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Montebourg et Varoufakis au milieu du gué

À Frangy-en-Bresse, on n’ose pas vraiment rompre avec l’UE

Il paraît que la Fête de la rose a presque le même âge que moi. Elle a lieu tous les ans depuis 1973 à Frangy-en-Bresse, à l’initiative de Pierre Joxe qui fut un emblématique ministre de l’Intérieur de François Mitterrand. L’an dernier, alors que la météo était plus clémente que cette année,Arnaud Montebourg et Benoît Hamon y avaient fait le show et avaient perdu dès le lendemain leur place au gouvernement. Cette année, le trublion bressan, ex-ministre de l’Economie, avait convié son ex-homologue grec, Iannis Varoufakis. Le show promettait également. Les télés et radios étaient là. Un militant franc-comtois, proche de Montebourg depuis des années, me confiait que Hollande aurait très bien pu tuer la couverture de la Fête de la rose en organisant une remise de la légion d’honneur des héros américains du Thalys dès ce dimanche après-midi, et ajoutait avec beaucoup de malice : « Même ça, ils n’en sont même plus capables ».

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FN : La guéguerre père-fille a bien lieu

Le fan club médiatique de Jean-Marie Le Pen s’élargit

 

La guerre de tranchées que se mènent Marine Le Pen et son père se poursuit. La semaine dernière, la Cour d’appel de Versailles a confirmé le jugement en référé en première instance vidant de son sens le congrès par correspondance organisé par la présidente du FN, lequel avait notamment pour objet de supprimer le titre de président d’honneur.

Mais comme l’explique le journaliste Laurent de Boissieu sur le site Atlantico, « Marine Le Pen a perdu une bataille mais n’a pas perdu la guerre face à Jean-Marie Le Pen […] Les juges n’ont pas dit qu’un congrès extraordinaire ne pouvait pas réviser les statuts du FN pour en supprimer la présidence d’honneur, mais simplement que le silence des statuts ne permet pas de l’organiser par correspondance. Les juges n’ont pas dit que le bureau exécutif du FN ne pouvait pas sanctionner Jean-Marie Le Pen, mais simplement qu’en l’espèce il ne pouvait pas être suspendu pour une durée liée à la tenue dudit congrès extraordinaire. Bref, bien qu’à court terme Jean-Marie Le Pen peut jubiler et rester président d’honneur du FN, à long terme Marine Le Pen possède les outils juridiques pour l’en déloger. » (Lire la suite…)

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Rififi au sommet du foot français

Le Graët et Thiriez jouent une «consolante» au Conseil d’Etat

 

Il y a le feu au football français. Les deux principaux dirigeants du sport le plus populaire du pays sont désormais en conflit ouvert. Jeudi, la Fédération Française de Football dirigée par Noël Le Graët a annulé très officiellement une décision du Conseil d’administration de la LFP (Ligue de Football Professionnel). Il s’agissait de modifier dès la prochaine saison (qui débute en août prochain) le régime des montées et descentes entre la Ligue 1 et la Ligue 2. Au lieu de trois montées en Ligue 1 et trois descentes de Ligue 2, on passerait à deux. Sous la pression des présidents des clubs de Ligue 2 qui ruaient dans les brancards, fustigeant une élite qui se protège, Le Graët avait pourtant cru pouvoir obtenir que ce changement du règlement soit repoussé d’un an. (Lire la suite…)

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A qui profitera le «Moment grec»?

Dernier inventaire avant recomposition

 

Maintenant que l’actualité grecque a perdu de la vitesse et en attendant que les prochains épisodes débarquent sur nos écrans, il est utile de faire un point sur les bouleversements que cette séquence à produit sur notre échiquier politique et les enseignements qu’on peut en tirer. Le « Moment grec » est l’un de ceux qui permettent d’établir un état des lieux politique et idéologique.

Puisque le Premier ministre grec Alexis Tsipras en a été l’acteur principal, voyons d’abord du côté de ceux qui se considèrent comme ses partenaires politiques privilégiés en France. On y trouvait le Front de gauche, les frondeurs du PS et une partie des écologistes. Comme l’a expliqué notamment Frédéric Lordon, cette séquence permet à tous, et notamment à ceux qui se réclament de la gauche radicale, de comprendre qu’il ne peut y avoir, de son point de vue, « d’euro sympa ». L’intransigeance du gouvernement allemand, du CDU au SPD, ôte les dernières illusions quant à la possibilité de mettre la monnaie européenne au service de leurs idées. Pire, il est même l’outil privilégié utilisé contre leurs idées. Comme aurait dit un humoriste très apprécié à gauche,  s’ils ne le voient pas maintenant, « ce n’est pas des lunettes qu’il leur faut mais un chien ». Jean-Luc Mélenchon a toujours dit que si, arrivé au pouvoir, il se heurtait au refus allemand, il opterait pour la fin de l’euro. Aujourd’hui, il sait que le refus est définitif. Il faudra suivre ses prochaines déclarations avec attention sur ce thème. Quant aux frondeurs, on a pu observer qu’ils avaient tous voté l’accord signé la semaine dernière, alors même qu’ils savent – et parfois disent – que cet accord a été extorqué à Tsipras. Croient-ils encore à la possibilité d’un « euro sympa » ?  Il nous est difficile de sonder les reins et les cœurs, mais leur foi doit être sacrément ébranlée. (Lire la suite…)

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Dominique Reynié, expert ou candidat?

