
« Tu es classique », lui disaient ses amis, entre envie et reproche. Le fait est qu’avec son éternel chignon banane, dont pas un cheveu ne s’échappait ; ses tailleurs Chanel stricts, coupés juste sous le genou, taillés dans des tissus unis, de diverses nuances de gris au gré des saisons ; son maquillage à peine perceptible ; son éternel collier de perles ; ses gestes toujours mesurés ; son sourire discret, qui lui servait neuf fois sur dix de réponse aux questions les plus diverses ; sa conversation rare, son emploi de mots simples et peu sonores ; sa façon d’être « l’épouse de » plutôt qu’elle-même — si bien que l’on pouvait légitimement se demander si elle existait réellement, ou s’il s’agissait juste d’une image en trois dimensions, empruntée à quelque film hitchcockien inédit : sa beauté froide n’aurait pas déparé dans quelque suspense psychologique mortel, — avec ces divers avantages, Ariane était fort loin des beautés pétillantes et fantaisistes à la mode.
Son mari, Aurélien, travaillait dans les hautes sphères des Affaires étrangères, et une fois par mois, il la trainait dans un dîner officiel au Quai d’Orsay, où elle tenait à ravir un rôle décoratif de grande plante blonde.
Elle avait horreur de ces réceptions, horreur de ces repas interminables où l’on mange des choses sophistiquées mais toujours semblables. Elle mangeait avec application, du bout des dents et avec le sourire blasé de circonstance, des nourritures qui lui faisaient horreur. Parfois le ministre, qui la couvait de regards langoureux qui faisaient jaser, lui adressait la parole. Elle répondait toujours en peu de mots, son époux lui ayant expliqué que les puissants ne posent de questions que pour s’entendre parler, et se fichent des réponses.
Aujourd’hui vendredi, le cuisinier de Son Excellence avait sacrifié au rite du poisson et des fruits de mer. Elle avait avalé deux Gillardeau, un peu de chair de homard, le fond d’un oursin. A peine si elle avait touché à sa coupe de champagne — elle avait refusé tous les autres vins dont les invités s’étourdissaient vaillamment. Aurélien de temps en temps regardait son épouse avec admiration. Il s’étonnait toujours, après cinq ans de mariage, d’avoir à son bras une beauté rayonnant d’un tel éclat de pierre dure. Il s’étonnait même qu’à la fin de la soirée elle rentre avec lui dans leur appartement du Faubourg Saint-Honoré. Là, il la verrait se dévêtir prestement, enfiler l’une de ces chemises de nuit de satin noir qui lui seyaient si bien, et se glisser dans un lit qu’il ne partageait que rarement : entre ses missions aux quatre coins du monde et les migraines affichées par Ariane, il ne touchait sa femme que du bout des cils, craignant de fêler, s’il l’approchait de trop près, une créature si merveilleusement parfaite — si parfaite qu’il n’avait jamais su par quel côté l’entreprendre. Le devoir conjugal se réduisait à quelques étreintes furtives, auxquelles elle ne prenait aucun réel plaisir. Une statue aurait réagi avec plus de vivacité.
Pour le moment, Ariane laissait la soirée s’étaler autour d’elle. Elle traversait l’instant avec indifférence.
Elle pensait à Pierre.
Cela faisait trois mois qu’elle pensait à Pierre.
Elle l’avait connu chez Chanel, rue Cambon, à deux pas de chez elle. Elle y était passée par ennui, comme elle faisait beaucoup de choses. Il était là, il y avait escorté une créature qui en cet instant essayait une robe. Il l’avait vue, était allé à elle, l’avait prise par le poignet et lu avait dit de le suivre. Le plus extraordinaire est qu’elle ait obéi.
Il l’avait jetée dans une voiture de sport garée juste devant la boutique, et sans dire un mot, lui avait fait traverser la moitié chic de Paris, jusqu’à un petit hôtel particulier niché dans l’ombre de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, rue Daru.
Elle l’avait suivi dans une chambre tendue de satin rouge, occupée par un lit bas, recouvert lui aussi de soie rouge, plutôt une estrade ou un échafaud, et s’était abandonnée.
Tout en feignant de déguster une cassolette de Saint-Jacques, elle se rappelait — mais était-ce bien elle qui se souvenait ? — la façon dont il l’avait dépouillée de ses vêtements, l’avait jetée sur le lit, s’était enfoncé dans sa bouche d’abord, dans son ventre peu après, et dans ses reins enfin. Alors seulement il lui avait labouré les fesses à coups de ceinture.
Elle ondula doucement sur sa chaise. Les rituels imposés par Pierre ne variaient guère. Il la possédait après l’avoir soumise à toutes sortes de traitements dégradants, qui la laissait à vif pour plusieurs jours. Présentement, chaque mouvement faisait remonter à la surface de sa peau les brûlures de la cravache et les morsures de la canne.
Elle se sentait ruisseler, et sa concentration s’accrut. Inutile de laisser deviner à quiconque, et surtout pas à son mari, qu’elle était, quelques heures par semaine, l’esclave consentante d’un homme qui la ravalait au niveau de la matière, puis l’éparpillait sur le lit de soie froissée.
Qui était-elle au fond ? La déesse contemplée de loin, avec respect, par tout ce petit monde des ambassades et de la diplomatie, ou la courtisane cédant aux injonctions les plus hautaines. Pourquoi Pierre était-il le seul à avoir repéré en elle, en un instant, la présence de la seconde Isabelle, qui cèderait sans discuter aux caprices les plus étranges, et s’abandonnerait aux pratiques les plus mordantes ? Rituellement, au bout de deux heures éreintantes, Pierre lui faisait signe de se rhabiller — « non, comme tu es, et sans prendre de douche, je veux te voir partir en désordre » — et la raccompagnait chez elle, où à sa grande honte elle passait comme une flèche devant le concierge et se réfugiait dans l’intimité de sa chambre calfeutrée. Là, elle se déshabillait, et invariablement prenait un bain tiède, en se demandant par quel prodige elle avait pu si intensément jouir — elle qui n’en avait jamais fait une habitude.
Le dessert arrivait — l’une de ces forêts noires déstructurées à la mode depuis que la Nouvelle Cuisine avait trouvé intelligent de dissocier les éléments sous prétexte de faire apprécier textures et saveurs. Les pensées d’Isabelle avait si bien fait leur chemin que si elle avait osé poser sa main sur son ventre, elle aurait joui dans l’instant. Les estafilades, sur ses fesses, avaient beau dater de l’avant-veille, elles remontaient à la surface de l’épiderme comme si elles avaient été tracées une heure auparavant. Cela faisait partie de ses découvertes, dans sa liaison avec Pierre : le plaisir ne se limitait pas à l’instant, il s’étalait comme une onde dans les heures qui suivaient. Elle restait ouverte pendant des heures, elle brûlait pendant des jours. Quand enfin ses sens cessaient leurs incantations, quand l’Isabelle d’Aurélien reprenait le dessus, il était temps de retourner rue Daru, et de raviver l’Isabelle de Pierre.
« Esclave », pensa-t-elle en se levant de table en même temps que tout le monde. Mais c’était dans ces instants d’esclavage qu’elle se sentait la plus libre, et dans les moments de décence conjugale qu’elle était la plus entravée. Quelle était donc la vraie Isabelle ? La Joconde immuable, ou la bacchante échevelée, suppliant que l’on violât au plus profond des espaces en elle encore inexplorés ? L’une et l’autre, sans doute.
Jean-Paul Brighelli
PS. Ce court texte est un hommage à Jean Giraudoux, dont je viens de lire, pour la première fois, un roman posthume intitulée La Menteuse. C’en est, comme on dit aujourd’hui, une sorte de spin-off. Et bien sûr, des souvenirs de Belle du seigneur.




Très probablement Catherine Walters,chapeau pork pie sur la t^te,à Hyde Park
https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!Mmcc!,w_1456,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F4bb3498b-d897-4e9e-a548-c3476a832fd8_1260x802.jpeg
image en page 1
https://rosiehharte.substack.com/p/the-slutty-history-of-the-pork-pie
L’article du jour de JPB à sa façon evoque le cheval, puisque » Isabelle » est une couleur de robe.
Et les cavalières sont souvent associées a l’érotisme ( tenues épousant l⅘e corps, bottes , femme dominant
l’animal , milieu bourgeois ( meme aujourd’hui l’équitation. n’est pas un sport populaire ) suscitant des envies de retourner la domination de la cavalière
Comme ici.
Helmut Newton
https://www.artnet.fr/artistes/helmut-newton/saddle-i-paris-8vVoyGJbQlWa7kElMFaqfg2
craignant de fêler, s’il l’approchait de trop près, une créature si merveilleusement parfaite
C’est lui qui dit « créature » ?
Il était là, il y avait escorté une créature qui en cet instant essayait une robe.
Qui dit « créature » ?
Existe-t-il des créatures incréées ?
Chanel…les chapeaux
https://hatalk.com/coco-chanel-hats-to-haute-couture/
on pouvait légitimement se demander si elle existait réellement, ou s’il s’agissait juste d’une image en trois dimensions
produite par un stéréoscope ?
non:
empruntée à quelque film hitchcockien inédit
Je me demande si Hithcock s’est intéressé à la technique 3D…d’ailleurs les films 3D qu’on regradiat avec des lunettes spéciales,j’ai l’impression que ça a fait long feu
Pourquoi croyez-vous que les fesses aillent par deux ?
Quand je regarde la photo post-texte, j’a l’impression de voir un 3 à l’envers sur la fesse droite et un cooeur sur la fesse gauche.
La soie c’est trop chaud en période de canicul(e)
Je me vois une fois de plus contraint de rappeler au commentariat que Brighelli nous a proposé….un….texte. T-E-X-T-E, i.e. un objet de langage…
Les quelques commentaires que ce texte a pour l’instant suscités sont…heu…comment dire…minimalistes, oui, c’est ça, mi-ni-ma-lis-tes.
