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Quand les étrangers voteront…

Hollande sera chef d’escadron !

 

François Hollande a décidé, en (mauvais) élève de François Mitterrand d’agiter, une fois de plus, le chiffon rouge du droit de vote des étrangers aux élections locales. Pourtant, lors du débat de l’entre-deux-tours, il avait expliqué que, puisqu’il n’y aurait certainement pas de majorité pour voter cette réforme constitutionnelle, la proposition n°50 de son projet ne connaîtrait pas un début d’application. Mais voilà, le retour sur la scène politique de Nicolas Sarkozy lui a rendu de l’optimisme. Et il espère aujourd’hui réussir un exploit à la sauce corrézienne : gagner l’élection présidentielle face à un membre de la famille Le Pen alors qu’on était au fond du trou quelques mois auparavant. La tactique est simple : entre l’extrême droite et moi, il ne doit rien y avoir. Il faut alors mettre l’UMP dans une position difficile sur un sujet clivant, obligeant cette dernière à choisir soit le camp de Marine Le Pen, soit celui du Progrès. (Lire la suite…)

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FN : Dans le Jura, Marion rassemble pour Marine

Reportage à Lons-le-Saunier

 

Marine Le Pen peut plastronner sur le thème « nous sommes le premier parti de France », il y a encore des lieux, en France, où son implantation connaît quelques difficultés. Ainsi, dans mon Jura natal, la fédération frontiste locale a dû repartir de zéro. Marine Le Pen n’a certainement pas dû apprécier que ses cadres n’aient pas pu boucler la moindre liste dans un département où elle obtient pourtant un score présidentiel très honorable, comme dans tout l’Est de la France. (Lire la suite…)

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Europe, Mélenchon, Le Pen : Il est libre, Guaino

Le gaulliste s’affranchit des consignes de l’UMP

 

On présente souvent Henri Guaino comme l’exemple du « sarkolâtre ». Il est vrai qu’en certaines occasions, l’ancien conseiller spécial avait poussé un peu loin le bouchon dans la célébration de l’ancien président. Expliquer que, sans Nicolas Sarkozy, « il n’y aurait plus de démocratie en France, dans l’Europe et dans le monde », par exemple, c’est too much. Guaino est un sentimental. Il ne le cache pas. Il n’hésite pas à témoigner de son cas personnel pour dire son opposition à la Loi Taubira. Il n’hésite pas à quitter un plateau de télévision lorsque l’insupportable Romero fait son numéro habituel au lieu de débattre. Il lui arrive aussi de perdre son sang-froid dans d’autres confrontations télévisuelles, comme face à Joseph Macé-Scaron ou Jérôme Guedj. Il est comme ça, Guaino. Entier. C’est à cette aune qu’il faut lire son lien à Nicolas Sarkozy, et les excès qui vont avec. (Lire la suite…)

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FN : la stratégie Philippot survivra au congrès

… mais Marine Le Pen devra gérer les contradictions de son électorat

 

Le congrès du FN a livré son verdict. Ce n’est pas l’élection de Marine Le Pen qui passionnait les foules. Contrairement au congrès de Tours en janvier 2011, personne n’était candidat face à elle. Elle a donc obtenu 100 % des suffrages exprimés, logique mathématique implacable. C’est donc l’élection du comité central qui focalisait l’attention. Les observateurs guettaient l’ordre d’arrivée avec appétit ; il s’agissait de savoir notamment si Marion Maréchal-Le Pen arriverait devant Florian Philippot et quels seraient leurs classements respectifs dans le cœur des militants. Dès samedi, les résultats filtraient : la députée du Vaucluse franchissait la ligne d’arrivée en tête avec 80% des suffrages, suivie de Louis Aliot avec 76%, Steeve Briois avec 70%, Florian Philippot avec 69% et Bruno Gollnisch avec 65%.  (Lire la suite…)

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«Droit à l’IVG » : une valeur centriste?

