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Recherche Président désespérément

Bourses au mérite, roman national : les mauvais signaux de Hollande

Ce mois de juillet riche en actualités tragiques a achevé d’affaiblir le couple exécutif. Symptomatiques de la perte d’autorité du pouvoir, plusieurs manifestations pro-palestiniennes interdites ont néanmoins lieu. Le duo Hollande-Valls montre ainsi son inertie : coups de menton pour affirmer l’autorité de l’Etat, incapacité à faire appliquer sa décision, coups de menton pour fustiger les organisations et les élus qui ont bravé l’interdiction, lesquels n’ont pas à s’inquiéter. Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris, pourra continuer de présider ses séances. Clémentine Autain et Olivier Besancenot pourront toujours donner des leçons de morale sur les plateaux de télévision (Lire la suite…)

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Affaire Taubira : vers un crime d’arrière-pensée

Contre le FN, Ubu juge a frappé à Cayenne

 

Grâce à notre ami Régis de Castelnau, les lecteurs de Causeur ont pu se faire une idée claire de la procédure qui a amené à la condamnation d’Anne-Sophie Leclère et du Front national par le tribunal correctionnel de Cayenne. Son brillant article a apporté quelques éléments politiques sur lesquels il est utile de rebondir.

En premier lieu, dissipons tout malentendu. Les propos de cette dame sont abjects en sus d’être crétins. Comme le suggère Régis, une citation à comparaître par un procureur ardennais aurait été plus logique et je n’aurais pas été personnellement choqué par une lourde peine d’inéligibilité. Mais les conditions de la condamnation prononcée à Cayenne et les attendus sidérants du jugement, publiés par Libération, motivent également la révolte de tout citoyen attaché aux libertés publiques.

Que se passe-t-il d’habitude lorsque des faits, des paroles racistes ou jugées comme telles sont relevées ? Soit un procureur se saisit de l’affaire, soit une ou plusieurs association(s) connue(s) de tous dépose(nt) plainte. Dans le premier cas, les associations en question sont souvent parties civiles au procès. En général, tout cela se termine à la fameuse XVIIe chambre de Paris. En l’occurrence, dans cette affaire, où le délit de provocation à la haine raciale est a priori davantage constitué –ô combien-  que dans d’autres scandales comme celui provoqué par les propos d’Eric Zemmour sur les contrôles d’identité1, SOS Racisme, la LICRA et le MRAP ont été curieusement absents. Pourquoi ? L’affaire n’en valait-elle pas le coup ? Ce n’est pourtant pas ce que Dominique Sopo, invité jeudi sur Europe 1, suggérait. S’est-il abstenu pour laisser le terrain libre à l’association guyanaise Walwari ? On peut d’autant plus se poser la question que ladite association est domiciliée à la résidence guyanaise de la Garde des Sceaux, ce qui semble ne pas émouvoir grand monde, pas même ceux qui pourraient interroger cette dernière sur cette coïncidence troublante, mais qui s’en gardent bien. Il fallait donc que le procès se déroulât en Guyane, que les conditions d’un procès équitable ne soient pas réunis, pour aboutir à ces attendus que seule la crainte d’être poursuivi par les mêmes juges imprévisibles m’empêchent de qualifier de loufoques.

C’est bien simple, je me suis vraiment demandé si les habituels rédacteurs des tracts du MJS n’étaient pas dans le coup. Ce sont les attendus justifiant la condamnation du Front National, qui a pourtant exclu Anne-Sophie Leclère, avec une diligence que d’autres partis pourraient envier, qui laissent pantois. Le tribunal ne juge pas le parti frontiste complice, mais carrément co-auteur du délit. Un peu comme si dans le cadre d’un assassinat, il avait fait le guet pendant qu’on tirait sur la victime. Le FN est donc complice car il « lui a fourni les moyens en lui permettant d’être candidate » et qu’il ne s’est pas assuré « de ses opinions républicaines ». À cette lecture, j’ai frémi pour mes amis royalistes de gauche de la NAR. Le fait pour eux d’être favorables à l’établissement d’une monarchie constitutionnelle fait-il d’eux des délinquants ? Y at-il une corrélation obligatoire entre l’organisation constitutionnelle d’un pays et le racisme ? Pour les juges de Cayenne, c’est évident. À moins qu’on ne penche pour une grande légèreté et un manque de précision syntaxique graves, pour des magistrats formés dans la fameuse école de Bordeaux. Mais ce n’est pas fini. Voilà qu’ils décident, à la manière du premier commentateur facebookien venu, d’interpréter à sa guise le programme d’un parti politique. Qu’on lise ces quelques lignes : « Attendu qu’il (le FN) y a participé (au délit) de manière plus directe encore en véhiculant un discours parfois raciste, plus ouvertement xénophobe et négatif vis-à-vis de toutes les personnes ou communautés susceptibles de ne pas correspondre à son idéal du « français de souche », de race blanche ». Que Jean-Marie Le Pen, et même Marine Le Pen, puissent penser en leur for intérieur que cet idéal est bien le leur, c’est possible ; on peut –et on doit si on en la conviction – même leur reprocher certaines arrière-pensées, et pointer certaines contradictions, comme j’ai pu le faire moi-même. Mais sur le terrain politique et médiatique. Or, formellement, le programme du FN dit exactement l’inverse. Que le juge se permette de sonder les reins et les cœurs, voilà qui est particulièrement flippant. Mais sonder les reins et les cœurs, c’est le leitmotiv de ces attendus puisque les juges reprochent aussi au FN de ne pas avoir suffisamment prévu qu’Anne-Sophie Leclère se rendrait coupable d’un tel délit. L’exemple de Cahuzac, donné par mon compère Régis, ne manque pas de sel. Mais si on veut absolument trouver un exemple sur le même terrain, devra-t-on bientôt condamner le PS d’avoir permis de faire d’un adjoint au maire un homme capable de prononcer les propos suivants :  « Tu me parlais des sionistes. Tu veux Zittoun ? Tu veux un juif ? Tu veux Zittoun ? Tu veux ça toi ? C’est ça que t’aime ! T’aimes pas quand les gens qui te ressemblent sont en place et veulent t’aider. Tu préfères un enculé qui te nique bien. C’est ça ce que tu veux. Tu préfères Philippe. Tu aimes bien Zittoun. » ?