Pour commencer : aucune remarque sur Ariane/Isabelle ? Ariane qui, sous la plume de Brighelli devient en quelques lignes une Isabelle elle-même dédoublée ? What the fuck ????
Pour le commentariat de ce blog, un texte pourra-t-il un jour être autre chose qu’une occasion de se livrer à du bavardage mondain ?
Un texte, c’est un objet à prendre au sérieux et à traiter avec les honneurs qui lui sont dûs, soit pour en louer l’intérêt soit pour le contester. Mais un texte quel qu’il soit mérite mieux que les indigents babillages qui sont monnaie courante sur ce blog.
ax² + bx + c = 0 23 juin 2026 à 11h31
Je me vois une fois de plus contraint de rappeler au commentariat que Brighelli nous a proposé….un….texte. T-E-X-T-E, i.e. un objet de langage…
La différence entre un blog et une épreuve ( obligatoire ) de commentaire compose a toujours du mal a échapper à certains…
Brighelli nous fait l’honneur – oui, oui, l’honneur – de nous proposer les produits de son écriture. Ce don gracieux, ce cadeau, méritent mieux que la désinvolture qui en général l’accueille ici.
Je n’attends pas du commentariat ne serait-ce qu’une amorce de commentaire composé : si c’était le cas, je sais par avance que je serais déçu.
Mais j’espère toujours – le plus souvent en vain – un tout petit peu plus de hauteur que l’ordinaire de ce blog.
Par respect pour le scripteur.
Non mais sérieusement : Ariane —> Isabelle, aucune réaction ?????
Dugong 23 juin 2026 à 8h46
Existe-t-il des créatures incréées ?
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Question essentielle, question qui va loin ,très loin, sans doute bien plus loin que vous ne pensez.
Je me souviend d’avoir vu un film racontant une partie de la vie de Neruda (titre ?).
Neruda a des conversations avec le facteur,des conversations sérieuses. Un jour le facteur lui sort quelque chose comme « mais alors Maître on peut dire que tout ce qui nous entoure, le monde toute entier est fait pour aboutir à une métaphoer ? »
(Je ne suis sûr que d’une chose:il était question de « métaphores »…les reste…)
Et Neruda, tout étonné par la profondeur de cette remarque s’exclame: Attends, tu peux me répéter ce que tu viens de me dire ?
Non mais sérieusement : Ariane —> Isabelle, aucune réaction ?????
Et quelle est votre idée ?
La mienne est très prosaïque.
Déjà, au moins, vous avez une idée. C’est un point de départ indispensable.
Pourquoi ne pas y avoir fait allusion plus tôt ? Alors que ce glissement d’un prénom à l’autre est aveuglant ? Crève les yeux ?
Cela posé, votre idée même très prosaïque sera de facto infiniment plus intéressante que les fantasmes de tel ou tel sur les postérieurs photogéniques qui accompagnent le texte.
Je suppute que votre idée prosaïque repose sur une contrepèterie…j’ai bon ?
ECHO 23 juin 2026 à 11h41
La différence entre un blog et une épreuve ( obligatoire ) de commentaire compose a toujours du mal a échapper à certains…
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Toujours la même histoire: n’ayant pas digéré son échec à Saint Cloud (pourtant bien lointain), Crapulovic s’érige en égal du Maestro;il attend un travail, il ramassera les copies plus tard.
C’est tellement gros cette fois-ci que j’en viens à me demander s’il ne surjoue pas, à la manière du garçon de café de Sartre.
Das quelque temps peut-être il va nous faire sa critique lansonienne,nous indiquer les « sources ».(comme il avait fait avec le billet précédent).
Il se croit « moderne » (avec des références des années 60!), en réalité c’est un vrai Lansonien lagarde-michardiste.
Mon CV est quelque part disponible dans les archives de ce blog.
On y trouvera toutes les données nécessaires qui justifient qu’on traite les insinuations ci-dessus de bullshit intégral.
Lormier, écoutez ce conseil avisé : quand on ne sait pas, on se tait.
Vos « conseils avisés »,vous savez où vous pouvez vous les mettre,n’est-ce pas ?
Contrairement à vous, je ne tire pas mon plaisir de l’intromission de quelque objet réel ou virtuel dans mon canal rectal.
Présentement, chaque mouvement faisait remonter à la surface de sa peau les brûlures de la cravache et les morsures de la canne.
Sous l’épiderme, le derme, et sous le derme, le muscle et bien d’autres choses.
Le Maestro le sait.
Cette fille a du volume,c’est sûr.
Il n’y a plus lieu de se poser des questions comme:
l’on pouvait légitimement se demander si elle existait réellement, ou s’il s’agissait juste d’une image en trois dimensions, empruntée à quelque film hitchcockien inédit
Sous l’épiderme, le derme, et sous le derme, le muscle et bien d’autres choses.
Le Maestro le sait.
Bien d’autres choses:des nerfs (dont certains affleurent) une myriade de petits vaisseaux.
Quand Antony Rio est mort,quelques jours après l’injection d’Astra Zeneca,on a vu fleurir des explications complètement idiotes: » sans doute l’aiguile a été mal placé,on a piqué dans une veine, le produit est arrivé dans le sang »
Mais triple andouill,un muscle est vascularisé de partout;une injection comme ça finit toujours par arriver dans le sang.
(A propos, la presse ne nous donne pas de nouvelles du procès.)
La deuxième photo (qui montre beaucoup de choses) me semble provenir de la collection personnelle du Maestro…une photo qu’il aurait prise lui-même.
Cette fille a du volume,c’est sûr.
Elle est bien en trois dimansions.
La séquence BDSM en moins, l’ambiance évoque certains films de Chabrol (La femme infidèle avec M Bouquet, Stéphane Audran, M Ronet) – mais dans le texte de JPB l’amant mène la danse tandis que dans le film de Chabrol il n’est qu’un pâle godelureau sur le retour, abattu par le mari trompé…
« Le devoir conjugal se réduisait à quelques étreintes furtives, auxquelles elle ne prenait aucun réel plaisir. Une statue aurait réagi avec plus de vivacité. »
« Une statue aurait réagi avec plus de vivacité. »
Hyperbole ?
il était temps de retourner rue Daru, et de raviver l’Isabelle de Pierre.
Pierre avec une majuscule…mais à l’oreille…
D’ailleurs,
» une beauté rayonnant d’un tel éclat de pierre dure. »
ECHO 23 juin 2026 à 13h18
Cette fille a du volume,c’est sûr.
Elle est bien en trois dimansions.
Physiquement et psychiquement:
Les pensées d’Isabelle avait si bien fait leur chemin que si elle avait osé poser sa main sur son ventre, elle aurait joui dans l’instant. Les estafilades, sur ses fesses, avaient beau dater de l’avant-veille, elles remontaient à la surface de l’épiderme comme si elles avaient été tracées une heure auparavant. Cela faisait partie de ses découvertes, dans sa liaison avec Pierre : le plaisir ne se limitait pas à l’instant, il s’étalait comme une onde dans les heures qui suivaient. Elle restait ouverte pendant des heures, elle brûlait pendant des jours.
ax² + bx + c = 0
plus intéressante que les fantasmes de tel ou tel sur les postérieurs photogéniques qui accompagnent le texte.
Ne font-ils pas partie du texte ? (à leur façon).
Je pense qu’ils ont pour JPB une importance que vous sous estimez un peu ou beaucoup.
Non, je commence à bien connaître l’asticot Brighelli, je sais que ce qu’il écrit pour s’amuser n’est jamais sans fondement, et je ne sous-estime pas l’importance qu’il accorde à ce qu’évoquait Brassens quand il disait « La cambrure des reins, ça c’est une trouvaille! »
Ariane-Isabelle
Contrepèterie
Non. Je n’en vois pas.
J’ignore si vous êtes sérieux ou pas.
Dans le doute, je vends la mèche :
Isabelle —-> Il la baise.
Si vous idée prosaïque n’était pas celle-là, quelle est-elle ?
Oops sorry : Si VOTRE idée…
La plus prosaique de toutes.
L » inadvertance.
A moins que JPB omette de dire que l’amant a voulu donner a Ariane un autre prénom , qui n’est utilisé que pour leurs relations. Il rebaptise Ariane, autre façon de la posséder entièrement.
ECHO 23 juin 2026 à 13h18
Cette fille a du volume,c’est sûr.
Elle est bien en trois dimansions.
Et non deux…Je cherche à mettre des textes (d’un même auteur) en rapport les uns avec les autres.
Le chiffre deux intéresse (préoccupe) le Maestro depuis un certain temps ( Pourquoi croyez-vous que les lèvres aillent par deux ? Deux voyageuses presque semblables…De face et de dos.)
Je me demande même si son histoire de troisième dimension virtuelle n’est pas un rappel des téréogrammes présentés dans le billet Victorine Meurent et Félix-Jacques Moulin.
« ou s’il s’agissait juste d’une image en trois dimensions, empruntée à quelque film hitchcockien inédit «
ECHO
23 juin 2026 à 14h37
La plus prosaique de toutes.
L » inadvertance.
Manque de respect pour le scripteur que d’imaginer une telle « explication ».
Un autre point qui me semble digne d’être évoqué : le scripteur, en référence au roman d’Aragon, aurait pu nommer l’épouse d’Aurélien « Bérénice ». Mais il la nomme Ariane.
Il chercherait à égarer le lecteur dans un labyrinthe mortel (pour ensuite le sauver) qu’il ne s’y prendrait pas autrement.
PS. Ce court texte est un hommage à Jean Giraudoux, dont je viens de lire, pour la première fois, un roman posthume intitulé La Menteuse. C’en est, comme on dit aujourd’hui, une sorte de spin-off.
+ un ajout tout récent:
Et bien sûr, des souvenirs de Belle du seigneur.
