t1Curieux titre qui s’éclaire très vite : cette génération, dit Barbara Lefebvre (enseignante d’histoire-géographie, exerçant depuis toujours en proche banlieue parisienne, et qui se fit connaître il y a quinze ans — quinze ans ! Et rien de fait !— en participant aux Territoires perdus de la République avec Georges Bensoussan, alias Emmanuel Brenner) — cette génération donc est celle du selfie, de l’élève au centre et d’un ego dilaté qui ne se conjugue au pluriel que sous la forme du communautarisme. La faute à Rousseau ! ai-je expliqué par ailleurs. « « Je » prend tout l’espace, écrase par son irréductible souveraineté un « Nous » qui aura servi au genre humain à faire société depuis des siècles, sinon des millénaires. » Ni société, ni nation. Le Je du « j’ai le droit » est le rêve des marchands qui pensent que la disparition des Etats-nations leur permettra de vendre plus de portables et de gadgets électroniques. C’est un Je d’autant plus certain de son importance qu’il est en fait à valeur nulle.
C’est aussi la génération de l’école sacrifiée aux idées létales des pédagos. Comme elle le dit avec force, « ils étaient dans nos classes, dans les années 1990 et 2000, les MErah, Fofana, Kouachi, Coulibaly et d’autres « déséquilibrés » venus à leur suite.»
« Déséquilibrés » est entre guillemets parce que Barbara Lefebvre n’adhère pas — mais alors, pas le moins du monde — au discours lénifiant qui voudrait que les auteurs d’attentats soient juste des détraqués. C’est l’islam en soi, dans la lecture qu’impose le wahhabisme, qui est détraqué — et « le hijab est le drapeau de l’islam radical. » Bref, c’est un livre où l’on ne fait pas de prisonniers.

Comment tout cela a-t-il commencé ? « Depuis presque un demi-siècle une nomenklatura intellectuelle se sera érigée en mère-la-morale. » Ça, c’est le décor lointain. Puis la caméra se rapproche, et filme le lieu du désastre. « [À l’école] l’enfant fait l’expérience fondatrice du déplacement d’identité qui fonde toute société humaine : enfant de ses parents, il devient élève de sa classe (…) Le fait de devenir élève ne signifie pas l’effacement de son identité d’enfant, mais l’apprentissage d’une coexistence nécessaire pour s’instruire, pour apprendre à se détacher de lui-même et vivre dans cette société en miniature qu’est l’école. (…) C’est un effort auquel certains enseignants n’obligent plus l’enfant, car ce serait contraire à son libre développement. » La faute à Rousseau, vous dis-je ! Emile, Kevin et Mohammed sont désormais des sujets. Des roseaux pensants — surtout s’ils sont dépensants.
« La dévastation de l’école républicaine, continue Lefebvre, s’est construite sur un renoncement majeur : celui de l’héritage culturel via la langue française. En rendant impossible une véritable maîtrise de la langue française par tous les enfants, en la réduisant à une langue de communication purgée de toute nuance, de toute grammaire, de toute référence, en se gardant de leur imposer les codes culturels nécessaires pour entrer dans le monde, on est parvenu à déraciner déjà deux générations de Français, celle des années 1980 et celle des années 2000. »
« Le français et sa littérature d’une part, l’histoire, d’autre part, sont les mamelles de l’identité nationale. C’est pourquoi déraciner l’enseignement de ces deux disciplines était primordial pour les guérilleros du multicultiralisme postmoderne, du libéralisme mondialisé, de l’individu atomisé. » J’ai expliqué moi-même tout cela dans Voltaire ou le jihad et dans C’est le français qu’on assassine. Mais cela fait toujours plaisir de constater qu’il y a deux Cassandres qui hurlent dans le désert.
S’ensuivent deux chapitres fort documentés sur la façon dont la méthode Foucambert a supplanté la méthode syllabique, de façon à fabriquer des illettrés, et dont les idéologues d’Aggiornamento ont subverti les programmes d’Histoire, en en faisant « l’otage des identités et des mémoires qui clament leur « droit » dans une concurrence effrénée avec des revendications mémorielles. Rien d’étonnant si Macron se réfère volontiers à Patrick Boucheron, l’auteur de cette Histoire mondiale de la France qui prétend « organiser la résistance face au « roman national » » — pauvre cloche qui tinte au Collège de France.
Pourtant, de remarquables historiens de gauche (Pierre Nora, Marc Ferro, Jean-Pierre Vernant ou Pierre Vidal-Naquet, entre autres) se sont éloquemment élevés contre la mainmise de l’Etat sur le « devoir de mémoire ». Peine perdue — leurs voix ne portent pas face aux hurlements des idéologues qui se prétendent historiens, et qui confondent droit à l’Histoire et devoir de mémoire.

Résultat ? « Une jeunesse abandonnée, livrée à elle-même. La génération « j’ai le droit ». Tout cela procède de l’acculturation, de l’abandon intellectuel auquel l’institution scolaire les a voués en se mettant à leur niveau au lieu de les élever. »
Comme Carole Barjon l’année dernière, Barbara Lefebvre aime bien nommer un chat un chat, et un idéologue un crétin patenté. Et de dénoncer « les vigilants chiens de garde progressistes du Café pédagogique, du collectif Aggiornamento et de leurs affidés blogueurs sur Mediapart ou le Bondy Blog ». Ou Gregory Chambat, qui « consacre une partie de son site internet à la traque des fascistes qui dominent actuellement, selon lui, le débat d’idées sur l’école. »
À noter que l’on doit tout de même à Chambat une bibliographie presque complète de l’anti-pédagogisme qui permettra à chacun de savoir ce qui lui manque…

Prof d’Histoire-Géographie, elle ne révère ni Francis Fukuyama, ni Emmanuel Macron : « Après avoir essayé de nous faire croire en 1989 que l’histoire était finie, on rejoue maintenant la musique du progressisme : l’histoire est « en marche » ! » Sans doute fait-elle partie de ces « tristes esprits englués dans l’invective permanente », comme a dit Macron (dans Un personnage de roman, de Philippe Besson, Julliard, 2017). Ni Vallaud-Belkacem : « La réforme du collège qui a suivi la loi de refondation de l’école a été la gifle de trop. » Ni Blanquer, dont elle doute qu’il puisse réellement se / nous débarrasser des morpions pédagos incrustés dans le système — même si à petites touches le ministre tente actuellement de dégonfler « l’idéologie pédagogiste contre laquelle le ministère et ses corps constitués n’ont jamais osé lutter ». Ou de révoquer « ces collègues idéologues qui s’en prennent à la méritocratie républicaine, aux enseignements culturels les plus exigeants comme les langues anciennes ou la musique classique, à l’enseignement disciplinaire, à l’histoire-récit, à l’orthographe et à la grammaire qui seraient des outils de discrimination sociale. » « En réalité, précise-t-elle, ils aspirent, souvent au nom d’un anti-racisme dévoyé, à conserver tout ce qui peut maintenir les enfants des milieux populaires dans un entre-soi qui leur interdit d’assouvir cette « faim de découverte » dont parlait Camus. (…) Pendant ce temps, eux (et leurs enfants) possèdent ces codes et les surexploitent pour mieux en priver les élèves des milieux populaires qui ne sont rien d’autre que leur fonds de commerce politique. »
Croit-elle pour autant à quelque grand complot ? Il lui suffit de constater les faits, et l’idéologie qui les a engendrés. « On ne s’y prendrait pas mieux pour éviter qu’ils ne s’enracinent dans une identité française. On ne s’y prendrait pas mieux pour faire advenir la démocratie moutonnière dont rêvent à la fois les chantres du libéralisme et ceux du communautarisme. » C’est moins un complot qu’une collusion libéralo-libertaire, qui débouche à la fois sur le « grand marché » auquel on voudrait réduire la planète, et sur la « reproduction » (c’est pour le coup que Bourdieu, l’un des responsables du désastre, aurait raison) d’une oligarchie qui ne mérite pas grand-chose et qui a inventé, du coup, la méthode idéale pour s’auto-perpétuer : tuer dans l’œuf les aspirants à l’ascension sociale. « « L’égalité des chances » n’existe que pour les « enfants de » qui depuis cinquante ans se cooptent dans un entre-soi confortable (…) La gauche morale soixante-huitarde (…) a « joui sans entraves » des bienfaits de cet élitisme bourgeois qu’elle adore détester mais qu’elle incarne avec une morgue sans égale. »

Je ne résumerai pas davantage un ouvrage méthodique et foisonnant. Je voudrais juste finir sur l’immense éclat de rire (jaune, comme l’étoile du même nom) qui fut le mien au récit de la découverte, par ses collègues puis ses élèves, de la judaïté de Barbara Lefebvre — qu’elle évoque dans un chapitre passionnant sur les zones de non-droit dans lesquelles s’exercent la libre parole islamique et l’antisémitisme décontracté. Elle raconte comment elle avait rectifié quelques erreurs factuelles sur Israël et la Palestine de collègues admirablement armés d’œillères pro-palestiniennes (au point d’organiser pour leurs élèves un voyage en secteur palestinien — où ils eurent le plus grand mal, tant l’islam est peu sexiste, à faire admettre qu’ils amèneraient une classe mixte), à qui elle a avoué, pour justifier sa compétence, qu’elle s’y était rendue plusieurs fois. « Stupéfaite, comme si on venait de lui révéler un secret d’Etat, une collègue me répondit : « Mais tu t’appelles Lefebvre ! »»
Vous vous rappelez ? « Salomon est juif ? » C’était dans Rabbi Jacob, chef d’œuvre indépassable de la dérision et de l’auto-dérision. Et Barbara Lefebvre de commenter : « La profondeur de son inculture autant que son antisémitisme étaient tout entiers dans cette interjection. »
Cela m’a rappelé le dilemme que dut résoudre le régime de Vichy lorsqu’il s’efforça de dire qui était juif. Le nom ? Peuh. L’habit ? Il y avait beau temps que nombre de Juifs français ne s’habillaient plus comme leurs grands-parents du shtetl polono-ukrainien. La pratique ? Mais nombre de Juifs, en 1940, ne conservaient de la religion que la célébration de fêtes, exactement comme des français athées fêtent Noël. À la fin, on choisit de leur demander de se déclarer juifs — ce qui malheureusement marcha au-delà des rêves de Darquier de Pellepoix.

Barbara Lefebvre n’est pas très optimiste sur les chances de l’Ecole (et de la nation) de subvertir leur présente déconfiture. Ni moi. Trop d’intérêts se lient : pédagogues minables, donc accrochés comme des morpions aux postes que la malévolence socialiste leur a fait obtenir, libéraux pour qui seul le marché mondialisé compte réellement, et communautaristes de tous poils qui font leur marché dans des consciences ravagées d’inculture. Il faudrait un grand mouvement national, une « levée en masse » comme on disait en mars 1793. Possible ? Probable ? Prochain ? Croisons les doigts, lisons de bons livres et buvons frais en attendant la fin.

Jean-Paul Brighelli

PS. J’ai interviewé Barbara Lefebvre un peu au-delà de son livre. À paraître dans la semaine sur le blog que m’a ouvert Valeurs actuelles.

283 commentaires

    • En fait, non. Mais dans leurs discours, c’est tout le temps.
      Je t’enverrai un article écrit jadis pour le Monde sur le sujet. Dès que je rentre at home.
      À propos, ça n’a pas marché pour CM. C’est David Bauduin, le co-rédacteur du rapport de Pascal Charvet sur les Langues et Cultures de l’Antiquité, qui épaulera Souad Ayada.

  1. J’ai idée – mais corrigez-moi si je me trompe – que l’affirmation de principe du monopole de l’éducation nationale sur l’enseignement français crée des ravages dans les esprits enseignants !

    Parce qu’au fond cela revient à dire : tout ce que nous faisons est par principe bel et bon !

  2. Pour prouver qu’on est le meilleur il faut un terme de comparaison : ce qui ne va jamais de soi !

    Je me souviens de cette horde de barbus qui envahit l’Assemblée nationale en juin 1981 : on allait voir ce qu’on allait voir ! Ces barbus-enseignants allaient pourfendre la mauvaise graine de l’enseignement privé … et en fait ils ont magnifiquement réussi à démolir l’enseignement public.

    • Ils n’avaient pas attendu 1981 pour saccager l’enseignement. 1969: création du corps des PEGC, qui sévissaient dans de nombreuses matières, bien que n’ayant que très peu ,voire pas du tout de connaissances, et dissimulant leur incompétence derrière la « pédagogie », vache sacrée, qu’ ils prétendaient avoir seuls le privilège de détenir; et d’éreinter certifiés et agrégés (le Capes, en ce temps-là, ne s’obtenait pas aussi facilement que maintenant) au motif que ces derniers en savaient trop et que leur discours passait loin au-dessus de la tête des élèves – pardon, des « apprenants ».

  3. Encore un livre sur l’effondrement du système scolaire. Il est peut-être intéressant de le lire mais après ? Pour ma part, je pense que ce système ne s’effondre pas ; il est effondré. Par conséquent, confier ses enfants à l’éducation nationale ne sert plus à rien. Les parents qui le peuvent vont devoir se charger eux-mêmes de l’instruction de leurs enfants.

