J’ai passé l’ENS Saint-Cloud en 1972, avec Jean-Luc R***, dont j’ai raconté ailleurs la disparition si douloureuse. Nous nous étions rencontrés en hypokhâgne, nous avions échangé cinq ou six fois les mêmes conquêtes dérisoires : nous avions pris l’habitude de nous raconter nos soirées et nos nuits pendant les cours, sur des feuilles à peine pliées en deux que nous nous faisions passer à travers les rangs pendant que le prof ânonnait des considérations sur Tacite ou Bernanos. Bien sûr, le jeu consistait à laisser qui voulait prendre connaissance au passage, de nos narrations circonstanciées, où il n’était jamais bien difficile de reconnaître la proie dont il était question, entre les mains de qui parfois passait le message. C’étaient des jeux qui manquaient peut-être de délicatesse, mais susceptibles de bousculer un peu la routine des prépas.
Nous avons bûché le programme ensemble, et réussi ensemble. Nous avons partagé naturellement la même chambre (ou thurne, dans l’argot des ENS) à Saint-Cloud. Et nous y avons fait pis que pendre, but that’s another story.
Tous les mois, ou tous les deux mois, nous fourrions notre linge sale dans un grand sac, et nous redescendions à Marseille.
Pas de TGV à l’époque — les trains mettaient huit à dix heures pour faire le parcours. Et les compartiments étaient conçus pour huit personnes. Bien sûr, les trains de nuit que nous prenions (à quoi bon s’ennuyer à perdre une journée à regarder passer les vaches ?) n’étaient pas bien pleins : nous cherchions un compartiment de Seconde où il nous serait possible de nous allonger chacun sur une banquette de moleskine verte.
C’était l’hiver, et tout ce que nous avons trouvé, c’était un compartiment où il y avait déjà deux personnes — un type entre deux âges, et une fille à peine plus vieille que nous, dont je me rappelle précisément le blouson de fausse fourrure orange.
Nous avons un peu papoté pendant les deux cents premiers kilomètres. Elle descendait rejoindre son mari à Saint-Raphaël — au-delà de Marseille, donc. Fort bien. Elle n’avait pas inventé la poudre, nous avions toute l’arrogance de Normaliens délurés, nous l’avons accablée de calembredaines. Elle riait volontiers.
Nous avons été contrôlés une heure après le départ. Il était déjà onze heures du soir, le contrôleur n’avait pas envie de s’enquiquiner à parcourir le train à une heure indue. Lui aussi voulait dormir.
Le train passait à Dijon, le type y est descendu, nous nous sommes retrouvés à trois sur le coup de minuit.
Je me souviens être sorti dans le couloir pour fumer une cigarette — j’ai beaucoup fumé jusqu’à la naissance de ma première fille, et là, j’ai arrêté d’un coup — peut-être raconterai-je comment et pourquoi. Peu importe. Quand je suis rentré dans le compartiment, JL roulait une pelle de compétition à la fille. Elle s’est dégagée en entendant la porte s’ouvrir, elle avait un peu honte — ma foi, ça lui est vite passé. Je lui ai souri, j’ai éteint le plafonnier — on pouvait rouler ainsi dans la minuscule lumière violette de la veilleuse. Et je l’ai embrassée à mon tour.

Le voyage dès lors fut une longue orgie. Le plaisant de la chose, c’était que la fille, toutes les deux minutes, gémissait quelque chose du genre « Mais qu’est-ce qui m’arrive », s’étonnant de la surprise que lui faisaient ses sens. Elle a expérimenté — c’est du moins ce qu’elle nous a dit — des pratiques qu’elle n’avait jamais osées avec son cher et tendre, et dont elle n’a pas paru se plaindre. Souris qui n’a qu’un trou est bientôt prise. Des combinaisons que l’on ne peut essayer qu’en trio. Elle s’est révélée d’une complaisance absolue, parce qu’elle y trouvait son compte.
Nous sommes arrivés à Marseille vers six heures du matin. Elle n’en pouvait plus — nus non plus, à vrai dire. Nous l’avons embrassée gentiment, pour prendre congé. « Que vais-je dire à mon mari ? » nous a-t-elle lancé, effarée. « Ma foi, il serait peut-être sage de ne rien lui dire… Tu as rêvé, tu sais… Tu as rêvé tout ça. » Elle était démantibulée, physiquement et psychologiquement. Si son mari avait l’idée de fêter son arrivée, il la trouverait sérieusement béante, comme elle ne l’avait jamais été. Sans doute ne s’en plaindrait-il pas. C’est ce que nous lui avons conseillé : tu as appris plein de choses nouvelles, feins de les expérimenter avec lui ce matin. Vous y gagnerez l’un et l’autre.
Et nous sommes sortis dans le tout petit matin marseillais, il faisait encore nuit, j’ai marché jusqu’à l’arrêt des bus, plein d’allégresse. Le sac sur mon épaule pesait à peine.
Si elle nous a dit son prénom, au cœur de l’action, nous ne l’avons retenu ni l’un ni l’autre.

Jean-Paul Brighelli

413 commentaires

    • La soupe de la reine Christine de la semaine dernière vaut son pesant de cahuètes. Titrant sur le ton grave qu’on lui connait « L’Europe face aux populismes ». Bim ! comme pour l’Ukraine, il n’y aurait pas de causes et après une décennie d’attentats dans la figure avec leur des record de morts battu et quand, il y a deux mois encore, était célébré le triste anniversaire du Bataclan. Pas-d-is-la-mi-sa-tion dans son edito, c’est un gros mot, « migration » passe crème dans la cervelle fragile des auditeurs qui bouffent de la matière noire sans broncher pour chaque anomalie de physique du modèle lambda, hein ; )

  1. Qui se souvient des trains de nuit à bidasses s’arrêtant très longtemps dans des « noeuds » ferroviaires comme Culmont-Chalindrey, nom porteur d’une promesse encore lointaine…

  2. Culmont-Chalindrey, nom porteur d’une promesse encore lointaine…

    quand j’avance tu recules
    comment veux-tu, comment veux-tu que…

  3. Cette histoire a déjà été racontée par le Maestro. Chose curieuse,Lormier a l’impression qu’il y a quelques variantes…Il lui faudra retrouver la précédente version.

  4. « Tous les mois, ou tous les deux mois, nous fourrions notre linge sale dans un grand sac, et nous redescendions à Marseille. »
    =========================================================
    Cela était-il présent dans la précédente version ? Si oui, Lormier ne l’avait pas remarqué. Et pourtant…

    C’est typique de jeunes empotés choyés par leurs mamans,qui, à 17 ou 18 ans ne savent pas encore se moucher tout seuls.

    Dans les années 70,y avaient des laveries automatiques à Saint Cloud.

    (Si vous aviez quelques économies, ça pouvait être payant d’en ouvrir une,puis une deuxième. Bon filon pendant quelques années. Dugong le sait. Par la suite,il a investi dans la chambre de bonne retapée pour migrants.)

  5. Amours ferroviaires

    Une fois l’histoire lue, on se demande quel sens donner au mot « amours » dans le titre;

    Polysémie, gloserait un cuistre à estafette.

  6. Amours ferroviaires

    Amours ancillaires

    Amours florentines…

    suite

    Quand le mot « amours » au pluriel parle-t-il d’amour ?

  7. Comme à son habitude, Lormier s’attache à des détails pas inintéressants mais ici accessoires (la polysémie du mot « amours » au pluriel) et passe à côté de l’essentiel.

    Lormier a-t-il lu « La Modification » de Michel Butor ? Brighelli, lui, a lu ce roman. Et sa chronique, contre toute attente et en dépit des apparences, en porte la trace.

    • Vous pensez que  » cuistre à estafette » vous désignait ?

      « contre toute attente » (attente de qui ?). « en dépit des apparernces ») Allez-y, glosez, faites

      nous dépasser les « apparences ».

      Non, Lormier n’a pas lu La Modification. Vous, apparemment, si.

      Une simple référence,sans explication, c’est de la pure cuistrerie.

  8. Amours ferroviaires

    Oui, ça se passe dans un train,sur une ligne ferroviaire.

    avec une passagère.

    Mais ce ne sont même pas des amours passagères.

    Amours dans un champ,amours champêtres ?

    Amours bucoliques, c’est plus noble. Y d’jà un peu d’amour là-dedans. C’est pas juste une bite qui pénètre.

    Y en a ;mais y a aut’ chose.

  9. Ce n’est pas la seule fois où le Maestro fit l’amour dans un train…

    Si c’était devenu une habitude, les « amours ferroviaires  » auraient-elles pu être qualifiées de « routinières « ?

    Je ne le pense pas.

    Le « climax », le point culminante fut atteint à Culmont ? Mon cul,oui.

  10. La fille de Jean Nocher fut honorée sur une solide table en chêne, dans une salle à manger fort remarquable.

    « amours é.bénistiques  » ?

  11. Si son mari avait l’idée de fêter son arrivée, il la trouverait sérieusement béante, comme elle ne l’avait jamais été.

    Trop de béance tue la béance.

  12. Qu’est-ce qui aurait pu faire penser que « cuistre à estafette » le désignait ?

    Plutôt « cuistre » ou plutôt « estafette  » ?

  13. Pas trouvé le billet racontant d’autres « amours ferroviaires ». Lormier se souvient que pendant que le cloutard baisait la passagère, un militaire mélancolique, en face, se branlait… (Comment, dans l’obscurité,ou même la pénombre,lire la mélancolie sur un visage ? Et n’est-ce pas un peu négliger le va-et-vient ?)
    Passons.

    • Non, en fait ce que Lormier recherche,c’est la précédente version du billet du jour (Paris Marseille)

  14. Pas trouvé le billet racontant d’autres amours ferroviaires…mais tombé sur autre chose qui peut intriguer.

    N*,c’est l’agrégère de la rue Daguerre.

    J’aimerais beaucoup revoir N***. J’ai conservé d’elle quelques mails écrits à l’époque de nos amours, et que je relis parfois pour bien mesurer ce que j’ai perdu. Ces quelques lignes, par exemple, qui remontent à janvier 2002 :

    « Très cher,
    Face à vous, je me sens parfois comme cette esclave des Cavaliers de Kessel : de ce livre, lu alors que j’étais en seconde ou en première, il ne me reste pas grand-chose. Juste quelques images, violentes, et qui m’avaient fascinée par cette violence même. Parmi elles, une, à la fin, où un seigneur possède sauvagement cette esclave, une traîtresse -si mes souvenirs sont bons- ; il cherche à lui faire le plus de mal possible, -physiquement-, à se venger de tous les torts qu’elle lui a fait subir, en la faisant hurler de douleur. Mais il ne comprend pas que face à cette douleur, il y a le plaisir, qui rompt tout sur son passage et submerge toute raison. De rage, il cherche alors à faire taire la jouissance, et trouve de quoi satisfaire sa violence : c’est une cicatrice fraîchement guérie, encore rosie, d’une tendresse parfaite, qu’il rouvre et fouille. Mais bien sûr, le plaisir surgit avec infiniment plus de force…

    A comprer à

    N*** n’était pas crétine au sens alpin du terme, elle comprenait les choses élémentaires — faire une dissertation pour décrocher un concours par exemple. Mais ses sentiments la portaient vers le courrier du cœur. J’ai conservé les centaines de mails que nous échangeâmes durant quelques mois, je pensais en faire quelque chose, littérairement parlant — mais on ne peut rien tirer de la niaiserie à l’état pur.

    https://blog.causeur.fr/bonnetdane/jetais-un-sapiosexuel-et-je-ne-le-savais-pas-4832

    N***:une double personnalité ?

  15. Lormier : « Allez-y, glosez ».
    ————————————-
    « Et nous sommes sortis dans le tout petit matin marseillais, il faisait encore nuit, j’ai marché jusqu’à l’arrêt des bus, plein d’allégresse. Le sac sur mon épaule pesait à peine. »

    « Le sac sur mon épaule pesait à peine. »
    Cette phrase seule attire l’attention de l’analyste.
    Le narrateur est en quelque sorte libéré d’un poids.
    Pour le rapport avec le roman de Michel Butor « La Modification », il faudra un peu de patience, ce soir je n’ai ni le temps ni l’envie de « gloser ».

    • Vous savez bien : c’est un principe chez JPB ; un jeu auquel il ne déroge jamais ;
      cf la citation qu’il omet rarement de rappeler :
      « Comme l’a noté avec perspicacité Paul Valéry, « rien de plus soi que de se nourrir d’autrui. Le lion est fait de mouton assimilé. »

  16. Le sidérodromophile prend le train ,non pour aller quelque part mais pour baiser.

    Les deux compères (ou larrons,ou cloutards délurés) eux, vont quelque part (Marseille); c’est un voyage qu’ils font quand ils n’ont plus de linge propre; Une fois par mois, ou une fois tous les deux mois.

