Qui se souvient de l’Homme de fer ? La série, diffusée sur NBC de mars 1967 à janvier 1975 (et en France à partir de 1969) mettait en scène un certain Robert Ironside (Robert Dacier en VF), un policier immobilisé dans une chaise roulante après avoir reçu une balle dans la colonne vertébrale.

Wolfgang Schäuble, l’impitoyable ministre de l’économie allemand, est désormais pour les médias « l’homme de fer de l’Europe » — cela donne une idée de l’âge des journalistes qui utilisent la comparaison. Les connotations ne s’arrêtent pas au feuilleton, bien sûr, même si le fait que Schäuble est immobilisé dans une chaise roulante depuis un attentat qui l’a paralysé en 1990 a certainement été l’élément déclencheur de la comparaison. En arrière-plan, il y a la très vieille métaphore du « chancelier de fer », Bismarck. Il serait d’ailleurs amusant de répertorier toutes les métaphorisations politiques de l’industrie allemande de l’acier, particulièrement de l’acier utilisé à des fins militaires. Après tout une nation qui a fait depuis 1813 de la « croix de fer » sa décoration militaire la plus recherchée (voir le sublime film homonyme de Sam Peckinpah) a une relation singulière au métal des épées / fusils / canons / grosse Bertha et autres brimborions de la civilisation avancée.
Schäuble, outre une rivalité de fond avec Merkel, sans doute un peu trop Ossie pour lui (on ne parle pas assez du mépris abyssal des ex-bourgeois de RFA vis-à-vis des ex-prolos de RDA) pose en parfait Européen. Encore faut-il s’entendre sur le terme. Et savoir ce qu’il recouvre dans la conscience du redoutable ministre allemand.
Schäuble est né en octobre 1942 à Fribourg. Il venait d’avoir deux ans quand, le 27 novembre 1944, l’aviation anglaise a lancé sur la ville l’Opération Tigerfish (le vice-maréchal anglais Robert Saundby était un pêcheur fanatique, qui donna un nom de poisson à chacune des opérations d’anéantissement des villes allemandes, voir Dresde ou Hambourg, décidées par le commandant en chef Arthur « Bomber » Harris — un saint homme qui aurait été jugé pour crimes de guerre, s’il n’avait pas été du côté des vainqueurs). Ce jour-là 14 725 bombes incendiaires ont été déversées sur la ville (qui par parenthèse ne présentait aucn caractère stratégique : c’était une politique de terreur dont on sut très vite qu’elle resserrait les Allemands autour d’Hitler — mais on n’en continua pas moins : les militaires sont comme les pédagos, quand ils se trompent, ils vont de l’avant). Elles ont tué environ 3000 personnes, et réduit en cendres et poussière un joyau de l’architecture médiévale. Quand De Gaulle s’y rendit en octobre 1945 — Schäuble venait d’avoir trois ans —, il ne restait rigoureusement rien de la ville.

Je ne voudrais pas m’aventurer dans la psyché de Wolgang Schäuble, mais toute cette génération qui a vu son pays dévasté par la guerre aurait bien du mérite à développer des sentiments pro-européens sans cultiver quelque arrière-pensée revancharde. La Bundeswehr étant une force aujourd’hui essentiellement symbolique, l’action s’est située ailleurs : sur le terrain de la vertu.

À commencer par la vertu économique. L’Allemagne a plié l’Europe à ses objectifs nationaux, elle a obtenu avec l’euro une parité qui l’arrangeait diablement, juste après la réunification (un euro = deux deutschmarks, le seul pays pour lequel la transition monétaire opérait en compte rond), et elle veut manifestement imposer à toute l’Europe sa conception de l’économie. Ein Reich, ein Euro.

C’est ce que raconte Yannis Varoufakis dans une longue interview à El Pais qu’il a reproduite en anglais sur son blog. En substance, le « plan » imposé à la Grèce est destiné à faire long feu, le refus du « plan B » concocté par le ministre grec, tout bien pensé qu’il fût (c’est Jacques Sapir, qui en sait plus que moi en économie, qui le prétend sur son blog de Marianne), est la preuve par neuf qu’il ne s’agissait pas d’arriver à un accord viable de remboursement. Il fallait imposer aux Grecs des conditions aberrantes probablement dénoncées à très court terme, puisqu’elles ne sont pas viables, l’objectif n’étant pas Athènes (Athènes, combien de divisions ? aurait dit Staline) mais Madrid et Paris — entre autres. Dommage, l’Angleterre n’a pas joué le jeu de l’euro, on conquerra Londres une autre fois.

Varoufakis le dit très nettement :  » Le plan de Schäuble est d’imposer la troïka partout — et particulièrement à Paris. Paris est le gros lot. C’est la destination finale de la troïka. Le Grexit a pour objet de créer un climat de peur pour forcer Paris, Rome et Madrid à acquiescer. » Et d’expliquer que l’asphyxie programmée de la Grèce n’est qu’un coup en longueur, comme on dit au bridge : voilà ce qui vous arrivera si vous ne passez pas sous les fourches caudines de la vertu allemande. Vous aurez chez vous les experts de la Banque centrale européenne, de la Commission européenne et du FMI. Vous allez voir : Paris sera réinstallée à Bruxelles, qui d’ailleurs sera délocalisée à Berlin.