    Les autres sortiront du système en ayant des diplômes mais en étant des cancres parfaits. Ils diront certainement« j’ai le droit » mais sans se rendre compte qu’ils auront été privés de liberté par le seul fait de leur inculture, la seule liberté qui vaille, celle de penser. Ils feront sans doute de la bonne chair à canon dans le cadre des grandes invasions migratoires et d’une guerre probable sur le continent européen.

    Mais je ne veux pas paraître trop pessimiste. Nous n’y sommes pas encore tout à fait. A mon avis, le vrai signal viendra lorsque des bibliothèques seront incendiées par des gens qui sauront plus lire.

    • « le vrai signal viendra lorsque des bibliothèques seront incendiées par des gens qui ne sauront plus lire »

      Des auto-Tafé(cramerlamédiatek) ?

      Tout ça témoigne d’une vision très négative. Voyez plutôt comment Jack (K.) Dorsey, fokondateur de Gazouillez-les-tous veut assainir « débats » et « conversations » :

      http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/03/02/twitter-lance-un-appel-a-projets-pour-mesurer-la-serenite-des-conversations_5264633_4408996.html

      « Il faudrait d’abord, savoir « mesurer la sérénité » des conversations. Ce qui, selon un machin unidiversitaire, pourrait se faire avec quatre indicateurs : la « diversité d’opinions », « la réceptivité », « l’attention partagée » et « la réalité partagée » »

      Les ados, « blocs d’être » compacts et sans fissures, perclus d’ennui, s’en serviront plutôt pour se donner rendez-vous pour recramer la médiaméthèk qui vient juste de réouvrir.

      • Je ne doute pas un instant de l’intérêt de cette initiative sympathique mais je doute fort de sa capacité à inverser la pente que nous dévalons. Ce triste spectacle que je présage aura peut-être lieu dans plusieurs décennies ; mais je suis persuadé qu’il aura lieu.

        Des débats et conversations entres « ados » ne vont pas, par magie, rebâtir une civilisation.

        Nos points de vue divergent car nos projections ne sont pas faites sur le même Temps.

    • Il est effondré… Oui.
      Mais pour 1500 à 2000 € par an on peut encore à Paris faire en sorte que son enfant de 7 ans sache lire, écrire et compter…

      • Vade retro Satanas(*) !

        (*) rayer la ou les mentions inutiles:
        -Yahvé
        -Dieu
        -Allah
        -Edouard Leclerc
        -Brighelli

        • Contrition tardive:

          Par un beau soleil qui éclairait divinement la façade sud de la cathédrale de Reims, j’ai eu naguère la trique, moi aussi en milieu sacré.
          D’autant que la fille du bedeau exerçait sur moi les rudiments de son futur métier, et que le Ciel, par ce don, avait comblé mes espérances spirituelles.

  4. Merci Jean-Paul pour ce billet!
    Mais ici tu prêches des convaincus… ce qui est inquiétant et horrifiant c’est que la situation ne fait que s’aggraver depuis « la fabrique du crétin »…

  5.  » L’Éducation nationale  » est foutue. Actuellement les enfants qui auront des chances de réussir sont ceux dont les parents possèdent déjà un bon degré d’éducation et qui les élèvent dans le goût de l’effort (et surtout qui se saigneront aux quatre veines pour les envoyer dans des établissements dignes de les recevoir mais payants). Les apprentissages fondamentaux ne sont même plus à la portée des enseignants recrutés depuis une vingtaine d’années. L’école est devenue un espace d’ « animation » où n’importe qui peut venir vendre sa salade devant des enfants qui n’ont pas les moyens de « critiquer » mais qui trouvent ça bien parce que c’est « amusant ». J’ai vu des élèves pleurer parce que refusés à l’atelier « djembé » alors que les ateliers échecs étaient boudés. La puissance des syndicats et la résistance des inspecteurs généraux empêcheront la mise en place des réformes proposées par Blanquer. Ce ministre ne se rend pas compte du niveau de compétences des enseignants d’ élémentaire ! Comment pourront-ils apprendre à leurs élèves à compter ou à écrire alors qu’eux même ne savent pas le faire… Ou si mal !

    • Le texte qui suit est de 1983:

      Vos enfants ne m’intéressent plus de Maurice T Maschino
      par Yves Florenne

      L’histoire d’une expérience. Il faudrait pouvoir citer quelques-uns de ces témoignages écrasants. Un professeur de philosophie, face à des élèves, d’ailleurs gentils, sympathiques, mais qui ne savent pas ce qu’ils font là ; qui, à la vérité, n’y sont pas. Être enseignés, ils ne le veulent, ne le peuvent. Tout en eux proteste : votre philosophie ne m’intéresse pas. Elle ne nous concerne pas, elle ne sert à rien. A la lettre : ils n’entendent pas ce qu’on leur dit. Incommunication absolue. Platon ou Spinoza (qu’ils confondent avec le général Spinola) et les autres, pourquoi faire ? – Non, il n’y a rien à faire.

      Ce qu’ils attendent du professeur, surtout philosophe, c’est qu’il les aide à résoudre leurs « problèmes ». (Il ne demande pas mieux, mais enfin, il n’est pas là pour ça.) Etre paternés-maternés. Le lycée tout entier est une garderie : qui finit – enfin ! – avec la classe de philo. Ces enfants qui ne savent pas penser, ni même parler, bien entendu ils ne lisent pas. Mais nombre de leurs « maîtres » non plus. « Je trouve effarante l’inculture des enseignants », dit un proviseur. Il y a quelque chose de pourri, de cassé, d’aveugle et de sourd, d’incompréhensible dans ce néant.

      Pas besoin de souligner ce qu’il y a de colère triste, de dérision dans la « solution » : « Intérioriser la situation », comme dit le rapport ministériel. Faire sienne la stratégie ambiante. S’exercer à devenir idiot, – et je serai enfin un prof heureux. » Un prof heureux, il l’était, il y a dix ans : au Maghreb. Sa classe vibrait « de ferveur intellectuelle, de passion de savoir ». Alors

      https://www.monde-diplomatique.fr/1983/04/FLORENNE/37320

    • C’est un point essentiel du problème : la chaîne de la transmission est en train de se rompre puisque les professeurs sont des ignorants qui s’ignorent. Donc, même avec la meilleure volonté du monde ils ne sont plus en capacité d’instruire les enfants comme dans les années 50 ou 60.

    • Je ne suis pas absolument d’accord. Les enfants qui réussiront sont ceux de parents qui ont réussi — sans égards avec leurs capacités. Nous sommes en pleine reproduction d’une oligarchie au pouvoir, et peu importe qu’ils ne soient pas doués. Les enfants du peuple capables sont relégués quels que soient leurs talents. Même situation que dans les années 1780 — sauf que ça ne finira pas en révolution, parce que les médias cadenassent le système. Je suis absolument désespéré.
      Quant au niveau réel des enseignants, absolument d’accord. C’est l secret de Polichinelle le mieux gardé de France.

      • « Quant au niveau réel des enseignants, absolument d’accord. C’est le secret de Polichinelle le mieux gardé de France. »

        Parmi les sexagénaires (et peut-être aussi les quinquagénaires),on trouve quelques professeurs dignes de ce nom,n’est-ce pas ?

      • Je crois que les enfants qui ont le plus de chances de réussite sont ceux qui sont issus de notre nomenklatura bourgeoise qui évolue dans les réseaux de pouvoir et d’influence de toutes sortes . Ces enfants-là – même s’ils sont de médiocres rejetons – peuvent bénéficier des quelques écoles payantes où une certaine qualité d’enseignement est encore garantie.

        De cette manière, l’oligarchie s’auto-reproduit et cela aboutit au florilège de « fils et fille de … ». Mais cela a aussi pour effet induit de faire baisser le niveau de l’élite puisque les enfants du peuple même s’ils sont supérieurement intelligents n’ont pratiquement plus aucune chance de sortir de la condition sociale de leurs parents.

        C’est donc un système qui crève par le bas mais aussi par le haut ; les éléments de valeur du bas ne peuvent monter et que les éléments de faible valeur du haut voient leur parcours assuré par le fait de leur extraction.

        Vous faites référence au XVIII è siècle. Je pense que la situation de la fin de l’Empire romain est me semble-t-il plus approchante. L’Occident peut sombrer dans un ensauvagement généralisé ; l’effondrement scolaire en constitue seulement un des éléments.

        • Je contresigne totalement.
          Avez-vous lu les Derniers jours, de Michel de Jaeghere ? Une analyse en profondeur de Rome de 200 à 450. Montrant entre autres que ce sont les Romains qui ont installé les Barbares dans l’empire… Qu’en fait des « grandes invasions », elles avaient déjà eu lieu de façon très pacifique par un lent envahissement. Une immigration, dirions-nous de nos jours.

      •  » Les Citoyens naissent et demeurent libres et égaux en droit  » Non ? Et l’école ne peut pas échapper à cette aspiration . La seule question est comment faire vivre cette référence au « droit » dans le champ éducatif ? ….. Tant que les enseignants détiendront un pouvoir de décision sur l’avenir des jeunes ( refus d’orientation en Lycée général par exemple) ils ne transmettront leur savoir qu’à celles et ceux de leurs élèves qui savent qu’ils ne seront pas concernés par un refus, grâce à l’aide ou à la situation de leurs parents …..La plupart des autres et leurs parents, se fermeront à tout enseignement et à tous les conseils …..Et ce scénario se répète depuis 50 ans .

    • Edma, vous avez dit en 11 lignes tout ce qu’il fallait dire sur l’état du système et son avenir… Merci.

    • Le défaitisme n’a jamais permit de gagner la guerre,
      donc courage et persévérance font mieux que cris et que rage
      (appris à l’école publique!)

  6. Un inspecteur pédagogique principal qui était venu m’évaluer, m’avait dit:  » avez vous remarqué à quel point vos collegues sont incultes, ils ne lisent plus »
    Je fis une réponse évasive.

    • Si c’est vrai, tant mieux! Au moins, il y en avait un qui était conscient du désastre. Je n’ai malheureusement pas eu la chance de rencontrer des inspecteurs comme celui-ci. Le dernier que j’ai connu, c’est extasié devant un clavier électronique qui était dans ma classe en m’affirmant:
      — » C’est bien ces pianos là, ça ne prend pas de place, ils doivent avoir de « petites cordes »…
      Je n’ai pas cherché à le contre-dire. Je n’avais qu’une envie, c’est qu’il se barre !
      Pour d’autres remarques « inspectoriales » de ce genre, j’en ai un plein panier !

  7. Lorsqu’on coupe le Monde en deux, on constate qu’il est systématiquement formé de deux parties (si !) :
    – celle des passéistes, recroquevillés sur des archaïsmes, obsédés par des contenus dépassés dont ils veulent bourrer les apprenants, victimes des pires violences.
    – celle des créatifs, animés par un esprit collaboratif, qui innovent dans le plaisir de l’appartenance à des écosystèmes modernes.

    http://www.lemonde.fr/o21/article/2018/02/22/creer-une-conference-d-o21-a-paris-pour-s-orienter-tout-en-etant-creatif_5260905_5014018.html

    Après O20, voici donc O21, nouvel avatar du Vespéralisme pastoral, censé signifier « orientation au XXIème siècle », n plus unième version du comptage/mise en file des moutons darwino-compatibles.

    PS : dans les années du toufriquetisme à venir, je parie qu’on constatera une explosion des officines de coaching pour ados dactylopyges dans lesquelles (les officines) se recycleront de nombreux facariens qui ont un besoin vital de muer régulièrement.

  8. Le roquet cynéphile n’a-t-il rien à nous dire sur la « forme de l’eau » ? Des esprits malsains ont cru qu’il s’agissait de celle de la casserole à laquelle l’héroïne va incessamment passer tout au long des 2h03 du navet aqueux.

    • Un jour,j’ai entendu le chef Bras dire à la télévision qu’un navet ne s’épluche pas (et notamment pas avec un économe.)

      L’éplucher lui ferait perdre une grande part de sa saveur…

      Oui,mais
      a) quid des impuretés,saletés en surface ?
      b) on peut quand même leur couper la queue (car il y a des navets à queue) ?

  9. Pas vu la forme de l’eau, non ! Mon dernier film a été Phantom thread, ‘encouragé’ il y a quelques semaines par JPB. Je décompresse côté ciné, Césars ou pas (uhuhu)…et en l’occurence Oscars ou pas. N’irai pas voir a priori ce remake de la belle et la bête aquatique. Dommage pour l’immense(*) Michael Shannon que j’avais trouvé époustouflant dans Take Shelter de Jeff Nichols.
    (*)1m90 à la toise

  10. M’étonnerais pas que Dugong devienne réactionnaire-passéiste et que Hervé tourne pédé !

    • Votre découpage du monde est différent de celui proposé par dugong.

      Mais peut-être,pour vous (il faudrait le dire explicitement…) pédé=créatif.animé par un esprit collaboratif, qui innove dans le plaisir de l’appartenance à des écosystèmes modernes.

