêche dans le désert:
    bon, personne ici n’est allé voir « Good Time » ?
    « We had a good time »…y’a des moments où, quand le souvenir est entré dans l’affect, on se souvient fortement de certains passages de sa vie. C’était le bon temps dirions-nous, même si cela ne l’était pas.

  46. Prêche dans le désert (suite)
    Et le film sur Gauguin…Non, personne ?
    Oui, je suis dubitatif comme vous. Est-ce qu’une bio filmée va permettre un approfondissement de la compréhension/création de l’oeuvre picturale ? cf le navet de biopic sur Cézanne avec Galienne et Canet.
    Voir ou revoir plutôt, le « Van Gogh » de Pialat ou « La belle noiseuse » de Rivette/Balzac ou encore « Les fleurs bleues » de Wajda.

  47. Quittons-nous définitivement sur une évidence:
    Un blog, c’est l’agora numérique : on entre et on sort,  » in and out  » comme disent les anglais. Un pseudo apparaît et disparaît…So what !?
    Bon week-end et à 12C4 !

  48. Philippot se retire de la bourgeoise de Montretout.

    La situation reste clairement pré-révolutionnaire mais allons-nous vers une situation contre-révolutionnaire, non-révolutionnaire ou révolutionnaire ?

    Vous avez six heures.

  49. Qu’Orianne duchesse de Guermantes soit devenue proctologue est quand même épatant !

    Vous imaginez Proust revenu sur terre en 2017 ! Il n’aurait pour tout potage comme jeune fille en fleur qu’une vieille ex-enseignante de soixante-cinq berges qui s’habille en mini-jupe et en Vuitton ! L’élégance made in LVMH !

    Au fait l’hôpital Foch où je me trouvais hier se situe rue Worth ; il occupe en effet un quart de l’immense propriété du couturier Charles Frédéric Worth créateur de la haute couture sous le Second Empire et qui avait fait fortune en habillant la Cour de Napoléon III. Orianne chez Worth tout un poème …

    • Proust, aujourd’hui, vivrait à Berlin. Il aurait raté la vague punk et ne s’en remettrait pas. Il serait tatoué et aurait des anneaux dans le nez.

    • Proust, tout géant de la littérature qu’il ait été, s’est sans doute laissé aller parfois au plagiat car même le colosse copie…

        • « Le petit bout de la lorgnette »;j’ai toujours eu du mal avec cette expression;si vous mettez votre oeil sur la lentille de sortie d’une longue-vue,que voyez-vous ?
          Des choses floues,informes…

          et aussi: « la goutte d’eau qui fait déborder le vase »;si vous ajoutez une goutte d’eau à un vase plein,quelle quantité va déborder ? (un physicien m’a expliqué,jadis,que ce srait plus que le volume de la goutte d’eau) tout de même,ce n’est pas la toatlité du contenu qui va se répandre,n’est-ce pas,ni même la moitié?

          je préfère mille fois l’expression anglaise:la paille qui a cassé le dos du chameau.

  50. Il faudra bien s’y faire : Jean-Paul Brighelli est un contemporain de Corneille et Racine … les autres !

    Pas de Marcel Proust ! La princesse Soutzo qui épousa Paul Morand dans les années 20 connaissait bien Proust ; elle habitait un énorme hôtel particulier qui existe toujours sur le Champ-de-Mars où elle était servie par une centaine de domestiques ; son drame en 14 : ses larbins – souvent des Bretons cf le personnage de Bécassine – partirent à la guerre pour n’en plus revenir.

    • Le Maître est le contemporain de chaque auteur qu’il lit au moment où il le lit.
      Le « bon lecteur » s’identifie à l’auteur ( et non à un personnage,s’il s’agit d’un roman);

      c’est à peu près ce que dit Nabokov dans un de ses cours de littérature.

    • En prétendant vous attaquer au Maître,vous ne faites que souligner votre petitesse-démarche bien superflue,je vous assure,- tant votre petitesse est évidente.

  51. Même un type intelligent comme Nabokov peut dire une sottise !
    Un auteur de théâtre – mettons Racine – s’identifie à ses héros soit ! Mais c’est lui qui les modèle avec des mots.

    Pour le lecteur de 2017 les mots n’ont pas forcément le même sens, la même couleur, le même poids ! Cela dépend de sa culture et de son esprit de discernement !
    Le lecteur réinvente avec ses moyens propres le texte ou bien l’abandonne à son triste sort.