Gustave va se faire plaisir.
J’ai développé le PS pour que les uns et les autres arrêtent de fantasmer. Il y a le prénom réel, et le prénom littéraire.
Alors seulement il lui avait labouré les fesses à coups de ceinture.
i) Un vrai fesseur pro utilise un ceinturon.
ii) ECHO 23 juin 2026 à 13h46
les fantasmes de tel ou tel sur les postérieurs photogéniques qui accompagnent le texte.
Ne font-ils pas partie du texte ? (à leur façon).
Je pense qu’ils ont pour JPB une importance que vous sous estimez un peu ou beaucoup.
Il y en a qui nient l’évidence …Et parfois qui tailladent le texte tout en ne jurant que par le « T.E.X.T.E. »
Ces sont les coups de ceinture (et autres traitements « dégradants » -je cite) qui font naître ou plutôt créent l' »Isabelle de Pierre.
Jusque là,jusqu’à cette rencontre rue Cambon elle était la « créature incréée » du Sâr Rabindranath.
« Il était là, il y avait escorté une créature qui en cet instant essayait une robe. »
Quel rôle cette créature joue-t-elle dans la vie de Pierre ? Pourquoi l’a-t-il escortée ici ?
Il la plante là,subitement.
Les années 80 étaient un brin transgressives et si libres :
https://www.youtube.com/watch?v=C4qfLx69Lkk
(hommage au réalisateur du clip)
Guesh Patty, c’est très juif comme nom, non ? Encore un coup du Hezbol
Manque de respect pour le scripteur que d’imaginer une telle « explication ».
Donc la critique n’a pas le droit de relever une inadvertance… pour quelle raison idéologique ( une inadvertance est liée a l’écrivain, homme reel, et on ne doit tenir compte que du texte produit par le scripteur ?
Je crois me souvenir que dans les éditions savantes de tel auteur ( Balzac par exemple) on signale qu’a tel endroit le manuscrit (voire le texte imprimé) donne un autre nom ou une autre adresse etc que ce qui était indiqué précédemment pour le meme personnage ou la meme localisation.
Mais la critique barthesienne ou autre n’a foin de ces trivialités.
Imagineriez-vous J-S. Bach commettant par inadvertance une erreur de contrepoint ? Pas moi.
Je n’imagine pas Brighelli oubliant par inadvertance qu’il a changé le prénom de son personnage. A vrai dire l’hypothèse me paraît totalement absurde.
Il y aurait bien un arbitre…
Quant à convoquer Bach…
Chaque fois qu’il nous parle musique…
Lormier
23 juin 2026 à 17h27
Chaque fois qu’il nous parle musique…
Le sujet « musique » est pour moi inépuisable et je peux m’y montrer intarissable. Peut-être encore plus qu’avec la sémiologie, la littérature ou le cinéma.
Lormier
23 juin 2026 à 17h27
Chaque fois qu’il nous parle musique…
Oui ? Et ?
Chaque fois que je vous parle musique, je mesure l’immensité de ce qui me vous sépare de moi.
lui avait fait traverser la moitié chic de Paris, jusqu’à un petit hôtel particulier niché dans l’ombre de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, rue Daru.
Il n’y a plus beaucoup d’hôtels particuliers rue Daru . Et d’abord pourquoi la rue Daru ?
Ce texte est-il le fragment d’un roman (ou d’une nouvelle) qui reste à écrire ? Une intrigue impliquant des Russes ?
Pierre travaille-t-il pour les Russes ? L’épouse d’un haut fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères c’est une belle prise.
NB On se souvient qu’Annie Ernaux eut une folle passion pour un conseiller de l’ambassade de Russie. De lui, elle acceptait même l’enculationnement!
Je crois qu’elle en a fait un livre;
Et si c’était ses fesses sur les photos ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Daru
P’taing ! Brighelli qui aurait photographié le postérieur d’Annie Ernaux !
Google lens n’est d’aucun secours.
Pff! L’ernaux a été marquée au fer rouge. C’est à ça qu’on la reconnait.
coquille (ça arrive…inadvertance ?):
Les pensées d’Isabelle avait si bien fait leur chemin
se demandant par quel prodige elle avait pu si intensément jouir — elle qui n’en avait jamais fait une habitude.
Si intensément,oui, c’est nouveau…Avec Aurélien ,c’est zéro,mais d’après cette phrase, elle avait connu des orgasmes.
Lormier :
On se souvient qu’Annie Ernaux eut une folle passion pour un conseiller de l’ambassade de Russie. De lui, elle acceptait même l’enculationnement!
Je crois qu’elle en a fait un livre.
————————–
Voyez le faux-cul Lormier en action : « Je crois qu’elle en a fait un livre… » suggère que Lormier a entendu parler du livre mais qu’il ne l’a pas lu…
Mais aussi : « De lui, elle acceptait même l’enculationnement! »
Comment connaître ce détail sans avoir lu le livre ? L’information est-elle arrivée aux oreilles de Lormier par des conversations avec des collègues ou amis ? Lormier discute-t-il de l’intimité d’Annie Ernaux avec ses potes ?
Et c’est tout ce qui l’a le plus marqué dans « Passion Simple » et dans « Se perdre »? L’occasion de donner libre cours à son penchant naturel, la littérature en tant qu’instrument du voyeurisme et de l’intrusion dans l’intimité d’autrui ?
Mamma mia…
Ne vous faites pas plus bête que vous n’êtes. Elle a donné des intervioux à des journaux, j’en ai lu un.
Et si Brighelli a pu photographier le derière d’A Ernaux, c’est un « scoop » ,non ?
Lormier
23 juin 2026 à 19h19
Ne vous faites pas plus bête que vous n’êtes. Elle a donné des intervioux à des journaux, j’en ai lu un.
—————
Et dans cette unique interview que vous lutes, elle évoquait son acceptation de l’intromission anale ?
🤣🤣🤣
et oui, elle l’a mentionné;elle appelait cela « sodomie » …et je crois que cette interviou fut donnée bien avant que ne sorte le livre.
La question reste lancinante : qui se dévoue pour l’enculationner ?
Allez, Lormier, retrouvez-nous cette interview, et j’annule tout. 🙂
» c’est tout ce qui l’a le plus marqué dans « Passion Simple » et dans « Se perdre »?
Ma foi, s’il y a des choses aussi intéressantes, je vais peut être commander un Annie Ernaux a 3 euros chez Momox…
ax² + bx + c = 0 23 juin 2026 à 19h06
je mesure l’immensité de ce qui me vous sépare de moi.
Pas mal pour un mouton lobotomisé.
Photos maison? Collection de l’auteur?
ax² + bx + c = 0 23 juin 2026 à 20h59
Allez, Lormier, retrouvez-nous cette interview, et j’annule tout
a) j’en ai rien à foutre que vous annuliez ou pas.
b) je ne suis pas votre bonniche.
c) l’aventure avec le Russe ,c’était en 88…si vous croyez que je me rappelle quel journal j’ai lu il y a 40 ans.
d) C’est bien simple:je n’ai lu aucun livre d’Annie Ernaux;si je connais l’histoire de l’enculationnement, c’est que je l’ai apprise ailleurs.
e) une autre meuf dont je me souviens c’est M. Chapsal. Pareil, jamais lu rien d’elle ;juste un entretien.
Elle racontait une passion avec un jeune homme. La seule chose qu’elle ait refusé de faire,c’était de lui cirer ses chaussures.
Il y a des meufs,elles sont comme ça,impudiques.
Ca se balade à poil dans les vestiaires avec le cordon du Tampax qui pendouille.
Ca vient pisser dans les chiottes des hommes alors qu’il y a un chiotte pour femmes libre à trois mètres.
Heureusement,elle sont pas toutes comme ça.
Dugong 23 juin 2026 à 20h14
La question reste lancinante : qui se dévoue pour l’enculationner ?
Un attaché d’ambassade,russe.
Et peut-être aussi le Maestro.
Ca expliquerait bien des choses.
Lormier 23 juin 2026 à 15h00
PS. Ce court texte est un hommage à Jean Giraudoux, dont je viens de lire, pour la première fois, un roman posthume intitulé La Menteuse. C’en est, comme on dit aujourd’hui, une sorte de spin-off.
Un Lansonien consciencieux irait voir… Un Lansonine brouillon préfère regarder du côté d’Aragon…Pourquoi ? Parce qu’un personnage se prénomme Aurélien.
les morsures de la canne:
https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSUjotwPrceyHEDQ3jEIqifAbXJlKYwaVlkEk_g9kBPlQ&s=10
Jean-Paul Brighelli 23 juin 2026 à 22h55
J’ai développé le PS pour que les uns et les autres arrêtent de fantasmer.
Fantasmer ? Comment ? En allant chercher une contrepèterie, par exemple ?
En allant chercher la mythologie grecque ?
« Mais il la nomme Ariane.
Il chercherait à égarer le lecteur dans un labyrinthe mortel (pour ensuite le sauver) qu’il ne s’y prendrait pas autrement. »
« pour que les uns et les autres arrêtent de fantasmer. »
Il est des êtres pour qui aucune explication n’est définitive;le fantasme est leur nourriture;ils n’y renonceront pas.
Je le demande d’ailleurs si le mot est adéquat .
Le plus mince détail leur est une occasionde se livrer au délire interprétatif.
Cela dit,j’en connais un qui « fantasme », délire ou tout simplement s’écoute parler…
Mais d’autres ?
ECHO 23 juin 2026 à 17h09
Quant à convoquer Bach…
Il pourrait énerver, mais il n’en a cure. La comparaison avec Proust avait provoqué un mouvement de colère (« si c’est comme ça, si on se met à me comparer à Proust,je crois que je vais fermer »).
Cele ne lui a pas servi de leçon.
« Mais il la nomme Ariane. »
Évidemment du côté de Belle du Seigneur.