    Ce sont des empotés de 17 ou 18 ans,incapbles de se rendre dans une laverie automatique.

    Nos deux empotés auraient bien aimé trouver un comprtiment vide, car leur projet n’est pas de baiser ( ce ne sont pas des sidérodomophiles) mais de dormir.

    Mais il s’est trouvé que…

  17. Tous les mois, ou tous les deux mois, nous fourrions notre linge sale dans un grand sac, et nous redescendions à Marseille.

    Et nous sommes sortis dans le tout petit matin marseillais, il faisait encore nuit, j’ai marché jusqu’à l’arrêt des bus, plein d’allégresse. Le sac sur mon épaule pesait à peine.

    Combien de sacs ? Un ou bien deux ?

    Ne me dites pas que l’autre empoté n’avait pas de mère ,ou que sa mère n’avait pas de machine …et qu’il faisait laver (et repasser) son linge par la mère du Maestro !

    Allégresse pourquoi ? Parce que,en dépit de la fatigue, la nuit avait bien secoué les esprits animaux ?

    Parce qu’il allait retrouver maman ? Rt pourrait aisi se décharger de la fastidieuse tâche de laver son linge ? Tâche qu’il eût été incapable d’accomplir ?

    Parce qu’il n’aurait plus à subir les niaiseries de la meuf en fourrure orange ?

     » une fille à peine plus vieille que nous, dont je me rappelle précisément le blouson de fausse fourrure orange. »

    Et rien d’autre,apparelment… C’était la Venus à la fourure synthétique ?

    Pourquoi ce souvenir si pregnant ?

  18. Comparons:

    Elle continuait jusqu’à Cannes, et nous dit adieu en sanglotant à demi, « mais que vais-je dire à mon mari, il m’attend sur le quai ». Nous lui conseillâmes de ne rien dire. « Mais il va s’en apercevoir, pensez, il tient à me faire l’amour dès mon retour, il comprendra forcément… » — la phrase resta en l’air, mais elle était lourde de béances qui n’étaient pas près de se refermer.

    « Que vais-je dire à mon mari ? » nous a-t-elle lancé, effarée. « Ma foi, il serait peut-être sage de ne rien lui dire… … Elle était démantibulée, physiquement et psychologiquement. Si son mari avait l’idée de fêter son arrivée, il la trouverait sérieusement béante, comme elle ne l’avait jamais été.

    C’est pas du tout pareil.

  19. Josip Gavrilovic 10 janvier 2026 à 18h40
    Comme à son habitude, Lormier… passe à côté de l’essentiel.

    L’ayatollah Gavrilomény nous a promis de nous en dire plus sur l’essentiel,le moment venu.

    • « L’ayatollah Gavrilomény nous a promis de nous en dire plus sur l’essentiel,le moment venu. »
      Lormier devrait prendre exemple sur la langue allemande, langue « agglomérante », pour confectionner des mots-valises de plus en plus long. Ainsi ci-dessus, il a laissé passer l’occasion de produire « Gavrilocrapuménilovic ».
      « Le moment venu » pour vous en dire plus sur l’essentiel viendra nécessairement. Simplement, quand on essaie de produire une analyse de texte pas trop sotte, pas trop superficielle, pas trop focalisée sur des détails sans grand intérêt ni grande importance, il convient de prendre son temps et de peser chaque mot. Patience.

      Je constate par ailleurs que M’sieur Brighelli valide la référence à « La Modification » de Butor.

  20. Lormier 10 janvier 2026 à 21h46
    Une simple référence,sans explication, c’est de la pure cuistrerie.

    Jean-Paul Brighelli 11 janvier 2026 à 0h27
    Eh oui…

    • Le « Eh oui… » de Brighelli est une réaction à mon post de 18h40 hier où il est question de Butor, et non une réaction au post de Lormier hier 21h46.
      Brighelli pourra le confirmer, à l’occasion.
      Savoir lire.une arborescence peut s’avérer utile

  21. pendant que le prof ânonnait des considérations sur Tacite ou Bernanos.

    Anonnait…considérations qui,semble-t-il, n’intéressaient guère le jeune Maestro. Ce professeur n’a pas dû lui apporter grand chose,ni lui laisser de grands souvenirs.

    On se souvient que, l’année suivante, la rébellitude et la déinvolture du khâgneux avaient fortement déplu, de sorte que cuber lui fut interdit.

    Mais quand on intègre…les cnseurs l’ont dan le khul.

  22. WTH 11 janvier 2026 à 13h04
    « rien de plus soi que de se nourrir d’autrui. Le lion est fait de mouton assimilé. »

    Il me semble que Poincaré a dit quelque part que,quand un homme mange du foie gras d’oie,il fabrique de la graisse humaine, pas de la graisse d’oie.

    Aujourd’hui les volailles vaccinées à l’ARN messager nous posent un problème…

    très probablement, la cuisson détruit tout le nocif…mais on n’enest pas totalement sûr.

    Il est déconseillé de manger la viande d’animaux qui ont été coursés; le stress a produit des toxines.

    Dans le Corsaire Triplex il est raconté que les indigènes ,avant de manger les explorateurs qu’ils ont capturés les endorment avec du camphre,font tout pour qu’ils se détendent;

    • Mon « oui » – 22h 28 : Lormier est de mauvaise foi ; ou fait semblant.
      Rien à voir avec le « foie » qui plus est « gras » .
      Il y en a des qui disent en effet que tous les animaux comestibles sont systématiquement vaccinés, aux EU, avec de l’arn-m ;
      et rajoutent aussi qu’on est encore loin d’être certain que « la cuisson détruit tout le nocif ».

  23. Bon ,le Maestro ne confirme pas que:

    « Une simple référence,sans explication, c’est de la pure cuistrerie. »

    Cela n’empêche pas Lormier de le penser.

    L’explication viendra,cependant.Soyons en certains.

    • « L’explication viendra,cependant.Soyons en certains. »

      L’explication vous attend ci-dessous.
      Je ne me dérobe jamais.

  24. « Le sac sur mon épaule pesait à peine. »

    Le narrateur est en quelque sorte libéré d’un poids.

    En effet, quand ça pèse peu c’est qu’y a pas un grand poids. En quelque sorte.

    • il a laissé passer l’occasion de produire « Gavrilocrapuménilovic ».

      Ne correspond pas du tout à ayatollah.

    • Lormier : « En effet, quand ça pèse peu c’est qu’y a pas un grand poids. En quelque sorte. »

      Il faut reconnaître à Lormier un grand talent : quand il joue l’imbécile, c’est criant de vérité.
      A se demander si c’est réellement un rôle de composition.

  25. Bien sûr, les trains de nuit que nous prenions (à quoi bon s’ennuyer à perdre une journée à regarder passer les vaches ?)

    On est vraiment dans l’utile: gagner Marseille, gagner du temps en dormant.

    Dans d’autres textes sur les trains, c’est plus poétique, beaucoup plus poétique;il y a plein de choses à voir,par la fenêtre.

  26. Bien sûr, les trains de nuit que nous prenions (à quoi bon s’ennuyer à perdre une journée à regarder passer les vaches ?)

    On est vraiment dans l’utile: gagner Marseille, gagner du temps en dormant.

    Dans d’autres textes sur les trains, c’est plus poétique, beaucoup plus poétique;il y a plein de choses à voir,par la fenêtre.

    « Et comme on passait sur un pont, le prince se mit à la portière pour contempler le panorama romantique du Rhin qui déployait ses splendeurs verdoyantes et se déroulait en larges méandres jusqu’à l’horizon… »

  27. Nous avons eu droit récemment au double B de B. Bardot, je vous propose de faire monter les enchères : non pas deux mais trois B d’un seul coup, 2B3, les boys bandent sur BdA. Voici mon commentaire (bien plus qu’une glose) de la chronique « Amours ferroviaires ».

    BRIGHELLI, DE BLIER A BUTOR

    1. La scène que décrit Brighelli semble tout droit sortie du film de Bertrand Blier « Les Valseuses ». A peu de choses près, elle est la réplique d’une séquence marquante de ce film, qui se déroule elle aussi dans un train, et qui met en scène 2 personnages masculins interprétés par Gerard Depardieu et Patrick Dewaere, et un personnage féminin interprété par Brigitte Fossey. Même l’issue de la séquence est identique à ce que décrit Brighelli dans son texte : quand le personnage féminin joué par B. Fossey descend du train après s’être fait lutiner par nos deux lascars, c’est pour retrouver son mari sur le quai…
    Si le film de B. Blier a fait scandale, c’est qu’on a pu y voir, à bon droit, une exaltation du virilisme, une ode au machisme, la glorification d’une masculinité sans limites, avec une bonne dose de misogynie pour ne rien gâcher. Mais rien n’est jamais aussi simple qu’on le croit. La relation entre les deux personnages masculins n’est pas sans ambiguïté – restons dans l’euphémisme – et l’on se rappelle peut-être que le personnage de Pierrot joué par Dewaere se fait sodomiser par Jean-Claude, le personnage joué par Depardieu…
    La réalité rejoint la fiction quand on lit ceci, lettre de Gérard Depardieu à Patrick Dewaere ami disparu :
    « Des moments de paix, d’abandon, nous en avons eu aussi ensemble, Patrick. Un vrai repos des guerriers. Avec toi, j’aurais aimé avoir une aventure. Te braque pas. (…)
    L’homosexualité, c’est sans doute beaucoup plus subtil que ce qu’on en dit. D’ailleurs, je ne sais pas ce que c’est, à quoi ça ressemble. Je sais seulement qu’il existe des moments. Ils peuvent se produire avec une femme, un homme, un animal, une bouteille de vin. (…) Je ne peux pas m’empêcher de penser, Patrick, que si tu n’étais pas parti, c’est peut-être toi que j’aurais embrassé dans Tenue de soirée. »
    Gérard Depardieu in « Lettres volées », Gérard Depardieu, Editions Jean-Claude Lattès, 1988.
    Le duo Depardieu/Dewaere à l’homosexualité plus ou moins latente, réincarnation du duo Brighelli/Rispail ? Nous y voilà.

    2. Duo ? La scène qui se déroule dans le train de nuit Paris-Marseille n’est-elle pas un trio ? Oui mais non.
    – Le personnage féminin n’a pas la moindre importance. D’ailleurs elle n’a pas de nom, et l’eut-elle dit qu’il a été oublié illico : (« Si elle nous a dit son prénom, au cœur de l’action, nous ne l’avons retenu ni l’un ni l’autre. »)
    – Cette jeune femme n’est qu’un pré-texte. Le texte, le vrai, c’est Rispail et Brighelli qui se l’écrivent, comme ils s’écrivaient en hypokhâgne les récits de leurs aventures comparées avec les mêmes conquêtes.
    La relation Rispail-Brighelli, telle qu’elle apparaît dans ce que Brighelli en dit, est bel et bien au centre de l’affaire. Car il est bien connu que dans l’amour physique le trio 2 hommes + 1 femme n’est qu’un déguisement du duo homosexuel ou en tout cas homo-érotique. (Voir à ce sujet les travaux – controversés – de Philippe Arino). – Le trio fonctionne comme un alibi pour masquer l’attirance homo-érotique des deux hommes, la femme jouant en quelque sorte un simple rôle d’intermédiaire, de « go-between » dont la fonction est de mettre en contact physique les deux protagonistes masculins. Le texte de Brighelli sème (poly-sème?) – consciemment ou inconsciemment, peu importe – quelques indices de cette relation particulière : « Nous avons partagé naturellement la même chambre (…) à Saint-Cloud. Et nous y avons fait pis que pendre, but that’s another story. » Le double-entendre de ces deux phrases pourrait-il passer pour un « coming-out »….?
    – Dans la chronique brighellienne, « la-femme-sans-nom-ou-dont-le-nom-n’a-aucune- importance » est un simple instrument, le clavier où nos deux lascars jouent chacun une partition qui vient en contrepoint de la partition de l’autre, pour à l’arrivée composer une….fugue. (cf. le poème « Laeti et Errabundi », Verlaine racontant sa fugue avec Rimbaud). A travers le texte que nous propose Brighelli, ce trio est, symboliquement, un duo homo-érotique, dont la révélation intervient grâce à un déplacement dans l’espace (de Paris à Marseille) qui est aussi et surtout un voyage intérieur.