      Hum…

  11. @ Hervé : très très sérieusement. Encore un écart et je vais à la gendarmerie porter plainte pour harcèlement et saisirai un avocat. Je ne laisserai pas la situation s’envenimer. Si j’avais su que le colis Amazon reçu ce matin émanait de vous, je l’aurais refusé. Il faut que ça cesse immédiatement.
    C’est très sérieux ! Votre comportement est inadmissible à mon égard.
    Quand on refuse l’établissement d’une relation, on l’énonce clairement dans les plus brefs délais et c’est ce que je fais.
    Si vous avez besoin d’une aide psychologique pour vous aider à arrêter de me poursuivre malgré mes mises en garde, vous devez pouvoir trouver un psychologue à l’Université dont vous dépendez ou dans le privé.
    J’espère (très peu hélas vu le niveau moyen des intervenants) que certains ici appuieront ma démarche à votre égard.
    Je vous interdis de vous présenter sur mon lieu de travail.

    • « J’espère (très peu hélas vu le niveau moyen des intervenants) que certains ici appuieront ma démarche à votre égard. »

      Chère Dobo,
      Sans même nous avoir donné, par le menu, la liste des griefs que vous aviez à l’endroit d’hervé, pourquoi je ne m’étonne guère que vous espériez obtenir une aide en ayant pris soin, pour commencer, de qualifier les intervenants de « moyens »* ?…
      Soyez, malgré tout, assurée que ma moyenne ne rebute pas à vous soutenir si vos arguments sont convaincants – Mais, par souci d’équité, il va sans dire que ceux d’Hervé se devront être entendus avant que toute décision puisse être rendue.

      Le contenu de ce colis est si moche ?

      Je vous trouve tendue en ce moment. Cela vaut-il vraiment une plainte chez les flics ?

      * C’est un peu comme si je mettais un lien en cadeau pour Hervé, comme celui-ci par exemple, faisant fi de ce que ma probité commande.

      https://www.rtbf.be/culture/cinema/realisateurs/detail_les-films-d-andrei-tarkovski-en-libre-acces?id=9854515&utm_source=rtbfculture&utm_campaign=social_share&utm_medium=fb_share

  12. La presse, : « Frances McDormand, Oscar de la meilleure actrice, a appelé les hommes d’Hollywood à s’intéresser davantage aux projets portés par des femmes »

    Les projets portés par les femmes d’Hollywood ne pèsent rien et perso, je me fous totalement qu’elles se fassent trombiner par des Schweinstein à l’insu de leur plein gré. Dans d’autres endroits, ce sont les réalités qui pèsent alors qu’elles n’ont jamais fait l’objet d’un quelconque projet.

    http://nofi.fr/wp-content/uploads/2014/12/10628783_685165701578300_7427184582625896104_o.jpg

    • « Les projets portés par les femmes d’Hollywood ne pèsent rien et perso »

      la répétition de la consonne p vise-t-elle volontairement un effet rythmique du type allitération ?
      Auquel cas, je propose de remplacer dans votre phrase le mot femme par un mot de votre choix commençant par p .

      • Vous connaissez sans doute ces mots qui, au féminin, prennent un sens moins reluisant qu’au masculin : professionnel, entraîneur, péripatéticien, courtisan, …

  13. Un peu de littérature dans un monde d’obsédés !

    « Il n’est plus, le temps où les chasses de Condé passaient avec leurs amazones fières, où les cors se répondaient de loin, multipliés par les échos !… »

  14. Les Amazones sont les Tribades de la forêt.

    « Telles femmes qui aiment cet exercice ne veulent souffrir les hommes, mais s’adonnent à d’autres femmes, ainsi que les hommes mêmes, s’appellent tribades, mot grec dérivé, ainsi que j’ai appris des Grecs, de τρἱβω, τρἱβειν, qui est autant à dire que fricare, frayer, ou friquer, ou s’entrefrotter. »

    • La tribologie science des tribades ! Comment s’approcher d’une Amazone, la surprendre au saut du lit pour lui frotter délicatement l’échine … en se faisant passer pour ce qu’on n’est pas.

  15. Génération 66: j’ai le droit de:
    – boire ce que je veux, quand je veux, autant que je veux; sans faire ch…les autres;
    – fumer l’herbe à Nicot, contribuer au remboursement de la dette et réduire le coût des retraites;
    – bouffer de la viande, de la charcuterie et du fromage, contribuant ainsi à la survie des éleveurs;
    – rouler dans une vieille bagnole polluante, étant donné que lorque je fais un effort écologique, 2 puissance 10 êtres humains chient dans le potage;
    -baiser ou pas;
    – être social ou casanier;
    – aboyer avec la meute du toutou-mondialiste ou pas;

    etc. Fu…!!!

    • Avez-vous lu l’article du Maître publié dans le Figaro de samedi-sous le pseudonyme « Natacha Polony »…une défense du vin,entre autres.

      (avce une citation de Pompidou: »il ne faut pas emmerder les Français. »

  16. Dans un monde qui s’uniformise à vitesse grand V seul le ça résiste encore un peu !
    Une petite lumière au bout d’un tunnel ?

  17. Si tous les ça du monde … cela ferait une grande farandole de Ménades et autres Bacchantes !

  18. @ Hervé : très très sérieusement. Encore un écart et je vais à la gendarmerie porter plainte pour harcèlement et saisirai un avocat. Je ne laisserai pas la situation s’envenimer. Si j’avais su que le colis Amazon reçu ce matin émanait de vous, je l’aurais refusé. Il faut que ça cesse immédiatement.
    C’est très sérieux ! Votre comportement est inadmissible à mon égard.
    Quand on refuse l’établissement d’une relation, on l’énonce clairement dans les plus brefs délais et c’est ce que je fais.
    Si vous avez besoin d’une aide psychologique pour vous aider à arrêter de me poursuivre malgré mes mises en garde, vous devez pouvoir trouver un psychologue à l’Université dont vous dépendez ou dans le privé.
    J’espère (très peu hélas vu le niveau moyen des intervenants) que certains ici appuieront ma démarche à votre égard.
    Je vous interdis de vous présenter sur mon lieu de travail.

  19. Dans le prochain JDD la confession bouleversante de Dobolino médecin des cœurs perdus : « J’ai épousé Œdipe ! J’ai été obligé de l’euthanasier car son amour débordait de partout. »

  20. Désolée mais je recollerai ce message toutes les heures jusqu’à accusé de réception, connaissant les habitudes de lecture des intervenants.
    Je vous prie de bien vouloir m’excuser pour cette pollution visuelle.

    • Votre tragédie va vite tourner à la farce !

      Je sais je suis un vilain coco … même pas rouge d’ailleurs.

    • Effectivement, ça a l’air d’aller trop loin…Une première sur ce blog?
      Ne connaissant ni l’un ni l’autre, je ne saurais que vous dire de raison garder, et/ou d’aller boire un pot en territoire neutre, dans le vrai monde…

      • Le problème, c’est que j’ai vécu la même chose en sens inverse il y a vingt ans; Et encore pas tout à fait puisque l’homme m’avait fait des avances amoureuses très précises, en public, ce qui faisait que tous étaient absolument convaincus que j’étais sa maîtresse de cœur, ce qui a provoqué pas mal de conséquences désastreuses. J’ai ensuite sombré dans le harcèlement épistolaire. Ça a duré jusqu’à fracassage complet pour moi, le harcelé se disant toujours « ça va lui passer », ce qui est une très mauvaise technique.
        J’aurai nettement préféré qu’il m’envoie grossièrement chié tout de suite et très clairement. Ça m’aurait probablement évité bien des misères. Donc, c’est ce que je tente de faire depuis un bon mois pour Hervé mais ça semble insuffisant et Amazon a refusé de me donner ses coordonnées et de récupérer le colis.
        Là, je n’ai pas fait la moindre avance à ce gamin, pas même par un résidu d’instinct maternel, vu que j’en ai juste assez pour mes propres enfants et ne suis absolument pas maternante de nature.

  21. Né sous X Hervé ? J’en serais étonnée, il ressemble beaucoup plus à un enfant adoré par sa mère – c’est-à-dire beaucoup trop aimé. C’est une hypothèse évidemment, elle ne vaut pas grand-chose, mais le fait est que l’on rencontre souvent cette faillite de l’amour maternel, égoïste et humain, chez celles-là mêmes dont les intentions sont les plus pures.

  22. @dobolino
    Je ne répondrai pas par le canal Bd mais uniquement par celui de mon email de l’université.
    Il suffit de décocher la case indésirable.
    Nous pourrons évoquer à loisir le tréfonds des êtres comme les bas fonds du rêve.

    • Je n’ai rien à évoquer avec vous. Je ne suis ni psychiatre ni psychanalyste ni psychothérapeute. Et vous m’êtes éminemment désagréable.

  23. « Je vous interdis de vous présenter sur mon lieu de travail. »
    Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Il n’en a évidemment jamais été question.

  24. et je ne parlerai qu’ici, en public. Il est hors de question que j’entretienne une correspondance privée avec vous.

    • Ca commence à faire tragédie d’opérette tout ça !
      Hors de question que je prenne le blog à témoin. Il me semble que nous sommes des gens civilisés qui peuvent raisonnablement s’expliquer en tête à tête.
      Les gens d’ici ne sont pas là pour compter les points !

        • Tt-tt, quel langage !
          Invectivons avec grâce et style, SVP !

          D’ailleurs, est-ce bien mérité ?

          • Il y a visiblement des gens ici un peu ou beaucoup siphonnés. Une sorte de camaïeu de la folie ! Monsieur Brighelli parle d’incendies, d’autodafés, et eux regardent leurs doigts noircis de suie en croyant que c’est l’encre du génie et qu’il faut d’urgence en faire profiter les autres, un ”j’ai le droit »…

    • Puisque mon interlocutrice, selon ses critères, considère que je ne mérite pas qu’elle me consacre une minute ou deux ou plus et que libérée de toutes contraintes, elle est en mesure d’exercer cette liberté de mouvement de quitter le blog, j’en ferai de même.
      Son potentiel m’a épaté mais ce n’est plus suffisant à couvrir ce qui en elle indépendamment de ce qui nous aliène l’un à l’autre me déçoit, m’a déçu.
      Au revoir, là-haut !

    • allez voir un psy et exposez-lui votre comportement. Je ne désire pas recevoir de messages ou discuter avec vous. Vous devez consulter un soignant.

      • C’est totalement ridicule cette « psychologisation ». Je n’en n’ai nullement besoin !
        Heureux que je sois resté insensible aux bennes d’ordures que tu as déversées sur ma tête. Venant de là , n’est-ce pas aucun effet, aucune importance mais je considère que ces pulsions te mènent bien bas. Tu es une sur-douée pour le meilleur sans que cela t’exonère du pire.
        Je suis fatigué, mais fatigué !

        • « Tu es une sur-douée pour le meilleur sans que cela t’exonère du pire. »

          Nous le sommes tous et vous n’y échappez pas.
          Il semblerait même, dans votre cas, qu’on puisse retourner la formule, à charge pour vous de nous le prouver.

          Ne serait-il pas temps que vous vous excusiez publiquement pour votre comportement inopportun, (quand bien même il s’agirait d’une plaisanterie qui aurait mal tourné, ce que je préfère croire) ?

  25. Edna, hello,
    Bien sur que c’est vrai! Mais cela se passait il y a 5ans au moins.
    J’ai vu quelques profs, et pas que des jeunes, faire tout un plat de l’inspection: répétition avec les élèves(!!!)
    et piapiapia, j’en ai vu se rendre malades, voire avec des boutons sur la binette!
    Lamentable…

    • Cela ne m’étonne pas. J’ai connu une PE qui faisait apprendre par cœur les réponses qu’elle attendait de ses élèves durant la séquence qu’elle allait présenter à l’inspecteur.
      Le jour de l’inspection, elle se pointait à 7h dans sa classe. Elle avait dormi avec une petite charlotte en filet sur ses cheveux pour ne pas défaire la mise en plis qu’elle s’était fait faire l’après-midi. La pauvre, elle n’a pas eu plus d’avancement que les autres. J’ai connu aussi un très sympathique maître qui le jour de l’inspection est arrivé avec une heure de retard, pas très frais.
      —Pas fait exprès, ça peut arriver à tout le monde! qu’il a dit.
      Il n’avait rien préparé, pas de fiche de prépa, pas de cahier journal, pas de progression. Il a fait devant l’inspecteur un numéro de haute voltige (comme à son habitude). Les gamins étaient hyper motivés et en redemandaient. C’est ça le talent ! Le petit inspecteur lui a sorti de sa petite serviette sa petite grille de barème et lui a donné un point de plus ( c’est la grille qui l’a dit…).
      — M’en fout ! a dit le maître.
      Le petit inspecteur a quitté sa classe bien décidé à se venger sur la ou le prochain inspecté…

  26. Bien ! Il semble que ça a porté. Courageux mais pas téméraire, le Hervé s’excuse par mail. Je pense, j’espère, avoir réussi à m’en débarrasser. On va voir. Mais il fallait en passer par là. Désolée pour ce fâcheux intermède ! Je vous présente mes excuses mais je n’avais pas le choix.
    Je continue à vous lire mais sans intervention.