Mais cela n’explique pas la dualité de prénoms.
Non seulement ça n’explique pas la dualité des prénoms, mais la référence à Belle du Seigneur étant explicite et revendiquée, pourquoi Ariane et pourquoi pas Adrien comme chez Cohen, plutôt qu’Aurélien ?
Sous la plume d’un lettré tel que Brighelli, l’hypothèse d’un Aurélien écho (conscient ou inconscient) de celui d’Aragon n’a rien d’absurde.
Mais dans le repérage d’indices d’intertextualité et d’échos culturels, les âmes simples crypto-poujadistes ne voient que du fantasme et du délire interprétatif.
C’est une vieille histoire bien connue, l’histoire du « vraisemblable critique » (cf. Critique et Vérité, R. Barthes), âme simple à laquelle Barthes s’est opposé sans relâche.
la référence à Belle du Seigneur étant explicite et revendiquée
Elle ne l’a été que par un ajout au PS initial…
Adrien, Aurélien sont des prénoms proches par l’initiale et la désinence…
Maintenant, il n’y a peut-être pas lieu de s’interoger longuement sur des choix du « scripteur » en ce qui concerne le prénom…
interroger
Et Pierre ?
D’ou sort ce prénom ?
Guerre et Paix ? (cathédrale russe…)
D’autres idées ?
Le fait est que Pierre habite le quartier russe. Peut-être mange-t-il de temps à autre un vatrouchka chez « A la Ville de Petrograd »…
Mais non, c’est un lieu trop crade pour lui.
Et puis,un agent du KGB ou du FSB ou de je ne sais quoi de russe mange-t-il des gâteaux ?
Pierre l’appelle par quel prénom ? D’ailleurs,il est possible qu’il ne l’appelle pas…Il ne lui parle que très peu.
Esclave, lui disait-il…
Dans son film « Une femme est une femme », Jean-Luc Godard a choisi d’appeler « Lubitsch » un de ses personnages.
Les âmes simples estimeront sans doute que voir dans ce choix une allusion-hommage au génial réalisateur Ernst Lubitsch est un pur fantasme et un accès de délire interprétatif.
🙂
On lui dit Ariane…et c’est comme si on lui avait tapé sur la rotule:le réflexe.Ariane, son fil le Minotaure, le lecteur en danger de mort,dans le labyrinthe.
Nabokov se gaussait des interprétations par les mythes grecs. Il se foutait royalement que le papillon soit un symbole de Psyché.
Il s’est particuièrement moqué de l’usage fait par Freud des mythes grecs .
“Let the credulous and the vulgar continue to believe that all mental woes can be cured by a daily application of old Greek myths to their private parts. I really do not care.”
Strong opinions
« crédules et vulgaires » ! P’taing il y va pas avec le dos de la cuillère,le Nabokov !
Moi, je me contente deparler de réponses-réflexes . certaines lobotomies les préservent.
Dugong 23 juin 2026 à 19h48
Pff! L’ernaux a été marquée au fer rouge. C’est à ça qu’on la reconnait.
il y a deux photos;chacune avec son angle. La deuxième est la plus révélatrice.
Jean-Paul Brighelli 24 juin 2026 à 8h56
Esclave, lui disait-il…
Pas dans le texte.
Non — dans la réalité qui le sous-tend.
Parce qu’enfin, vous savez, je n’invente pas grand-chose. L’enrobage.
J’ai écrit ceci au sujet du texte de Brighelli:
« Mais il la nomme Ariane.
Il chercherait à égarer le lecteur dans un labyrinthe mortel (pour ensuite le sauver) qu’il ne s’y prendrait pas autrement. »
Écrivant cela, j’avais évidemment en tête la façon dont un auteur de roman policier manipule son lecteur, l’emmène dans un labyrinthe de fausses pistes, sème des indices trompeurs, égare le lecteur-détective pour in fine le sauver en dévoilant la clé de l’énigme/porte de sortie.
Dans quelques-uns des textes qu’il nous a offerts, Brighelli écrivait comme un auteur de romans policiers (voir par exemple ses « Nouvelles Parisiennes »). A certains égards il m’a semblé que « Les deux Isabelle » pouvait être lu de cette façon. D’où ma remarque initiale sur Ariane—>Isabelle.
Lormier commet donc un contre-sens patent quand il écrit ceci :
Lormier
24 juin 2026 à 9h11
On lui dit Ariane…et c’est comme si on lui avait tapé sur la rotule:le réflexe.Ariane, son fil le Minotaure, le lecteur en danger de mort,dans le labyrinthe.
Dans ma remarque initiale, aucun réflexe mal venu, mais une réflexion bienvenue sur l’écriture d’un polar et sur l’étrange relation qui y unit l’auteur-manipulateur et son lecteur-victime consentante de la manipulation et y trouvant tout son plaisir.
Y a-t-il des âmes simples qui puissent douter que Brighelli soit, à volonté, un auteur-manipulateur ?
Lormier aura peut-être du mal à comprendre ce post immédiatement. Je peux, si nécessaire, le ré-écrire dans une langue plus accessible aux lansoniens néo-poujadistes torturés par la dictature du référent.
You name it, we have it.
Pas dans le texte.
Meta-texte ?
Le T. E. X. T. E bon sang.
Oui, mais maintenant que le scripteur l’a dit (ou écrit), cela fait-il (ou pas) partie du texte ?
Vers 1970 ce point aurait fait l’objet d’une communication à un colloque de Cérisy – par un méta-scripteur de l’époque.
« Ames simples » s’abstenir, en toute humilité.
ECHO
24 juin 2026 à 9h58
Pas dans le texte.
En effet.
Inutile d’aller plus loin, tout est dit.
Juste pour rire :
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2026/06/23/le-vaccin-contre-le-covid-19-ameliore-tres-legerement-la-survie-des-patients-traites-par-une-immunotherapie-des-cancers_6708614_1650684.html
Extrait :
« Selon une équipe de l’université du Texas, en effet, un de ces vaccins anti-Covid-19 (de Moderna ou de BioNTech-Pfizer) semblait doubler la survie médiane de patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules ; ou encore multiplier par 1,5 le taux de survie en cas de mélanome métastatique. »
A la Ville de Petrograd
Repris et rénové par La Maison Rovnoff en 2019, cet endroit historique réouvre ses portes en 2020 pour tous les amateurs de la cuisine traditionnelle russe.
La maison a donc été fermée quelque temps;je ne le savais pas.
apparemment, c’est bien moins crade que ce ne fut;et même, ça n’a pas l’air crade du tout.
Tiens, au menu il y du borstch ukrainien:
BORSTCH UKRAINIEN
€19.00
recette authentique, potage rouge chaud de betterave, chou, carottes, pdt, oignon, poulet Version végetarienne avec des haricots rouges
https://www.alavilledepetrograd.com/
… à vif pour plusieurs jours. Présentement, chaque mouvement faisait remonter à la surface de sa peau les brûlures de la cravache et les morsures de la canne.
Elle se sentait ruisseler, et sa concentration s’accrut…
Les pensées d’Isabelle avait si bien fait leur chemin que si elle avait osé poser sa main sur son ventre, elle aurait joui dans l’instant. Les estafilades, sur ses fesses, avaient beau dater de l’avant-veille, elles remontaient à la surface de l’épiderme comme si elles avaient été tracées une heure auparavant.
Ca vient pas tout seul;y a les pensées qui aident,qui aident beaucoup. La meuf est là,au Ministère,entrourée d’huiles et elle réussit à s’abstraire totalement.
Et sans rien laisser paraître!
Faut suivre,faut faire gaffe
…lit bas, recouvert lui aussi de soie rouge, plutôt une estrade ou un échafaud, et s’était abandonnée.Tout en feignant de déguster une cassolette de Saint-Jacques, elle se rappelait …
Sans transition. Un coup le lit de Pierre,un coup le dîner au Ministère.
Et il y a quantité d’aux khuls rances du « procédé ».
Sans transition. Un coup le lit de Pierre,un coup le dîner au Ministère
Et il y a quantité d’aux khuls rances du « procédé ».
L’alternance entre le diner au ministère et les évocations de la rue Daru ( et ce qui s’y passe) est ici justifiee du fait que durant le dîner , Isabelle ( ex Ariane) se remémore constamment les sensations éprouvées durant ses visites rue Daru.
Le procédé aurait peut être été plus remarquable s’il n’y avair justement pas eu cette justification par le souvenir d’Isabelle.
Alors on aurait eu sans transition ni explication : diner – rue Daru – diner -rue Daru etc
A mon avis, le Maestro a dû,à un moment ou un autre , décider d’exploiter cette ressource-là…une sorte d’exercice de style. La notion de souvenir est en arrière-plan, sous-tend l’ensemble,lui donne sa cohérence.Il s’agit d’une meuf à table, qui est ailleurs,dans ses pensées, son trip érotique nourri de souvenirs.
(Mais a contrario, le lecteur n’est pas guidé par des perches du genre: »elle se rappelait comment », « lui revint à l’esprit » etc. perches qui eussent fait de ce récit un truc très plat.)
On n’en est pas tout à fait aux lumières stroboscopiques susceptibles de provoquer l’épilepsie mais presque.
Le lecteur doit s’accrocher.
Je reconnais, à ma grande honte, que la cassolette de Saint Jacques m’a obligé à une relecture.
Mais au fond, le cuisinier de son Excellence a sacrifié au rite des fruits de mer; Ca colle tout à fait
auto-évaluation :
« Dans ma remarque initiale, aucun réflexe mal venu, mais une réflexion bienvenue »
Jean-Paul Brighelli 24 juin 2026 à 8h56
Esclave, lui disait-il…
Pas dans le texte.
Répondre
Jean-Paul BrighelliJean-Paul Brighelli 24 juin 2026 à 17h52
Non — dans la réalité qui le sous-tend.