    3. « La Modification », roman de Michel Butor, présente toutes les caractéristiques du « road-movie ». Il est bien plus que cela, mais il est aussi cela : un voyage initiatique. Le déplacement Paris-Rome effectué par le narrateur va déboucher sur un déplacement radical de ses préoccupations et sur une prise de conscience séminale.
    – Butor a organisé son roman (roman écrit à la deuxième personne…) en trois parties. Le passage d’une partie à l’autre est marqué à chaque fois par le fait que le narrateur sort du compartiment puis y rentre. Or que nous raconte Brighelli ? : »Je me souviens être sorti dans le couloir pour fumer une cigarette (…) Quand je suis rentré dans le compartiment, JL roulait une pelle de compétition à la fille.(…) Et je l’ai embrassée à mon tour. »C’est une transition, un passage de relais.
    – Nos deux lascars cloutards jouent une œuvre duelle à quatre mains, et c’est de la musique contrapunctique. La chronique de Brighelli raconte la prise de conscience de ce contrepoint. Brighelli a, me semble-t-il, raconté avoir écrit à la place de son ami malade des textes qu’il n’avait plus la force de produire : leur complicité trouvant alors son aboutissement dans la seule chose qui vaille, évidemment l’écriture.
    – Dans le roman de Butor, le personnage avait au départ pris une décision. Son voyage va provoquer une modification radicale de sa décision : au lieu de faire ce qu’il avait prévu de faire, il va raconter la modification de sa décision. L’écriture va donc se substituer à l’action.
    Roland Barthes, réfléchissant à ce que la lecture de Proust lui avait appris, disait : « La leçon que je retiens de Proust, c’est que l’écriture c’est la vie. »
    « L’écriture c’est la vie », voilà bien une affirmation qu’illustre le roman de M. Butor, et que Brighelli a reprise à son compte.
    – Dans la chronique de Brighelli, que se passe-t-il à l’arrivée en Gare Saint-Charles ?
    Le sac à l’épaule lui paraît léger. Que contenait ce sac ? Du linge sale (ça ne s’invente pas !…). Du réel peu ragoûtant. Or à l’issue du voyage, ce réel peu ragoûtant ne pèse plus. Le personnage Brighelli se sent libéré du poids de ce réel encombrant. Pourquoi cette « modification » ? Parce que Brighelli sait confusément qu’il va, tôt ou tard, comme le personnage du roman de Butor, tout raconter de son aventure, d’une façon ou d’une autre. Et il sait que l’écriture a pour vertu de sublimer le réel, de le rendre moins lourd…
    L’écriture en tant que libération, en tant que jouissance libératrice : somme toute un grand classique.

    Merci de votre attention.

  28. Le narrateur n’a pas retenu le prenom de la meuf.Mais il se souvient parfaitement de la fourrure orange synthetique qu’ellr portait.
    Piurquoi ?

  29. La fille ( qui n’avait oas invente la poudre) repetait  » mais qu »est-ce qui m’arrive » ?

    C’est drole:ca me rappelle ce personnage du roman d’abcmaths,ramone par une bite a courbure katanique, qui repete: c »est magique.

  30. Jean-Paul Brighelli 12 janvier 2026 à 7h59
    Allons bon, Lormier fait dans l’Apollinaire…
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    C’est que Lormier vient de relire Sidérodromophilie, d’un auteur que le Maestro connaït assez bien.

  31. Elle a expérimenté — c’est du moins ce qu’elle nous a dit — des pratiques qu’elle n’avait jamais osées avec son cher et tendre

    Jamais osées…c’est donc qu’elle savait qu’elles existaient, que peut-être qu’ele était prédisposée à essayer.

    • Elle n’avait pas inventé la poudre, nous avions toute l’arrogance de Normaliens délurés, nous l’avons accablée de calembredaines. Elle riait volontiers.

      Qule genre de calembredaines ? Sans doute n’y comprenait-elle pas grand chose. Mais elle riait (pour se donner une contenance ?)

      Bref (en grossissant à peine le trait) les deux godelureaux se payaient sa t^te avant de se payer son khon (et son khul).
      Avec les deux secrétaires rencontrées en Corse,le jeune Maestro (qui était seul) fut tout sauf arrogant.

      Il fit son possible pour se limiter à un vocabulaire usuel,sans faire d’allusions à Barthes ni Genette; il tenta de dissimuler qui il était et de se faire passer pour manutentionnaire à la Belle Jardinière.

      Deux attitudes fort différentes.

  32. Elle n’avait pas inventé la poudre, nous avions toute l’arrogance de Normaliens délurés, nous l’avons accablée de calembredaines. Elle riait volontiers.

    Qule genre de calembredaines ? Sans doute n’y comprenait-elle pas grand chose. Mais elle riait (pour se donner une contenance ?)

    Bref (en grossissant à peine le trait) les deux godelureaux se payaient sa t^te avant de se payer son khon (et son khul).
    Avec les deux secrétaires rencontrées en Corse,le jeune Maestro (qui était seul) fut tout sauf arrogant.

    Il fit son possible pour se limiter à un vocabulaire usuel,sans faire d’allusions à Barthes ni Genette; il tenta de dissimuler qui il était et de se faire passer pour manutentionnaire à la Belle Jardinière.

    Deux attitudes fort différentes.

  33. Putain c’est génial!
    On a un CAP limeur, Crapulovic, dont on ne sait rien de sa vie merdique, et il a lu Butor!
    on se demande à quoi ça sert d’envoyer les gosses à l’école alors qu’un serbo-croate peut devenir un autodidacte de premier plan.

    • Il n’est pas autodidacte,il a fait khagne, à Marseille, à Thiers…dans le même lycée que le Maestro.

      C’est sans doute une des raisons pour lesquelles il tient tant à venir lui chier sur les bottes.

      • Pure fiction, Lormier.
        Si vous voulez savoir ce que je suis, n’inventez pas : demandez-moi.

  34. Le personnage Brighelli se sent libéré du poids de ce réel encombrant. Pourquoi… ? Parce que Brighelli sait confusément qu’il va, tôt ou tard.. tout raconter de son aventure, d’une façon ou d’une autre. Et il sait que l’écriture a pour vertu de sublimer le réel, de le rendre moins lourd…

    Il y a une expression anglaise,très parlante et très difficile à traduire: « reading into ».

    Il sent « confusément » … « tôt ou tard » ; oui 55 ans etquelque c’est assez tard.

    Son allégresse est immédiate, physique. Il est fatigué de ne pas avoir dormi et de s’être dépensé musculairement.

    Mais cela ne fait rien,il est jeune,il s’est bien vidé les khouilles (qui sait s’il n’a pas éjaculé plus d’une fois ?) et il va retrouver maman.

    A la différence de Marcel il n’a pas à craindre qu’un père pervers l’empêche d’aller embrasser maman.

    En fait tout ce récit n’est qu’une image spécualire inversée de la Recherche. Pas de temps à perdre;courons chez maman, courons chez Arthur Martin.

    • « Il sent « confusément » … « tôt ou tard » ; oui 55 ans etquelque c’est assez tard. »

      Mais non. C’est immédiat.
       » Tu as rêvé, tu sais… Tu as rêvé tout ça. »
      Vous n’avez pas pris la mesure de la portée symbolique de cette phrase dans le discours littéraire que Brighelli nous propose. Parce que vous en êtes incapable. Vous ne voyez dans ce récit que l’histoire de deux jeunes hommes qui se sont « vidé les couilles », et c’est absolument pathétique.
      Si ça n’était que ça, je suis persuadé que Brighelli n’aurait vu aucun intérêt à le raconter.

      • Il est tout de même prodigieux que Lormier ne se pose pas la moindre question sur la seule – la seule ! – occurrence de discours direct énoncée par nos deux cloutards :  » Tu as rêvé, tu sais…Tu as rêvé tout ça. » *
        Rêve…Réalité…Histoire vraie…Fiction…Mentir vrai…
        Brighelli s’amuse et nous amuse. Brighelli fait de la littérature et Lormier ne le comprend pas.

        *On notera que Brighelli ne précise pas qui, de son ami ou de lui-même, prononce ces mots.

  35. Les commentaires de Lormier le démontrent : ce n’est pas la littérature produite par Brighelli qui intéresse Lormier, non. Lormier est intéressé, de façon parfois intrusive, par Brighelli l’homme. Et quand, occasionnellement, il commente les écrits brighelliens, il commente toujours le récit comme histoire plutôt que le récit comme discours, en essayant de relier l’histoire à ce qu’il sait de la biographie de Brighelli. Lormier s’extrait de son permafrost pour ramener à la surface Lanson, Brunetière et Thibaudet. Ça n’est pas totalement vain, ça n’est pas totalement inintéressant, mais ça ne va jamais bien loin, ça reste extrêmement superficiel.
    Lormier n’a toujours pas compris que ce qui fonde la Littérature, c’est le Discours plus que l’Histoire.

    Mon approche est évidemment à l’opposé. Les événements de la biographie de Brighelli ne m’intéressent pas. En revanche, le discours qu’il organise pour rendre compte des histoires qu’il a choisi de raconter, discours qui fonde la littérature brighellienne, ce discours-là m’intéresse, et me paraît digne d’être commenté, à l’occasion, le moins sottement possible.

  36. Lormier
    12 janvier 2026 à 11h25
    C’est sans doute une des raisons pour lesquelles il tient tant à venir lui chier sur les bottes.
    —————————-
    Je ne pense pas que Brighelli ait le sentiment que je lui chie sur les bottes. J’ai même parfois l’impression qu’il est intéressé par mes commentaires sur sa littérature. Il faudrait lui poser la question.

  37. Avant que de m’avancer plus avant dans la lecture de JG – me répétant nom d’une pipe mais qui est dont ce JG,
    le mystère s’épaississant au fur et à mesure,
    de même d’ailleurs que pour Lormier (écartant l’éventualité qu’une IA aurait un sexe),
    j’ai juste retenu :

    – « Allons bon, Lormier fait dans l’Apollinaire… » (JPB, 7h59), et pour une fois hors-jeu) ce qui m’évite de chercher – « Onze mille verges », c’est beaucoup, mais en vérité moins d’un mètre, très exactement 0,914 mètre, soit 3 pieds ou 36 pouces ; inutile donc de toujours affabuler.

    – Le transport des ânes de Gaza (par avion) (Dugong, 7h48) ; ainsi BB usât-elle de sont influence, et que furent hébergés dans de plus dignes conditions quelques ânes de Gaza :

    https://www.fondationbrigittebardot.fr/apres-lenfer-la-liberte-pour-ces-20-anes-transferes-disrael/

    • (Avant qu’un âne non bâté de Bd ne relève une grossière erreur – ce qui me vaudrait une mise au piquet immédiate –
      précision : une seule verge = 0,914 mètre.
      Laissons donc aux non bâtés faire le calcul, de tête évidemment)

  38. Josip Gavrilovic 12 janvier 2026 à 11h40
    Pure fiction, Lormier.

    Si c’est une fiction, vous en êtes l’auteur. Vous avez dit ici avoir fait la khâgne de Thiers.

    • En connaissez-vous l’issue ?
      J’ai également dit qu’il existait d’autres ENS que Saint-Cloud, et à l’étranger d’autres institutions tout aussi prestigieuses que l’ENS, sinon plus.
      J’ai dit cela pour suggérer l’idée que je n’avais peut-être aucune raison d’être aigri et jaloux de Brighelli, contrairement à vos sous-entendus minables, et que dans le même ordre d’idée je n’avais aucune raison ni aucune intention de lui chier sur les bottes.
      Fort heureusement votre maestro est plus lucide que vous.
      Ne m’inventez pas une vie dont vous ne savez rien, ne me prêtez pas des intentions ou des arrière-pensées totalement éloignées de ce que je suis. Si vous voulez savoir ce que je suis, tenez votre imagination en laisse et ne vous laissez pas entraîner dans la pure fiction : demandez-moi.
      Vous allez me répondre que vous vous en foutez. Si tel était le cas, vous ne reviendriez pas sur le sujet à une telle fréquence…Il est évident que vous ne vous en foutez pas, et que ça vous taraude.

  39. « c’est absolument pathétique. » (JG, à propos des élu-cu-brations de Lormier ;
    au passage, j’ai noté la mention par Lormier de « la Belle Jardinière », Paris, disparue depuis lurette).

    Elu-cu-brations de Lormier : c’est son rôle dans l’histoire (de BdÂ) – à chacun son rôle ; « à chacun sa vérité ».

    « la littérature brighelienne… » (JG) ; les histoires de JPB, témoignage
    de sa volonté de transmettre : JPB se veut un passeur, « rien de plus soi que de se nourrir d’autrui. Le lion est fait de mouton assimilé. » 

    Et de fait, son histoire à lui, ses souvenirs, s’en nourrissent ; il en fait son miel.
    Ainsi, aidé d’un indéniable talent de compositeur et de narrateur, peut-il raconter bien des aventures, souvent baignées de… rocambolesque.