De l’art de choisir sa casquette

 

Vendredi, en fin d’après-midi, Dominique Reynié était l’un des invités de l’émission C dans l’air, diffusée chaque jour sur France 5. Jusque-là, rien d’anormal. Le politologue, qui est aussi directeur de la Fondapol – think tank proche du parti « Les Républicains » – est une personnalité récurrente de l’émission. Le problème, c’est que depuis quelques semaines, Dominique Reynié n’est plus simplement un expert engagé, comme de nombreux autres chroniqueurs de C dans l’air. Il est aussi tête de liste LR-UDI aux élections régionales dans la super-région Midi-Pyrenées-Languedoc-Roussillon. Alors, bien entendu, la présentatrice Caroline Roux n’a pas omis d’apporter cette précision aux téléspectateurs en début d’émission. Grâce à ce procédé liminaire, on saurait ainsi d’où parle Reynié et l’affaire serait entendue. Pas si simple. (Lire la suite…)

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Referendum grec: les médias français irresponsables

Fallait-il sauver les Guignols ou la souveraineté d’Athènes?

 

Dix ans après le référendum sur le Traité constitutionnel européen en France, la quasi-totalité des médias français n’a tiré aucune leçon de ses échecs. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas d’un référendum français mais peu importe. Dès l’annonce de la consultation par le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, les mêmes firent chorus avec les états-majors des Républicains, de l’UDI et du PS, bref les « gens raisonnables ». Pas un journaliste, lorsque Tsipras donna au référendum une dimension plébiscitaire gaullienne, pour faire remarquer aux élus du parti sarkozyste que cette méthode de gouvernement devrait logiquement recueillir leur assentiment. Pas un, non plus, pour faire remarquer aux partisans de Tsipras et membres de la convention sur la VIe république que tout cela n’était pas très raccord avec leur conception des institutions. Les paradoxes, la vraie politique, c’est moins intéressant que de se nourrir à la moraline, et tenter maladroitement de se ranger dans le camp du Bien en toutes occasions. (Lire la suite…)

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Il était de l’Armée des Ombres

Charles Pasqua est mort

 

Charles Pasqua nous a quittés. Il a rejoint son compagnon de route Philippe Séguin, parti il y a cinq ans. Quand vous dites que vous avez été un séguiniste, vous percevez chez votre interlocuteur une certaine admiration. Quand vous dites que vous avez aussi été un compagnon de Charlie, on vous balance le SAC, Malik Oussékine et d’autres amabilités. Et pourtant, je n’ai jamais eu à rougir de ce compagnonnage. Parce qu’à l’âge où j’avais encore de la passion pour mes petites voitures « majorette », lui entrait dans la résistance. Son oncle venait d’être tué. « Un Pasqua tombe, un autre se lève ». Il s’en est fallu d’un cheveu pour que l’adolescent Pasqua ne subisse le même sort que son oncle. La chance l’a préservé. (Lire la suite…)

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Souverainisme, l’autre nom de la démocratie

Ou le contraire d’un impérialisme

 

Je tiens à rassurer Benoît Rayski sur sa mémoire. C’est bien dans les colonnes de Causeur qu’il a lu que les Grecs Indépendants étaient souverainistes. C’était sous ma plume et je l’assume volontiers. J’ai croisé le chef de ce parti dans les travées du congrès de Debout la France, il y a quelques mois. Je tiens tout de même à rassurer tout le monde et à confirmer que ces gens sont effectivement « beaucoup moins nazis qu’Aube dorée ». A vrai dire, ils ne sont même pas nazis du tout. Mais peut-être est-ce moi qui perds le sens de la mesure ? (Lire la suite…)

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Affaire Chaouat: la légèreté de Cambadélis

En matière de féminisme, le PS devra faire profil bas

 

Un peu avant 20h30 dimanche soir, le secrétaire national du PS chargé de l’intégration républicaine a démissionné. Vingt-quatre heures après sa nomination dans la liste du nouvel exécutif du PS. Rappelons que Yacine Chaouat avait été condamné il y a quelques années en première instance puis en appel à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales aggravées. L’ancien ministre Thierry Mariani, s’appuyant sur un article du Parisien, tweetait : « L’intégration à coup de ceinturon ? Depuis hier, Yacine Chaouat est “secrétaire national à l’intégration”du PS. »

Je ne sais pas ce qui se passe exactement dans la tête de Jean-Christophe Cambadélis. Pensait-il que dans la France de 2015, le CV de son secrétaire national, élu du XIXe arrondissement comme lui, ne serait pas dévoilé ? A-t-il tenté le coup pour voir si ça passait ? On s’amuse à imaginer Camba et Borgel tirer au sort pour savoir à quel poste serait nommé l’ancien adjoint au maire d’arrondissement : « à l’intégration républicaine ou à la condition féminine ? ».  (Lire la suite…)

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Finale de la Ligue des champions : Valls rate l’atterrissage

Le roi de la com’ doublé par Montebourg

« Dis Manu, tu sais, dans une vraie boîte, quand c’est ton chef qui doit s’expliquer pour tes notes de frais, c’est que tu as vraiment, mais alors vraiment merdé… »
Voilà en quels termes s’amusait un de mes amis sur un réseau social lundi soir.

Manuel Valls a donc interrompu le passionnant congrès socialiste de Poitiers samedi pour se rendre à la finale de la Ligue des champions de football avec un avion de fonction. Il devait assister à une réunion dont le site internet de l’Equipe avait expliqué trois jours plus tôt… qu’elle avait été annulée par Michel Platini. Le même président de l’UEFA devait être reçu ce mercredi matin à l’Elysée pour un petit-déjeuner de travail à 8h30, auquel le Premier ministre aurait pu être convié, puisque l’agenda présidentiel indique qu’il devait ensuite enchaîner par son rendez-vous traditionnel avec le Président d’avant conseil des ministres. (Lire la suite…)