Brexit: chronique post-apocalyptique

Pire que les dix plaies d’Egypte? La démocratie!

J’ai lu le scénario catastrophe signé Arnaud Leparmentier dans les colonnes du « Monde » et imaginant les jours d’après le Brexit. Le journaliste l’a joué bien trop petit bras…

Vendredi 24 juin 2016 : Les sujets de Sa Gracieuse Majesté décident de quitter l’Union européenne avec 50,9% des suffrages. Jean Quatremer tweete : « J’espère qu’ils vont en chier maintenant, ces xénophobes de rosbifs ! » Lire la suite

LR: Guaino face à son destin

Sa candidature est une bonne nouvelle pour le gaullisme

Henri Guaino s’est lancé. Depuis des mois, il avait manifesté son incompréhension voire son irritation face à la dérive de sa famille politique. Qui supprimerait le plus de postes de fonctionnaires ? Qui taillerait le plus, à la serpe ou à la tronçonneuse, dans les services de l’Etat ? Les différents candidats à la primaire rivalisaient à coup de centaines de milliards d’économies, surenchérissaient sur la loi El Khomri, et appliquaient, sans bien entendu le reconnaître, les recommandations de Bruxelles. Lire la suite

Football: Iran vs Qatar, un match français?

Un fonds iranien propose de racheter l’OM

Alors que le Championnat d’Europe des nations va débuter, une nouvelle concernant  le monde de football n’a sans doute pas eu l’écho qu’elle méritait. Le célèbre Olympique de Marseille ayant été mis en vente il y a quelques semaines par sa propriétaire Margarita Louis-Dreyfus, un fonds d’investissement serait très bien placé pour conclure l’achat du club aux soixante-sept saisons dans l’élite française. C’est le journal France Football qui l’annonce : ce fonds d’investissement serait iranien. Les relations diplomatiques entre les pays occidentaux et la République islamique ayant connu un certain réchauffement ces dernières années, le business reprend également. Et, en 2016, qui dit business dit évidemment football. Lire la suite

Sarkozy-Baroin, un ticket de raccroc

Généalogie d’une fausse bonne idée

 

Nicolas Sarkozy évoque beaucoup sa stratégie en présence de journalistes. Il a toujours procédé de cette manière, parfois pour avancer ses pions et tester l’opinion, parfois afin de fourvoyer les médias en les envoyant sur de fausses pistes. Depuis quelque temps, la rumeur bruisse de son intention de constituer un « ticket » avec François Baroin. Info ou intox ? Faisons comme si le président de LR souhaitait tester l’opinion et donnons-lui notre avis sur la question.

Un produit made in USA

Le « ticket » est un produit d’importation qui nous vient d’outre-Atlantique. Si l’idée de primaires pour désigner les candidats à l’élection présidentielle a la même origine, le « ticket » constitué est-il aussi facilement importable ? Différence de taille, les Etats-Unis vivent sous un régime présidentiel et le binôme exécutif est constitué d’un président et d’un vice-président, chargé de le suppléer en cas de démission ou de décès. Rien de tel en France, où la démission et le décès du chef de l’Etat provoquent une nouvelle élection dans les semaines qui suivent. Le ticket « à la française » serait donc constitué du président et de son futur Premier ministre. Lire la suite

François Hollande va-t-il se sortir de l’Euro?

Pour lui, c’est la compétition de tous les dangers

 

Il rêvait d’en faire sa piste de décollage vers une candidature à sa propre succession. Le championnat d’Europe des nations, comme on l’appelait du temps où les compétitions sportives ne portaient pas le nom d’une monnaie, a lieu en France et François Hollande comptait beaucoup dessus.

Il est vrai que les deux fois où notre pays a organisé une compétition de football, l’équipe nationale a pu brandir la coupe à la fin. Ce fut le cas en 1984, alors que Michel Platini était le meilleur joueur du monde, survolant le championnat d’Europe de toute sa classe. Ce fut encore le cas en 1998, avec l’équipe menée par Aimé Jacquet. Lire la suite

Au (pré)nom de la liberté…

L’identité à la carte

 