Parce qu’enfin, vous savez, je n’invente pas grand-chose. L’enrobage.
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« la réalité qui le sous-tend »
Aïe,aïe,aïe…y d’la réalité qui sous-tend le texte !
Donc les mots peuvent se référere à des trucs!
Comment échapper à la dictature du référent ?
Lormier est cuit.
Lormier :
« la réalité qui le sous-tend »
Aïe,aïe,aïe…y d’la réalité qui sous-tend le texte !
Donc les mots peuvent se référere à des trucs!
————————
Lormier s’enfonce toujours plus profondément et il s’obstine à creuser.
Essayons de l’instructionner sans technolecte, en termes accessibles à cette âme simple, en gardant bien à l’esprit que nous parlons de textes, de littérature:
– ce n’est pas la réalité qui fonde et crée la littérature.
– la littérature est fondée et créée par le langage.
– un chien peut mordre. Mais le mot « chien » ne mord pas.
– les textes (la littérature) sont une suite de signes linguistiques (signifiants + signifiés), pas un catalogue de référents.
– vous souvenez-vous du texte de Rimbaud intitulé « Devotion » ? Dans ce texte notre ami Arthur cite deux noms féminins, Léonie Aubois d’Ashby et Louise Vanaen de Voringhem. Des exégètes ont remué tous les registres d’etat-civil pour en savoir plus sur ces deux femmes et leur rôle dans la vie de Rimbaud, la vraie vie. Peine perdue, ce sont tout simplement des signes linguistiques sans référent !
Eh bien Lormier serait bien capable, lui, de relancer les recherches…
Lormier, vous me copierez cent fois la phrase suivante : « Le mot « chien » ne mord pas ».
En ce moment,il n’y a aucun rais de lumière.
Si vous le dites…
Tous les spotlights, sunlights, halogènes et autres leds sont pourtant allumés pleine puissance et s’ajoutent à la lumière solaire naturelle.
Mais vous ne voyez rien, tout simplement parce que vous avez la tête enfouie dans le sable.
En l’état, vous êtes dans une position qui vous rend particulièrement exposé et vulnérable.
M’sieur Brighelli, je vous en supplie, expliquez-lui ! Lormier sera peut-être davantage réceptif et plus facilement convaincu si l’explication vient de son Maestro…
Par avance merci !
Là, il la verrait se dévêtir prestement, enfiler l’une de ces chemises de nuit de satin noir qui lui seyaient si bien, et se glisser dans un lit qu’il ne partageait que rarement …
Elle se dépêche d’enfiler sa chemise de nuit; Il ne faut pas qu’il la voie nue.
( « Inutile de laisser deviner à quiconque, et surtout pas à son mari »)
Aujourd’hui, vendredi, les traces sont bien visibles,car la dernière séance,rue daru, date de mercredi.
Je mle demande quand elle est présentable et quand le « devoir conjugal » s’accomplit.
Sûrement ,lumière éteinte, mais quand même.
Quand se déroule l’action ?
Quelques détails doivent permettre de la dater.
La Nouvelle cuisine, alors dans sa ( justement) nouveauté.
Les tailleurs Chanel traditionnels ( ceux que portait Simone Veil). On doit toujours en faire mais aucune jeune femme n’en porte plus.
Vers 1975?
» un lit qu’il ne partageait que rarement : entre ses missions aux quatre coins du monde et les migraines affichées par Ariane, il ne touchait sa femme que du bout des cils »
Pourtant il n’est pas indique que le couple fait chambre a part, simplement qu’entre les déplacements d’Adrien et les prétextes d’Isabelle, il a peu l’occasion de lui faire l’amour.
Donc chaque fois qu’il esr chez lui ( et ce doit être la majorité du temps, un diplomate en poste au ministère à Paris ne passe pas son temps a voyager ) il partage le lit d’Isabelle – et risque d’entrapercevoir de curieuses marques.
» Peine perdue, ce sont tout simplement des signes linguistiques sans référent ! »
Le fait qu’il n’y ait pas de personnes réelles derrière ces noms ( comme il n’y a pas forcément une personne reelle derrière chaque création littéraire , evidemment) ne les prive pas de tout ancrage réaliste.
Un nom peut être anglo normand et un nom flamand, évocateur de cultures, d’environnement moral , de psychologie particulière. Tout ce qui existe en dehors des mots même si évoqué par eux.
Et le chien de littérature qui ne mord pas existe parce qu ‘il existe un chien réel qui mord …
Alors a quoi bon ce pataquès?
https://share.google/SjINzJnTKXSzcNXZY
ECHO, je vous assure (si si !) que le personnage tel qu’il apparaît dans le lien ci-dessus n’existe pas dans la vraie vie.
Vous pouvez traiter cette affirmation de pataquès. Traiter de pataquès la prise en compte de l’acte de création.
Vous pouvez chercher à tout prix le figuratif dans le non-figuratif. Et ainsi congédier une bonne partie de l’histoire des arts depuis 150 ans.
Dites-moi que je rêve.
ECHO : Et le chien de littérature qui ne mord pas existe parce qu ‘il existe un chien réel qui mord …
Vous faites donc du réel le point d’origine du texte, incontournable.
Vous refusez l’idée d’une création langagière déconnectée de la réalité.
Pour vous le signe linguistique a nécessairement un référent.
Donc la Ĺéonie Aubois d’Ashby de Rimbaud existe.
Eh bien reprenez donc les recherches avec Lormier.
😁
Donc a part renvoyer aux arts plastiques (Picasso, hors sujet ) et ne pas répondre a l’objection ( les noms ne renvoient pas a des personnes réelles msis a des personnes fictives dont ces noms définissent l’environnement culturel, donc a une réalité externe) vous faires quoi?
Peut mieux faire.
Je l’ai dit:ces temps-ci pas le moindre rais de lumière sous la porte.
Réponse à ECHO 10h58, anticipée dès 10h14 :
ax² + bx + c = 0
25 juin 2026 à 10h14
ECHO : Et le chien de littérature qui ne mord pas existe parce qu ‘il existe un chien réel qui mord …
Vous faites donc du réel le point d’origine du texte, incontournable.
Vous refusez l’idée d’une création langagière déconnectée de la réalité.
Pour vous le signe linguistique a nécessairement un référent.
Ma référence à Picasso (figuratif/non-figuratif) est en plein dans le sujet.
Le sujet, c’est l’acte de création et sa déconnexion du réel.
Si vous persistez à ne pas comprendre, je vais bientôt vous parler de musique.
Ma référence à Picasso (figuratif/non-figuratif) est en plein dans le sujet.
Mais oui, mais oui.
Alors petirt exercice. Ariane est une femme.
Son mari est diplomate?
Quand elle va rue Daru , elle goûte du fouet (enfin de la ceinture) et d’autres choses etc?
JPB fait une petite nouvelle (ou début d’histooire) avec ces ingrédients . Mais comme il s’agit d’éléments du langage, ils n’ont strictement aucu rapport avec le fait qu’il exuste
des femmes
des diplomates
des fouets ou ceinture
des pratiques SM
et même une rue Daru…
OH non, je ne dis pas cela .
Mais alors qu’est ce que vous dites? Soyez clair; (pour une fois)
si vous prétendez que le travail de JPB et de n’importe quel scripteur est comparable à ce que fait Picasso avec une figure féminine, cette comparaison est très douteuse (JPB ne déforme pas les éléments extérieurs, il les utilise) mais son travail n’existerait pas s’il ne prenait pas réalités bien connues pour en faire non des mots ondépendants des réalités (absurdité pour une littérature réaliste comme l’st généralement celle de JPB) mais des récits, soit une organisation de la réalité selon son imaginaire…
Parlez de musique.
« Un désir indéniable à mon temps est de séparer comme en vue d’attributions différents le double état de la parole, brut ou immédiat ici, là essentiel.
Narrer, enseigner, même décrire, cela va et encore qu’à chacun suffirait peut-être pour échanger la pensée humaine, de prendre ou de mettre dans la main d’autrui en silence une pièce de monnaie, l’emploi élémentaire du discours dessert l’universel reportage dont, la littérature exceptée, participe tout entre les genres d’écrits contemporains.
À quoi bon la merveille de transposer un fait de nature en sa presque disparition vibratoire selon le jeu de la parole, cependant ; si ce n’est pour qu’en émane, sans la gêne d’un proche ou concret rappel, la notion pure.
Je dis : une fleur ! et, hors de l’oubli où ma voix relègue aucun contour, en tant que quelque chose d’autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l’absente de tous bouquets.
Au contraire d’une fonction de numéraire facile et représentatif, comme le traite d’abord la foule, le dire, avant tout, rêve et chant, retrouve chez le Poëte, par nécessité constitutive d’un art consacré aux fictions, sa virtualité.
Le vers qui de plusieurs vocables refait un mot total, neuf, étranger à la langue et comme incantatoire, achève cet isolement de la parole : niant, d’un trait souverain, le hasard demeuré aux termes malgré l’artifice de leur retrempe alternée en le sens et la sonorité, et vous cause cette surprise de n’avoir ouï jamais tel fragment ordinaire d’élocution, en même temps que la réminiscence de l’objet nommé baigne dans une neuve atmosphère. »
Stéphane Mallarmé, Divagations, 1897
Qui était-elle au fond ? La déesse contemplée de loin,… ou la courtisane cédant aux injonctions les plus hautaines.
de Pierre ?
Vis à vis de Pierre,peut-on la considérer comme une courtisane ?
Esclave, oui (d’ailleurs dans la « réalité qui sous-tend le texte » c’est ainsi qu’il la voit, c’est ainsi qu’il l’appelle).
C’est ainsi qu’elle se voit:
« Esclave », pensa-t-elle en se levant de table …
La courtisane fait payer sa courtisanerie; elle peut même être aimée (voir Catherine Walters).