    Enfin s’ingénie-t-il aussi à transmettre l’Histoire, celle du passé, comme celle du présent *, à la fois fidèle aux sources – importance des sources, n’est-ce-pas, JG – tout en brodant autant que faire se peut, car sans un brin de fantaisie, point de rêverie.
    (esquisse de quelques observations de ma part, tout petit BdÂ)

    * « Voltaire ou le djihad » plus que jamais d’actualité, de même que « La fabrique du crétin »

  40. Josip Gavrilovic 12 janvier 2026 à 11h49
    « Il sent « confusément » … « tôt ou tard » ; oui 55 ans etquelque c’est assez tard. »

    Mais non. C’est immédiat.
    » Tu as rêvé, tu sais… Tu as rêvé tout ça. »
    Vous n’avez pas pris la mesure de la portée symbolique de cette phrase…

    A) Il sent confusément quoi ? Qu’il va raconter cette histoire un jour,en faire de la littérature…et avant même d’avoir pris la plume (ce qui se produira 55 ans plus tard),il est
    déjà soulagé car la littérature nous délivre du poids du réel.)

    Cette explication est à dormir debout.

    B) » Tu as rêvé, tu sais… Tu as rêvé tout ça. »
    Quel rapport avce la littérature ?

    C’est une phrase assez ordinaire;ils veulent rassurer cette femme;oublie ta nuit,ne dis rien à ton mari;fais comme si tu avais rêvé.

    Lormier ne mesure pas la portée symbolique…Gavrilovic voit des symboles partout, même dans un sac de linge sale.

    Le concret, ça existe aussi, vous savez.

    • Lormier, devant une phrase-clé du texte brighellien, comme une poule ayant trouvé un couteau»

      « Tu as rêvé, tu sais… Tu as rêvé tout ça. »
      Quel rapport avec la littérature ?
      ———————-
      « Quel rapport avec la littérature ? » demande Lormier…On hésite entre le fou-rire et la consternation.

      Par charité, je réponds très brièvement mais très exhaustivement :
      Calderon, « La vida es sueno ».
      Voilà le rapport.

  41. JG (9h16) –

    Chapeau bas, JG – expression dorénavant désuète, mais il s’agit de maintenir vivant le verbe, le bon, le vrai, jusqu’à même l’ivresse, ce qui devient un travail de titan.

    « l’écriture c’est la vie » ;
    à la condition que compositeurs et narrateurs qui ont à coeur de la transmettre, cette écriture, soient de taille, visent haut et loin ;
    sinon à quoi bon,
    si ce n’est moquer, et tromper le lecteur ;
    car sans lecture(s) digne(s) de ce nom, point de vie.

    • WTH
      12 janvier 2026 à 14h05
      JG (9h16) –
      Chapeau bas, JG

      WTH, merci de cette approbation.

  42. il commente toujours le récit comme histoire plutôt que le récit comme discours, en essayant de relier l’histoire à ce qu’il sait de la biographie de Brighelli.

    Pure argutie.

    Lormier met en rapport des textes de Brighelli,par exemple l’histoire racontée dans le billet « Amour ferroviaires » et celle racontée sous le titre « Sidérodromophilie ».

    Toujours des textes, d’un même auteur sur un même sujet. Ce que Lormier « relie »,ce sont des textes. Logique de les comparer.

    On peut aussi mettre en rapport avec des textes d’autres auteurs,comme fait Crapulovic.

  43. Gavrilovic est obsédé par les symboles. En bon ayatollah il prétend savoir toujours et partout identifier correctement le symbole.

    Alors je le prie de nous dire ce que symbolise le gilet de fourrure synthétique de couleur orange qui a tant frappé le narrateur.

    Lormier,par plaisanterie, a parlé de Venus à la fourrure…

    Crapulomény ,s’il veut bien s’en donner la peine, nous dira quelque chose de sérieux.

  44. , j’ai éteint le plafonnier — on pouvait rouler ainsi dans la minuscule lumière violette

    Je ne sais pas si la lueur minuscule qui parfois s’allume à l’étage chez Crapulovic est de couleur violette…Mais il arrive que ça s’allume et que de bonnes questions soient posées. Malheurusement ça s’éteint vite

    Josip Gavrilovic 22 décembre 2025 à 11h41

    une question qui me taraude : qu’est-ce qui peut pousser JPB, qui est un personnage public (nombreuses interventions médiatiques, nombreux ouvrages publiés, un destin politique lui a même été prêté…), à se livrer ainsi aux yeux de toutes et tous, à rendre publics des événements et des écrits très très très intimes, à dévoiler des éléments de la vie réelle, des éléments non-fictionnels ?

    S’agirait-il … d’un projet à la J-J. Rousseau ? Se pourrait-il que JPB « forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple, et dont l’exécution n’aura point d’imitateur? » Brighelli veut-il « montrer à (s)es semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera (lui) ? »

  45. Remarque : passer du « concret » à « l’abstrait », ou vice versa, n’est point toujours évident.
    On en veut pour preuve les déclarations à l’emporte-pièce – encore une d’expression … –
    de ceux qui tiennent les ficelles, et font de nous de pauvres pantins, dans la vie réelle, autant que fantasmée.

    Ici, le passage du « concret » à « l’abstrait » sait faire le bonheur du tout vrai lecteur !

  46. Show,don’t tell.

    Dans un récit le caractère d’iun personnage est dessiné par ses actes plutôt que par des qualifications collées sur lui par l’auteur.

    Ici nous avons deux jeunes larrons qui font Paris-Marseille avec un ou deux sacs de linge sale.

    C’est pas pour les rapporter sales, non ?

    Or à l’époque il existait des laveries automatiques à Saint Cloud.

    Si leurs familles habitaient Versailles ou Le Vésinet,je comprendrais qu’ils fassent le voyage,car c’est quand même plus facile d’utiliser une machine privée…

    Mais Paris Marseille ?

    Bon, la lessive n’est pas l’unique but de ce long voyage;cela dit,nous ne connaissons pas les autres buts…

    Ces deux jeunes gens sont sans doute des empotés incapables de faire une lessive et qui confient cette tâche à leurs mamans.

    Et si ce ne sont pas des empotés, si à Marseille ils mettent le linge eux-mêmes dans la machine ce sont à tout le moins de jeunes mecs qui n’ont guère de sens pratique.

    • Subjugué par la profondeur de l’analyse littéraire proposée par Lormier ci-dessus, j’imagine sans peine de quelle façon il commenterait la phrase « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. », en organisant son commentaire autour de quelques questions dont il a le secret :
      1. Longtemps ? Qu’est-ce à dire ? Combien de temps ? Jusqu’à quel âge ? Et pourquoi a-t-il été mis un terme à cette saine habitude ?
      2. De bonne heure ? Qu’est-ce à dire ? Avant 22h, ou après ? Qui fixe l’heure du coucher ? Selon quels critères ?
      3. De qui l’auteur se moque-t-il ? Commencer un roman avec des indications aussi imprécises…Ça n’est pas sérieux ! Je n’irai pas plus avant dans ma lecture !
      Lormier tel qu’en lui-même devant la Littérature…

      • Et d’ailleurs avait-il pour habitude de se coucher sur le dos, sur le ventre ou en décubitus latéral ?
        (avec toutes les virtuelles conséquences quant à l’accès à son pubis)

        • Avec références indispensables à la sodomie puisque c’est un de ses sujets favoris, à croire qu’il n’en a pas assez profité lorsqu’il pouvait encore.

  47. « Tu as rêvé ! » ; non ; voici du « concret », qui va faire très plaisir à Gérard :

    « Bernard Arnault installé à l’Académie des sciences morales et politiques.
    Élu en décembre 2024 au fauteuil numéro un de la section Économie politique, statistique et finances,
    le PDG de LVMH vient de s’y installer ce lundi lors d’une cérémonie.
    Son épée lui a été remise par Bruno Le Maire. »
    (lefigaro)

    (Notons que, dans cette « section », il reste un « fauteuil » «vacant », et qu’un des « fauteuils » est occupé par le gus Aghion dont torchon Libé a écrit qu’il « ne s’économise pas ».
    A qui l’ tour ?!
    Comme dirait JG : « On hésite entre le fou-rire et la consternation »)

  48. Lormier, à votre serviteur : « Alors je le prie de nous dire ce que symbolise « le gilet de fourrure synthétique de couleur orange » qui a tant frappé le narrateur.
    Lormier,par plaisanterie, a parlé de Venus à la fourrure…
    Crapulomény ,s’il veut bien s’en donner la peine, nous dira quelque chose de sérieux.
    —————————-
    1. Je suis – agréablement – surpris que Lormier s’en remette à moi pour tenter une interprétation convaincante de la présence de ce « gilet de fourrure synthétique de couleur orange », et pour tenter de suppléer à ses insuffisances. J’ai en effet une hypothèse. Voulez-vous vraiment que je vous la communique ? Le soupçon de cuistrerie me sera-t-il épargné ?
    2. Lormier pourrait-il me dire ce qui, au juste, me vaut de sa part les doux qualificatifs de « crapuleux » et d’ « ayatollesque » ? Non que je m’en soucie outre-mesure, mais tout de même…

      • Je me sais d’une irréprochable honnêteté, rien de crapuleux chez moi.
        Je me sais d’une totale ouverture d’esprit, d’une tolérance sans faille, rien d’ayatollesque chez moi.
        Vous comprendrez donc que je me perde en conjectures.

    • Je partage cette immense admiration pour JPB, homme de lettre généreux de son savoir et homme d’honneur qui a su se mouiller et impliquer autrui en ayant aucun bénéfice à attendre (en dehors de coups) afin de servir une cause qu’il pensait juste et qui l’était, l’avenir l’ayant prouvé (… la mienne).

      Autant je ne peux que déplorer que cette brillante intelligence se soit fourvoyée, essentiellement par dépit, dans des combats qui ne le méritent pas.

      C’est du gâchis de talent.

      L’amertume est une bien mauvaise conseillère.

  49. « Si elle nous a dit son prénom, au cœur de l’action, nous ne l’avons retenu ni l’un ni l’autre. »

    Ramona ?

  50. « Lormier pourrait-il me dire ce qui, au juste, me vaut de sa part les doux qualificatifs de « crapuleux » et d’ « ayatollesque » ? » Non que je m’en soucie outre-mesure, mais tout de même.

    l’oustachiant c’est le khon vitesse lumière qui se moque dson chef d’escadrille.

    entre lomier et l’oustachiant c’est la guerre sur horbite.

  51. « oui 55 ans etquelque c’est assez tard. »

    la veillesse est un naufrage mais comme je suis plus grand que vous j’ai le calbut qui trempe à peine qui dit jipé.

    • La vieillesse est un naufrage, à coup sûr.
      Mais quand on lit lfdh, on se rend compte que chez certains blancs-becs la jeunesse est un avion qui n’ira jamais bien loin vu qu’il est voué à s’écraser au décollage : petit moteur, pas assez de poussée pour s’arracher à l’attraction terrestre, donc condamné à rester dans la boue.
      Par bonheur, votre serviteur balance entre deux âges !

  52. La presse : « L’Opéra national de Washington quitte le Kennedy Center »

    Utile ! La ville manquait de places de parking..

  53. Il n »est pas si courant de porter de l’oranhge. Cette fille serzit-elle une cagole
    Notons que,pour Mendax,Trum est un furoncle orange.
    Qu »etait venue faire cette meuf a Paris ?

  54. Orange, couleur a la mode dans les années 70.
    Il y avait des téléphones avec  » combiné » évidemment, orange.
    Les sièges des stations RATP étaient orange je crois.
    Et le métro de Marseille est toujours je crois avec des couleurs orange, aussi bien pour les voitures que l’intérieur ( pas les moyens de renouveler !)
    Les premiers TGV étaient orange ( début des années 80 mais ils avaient ete conçus dans les années 70). En bonne administration ou para administration, la SNCF ne s’avisa pas que la couleur était probablement déjà démodée.

    Cette contribution  » air du temps » marque mon retour sur BdA – ayant été dissuadé d’y venir par le message  » vous n’êtes pas en sécurité  » etc .
    Je pensais que le site etait plus ou moins indisponible.

  55. « entre lomier et l’oustachiant c’est la guerre sur horbite. » (lfdh, 7h08)
    Où, au-delà d’un choc percutant,
    lfdh offre un clin-d’oeil appuyé – normal pour des lecteurs tendance bonnets d’âne –
    à propos des deux ennemis actuellement en lice : une guerre des mots, certes,
    mais évidemment hors bite(s), Lormier ayant largement dépassé l’âge des fredaines.