    • Quand j’ aurai eu le temps de la retrouver,je vous donnerai la référence précise;je pense que vous n’avez pas compris cette citation,bien courte;si vous lisez le paragraphe entier,vous n’accuserez plus Nabokov de sottise.

      • Nabokov aimait les paradoxes donc je suppose qu’il s’agissait pour lui d’étonner son auditoire … féminin !

        • Il ne s’agit pas du tout d’un paradoxe.
          Mais soyons rigoureux:il se peut que cette phrase ne soit pas de Nabokov;je ne la retrouve pas dans l’introduction à son cours de littérature: « Bons lecteurs et bons écrivains ».
          Il se peut qu’elle figure dans un autre des ses textes.
          Il se peut aussi que j’aie commis une erreur d’attribution.
          Martin Amis,commentant Nabokov qu’il admirait ,a,au cours d’une causerie , dit ceci:
          ‘When you read Pride and Prejudice, if you’re a woman, don’t identify with Elizabeth Bennet, and if you’re a man, don’t identify with Fitzwilliam Darcy. In both cases, identify with Jane Austen. Identify with the author, not the character, think ‘what’s the author trying to do?’”
          « Quand vous lisez Pride and prejudice,si vous êtes une femme,ne vous identifiez pas à Elisabeth Bennet,et si vous êtes un homme ne vous identifiez pas à Fitzwilliam Darcy.Dans un cas comme dans l’autre,identifiez vous à jane Austen.
          Identifiez vous à l’auteur,pas au personnage… »

          cf http://flavorwire.com/365800/martin-amis-on-reading-writing-and-what-its-like-inside-nabokovs-house
          Ceci dit,Nabokov eût approuvé-sauf les derniers mots,maladroits.

          Mais je vous exhorte à lire l’introduction au cours de littérature de Nabokov;c’est une explication très éclairante de la notion nabokovienne du bon lecteur.
          Hélas,ai-je en moi la moindre force de persuasion ?
          Je viens de relire cette introduction;c’est un modèle de rigueur démonstrative.
          je ne songe pas un instant à résumer.
          Juste une citation::
          « …un oeuvre d’art est toujours création d’un monde neuf,de sorte que la première chose que nous devons faire est d’étudier ce monde d’aussi près que possible,en le considérant comme entièrement neuf,sans lien évident avec les mondes que nous connaissons déjà… »

  52. C’est comme si vous disiez : Furtwängler est Beethoven quand il interprète une symphonie du maître de Bonn.

    Ou autrement dans le domaine des sciences : vous lisez le traité de l’électromagnétisme de Maxwell et vous devenez Maxwell ! Alors que vous savez la suite de l’histoire de la physique et vous êtes donc beaucoup plus averti que Maxwell lui-même sans avoir forcément son génie d’ailleurs.

    • Borgès a prouvé que Pierre Ménard (« auteur du Quichotte » — c’est dans Fictions), qui a juste recopié l’œuvre de Cervantès, est non seulement égal mais supérieur à son modèle.
      D’ailleurs Furtwängler n’était pas sourd, lui ! Il est donc supérieur à Beethoven.
      Et comme aurait dit Ionesco (c’est dans Rhinocéros) : d’ailleurs Beethoven est un chien.
      CQFD !

    • C’est encore pire que ça : un bon étudiant actuel en maîtrise * de physique a une vue à la fois plus profonde et large que Maxwell en 1865 sur l’électromagnétisme.

      Trois aspects parmi bien d’autres :

      – on s’est débarrassé depuis de la gangue mécaniste dans laquelle baignait Maxwell (que de fluides tourbillonnants dans ses textes !)

      – les ondes électromagnétiques sont une conséquence directe de la théorie de Maxwell. Il a fallu attendre 1888 et Hertz pour en avoir une première manifestation expérimentale.

      – Il a fallu une quarantaine d’années pour comprendre (Poincaré, Lorentz, Einstein) que les équations de l’électromagnétisme de Maxwell était fondamentalement correctes mais pas celles de Newton en mécanique (« électrodynamique des corps en mouvement »).