Sans compter que l’Allemagne a tout à y gagner : ce pays à natalité faible fait payer les retraites de ses enfants du baby boom à tous les retraités européens. Bien joué. Et au passage les banques allemandes domineront à terme le système, ce qui dans une Europe qui a plus joué la financiarisaion à outrance que l’industrie — ou a fortiori la politique — n’est pas rien. Tant pis si les retraités grecs se suicident — et les autres suivront. Schäuble soigne sa cote de popularité, et Merkel, qui n’est pas tombée de la dernière pluie — elle, elle a sucé le lait de l’Allemagne de l’Est, elle sait ce que totalitarisme veut dire — va probablement utiliser la popularité de Schäuble pour se présenter à nouveau.

Tant que nous ne remettons pas l’Europe sur des rails politiques, tant que nous laissons un quarteron de banquiers et de politichiens vendus décider à notre place, nous aurons Schäule et ses comparses à la tête de l’UE. Et avec un président français qui dit « la chancelière » sans préciser « allemande », comme s’il avait fait allégeance, en bon caniche de sa maîtresse, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

Schäuble appelle la France « la Grande Nation » : c’est ainsi que les révolutionaires appelaient la République conquérante après 1793, mais dans la bouche d’un Allemand vertueux, ça sonne avec une note de dérision évidente.

Les décisions à prendre dépassent d’ailleurs largement le seul point de vue économique. L’Allemagne nous a imposé l’entrée dans l’UE de la Pologne, qui fait partie de sa zone d’influence. Elle nous impose vis-à-vis de la Russie une politique suicidaire, simplement parce qu’elle a des liens forts avec l’Ukraine (qui a une minuscule minorité d’origine allemande), qui dans certains cas remontent à la dernière guerre, comme le prouvent chaque jour les partis ukrainiens d’extrême-droite. Nous allons tout droit vers un affrontement Chine / USA (des analystes prévoient une revendication prochaine de l’Empire du Milieu pour glisser le yuan à la place du dollar dans l’économie mondialisée que ces imbéciles ont appelée de leurs vœux, sans voir que les successeurs de Deng Xiaoping œuvraient à dominer le monde), et il faudrait une fois pour toutes se rendre compte que nous sommes géographiquement beaucoup plus proches de Moscou, qui marche en ce moment main dans la main avec Pékin, que de Washington. Il est plus que temps de renverser les alliances — même si cela devait faire beaucoup de peine à Wolfgang Schäuble. Plus que temps de penser à nouveau de façon politique, sans se soucier de vertu économique. Les pro-européens, comme dit Varoufakis, trompent tout le monde depuis un certain temps — mais ils ne tromperont pas tout le monde tout le temps.

Jean-Paul Brighelli

PS. Impossible d’insérer les liens hypertexte pour des raisons techniques : je le ferai dans deux jours. Mais les alertes lecteurs n’auront aucune peine à trouver le blog de Varoufakis ou l’article de Jacques Sapir.

 

90 commentaires

  1. Le Royaume-Uni, la France et la Russie avaient, juste après la guerre d’indépendance qui a débouché sur la Grèce moderne, mis un prince de Bavière sur le trône grec. Les nazis, en leur temps, ont eux aussi réinterprété le rapport de l’Allemagne et de la Grèce, dans un sens pervers, en inversant le rapport.Les projections stupides ne dataient pas des nazis, même si évidemment elles étaient moins perverses. C’est sûr, de toute façon, qu’il existe bel et bien plusieurs Allemagnes. L’Allemagne de l’Ouest et l’ancienne Prusse, c’est pas pareil. La Prusse avait bien des défauts, mais on oublie trop souvent que les dirigeants nazis venaient tous d’Allemagne de l’Ouest, et que le régime nazi s’est efforcé de soumettre la noblesse prussienne à sa botte.La vraie Allemagne, c’est l’Est. D’ailleurs, le vrai Berlin, c’est Berlin Est. C’est à l’est que Berlin est né et tous les ministères étaient à l’est, ainsi que le château des Hohenzollern.

  2. L’épithète de « germano-pratin » que l’on colle souvent à Karl Lagerfeld n’a rien à voir avec ses origines germaniques. Il fallait que ce soit dit !

  3. L’économie cette supercherie, nous avertissait un économiste il y a peu (un australien enseignant dans une université de Londres)
    Et le politique là-dedans ?

    C’est bien évidemment la question.

    Sinon l’acteur, c’était Raymond Bur
    J’étais gosse et via l’ORTF nous étions déjà acculturés à l’American way (humour!)

  4. Dugong,

    « si vous aviez lu « la réprouvée » (Aliette Abecassis) vous sauriez qu’un « haredim » baise sa femme à travers un drap percé d’un trou » (citation).

