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Au (pré)nom de la liberté…

L’identité à la carte

 

Djoulyan, Poupoune, Aboubacar-Jacky… Voici quelques uns des exemples de prénoms recensés par le site Internet de la Ligue des officiers d’état civil. Ils sont les enfants d’une loi, celle du 8 janvier 1993, qui consacrait la liberté des parents de donner le prénom qu’ils souhaitent à leur progéniture. Avant la loi portée par Michel Vauzelle, garde des sceaux du gouvernement Bérégovoy, l’officier d’état civil pouvait refuser un prénom et lui en attribuer un autre ; c’était aux parents d’effectuer un recours en justice. Depuis vingt-trois ans, c’est l’inverse : l’officier d’état civil doit saisir le procureur, qui donne suite ou non. En attendant, l’enfant garde le prénom choisi par les parents. La course au prénom original est donc partie de là. (Lire la suite…)

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49-3: la seule question qui vaille

Le doigt et la lune

Deux chiffres : 49-3. L’alinéa le plus controversé de notre Constitution. Un cas d’école pour votre serviteur qui assistait à ses cours de droit constitutionnel au moment où Michel Rocard l’utilisait si souvent. Il n’y avait pas meilleur moment, à vrai dire, pour en comprendre l’utilité. Le Premier ministre de François Mitterrand ne disposait alors que d’une majorité relative. Pour diriger le pays, il n’y avait pas d’autres choix que de mettre la responsabilité du gouvernement en jeu et de mettre au défi l’Assemblée nationale de trouver une majorité de rechange en votant la censure, prenant le risque de retourner devant les électeurs. (Lire la suite…)

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Florian Philippot: sociétal, tu perds ton sang-froid!

Le FN, un parti pas (encore?) très «apaisé»

Dimanche, la stratégie de Marine Le Pen et Florian Philippot s’est encore déployée. La« France apaisée » que veut maintenant incarner la présidente frontiste réclame une rupture avec les habitudes prises du temps du fondateur Jean-Marie Le Pen, exclu en août dernier. C’est pourquoi un banquet républicain avait été organisé en lieu et place du défilé habituel en l’honneur de Jeanne d’Arc, même si un hommage à la Pucelle d’Orléans a été rendu par Marine Le Pen au pied d’une autre statue. Il n’était pas question de se retrouver nez à nez avec le défilé maintenu du patriarche.

Jean-Marie Le Pen a donc pu retrouver son rôle d’orateur du 1er mai, devant quelques centaines de fidèles. Parmi eux, trois élus français au parlement européen : Mireille d’Ornano, Marie-Christine Arnautu et Bruno Gollnisch qui avait affronté Marine Le Pen il y a cinq ans pour prendre la succession du président-fondateur. (Lire la suite…)

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Brexit, la grande peur des eurobéats

La stratégie de la peur est contre-productive

 

Le Brexit fait peur. Ou on nous fait peur avec le Brexit. Il y a quelques jours, le journal de France 2 nous concoctait un petit reportage comme il en a le secret. On nous annonçait l’Apocalypse au cas où les sujets de Sa Gracieuse Majesté décidaient de quitter l’Union européenne en juin prochain. L’OCDE, le FMI et tous les cabinets de consultants économiques qui ne se trompent jamais – d’ailleurs, tous ces gens avaient prévu la crise financière de 2008- l’indiquaient avec force : le Brexit serait une catastrophe pour les Britanniques. (Lire la suite…)

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Amado Granell, cet Espagnol qui avait la France pour fiancée

Une bio raconte ce « soldat inconnu » qui a libéré Paris

 

Qui, en France, connaît Amado Granell ? Pas grand monde, en vérité. Et pourtant, cet Espagnol né en 1898 dans la province de Castellon, située entre Barcelone et Valence, a joué un rôle très important dans l’histoire de France. Le 24 août 1944, il fut le premier officier de la France libre à entrer dans Paris et il assura plus tard la sécurité du Général de Gaulle lorsque ce dernier y entra à son tour prononçant ces mots immortels : « Paris outragé, Paris brisé, mais Paris libéré ! »

C’est à cet homme que Cyril Garcia a décidé de consacrer une biographie, Amado Granell, libérateur de Paris, paru aux Editions de L’Harmattan et préfacé par Michel Goya. L’auteur nous fait voyager. Granell participe à la guerre d’Espagne, où Granell, républicain de gauche ni anarchiste ni communiste, est déjà considéré, malgré la défaite, comme un officier de valeur dans la lutte pour la République espagnole. Il atterrit ensuite à Oran comme beaucoup d’autres républicains espagnols et finit par être engagé par l’armée de la France libre. (Lire la suite…)

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Hollande sur France 2: un passage (télé) à vide

Pire qu’un «machin», un «truc»!