Chantal Jouanno se prend les pieds dans le tapis

 

Chantal Jouanno n’est pas contente. Elle ne comprend pas ce que fait Jean-Christophe Fromantin à l’UDI. « Il n’y a pas vraiment sa place », a-t-elle indiqué sur France 2. Pourtant, le député-maire de Neuilly-sur-Seine fait partie des fondateurs de l’UDI. Il a même récemment été candidat à la présidence de ce parti, obtenant 11,1% des voix, ce qui ne constitue pas un score ridicule. Quel est donc la cause du courroux de Madame Jouanno ? Quel crime M. Fromantin a-t-il perpétré ? Un braquage de banques ? Pire ? Il a donné une fessée à l’un de ses enfants ? Pire ? Il n’est pas favorable au mariage pour tous ? Oui, mais ce n’est pas ça, cette fois, et c’est encore pire. Vous ne voyez toujours pas ? Il a voté contre la résolution « réaffirmant le droit fondamental à l’IVG », lors du scrutin d’hier à l’occasion de l’anniversaire de l’adoption par l’Assemblée nationale de la Loi Veil. Chantal Jouanno décrète, impitoyable : «  C’est voter contre les femmes ». Ah oui, c’est grave, là. (Lire la suite…)

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Alain Juppé, stratège imparfait

Peut-on séduire les électeurs de l’UMP par la gauche?

La semaine dernière, nous expliquions pourquoi Nicolas Sarkozy avait sans doute eu tort de se porter candidat à la présidence de l’UMP. Nous ajoutions qu’Alain Juppé avait au moins le mérite d’avoir une stratégie depuis le début et s’y tenir. Mais cette stratégie n’est pas sans risques.

Comme François Fillon, le maire de Bordeaux ne croit plus dans la nécessité de diriger le parti dès lors qu’est prévue la fameuse primaire qu’il espère « la plus ouverte possible ». Ce mode de désignation du candidat de l’UMP à l’élection présidentielle a été stipulé dans les statuts de l’UMP votés sur la base de l’accord de paix Copé-Fillon. Depuis, Alain Juppé et François Fillon se sont assis sur ces statuts le jour où ils ont viré Copé, mais tiennent néanmoins encore à l’organisation de la primaire comme à la prunelle de leurs yeux. Ils ont ainsi dédaigné l’élection à la présidence de l’UMP reportant leurs espoirs sur la fameuse primaire ouverte. Nicolas Sarkozy, on le sait, n’est pas un fan de ce système. S’il avait maintenu son plan de départ, il aurait pu se présenter comme un candidat au-dessus des partis et estimer qu’il n’était pas tenu par cette compétition partisane. (Lire la suite…)

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Sarkozy : faut-il un président normal à l’UMP?

Vers une victoire à la Pyrrhus

Et si Nicolas Sarkozy avait un peu changé ? Franchement, depuis qu’il s’est lancé dans la course à la présidence de l’UMP, ce moteur si bien huilé connaît quelques ratés. Et ça, c’est quand même nouveau. Il y a eu ces différents changements de scénographie dans les meetings : d’abord le discours au pupitre, ensuite le dialogue avec les militants, puis retour au pupitre avec un texte d’Henri Guaino. Ce genre de tâtonnement ne lui ressemble pas. Et puis, il y a eu samedi. Pierre Jovanovic nous a livré un récit exhaustif de cette journée organisée par le collectif « Sens commun » issu de la Manif pour tous. Mais dès le soir-même, nous avions les images. Etait-ce un rêve ? Sarkozy qui se fait imposer un mot par la salle ; Sarkozy qui prononce un mot qu’il ne voulait pas prononcer ; Sarkozy qui se fait retourner par une salle, alors que la marque des grands orateurs, dont il fait incontestablement partie depuis une grosse dizaine d’années, c’est plutôt de retourner soi-même ladite salle. Les militants de « Sens commun » se sont même payés le luxe de scander ensuite : « Il l’a dit, il l’a dit », à la manière de supporteurs qui chambrent l’équipe adverse dans un stade de foot. (Lire la suite…)

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Souverainistes de tous les partis…

Entretien avec deux «euroréalistes» du PS et de l’UMP

 

Guillaume Lelong est membre du Parti socialiste et Thomas Ménagé milite à l’UMP, après avoir participé à la Manif Pour Tous. Tous deux figurent parmi les quatre co-présidents du Collectif « Jeunes euroréalistes » qui regroupe des souverainistes de droite et de gauche opposés à l’Europe de Bruxelles.

Vous avez lancé la semaine dernière le mouvement des « Jeunes euroréalistes », en compagnie d’autres militants politiques, publiant une tribune dans Marianne intitulée « Issus de la génération Maastricht, nous voulons briser le tabou européen ». Quel est le sens de cette initiative ?