    C’est comme cela que je vous lis : par le petit trou !

    • Il faut corriger la citation ainsi « Eliette Abécassis » serait la bonne transcription. Ceci dit je ne suis pas versé dans les écritures cryptiques …

  5. Pour les Grecs on pourrait rappeler Constantin II roi des Hellènes – renversé par les colonels – mais il est heureux en ménage et donc il a d’autres chats à fouetter.

  6. Discours économique nul de l’extrême gauche habituel.
    La Grèce a déjà bénéficié de plus de 100 milliards d’euros, après avoir menti sur ses déficits en surestimant son PIB , les crétins d’extrême gauche nous parlent de la baisse du pouvoir d’achat grec alors que c’est juste le vrai PIB qui est aujourd’hui révélé.

    Les grecs ont voté pour l’extrême gauche , qu’ils sortent de l’euro et dévaluent de 50% , puisque c’est votre souhait. Il existe en Grèce une tendance à la collection d’euros qui proviennent d’Allemagne( les billets ont un code) pour se prémunir contre la sortie de l’euro et bien sur un bankrun depuis quelques années.

    Les allemands ne veulent pas garantir les déficits de la France , de l’Espagne , de l’Italie, du Portugal et de la Grèce , c’est très étonnant.

    Le problème de ces pays est le déficit, l’euro , les banques ne sont pas les responsables.

  7. Raymond Burr
    (J’ai vite compris au fil du temps que l’ORTF n’était pas une source fiable à 100%, comme toutes les  »Voix de maitre »)

    • Comme disait Jacques Lacan aux jeunes étudiants soixante-huitard qui contestaient son autorité de mandarin de la parole :
      – Vous cherchez un maître vous l’aurez !

      • Bien évidemment, je me suis raté, c’est les  »Voix de son maitre »
        Bien figuré dans cette image du chien assis devant un gramophone (Pathé-Marconi, je crois)

        A l’écrit l’excuse du lapsus linguae ne vaut pas trop tripette

        • « A l’écrit l’excuse du lapsus linguae ne vaut pas trop tripette »
          Surtout quand on sait qu’il faut dire lapsus calami pour l’erreur commise en écrivant.

          • Avec le lapsus lingae on peut invoquer l’inconscient, dans mon cas, il ne s’agit pas de lapsus calami.
            Invoquer:
            – une saisie trop rapide sans relecture sérieuse, si ce n’est une fugace en diagonale
            – une interface peu invantageuse et des applications à faire désespérer un premier de la classe en orthographe.
            Si j’écris Valls (el blanco, notre matador 1er ministre) j’ai le droit à une correction systématique en Calls, dès que je passe au mot suivant.
            Ça et quelques autres diableries de la machine infernale.

            Je suis bien adapté au bon vieux clavier, aux logiciels de traitement de texte (à peu près tous) et ne suis pas étranger aux principes de la PAO.

            Là n’expérimente ce qui va équiper toutes les chères têtes blondes de collège à la rentrée 2016
            Je prédis une catastrophe sanitaire, morale et intellectuelle pour la décennie à venir.
            (Je n’évoque même pas la télé-réalité

  8. Au fond l’ortf vous pouvez la diviser en cent petits morceaux si vous voulez et appeler cela « pluralité de l’information » ; mais cela ne fera jamais que cent petites voix qui s’écouteront parler … on appelle cela je crois la dictature médiatique !

    Heureusement maintenant nous sommes vraiment libérés ; on a inventé la télé-réalité …

  9. Au sujet du Figaro-Magazine j’ai trouvé tout à l’heure un exemplaire de l’Histoire de la littérature française de Paul Guth dédicacé à Alain Griotteray co-fondateur de ce célèbre magazine du samedi & dimanche avec Louis Pauwels.

    Soit dit en passant ce volume écrit avec la méchante langue de Paul Guth est une excellente introduction à la littérature de notre pays alors que le fade Jean d’Ormesson a pondu un pensum sur le même sujet il y a une quinzaine d’années.
    Comme quoi au Figaro il y aussi les mauvais sujets !

  10. Je continue sur ma marotte !

    Au sujet de l’Allemagne et de la France.
    Vous savez qu’Alain Griotteray a été un des premiers résistants de France donc on ne peut l’accuser d’avoir eu la moindre complaisance pour le nazisme ; il n’en était pas moins ultra-conservateur et son dernier livre qui devait paraître en 2008 s’appelait « La mosquée de Marseille » ! A la fin de sa vie il appuyait Marine Le Pen et Louis Aliot !

  11. Paul Guth lui n’était pas du tout d’esprit guerrier ; ce condisciple de Georges Pompidou et de Thierry Maulnier était un ultra du catholicisme et de l’orthodoxie sexuelle (il vomissait les pédés même lettrés) ; agrégé de lettres classiques il avait donc tout du futur meuble académique malgré cela il n’a jamais réussi à trouver un fauteuil quai Conti !
    Pourquoi ? parce qu’il avait déversé tout son fiel contre la gent littéraire de son temps et chacun sait que la race des poètes est irascible selon Horace.

