Un journaliste doit-il « prendre des précautions avec la vérité » ?

anthony bellanger 2Il paraît que c’est faux. Non, on n’essaie pas, autant que possible, de ne pas dire que la menace terroriste avec laquelle nous devons désormais vivre est de nature islamiste. Ceux qui prétendent que l’on tend à taire cet aspect du problème sont d’extrême droite. Mais comprenez l’extrême droite très large : celle qui inclut Bernard de La Villardière, Pascal Bruckner et Brice Couturier. Je me réjouis d’être en si bonne compagnie. Lire la suite

Correction du bac : tout va bien

Rassurante propagande.Il est des événements comme la rentrée des classes, l’achat des cadeaux de Noël ou les premiers jours de plage, qui fournissent chaque année l’occasion à nos médias de refourguer exactement les mêmes types de reportages. On se demande d’ailleurs pourquoi ils prennent la peine d’aller interviewer des gens, il suffirait de reprendre les papiers de l’année précédente, personne ne s’en rendrait compte. Mais certains sujets sont plus tendancieux que d’autres. Lire la suite

Familles (politiques), je vous hais

« La vague macronienne fait exploser les familles politiques », ai-je entendu. L’expression « famille politique » s’est installée de longue date dans le vocabulaire des hommes politiques et des commentateurs. Elle est totalement impropre et comme telle, forcément intéressante. Et comme toujours avec les faux amis, il faut se poser la question : si « parti » se dit « famille », comment dit-on « famille » ? Lire la suite

Le ministère du Bien

Alors que la décision prise par Donald Trump de retirer les États-Unis des accords de Paris fait, dans les médias, jeu égal avec les attentats de Manchester et de Londres au rayon des catastrophes, un sympathique journaliste attire mon attention sur le nom exact du ministère confié à Nicolas Hulot. Lire la suite

« L’incroyable élection » sur BFMTV : les journalistes en vedettes de téléréalité

Dans la tête de Ruth Elkrief.

« Nos équipes ont fait un travail formidable », se réjouissait Ruth Elkrief le soir de la victoire d’Emmanuel Macron, paraissant maladroitement suggérer que les équipes en question étaient pour beaucoup dans ce triomphe, alors qu’elle voulait probablement saluer leur efficacité professionnelle et rien de plus. En tout cas, à BFMTV, ils sont vraiment, mais vraiment, très contents d’eux-mêmes, au point de nous proposer, le 24 mai au soir, un sujet de 40 minutes consacré à la manière dont les journalistes de la chaîne ont vécu la campagne ! Lire la suite