    • Mais pas du tout dobolino ! Je ne suis pas Hervé, et vous m’avez épatée. Votre énergie est remarquable.

    • Pourquoi nous punir ?
      Nous ne sommes responsables de rien (sauf dans mon cas d’avoir teasé par inadvertance une énigme) !

  27. Françoise Nyssen, boboesse arlésienne, annonce un plan pour l’éducation-aux-médias

    http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/03/05/francoise-nyssen-annonce-un-plan-pour-l-education-aux-medias_5265939_4401467.html

    « Le budget alloué à l’éducation aux médias passera de 3 millions à 6 millions d’euros afin de soutenir les associations qui animent des ateliers sur ce thème dans les établissements scolaires et les médiathèques ».

    On voit bien qu’il s’agira d’une pure course aux subventions. Témoin, ce commentaire d’une grosse jalouse que je pressens absolument sans humour :

    « La ministre a l’air d’ignorer qu’il existe une discipline scientifique nommée « Sciences de l’information et de la Communication » dont une grande partie des chercheurs sont spécialisés dans l’analyse de l’information et des médias, avec des productions validées en double aveugle par leurs pairs. Certes ils ne sont pas parfaits mais c’est quand même autre chose qu’un professionnel qui aura d’abord à coeur de protéger sa carrière ou des retraités hors course qui n’ont même pas un compte Twitter. »

    Foutez moi ça dehors. Et qu’ils s’estiment heureux de ne pas être enduits de goudron et de plumes.

      • On voit surtout, je me trompe peut-être, qu’on va apprendre dans les médiathèques et les BCD à lire « bien » . J’imagine que certains hebdos ou mensuels ( Valeurs, Causeur) vont se faire descendre en fléche alors que seront encensés les canards politiquement corrects qui « cancanent » dans le sens du vivre ensemble et du c’est mieux ailleurs qu’en France ! GRRRRrrrr !

  28. Plutôt que de laisser les futurs profs des écoles s’égarer dans des délires pédagos avec fiches de prépas de dix pages contenant diagnostic, mise en commun, déroulement …etc… pour chaque séance leur prenant cinq fois plus de temps que la séance elle même ( bien que… J’en ai vu qui passaient trois semaines sur la multiplication posée sans savoir pourquoi sur la deuxième ligne de la partie résultats, il fallait décaler d’un chiffre puis de deux… Évidemment, quand on n’a pas étudié la X par 10, 100 …etc, difficile d’expliquer le pourquoi du comment de cette disposition sinon par un  » parce que c’est comme ça »), il faudrait que des maîtres formateurs ou des inspecteurs compétents puissent les évaluer sur les « résultats » des élèves. Actuellement, ils ne le font jamais. Et ce ne sont pas les évaluations nationales qui peuvent servir de point de repère puisque bien souvent, les données sont transmises au bout d’un an… Quand elles sont transmises. Rachel Boutonnet avait écrit un excellent livre sur les dérives des IUFM en 2003 ( Journal d’une institutrice clandestine), je l’avais prêté à une jeune collègue en voie de titularisation. Elle s’est sentie beaucoup moins seule et rassurée mais attention, elle a dû jouer profil bas devant sa tutrice…

  29. Un sujet qui va ramener la sérénité sur ce beau blog ombragé par des propos aigres-doux : « Que pensez-vous de la première partie des Mémoires de Jean-Marie Le Pen ? »

  30. « Ne serait-il pas temps que vous vous excusiez publiquement pour votre comportement inopportun »

    Et puis quoi encore ? Je lui ai simplement fait parvenir par Amazon un roman de Pierre Lemaitre « Couleurs de l’incendie », une manière de m’excuser des posts un peu borderline que je lui avais adressés.
    Je vois pas comment un rapprochement serait possible et même envisageable même à l’écrit, je laisse donc Pascale à ses soies et son satin, à ses conquêtes ephémères et à ses amitiés méritantes, à sa bibliothèque et ses désirs, là donc où je ne la rejoindrai sous aucun prétexte. Elle aura tout loisir de profiter de ses fortunes et s’il lui reste une once d’honnêteté d’opérer un retour sur tant de semaines malheureuses où son indifférence, son égoisme prédominaient , ce sera sans moi, plutôt l’oublier.
    Je n’appartiens pas au même monde que vous tous ici , définitivement pas, je ne suis toujours qu’un plébéien et je vous laisse tout entier à votre grandeur et à votre système.
    Il existe tant de chemins qui permettent en palimpseste de couvrir ce genre de mésaventure pour quoi la culture a échoué à amender ce qui peut relever d’une culture ou d’un état d’esprit élitiste inhérent à une certaine classe d’individus supérieurs par l’intelligence mais d’autant plus méprisable ou haissable quant à leur produit dans des domaines qui s’éloignent de l’abstraction des belles pensées amoureuses qui comme vous l’aurez constaté ont si peu cours dans notre société.

    • « Je n’appartiens pas au même monde que vous tous ici, définitivement pas, je ne suis toujours qu’un plébéien et je vous laisse tout entier à votre grandeur et à votre système. »

      C’est très sot …
      S’il en est un parmi nous qui puisse se revendiquer de la plèbe, je crains qu’il ne s’agisse de vous !

      Pour le reste, quant à moi, je préfère de loin un bon coup de queue librement consenti que des amours virtuelles, platoniques ou épistolaires !
      Je vous encourage à me rejoindre dans cet appétit en ce qu’il est moins sujet aux ressentiments et aux déceptions (et bon pour les finances de la SS : un peu d’exercice physique est sain).

      • Pour rejoindre Charbonnel, la même dans un style plus direct :
        Tu ferais mieux de niquer des gamines de ton âge, elles n’attendent que ça et si par hasard tu en fécondes une par mégarde, ça améliorera l’espèce.

  31. Je crois savoir, Flo, pourquoi Le Pen préfère Pétain à De Gaulle : parce que le premier est fils de paysan, enraciné dans la glaise de France alors que le second est un fils de bourgeois qui n’hésite pas à s’expatrier pour mieux invoquer la patrie – ce qui est incompréhensible à un descendant d’artisans-pêcheurs et de paysans bretons comme Jean-Marie Le Pen.

    Sa carrière politique assez décousue a au moins un fil de conduite : son appétit de revanche sur la bourgeoisie française.

    • « ce qui est incompréhensible à un descendant d’artisans-pêcheurs et de paysans bretons comme Jean-Marie Le Pen. »
      Il le revendique pourtant haut et fort, ses aïeux résistants ont répondu à l’appel de l' »expatrié ». Non ?… Je n’ai pas lu ses mémoires. La classe bourgeoise, celle à laquelle il répugne d’appartenir selon vous, celle qui traditionnellement voue une haine sans faille pour le peuple, depuis le XIX ème, ne s’est pas trompée de leader quand pour l’avoir soutenue dans sa parfaite illustration de penseur (petit) bourgeois que furent son projet de sidatoriums… (Je m’en souviens et vous devez vous en souvenir) à cette même époque où le FN se trouvait des accointance Reagganienne et que ses votes n’étaient pas constitués, comme il est aujourd’hui de la majortité de la classe ouvrière.

      • Faute de traitement à l’époque(l’AZT n’était même pas encore prescrit), le sidatorium se voulait surtout concentrationnaire…

    • « n’hésite pas à s’expatrier pour mieux invoquer la patrie « …et peut-être,accessoirement à la peine capitale ?

  32. « Je n’appartiens pas au même monde que vous tous ici… »
    Vous TOUS ? Mais pour qui vous prenez-vous ? Pour qui nous prenez-vous ? Je ne veux lasser personne ici avec la moindre tranche de vie, mais je me demande en quoi j’appartiendrais à la moindre « grandeur », moi qui ne peux remonter mon arbre généalogique paternel au-delà de mes grands-parents pour cause d’orphelinat… qui suis le seul à avoir dépassé le certificat d’études dans la famille, qui n’avais chez moi que 4 disques (78 tours, dans les années 60), dont Georges Jouvin et sa trompette d’or et Jacques Elian et son orchestre ! qui devais me cacher pour jouer du Bach et du Villa-Lobos à la guitare tant la musique était non grata à la maison… Bref, Fantôme, je parle si bien le français que vous et je vous merde. (citation)

  33. Sur le plan strictement politique je ne crois pas que Jean-Marie Le Pen ait une pensée constituée – il réagit par la négative à toute modification du statu-quo et il a un tempérament d’agitateur perpétuel.

    Le Pen n’est pas un philosophe de la politique ! Le coup de force c’est plutôt son domaine d’élection, l’équivalent à l’échelle partisane des jacqueries à coups de fourche qui ont ponctué la royauté.

    • On le vit d’ailleurs complètement dépourvu quand il accéda par surprise ou par effraction pour reprendre un mot du président actuel au second de tour de la présidentielle en 2002 !

    • Le temps de le Pen est passée. Il avait succédé à Marchais dans le rôle de clown médiatique éructant, mais il a été à son tour supplanté par Mélenchon, alias le vain du postillon.

      • Sans parti-pris politique, comparer lePen à Marchais, c’est comparer Wagner et Renaud.
        Pour comique qu’il fût, Marchais n’était qu’un petit pion sur l’échiquier brejnevien, un valaisan de l’internatiococo, un boute-en -l’air des algeco banlieusards, entre autres…
        Mais regrettons son côté maladroit et impétueux, sans doute travaillé, qui agrémentait les soirées télévisuelles de l’époque!

      • Méfiez vous de la nièce ; elle reviendra équipée de la tête aux pieds.
        (elle a déjà le soutien de quelques entrepreneurs ; pour renouer avec les années 1930 ?)

  34. Pauvre Zorglub, comme s’il s’agissait de ça ? Pascale a trente ans de plus que moi !
    Vous n’avez rien compris. J’ai élevé Pascale à un rang de divinité, telle un succube, divinité avec laquelle on couche toujours malgré soi.
    Maintenant, c’est bon là ?
    Au revoir à jamais.

    • Ah, vous êtes plus âgé que ce que je pensais.

      Toute ma vie je me suis trompé : sur l’âge des gens, sur qui ils sont « dans le fond », etc.
      Dans votre cas, je me suis masqué l’évidence, « dans le fond » vous êtes perché pour de vrai.
      J’aurais tellement préféré que ce soit un jeu car je ne doute pas de votre THQI !

      (Pour les vieux, ça me fait souvenir de Toto sur qui je portais le même type de regard amusé tout en conservant un vague espoir)

  35. C’est marrant, je ne pensais pas trouver sur ce blog des dialogues de cet acabit. Au moins, c’est vivant… Parfois, ça se disperse un peu trop « façon puzzle ». j’ai parfois du mal à suivre … Ce n’est pas un reproche, mais … il y en a certains qui mériteraient quelques centaines de lignes. Comme au bon vieux temps !

  36. On me dira que les adversaires présents et passés de Jean-Marie Le Pen n’avaient guère plus de philosophie politique – et que leurs acquis politiques se limitaient jusqu’à présent au fameux marché commun qui l’est de moins en moins …
    Et aujourd’hui toute pensée politique philosophique est considérée comme déviante par les apôtres du tout-mondial ! De l’ultra-ubérisation de l’homme …

    • « On me dira que les adversaires présents et passés de Jean-Marie Le Pen n’avaient guère plus de philosophie politique – et que leurs acquis politiques se limitaient jusqu’à présent au fameux marché commun qui l’est de moins en moins … »

      N’est-ce pas un peu exagérer ?
      J.P. Chevénement, R. Hue, P. Seguin, et sans oublier l’increvable Arlette Laguiller…

      • Je pensais surtout à ceux qui sont devenus présidents – Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron.
        Evidemment Arlette aurait pu l’épouser … à deux ils auraient fait la paire.

        • Jean-Marie aurait refusé d’épouser Arlette: il n’a jamais caché son opposition au mariage de deux personnes du même sexe.

  37. Respect quand même au petit banlieusard !

    « – Nous autres, communistes, nous avons une position claire, nous n’avons jamais changé, nous ne changerons jamais : nous sommes pour le changement ! » Georges Marchais, œuvres complètes, opus cité.

    • Résumé de l’article:les mauvais candidats n’ont pas été admis;les meilleurs candidats ont été admis.

      NB: c’est la règle dans la plupart des concours.

    • C’est la charité qui se moque de l’hôpital : l’ENA, qui produit des individus formatés, se plaint du conformisme parmi les candidats.

  38. François-Xavier Bellamy a déjà fait le même constat que Barbara Lefebvre dans « les déshérités ou l’urgence de transmettre »

    • Oui… Sauf que sur la question de la laïcité de l’antisémitisme et de l’islamisme galopant, Bellamy a une prudence toute politique.
      Par ailleurs, Lefebvre est toujours prof — spécialisée désormais dans les enfants handicapés —, alors qu’elle aurait très bien pu continuer dans la haute fonction publique, après avoir été chargée de mission en 2008-2011. Elle en a d’autant plus de mérite.