      • Non, on ne se souvient pas de Paul Guth ni sa sa voix flûtée. C’est un apanage réservé aux gens qu’il faut dater au Carbone 14 pour savoir leur âge.

        • .. Ni sa sa voix flutée…
          Lapsus calami ou faute de frappe ?
          Parce que dans le lapsus linguae on sent bien parfois qu’il y a eu comme un ttélescopage des idées et qu’une ou un bout d’elle est passée avant l’autre.

          Dans les cas qui nous intéressent cela relève plus de l’inadvertance, de la négligence ; je ne sais pas si on peut y voir la même chose.

          En écrivant à la main (stylo et papier, par exemple) cela ne se produirait pas.
          Il y a une part liée à la technologie là dedans.
          Je pense même qu’avec une machine à écrire ce genre de choses ne se produiraient pas.
          Pas la peine d’être datable au carbone 14, pour savoir comment fonctionne une machine à écrire

        • Je pense qu’on peut trouver un meilleur usage au carbone 14 que de me dater ! Il ne faut sortir l’attirail de la science que pour les grandes occasions ; je ne suis que menu fretin.

  12. Pourtant je n’ai jamais écrit à la machine à écrire.

    Je ne sais pas ce que cela va produire à terme, l’usage du clavier virtuel (intéressant pour se protéger de certains keylogger, à l’heure d’aujourd’hui, bientôt cela ne le sera plus) et l’aide intuitive a l’écriture.

    Peut-être une épidémie de lapsus calamiteux.

  13. JPB
    « Ah, la Grèce a menti sur ses déficits…
    Ce que c’est que l’information : moi, on m’avait dit que c’était Goldman Sachs qui avait fait ça… Même que c’était écrit dans ce quotidien d’extrême-gauche appelé Le Figaro…
    Que certains en Grèce y aient trouvé leur intérêt, peut-être.  »

    Quand une banque touche plus d’un demi milliard pour faire l’opération , il semblerait qu’elle était mandatée pour…
    GS devrait effectivement être poursuivi pour l’opération mais cela n’exonère en rien l’état Grec.

    Livrer des armes à la Russie alors que l’on va être en guerre contre , ce n’est pas très malin.

    Le problème avec l’extrême gauche , c’est l’ego surdimensionné de ses militants vs leur intelligence.

  14. Pas sûr la guerre contre la Russie ; il conviendrait d’ailleurs de prendre la température des états-majors pour évaluer leur degré de frilosité à l’évocation de cette idée.

  15. http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/08/breaking-bad-sur-les-bords-de-garonne_4716893_1653578.html

    Deux de nos sinistres poings nickelés seraient étudiants en maths sup. Le niveau (des baignoires) baisse…

    A toutes fins utiles, rappelons que les acides « ordinaires » ne conviennent pas pour dissoudre les cadavres.

    On peut toujours essayer de se procurer de l’acide fluorhydrique sur alibaba à 1150 € la tonne et de toute façon il reste le délicat problème de l’évacuation des résidus…

  16. Non le désert blanc du Nouveau-Mexique n’est pas la mer de sable d’Ermenonville ! Avis à ceux qui veulent faire un petit tour pour s’y dégourdir les jambes : prenez de bonnes sandalettes y a beaucoup de sable .. et un parasol pliant avec une bonne glacière y a du soleil en abondance !

    … les Français en vacances c’est vraiment les Bronzés se déplacent en groupe !

    • J’imagine que les deux rémois complètement crétins qui ont perdu la vie et failli tuer leur enfant devaient se gaver avec les émissions de Nicolas Hulot !

      Sauf que quand Bear Grylls va se promener en mode survie dans des environnements hostiles il n’est pas tout seul et en plus c’est un ancien commando SAS il me semble ;;;

      On ne dira jamais assez de mal de la télé-réalité !

      • « …va se promener en mode survie dans des environnements hostiles… » Mais dites-moi, ça ne serait pas un tantinet la description de votre occupation quotidienne dans ce blog ?

        • Dix petits nègres s’en furent dîner,
          L’un d’eux but à s’en étouffer,
          N’en resta plus que neuf.

          Neuf petits nègres se couchèrent à minuit,
          L’un d’eux à jamais s’endormit
          N’en resta plus que huit.

          Huit petits nègres dans le Devon étaient allés,
          L’un d’eux voulut y demeurer
          N’en resta plus que sept.

          Sept petits nègres fendirent du petit bois,
          En deux l’un se coupa ma foi
          N’en resta plus que six.

          Six petits nègres rêvassaient au rucher,
          Une abeille l’un d’eux a piqué
          N’en resta plus que cinq.

          Cinq petits nègres étaient avocats à la cour,
          L’un d’eux finit en haute cour
          N’en resta plus que quatre.

          Quatre petits nègres se baignèrent au matin,
          Poisson d’avril goba l’un
          N’en resta plus que trois.

          Trois petits nègres s’en allèrent au zoo,
          Un ours de l’un fit la peau
          N’en resta plus que deux.