  56. WTH : « deux ennemis actuellement en lice »

    Ennemis ? Non, vraiment pas.
    Désaccords sans doute irréductibles sur quelques sujets qui me (nous?) tiennent à cœur, oui, à coup sûr.

  57. Retour suite.

    Je reviens et « tout à changé » …
    Enfin, plutôt comme chantaient les Poppies justement dans les années 70, rien n’a changé, tout a continué.
    (Vous souvenez -vous des Poppies, ces ados voire pré-ados en cols roulés et chemises à larges cols, pantalons patte d’éph, qui dispensaient en chansons une agréable moraline consensuelle ? )
    Qu’est ce qui a changé – ou pas ?
    Maduro est tombé (s’est-il fait mal?) et Trump de nouveau revendique le Groenland.

    Certains seraient tentés de lui donner raison.
    Par exemple JM Apathie qui dénonce la violence du colonialisme danois.
    Certains commentaires émanant en profitent pour parler d’Israël et de la Palestine…ou dénoncer l’Occident véritable auteur de tous les malheurs du monde depuis l’éternité, comme on sait.

    https://youtube.com/shorts/4ZVLaTcr00I?si=rC-ZJNstaiH3buMi

    • @ECHO
      L’Occident – et plus précisément l’Europe – a donné au monde Shakespeare, J-S. Bach, Montesquieu, Kant, Hegel, Michel-Ange et M.Proust, entre autres. Pas vraiment de quoi rougir, pas vraiment de quoi se sentir responsable de tous les malheurs du monde depuis l’éternité. Cet Occident-là, qui à mes yeux trouve sa meilleure incarnation dans notre révolution de 1789, il mérite d’etre admiré, glorifié, défendu bec et ongles.
      En revanche, quand l’Occident oublie ses valeurs, se fourvoie dans des entreprises douteuses comme la colonisation au mépris de l’esprit des Lumières, il ne faut pas hésiter à le mettre devant ses responsabilités. Ce que dit Aphatie sur le Danemark est hélas très représentatif d’une Europe qui oublie ses valeurs.
      Normalement, il devrait y avoir un large consensus sur ces sujets. Ce n’est pas le cas. Pourquoi ?

  58. Je m’aperçois que mon commentaire etait tronqué
     » Certains commentaires émanant en profitent …. »
    Je voulais dire  » émanant des habituels decoloniaux et adversaires de l’occident . »
    Ceci me permet de répondre a JG.
    Critiquer les pratiques du Danemark colonialiste, est ce que cela doit aboutir à critiquer l’attitude actuelle du Danemark, bien plus sensible à l’identité grienlandaise?
    Critiquer les bavures de l’occident, est ce que cela doit conduire à critiquer l’occident seul ? Ce n’est pas du whataboutisme comme on dit de faire remarquer que toutes les civilisations ont commis des atrocités , et que l’histoire du monde entière est sanglante .
    Enfin l’esprit des Lumières n’est pas innocent dans les bavures occidentales, et c’est un peu naïf de le passer sous silence.

  59. ECHO : « Critiquer les bavures de l’occident, est ce que cela doit conduire à critiquer l’occident seul ? »

    Évidemment non. Les valeurs des Lumières ont vocation à être universelles (et cette prétention à l’universalité énerve beaucoup de monde). Refuser ces valeurs, sous quelque latitude que ce soit, c’est selon moi mériter la critique légitime.

    ECHO : :L’esprit des Lumières n’est pas innocent dans les bavures occidentales, et c’est un peu naïf de le passer sous silence. »
    Je veux bien discuter ce point, mais à partir d’exemples précis de « bavures occidentales ». A quoi faites-vous allusion exactement ?

  60. Bavures occidentales etait pris dans un sens tres large, évidemment.
    Les interactions entre esprit des Lumières et colonialisme ont ete largement étudiées.
    En 2017 un appel a contributions indiquait :
     » De manière plus générale, l’anthropologie des Lumières, particulièrement celle de Buffon constitue une légitimation de la conquête de l’Algérie. Si « les Arabes vivent sans règle, sans police, et presque sans société, s’ils se font honneur de leurs vices et n’ont aucun respect pour la vertu, et de toutes les conventions humaines […] n’ont admis que celles qu’on produites le fanatisme et la superstition », c’est un devoir de les civiliser et de cultiver leurs terres qu’ils laissent à l’abandon. L’on ne peut parler de racisme à propos de l’anthropologie de Buffon puisqu’il n’existe pour lui que des variétés dans l’espèce humaine. Cependant, l’Européen représente pour lui la perfection de l’espèce humaine et ses ouvrages ont contribué à la formation de l’idéologie coloniale. De quelle manière l’anthropologie des Lumières, en préfigurant un nouveau modèle de colonisation s’est-elle développée à partir de l’expédition d’Egypte puis de la conquête de l’Algérie ? Comme le souligne Claude Liauzu, « la colonisation est associée à la civilisation » et ce dès la Révolution. Dino Costantini fait remarquer très justement que « l’abolition de l’esclavage dans les dépendances françaises les plus anciennes […] ne met pas fin à la politique coloniale de la France, mais coïncide avec sa puissante accélération. […] Humanitaire, la guerre coloniale est nécessaire pour mettre fin à la barbarie et à l’abrutissement dans lesquels végètent les peuples qui n’ont pas été en mesure de s’élever jusqu’à la forme politique républicaine »[1].  »

     » La conquête de l’Algérie s’est aussi appuyée sur une idée assez largement partagée par les écrivains des Lumières que seuls ceux qui cultivent la terre en ont la propriété. Et l’Arabe, souvent considéré comme inapte au travail agricole n’est donc pas le propriétaire du territoire sur lequel il habite. Dans l’Histoire des deux Indes, Raynal évoquait cette problématique : « Si la contrée est en partie déserte, en partie occupée, la partie déserte est à moi. » Les carences dans les capacités à maîtriser le sol laissent au colonisateur la possibilité de s’en emparer pour le faire fructifier afin d’en tirer la meilleure production possible. »
    https://www.fabula.org/actualites/76071/les-lumieres-l-esclavage-et-l-ideologie-coloniale-xviii-xixe-siecles.html
    Cet appel à contributions a donne lieu a un livre avec des articles de Blanchard , Bancel, Ruscio ( auteur proche du PCF auteur récent d’ube histoire de la conquête de l’Algérie) etc
    CR de ce livre ci dessous.

  61. Le cinéma de la FNSEA et son tapis rouge à Paris qui ne rencontre ni centaure ni CRS. Genevard à son maximum, suivie de près par Braun Pivet pour le photo call.

    Comme dans un film. Personne n’y croit.

  62. ECHO 13 janvier 2026 à 10h54

    Cette contribution » air du temps » marque mon retour sur BdA – ayant été dissuadé d’y venir par le message » vous n’êtes pas en sécurité » etc .
    Je pensais que le site etait plus ou moins indisponible.
    =========================================================

    Sans doute un messsage de votre anti-virus.

    Le mien m’affiche ça;après quelques détours, j’arrive à la question: »voulez-vous continuer quand même ? » et je réponds oui.

    Des escrocs pourraient en profiter ?

    Dès l’instant où vous allez sur Internet, vous risquez de vous faire pirater.

    On s’indigne que les données médicales soient siphonnées sur le site de la sécu, doctolib etc. mais c’était couru; il n’y a jamais eu de parade efficace.
    ========================================================
    La visite d’un site non digne de confiance a été empêchée
    Ce site Internet présente au moins un certificat incorrect, nous ne pouvons donc pas en garantir l’authenticité. Il se peut que le propriétaire du site n’ait pas mis à jour un certificat à temps ou qu’il s’agisse d’un faux site créé par des escrocs. La visite d’un tel site vous rend plus vulnérable aux attaques.

    Nous vous avons protégé contre la visite de ce site Internet. Vous pouvez fermer cette fenêtre sans risque.

  63. ECHO 13 janvier 2026 à 10h54
    Orange, couleur a la mode dans les années 70.
    Il y avait des téléphones avec » combiné » évidemment, orange.
    Les sièges des stations RATP étaient orange je crois.
    Et le métro de Marseille est toujours je crois avec des couleurs orange, aussi bien pour les voitures que l’intérieur

    Il est vrai que l’orange a e,tu été à la mode.

    Pour les vêtements ce n’était quand même pas très courant.

    Et la fourrure artificielle ?

    • a eu été.

      J’avais oublié cette épouqe.

      Ca me revient,un peu ,grâce à votre commentaire.

  64. Comparons

    1) Nous avions trouvé un compartiment occupé par une jeune femme tirant vaguement sur le blond

    « ce tirant sur… » est une vacherie admirable

    2) une fille à peine plus vieille que nous, dont je me rappelle précisément le blouson de fausse fourrure orange.

    rien sur son physique, pas même la couleur des cheveux.

    On se souvient d’une déconvenue du Maestro, à Marseille, avec une meuf « tirant sur le blond ») qui, une fois sa culotte baissée s’avéra être une vraie rousse à l’odeur rédhibitoire.

    Alors, je me demande…

    Mais, à 17 ans, la limite du rédhibitoire est sans doute plus éloignée.

    Quoi qu’il en soit nous n’avons aucune idée de ce que cette fille était venue faire à Paris.

    • Une charolaise rentre difficilement dans un compartiment de la senecefeu, fût-il de première

  65. Josip Gavrilovic 12 janvier 2026 à 9h16
    Le duo Depardieu/Dewaere à l’homosexualité plus ou moins latente, réincarnation du duo Brighelli/Rispail ? Nous y voilà.
    =========================================================

    Lorsque on est en présence d’un écrit autobiographique, ill est logique de s’interroger sur le vécu de l’autobiographe.
    Aucun mal à cela.

    Que Crapulovic se demande si la relation Brighelli Rispail n’était pas teintée d’homosexualité n’a rien de malsain.

    Tant qu’il ne pense pas pouvoir donner de réponse défintive…

  66. Josip Gavrilovic 13 janvier 2026 à 14h13
    Très instructif, merci ECHO.

    Typique; le commentaire d’ECHO n’est pas seulement « instructif ». Il répond parfaitement à votre demande et étaie très bien la thèse:oui l’esprit des Lumières a inspiré des colonialistes.

  67. Lormier
    Sans doute un messsage de votre anti-virus.

    Le mien m’affiche ça;après quelques détours, j’arrive à la question: »voulez-vous continuer quand même ? » et je réponds oui.

    Oui. Mais je pense que JPB a sans doute quelque chose à faire auprès de l’hébergeur pour que le site retrouve son  » certificat  » ?

      • C’est vrai , Causeur est l’hébergeur je suppose. Mais si JPB ne signale pas le problème, il se peut que l’hébergeur ne soit même pas informé?
        Ces mystères me dépassent et je ne saurai feindre d’en être l’organisateur.( pour reprendre une formule célèbre de Cocteau)

    • Je ne sais pas ce qui se passe. Et comme je suis hébergé par pure complaisance…

  68. Quand sont apprues les « polaires » on a appelé le tissu « fourrure polaire », puis le mot « fourrure » est tombé aux oublettes; En angalis c’est « polar fleece »,(toison polaire) et c’est « polar » qui est tombé. On dit simplment « fleece ».

    Les polaires sont en perte de vitesse, car lourdes. Pour un poids inférieur on trouve aussi chaud, sinon plus:le duvet artificiel.

  69. Josip Gavrilovic 12 janvier 2026 à 9h16

    – Dans le roman de Butor, le personnage avait au départ pris une décision. Son voyage va provoquer une modification radicale de sa décision : au lieu de faire ce qu’il avait prévu de faire, il va raconter la modification de sa décision. L’écriture va donc se substituer à l’action.

    Sait-on quelle était la décision du jeune Brighelli lorsque il entra souplement dans le train ?

    Moi, je ne sais pas.

    C’est présenté comme une habitude:une fois tous les mois ou deux,il rentre « chez lui »,c’est-à-dire chez ses parents à Marseille.

    Assez banal pour une jeune étudiant que les études a éloigné. C’est pas une grosse décision.

    Il emporte un sac de linge sale…On peut tout de même supposer que ,de temps en temps,il lave ses chaussettes dans le lavabo de sa thurne…parce qu’autrement…

    Apparemment,il ne connaît pas les laveries automatiques, pourtant nombreuses à Saint Cloud.

    Je ne dis pas que le seul but du voyage est de faire laver et repasser son linge par

    sa maman…mais il ne manque pas d’emporter le sac.