Imaginons que le PS ait tout de suite exclu cet élu et lui ait retiré sa délégation d’adjoint, un peu comme le FN qui a exclu Mme Leclère. Pourrait-on lui reprocher d’avoir permis l’ascension de cet homme à des responsabilités éminentes ? Certainement pas ! Le problème, c’est qu’il a attendu trois semaines pour remercier l’auteur de cette diatribe antisémite.

Mais revenons aux attendus du jugement de Cayenne. Le tribunal invente la qualification de « président d’honneur à vie » pour désigner Jean-Marie Le Pen, alors que ce titre n’existe pas dans les statuts du FN, même si le grand âge du titulaire de cette fonction laisse penser que ce sera sans doute le cas. Le reste est à l’avenant : considérer que la liberté d’expression doit être illimitée, comme cela se passe aux Etats-Unis, ou préconiser une limitation drastique de l’immigration fait de soi un complice objectif de Mme Leclère ; le tribunal a même vérifié le fait que Marine Le Pen et d’autres personnalités du FN n’avaient pas rayé de leurs « amis Facebook » la candidate qu’ils avaient exclue. Là on est carrément dans la cour de récré des réseaux sociaux !

Sur le plan des libertés publiques comme sur celui de la formation des juges, ce jugement pose donc incontestablement problème. Sur le plan politique, on peut aussi s’interroger sur l’attitude de la Garde des sceaux. Au mieux, elle a laissé faire. En tout cas, elle est toujours très imprudente. On l’avait déjà vu brandir des papiers qui disaient le contraire de ce qu’elle racontait, voilà qu’elle ne demande pas à ses copains de Walwari de déménager leur siège avant de déposer leur plainte. De nos jours, l’amateurisme est décidément partout…

  1. Rappelons que le journaliste a été relaxé sur cette déclaration et que c’est sur une autre parole, prononcée sur un autre plateau qu’il a été condamné, non pas pour provocation à la haine raciale mais pour provocation à la discrimination.
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Abécédaire Allemagne-Argentine

…avant la finale de la Coupe du monde

A : Première lettre de l’alphabet et initiale commune de l’Allemagne et de l’Argentine. Ces deux sélections se sont opposées deux fois déjà en finale. En 1986, où l’Argentine l’emporta contre l’Allemagne de l’Ouest (3/2) et en 1990 où l’Allemagne en cours de réunification prit sa revanche (1/0).

Ayrault (Jean-Marc) :  Ex-Premier ministre, essentiellement connu pour sa maîtrise de la langue de Goethe.

Battiston (Patrick) : Tombé au champ d’honneur face à l’Allemagne à Séville en 1982. Il fut percuté alors par un monstre qui mâchait négligemment un chewing-gum, et qui occupait – hasard fatal – le poste de gardien de but de la sélection allemande.

Beckenbauer (Franz) : Surnommé le Kaiser. Légende vivante du football allemand. Transformateur du concept de « libéro » qui n’a rien à voir avec les idées de Guillaume Nicoulaud. Il s’agit d’un joueur dont la mission était à l’origine de couvrir les autres défenseurs car dépourvu de marquage d’attaquant adverse. Beckenbauer fit évoluer le rôle du libéro en en le transformant en atout offensif. Vainqueur de la coupe du monde 1974 en tant que joueur et celle de 1990 en tant que sélectionneur, il est aussi l’inventeur du joueur dépourvu de sourire. (Lire la suite…)

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Michel Sapin : Du cocufiage en politique

Songe d’une nuit socialiste

Marie-Rose savait que Michel l’avait trompée de nombreuses fois mais au moins avait-il jusque-là sauvé les apparences. Avec les années, Marie-Rose considérait cette discrétion comme une forme de respect à son égard. Si elle n’avait pas cédé à  la tentation d’en finir avec ce mariage, ce qui lui avait quelquefois effleuré l’esprit, c’est bien pour cette raison. Mais ce jour-là, quand Michel était rentré à la maison au bras de cette jeune fille blonde à la chute de reins incendiaire, qu’il s’était installé avec elle sur le tapis du salon devant toute la famille assise sur le divan, et qu’il lui avait fait l’amour fougueusement avec un sourire en coin dans sa direction, Marie-Rose eut une soudaine envie de meurtre. (Lire la suite…)

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Plutôt Juppé que Guaino : Je rêve ou quoi là ?