  39. @ dobolino,
    Je n’interviens plus que très rarement ici mais sachez que vous avez tout mon soutien comme vous m’aviez donné le votre il y a un peu plus de 10 ans ainsi que Catmano d’ailleurs…Il serait vraiment dommage que vous n’interveniez plus ici…

  40. C’est bien gentil ces constatations, mais quand on a des enfants d’âge scolaire, dans une banlieue « populaire », on fait quoi ?
    Toutes ces constatations, je les fais moi-même depuis des années. Mais la seule école privée du coin a une liste d’attente longue comme le bras (et comme elle est sous contrat, les programmes sont les mêmes).
    Déménager ? Je n’ai pas les moyens. Faire cours moi-même à mes enfants ? Je n’ai pas les moyens de m’arrêter de travailler non plus. Leur faire cours le soir après l’école, en rentrant à 19h ? Il faut ne pas avoir d’enfants pour imaginer que c’est possible.
    Alors je fais comme je peux. J’encourage la lecture (mais c’est difficile… on leur donne tellement peu le goût de l’effort à l’école que lire un livre un peu plus dense qu’un Oui-oui, en CM1, c’est compliqué… et on ne parle pas des 6 compagnons), je ne tolère aucune faute d’orthographe, je les emmène au musée, leur fait découvrir tout ce que je peux en vacances (châteaux, Histoire de France, géographie)… Mais je me rends bien compte qu’ils seront bien moins cultivés que je l’ai été (et pourtant, j’étais à l’école dans les années 80, mais j’ai eu la chance d’avoir des instits « à l’ancienne).
    Et bien que j’essaie de les éduquer, j’ai droit, déjà à 9 ans, au discours « j’ai le droit ». Parce qu’ils ont appris « les droits de l’enfant » à l’école, et « tous les Hommes sont égaux ». Il a fallu faire plusieurs mises au point pour expliquer que les enfants ne sont pas des adultes et n’ont donc pas les mêmes « droits », qu’il est normal qu’on les oblige à faire certaines choses et qu’on leur en interdise d’autres… Difficile quand on leur enseigne le contraire à l’école (avec plein de bonnes intentions, je n’en doute pas, mais le résultat est là).
    Alors, oui, je suis complètement dépitée, parce que je vois le gâchis de générations, malgré tous les efforts possibles. Et je ne vois aucun remède possible.
    Et je ne parle même pas du multiculturalisme forcé et subi à l’école et dans la rue, ça, c’est un autre débat.

  41. Info !

    « Bernard de la Villardière a déjà «mis un pain» à son fils de 15 ans pour une histoire de shit » 20minutes.fr

    • Bernard de la Villardière a reconnu avoir lui-même déjà levé la main sur son fils. « J’ai trouvé une boule de shit dans la poche de son jean, il avait 15 ans. Comme tous les parents, je pensais que c’était pas de sa faute, que c’était ses copains », a-t-il raconté.
      « Je lui ai dit  »Arrête de voir tes copains qui sont cons » et réflexe, il a dit  »Mais non, c’est toi qui es con papa » ». Avant de conclure : « Et donc, je lui ai mis un pain ! »

  42. Evidemment si à chaque fois qu’un élève traitait de con son professeur il recevait un pain …

    • Le 5 mars 2018 à 13 h 30 min, Pierre Driout a dit :
      Les Amazones sont les Tribades de la forêt.

      « Telles femmes qui aiment cet exercice ne veulent souffrir les hommes, mais s’adonnent à d’autres femmes, ainsi que les hommes mêmes, s’appellent tribades, mot grec dérivé, ainsi que j’ai appris des Grecs, de τρἱβω, τρἱβειν, qui est autant à dire que fricare, frayer, ou friquer, ou s’entrefrotter. »
      iconographie, pour illustrer le précieux texte de Pierre Driout:

      http://francaisdictionnairesimple.unblog.fr/2015/01/26/tribade/

      PS:il me semble qu’il y a des variétés distinctes de cette pratique;je pense que celle dépeinte ici serait nommée en anglais « scissoring » (formé sur « scissors »:ciseaux).
      Pierre Driout ,qui n’est pas qu’unilinguiste sait-il si ce mot a une traduction en français ?

  43. Hé bé ! Je ne pensais pas qu’offir, en tout bien tout honneur, un banal roman à une fille déclencherait un tel hourvari dans votre petit cénacle de faux-culs. Avec dobolino, je savais que je m’attaquais à Attila mais sans espérer naïvement qu’elle allait me répondre comme Gandhi. Au moins ça a le mérite d’être clair, mais avec vous , mes petits choux de chapelle, la rancoeur envers moi a dépassé tout ce que j’avais pu imaginer ! Je n’ai jamais eu l’intention de faire rire qui que ce soit ici, mais hier, j’avais vraiment l’impression d’être un comique juif en 1943 devant un parterre de SS.

    Tout ça m’a ramené au sujet du billet. Lorsque le moment fût venu d’orienter ma vie d’étudiant doué en sciences (dures comme vit d’âne au printemps) le silence se fit en mon âme troublée : que faire ?
    En L1 au bas de l’amphi, je vis des gamins de mon âge à l’oeil curieux. Bon ! rien à craindre de leur part, ceux là ne sont pas méchants. Plus tard, dans les coulisses, j’aperçus mes éventuels collègues universitaires : Ach … nein ! Jamais se meurtrir en maternité à ce point là !
    Le reste de ma vie professionnelle se passera donc en secteur privé, milieu noble où les requins ne se déguisent pas en sainte-nitouches comme les fabuleux spécimens que j’ai croisés hier dans cette prestigieuse agora.
    Et puis, pour les belles personnes qui s’inquiètent de mon hygiène sexuelle, elle va très bien, merci pour elle ! La seule femme, à part Madame Récamier, qui m’ait jamais sexuellement ému, c’est la Pucelle de Domrémy : j’ai tant recherché une véritable pucelle ! Mais votre génération les a sacrifiées en 1968; il n’y en a plus, même dans les couvents.

      • Merci Flo ! Hier le lien fonctionnait déjà sans problème, tu sais.
        Mais comme je ne suis pas très fute fute aux yeux de…je ne comprends si ce lien est une simple hypothèse ou si je dois y chercher un sens ?
        Je ne suis pas en dispositions pour écrire sur le cinéma en ce moment, tu me forces la main pour te répondre or il ne faut pas réveiller le chat qui dort…la chatte pareil, en pire !

    • Excellente décision, d’ailleurs on y trouve de tout, des boulots planqués aux postes à haute stimulation intellectuelle. Quant aux horaires de travail, vous ferez votre choix de 32h à 70 par semaine ! Et puis, généralement, les personnes qui travaillent dans le privé sont moins pénibles en société.

  44. tout cela ne devrait surprendre personne……… dans tous les domaines , et surtout le langage, le marxisme-leninisme est à l’oeuvre de destruction par la dialectisation et le devellopement des contradictions — qu’ils créent ,si elles ne sont pas evidentes .et qu’ils renouvellent sans cesse.-

  45. Quel branlotin, ce roquet ! Il finira démonstrateur de théorèmes inutilisés pour ménagères ayant dépassé la date de péremption.

  46. Très peu optimiste, effectivement. Il est si facile de descendre et si tant compliqué de monter. Pourquoi alors, s’en donner la peine ? Le niveau scolaire est, dans les quartiers dits déshérités, d’un tel niveau, et depuis tant d’années, qu’il faudrait une vocation de martyr pour y vouloir introduire une brindille d’exigence. Au nom du « harcèlement » qui a si bon dos, c’est le pénal pour l’enseignant qui oserait encore y noter en son âme et conscience, indépendamment de la sacro-sainte fourchette du 10/20. Dans ce système de la basse complaisance, il y a d’ailleurs un Bac pour tout le monde et même des Facultés de proximité pour les plus « déshérités ». La seule solution consisterait à monter les évaluations terminales que sont Brevet des Collèges et Baccalauréat, en en ôtant ces épreuves orales qui ressemblent tant à l’Ecole des Fans, et à ouvrir l’accès à l’apprentissage dès la fin de la … 5°.

  47. Certainement doté d’un petit corps de rêve bien conservé – oui – et je n’ai pas eu la chance inouïe de le voir à poil – mais quelle humeur massacrante aujourd’hui pour Dugong. Ouch !

    • Quand je pense à Dudu et à son petit corps de chacal, je me demande si mon hétérosexualité n’est pas une impasse (comme l’a fait remarquer Driout).
      Et puis je me ravise rien que d’imaginer sa face de pièce montée qui aurait pris un coup de chaud.

      • Imagine, roquet, imagine ! De tes gobilles chassieuses au ras du sol, tout ce qui a un peu de hauteur t’apparaît déformé.

        Certes, un doubleur de focale améliorerait (médiocrement) les choses mais ça te permettrait surtout de mieux te voir pisser.

  48. Une question me tracasse : Barbara Lefebvre est-elle « enseignante d’histoire-géographie » (ligne 1) ou « prof d’Histoire-Géographie » (« Prof d’Histoire-Géographie, elle ne révère ni Francis Fukuyama, ni Emmanuel Macron »).
    Il me semble qu’il existe un mot en français qui conviendrait mieux, mais je n’arrive pas à me le rappeler !
    C’est vraiment ouf, ça…

    • Prof et enseignant ne vous paraissent pas synonymes ?
      Il faut de temps en temps utiliser des équivalents quand on veut éviter les répétitions… Même si je sais qu’il n’y a pas en français d’exact synonyme.
      Lefebvre est professeur d’histoire-géographie, aujourd’hui spécialisée dans l’enseignement inclusif (à destination des handicapés).

  49. « Pendant ce temps, eux (et leurs enfants) possèdent ces codes et les surexploitent pour mieux en priver les élèves des milieux populaires qui ne sont rien d’autre que leur fonds de commerce politique. »

    Posséder les codes ne sert déjà plus à grand-chose, malheureusement, quand la majorité médiocre s’est déjà adjoint les « leaders sociaux » et les « décisionnaires » !
    Il y a 20 ans, on se relisait plusieurs fois pour parfaitement s’expliquer et éviter toute faute dans une lettre de candidature ou une réclamation à une administration, et c’était efficace !
    Aujourd’hui, ça n’a plus d’importance puisque le recruteur lambda jargonne incompréhensiblement et fait lui-même des fautes dans sa réponse (ce que parfois, il n’imagine pas, dans les autres cas, il estime que ça n’a pas d’importance) et que, d’autre part, l’administration traitera mieux une demande faite par une personne « défavorisée », notamment si elle est appuyée par de vagues menaces ou intimidations orales (comme c’est fréquent dans le 9-3 et ailleurs), que celle émanant d’une autre qui avait « tous les atouts » pour ne pas se mettre en défaut et qui en plus saura intégrer, elle, le principe « dura lex, sed lex »…!

    Le succès de cette déstructuration des esprits associée à celui de l’acculturation ambiante (le mot n’est peut-être pas celui qui convient puisque, la nature ayant horreur du vide, toute culture qui s’absente est ipso facto remplacée par une autre…), fait que les élites, si elles veulent garder leur rang dans la médiocrité qui se généralise, se doivent de l’intégrer à leur tour, au moins en partie !
    B. Le Maire (et d’autres) qui fait tout son possible pour faire des fautes d’accord qui ne lui sont pas coutumières, relève de cette logique ! Et ne parlons pas du « show-biz », dont, entre autres, Th. Ardisson et comparses….

  50. J’ai quand même entendu Diane Ducret hier soir qui ne se plaint nullement de son petit corps et des attentions que lui portent les hommes !
    In « La Revue de Presse » de Jérôme de Verdière tout chose à côté d’elle !

  51. Il faut dire qu’elle était restée paralysée suite à une chute de cheval et qu’en retrouvant l’usage de ses membres elle a aussi retrouvé le plaisir qui va avec ! Foin de pudeur malsonnante …

  52. Quand votre corps vous a manqué on ne fait pas la fine bouche quand quelqu’un s’en empare pour vous donner du plaisir !

  53. Le 6 mars 2018 à 15 h 47 min, Flo a dit :
    Certainement doté d’un petit corps de rêve bien conservé – oui – et je n’ai pas eu la chance inouïe de le voir à poil …

    Point d »‘habeas corpus » ici.

  54. Déraciné!!!
    Pour être déraciné, il faut être enraciné. Je crois. On peut donc déduire de ce postulat (sans doute contestable) que le job de l’Éducation Nationale n’est pas d’enraciner, mais d’acculturer (entre autres) quand c’est possible bien entendu. Autrement dit, le système éducatif ne peut pas faire le job du politique et être la voiture balai de la démagogie droitdelhommiste. Et des choix y afférents. Toutes les réformes depuis Jospin ont tendu à adapter le système aux nouveaux venus, y compris via la réforme de l’orthographe reportée puis etc… L’Éducation Nationale n’est pas l’orthèse rêvée des pouvoirs publics en panne de vision. Elle est en panne du fait de ces mêmes pouvoirs publics qui ont essayé d’en faire une prothèse, celle de leur absence de vision et de courage dans le cadre européiste, avec son cortège de pratiques multiculturalistes. Sont déracinés ceux qui ont, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, abandonné leurs racines. Et ceux, nés en France, qui ne savent plus où ils habitent. A cela, le système éducatif ne peut rien.