    Qui sait.? Peut-être a-t-il tenté un jour de faire une lessive;il a tout mélangé,choisi une température trop haute; ça a déteint et rétréci,ses grosses couilles ne peuvent plus se caser dans son caleçon…Bref maman a dit: »mon chéri, mon trésor d’amour, mon petit coeur,à partir de dorénavant, c’est maman qui lave tes affaires; »

    Tot ça pour dire que c’est un empoté,un fifils à sa mémère.

    Le service militaire ne lui apprendra pas le minimum,puisque il sera réformé pour pieds plats.

    A la date du récit,il n’a pas encore passé le conseil de révision,il n’a pas vu de ceinturon.

    Quand il découvrira ce symbole viril il le portera fièrement .

    Mais dans le Paris-Marseille pas de ceintuon.

    En offrit-il un à on pote ?

    On en connaît des comme ça,qui n’ont jamais fait une lessive de leur vie. Après maman, c’est bobonne.

  70. Comparons:

    J’ai … souvenir d’un voyage, de Paris à Marseille, effectué de nuit avec celui qui était alors mon cothurne à l’ENS-Saint-Cloud, Jean-Luc R***… Nous avions trouvé un compartiment occupé par une jeune femme tirant vaguement sur le blond, dont nous nous efforçâmes de dissiper l’ennui tout au fil de ces dix heures de tressaillements ferroviaires

    « Nous avions trouvé »…pas par hasard;trouvé en cherchant; en cherchant quoi ? Une meuf à peu près baisable et seule.

    Ce sont des sidérodromophiles.

    nous cherchions un compartiment de Seconde où il nous serait possible de nous allonger chacun sur une banquette de moleskine verte.
    C’était l’hiver, et tout ce que nous avons trouvé, c’était un compartiment où il y avait déjà deux personnes — un type entre deux âges, et une fille à peine plus vieille que nous, dont je me rappelle précisément le blouson de fausse fourrure orange.

    Ce qu’ils cherchaient, c’était un compartiment vide;ce qu’ils voulaient, c’était dormir. Manque de pot;pas de compartiment vide;minimum deux.

  71. Le plaisant de la chose, c’était que la fille, toutes les deux minutes, gémissait quelque chose du genre « Mais qu’est-ce qui m’arrive », s’étonnant de la surprise que lui faisaient ses sens.

    Plaisant ? En quel sens? Ridicule ? Ironie?ce n’était pas très intelligent et la répétition devait être casse-couille.

    Qui plus est, si la meuf pouvait encore articuler c’est qu’elle était loin d’avoir atteint cet état « off limits » souvent décrit par le Maestro où le langage n’est plus possible et ne reste qu’une espèce de râle … (invisible cats…howling like women,or damaged instruments)

  72. Hommage à Jean-Paul Brighelli
    et à son « Le dernier Camisard »
    – roman historique,
    scandaleusement non édité, à ce jour –

    Un pamphlet contre les religions précisément au travers de « l’enfer des Cévennes »,
    de cette guerre entre les « Camisards » et les dragons du grand roi catholique, Louis le Quatorzième.

    Ces guerres de religion, que certains ne cessent de tenter de remettre au goût du jour – tandis que
    la religion prioritaire de notre temps passe pour être celle de… l’Economie.
    Au passage, cette « culpabilité » (religieuse) particulièrement exacerbée chez les Camisards, me rappelle cette culpabilité effarante chez certains, qui n’en démordent pas de l’idée de « sauver la planète ».

    Il me semble donc tout à fait pertinent, en cette période plus que troublante que nous vivons… de rappeler ce terrifiant épisode, largement méconnu, des Camisards.

    Avec ce tome III, Jean-Paul Brighelli ne ménage pas sa monture – tout au contraire !

    Et au contraire d’ailleurs de la monture préférée du médecin Balthazar Herrero – le héros des précédents tome I et II que l’on retrouve avec grand plaisir –
    la jument dont il prend si grand soin,

    comme il prend ici grand soin de Gaspard, très gravement blessé – huguenot arraché aux galères qui, des années plus tôt, l’avait suivi dans son périple du côté de Topkapi (tome II).

    Quelle aventure, vraiment !
    Tandis qu’aucun coin du Languedoc, des Cévennes, n’échappe aux yeux du lecteur – si ce n’est une incursion via le Pays Basque, jusqu’à « la belle province », le Québec de Mr de Frontenac, et même jusqu’à Terre Neuve.

    Et puis, bien sûr, nous retrouvons le Jean-Paul Brighelli auquel nous sommes habitués :
    écriture étincelante,
    maintes citations voire… évocations littéraires – à chaque lecteur de les décrypter, si l’envie lui en prend !
    Rien que ces quelques titres de chapitres laissent rêveurs :
    « Tuer un Anglais n’est pas pécher »,
    « Méridien de sang »,
    « La diplomatie, c’est la continuation de la guerre par d’autres moyens » (chapitre particulièrement savoureux – « les promesses n’engagent que ceux qui y croient »)
    « Deux pigeons s’aimaient d’amour tendre »,
    « Extases religieuses – et autres »,
    « Les dieux ont soif »,

    sans oublier quelques traits d’humour ; un seul parmi d’autres :
    « le sourire apostoliquement bénin » de l’évêque de Saulx.

    La violence est évidemment au rendez-vous : il s’agit d’une guerre ; et quoi de pire qu’une guerre de religion.
    Rappelons que Balthazar Herrero est médecin – il sauve ici la vie de Gaspard ; soigner et guérir, quelle sacerdoce (!) à une époque particulièrement violente, celle de ce Roi Soleil,
    où justement le soleil… se faisait extrêmement rare, période de grands froids, d’hivers longs et rigoureux, et donc de disettes et de misères.
    Jean-Paul Brighelli, au travers de Balthazar, qui lui garde toujours… les pieds sur terre, interroge sur les terrifiants traumatismes qu’engendrent sur le genre humain, ces éternelles guerres de religion.

    Le final est superbe, après la délectable pirouette du court chapitre intitulé « Brève intervention de l’Auteur ».

    Et l’on n’a plus, ensuite, qu’à verser quelques larmes !

    En exergue, Jean-Paul Brighelli termine avec un Last Hommage to les « Lumières » :
    « Que tant de souffrances, de part et d’autre, aient eu pour objet le droit de dire ou non la messe en français, ou les pouvoirs relatifs de la grâce efficace et de la fréquente communion, est incompréhensible pour un homme des Lumières – lesquelles Lumières ont eu pour conséquence, pendant la Révolution et après, d’autoriser en France toutes les religions, sans en reconnaître aucune. Et sans tolérer qu’une seule prétende détenir une vérité supérieure à toutes les autres.»

    Les passeurs de savoirs, en mode Jean-Paul Brighelli, semblent particulièrement mal vus de nos seigneurs tout puissants ; et je dirais même qu’actuellement ces derniers n’en veulent surtout plus.
    Sale époque !

    ———-
    A DIFFUSER SANS MODERATION ! MERCI !

  73. Quand je lis les « commentaires littéraires » de notre ami Lormier, commentaires qui ne parviennent jamais à seulement s’élever à la hauteur de la plus rabougrie des pâquerettes, je repense à ce sketch de Bernard Haller où ce dernier imagine un professeur de Lettres rendant à ses élèves leurs devoirs sur « L’automne ».
    Parmi ses élèves se trouve un certain Verlaine, dont la copie consistait en sa « Chanson d’automne » et les sanglots longs de ses violons etc.
    Le professeur démolit littéralement la copie en s’acharnant sur les invraisemblances ou impossibilités factuelles. Ainsi, par exemple, quand l’élève Verlaine écrit « Tout suffocant et blême, quand sonne l’heure… », le professeur s’écrie : « Mais enfin, Verlaine, si vous suffoquez, vous n’êtes pas blême ! Vous êtes rouge ! »
    Lormier a visiblement une conception de la littérature assez comparable à celle du professeur imaginé par Bernard Haller…il réussit même parfois à être encore plus drôle que ce sketch. Qu’il en soit remercié.

    J’ai vainement cherché à retrouver le texte du sketch de Haller, ou bien une vidéo.
    Si, dans le commentariat de BdA, se trouve une bonne âme qui peut me communiquer soit un lien soit le texte lui-même, je suis preneur !

  74. Les aventures des trains de nuit vers Marseille avec leurs banquettes en moleskine (avant l’ère des TGV) m’évoquent certains souvenirs (hélas j’étais moins doué que JPB pour parvenir à des résultats).

    Je me souviens que le train (ou certains trains) s’arrêtait à La Roche-Migennes (localité que j’aurais du mal à situer sur une carte).
    Une fois des resquilleurs (des adolescents, peut-être en rupture de ban avec leur centre éducatif) avaient pris le train; contrôlés peu après le départ de Paris, le contrôleur rendit son verdict : à La Roche, en bas !
    Et il veilla à les faire descendre (ce qu’ils devenaient sur le quai à minuit ou une heure du matin, à la gare de La Roche n’intéressait peut-être pas le contrôleur, ou alors ils étaient pris en charge par la police ferroviaire à la descente, je ne sais).

    J’ai fais quelquefois ce trajet nocturne et puis ce fut l’ère des TGV (en 82).

  75. Mon WTH (23h37) a également été balancé sur FB – « hommage » remplacé par « Soutien à ».

    Les listes noires comme les gens mis à l’index, JG semble s’en moquer ;
    tant qu’il peut discourir ici, tout le reste n’est que… littérature –
    qu’il se rassure, après l’oeuvre (non pas « au noir », mais sans doute écrite à quatre mains) intitulée « Le journal d’un… » ou encore, dans une semaine, la sortie du 1er « roman » d’une ex pouffe télévisuelle A. Sublet…

    De même que personne ne se soit étonnée, hormis ECHO, que l’accès à ce blog soit, disons, un peu plus compliqué que d’habitude.

    Tout le monde semble s’habituer, et même s’en moquer.

    J’ai été avant-hier coincée une bonne heure par le passage des… tracteurs.
    Pas une personne n’est sortie de sa voiture ; n’a même levé la tête ; tous penchés, comme d’hab, sur leur portable.
    M’étant avancée sur le trottoir, exactement le même spectacle.
    Une seule personne – oui, une personne, pas un zombie, s’est mise à regarder, et même applaudir.

    Quel espoir reste-t-il pour ces « future generations » élevées, ou plutôt plus mal élevées que jamais – défaillance des parents, de l’Ecole, à laquelle se rajoutent des vaccins à n’en plus finir, et une nourriture de plus en plus néfaste ?
    Ambiance tendance « viva la muerte ».
    Sale époque !

    • Où en est la dermatose nodulaire ? Certains disent qu’elle ne sévit plus,depuis que les tracteurs bloquent les routes et empêchent les testeurs de tester .

      • (ne s’est étonnée et non ne se soit étonnée) – 11h16 –
        Ah oui, tiens, la « dermatose » les merdia ont déjà presque oublié.
        Il reste Lfi (le Bompard) qui va saisir l’Arcom Et la Justice– encore des qui ruent toujours et exclusivement dans les mêmes brancards – leur faut conserver à tout prix leur fonds d’épicerie – après que Praud ait parlé de « policiers » face à des agriculteurs… « blancs » (rapportent les merdia).
        Hallucinant vraiment !

        Mais pas un spectacle d’aussi grande envergure que chez les Ricains *– c’est inné chez eux –
        Ici, ils font ce qu’ils peuvent ; avec les moyens du bord.
        Ainsi Touf’ annonçant qu’il envisageait d’ouvrir un consulat au… Groenland (après l’ouverture de l’ambassade en Palestine).

        * qui d’ailleurs vont recevoir représentants Danois et Groenlandais aujourd’hui.
        (l’UE les Ricains s’en moquent, mais c’est encore… chez eux.)

      • Ahaha ! Je ne suis pas WTH sur FB,
        mais Françoise Isabelle ; laquelle ? demerdenzizich –
        j’ai pu aussi me planter, d’autant que FB = mes initiales !

        • (non pas « hommage à » mais « Soutien à » ; enfin peu importe…
          Me da igual !
          Ne pas confondre, nezenmoins, l’Ecole et… un roman-historique !)

  76. Jean-Paul Brighelli 13 janvier 2026 à 23h12
    Je ne sais pas ce qui se passe. Et comme je suis hébergé par pure complaisance…

    Mon anti-virus me demande si je suis conscient du risque,je réponds oui; et si je veux continuer,je réponds oui aussi.

    Dans la vie,il faut accepter le risque, sinon on ne fait rien.

    En l’au-khul-race, le risque n’est pas plus grand qu’avec ,par exemple, le site de la Sécurité Sociale, et le bénéfice est immense:lire la prose du Maestro.