Guillaume Lelong : Tout d’abord, il ne s’agit pas d’un mouvement car nous n’avons pas vocation à fonder un parti politique. C’est une association née des réseaux sociaux et transpartisane ayant pour but d’étendre le débat sur la question européenne à la sphère publique, au-delà de partis ayant monopolisés le sujet parce que les autres ont pris peur de le traiter, mais aussi, et c’est important, d’entrevoir quels consensus peuvent être travaillés entre les différents niveaux de souverainismes. En effet, si à titre personnel je suis favorable à la triple sortie, UE, Euro, Otan (ou du moins son commandement), cela n’est pas le cas de tous les fondateurs, loin de là ! Il revient à notre génération, la génération Maastricht,  de s’approprier ces sujets pour contribuer à repenser un projet français sur des fondamentaux. Les discours politiques actuels manquent d’un socle intellectuel et idéologique. Qu’en-est-il de l’indépendance française ? Quel projet européen voulons-nous ? Faut-il des coopérations bilatérales avec des pays du monde entier ou le maintien d’un partenariat privilégié (que j’ai tendance à qualifier « d’amour vache ») via une structure supranationale beaucoup moins intrusive que l’UE ?
Ces débats se dérouleront sur Internet mais aussi par le truchement de conférences tant nationales à Paris, que locales dans la mouvance émergente des courants d’éducation populaire.

Thomas Ménagé : La création de cette association est née d’un constat très simple : l’absence totale d’un débat sur l’Europe lors des dernières élections européennes. Puis nous avons souhaité nous réunir entre jeunes, de tous les horizons afin de mettre fin à l’omerta de nos politiques face aux graves problèmes que nous connaissons dont une grande partie est liée à ce refus d’un débat de fond sur l’Europe. (Lire la suite…)

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Affaire Lavrilleux : peut-on exclure un démissionnaire?

Rions avec l’UMP, avant la fermeture de la boutique

 

Au sein du bureau politique de l’UMP, il reste deux personnalités de bon sens. Françoise Grossetête et Michèle Alliot-Marie ont préféré l’abstention mardi soir alors que tous les autres membres de cette honorable assemblée se sont prononcées pour l’exclusion de Jérôme Lavrilleux. Qu’on s’entende bien, je n’ai pas de sympathie particulière pour l’ex-bras droit de Jean-François Copé. Ses deux prestations télévisées les plus célèbres m’en décourageraient si j’en avais la tentation. La première fois, il avait personnifié l’archétype du porte-flingues, en justifiant le putsch de Jean-François Copé ; la seconde, il avait accordé un larmoyant entretien à Ruth Elkrief digne d’un pensionnaire de la Comédie française. Mais revenons à Michèle Alliot-Marie. C’est elle qui a le mieux résumé la situation ubuesque : « Je ne vais pas me donner le ridicule de voter l’exclusion de quelqu’un qui n’est plus dans le parti. » Parce que l’UMP, dirigée par la Sainte Troïka d’anciens Premiers ministres, en est vraiment là. (Lire la suite…)

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Hollande envoie Moscovici à Bruxelles

… mais veut éviter d’offrir un député au FN

 

Samedi, nous serons le 1er novembre, date de l’entrée en fonction de la Commission Juncker à Bruxelles. Parmi les commissaires, un certain Pierre Moscovici, candidat controversé du gouvernement français et préféré à Elisabeth Guigou par François Hollande. D’une certaine manière, l’ex-ministre des finances est fait pour le boulot. Cet archétype du technocrate devait en rêver gamin. Mais, en attendant, il ne déteste pas participer aux magouilles politiciennes les plus crasses. Qu’on en juge. Lors de son départ du gouvernement, le député qu’il redevenait s’était vu confier le 5 mai 2014 une mission « sur la contribution des politiques européennes à la croissance et à l’emploi ainsi que sur la manière dont les agents économiques peuvent s’approprier ces politiques ». La manœuvre était claire. Cette mission, si elle se poursuivait au-delà de six mois, permettait à son suppléant de prendre sa place au Palais-Bourbon et évitait ainsi la tenue d’une élection partielle dans la quatrième circonscription du Doubs. À l’époque, François Hollande pensait déjà à lui, même s’il hésitait encore avec Guigou, pour intégrer la Commission, laquelle devait entrer en fonction un peu plus tard que le 1er novembre. (Lire la suite…)