      * il en reste

      • Frédérique Oggier (téléphone:+65 6513 2026 ) une Helvète qui enseigne l’algèbre à Singapour dit ,très spirituellement, dans son cours de théorie élémentaire des groupes.
        « Bien sûr que Lagrange n’a pas démontré le théorème de Lagrange ! » [ Si G est un groupe fini,l’ordre d’un sous-groupe de G divise l’ordre de G.]
        cf http://www1.spms.ntu.edu.sg/~frederique/chap1.pdf page 8
        n’empêche que…

  53. Ce livre :

    http://www.laprocure.com/colonisations-repressions-chanson-jabeur/9782846544320.html

    les actes d’un colloque universitaire, contient notamment un article sur l’emprisonnement en Indochine.

    Nombre de détenus
    Il y a en moyenne 23 622 détenus dans l’entre-deux guerres, pour une population de 23 millions environ. L’article remarque que le taux d’incarcération est plus élevé qu’en métropole, où il y avait à cette période 12 000 détenus en moyenne pour 40 millions d’habitants. Cependant, on peut aussi remarquer que le taux d’incarcération indochinois était alors à peu près celui de la France contemporaine, et deux fois plus faible que l’Angleterre contemporaine.

    Dans l’entre-deux guerres, le pourcentage de ces détenus indochinois mis au bagne est élevé, dit-il : dans les 15%.
    Sur l’ensemble de la période coloniale, il y a eu 40 000 bagnards indochinois environ. En métropole, sur une période de même durée, 103 000 bagnards en Guyane et Nouvelle-Calédonie.
    60% des détenus des bagnes y étaient pour vol, ce qui laisse la place pour 16 000 détenus pour d’autres motifs sur l’ensemble de la période.
    Dans les années 1930, période d’agitation politique, il y avait 7 000 prisonniers (prison ou bagne) pour motifs politiques.
    En métropole, au lendemain de la Commune, il y avait 60 000 prisonniers (mais pas tous communards) pour une population de 30 millions.

    Conditions de vie

    Les détenus politiques n’étaient pas astreints aux travaux forcés.

    Ration de 700 à 800 g de riz, de 250 à 400 g de poisson. Epidémies meurtrières, pas d’isolement.
    « En conséquence, la mortalité, que déplorent tous les rapports de l’inspection générale des colonies, atteint généralement des taux considérables qui avoisinent 3 à 5% par an jusqu’en 1939, avec des pics de 8,8% (1931) mais peut atteindre certaines années jusqu’à 15,7% (1930), chiffres plus que considérables pour une population en majorité jeune ou adulte : ce sont les taux des bagnes des arsenaux de la Marine au XIXe siècle [en métropole : Brest Rochefort Toulon] » (citation du livre)

    Nombre de décès / mortalité à Poulo Condor dans les années 30 :
    1932 : 100 / 3,86% ; 1933 : 78 / 2,76% ; 1934 : 76 / 2,79% ; 1935 : 37 / 1,54% ; 1936 : 50 / 2% ; 1937 : 26 / 1,28% ; 1938 : 22 / 1% ; 1939 : 41 / 1,81% ; 1940 : 48 / 1,82%.

    L’auteur pense qu’il y a une différence qualitative dans l’emprisonnement, car en métropole la prison aurait eu une intention éducative et de réinsertion qui n’était pas présente en Indochine. Cependant, il n’explique pas en quoi ces mesures consistaient. Il cite le contre-exemple d’un pénitencier pour jeunes gens en Indochine, ayant eu une intention éducative, toujours sans préciser.

    « Certes le grand pénitencier indochinois [Poulo Condor] ne fut pas Auschwitz, mais les coups l’emportèrent sur toutes les autres formes de soumission à la discipline ». Règlement « sévère » de 1889. A l’époque où Lanessan y était médecin, encore assez peu strict.
    Critiques régulières par inspections et presse.
    Cages à tige : 120 cellules d’isolement pour réclusionnaires, construites en 1940. Ne voyaient plus que le ciel. Isolement « punition la plus douce et la plus terrible » selon Tocqueville.
    Pour la période de plus grande indiscipline, fin 1936, suite à l’élection du Front populaire, il parle d’une centaine de punitions par mois.

    Pour conclure, il me semble que l’auteur était un doctorant de Boudarel. En tout cas, les articles du livre parlant d’Indochine font à plusieurs reprises mention en termes élogieux des travaux (je veux dire : travaux universitaires) de Boudarel.