    Il n’en va pas de même avec les prétendus vaccins contre le covid. Le bénéfice est nul…l’immunisation contre le covid étant zéro, voire négative (il semble que les multi-injectés attrapent le covid plus souvent que les sangs purs ) et les risques multiples et graves.

    Il suffisait de quelques minutes de réflexion pour comprendre. Se sont fait injecter les lobotomisés d’une part et d’autre part et surtout ceux qu’on a contraints, contre la loi et contre tout principe à le faire.

    Va-t-on sortir de ce cauchemar ? L’espoir vient des Etats Unis, mais la bataille est rude et je suis loin de crier victoire.
    Les néo-nazis ne sont pas près de lâcher l’affaire.

    Kennedy, en bon juriste qu’il est, avance méthodiquement,mais lentement. En face,ils ont regroupé leurs troupes et canardent méthodiquement.

    Kennedy ne peut pas demander que les vaccins ARN m soient retirés du marché-ce qui serait la mesure la plus immédiatement utile.

    Je ne sais pas du tout s’il va y arriver.

    Le sénateur Ron Paul voudrait que le criminel Fauci (qui a été le cerveau de la manipulation) soit inculpé;il en a parlé à Kennedy ,qui pense que ce n’est pas le moment.

    Notons tout de même que les néo-nazis ont bien compris qu’il n’était pas question de recommander de nouvelles injections anti-covid;même les lobotomisés ne marchent plus.

    Restent quelques malheurux souffrant de sida mental,qui y retournent tous les six mois.

    Alors les néo-nazis ont changé de tactique. Maintenant gros battage sur la grippe, terrible cette année.

    Chose étonnante:aux Etats Unis, beaucoup de parents font vacciner leus enfants contre la grippe chaque année. Il suffit de passer à la pharmacie.

    Kennedy a dit:il vaudrait mieux demander conseil au pédiatre d’abord…et cela a provoqué un tollé.

    Accssoirement la rougeole.

  77. La « police ferroviaire » (ECHO, 10h48) de nos jours…
    Par contre, la police politique fait de son mieux ; tout dépend, évidemment, de quoi – de quel – « sujet » – il est question.

    Et pour une fois, grâce aux… Ricains, qui détiennent en leur pouvoir tous les moyens en matière de nouvelles technologies, on peut encore se permettre quelques fantaisies.

    Quant à la pédagogologie (Dugong, 10h48), elle s’accroche, via le Monde et autres (plus ou moins puissants) affidés – il est toujours très difficile de repartir d’un bon pied, surtout quand le mal s’est étendu pendant des décennies.

  78. ECHO 14 janvier 2026 à 10h48
    Les aventures des trains de nuit vers Marseille avec leurs banquettes en moleskine (avant l’ère des TGV) m’évoquent certains souvenirs…

    Moi aussi, je dis « banquettes en moleskine /molesquine » mais était-ce vraiment de la moleskine?

    Plutôt un plastique non ?

    Un vêtement de moleskine a un aspect soyeux, poilu; étymologiquement, c’est de la peau de taupe.

    Or les banquettes de la SNCF n’avaient pas cet aspect.

    A. − Étoffe de coton très fort présentant une face croisée et qui servait à faire notamment des doublures de vêtements d’hommes. Le Monsieur en habit de moleskine, qui regarde son bracelet-montre et ne quitte plus son tabouret de bar jusqu’à la sortie (Cocteau, Théâtre poche, 1949, p.17).Moleskine. − Croisé très fort. Combinaison de tissage donnant d’un côté l’aspect satin et au revers, l’aspect croisé (Thiébaut, Fabric. tissus, 1961, p.71).
    B. − Toile de coton recouverte d’un enduit, mat ou verni, qui lui donne l’aspect du cuir qu’elle imite. Sur la molesquine d’une banquette, La Guillaumette et Croquebol s’étaient affalés côte à côte (Courteline, Train 8 h 47, 1888, 2epart., 7, p.171).Un divan de moleskine, moelleux comme un lit (Martin du G., Devenir, 1909, p.187).Il me souvient encore des premières sensations de ma vie scolaire: l’odeur spécifique des cahiers vierges et des moleskines cirées des cartables, le mystère des livres tout neufs (Valéry, Variété IV, 1938, p.293):
    . Après avoir déjeuné de pain et de lait, à sept heures trente-cinq, comme de coutume, portant sous le bras ma serviette de molesquine, que j’avais pris soin de ne point trop bourrer de livres, je descendis l’escalier… A. France, Vie fleur, 1922, p.320.
    Prononc. et Orth.: [mɔlεskin]. Ac. 1935: moleskine; Littré, Rob.: -leskine ou -lesquine; Lar. Lang. fr.: -leskine. Prop.Catach-Golf. Orth. Lexicogr., 1971, p.206: -lesquine. Étymol. et Hist. 1. 1838 mole-skin «étoffe de velours de coton, que l’on emploie pour faire les doublures de vêtement» (Musée des Modes, p.5 ds Bonn., p.95); 2.1858 (Chesn.: Moleskine-cuir ou cuir végétal, matière qui remplace le cuir vernis pour la chaussure et les confections de la sellerie). Empr. à l’angl. moleskin, comp. de skin «peau» et mole «taupe», att. dep.1668 comme terme désignant la fourrure de peau de taupe ou toute fourrure dont le rasage des poils lui donnerait un aspect semblable et att. dep. 1803 au sens 1, la surface du tissu étant rasée au cours de la fabrication de ce velours (cf. NED). Fréq. abs. littér.: 50. Bbg. Weil (A.). En Marge d’un nouv. dict. R. Philol. fr. 1932, t. 45, p.29.

    https://www.cnrtl.fr/definition/molesquine

  79. J’ai connu des trains où les banquettes étaient en bois sans aucune couche de confort. Il s’agissait d’omnibus extrêmement matutinaux, vers Paris, faisant un trajet total d’environ 80 km. Un train de prolos, quoi !

  80. ECHO 14 janvier 2026 à 10h48
    (hélas j’étais moins doué que JPB pour parvenir à des résultats).

    Dans le récit du jour,tout se passe comme si les deux larrons n’avaient eu aucunement l’intention,lorsque ils montèrent dans ce train de se taper une meuf.

    Et qui sait si ce n’est pas la meuf elle-même qui était là pour ça ?

    Que s’est-il passé dans le compartiment pendant que le Maestro fumait sa clope ?

    Elle fait souvent des allers-retours Paris-Cannes. Nous ne savons pas pour quelle raison.

    Et son mari tient à la baiser dès son arrivée. Pourquoi donc ? Lui laisse-t-il le temps de faire une petite sieste, de prendre une douche-ce que tout époux convenable ferait ?

    Ou bien ,tient-il à lui inspecter la chatte aussitôt que possible ? La soupçonneriat-il ?

    Soit dit en passant,elle se soumet aux volontés du gougeat.

  81. Dugong 14 janvier 2026 à 10h48
    La pédagolie, comme tous les toxiques, cherche à survivre en investissant des domaines où ses prêtres devraient intervenir (l’école à tous les niveaux doit être livrée à ces pourceaux)

    Un peu comme la spicule,toxine qu’on retrouve dans tous les tissus humains.

  82. En exergue, Jean-Paul Brighelli termine avec un Last Hommage to les « Lumières »

    Vous mélangez français et anglais…

    Le bloc « Last Hommage to  » ne devrait-il pas être tout anglais ?

    Si oui, un seul « m » à « Homage »

  83. Bis :
    J’ai vainement cherché à retrouver le texte du sketch de Haller*, ou bien une vidéo.
    Si, dans le commentariat de BdA, se trouve une bonne âme qui peut me communiquer soit un lien soit le texte lui-même, je suis preneur !

    *J’ai pu retrouver le titre du sketch : « La rédaction de Verlaine ».

  84. Jean-Paul Brighelli 13 janvier 2026 à 23h12
    Je ne sais pas ce qui se passe. Et comme je suis hébergé par pure complaisance…

    Il y a quelque temps,le blog d’abcmaths connut la même mésaventure. Lormier le lui signala et

    le problème fut corrigé dans l’heure. (une histoire de « certificat » à mettre à jour.

    • Grand merci à Lormier pour cette élégante recherche. Élégante car le sketch de Haller sur la rédaction de Verlaine vilipende tous les Lormiers du monde incapables de rendre justice au fait littéraire, et que Lormier accepte donc de marquer contre son camp.
      Je remercie donc très sincèrement Lormier pour cette recherche fructueuse.

        • Je ne prétends pas avoir le talent d’humoriste de Bernard Haller.
          Vous Lormier, en revanche, dans vos commentaires littéraires, vous êtes encore plus drôle que le prof de Lettres imaginé par Haller.
          Comique involontaire de votre part ?
          Je le crains.

      • (Quôa, Lormier, si vieux et si culturé n’aurait jamais vu ni entendu B. Haller ?
        Et bien moi si – bien que moins vieille.
        Ce n’était pas bien difficile à trouver ; c’était juste un pseudo-jeu-ruse à la JG ! Epicétou !)

  85. Nouvelles du ciel – (pour changer) –

    1) « Starlink obtient l’accord pour 7 500 satellites de plus »… « 15 000 engins en orbite basse » « l’entreprise a abaissé l’altitude de ses satellites, de 550 à environ 480 kilomètres, afin de réduire les risques de collision. » (l’usine digitale, etc)

    ça c’est du côté des Ricains ; de plus en plus encombrants… sans compter ceux des Popovs et des Xi, dont on ne sait rien.
    Sales-hauts, pollueurs !

    2) Ici, dans le beau ciel de France, on se contente d’un Touf, qui, après avoir présenté ses vœux aux Armées, regagnera Paris « dans un ravitailleur piloté par… Th. Pesquet ».
    ça c’est classe ! 😁!

  86. Retour sur terre –

    « une exploration du Groenland » de jeudi à samedi, avec « la France et d’autre nations (z)européennes » ;
    (lefigaro)
    ça fait court pour une exploration ! 😁
    (Plus de 2 millions de km , occupé à 80 % par un inlandsis, allant jusqu’à 3 kilomètres de glace, en son centre, sans oublier les ours blancs.)

    Oui mais, près le titre, on en sait un peu plus :
    « La Suède et l’Allemagne » vont « déployer
    quelques personnels militaires » ;
    Berlin annonce un « équipe de reconnaissance composée de
    13 membres de la Bundeswehr, à Nuuk. »
    Et nous, la France, alors ? mystère – 😁

  87. WTH 14 janvier 2026 à 20h51
    Ce n’était pas bien difficile à trouver ; c’était juste un pseudo-jeu-ruse à la JG ! Epicétou !)

    =========================================================
    Vraiment ?

    Je suis resté naïf;je n’aurais jamais soupçonné ça.

    Il est vrai que j’ai mis beaucoup de temps à découvrir la crapulerie du personnage. Il a vraiment fallu qu’il en fasse beaucoup, beaucoup.

  88. WTH 14 janvier 2026 à 20h51
    (Quôa, Lormier, si vieux et si culturé n’aurait jamais vu ni entendu B. Haller ?

    Qu’est-ce qui vous fait penser cela ? je ne connaissais pas le sketch sur Verlaine, mais Haller ne m’était pas inconnu.

    Josip Gavrilovic est bien modeste:comme humoriste,il ne manque pas de talent.

    Aller citer Calderon parce qu’un jeune mec a dit:mais non, t’as rêvé, oublie, c’est comique.

  89. le contrôleur n’avait pas envie de s’enquiquiner à parcourir le train à une heure indue. Lui aussi voulait dormir.

    Le train passait à Dijon, le type y est descendu, nous nous sommes retrouvés à trois sur le coup de minuit.

    JJe lui ai souri, j’ai éteint le plafonnier — on pouvait rouler ainsi dans la minuscule lumière violette de la veilleuse. Et je l’ai embrassée à mon tour.

    Pas de risque que le contröleur les dérange…

    Mais, aucun arrêt entre Dijon et Marseille ?

    Et personne qui ait envie de se dégourdir les jambes et passe dans le couloir ?

    Sans doute le Maestro avait-il tiré les rideaux.

    Je ne me rappelle plus:dans ce genre de compartiment ,ne pouvait-on verrouiller de l’intérieur ?

    « Lui aussi voulait dormir. » Aussi:comme les deux cloutards délurés.

    Nous avons un peu papoté pendant les deux cents premiers kilomètres. Elle descendait rejoindre son mari à Saint-Raphaël — au-delà de Marseille, donc. Fort bien.

    Quand une femme place le les mots « mon mari » dans une convesation avec des inconnus,c’est généralement une sorte de « Noli me tangere »;

    Mais là,ça sonnerait presque comme une invitation.

    « Fort bien. » ca nous arrange:nous,on descend a Marseille;on n’aura pas à se la coltiner encore.