Réponse à Jérôme Leroy

J’ai lu. J’ai regardé quel était l’auteur. J’ai même appelé la rédaction pour savoir s’il n’y avait pas erreur sur ce dernier. Et puis non… C’était bien le camarade Leroy qui avait signé ce papier. Mais j’imagine que ce doit être sous la torture ; ce n’est pas possible autrement. En fait, c’est surtout le premier paragraphe qui m’a mis sur le séant. Voilà que l’auteur nous explique qu’en cas de primaire UMP, il ira voter – et je ne lui en voudrai pas parce que j’ai fait exactement la même chose pour le PS en 2011-  mais qu’en sus, il donnera sa voix au candidat du triumvirat (Juppé ou Fillon) qui serait  « moins à droite » qu’un représentant de la ligne aujourd’hui représentée par Henri Guaino, Rachida Dati, Laurent Wauquiez et Guillaume Peltier. Il ajoute – et c’est à ce moment là que j’ai cru à l’écriture sous la torture – qu’il voterait donc pour le représentant d’une ligne « centriste, européenne et raisonnablement libérale ». (Lire la suite…)

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Crise à l’UMP : on a déjà trouvé un coupable

En excluant Lavrilleux, Juppé se couvre de ridicule

Aujourd’hui, le bureau politique de l’UMP devrait lancer une procédure d’exclusion contre Jérôme Lavrilleux. Aussitôt installée, la troïka d’anciens hôtes de Matignon, aidée par Luc Chatel, ne fait pas dans la demi-mesure. Voilà un homme qui s’est dévoué corps et âme pour son parti, qui explique avoir couvert des agissements illégaux dans l’intérêt du candidat Sarkozy, qu’il refuse de mouiller ainsi que Jean-François Copé, et qui va se faire exécuter par les siens avant même que la Justice ait rendu son verdict. (Lire la suite…)

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Parlement européen : pas facile de rester groupir !

Farage 1 Le Pen 0

Alors que la semaine dernière Giovanna Pancheri, une correspondante d’un média italien à Bruxelles annonçait sur twitter la formation d’un groupe au Parlement européen par Marine Le Pen, il s’avère aujourd’hui qu’elle a été devancée par son désormais adversaire eurosceptique, le britannique Nigel Farage. C’est en effet le leader de l’UKIP qui a annoncé hier la formation de son groupe à Strasbourg. (Lire la suite…)

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Sarkozix chez les Helvètes

La démocratie directe, c’est pas son truc

 

Nicolas Sarkozy fait parler de lui en Suisse. Hier après-midi, le quotidien helvétique Le Matin rapportait que l’’ancien président aurait eu des mots plus que désobligeants envers le système politique de la Confédération, le qualifiant « d’inefficace » et lui reprochant sa volonté de ne pas intégrer l’Union européenne. En fait, le scoop, à l’origine, n’est pas du Matin mais du Sonntag Blicks, hebdomadaire très populaire du côté de Berne. D’après le rédacteur en chef d’un autre journal suisse avec lequel j’ai pu échanger, Le Matin n’a pas laissé l’occasion de titrer sur ce scoop, en faisant réagir l’un des protagonistes de la réunion organisée sur les hauteurs d’Interlaken. (Lire la suite…)

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Peugeot ne veut plus de Sochaux

Sochaux, victime du foot business

 

Le cruel dénouement de la dernière journée de championnat de France ne m’a pas laissé indifférent, vous vous en doutez, puisque je vous avais part de ma passion pour le FC Sochaux quelques jours plus tôt. Attristé, j’avais fini par prendre les choses avec philosophie. Après tout, j’avais déjà connu trois relégations pour autant de remontées dans l’élite. Pourquoi la quatrième ferait-elle exception ? Seulement voilà, nous sommes en 2014. Et la dimension économique a pris, lors des dix dernières années une place sans commune mesure avec la situation de 1999, année de l’avant-dernière relégation du FCSM. Ce poids du business dans le foot se double d’une situation économique générale dans notre pays, et particulièrement dans le secteur automobile. (Lire la suite…)

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Tiens tiens, Sarkozy revient

Fillon et Juppé oseront-ils s’y frotter ?

J’ai récemment pronostiqué que les futurs candidats à la primaire de l’UMP trouveraient un homme de consensus pour présider leur parti en la personne de François Baroin. Dimanche, sur France 5, Xavier Bertrand a confirmé mon intuition en citant le nom du député-maire de Troyes comme meilleur repreneur de ce paquebot à la dérive. Je pensais également qu’un ticket Guaino-Wauquiez pourrait compléter la distribution du film et nourrir un débat idéologique intéressant au sein de l’UMP. (Lire la suite…)