  55. Ce qu’il y a de bien avec les droits, c’est qu’il y a les devoirs afférents.
    Si ils sont remplis, alors il est possible de réclamer rappeler certains droits.
    Avec des adultes, je sais comment on fait.

  56. Hélas, l’idéologie pseudo-égalitaire (je dis pseudo-éligataire parce que cette idéologie aboutit à l’inverse de ce qu’elle prétend, avec naïveté chez les sots, avec cynisme chez les autres, rechercher) et le pédagogisme font des ravages non seulement chez les lycéens mais aussi chez leurs professeurs actuels et futurs. Ces ravages touchent également étudiants et enseignants dans les universités. Les chances de succès d’une involution sont donc faibles. Dans l’interminable marcescence de l’enseignement à tous ses niveaux, cette année m’a offert deux exemples étonnants et emblématiques : celui d’étudiants en histoire (troisième année de licence) qui, ayant du mal à comprendre Tacite, trouvaient que le défaut était non en eux mais en Tacite (« il faut ajouter trop de mots pour le traduire », « il est de parti pris » etc.), celui d’agrégatifs de lettres modernes qui, se déclarant incapables de combler par eux-mêmes leurs lacunes en morphologie latine, faisaient valoir, au nom de la « pédagogie différenciée », un prétendu droit à obtenir un enseignement spécifique — un enseignement spécifique pour aider des BACS + 6 qui veulent être agrégés à apprendre rosa, rosam, rosae… Et je ne dis rien des absurdités libellées dans un français incorrect dont les versions regorgeaient. Ces deux exemples n’illustrent-ils pas l’exaltation de la subjectivité qui compromet tout progrès (pourquoi m’efforcerais-je de comprendre Tacite puisque, si je ne le comprends pas, c’est qu’il est imparfait) et la conception du droit illimité à demander et obtenir tout ce qui permet de faire l’économie de l’effort et du travail ?

    • « il faut ajouter trop de mots pour le traduire » : ça, c’est fabuleux. De surcroît, c’est idiot.
      Nathalie Azoulay raconte (dans Titus n’aimait pas Bérénice) que le jeune Racine, à Port-Royal, avait appris à traduire les hexamètres dactyliques en alexandrins français (Valéry a fait la même chose avec les Bucoliques), et qu’en se creusant un peu la tête, on peut très bien faire tenir six pieds latins dans douze syllabes françaises sans rien perdre — à condition de pratiquer l’allusion, l’implicite, l’ellipse et le sous-entendu à haute dose : c’est tout Tacite, me semble-t-il.

      À propos de Tacite, avez-vous lu ce livre déjà ancien d’Etienne Thuau intitulé Raison d’Etat et pensée politique à l’poque de Richelieu — l’accueil à Tacite et à Machiavel ? Un modèle d’analyse philosophique et littéraire et de pensée politique.

      • Bonjour, amusant l’implicite ou l’allusion pour rendre Tacite.
        Sinon même problème avec les parents d’élèves, qui demandent du soutien à tour de bras.
        J’avais dit dans un conseil de classe « si on a besoin de soutien de maths en Tle S, c’est que l’on n’a rien à y faire » mais malgré tout, c’est l’élève et ses géniteurs au centre de l’école.

    • Au niveau des écoles élémentaires, les arguments retenus par les parents si leurs enfants résistent à l’apprentissage de certaines matières sont les suivants au choix:
      — Le maître explique mal
      — Les leçons du maître ne sont pas drôles
      — Le maître ne se met pas à la portée de mon enfant
      — Le maître fait peur à mon enfant
      — Le maître n’aime pas mon enfant …
      Si par malheur, le maître ose répondre :
      — Mais je n’ai pas à « aimer » votre enfant, je suis là pour l’instruire, c’est à vous de l’aimer !
      Alors là, c’est l’hallali, courrier à l’inspection, convocation… Changement de poste…
      Peut-être est-ce pour ces raisons que les nouveaux PE se plient aux desiderata des parents ? Qu’ils apprennent à leurs élèves la structure d’un village africain, la recette des azbanes, la reproduction des motifs d’un bazin,
      l’alimentation, l’habitat, la reproduction du xérus… et qu’ils n’abordent jamais,l’existence du monument aux morts dans leur commune et la composition d’un pot au feu, qu’ils laissent leurs élèves penser qu’un tissu de mousseline est fait avec de la purée, que « Maître coq » est un symbole national… Tout ça sous l’indulgente protection de leur hiérarchie.

      • « qu’ils laissent leurs élèves penser qu’un tissu de mousseline est fait avec de la purée … »

        Un souvenir d’enfance me vient que je vous livre,abruptement, à l’état brut.

        L’instituteur,en cours moyen,je crois, nous avait donné l’étymologie du mot « mousseline » (pourquoi ? dans quelles circonstances ? était-ce pour corriger une erreur ? je n’en sais rien: »mousseline » vient du nom de la ville de Mossoul,nous dit-il.

        Je n’ai jamais approfondi la question;il n’est pas trop tard,qu’en pensez-vous ?

        • Le TLF, qui est la référence ultime, est d’accord :

          Étymol. et Hist. I. Masc. 1298 mosulin « drap d’or et de soie fabriqué à Mossoul » (Marco Polo, éd. L. F. Benedetto, p. 18), attest. isolée. II. Fém. 1. 1656 mousseline « légère étoffe de coton » (LA MESNARDIÈRE, Poésies, 80-81 ds BRUNOT t. 3, p. 222); 2. cuis. 1712 « pâte composée de gomme adragante mêlée d’eau et de jus de citron » (Nouvelle instruction pour les confitures, les liqueurs et les fruits, p. 197); 3. 1846 verre-mousseline « verre très fin » (DUMAS père, Monte-Cristo, t. 2, p. 49); 1857 verres mousseline (GONCOURT, Journal, p. 415). I empr. à l’ital. mosolino « sorte de brocart d’or » (XIVe s., trad. ital. de Marco Polo, d’apr. HOPE, p. 293), empr., à l’aide du suff. -ino (-in*), à l’ar. « originaire de Mossoul », dér. de mausil nom ar. de la ville de Mossoul, sur le Tigre, célèbre pour la toile fine qui y était fabriquée. II empr. à l’ital. mussolina (tela), fém. de mussolino « tissu ou toile de coton ou de laine importés de Mossoul » (1629 d’apr. DEI), également empr. à ; les 2 empr. ont prob. eu lieu par l’intermédiaire de Venise, important centre d’échanges commerciaux avec le Levant.

          • Merci, heureusement que vous êtes là pour éclaircir les choses. Je vais transmettre l’étymologie du mot mousseline (telle qu’elle est donnée par le TLF) aux nouveaux PE… Ça va beaucoup les aider ! Peut-être auront-ils besoin aussi de celles des mots « choucroute » ou « semoule » car, je pense qu’ils vont sérieusement pédaler dedans pour transmettre les racines de mousseline.

        • M. Jean Paul Brighelli l’a confirmé. Quel maître érudit vous aviez !
          On n’en trouve presque plus, ils sont en voie d’extinction : retraite oblige…L’E.N a sciemment cassé le moule.
          Votre maître vous a peut-être fait une leçon de vocabulaire à partir d’une poésie de P.Verlaine:

          Les longs rideaux de blanche mousseline
          Que la lueur pâle de la veilleuse
          Fait fluer comme une vague opaline
          Dans l’ombre mollement mystérieuse…

          Ou bien pour expliquer le mot utilisé par M. Proust pour décrire la robe bleue que sa mère portait quand elle venait trop furtivement à son goût l’embrasser avant qu’il s’endorme.
          Au CM1, c’est un peu tôt il est vrai pour aborder ces textes…
          Actuellement, époque où l’apprentissage par cœur est devenu interdit, ces jolis mots ne font que glisser sur l’encéphale des élèves. Comment les plus sensibles parviendront-ils à transmettre par l’écriture les souvenirs enfouis de leur enfance ?

  57. La mystique chrétienne – évangélique – ne fait bon ménage ni avec la politique ni avec la pédagogie véritable !
    Souvenons-nous des mots de Jésus à qui l’on demande – Matthieu 18 1-5 – « qui est le plus grand dans le royaume des cieux ? »  » Le plus grand dans le royaume des cieux est celui qui s’abaisse et devient comme cet enfant. Si vous ne changez pas pour devenir comme des petits enfants vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux ».

    Ne soyez pas les disciples de vos enfants !

    • En somme Jésus Christ mettait l’enfant au centre du royaume des cieux ! Ce ‘est pas très raisonnable …

      • Vous dites n’importe quoi. Jésus disait que les esprits blasés n’ont pas leur place au ciel.
        Et « heureux les pauvres en esprit », vous allez nous dire que c’est un message d’espoir pour les abrutis ?

  58. A la rubrique « C’est mon avis et je le partage », j’aime beaucoup le site MesOpinions.com. C’est le courrier des lecteurs version planétaire, dont la devise pourrait être : j’y entends rien mais j’me mêle de tout. Et ce sont les parents et grand-parents des élèves actuels qui l’abondent de leurs convictions plus ou moins idiotes et mesquines. Alors à part le bottage de postérieur à l’échelle industrielle (et même…), je ne vois pas comment remonter la pente.

  59. « Mon maître…/…Qui m’embrassait, disant, car un éloge excite :
    — Quoiqu’il n’ait que neuf ans, il explique Tacite. »
    Comme c’est pompeux/pompant. Voilà ce que ça donne le latin de Tacite ! Un Totor « bête comme l’Himalaya » pourri d’humanisme de B.D., mais égocentriquement génial (ou plutôt ‘égoavectriquement’ vu qu’il enfilait aussi bien les niaiseries que les bonniches baisables).

    Faisons-nous l’avocat du Diable.
    Vu que j’ai complètement zappé l’école primaire et une bonne partie du collège, j’ai mis très tardivement mes chausses et mes trappes dans une grammaire latine par curiosité quand il y a eu la réforme de la Belle Kacem en me demandant à quoi le français était structurellement redevable à cette langue morte.

    — En français, on est contraint par l’ordre des mots: sujet-verbe-complément (attribut). En latin, grâce aux déclinaisons, il l’est beaucoup moins, sinon pas du tout.

    — Les pronoms personnels –remplacés par les démonstratifs et rarement utilisés en latin– ainsi que les articles définis/indéfinis sont obligatoires en français

    — les verbes déponents ( forme passive, sens actif ) n’existent pas en français.

    — L’aspect irréel du présent ou du passé (e.g. l’irréel du présent, exprimé par le subjonctif imparfait) n’existe pas en français, qui compte sur le contexte et la logique de l’énoncé.

    Je pourrais multiplier les exemples. Qu’on arrête donc de me raconter que la connaissance du latin facilite la compréhension et l’apprentissage de la syntaxe du français pour que des agrégatifs de lettres modernes l’enseignent à des collégiens.
    D’ailleurs les ex-collégiens et lycéens qui ont étudié le latin et le grec s’en tapent aujourd’hui, et en masse ! Ils ont tout oublié, et quant aux grandissimes auteurs, tu penses s’ils s’en tamponnent mon cher Horatius.
    La preuve avec deux locutions actuelles ?
    « Cicéron c’est point carré ! »
    « Sénèque ta mère ! » (je l’adore celle-là)

    • Désolé mais si Dobo est folle – de vous ? – c’est à cause du latin et du russe – bolchéviquement vôtre.

      Mais ne revenons pas sur les sujets douloureux … l’amour ou le goulag il faut opter – mais c’est parfois la double peine.

  60. « Quousque tandem abutere, Pizzaïolo, patientia nostra? ai-je dit un jour dans un restaurant italien ne voyant toujours pas nos pizzas arriver au bout d’une demi-heure.
    Avec ce « quousque tandem » on s’est tapé un « couscous pour deux » avec ma bingbing à la place de nos deux napolitaines.
    Vachement utile le latin !

  61. Quittons nous sur un point de vue qui en vaut un autre.
    Si « aimer, c’est agir (*)», vivre…c’est ne pas agir.
    Au revoir à toussent !

    (*) Totor, poète.

  62. « Vu que j’ai complètement zappé l’école primaire et une bonne partie du collège »

    Ça, c’est pour la partie vaguement consciente de roquet. Pour le reste…

  63. En bref, comme disait Pépin: l’effort est devenu une valeur rétrograde, inutile, voire teintée de brun pour certains obtus du bulbe.
    Je l’affirme en tant qu’en enseignant et parent. Il n’y arrive pas? Il laisse tomber, malgré le manuel, les parents, les potes, le web…
    Le slogan actuel des jeunes c’est: la flemme.

  64. « L’Effort » c’est le tome 2 des « Mémoires d’espoir » du général de Gaulle !

      • Essayez donc de réfléchir cela vous changera de vos habitudes malsaines – manipuler les mots pour en faire des jeux idiots et des rébus.

        • Laisse béton avec Dudu, Pierre ! Son commentaire est la n-ième bavasserie d’un agrégé dopé aux opiacées rédigeant du pouetpouet pour le Nobel de Littérature depuis que JPB lui a suggéré de publier ses aphorismes.
          C’est dire l’utilité dans ce blog d’une pompe à merde dans mon genre pour nettoyer un espacé fécalisé par autrui.

