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Rififi au sommet du foot français

Le Graët et Thiriez jouent une «consolante» au Conseil d’Etat

 

Il y a le feu au football français. Les deux principaux dirigeants du sport le plus populaire du pays sont désormais en conflit ouvert. Jeudi, la Fédération Française de Football dirigée par Noël Le Graët a annulé très officiellement une décision du Conseil d’administration de la LFP (Ligue de Football Professionnel). Il s’agissait de modifier dès la prochaine saison (qui débute en août prochain) le régime des montées et descentes entre la Ligue 1 et la Ligue 2. Au lieu de trois montées en Ligue 1 et trois descentes de Ligue 2, on passerait à deux. Sous la pression des présidents des clubs de Ligue 2 qui ruaient dans les brancards, fustigeant une élite qui se protège, Le Graët avait pourtant cru pouvoir obtenir que ce changement du règlement soit repoussé d’un an. (Lire la suite…)

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A qui profitera le «Moment grec»?

Dernier inventaire avant recomposition

 

Maintenant que l’actualité grecque a perdu de la vitesse et en attendant que les prochains épisodes débarquent sur nos écrans, il est utile de faire un point sur les bouleversements que cette séquence à produit sur notre échiquier politique et les enseignements qu’on peut en tirer. Le « Moment grec » est l’un de ceux qui permettent d’établir un état des lieux politique et idéologique.

Puisque le Premier ministre grec Alexis Tsipras en a été l’acteur principal, voyons d’abord du côté de ceux qui se considèrent comme ses partenaires politiques privilégiés en France. On y trouvait le Front de gauche, les frondeurs du PS et une partie des écologistes. Comme l’a expliqué notamment Frédéric Lordon, cette séquence permet à tous, et notamment à ceux qui se réclament de la gauche radicale, de comprendre qu’il ne peut y avoir, de son point de vue, « d’euro sympa ». L’intransigeance du gouvernement allemand, du CDU au SPD, ôte les dernières illusions quant à la possibilité de mettre la monnaie européenne au service de leurs idées. Pire, il est même l’outil privilégié utilisé contre leurs idées. Comme aurait dit un humoriste très apprécié à gauche,  s’ils ne le voient pas maintenant, « ce n’est pas des lunettes qu’il leur faut mais un chien ». Jean-Luc Mélenchon a toujours dit que si, arrivé au pouvoir, il se heurtait au refus allemand, il opterait pour la fin de l’euro. Aujourd’hui, il sait que le refus est définitif. Il faudra suivre ses prochaines déclarations avec attention sur ce thème. Quant aux frondeurs, on a pu observer qu’ils avaient tous voté l’accord signé la semaine dernière, alors même qu’ils savent – et parfois disent – que cet accord a été extorqué à Tsipras. Croient-ils encore à la possibilité d’un « euro sympa » ?  Il nous est difficile de sonder les reins et les cœurs, mais leur foi doit être sacrément ébranlée. (Lire la suite…)

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Dominique Reynié, expert ou candidat?

De l’art de choisir sa casquette

 

Vendredi, en fin d’après-midi, Dominique Reynié était l’un des invités de l’émission C dans l’air, diffusée chaque jour sur France 5. Jusque-là, rien d’anormal. Le politologue, qui est aussi directeur de la Fondapol – think tank proche du parti « Les Républicains » – est une personnalité récurrente de l’émission. Le problème, c’est que depuis quelques semaines, Dominique Reynié n’est plus simplement un expert engagé, comme de nombreux autres chroniqueurs de C dans l’air. Il est aussi tête de liste LR-UDI aux élections régionales dans la super-région Midi-Pyrenées-Languedoc-Roussillon. Alors, bien entendu, la présentatrice Caroline Roux n’a pas omis d’apporter cette précision aux téléspectateurs en début d’émission. Grâce à ce procédé liminaire, on saurait ainsi d’où parle Reynié et l’affaire serait entendue. Pas si simple. (Lire la suite…)

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Referendum grec: les médias français irresponsables

Fallait-il sauver les Guignols ou la souveraineté d’Athènes?

 

Dix ans après le référendum sur le Traité constitutionnel européen en France, la quasi-totalité des médias français n’a tiré aucune leçon de ses échecs. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas d’un référendum français mais peu importe. Dès l’annonce de la consultation par le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, les mêmes firent chorus avec les états-majors des Républicains, de l’UDI et du PS, bref les « gens raisonnables ». Pas un journaliste, lorsque Tsipras donna au référendum une dimension plébiscitaire gaullienne, pour faire remarquer aux élus du parti sarkozyste que cette méthode de gouvernement devrait logiquement recueillir leur assentiment. Pas un, non plus, pour faire remarquer aux partisans de Tsipras et membres de la convention sur la VIe république que tout cela n’était pas très raccord avec leur conception des institutions. Les paradoxes, la vraie politique, c’est moins intéressant que de se nourrir à la moraline, et tenter maladroitement de se ranger dans le camp du Bien en toutes occasions. (Lire la suite…)

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Il était de l’Armée des Ombres

Charles Pasqua est mort

 