Si Ariane est courtisane vis à vis de quelqu’un…elle l’est vis à vis d’Aurélien.
En échange de quelques pénétrations furtives, elle est nourrie, logée, habillée (chez Chanel).
Il ne semble pas qu’elle travaille,dispose de revenus propres.
ECHO 25 juin 2026 à 9h11
» un lit qu’il ne partageait que rarement : entre ses missions aux quatre coins du monde et les migraines affichées par Ariane, il ne touchait sa femme que du bout des cils »
Pourtant il n’est pas indique que le couple fait chambre a part, simplement qu’entre les déplacements d’Adrien et les prétextes d’Isabelle, il a peu l’occasion de lui faire l’amour.
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« Il n’est pas indiqué que le couple fait chambre à part »
En effet;mais s’ils habitent Faubourg Saint Honoré,un grand appartement haussmannien, il est probable qu’il y ait suffisamment de chambres pour que chacun ait la sienne;probable aussi qu’il y ait deux salles de bain.
(indispensable ,selon Sollers, pour vivre en couple)
Vous aurez remarqué que pour se référer à la vulve le Maestro dit « ventre »,pour se référer au trou de balle,il dit « reins »…et ainsi de suite.
Alors son « partager le lit » peut signifier « baiser » (un peu comme dans Phèdre « du dieu des morts déshonorer la couche ») ou simplement dormir avec.
D’un point de vue pratique, je me demande comment Ariane peut,depuis trois mois, dissimuler ses fesses à son mari.
Apparemment,dès que les traces disparaissent (mais disparaissent-elles complètement ?) elle retourne Rue Daru.
L’extraordinaire beauté d’Ariane émeut son mari. Forcément,il l’a vue nue, »avant ».
Et maintenant ?
Si elle se cache toujours dans une chemise de nuit en satin de soie,il doit se poser des questions…et souffrir quelque peu.
P’taing, la tyrannie du référent! J’en peux plus,je souffre atrocement!
Lormier 24 juin 2026 à 9h26
Jean-Paul Brighelli 24 juin 2026 à 8h56
Esclave, lui disait-il…
Pas dans le texte.
Jean-Paul Brighelli 24 juin 2026 à 17h52
Non — dans la réalité qui le sous-tend.
Parce qu’enfin, vous savez, je n’invente pas grand-chose. L’enrobage.
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La Palice (auteur trop peu lu)
La remarque du Maestro ne veut pas dire qu’il existe à l’Etat civil une dame prénommée Ariane,habitant Faubourg Saint Honoré,dont il raconte l’histoire.
Elle veut dire : dans le texte Pierre ne s’adresse pas à Ariane en l’appelant « esclave » mais cela ne signifie pas qu’il ne l’appelle pas ainsi dans cette « »réalité fictive » qui « sous-tend le texte. »
P’taing c’est pas si difficile à comprendre!
» son éternel chignon banane, dont pas un cheveu ne s’échappait »
Qu’est-ce qu’un chignon banane,et comment cela se réalise -t-il ?
Voir le petit film;
NB Le coiffeur qu’on peut voir travailler dans ce film aime laisser s’échapper quelques
cheveux car le chignon banane peut être « trop strict ».
Ce n’est donc pas le chignon d’Ariane.
On peut le faire soi-même…mais cela n’est pas si facile.
Un chignon banane ne ressemble pas à une banane (ni à une bite).
Il allonge le visage;il convient à la femme élancée. On ne met pas de chapeau par dessus,il est en lui-même une coiffe.
Pierre « éparpille » (façon puzzle ?) Isabelle sur le lit; le chignon doit se défaire.
il veut qu’elle parte « en désordre » . j’imagine qu’elle est tout échevelée quand elle passe (honteuse) devant le concierge.
Après le bain tiède ,elle refait le chignon ?
https://www.youtube.com/watch?v=sYVkBm8_cgU
La femme au chignon impeccable, au tailleur gris, à l’air sévère, c’est typiquement la dominatrice chez qui on vient se faire humilier et fouetter les fesses…
Mais là,inversion: elle est l’esclave.
ECHO 25 juin 2026 à 9h02
Les tailleurs Chanel traditionnels ( ceux que portait Simone Veil).
tiens Simone Veil! Eh ben à propos:
https://www.youtube.com/watch?v=VKolfIe6zSA
Je ne pense pas que le chignon de Simone Veil était un chignon banane;plutôt la boule traditionnelle.
Mais trouver des photos d’lle, vue de dos, n’est pas facile.
Donner un sens plus pur aux mots de la tribu
OK
Mais personne n’a dit que ces mots n’avaient aucun rapport avec les réalités représentées par ces mots ( d’autant que la formule s’applique surtout à la poésie en écart plys ou moins accentué avec la prose ).
Et prétendre que s’attacher aux réalités représentées par les mots ( qui sont des réalités imaginaires création de l’auteur, personnages et situations, mais prenant appui nécessaire sur la realite ) c’est la même chose que s’efforcer d’identifier un personnage reel derrière un personnage de roman ( ou d’oruvre littéraire) , c’est du …fdg et de la mauvaise foi caractérisée.
la façon dont il l’avait dépouillée de ses vêtements, l’avait jetée sur le lit, s’était enfoncé dans sa bouche d’abord, dans son ventre peu après, et dans ses reins enfin
Lui avait-il défait son chignon banane ?
Mais non ! Tout l’intérêt est que quelques cheveux, finalement, s’en échappent.Voir Tippi Hedren ou Grace Kelly chez Hitchcock.
Les mots ont de l’importance (je suis d’accord au moins sur ce point avec un certain pseudo équation, alias JG, alias nez de Cyrano (?)
Et chignon banane, c’est un peu … comment dire ?
Tue l’amour.
Eviemment c’est subjectif.
Cela m’évoque la banane du rocker …
https://www.bedetheque.com/media/Couvertures/Couv_7701.jpg
Raymond Calbuth is the best !
Ou ce triste (pratique mais triste) accessoire
(même version assez luxe qu’on trouve aujourd’hui)
https://maison-mallow.fr/boutique/sac-banane-jean-bleu-clair/?srsltid=AfmBOoorW8vhMf6w2f10huS0pBfq6BlGqryt6giwiNjh7rSXCXtCz1_w
Coment dit on chignon banane en anglais ?
Coment dit on chignon banane en anglais ?
probablement:French twist
outube.com/shorts/5uEMKXjxe3k
Les chignons bananes, ça permet aussi de passer des substances prohibées aux frontières
ECHO :
« une littérature réaliste comme l’est généralement celle de JPB »
« des récits, soit une organisation de la réalité selon son imaginaire… »
Et vous ne voyez pas la contradiction entre ces deux fragments de la même phrase ?
« Organisation de la réalité selon son imaginaire », dites-vous en parlant de Brighelli, mais ne voyez-vous pas que ça s’applique exactement au tableau de Picasso évoqué plus haut ?
Organiser la réalité selon son imaginaire, c’est forcément la transformer, et in fine c’est faire fi de la réalité. Rien de plus évident, d’ailleurs, puisque c’est de la fiction !
Quand Conan Doyle a créé son personnage de Sherlock Holmes, Baker Street existait. Mais il n’y avait pas de numéro 221. Le lieu de résidence de Sherlock Holmes, être de langage, est un lieu qui n’est rien d’autre qu’un signe linguistique. Ça s’appelle fiction.
La rue Daru existe. Comme Baker Street. Poursuivez vous-même l’analogie.
Je veux bien être traité d’intégriste du signe linguistique. Mais me soupçonner de mauvaise foi, ça non, non, et non.
Vous ne voyez donc aucune différence entre créer une fiction ancrée dans la réalité et déformer la réalité comme Picasso ( comparer la peinture a la littérature me semble tres mal indiqué d’ailleurs, on n’est pas sur le même mode d’expression)?
Un romancier réaliste est donc une foutaise ? Ou alors qu’est ce que ca veut dire ?
Si votre argument se borne à dire qu’il y a la fiction et la réalité, on est d’accord mais ca ne va pas bien loin.
Ce post d’ECHO 16h38 part tellement dans tous les sens qu’il aboutit à une sorte de salade composée où règne la plus grande confusion qui témoigne d’une incompréhension quasi-totale de mes propos.
Je prendrai le temps d’y répondre point par point, mais là, précisément, je n’ai pas le temps.
Commencez deja par ne pas répondre par des hommes de paille du style » ceux qui ne comprennent pas ma théorie sont comme ceux qui recherchent l’identité réelle des personnes dans le poème de Rimbaud. »
Jusque la confusion est de votre côté , puisque vous vous rabattez assez piteusement sur le fait ( le truisme) que les oeuvres de fiction sont autre chose que la réalité
On est loin , très loin , des tartines sur le texte, mes mots qui ne renvoient a aucune realite extérieure la » création langagière déconnectée de la réalité », » le signe linguistique sans référent. »
Et donc ?
Prenons un exemple.
Adrien, dans cette fiction est diplomate
Expliquez moi autrement que par de la phtaseologie,ce que cela signifie en » création langagière déconnectée de la réalité. »
Si cela signifie qu’il ne faut pas essayer de l’identifier dans l’annuaire diplomatique de 1975, je crois qu’on atteint le niveau maternelle…
Alors ca signifie forcément autre chose.
Quoi ?
mes mots qui..
Les mots qui …
Dugong 25 juin 2026 à 17h59
Les chignons bananes, ça permet aussi de passer des substances prohibées aux frontières
Surtout les trurbans des sikkhs
Les turbans c’est pour planquer les yas.
ECHO 25 juin 2026 à 16h38
déformer la réalité comme Picasso
il est dans le noir et il se tire une balle dans le pied;la femme qui pleure est une femme et elle pleure.
Picasso a représenté une émotion humaine et on la reconnaît;ce n’est pas un pur jeu de formes sur lequel on pourrait projeter n’importe quoi.