        • Oh mais c’est un numéro du duo comique Bousard et Paluché, ici.

          Vous réfléchissez quoi ? L’infra-rouge lointain ?

  65. Réponse à Moot :

    Friedrich Nietzsche reprochait aux Evangiles d’avoir inversé la morale antique ! Maintenant si vous pensez que ce fils de pasteur en savait moins long que vous …

    Oui je vous avoue être très choqué par l’idée que seuls les imbéciles et les petits enfants qui ne savent pas parler, ni penser rationnellement dans un langage ont un droit de priorité sur les gens intelligents qui savent compter et réfléchir !

    Le philosophe allemand pensait que le prêche chrétien s’adressait aux esclaves illettrés. L’avènement de l’ère chrétienne en Europe c’est l’abandon des études longues et ardues c’est un fait. Une fantastique régression …

    • « Oui je vous avoue être très choqué par l’idée que seuls les imbéciles et les petits enfants qui ne savent pas parler, ni penser rationnellement dans un langage ont un droit de priorité sur les gens intelligents qui savent compter et réfléchir ! »

      Faut pas projeter à ce point

  66. Alors, je précise pour Dudu qui semble bouché à l’émeri, que je rapporte simplement ce que disait en préface l’auteur du précis de grammaire latine, qui montrait avec quelques exemples que j’ai donnés à quel point la structure de notre langue (s’)est éloignée de celle du latin. Je n’ai jamais prétendu lire Tacite dans le texte à neuf ans comme s’en targuait Hugo.
    Les amateurs de Cicéron et de Sénèque pourront toujours tâcher d’apprendre assez de latin pour comprendre leurs textes, ce ne sont pas les manuels de morphologie et de syntaxe qui manquent. Inutile, pour cela, d’user pendant des années ses fonds de culotte sur les bancs de l’école; je rappelle aux nostalgiques et à ceux qui ont du temps à perdre qu’il existe d’excellentes traductions.

  67. Revenons à nos allumettes… Comment voulez-vous que des enfants ou des ados « estiment » l’ Ed. nationale depuis le temps que sur les médias on s’applique à laisser parler des gens qui n’arrêtent pas de répéter :  » A l’école, j’étais nul(e) ! Et pourtant , j’ai très bien réussi(e) ! ».
    Rien de tel pour encourager un enfant à ne plus rien faire en classe ! Si l’on creuse un peu, on s’aperçoit que ceux qui tiennent ce discours n’étaient, certes pas des foudres à l’école mais, baignaient dans un milieu très favorable au développement intellectuel ou artistique, pas forcément des riches. Faire comprendre à un enfant ou à un ado qu’ils représentent une infime minorité (autant de chance que de toucher le gros lot au loto) devient très difficile… Tenter de faire étudier ses leçons à un gamin qui est le meilleur de son école en foot relève de l’exploit puisqu’il se voit déjà le successeur de Zidane. Les médias manipulent tellement les jeunes cerveaux que ceux qui n’ont pas la chance d’avoir des parents attentifs et exigeants n’auront même pas la possibilité d’accéder à des emplois leur permettant de vivre décemment. Ils fabriquent une génération d’aigris qui tôt ou tard devra vivre aux crochets de ceux qui ont eu une vision plus réaliste de la société à venir.

  68. Juste un petit exemple. J’ai « forcé » ma fille, élève plutôt moyenne, pas trop portée sur la lecture à étudier le latin et le grec au collège. Elle a tout de suite aimé. Je crois, que l’exotisme de ces langues et les supports d’apprentissage lui plaisaient. Sans se rendre compte que ces matières en étaient la cause, ses performances en français ont beaucoup progressé : plus besoin de chercher aussi souvent le sens des mots dans un dico. En allemand, elle a cartonné : pas de problème avec les déclinaisons, puis bons résultats en anglais, plus tard apprentissage de l’espagnol et de l’italien… Aujourd’hui, grande lectrice elle a été recrutée pour sa connaissance des langues et son très bon niveau en français (surtout en orthographe). Une remarque : la surcharge de travail occasionnée au collège par l’apprentissage de ces langues lui a fait abandonner le grec au bout de deux ans…

    • « J’ai « forcé » ma fille… » dit à voix coupable le père incestueux. A tout péché, miséricorde.

  69. En Norvège on a tué 1278 baleines ; je suis déçu par les pêcheurs Norvégiens qui ont laissé échapper la plus vilaine qui sévit sur le blog « Bonnet d’âne » ..

      • Dans Thelma et Louise, le mec qui dit à l’une des deux « Suck my Dick » se prend une balle de revolver en pleine poire et ne survit pas.

        Je doute qu’il eût été capable d’inventer votre jeu de mots…et j’ignore ce qui se serait passé s’il l’avait fait.

        PS Si vous dites à une Anglaise: « Eat my spotted dick », comment le prendra-t-elle ?

        cf:
        https://www.bbcgoodfood.com/recipes/2686661/spotted-dick

        • « Dick » est très polysémique et il faut bétonner à mort le contexte pour canaliser le sous-texte.

          Je crois que le langage articulé, même pauvre, est devenu trop riche. Une quinzaine de grognements * devraient, à terme, suffire à la communication humaine.

          * on pourrait y adjoindre quelques variétés tonales mais sans excès.

  70. Le premier ministre a consulté une autorité morale pour le prochain référendum : Nicolas Sarkozy ; de nos jours les autorités morales se font si rares qu’on est obligé de rameuter le ban et l’arrière-ban de la fripouille pour faire nombre …

    • J’en dit qu’elle va probablement faire grincer encore bien des sommiers : joli cul/minois mais jeu tout en toc.

      On dirait du Jarrett solo surjoué * à foufoune.

      J’aime beaucoup Jarrett quand il jouait avec Redman, Motian et Haden. Par ex « De drums » dans l’album « Fort Yawuh » :

      https://www.youtube.com/watch?v=6rFerjy52Ds

      * ce n’est pas peu dire !

      • Tu exagères. Bien sûr qu’il y a un côté frime — mais à ce compte j’ai vu bien des jazzmen d’anthologie qui frimaient aussi, rappelle-toi les duos Chick Corea / Herbie Hancock dans les années 70 :

        https://www.youtube.com/watch?v=h7Dn4Ipu8n8

        C’était sublime et c’était frime. La petite Japonaise s’en est manifestement inspirée. Et qu’elle joue aussi sur son physique fait partie du spectacle. Après tout, Chopin ou Liszt frimaient aussi, dans des genres différents. C’est inhérent à la musique de concert.
        Quant aux concerts de rock… Jamais vu Kiss sur scène ? Ou même Jagger dans ses bons jours ? Par exemple à Saint-Louis en 1997…

        https://www.youtube.com/watch?v=LI8WGX3afDs

        • C’est probablement mon côté intégriste en jazz, notamment en ce qui concerne le piano solo. Elle en fait vraiment trop.

          Aurait-elle le même succès si elle avait le physique de Petrucciani ?

          Bon, d’accord, dans ce cas, elle attirerait tous les fétichistes des naines. Et il y en a…

          Comme dirait Lormier : « le cabotinage, c’est obligatoire ? »

          • Comme dirait Lormier : « le cabotinage, c’est obligatoire ? »

            Pardon, je ne faisais que citer Ovidie-qui semble avoir été votre élève.

    • Ovidie* avec Dugong.

      *ex actrice X (note pour ceux qui ,comme Lormier avant qu’il n’ait lu l’entretien dans le Figaro du jour,ne le savaient pas;tant pis si cette ignorance fait ricaner les experts.)

      Interrogée sur le rôle que peut jouer l’école dans l’éducation sexuelle des enfants et adolescents,Ovidie ne dissimule aucunement le peu de cas qu’elle fait des essevétistes; en cela elle est infiniment proche de Dugong-dont elle a manifestement subi l’influence;je cite:

      « L’ensemble du personnel éducatif doit répondre aux questions très concrètes,et parfois très angoissantes,que se posent les adolescents.

      Mais ce n’est pas le prof de SVT qui va répondre à l’interrogation:

      « La sodomie,c’est obligatoire ? »  »

      Nous avons ici un essevétiste confirmé,Sisyphe.

      Alors,je lui demande,à la question:

      « La sodomie,c’est obligatoire ? »

      vous sentez-vous capable de répondre ?

      • Son livre est très bien informé — je vais sans doute en tirer un article de fond.

        Eh non, justement, la sodomie, c’est optionnel. Le problème c’est que la pornographie oblige (à ça et au reste). C’est le principe de tout matraquage publicitaire — et là, c’est une déferlante.

      • Pas de tabous dans mes cours!
        Je reste dans un cadre biologie de la repro mais ne refuse jamais les questions en rapport, sauf volonté évidente de foutre le bordel…
        Après, en 4e ou en 3e, cela dépend des gosses: certains sont très au fait de la gymnastique sexuelle, d’autres moins.

        • à la question:

          « La sodomie,c’est obligatoire ? »

          vous sentez-vous capable de répondre ?

          Ou plutôt :

          Quand un élève(e) vous pose la question:

          « La sodomie,c’est obligatoire ? »,que répondez-vous ?

  71. à Pierre Driout

    Vous nous avez fait part de vos interrogations quant la mainmise de l’Etat sur l’école et à plus d’une reprise vous nous avez offert vos lumières sur les réformes à entreprendre en matière scolaire.

    Je vous sollicite donc sur ce sujet et vous propose une Gedankenexperiment: imaginez qu’une personne âgée d’une quinzaine d’années vous demande:

    « La sodomie,c’est obligatoire ? »

    que répondriez-vous ?

  72. au professeur abc maths

    Je vois que vous n’avez toujours pas digéré la provocation de Luc Ferry , qui vous avait fait réagir déjà, à l’époque, voici deux ou trois semaines.

    J’avais regardé le passage de l’émission et d’abord cru que c’était une boutade,destinée à faire parler et aussi à permettre à Villani,invité le même jour de gagatiser un peu.

    Puis, lisant les gazouillis postés par Ferry subséquemment,je me suis rendu compte qu’il pensait ce qu’il avait dit.

    Dans l’entretien,il fait une distinction qui n ‘est pas totalement vaine:le mathématicien -dit-il-n’argumente pas,il démontre alors que dans les échanges de la vie quotidienne, on argumente.
    OUI, mais que se passe-t-il quand un argument repose sur un raisonnement mathématiquement faux ?

    L’exemple que je préfère et que vous connaissez sûrement est celui de Sarkozy qui proposait de supprimer 30% des professeurs et d’augmenter de 30 % le temps de travail de ceux qu’on garderait.

    • Les pourcentages sont très vicieux; cette erreur est extrêmement fréquente et ceux qui la débusquent sont assez rares, et même rarissimes chez les « journalistes »

      PS:
      1) La nuance est assez fine, trop fine pour moi:
      Le dictionnaire dit:
      Argument :
      Sens 1 Raisonnement donnant une preuve appuyant ou allant contre une proposition.
      Synonymes : justification, raison, raisonnement, preuve

      2)Le petit Ferry a eu une scolarité perturbée et les séquelles sont encore présentes, il faut lui pardonner.

      3) Je suis d’accord pour qu’on supprime les mathématiques de tous les programmes scolaires; pour rebondir, il faut toucher le fond et nous n’y sommes pas encore!

      • « cette erreur est extrêmement fréquente »

        Ce n’est pas une erreur, c’est une stratégie gagnant/perdant

  73. Le 7 mars 2018 à 10 h 01 min, Dugong a dit :
    Sir, yes, Sir !

    Le projet n’est pas nouveau: c’est une nouvelle mouture d’un truc mis en place il y a au moins deux ans et qui apparemment n’avait pas très bien marché.

    Sans doute les bourses étaient-elles insuffisantes puisque on les augmente (jusqu’à 40000 livres par an,dans le meilleur des cas.)

    Cependant, le gouvernement n’est pas idiot:il faut montrer son sérieux en s’inscrivant dans une université et en faisant preuve d’assiduité (et de travail) pendant un an avant de toucher quoi que ce soit.

    Deuxièmement, le boursier doit quand même payer ses études (9,000 livres par an), le gouvernement lui facilite simplement l’emprunt.

    Donc,je me demande si ça va tenter beaucoup de militaires.

    PS Dans les universités, on a recruté beaucoup d’Indiens et de Pakistanais.

  74. Union des professeurs de physique et de chimie

    Communiqué de presse (14/02/2018) : Avec la réforme du baccalauréat, la France renonce définitivement à offrir une culture scientifique à ses citoyen·ne·s
    http://national.udppc.asso.fr/index.php/115-espace-lycee/reforme-du-bac-2021/779-communique-de-presse-14-02-2018-avec-la-reforme-du-baccalaureat-la-france-renonce-definitivement-a-offrir-une-culture-scientifique-a-ses-citoyen-ne-s

    Le Canard Echaîné de ce mercrdi en a parlé…
    Le réel aura-t-il un jour droit de cité ?