          Deux petits nègres se dorèrent au soleil,
          L’un d’eux devint vermeil
          N’en resta plus qu’un.

          Un petit nègre se retrouva tout esseulé
          Se pendre il s’en est allé
          N’en resta plus… du tout.

  17. Il faut savoir qu’au-delà d’une certaine température – aux environs de 40° C – votre cerveau ne sera plus capable de traiter les informations mêmes élémentaires ; même si vous vous prenez pour le génie des Carpathes vous serez paralysé dans les actes de survie élémentaire … et en hypothermie cela ne vaut guère mieux !
    En clair le cerveau humain fonctionne correctement dans une gamme de températures très étroite autour de 37° C.

  18. Sincèrement je me demande ce qu’on apprend à l’école si les fondements biologiques de la vie humaine – et animale – ne sont pas mis en avant comme substrat général ?

    C’est beaucoup demander ?

  19. Les génies de Toulouse sont présentés aux actualités de France télévision comme des surdoués qui désiraient s’orienter vers l’Université.
    De math sup à l’Université ; ça sent l’échec ne permettant pas d’intégrer math spé, non ?

    C’est beau l’élite.
    Le 3ème lascar faisait des études de commerce
    (ça s’étudie le commerce ?)

    D’après l’avocat de l’un d’eux, ils vivaient dans un monde virtuel.

    Ça va être bien réel ; s’endormir en résolvant des équations différentielles ou en montant des pyramides de Ponzi, dans une cellule surpeuplée, en compagnie de la fine fleur de l’intelligentsia.

    Sans compter les ramassages de savonnettes dans la douche.

    Certains doivent regretter les hippies gauchisant qui fumaient des cigarettes mal roulées …

  20. La presse sort quelques articulets sur les « bacheliers sans affectations ».

    On pourrait plus précisément les qualifier de « nuls et khons »

  21. Vous savez JPB si votre ami NDA était un dixième aussi vulgaire que Donald Trump il aurait quelque chance de toucher les masses populaires ! Il faudrait lui donner des listes de vocabulaires pour épicer son discours …

    • Le grand succès de Nicolas Sarkozy c’est qu’on l’aurait bien vu aux « Grosses têtes » de Philippe Bouvard racontant des blagues salaces … y a pas de mystère !

  22. Vous savez même De Gaulle utilisait un vocabulaire de corps de garde quand il voulait faire comprendre quelque chose fortement à un interlocuteur !
    Il est célèbre pour ses expressions fleuries : la boîte à misères, le tracassin, la chienlit en 68 etc

  23. Et … »que dit le volatile cette semaine »… à propos du  »Canard enchainé »
    … »on embastille pas Voltaire »… à propos de Sartre, face aux propositions du Fouché de l’époque (vers 68 après 1900)

    Il y a aussi le … »je vous ai compris »… qui a été diversement apprécié de part et d’autre de la méditérannée à une certaine époque.

  24. C’est vrai que :
    .. »ensemble tout devient possible »…
    … »le changement c’est maintenant »…
    ne sont pas des parangons d’élégance (notamment et surtout dans l’après coup, bien que pour la seconde formule nous manquons de recul pour bien apprécier.
    La première c’est plié)

  25. Chirac si ce n’est de l’élégance avait une certaine lucidité ;
    … »les cons volent en escadrille »..
    Pour revenir au sujet, par la a porte du politique ou celle de l’économie » (auquel cas il convient de citer la très probablement apocryphe : … »la vertu ou la mort »…)

  26. Je ne pense pas que Donald Trump soit un abruti fini ; donc voilà je suppose qu’il vise l’investiture républicaine des électeurs de base du Kentucky au Texas pas les beaux esprits du San Francisco Chronicle ou de la Boston Review !
    Donc il se fout grosso modo des commentaires de la presse démocrate … au contraire tout ce qui fait parler de lui en mal ou en bien c’est de la pub gratuite ! Et au final la question de l’argent est capitale pour être à la Maison Blanche. On sait que plus l’on réunit de fonds plus on a de chances d’être élu.

  27. Je me souviens que quand Ronald Reagan s’est fait élire son message tenait en deux points principaux :

    – Nous allons vaincre l’Urss.
    – La solution des problèmes de l’Amérique ne réside pas dans l’Etat car le problème c’est l’Etat.

    Bien entendu la chorale des bien-pensants était horrifiée !

  28. http://www.lalibre.be/economie/actualite/l-allemagne-a-porte-un-coup-severe-a-l-europe-selon-le-prix-nobel-d-economie-55a2a34c3570c685854e8bce
    Pour commencer, sur l’Allemagne, puis le reste.
    C’est le point de vue politique d’un économiste.
    Je crains que l’argument  »gauchiste » soit complètement à coté, en ce qui le concerne.

    Gauchiste c’est l’argument à la mode, chez certains attardés à qui personne n’a jamais expliqué que l’URSS n’existait plus, à l’usage de ceux qui ne pensent pas  »dans les clous » (lesquels d’ailleurs ?)

