Le bikini ne passera pas

La finale du concours de Miss Monde se déroule donc ces jours-ci à Bali — merci à l’actualité qui me permet d’entasser dans une seule phrase autant d’occasions de rêver.
Mais ce qui se présentait, à l’origine, comme une cérémonie quelque peu kitsch est en train de virer à la manifestation politique : dans cette île où les touristes se baladent souvent dans le simple appareil d’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil,, et parfois un peu moins, où les hindouistes, majoritaires, ont sur la nudité un regard complaisant et alléché (regardez de près les temples hindous, c’est le kama-soutra en trois dimensions), une minorité d’islamistes radicaux fait le siège de l’hôtel où se déroulent les festivités en hurlant à l’obscénité (merci encore à l’actualité qui me permet d’entasser en trois propositions autant d’occasions de cauchemarder).
Passons sur le fait que l’obscénité est toujours dans la tête de celui qui hurle, pas sur les fesses de celle qui les montre. Les organisateurs ont déjà cédé à la rue : il n’y aura pas de défilé en bikini — on voilera ces sculpturales jeunes femmes. Cachez ce sein… Il en est de l’Indonésie comme de chez nous : pour les politiques, toutes les occasions de baisser culotte sont bonnes.
Les îlots de résistance sont peu nombreux. Dans le grand jeu de Go où les islamistes placent stratégiquement leurs pions noirs, les taches de lumière se font rares. À peine Vincent Peillon publie-t-il une Charte de la laïcité qui ne mange pas de pain mais ne casse pas trois pattes à un canard que les représentants de la « communauté » musulmane se dressent vent debout pour crier à l’islamophobie. Dalil Boubakeur, le nouveau Président du Conseil du culte musulman craint de « voir les Musulmans de France stigmatisés dans leur ensemble, et que cette interdiction ne soit perçue comme trop brutale » : « 90% des musulmans, ajoute-t-il, vont avoir l’impression d’être visés par cette charte, alors que, dans 99% des cas, ils ne posent aucun problème à la laïcité ». Ah bon ? Où est-il question d’Islam dans les quinze articles de cette charte ? N’est-ce pas ce qui s’appelle « crier au loup » ? Et Abdallah Zekri, président de l’Observatoire de l’Islamophobie, en rajoute une couche : « Cette charte a été faite soi-disant pour combattre le communautariste. Qui dit communautarisme… Forcément, je me sens visé parce que maintenant quand on parle de communautarisme, on parle de Musulmans ».
Mais bon sang, il n’y a qu’une communauté en France, et elle est composée de Français ! La religion n’est pas indiquée sur les cartes d’identité, que je sache ! Les médias en ont plein la bouche : communauté ceci, communauté cela. On devrait leur interdire une bonne fois pour toutes le terme : « La laïcité assure aux élèves l’accès à une culture commune et partagée ». UNE culture ! Pas trois, pas vingt. Et plus loin : « Nul ne peut se prévaloir de sn appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’Ecole de la République ». Par exemple aux programmes, ou aux devoirs obligatoires. De partout m’arrivent des nouvelles d’élèves musulmans rendant copie blanche quand on les interroge sur quoi que ce soit qui a un rapport avec l’évolutionnisme : alors, en vérité, je vous le dis, Mohamed / Ismael / Sarah / Anifa / Nawel et les autres : vous descendez d’un être mono-cellulaire qui fut une algue bleue —, et ultérieurement, après des péripéties sans nombre, un grand anthropoïde. Et ce que vous êtes actuellement est en évolution aussi — vous avez moins de dents que le Prophète, qui en avait 32 lors de l’Hégire alors que vous en possédez difficilement 28 en ce moment, et bientôt 24. Votre mâchoire se contracte, votre museau s’affine, vous pourriez bien glisser vers l’écureuil — et alors ? Qu’est-ce que cela fait à la Vie, qui continuera sous une forme ou une autre ?
En attendant, elle persiste, sous une forme intermédiaire en sari :

Et c’est Marine Lorphelin, Miss Bourgogne 2012 et Miss France 2013, qui représentera la France — allez, Musulmans de tous les pays, franchement, vous ne voulez pas adopter l’orpheline ?

Jean-Paul Brighelli