  54. « Jean-Luc Mélenchon réplique à Emmanuel Macron : « C’est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE… » (Le Parisien)

    Eh JLM, tu te mélenches les pinceaux ! C’est la bourgeoisie et les philosophes, soutenus par un profond mécontentement populaire, qui ont abattu les Rois. Et les nazis, ce sont plus les Russes, les Australiens, les Anglais, et les Américains trop contents de faire tourner leur industrie militaire qui les ont battus, pas le pavé parisien.
    Le problème avec JLM, se prenant pour Alexandre D. c’est qu’  » il veut faire de beaux enfants à l’Histoire » mais en l’enfilant par derrière sans son consentement.

    • A force de prendre l’Histoire par derrière, les révolutions accouchent toujours d’enfants morts-nés, ou handicapés, car ils sont non désirés.

    • Vouloir faire des enfants par derrière, n’est-ce pas un sommet de l’espérance ?
      Ou de l’illusion, peut-être…
      Merluche va nous faire une révolution en GPA.

  55. Justement, hier me rendant en vélo chez ma dentiste(*) du côté de la Bastille en début d’après-midi, c’était loin d’être la Révolution. Une honnête manif, formée d’un public convenu, loin des forces vives et populaires de la nation. Des flics à tous les coins de rue qui te demandent constamment tes papiers. Maintenant dans les manifs, tu peux emporter ton pavé à condition de le mettre dans un doggy-bag(*)

    (*)image qui va exciter le sirénien.

  56. Emmanuel Didier, docteur en Droit et avocat, exerçant aux Etats-Unis, vient d’envoyer le message ci-dessous à Libé — il a bien voulu me le transmettre et je le recopie tel qu’il m’a été envoyé :

    Monsieur,

    Concernant votre apologie de multiples tentatives d’assassinat d’agents de la paix, j’attire votre attention sur l’article 24 de la Loi du 29 juillet 181 sur la liberte de la presse:

    Article 24
    Modifié par Loi n°2004-1486 du 30 décembre 2004 – art. 20 JORF 31 décembre 2004
    Modifié par Loi n°2004-1486 du 30 décembre 2004 – art. 22 JORF 31 décembre 2004
    Seront punis de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article précédent, auront directement provoqué, dans le cas où cette provocation n’aurait pas été suivie d’effet, à commettre l’une des infractions suivantes :

    1° Les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne et les agressions sexuelles, définies par le livre II du code pénal ;

    2° Les vols, les extorsions et les destructions, dégradations et détériorations volontaires dangereuses pour les personnes, définis par le livre III du code pénal.

    Ceux qui, par les mêmes moyens, auront directement provoqué à l’un des crimes et délits portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation prévus par le titre Ier du livre IV du code pénal, seront punis des mêmes peines.

    Seront punis de la même peine ceux qui, par l’un des moyens énoncés en l’article 23, auront fait l’apologie des crimes visés au premier alinéa, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des crimes et délits de collaboration avec l’ennemi.

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006419715&cidTexte=LEGITEXT000006070722&dateTexte=20120628

    Emmanuel Didier
    Docteur d’État en droit
    Avocat (Ontario, New York) »

    Et d’ajouter — dans un courrier privé — qu’il est sidéré que l’Etat se croie dégagé, vis-à-vis de Lagasnerie, du simple exercice de la loi. Ou plutôt, qu’il ait visiblement peur d’appliquer la loi à cet épiphénomène qui se croit tout permis.

  57. Cher M. Brighelli, j’ai applaudi à votre dénonciation des faux rebelles qui défendent les délinquants. Edouard Louis trouve des circonstances atténuantes au Maghrébin qui le sodomisa par une belle nuit de Noël après lui avoir dérobé du matériel informatique (j’ai lu le best-seller où il narre les faits).

    Je suis agrégée comme vous et je considère que notre ami Geoffroy de Lagasnerie – aurait-il honte de sa particule ? – devrait affronter les dures réalités des REP et REP+ en devenant prof de SES dans quelque banlieue livrée à la délinquance et au « caïdat ». Ira-t-il importuner la police s’il de fait casser la g… par des élèves asociaux en classe ou à la sortie ?

    • Ah, mais nos rebelles dénoncent le système bien au chaud dans leur VIème arrondissement de résidence… Ecrire dans Libé ou Le Monde est plus confortable que de se lever matin pour expliquer l’accord du participe à Saint-Ouen ou Saint-Denis.
      Ou à Corbeil / Tarterêts, où j’ai sévi dix ans.

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