  29. Sinon, je pense comme max Weber que la légitimité de la violence (symbolique ou pas) entre les mains de l’État c’est la meilleure des solutions, quand on a fait le tour des autres. (groupements d’intérêt, multinationales …)
    C’est la meilleure …. : c’est moi qui rajoute, Weber n’ayant jamais dit rien de tel.

    Évidemment avec les utopistes je veux bien croire qu’un monde sans violence, ce serait l’idéal.
    Ça doit être consubstantiel, la violence, à plein de choses.

  30. Aucun asiatique utilise les termes « empire du milieu ». Le Japon 日本国 se traduit par le «pays du Soleil-Levant». Je ne sais pas pourquoi la Chine 中国 se traduit en Français par « Empire du milieu ». On devrait plutôt traduire par « pays du milieu » puisque le symbole 国 signifie pays.

    En tout cas au niveau économique, c’est une erreur de penser que les Chinois ont la volonté de remplacer le dollar par le yuan. L’orientation chinoise est dirigée par des priorités qui lui sont propres : quand on parle de la Chine, il faut avoir en tête que la priorité n°1 est de sortir le pays du sous-développement, nourrir une population de plus d’un milliard quatre cent mille individus.

    Ceci étant dit, pourquoi les Chinois cherchent à imposer le yuan. Il ne s’agit pas de chercher l’hégémonie, mais plutôt de chercher le meilleur rendement pour les réserves chinoises. La gestion des réserves de change pose en effet problème aux autorités chinoises, qui doivent concilier meilleur rendement possible et maintien de la valeur de ces réserves en yuans. Jusqu’à présent, Pékin a opté pour la prudence, en plaçant 70% des réserves en dollars aux Etats-Unis. Mais le pays devra à l’avenir, pour éviter les risques liés à la dépréciation du billet vert par rapport au yuan, diversifier ses placements.

    Déjà première puissance industrielle mondiale, Investir et prêter à l’étranger est un impératif pour Pékin, pour pallier des vulnérabilités de l’économie, plutôt qu’à affirmer une volonté de suprématie mondiale. Les investissements à l’étranger ont pour objectif de sécuriser l’accès aux ressources naturelles de la planète, de racheter des entreprises étrangères riches en technologies et d’internationaliser les sociétés chinoises pas assez riches encore en technologie. Tout cela est piloté par l’Etat parti.

    • « .. nourrir une population de plus d’un milliard quatre cent mille individus.  »

      Millions et quelques je suppose !

      Ceci dit sont-ce vraiment des individus au sens occidental du terme ?

      • Etrange question… L’individu existe dans toutes les cultures. Mais jamais l’individu n’existe sans support, sans le collectif, sans les rapports sociaux, sans les contraints….

  31. Au fait êtes-vous au courant de l’histoire du blogueur breton Boris Le Lay qui s’est réfugié au Japon parce que condamné en France à six mois de prison ferme pour avoir nié que les Celtes puissent être de race noire ?

    Je me souviens d’avoir eu un camarade de collège qui nous canulait la tête avec ces histoires de Bretagne annexée par la France au temps de la reine Anne de Bretagne mais enfin on ne le mettait pas en prison pour autant dans les années 70 !

    • Quand je disais qu’il n’y avait pratiquement pas de sympathisant nazie en France dans l’entre-deux-guerres ce n’est pas tout à fait exact pour la Bretagne puisque le parti national breton a affiché clairement son adhésion à cette idéologie.

      D’autre part l’Irlande terre celte par excellence est restée neutre pendant la Seconde guerre mondiale ayant refusé de s’associer aux nations anglo-saxonnes dans la lutte contre le nazisme.

  32. De Gaulle aimait la Bretagne car pour lui elle incarnait l’esprit de résistance ! Après tout les premiers français de souche à s’être ralliés à lui c’étaient les pauvres types de l’île de Sein !

  33. Une erreur de manip m’a fait effacer tous les commentaires de la présente Note.
    On s’emploie à les récupérer !
    JPB

  34. Les monologues de vos commentateurs habituels sont d’un faible intérêt cela dit.

    Vous pouvez pester contre islamistes et allemands. Hélas en France il n’y a besoin ni des uns ni des autres pour se tirer des balles dans le pied.

  35. Il y a point que j’aimerais bien discuter : JPB dit que « les successeurs de Deng Xiaoping œuvrent à dominer le monde ». A mon avis, c’est une erreur que beaucoup d’occidentaux commettent par méconnaissance de la Chine. Il faut rappeler que l’objectif prioritaire du gouvernement chinois, c’est moins l’hégémonie que de sortir ce pays du sous-développement, de nourrir la population. Il a d’abord mené des réformes économiques. A certains stades de développement économique, les dirigeants chinois ont ressenti le besoin de réformer le domaine juridique. Après la crise des suprimes, ils ont senti le besoin gérer les réserves de change supérieures au PIB de l’Allemagne. C’est pour cette raison que la Chine n’exporte plus seulement des biens manufacturés, mais aussi des capitaux. La gestion des réserves de change pose problème aux autorités chinoises, qui doivent concilier meilleur rendement possible et maintien de la valeur de ces réserves en yuans. Jusqu’à présent, Pékin a opté pour la prudence, en plaçant 70% des réserves en dollars aux Etats-Unis. Mais le pays devra à l’avenir, pour éviter les risques liés à la dépréciation du billet vert par rapport au yuan, diversifier ses placements. Comme l’économie et la demande internes souffrent de faiblesse, la Chine doit investir à l’étranger, la Chine ne rachète pas le monde, elle rachète ce qui lui manque.