    • La seule chose qui les intéresse ce sont les postes. Ils n’ont jamais été clair sur les relations sciences physiques-maths. Ils parlent systématiquement de « sciences expérimentales », ravalant les sciences physiques au niveau des essevétés et les maths au rang de vagues outils (dont on peut donc se passer).

      Evidemment, il y aura des mal-comprenants qui pousseront des cris d’orfraie : je ne dis pas qu’il ne devrait pas y avoir un volet expérimental dans l’enseignement des sciences physiques. Je dis qu’il y a autre chose.

      De la pomme ?

  75. ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE MATHÉMATIQUES DE L’ENSEIGNEMENT PUBLIC – De la maternelle à l’université
    Communiqué
    Suite à la présentation de la réforme du lycée et du baccalauréat général par Jean-Michel Blanquer le 14 février, l’Association des Professeurs de Mathématiques de l’Enseignement Public (A.P.M.E.P.) exprime sa grande inquiétude.
    Cette réforme acte le fait que certains lycéens peuvent obtenir le baccalauréat sans enseignement de mathématiques ni en première, ni en terminale. Il y a deux jours, le rapport Villani-Torossian faisait encore grand bruit, il y est explicitement écrit que tous les lycéens, quel que soit leur choix d’étude, doivent bénéficier d’un enseignement de mathématiques (p.32). En effet, une culture scientifique et mathématique commune est nécessaire pour que chaque citoyen puisse exercer pleinement son esprit critique.

    https://www.apmep.fr/Communique-de-presse-APMEP-14

    Le Canard Enchaîné de ce mercredi en a parlé…

  76. On peut avoir une première réaction de ce type, en effet. En réalité, cela ne change pas grand-chose. Il suffit de regarder de près l’enseignement « scientifique » actuel donné aux L pour se rendre compte que ça ou rien … Regardez un sujet de bac scientifique pour L, c’est de la bouillie.
    Il faut aussi se rendre compte que la très grande majorité des L actuels n’est d’ailleurs pas plus littéraire que scientifique. Ils sont là pour leurs options, théâtre, musique, cinéma, danse. Et ils obtiennent leur bac grâce à leurs options. Pour la plupart, ils sont à peine plus littéraires que scientifiques. Ils se prennent surtout pour des artistes avec des ego déjà très très gonflés.
    Je pense que c’est une catégorie d’élèves pour qui il est déjà trop tard d’enseigner les maths. Le « ratage » s’est fait avant. Leur niveau en 1ère est tel que c’est déjà fichu.

    • Appel au secours d’une TL il y a 6 ou 7 ans, face au programme dit « de littérature », c’est à dire 4 œuvres dans l’année : « Il va falloir lire tout ça ? ». Après quoi il a fallu évaluer les risques d’une impasse sur une œuvre pour n’avoir à en lire que 3 ! J’ai bien dit « lire », pas étudier, observer, analyser…

      • Avant d’asséner péremptoirement que la fange est le biotope dans lequel glougloutent ces élèves de TL, il aurait été logique de donner d’abord les titres des quatre oeuvres. Après, on voit s’il y a surcharge ou pas.

  77. Le 7 mars 2018 à 13 h 48 min,
    Dugong
    a dit :
    A l’approche du cinquantenaire de mai dont tout le monde se fout, rappelons le slogan :

    « Althusser à rien »

     » Althusser trop fort » a dit Madame lorsque il l’ a étranglée (suicide altruiste.)

    • Il est mort à la verrière quelques années avant que j’y sévisse professionnellement (pas pour la MGEN ou l’HP)

      J’ai toujours bien aimé :
      A ma connaissance, dans le cours du XIXe siècle, deux ou trois enfants naquirent, qu’on n’attendait pas : Marx, Nietzsche, Freud
      (les déicides)
      Le reste moins.

      • « Il est mort à la verrière… »

        Il me semblait pourtant qu’à la fin on l’avait laissé libre de s’installer dans un appartement,à Paris;je crois que Sollers a raconté l’avoir croisé dans le jardin du Luxembourg.

        Qui lui rendait visite à l’hôpital ?

        Son vieux professeur de khâgne,le catholique Guitton…

        ( L’autobiographie de Louis Althusser est extrêmement tartuffiante.)

        • Il faisait peut-être la navette entre La verrière et Paris (la gare est située à moins de 500 m de l’hôpital, si mes souvenirs sont bons)

          J’avais même entendu dire qu’il s’était défenestré de son appartement Parisien.
          (une confusion certainement ; avec Deleuze probablement)

          Il était profondément catho étant jeune, avant d’être marxiste
          (ça ne favorise pas l’immunité à l’égard des idéologies, la ferveur catho)

          C’est de bon ton d’évoquer Althusser qui a étranglé sa femme parce qu’il était cintré, le 8 mars.
          Encore un coup à être bien vu par la bien-pensance en cours, avec ostracisation forcenée et tout le cirque.

  78. Le 7 mars 2018 à 14 h 09 min, Pierre Driout a dit :
    Le philosophe allemand pensait que le prêche chrétien s’adressait aux esclaves illettrés. L’avènement de l’ère chrétienne en Europe c’est l’abandon des études longues et ardues c’est un fait. Une fantastique régression …

    D.H Lawrence prolonge cela d’une certaine façon (Apocalypse).
    L’amour chrétien y est démystifié, entre autres.
    Quant au prêche …. (la peinture faite de certaines figures de prêcheurs relève presque de l’assassinat)

    L’avènement de l’ère chrétienne en Europe c’est l’abandon des études longues
    Il y existait des études longues avant l’avènement de l’ère chrétienne en Europe ?
    Je ne savais pas.
    L’ère chrétienne ; à compter de l’an Zéro ? (753 ans après la fondation de Rome) ou à compter de l’époque où la datation à partir de l’an zéro à lieu ? (vers le VIème siècle après JC)

    Si il s’agit d’un avènement de l’ère chrétienne qui est en cours ; je n’ai pas été prévenu (on me cache tout)
    Ca promet, alors ; encore de franches rigolades en perspective (même sur le bucher)

    • Allez un indice ! L’Empereur Constantin autorise le christianisme en 313. En toute logique l’ère chrétienne commence à ce moment en Europe.

      • Oui.
        Il est aussi possible de commencer sous Justinien en 532 avec un moine scythe réfugié à Rome qui date la naissance du christ de 753 après la fondation de Rome (l’année qui suit cette naissance devient l’an 1)
        Ère entendue comme espace de temps avec un commencement.
        Il est inutile de se disputer là dessus ; c’est pour couper court aux querelles de ce type que le moine aurait fait cette datation .
        Des histoires de calendrier ; lunaire de tradition juive, qui déplaisait relativement à cette tradition (les prémisses de l’antisémitisme ? 🙂 ), se dit-il.
        Il existait aussi le calendrier solaire Romain.

        C’est au VIIIème siècle que la datation à partir de la de naissance du christ se généralise pour les clercs, d’après certains.

  79. En fait c’est rétroactivement que la religion chrétienne a fabriqué un calendrier – faux – qui fait partir l’ère chrétienne européenne de l’an 0 naissance supposée du Christ.
    D’ailleurs qu’est-ce qui n’est pas faux dans ce fatras de mensonges d’Etat ?

    • En forme le Driout en ce 8 mars, Journée de la Femme. Il doit se rappeler que les 364 autres jours de l’année sont, de facto, des Journées de l’Homme.
      … et que ça dure depuis la nuit des temps bien avant l’ère chrétienne…et qu’il en sera toujours ainsi…uhuhu !

  80. Le totalitarisme chrétien a voulu effacer la culture antique païenne comme il a cherché à effacer toute culture antagoniste en se disant qu’en répétant sans cesse des mensonges cela passerait … mais la raison a fini par retrouver son aplomb au bout de quelques siècles d’enseignement de l’ignorance.

  81. Dugong nous remet en mémoire une fameuse réplique de « Full metal jacket »;en voici une autre:

    « I bet you’re the kind of guy that would fuck a person in the ass and not even have the goddamn common courtesy to give him a reach-around. »

    « Je parie que tu es le genre de mec à sodomiser quelqu’un sans même avoir la p’tain de courtoisie de lui toucher le devant. »

    Imaginons un dialogue entre notre essevétiste et une élève:

    « M’sieur, la sodomie c’est obligatoire ?
     » Ben oui;mais,normalement le garçon doit,en même temps,caresser votre clitoris. »

    • Mais quelle merveille ce commentaire !
      Du Lormier à l’état brut, une merveille de réflexions, un enchantement du verbe, un art du temps perdu.

  82. Le 8 mars 2018 à 10 h 32 min,
    Charbonnel
    a dit :
    Appel au secours d’une TL il y a 6 ou 7 ans, face au programme dit « de littérature », c’est à dire 4 œuvres dans l’année : « Il va falloir lire tout ça ? ». Après quoi il a fallu évaluer les risques d’une impasse sur une œuvre pour n’avoir à en lire que 3 ! J’ai bien dit « lire », pas étudier, observer, analyser…

    Oui, Charbonnel, tout-à-fait, le genre de réactions de beaucoup de 1ères L qui vous disent dès le début de l’année qu’ils n’aiment pas lire et que la littérature ne les intéresse pas. Les meilleurs littéraires sont en S à quelques exceptions près. A propos des TL, on leur a allégé le programme : ils n’ont plus que deux oeuvres littéraires qu’ils étudient avec en parallèle avec un film, des dessins etc…Quatre oeuvres, c’était trop lourd !

    • Quand je pense que j’avais fait travailler des Cinquièmes (12 ans) sur le Comte de Monte-Cristo (1200 pages) — mais c’était il y a quarante ans… Le niveau monte !

      • Ouais, à l’époque on dévorait ça et Jules Vernes et Jack et Dumas et Daudet et…enfin bref.
        J’ai dévoré à belles dents. C’était bon, mais sans doute un loisir de petit bourge isolé et intraverti.

  83. Quatre oeuvres, c’était trop lourd !
    Ce qui me navre en BdÂ, cette impression que j’ai toujours ressentie en compagnie des meilleurs intellectuels : pourquoi se chargent-ils autant, comme mules soumises, de savoirs inutiles ?
    Alors qu’il faut s’alléger de tout… ! Mystère pour un haltérophile comme moi qui se charge pour s’alléger de l’inutile : la pensée des autres !

    • Mais fantôme, vous vous croyez le centre des conversations, ici !
      Ce message ne vous était clairement pas adressé. Occupez-vous de vos toutes petites affaires.

      • Melo, votre conversation avec Charbonnel tournera à vide tant qu’il n’aura pas donné le nom des oeuvres, admettez-le au moins.
        Des noms ! Des noms !

  84. L’avènement du catholicisme en France c’est le XIXème siècle me risquerai-je à affirmer.
    Avec la création de Lourdes (comme point d’orgue) ….
    Rien d’étonnant que cela ai un peu chauffé en 1905.

  85. Je date tout de la naissance du Dugong : Fiat Lux ! Maintenant je suis éclairé à jamais …

  86. « Je date tout de la naissance du Dugong »

    Ben dis donc, il faut te dater au Carbone 14, alors !
    Mon goût du passé ne va pas au delà du XVIIème siècle.
    Ce fût un boulet de moins à trainer, l’Histoire, pour devenir comme Dudu une larve télévisuelle : un homme du XXIème siècle, quoi !
    Avouez que l’Histoire, c’est un tranquillisant qui rend le bolo névrotique.

  87. Le Fogari a fait pour nous le travail de détection des éléments de novlangue * dans les professions de foi(e) (jaune) des pustulants au premiersecrétariat du PS moribond :

    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/03/07/25001-20180307ARTFIG00229-inexactitudes-novlangue-les-perles-des-programmes-des-candidats-ps.php

    Extraits :

    « Olivier Faure entend «inventer une société apprenante» et «reconstruire un nouvel humanisme» »

    « Luc Carvounas ne veut pas rassembler toutes les gauches mais souhaite créer une «gauche arc-en-ciel: rose, rouge et verte». Il semble également avoir été imprégné par les usages de la «start-up nation» et veut ainsi «réactiver la marque socialiste» »

    « Emmanuel Maurel veut que le PS devienne «le parti de tous les jours de la vie», tout en s’orientant vers «l’écosocialisme» »

    Quand même, vouloir un « parti de tous les jours de la vie » qui s’occuperait d’assainir nos vies sans relâche, ça mérite une mort lente et pénible.

    * travail qu’il a été incapable de faire pour les primaires de (la) droite. On le comprend aisément

    • Certes — mais c’est l’aspect « Nous / eux » qui m’a intéressé — cet antagonisme entre une génération de quadras, qui déjà récusaient les babyboomers qui leur bloquaient l’avancement, et la génération 20 ans, si différente, si autiste en fait.
      Mais les Boomers ont fait les quadras, qui ont fait les p’tits cons / temporains — encore que nombre de boomers (moi-même) se sont reproduits assez tard et ont une responsabilité dans l’état des p’tits jeunes. Sans compter que lorsqu’on est prof (Lefebvre ou moi), cette responsabilité est double — et écrasante.

Répondre à Elanore Cancel reply

Please enter your comment!
Please enter your name here