Charles Pasqua nous a quittés. Il a rejoint son compagnon de route Philippe Séguin, parti il y a cinq ans. Quand vous dites que vous avez été un séguiniste, vous percevez chez votre interlocuteur une certaine admiration. Quand vous dites que vous avez aussi été un compagnon de Charlie, on vous balance le SAC, Malik Oussékine et d’autres amabilités. Et pourtant, je n’ai jamais eu à rougir de ce compagnonnage. Parce qu’à l’âge où j’avais encore de la passion pour mes petites voitures « majorette », lui entrait dans la résistance. Son oncle venait d’être tué. « Un Pasqua tombe, un autre se lève ». Il s’en est fallu d’un cheveu pour que l’adolescent Pasqua ne subisse le même sort que son oncle. La chance l’a préservé. (Lire la suite…)

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Souverainisme, l’autre nom de la démocratie

Ou le contraire d’un impérialisme

 

Je tiens à rassurer Benoît Rayski sur sa mémoire. C’est bien dans les colonnes de Causeur qu’il a lu que les Grecs Indépendants étaient souverainistes. C’était sous ma plume et je l’assume volontiers. J’ai croisé le chef de ce parti dans les travées du congrès de Debout la France, il y a quelques mois. Je tiens tout de même à rassurer tout le monde et à confirmer que ces gens sont effectivement « beaucoup moins nazis qu’Aube dorée ». A vrai dire, ils ne sont même pas nazis du tout. Mais peut-être est-ce moi qui perds le sens de la mesure ? (Lire la suite…)

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Affaire Chaouat: la légèreté de Cambadélis

En matière de féminisme, le PS devra faire profil bas

 

Un peu avant 20h30 dimanche soir, le secrétaire national du PS chargé de l’intégration républicaine a démissionné. Vingt-quatre heures après sa nomination dans la liste du nouvel exécutif du PS. Rappelons que Yacine Chaouat avait été condamné il y a quelques années en première instance puis en appel à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales aggravées. L’ancien ministre Thierry Mariani, s’appuyant sur un article du Parisien, tweetait : « L’intégration à coup de ceinturon ? Depuis hier, Yacine Chaouat est “secrétaire national à l’intégration”du PS. »

Je ne sais pas ce qui se passe exactement dans la tête de Jean-Christophe Cambadélis. Pensait-il que dans la France de 2015, le CV de son secrétaire national, élu du XIXe arrondissement comme lui, ne serait pas dévoilé ? A-t-il tenté le coup pour voir si ça passait ? On s’amuse à imaginer Camba et Borgel tirer au sort pour savoir à quel poste serait nommé l’ancien adjoint au maire d’arrondissement : « à l’intégration républicaine ou à la condition féminine ? ».  (Lire la suite…)

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Finale de la Ligue des champions : Valls rate l’atterrissage

Le roi de la com’ doublé par Montebourg

« Dis Manu, tu sais, dans une vraie boîte, quand c’est ton chef qui doit s’expliquer pour tes notes de frais, c’est que tu as vraiment, mais alors vraiment merdé… »
Voilà en quels termes s’amusait un de mes amis sur un réseau social lundi soir.

Manuel Valls a donc interrompu le passionnant congrès socialiste de Poitiers samedi pour se rendre à la finale de la Ligue des champions de football avec un avion de fonction. Il devait assister à une réunion dont le site internet de l’Equipe avait expliqué trois jours plus tôt… qu’elle avait été annulée par Michel Platini. Le même président de l’UEFA devait être reçu ce mercredi matin à l’Elysée pour un petit-déjeuner de travail à 8h30, auquel le Premier ministre aurait pu être convié, puisque l’agenda présidentiel indique qu’il devait ensuite enchaîner par son rendez-vous traditionnel avec le Président d’avant conseil des ministres. (Lire la suite…)

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L’école Vallaud-Belkacem n’est pas l’école Filipetti

 

Être une femme d’honneur, c’est pas si facile

Elles étaient les porte-parole du candidat François Hollande. Toutes deux enflammaient les foules, jouant aux dames Loyal au Bourget ou à Vincennes. Najat Vallaud-Belkacem et Aurélie Filipetti n’ont pas connu la même trajectoire depuis l’élection présidentielle de 2012. Alors que la première est devenue le symbole du gouvernement de Manuel Valls, la seconde escalade discrètement le Mont Beuvray. Tandis que Vallaud-Belkacem se situe désormais à l’épicentre de la gauche gouvernementale, Filipetti est devenue une frondeuse de second plan. (Lire la suite…)

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Le FC Sochaux sous (petit) pavillon chinois

Après le club, Peugeot menace-t-il de lâcher la région?

 

Il se dit que la première décision de Ledus, le repreneur hong-kongais du FC Sochaux-Montbéliard, sera de refaire tout l’éclairage du Stade Bonal. Du haut de ma tribune, je peux témoigner aux lecteurs de Causeur qu’il y a eu ces dernières années quelques petits problèmes avec la qualité de la pelouse, davantage encore avec l’équipe alignée, mais pas du tout avec l’éclairage. On y voyait très bien le match, et pas toujours pour le meilleur spectacle qui soit. Cette anecdote révèle très bien l’inquiétude des supporteurs du plus vieux club professionnel français. Comme nous le déplorions il y a près d’un an, PSA a mis en vente le club de football que Jean-Pierre Peugeot avait créé il y a plus de quatre-vingts ans. (Lire la suite…)