    Ce qui est remarquable, c’est cette peur de la Chine dans les médias occidentaux et parmi l’élite française. Cela me fait penser la peur de Stephen Hawking : « Si les extraterrestres nous rendent visite, le résultat serait beaucoup plus que lorsque Christophe Colomb débarqua en Amérique, cela ne tourne pas bien pour les Amérindiens ». Pourquoi extrapoler le comportement des Occidentaux à d’autres peuples ?

  36. Ukraine, vodka, niveau constant, loi de conservation : la diminution de ce qui rentre par la frontière russe c’est l’augmentation de ce qui est fabriqué à l’intérieur des alambics locaux.

    http://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/021253617933-la-vodka-russe-victime-collaterale-de-la-crise-ukrainienne-1143452.php

    Que nos nationalistes en prennent de la graine : les dalles en pente ukrainiennes distillent le meilleur et le pire ferment du patriotisme local.

  37. Ma foi, personnellement j’aurais dit que la Chine a tendance à vivre repliée sur elle-même, je ne la vois pas du tout cherchant à dominer le monde. Elle s’est intéressée à l’Occident à une certaine époque, mais sans plus. Je suppose que la question du Tibet est surtout stratégique.
    Elle agit selon ce qu’elle pense être son intérêt. Les autres n’en font-ils pas autant?
    De même que je ne vois pas les russes chercher la guerre avec l’Occident. Que Poutine soit un salaud, c’est très probable : le Pape ne saurait être un enfant de choeur. Mais vouloir garder une fenêtre sur la Méditerranée ne me semble pas une idée aberrante, peut-être serons nous bien contents un jour qu’il l’ait fait .
    Je repensais récemment au film d’Eisenstein et au grand escalier d’Odessa, je repensais à un lectrice de russe que j’ai connue : elle était ukrainienne mais à l’époque la question ne se posait pas.
    C’est, je crois, Catherine II qui a aboli l’hetmanat, ça ne date pas d’hier. Les ukrainiens ont été maladroits , est-ce que ça vaut une guerre?
    Maintenant, je me fourre peut-être complètement le doigt dans l’oeil…

    • Dans « le monde chinois », Jacques Gernet nous dit que l’Occident moderne doit beaucoup à la Chine par la route de soie (inventions, sciences, agriculture, société, organisation, administration, etc.). Jacques Gernet nous explique qu’à toutes les périodes, la Chine a eu des contacts avec le reste du monde (il paraît que Rome a eu des liens diplomatiques avec la Chine). Ce n’est donc pas un pays replié sur lui-même.

      Georges Frêche, qui était professeur d’histoire, a dit : « Jamais la Chine n’a envahi le Tibet. Ce sont les Tibétains qui ont envahi la Chine ». Mais en Chine, il y a quelque chose de remarquables : le pays envahisseur finit par devenir chinois, c’est le cas notamment des Mongols et des Mandchous.

      Faut-il rappeler que le Tibet n’a jamais été reconnu comme ”pays indépendant ” ? Au 13ème siècle, le Tibet est annexé à la Chine par les Mongols, et au 18ème les Mandchous ont divisé leur empire chinois en 18 provinces, dont la province tibétaine. Fin du 19ème, l’empire britannique envahit le Tibet et y installe ses comptoirs de commerce. Cela se passe sous le règne du 13ème DL, qui voit dans l’occupation anglaise du Tibet une opportunité pour revendiquer l’indépendance. Il se base pour cela sur ce qu’il a appelé le ” Grand Tibet ” : un territoire qui équivaut à cinq fois la France, quasi le tiers de la Chine. Or la Chine du début du 20ème sortait d’un siècle de ventes aux enchères, avec la succession des ” concessions ” faites aux pays occidentaux. Céder le tiers de son territoire était signer son arrêt de mort. Donc cette demande d’indépendance a été sans suite. Ni l’ONU ni aucun pays n’a jamais reconnu le Tibet comme un pays indépendant. Mais là, je m’éloigne du billet de JPB.

      • Oui, d’accord pour les contacts mais j’avais quand même l’impression que c’était l’Occident qui était allé vers la Chine et non l’inverse.
        Le Si Yeou Ki est bien « La relation du voyage en Occident », mais il s’agit d’un voyage et d’un Occident un peu particuliers.