Lu dans le fogari: « Le Slip français va être coté en Bourse le 14 juillet »
En bourse ou en bourses ?
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/l-idee-que-la-parole-scientifique-en-vaut-une-autre-est-de-plus-en-plus-pregnante-laura-chaubard-la-discrete-inconnue-de-l-x-20241119
Polytechnique se prend pour l’IHES. Ferait mieux de veiller à l’engagement décennal…
Comme je tiens toujours mes engagements, je répondrai point par point.
Pour l’instant, reconnaissez-moi au moins le mérite d’avoir évité à ce blog une nouvelle floraison de posts sur les effets de l’injection anti-covid ou un nouvel arrivage de photos porno.
Certes, ça nous vaut des remarques idiotes de Lormier sur l’art. Mais les idioties de Lormier sur la relation entre l’art et le réel restent infiniment moins pénibles que ses interminables diatribes sur le néo-mengéléisme.
Merci qui ?
Je note qu’à 10h58 ECHO affirmait catégoriquement que ma référence à Picasso était « hors-sujet ».
Je note que quelques heures plus tard il semble y avoir consensus sur le fait que c’est au contraire au cœur du sujet, i.e. la relation entre arts et réalité.
Il y a progrès ! Tout n’est pas perdu.
Cf. Auerbach : Mimesis.
ECHO 25 juin 2026 à 16h06
Et chignon banane, c’est un peu … comment dire ?
Tue l’amour.
Eviemment c’est subjectif.
Cela m’évoque la banane du rocker …
Parce que vous vous attachez au mot.
Or,un chignon banane ne ressemble pas du tout à une banane.
Je vous suggère à nouveau de regrader ce petit film
https://www.youtube.com/watch?v=sYVkBm8_cgU
Pourquoi ça s’zppelle comme ça ? Une autre histoire…
Ce serait une spécialité française (comme les capots) . Les Anglias l’appellent French twist;
Les mots existent indépendamment de la présence réelle des choses. C’est une position héritée du structuralisme, de la linguistique et de la philosophie du langage ordinaire.
D’un point de vue épistémologique, on fait parfois apparaître ce point de bascule avec Mallarmé – d’où ma citation de « Crise de Vers ».
L’idée générale est que le langage n’est pas fondé sur une correspondance ontologique avec les choses, mais sur un système de différences et de pratiques, dans lequel la référence est un effet plutôt qu’un fondement. Ce n’est même pas la peine qu’il y ait un monde réel à l’extérieur du langage pour que les mots aient un sens : il suffit d’avoir un système réticulaire de signifiants qui se renvoient les uns aux autres.
Et ce n’est même pas forcément spécifique à la fiction, mais celle-ci met en évidence de manière encore plus nette cette tension entre référence et absence de référent, comme l’illustre bien l’exemple de ax² + bx + c = 0 avec Sherlock Holmes et Baker Street : l’énoncé est grammaticalement référentiel mais ne renvoie à rien dans la réalité.
De façon plus triviale, c’est la sempiternelle question que posent les élèves à leurs profs de français quand celui-ci fait une explication de texte : « Mais M’sieur, est-ce que l’auteur il a vraiment pensé à tout ça? » Dans une perspective structuraliste, ça n’a aucune importance.
Je vois que ^;^ a devancé ma réponse annoncée, et en des termes auxquels je souscris entièrement. Grand merci à lui.
Je vous en prie.
La littérature utilise d’autres moyens que la peinture, er la musique d’autres encore. Les comparaisons d’un mode d’expression a l’autre me paraissent forcées et artificielles ( ou metaphoriques ) et je préférais qu’on raisonne sans y avoir recours.
ECHO
25 juin 2026 à 19h52
La littérature utilise d’autres moyens que la peinture, et la musique d’autres encore.
Oui, bien sûr.
Mais les différences dans les moyens d’expression ne doivent surtout pas faire oublier leur considérable point commun : ces domaines d’expression artistique participent tous d’une anthropologie générale. Explorer la façon dont chacun de ces domaines traite les sujets qu’ils abordent, c’est progresser dans la connaissance de l’Homme et de son rapport au monde. C’est en cela que Picasso et Mallarmé sont proches, c’est en cela qu’il y a une très grande proximité entre René Char et Nicolas de Stael, par exemple.
Et ce sont tous des systèmes de signes, y compris la musique, qui bien que dépourvue de toute fonction dénotative, est éminemment porteuse de sens.
La question du « réalisme » n’est qu’une modalité esthétique et historique de la Mimèsis parmi d’autres. Avec Mallarmé, puis Barthes, Derrida et d’autres encore, on n’imite plus le monde, mais le langage, les formes de discours ou de conscience, voire les conditions mêmes de la représentation.
Une version simple du French Twist ,c’est-à-dire du chignon banane:
https://www.youtube.com/shorts/5uEMKXjxe3k
ECHO 25 juin 2026 à 16h06
Et chignon banane, c’est un peu … comment dire ?
Tue l’amour.
Eviemment c’est subjectif.
Cela m’évoque la banane du rocker …
Parce que vous vous attachez au mot.
Or,un chignon banane ne ressemble pas du tout à une banane.
Je vous suggère à nouveau de regrader ce petit film
https://www.youtube.com/watch?v=sYVkBm8_cgU
Pourquoi ça s’zppelle comme ça ? Une autre histoire…
Ce serait une spécialité française (comme les capots) . Les Anglias l’appellent French twist;
capotes
Jean-Paul Brighelli 25 juin 2026 à 15h59
Mais non ! Tout l’intérêt est que quelques cheveux, finalement, s’en échappent…
Le point d’exclamation est capital,il marque une certaine irritation:vous n’y comprenez rien;il faut que la meuf garde son chignon jusqu’à la phase ceinturon.Sinon ce n’est pas jouissif.
Dans la bataille quelques cheveux s’échappent,c’est tout;
En effet, Lormier ne comrend rien à l’amour avec ceinturon.
Lormier préfère les faux chignons, on le savait .
Oui…
On trouve beaucoup de films sur le thème « défaisage pornographique de chignon »; en général c’est intégré au déshabillage;rien de ce que j’ai vu ne m’a convaincu.
Ici quelques images douces d’une jeune femme détachant ses cheveux. On est loin du porno,ce n’est même pas du porno soft.
https://www.shutterstock.com/video/clip-1068785816-woman-undoing-bun-long-hair-slow-motion
faux chignons
CHauds Fignons
Dugong 25 juin 2026 à 19h11
Polytechnique se prend pour l’IHES. Ferait mieux de veiller à l’engagement décennal
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Suite:
Bernard Arnault donne 50 millions à Polytechnique ta mère -son ancienne école.
Pour quoi faire ?
« … lancer la construction d’un Institut de mathématiques et des sciences fondamentales, au cœur du campus de Palaiseau (Essonne)…
Laura Chaubard, présidente et directrice générale de l’X – l’autre nom de la prestigieuse école – s’est félicitée ce jeudi d’un don de 50 millions d’euros
Ouais…
L’IHES avait été créé grâce à un don (terrain ) (et bâtiement ?) d’un industriel du nom de Motchane.
Ceux qui s’y installèrent n’eurent pas trop à se plaindre de leur bienfaiteur qui ne les emmerda que modérément:il se piquait de maths et voulait qu’on publie des articles (nuls) de lui.( alors il demandait à Schwartz qui lui disait gentiment « pas possible » et Motchane d’arguer:mais pourtant Dieudonné m’a dit que c’était intéressant …et vice versa.)
Puis le bazar fut nationalisé, intégré plus ou moins dans le CNRS et donc on oublia le bienfaiteur.
Pour le moment, Arnault ne demande qu’une chose:que son truc porte son nom.
Mais par la suite ?
C’est pas le tout d’avoir un bâtiment. Va-t-on embaucher des gens , Sur quel budget ?
Des gens financés par des capitaux privés ? Des chaires à finalité définie ?
Si ce sont des milliardaires qui commencent à décider dans quelles directions les recherches doivent aller, c’est embêtant, inquiétant.
On a vu ce qui s’est passé avec Bill Gates et la santé…
PS » engagement décennal » Dugong a une dent contre ces écoles dont les élèves touchent un salaire; Faudrait les frocer à faire leurs dix ans ou bien rembourser..; Rembourser quoi ? Seulement les salaires perçus pendant la scolarité ? Et pas toutes les dépenses que cette scolarité a entraînées ? Si on remontait à la prépa ?
Dugong,lui, a touché les IPES ,certes, mais il a tenu son engagement…en trouvant les meilleurs arrangements possibles (primes d’expatritaion, ne pas enseigner devant des classes, soins au Val de Grâce, années comptent triple, retraite à 52 ans etc. mais sans jamais « tricher »)
Que d’inexactitudes ! Dois-je répondre point par point comme un vulgaire serbocroate ?
A mon âge, ce ne serait probablement pas bon pour mon métabolisme…
i) le vulgaire serbo-croate ne répond pas point par point
ii) En ce qui concerne Schwartz,Dieudonné, Motchane, je mets quiconque au défi de corriger quelque inexactitude que ce soit dans ce que j’ai raconté. qu’on se le tienne pour dit.
iii) je vous souhaite un bon métabolisme;je vous rappelle que planer des bégonias serait très bénéfique…maus vous ne voulez rien écouter;
don de Bernard Arnault
https://www.leparisien.fr/essonne-91/bernard-arnault-fait-don-de-50-millions-deuros-a-polytechnique-son-ancienne-ecole-HKG2Z42XRZBKXOJKYWMI7MXKJU.php
Et moi et moi et moi ?
chignon banane:les Américaines se précipitent chez Justine Marjane, qui leur met de la colle (très emmé) dans les cheveux et leur tortille le chignon en moins de deux
Elles sortet de là aux anges,prêtes à aller se faire enculer rue Daru.
https://www.instagram.com/reel/DZaUI-YoH4o/
Elle répondait toujours en peu de mots, son époux lui ayant expliqué que les puissants ne posent de questions que pour s’entendre parler, et se fichent des réponses.