Djoulyan, Poupoune, Aboubacar-Jacky… Voici quelques uns des exemples de prénoms recensés par le site Internet de la Ligue des officiers d’état civil. Ils sont les enfants d’une loi, celle du 8 janvier 1993, qui consacrait la liberté des parents de donner le prénom qu’ils souhaitent à leur progéniture. Avant la loi portée par Michel Vauzelle, garde des sceaux du gouvernement Bérégovoy, l’officier d’état civil pouvait refuser un prénom et lui en attribuer un autre ; c’était aux parents d’effectuer un recours en justice. Depuis vingt-trois ans, c’est l’inverse : l’officier d’état civil doit saisir le procureur, qui donne suite ou non. En attendant, l’enfant garde le prénom choisi par les parents. La course au prénom original est donc partie de là. Lire la suite

49-3: la seule question qui vaille

Le doigt et la lune

Deux chiffres : 49-3. L’alinéa le plus controversé de notre Constitution. Un cas d’école pour votre serviteur qui assistait à ses cours de droit constitutionnel au moment où Michel Rocard l’utilisait si souvent. Il n’y avait pas meilleur moment, à vrai dire, pour en comprendre l’utilité. Le Premier ministre de François Mitterrand ne disposait alors que d’une majorité relative. Pour diriger le pays, il n’y avait pas d’autres choix que de mettre la responsabilité du gouvernement en jeu et de mettre au défi l’Assemblée nationale de trouver une majorité de rechange en votant la censure, prenant le risque de retourner devant les électeurs. Lire la suite

Florian Philippot: sociétal, tu perds ton sang-froid!

Le FN, un parti pas (encore?) très «apaisé»

Dimanche, la stratégie de Marine Le Pen et Florian Philippot s’est encore déployée. La« France apaisée » que veut maintenant incarner la présidente frontiste réclame une rupture avec les habitudes prises du temps du fondateur Jean-Marie Le Pen, exclu en août dernier. C’est pourquoi un banquet républicain avait été organisé en lieu et place du défilé habituel en l’honneur de Jeanne d’Arc, même si un hommage à la Pucelle d’Orléans a été rendu par Marine Le Pen au pied d’une autre statue. Il n’était pas question de se retrouver nez à nez avec le défilé maintenu du patriarche.

Jean-Marie Le Pen a donc pu retrouver son rôle d’orateur du 1er mai, devant quelques centaines de fidèles. Parmi eux, trois élus français au parlement européen : Mireille d’Ornano, Marie-Christine Arnautu et Bruno Gollnisch qui avait affronté Marine Le Pen il y a cinq ans pour prendre la succession du président-fondateur. Lire la suite

Brexit, la grande peur des eurobéats

La stratégie de la peur est contre-productive

 

Le Brexit fait peur. Ou on nous fait peur avec le Brexit. Il y a quelques jours, le journal de France 2 nous concoctait un petit reportage comme il en a le secret. On nous annonçait l’Apocalypse au cas où les sujets de Sa Gracieuse Majesté décidaient de quitter l’Union européenne en juin prochain. L’OCDE, le FMI et tous les cabinets de consultants économiques qui ne se trompent jamais – d’ailleurs, tous ces gens avaient prévu la crise financière de 2008- l’indiquaient avec force : le Brexit serait une catastrophe pour les Britanniques. Lire la suite

Amado Granell, cet Espagnol qui avait la France pour fiancée

Une bio raconte ce « soldat inconnu » qui a libéré Paris

 

Qui, en France, connaît Amado Granell ? Pas grand monde, en vérité. Et pourtant, cet Espagnol né en 1898 dans la province de Castellon, située entre Barcelone et Valence, a joué un rôle très important dans l’histoire de France. Le 24 août 1944, il fut le premier officier de la France libre à entrer dans Paris et il assura plus tard la sécurité du Général de Gaulle lorsque ce dernier y entra à son tour prononçant ces mots immortels : « Paris outragé, Paris brisé, mais Paris libéré ! »

C’est à cet homme que Cyril Garcia a décidé de consacrer une biographie, Amado Granell, libérateur de Paris, paru aux Editions de L’Harmattan et préfacé par Michel Goya. L’auteur nous fait voyager. Granell participe à la guerre d’Espagne, où Granell, républicain de gauche ni anarchiste ni communiste, est déjà considéré, malgré la défaite, comme un officier de valeur dans la lutte pour la République espagnole. Il atterrit ensuite à Oran comme beaucoup d’autres républicains espagnols et finit par être engagé par l’armée de la France libre. Lire la suite