 

Je devrais donner ma démission. Et ne plus jamais écrire dans ces colonnes. Hier, à 14h29 précises, notre rédacteur en chef Daoud Boughezala m’a incité à regarder l’émission du soir, appelée « Dialogues citoyens », sans doute en hommage à Philippe Muray. Ce tortionnaire, avec la mauvaise foi qui le caractérise, répondra sans doute qu’il n’en est rien et qu’il souhaitait seulement avoir un papier sur l’émission ce matin, pour les besoins du site. Mais il sait bien que je ne suis pas du genre à écrire un papier sans avoir regardé l’émission attentivement. Je connais des éditorialistes vedettes  qui arrivent à produire des recensions de 8 000 signes en ayant seulement feuilleté le bouquin. Mais je ne suis pas un éditorialiste vedette. (Lire la suite…)

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Néo-féminisme: le mousquetaire Bastié fait mouche…

… et porte l’estocade

 

Si je ne craignais pas les foudres de ma consœur  Eugénie Bastié, qui connaît ses classiques politiques et n’est pas très fan de l’actuel maire de Bordeaux, je dirais « qu’elle est probablement la meilleure d’entre nous ». Nous, ce sont tous ceux qui ont fait partie un jour ou l’autre de l’aventure Causeur. Et pourtant, je n’exagérerais pas. Arrivée il y a quelques années comme journaliste-stagiaire dans notre équipe, elle a fait depuis son chemin et a déjà rencontré le grand public en exécutant Jacques Attali en trois formules et deux sourires sur le plateau de Taddéi, ou en participant parfois aux débats des « Informés » sur France Info. (Lire la suite…)

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Football: PSG-Qatar vs City-Abou Dabi

Non au match du déracinement, vive Leicester!

 

Ce soir, l’amoureux de football que je suis ne regardera pas le match opposant Paris à Manchester City en quart de finale de la Ligue des champions. Il se trouve que la résiliation de mon abonnement à Canal + ne m’a pas incité à basculer vers la chaîne qatarie BeInSport qui retransmettra le match. Il arrive un moment où il faut mettre ses actes en conformité avec ses convictions. Le football mondialisé de mercenaires que j’exècre repose essentiellement sur les droits télés, et donc sur les abonnements aux chaînes à péage. (Lire la suite…)

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Tripatouillage de démocratie

Quand les «grands» partis tentent d’effacer les «petits»

 

Qui a dit que l’union nationale, cela n’existait pas ? Toute la journée de mercredi, le PS et Les Républicains se renvoyaient le mistigri de la responsabilité à propos de la révision constitutionnelle. Effectivement le discours du 16 novembre dernier prononcé par le président de la République à Versailles semblait bien loin lorsque, tour à tour, la droite sénatoriale, la gauche frondeuse et le chef de l’Etat lui-même ont été désignés comme les fossoyeurs de l’union nationale face au terrorisme.

Mais les apparences sont parfois trompeuses. En réalité, les deux plus grands partis (au sens de leurs représentations au Parlement) semblent très bien s’entendre quand il s’agit de défendre leurs intérêts communs. Le 24 mars dernier, dans un hémicycle quasiment vide, une proposition de loi destinée à « moderniser l’élection présidentielle » a été votée dans la plus grande discrétion. (Lire la suite…)

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François Fillon ou cinquante nuances de grey

Il va falloir mettre un sérieux coup de fouet pour se différencier

 

Cinquante nuances de grey. C’est la vue dont on est gratifié, placé derrière les trois cents personnes assistant au meeting de François Fillon dans la cité natale de Louis Pasteur1. Les cheveux gris dominaient déjà à Vesoul lors du lancement de campagne de Bruno Le Maire. A Dole, en ce vendredi soir, tout ce qui compte dans le troisième âge local semble s’être donné rendez-vous dans le magnifique Manège de Brack qui tient lieu de salle des fêtes.

Cela ne doit rien au hasard. L’ancien Premier ministre a un discours qui plaît aux retraités : sa passion pour l’ordo-libéralisme, sa défense du modèle allemand, citant Gerhard Schröder comme modèle, mais pas Angela Merkel qui n’a plus la cote dans la droite française en raison de sa politique migratoire. (Lire la suite…)