De toute façon,elle parle peu, répond peu ,quel que soit l’interlocuteur:
son sourire discret, qui lui servait neuf fois sur dix de réponse aux questions les plus diverses ; sa conversation rare,
Je n’a pas envie de répondre point par point à ax² + bx + c = 0
et à son alter ego ^;^
Leurs développements me semblent peu didactiques voire même décousus. On n’apprend pas grand chose que ne puisse synthétiser l’idée de fiction.
Assurément la fiction (définition du CNRTL : « Produit de l’imagination qui n’a pas de modèle complet dans la réalité. » ) utilise le langage. Mais un pourcentage fabuleux d’activités humaines utilise le langage écrit (ou oral) de sorte que ce n’est pas une particularite de la fiction.
Mais faisons un sort à cet exemple :
» Le lieu de résidence de Sherlock Holmes, être de langage, est un lieu qui n’est rien d’autre qu’un signe linguistique. Ça s’appelle fiction. »
» Et ce n’est même pas forcément spécifique à la fiction, mais celle-ci met en évidence de manière encore plus nette cette tension entre référence et absence de référent, comme l’illustre bien l’exemple de ax² + bx + c = 0 avec Sherlock Holmes et Baker Street : l’énoncé est grammaticalement référentiel mais ne renvoie à rien dans la réalité. »
On voit évidemment la fausseté ou balourdise de l’assertion : Sherlock Holmes habite à une adresse qui ne renvoie PAS à rien dans la réalité, puisqu’elle renvoie à une artère existant réellement et que justement Conan Doyle a pris soin d’éviter de donner un numéro rellement existant (ce qui aurait pu être gênant pour les habitants de ce numéro).
Ainsi 221 B Baker Street est un compromis entre la réalité et la pure invention. Mais la référence à la réalité est là.
Mais si Holmes avait habité à une adresse compltement fictive, il resterait un détective habitant une capitale appellé Londres, actif à partir de 1880 environ, toutes réalités extérieures à la fiction.
Mais prenons encore un exemple dans Sherlock Holmes.
A un moment d’ennui, celui-ci s’amuse à faire à coups de révolver sur le murs de son appartement de Baker Street un VR.
Cet acte d’écrire deux lettres a- t-il un référent dans la réalité ou s’agit-il de deux signes linguistiques arbitraires ?
J’aimerais bien connaître votre avis sur ce point ?
Jusqu’à présent il n’y a rien dont on ne puisse rendre compte avec la notion de fiction : Sherlock Holmes, être de fiction (donc de langage, langage écrit en l’occurrence, mais le langage sert à tout et n’est pas spécifique à la fiction) vit des histoires fictionnelles dans un cadre qui est, assez scrupuleusement, celui de son époque.
Je vois toujours mal la valeur ajoutée de vos « référents – dictature du référent- pas de référent etc » en termes d’explication…
ax² + bx + c = 0 et ^;^ se répondent l’un à l’autre et vont bien ensemble; Ils n’ont besoin de personne.
Le langage fictionnel PEUT emprunter des référents du monde réel, mais les insère dans une structure où les relations ne sont plus contraintes par ce monde.
Vous semblez considérer que la référence est toujours un lien direct entre un mot et une chose existante, alors qu’en réalité le langage peut aussi fonctionner en construisant des mondes où les “choses” n’existent que dans le système du récit.
Utiliser des éléments réels dans un texte ne signifie pas automatiquement une relation de référence directe au réel, mais peut fonctionner comme un simple effet produit par le discours – et c’est précisément ce que Barthes appelle « l’effet de réel ».
Quant à votre exemple sur les initiales « VR » tracées par Sherlock Holmes, vous présentez une alternative qui s’avère être un faux dilemme : « Cet acte d’écrire deux lettres a- t-il un référent dans la réalité ou s’agit-il de deux signes linguistiques arbitraires ? » Ni l’un ni l’autre : Ce n’est ni un référent réel ni un symbole arbitraire : c’est un signe qui fonctionne uniquement à l’intérieur du monde fictionnel.
» Vous semblez considérer que la référence est toujours un lien direct entre un mot et une chose existante, alors qu’en réalité le langage peut aussi fonctionner en construisant des mondes où les “choses” n’existent que dans le système du récit. »
C’est le système fictionnel tout simplement.
Prenons le Chien des Baskerville , la famille Baskerville n’existe pas dans la realite , évidemment ( par contre il existe des manoirs comme celui des Baskerville, des familles aristocratique un peu déchues comme les Baskerville, la lande de Dartmoor existe, etc). L’intrigue est une invention mais la réalité que connaît chaque Britannique de l’époque est une référence implicite. Ce qui fonctionne dans le cadre de la fiction est lui même inséré dans un autre cadre, la réalité connue de tout lecteur ( alors qu’une légende esquimau par exemple, serait en grande partie peu compréhensible pour le meme lecteur, faute de familiarité avec le cadre, donc avec la réalité de la société esquimau).
» Quant à votre exemple sur les initiales « VR » tracées par Sherlock Holmes, vous présentez une alternative qui s’avère être un faux dilemme : « Cet acte d’écrire deux lettres a- t-il un référent dans la réalité ou s’agit-il de deux signes linguistiques arbitraires ? » Ni l’un ni l’autre : Ce n’est ni un référent réel ni un symbole arbitraire : c’est un signe qui fonctionne uniquement à l’intérieur du monde fictionnel. »
Ma foi, je ne comprends pas bien ce que pourrait etre un signe qui ne fonctionne qu’a l’intérieur du monde fictionnel … un exemple serait utile.
Pour le signe VR , a l’évidence, ce n’est pas le cas, je vous donne la solution :
https://www.arthur-conan-doyle.com/wiki/Queen_Victoria#cite_note-1
Bien que personnage de fiction, Holmes se voit créditer d’un patriotisme un peu désinvolte…
Le lecteur doit avoir la référence ( le referent) pour comprendre, mais tous les lecteurs britanniques de 1893 l’avaient ( et pour un lecteur actuel et de plus Français, il est probable que l’appareil de notes s’avère indispensable).
Donc pour comprendre ce passage, il faut sortir du seul monde fictionnel et connaître le monde reel de l’époque et ses valeurs.
« Ma foi, je ne comprends pas bien ce que pourrait etre un signe qui ne fonctionne qu’a l’intérieur du monde fictionnel … un exemple serait utile. »
ax² + bx + c = 0 vous en a déjà donné un : « Sherlock Holmes habite au 221B Baker Street ».
Ce énoncé ne fonctionne qu’à l’intérieur du monde fictionnel. Quand bien même il existe dans la réalité une ville appelée Londres et une rue appelée Baker Street, d’un point de vue linguistique, les termes de l’énoncé « Sherlock Holmes habite au 221B Baker Street » ne RÉFÈRENT pas directement au Londres réel, ni à la Baker Street réelle. Ils y RESSEMBLENT, c’est tout.
Le fait qu’une fiction emprunte des éléments du réel ne veut pas dire qu’elle renvoie au réel pour ses objets, mais seulement qu’elle utilise du réel comme matériau pour construire un monde autonome.
Cela vaut également pour l’exemple de la Reine Victoria.
Personne ne vous a dit qu’il croyait que dans une fiction tout etait reel. Puisque justement on est dans une fiction.
La fiction fonctionne sur le modèle de la realite sans l’être ( et évidemment emprunte nombre d’éléments de la realite : Sherlock Holmes prend des hansom cabs parce qu’il existe des hansom cabs, il va voir Sarasate en concert parce que ce violoniste etait actif et célèbre a l’époque etc etc).
Et il enquête sur des drames inventés, portant sur des personnage inventés, étant lui meme inventé ( bien qu’avec peut etre des modèles mais peu importe ).
Un enfant le sait disons à 10 ans .
Alors a quoi servent ces théories exprimees de façon pseudo scientifique, qui prétendent découvrir l’eau chaude ?
Je n’ai toujours pas compris leur intérêt et surtout leur prétention impossible a soutenir qu’un texte ne se réfère PAS a la réalité. JAMAIS, qu’il constitue un monde autonome et clos.
Ce qu’en fait , il n’est presque jamais.
« Personne ne vous a dit qu’il croyait que dans une fiction tout était reel. »
Cela tombe bien, je ne dis pas ça.
« Je n’ai toujours pas compris leur intérêt et surtout leur prétention impossible a soutenir qu’un texte ne se réfère PAS a la réalité. JAMAIS, qu’il constitue un monde autonome et clos.
Ce qu’en fait , il n’est presque jamais. »
Là non plus, personne ne dit qu’un texte ne se réfère jamais à la réalité. (En théorie, cela peut aller très loin dans ce sens, c’est par exemple assez proche de la position de Derrida, et il existe aussi des énoncés autoréférentiels, mais passons…)
Quel est l’intérêt de telles théories, demandez- vous ? C’est d’essayer de comprendre comment une fiction articule des éléments référentiels, des éléments inventés et des effets de réel, autrement dit quelles sont ses modalités de représentation. Répondre simplement « c’est de la fiction » ne répond pas à cette question, pas plus que dire « c’est du langage » ne tient lieu de linguistique. On peut tout à fait la trouver oiseuse, mais elle va quand même un peu plus loin que les préoccupations et les compétences d’un enfant de dix ans.
Vous avez de ces soucis …
Quand je pense qu’il faut SEULEMENT que je change une lame arrière sur le HZJ78, je m’estime verni.
Au fond l’important dans ce billet,ce sont les photos des fesses d’Annie Ernaux.
La petite ficion que le Maestro s’est donné la peine d’écrire, entre la première tasse de café et le premier toast à la confiture d’abricots de Vescovato, c’est purement et simplement,comme il dit de « l’enrobage ».
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