        • Depuis la dynastie des Tang, la Chine est multiethnique. C’est un pays immense composé de beaucoup de nationalités. Par conséquent, la culture chinoise s’est construite par emprunts culturels aux populations non Han. L’influence occidentale est plus tardive, mais les Chinois ne sont jamais fermés à la culture occidentale, je crois que les Chinois sont plus ouverts à la culture occidentale que nous vis à vis de leur culture.

          Quant au schéma « l’Occident était allé vers la Chine », je pense que c’est une impression. Il suffit de lire Montesquieu, Voltaire pour voir qu’il y a aussi un mouvement Chine vers l’Europe. Et l’apport de la Chine sur la philosophie des Lumières, sur la science, sur l’organisation, etc. est bien plus grand que nous le pensons.

  38. Au sujet du bébé de l’escalier dans Potemkine (« ce soir, j’aime la mariiiine… ») : qu’est-il devenu, ce bébé ? A-t-il bénéficié d’une aide de l’état soviétique après reconnaissance du statut de « bébé secoué ? » On ne nous dit rien… A quel âge est-il mort ? Et, mort, l’est-il ? Tout comme Hitler, d’ailleurs… Je me suis laissé dire qu’il coulait des jours paisibles à Montévidéo. Au côté de Franco qui n’a toujours pas fini son agonie, et non loin de l’assassin de Kennedy, qui est, ça tout le monde le sait, un envoyé des Illuminati afin de sauvegarder un monde en proie au communisme et au libéralisme conjugués (tant ils sont imparfaits !). mais, moi, je dis ça, je dis rien, hein ?

    •  » Il faut arrêter de se tirer sur la nouille ! ». Pourquoi ? Pour ne pas alimenter les monologues du vagin ?

    • Après tout, ce Jason Voorhees est peut-être un bienfaiteur de l’Humanité genre Anders Breivik. Perso, c’est quand j’inspecte les dégâts causés dans mon jardin par ces saloperies de limaces, que je m’interroge sur le sens de la vie…

  39. J’ai à peu près tout retrouvé des commentaires disparus…
    Sincèrement désolé… C’était parti à la poubelle avec le SPAM…

  40. « Il ne peut pas être possible que la France ne maîtrise pas encore son déficit budgétaire ! Il existe une limite pour cela : 3 %. Si elle est dépassée, il doit y avoir des sanctions. » Cette déclaration du chef du groupe conservateur CDU/CSU au Bundestag Volker Kauder dimanche 9 août au journal Welt am Sonntag semble donner raison à Yanis Varoufakis qui, voici une semaine, affirmait que « la destination finale de la troïka est Paris. » Elle montre, en tout cas, que la dernière crise grecque semble avoir convaincu l’Allemagne d’accepter son rôle d’hegemôn, de puissance dirigeante de la zone euro. »

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/zone-euro-que-veut-l-allemagne-497461.html

    L’Egée-manie teutonne se nourrit de doubles négations pour se convaincre de son propre discours.

  41. Mais ce blog n’est pas un désert de sable blanc…
    Et la plupart de ceux qui le fréquentent n’oublieraient pas de boire — et du meilleur.

  42. Les dix-huit membres de la zone euro me font penser au célèbre roman d’Agatha Christie : Dix petits nègres !

    Dix petits nègres s’en allèrent dîner.
    L’un d’eux étouffa
    et il n’en resta plus que Neuf.

    Neuf petits nègres veillèrent très tard.
    L’un d’eux oublia de se réveiller
    et il n’en resta plus que Huit.

    Huit petits nègres voyagèrent dans le Devon.
    L’un d’eux voulut y demeurer
    et il n’en resta plus que Sept.

    Sept petits nègres coupèrent du bois avec une hachette.
    L’un d’eux se coupa en deux
    et il n’en resta plus que Six.

    Six petits nègres jouèrent avec une ruche.
    Une abeille a piqué l’un d’eux
    et il n’en resta plus que Cinq.

    Cinq petits nègres étudièrent le droit.
    L’un d’eux devint avocat
    il n’en resta plus que Quatre.

    Quatre petits nègres s’en allèrent en mer.
    Un hareng saur avala l’un d’eux
    et il n’en resta plus que Trois.

    Trois petits nègres se promenèrent au zoo.
    Un gros ours en étouffa un
    et il n’en resta plus que Deux.

    Deux petits nègres s’assirent au soleil.
    L’un d’eux fut grillé
    et il n’en resta donc plus qu’Un.

    Un petit nègre se trouva tout seul.
    Il alla se pendre
    et il n’en resta plus Aucun.

  43. Le pire là-dedans, c’est tous les attardés qui vont dire :  »notre bon maire est victime d’un complot politique ».
    La fin de l’impunité présentée comme une persécution ; c’est fort de café.
    Il aurait fallu cacher cela aux enfants, niveau références c’est un désastre.
    Après d’autres veulent faire pareil dans leur cité.

    Il y a l’histoire de l’autre ahuri aussi, braqueur de bijouterie qui s’affiche au Maroc via facebook.
    Il va finir à Kenitra (il y a une espèce de bagne là-bas) puis dans un avion pour la France.

    Le niveau baisse, même chez les voyous.

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