    Si on te baise, ce sera juste pour faire passer le temps.

  90. Nous avons un peu papoté pendant les deux cents premiers kilomètres.

    Et ensuite, entre le 200ième km et Dijon ?

    Silence ? Ou bien la conversation a-t-elle pris un autre tour ?

    Et le mec entre deux âges,a-t-il participé? a-t-il dit quelque chose ? Qu’a-t-il pu penser ?

    A-t-il détecté l’arrogance des cloutards délurés ?

  91. Elle n’avait pas inventé la poudre, nous avions toute l’arrogance de Normaliens délurés,

    Et voilà: aujourd’hui le Maestro se revit tel qu’il était à l’époque:arrogant (sans méchanceté,ou si peu…) comme le sont tous les jeunes gens qui viennent d’être reçus à un concours difficilissime.

    Puis l’arrogance passe.

    En revanche,chez certains recalés des concours,elle ne passe jamais. Ca donne des ayatollahs qui croient pouvoir décréter où est l’essentiel dans un texte.

    Ils en rajoutent sans cesse parce que chez eux existe une « béance » qui ne se « refermera jamais ». La plaie, cruelle, ne cicatrise pas.

    Alors ils rôdent près des normaliens. « Mais ils n’ont rien de plus que moi ! » Et ils chient sur leurs bottes, à jet discontinu.

    Qu’a-t-il de plus que moi ? Moi, je suis Docteur,oui Docteur ès narratologie ,de l’Université Juraj Dobrila!

    Et lui ?

    Juste un prof de lycée. Pff!

    • Ah.
      Voilà Lormier reparti dans ses sous-entendus minables.
      Ça le travaille vraiment.
      S’il voulait en avoir le cœur net, il lui suffirait de me demander ce que j’ai fait de mes années post-bac et les concours et diplômes qui en ont résulté. Il a mon mail, je l’ai rendu public sur ce blog.
      Mais cette démarche simple, il ne la fera jamais, arguant qu’il s’en contrefout, affirmation faux-cul démentie par ses retours obsessionnels sur ce sujet.
      Alors Lormier préfère bâtir à mon sujet une fiction. Ou plutôt une miction. Nauséabonde.
      « Laisser pisser le mérinos ».

  92. Pour des raisons de sécurité, j’ai décidé d’annexer le village de Saint-Sornin-Lavolps.

    En cas de résistance, la sanction est toujours la parkinisation

  93. Recrutement de guignols au Moloch (suite)

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/14/formation-des-enseignants-a-deux-mois-des-premiers-concours-le-ministere-continue-d-apporter-des-modifications-a-la-reforme_6662233_3224.html

    « Le principal changement concerne le recrutement des enseignants de maternelle et d’élémentaire. La réforme telle qu’entérinée par les textes réglementaires publiés en avril 2025 prévoit la structuration d’un parcours de formation en cinq ans pour les futurs professeurs des écoles, avec la création d’une licence spécifique dont les étudiants seraient dispensés d’épreuves écrites au concours, pour passer directement les épreuves orales. Ce dispositif, baptisé « fast track » (« voie rapide ») par le ministère, est présenté depuis la première annonce de cette réforme, en 2024, comme un important vecteur d’attractivité dans le premier degré.
    Le ministère, dirigé par Edouard Geffray depuis le mois d’octobre 2025, souhaite cependant abandonner le principe de la dispense d’épreuves écrites. Selon les documents de travail fournis aux syndicats, que Le Monde a pu consulter, il envisagerait désormais de créer un « concours spécial » exclusivement destiné aux étudiants des futures licences professorat des écoles (LPE). Ses épreuves seraient « différentes », « moins nombreuses », pour en « préserver l’attractivité », « plus professionnelles ».

    Bah, s’ils savent lire…

    • Après  » last hom(m)age to les Lumières  » … ( plus haut)

      L’EN elle – même popose  » fast track  » ..

      Ce qui est fast est souvent cheap.

    • Tu le sens mon vecteur d’attractivité ?

      Un tel causement devrait valoir à son auteur un poste de gardien de nuit dans une base de l’eau tanne au Groenland

  94. Lormier : « Aller citer Calderon parce qu’un jeune mec a dit:mais non, t’as rêvé, oublie, c’est comique. »

    Réponse en deux temps :
    1. Imaginons, aussi trivialement que Lormier, la scène dans la vraie vie.
    – La jeune femme aurait donc dit à nos deux lascars: « Oh la la, qu’est-ce que je vais pouvoir dire à mon mari ? ». Ça vous paraît vraisemblable ? Après une nuit si bien occupée, vous semble-t-il possible que même la plus nunuche des protagonistes pose ouvertement une question d’une telle naïveté et d’une telle candeur?
    – Et la réponse de nos deux cloutards ? « Tu as rêvé, tu sais. Tu as rêvé tout ça. » Qui, dans la vraie vie, après une nuit si bien remplie, répondrait une telle énormité ?
    A force de rester au ras des pâquerettes et d’en rester au tout premier degré, Lormier gobe tout sans barguigner. Ça, c’est vraiment très drôle. C’est le Sganarelle de Don Juan, il est prêt à tout avaler. Et comme dans ces moments-là Lormier donne l’impression de ne pas avoir inventé la poudre, on est en présence de SganAverell Lormier.
    2. Lormier, me semble-t-il, n’a pas vraiment saisi qui est Brighelli.
    Je peux évidemment me tromper, mais je crois, moi, l’avoir saisi. Je pense que la littérature et l’écriture occupent une place si importante dans sa vie qu’elles constituent l’encadrement permanent de sa vie intellectuelle, et même, à certains égards, de sa vie psychique. La littérature, ce que disent les grandes œuvres, Brighelli y revient toujours. Les grandes œuvres reviennent toujours en écho dans ce qu’écrit Brighelli, mais aussi dans ce qu’il vit. Je prétends donc qu’il est loin d’être invraisemblable que la réponse « Tu as rêvé, tu sais. Tu as rêvé tout ça », prêtée par Brighelli à nos deux lascars dans son texte – la seule au style direct, ce qui lui donne un statut particulier – soit un écho de ce que Brighelli pratique depuis toujours, ce jeu flouté (et aussi filouté!) entre fiction et réalité, qui parfois dématérialise la frontière entre autobiographie et roman à la première personne.
    L’avis de Brighelli sur ce point, en tant que principal intéressé, donnerait à la discussion le sel qui fait défaut à Lormier…

    • Je dis dans mon post précédent : « Je peux évidemment me tromper, mais je crois, moi, l’avoir saisi. »
      Affirmation très arrogante, impudente et impRudente de ma part.
      Je prétends avoir saisi un des aspects fondamentaux de la façon de fonctionner de Brighelli à partir de ce que lui-même en dit et en écrit.
      Il faudrait être totalement inconscient pour penser saisir la totale vérité d’un être humain à partir d’un matériau si modeste.

    • JG : J’aimerais vraiment beaucoup avoir son avis sur ce point !
      —————–
      Jean-Paul Brighelli
      15 janvier 2026 à 13h00
      Oui.

      On le voit, son avis, Brighelli vient de le donner.
      Et la lecture des arborescences est formelle : c’est à mon post de 9h30 que Brighelli répond « Oui ».
      J’aime beaucoup ce côté sans appel, sans fioritures, sans inutiles circonlocutions, de la réaction laconiquement monosyllabique de Brighelli.

  95.  » – La jeune femme aurait donc dit à nos deux lascars: « Oh la la, qu’est-ce que je vais pouvoir dire à mon mari ? ». Ça vous paraît vraisemblable ? Après une nuit si bien occupée, vous semble-t-il possible que même la plus nunuche des protagonistes pose ouvertement une question d’une telle naïveté et d’une telle candeur? »

    Il me semble au contraire possible qu’elle ait exprimé sous une forme ou une autre cette interrogation.
    Votre hypothèse JG , est que JPB a sinon inventé du moins brodé selon son gre, cette histoire et que les dialogues sont imaginaires. Il est probable qu’ils sont arrangés, synthétisés peut être, mais probablement conformes à ce qui s’est passé, de façon générale.
    Étonnée d’avoir eu un comportement aussi éloigné de sa conduite habituelle, la jeune femme a pu exprimer son désarroi et ressentir qu’elle s’était mise dans une situation psychologiquement douloureuse vis a vis de son mari.
    La phrase  » Oh la la, qu’est-ce que je vais pouvoir dire à mon mari ? ». ou une phrase semblable doit être comprise non comme une demande réaliste, mais comme l’expression de sa culpabilité : comment pourrai-je je moralement me justifier auprès de mon mari…

    • Et il y a un côté pratique: il va forcément s’en apercevoir;chaque fois,il veut tout de suite coucher avec moi.

      (C’est tout juste s’il ne la déshabille pas dès l’arrivée et s’il ne lui reniffle pas la chatte.)

  96. ECHO : « Votre hypothèse JG , est que JPB a sinon inventé du moins brodé selon son gré, cette histoire et que les dialogues sont imaginaires. »
    —————————
    Mon hypothèse est que JPB fait de la littérature, et que dans la littérature la frontière entre réalité et fiction a une forte tendance à s’effacer…
    Votre hypothèse sur le sentiment de culpabilité ressenti et verbalisé par la jeune femme est une hypothèse comme une autre…la verbalisation « Que vais-je dire à mon mari? » garde, à mes yeux, un côté étrange, décalé…
    Et la réponse des deux coquins « Tu as rêvé, tu sais…Tu as rêvé tout ça », elle vous paraît susceptible d’être faite dans la vraie vie aussi naturellement ? Ça ne vous paraît pas, la aussi, un peu étrange, décalé ?

    • Finalement , l’attitude litteraire que vous prêtez à JPB , est ce que ce n’est pas ce qu’on appelle autofiction ?
      C’est aussi une hypothèse, vraisemblable, mais inverifiable ( sauf aveu du principal intéressé , er encore !)
      Quand à  » la réponse des deux coquins « Tu as rêvé, tu sais  » elle me paraît au contraire assez vraisemblable, révélant la désinvolture des protagonistes et, dirai-je , leur juvénile égoïsme. Eux ont bien profité, alors les états d’âme de la greluche …

      • Donc si je comprends bien vos propos, vous estimez que je fais peut-être trop d’honneur à JPB quand je pense qu’il fait de la littérature en toute occasion ?
        J’aimerais vraiment beaucoup avoir son avis sur ce point !

        • Faire de la littérature,ce n’est pas faire du baratin.

          Vous vous faites du baratin et vous écrivez des conneries, pour vous foutre de notre gueule.

          J’ai suffisamment d’estime pour vos capacités intelllectuelles pour ne pas savoir que tout ça c’est de la blague.

          Ce qui vous fait bien rigoler, c’est quand quelqu’un vous prend au sérieux.

          • N’étant en rien l’ayatollah que vous voyez en moi, je réponds simplement à votre post de 11h33 en vous disant ceci : toutes les hypothèses, toutes les interprétations sont possibles. Les vôtres ni plus ni moins que n’importe quelle autre : peut-être que je blague, peut-être que je suis sérieux…

  97. « parkiniser » St-Sornin-Lavolps (Dugong, 8h07), ou pas ?

    … Dans des temps anciens, Ste Radegonde y était particulièrement vénérée, la diablesse douée du pouvoir de guérir la gale et les maladies de peau.
    En reste une statue, dans la chapelle St Roch ; une fontaine lui est aussi dédiée dans le village.

    Encore mieux : la chapelle St Roch « fut créé suite à une peste bovine particulièrement grave. »
    St Roch avait lui-même survécu à la peste (noire, qui plus est).
    Chaque 16 août, le prêtre bénissait les troupeaux ainsi que « l’herbe de la peste » que l’on accrochait ensuite dans les étables pour éviter les maladies.

    De nos jours :
    . La fontaine ne sert à rien (on est loin de Lourdes),
    . bénir les troupeaux itou – les bénédictions ont été remplacées par les vétos,
    . et les troupeaux eux-mêmes sont en passe de disparaître…
    Donc, St Sernin-Lavolps…

    Rajoutons que St Sernin-Lavolps n’est pas loin de Lubersac, où, dans le temps, un Principal de collège ne se gênait pas pour gifler, si besoin était, quelques récalcitrants – sans que quiconque ne s’en plaigne.

    Pratique qui, de nos jours, finirait par une disgrâce des plus sévères,
    tandis que, grâce au « Recrutement de guignols au Moloch » (cf Dugong, 8h22 )
    les gamins ne sauront, et ne seront, plus grand-chose.
    Quelle tristesse, quelle misère !

  98. Je propose à Lormier, à partir du texte de Rimbaud intitulé Dévotion que je reproduis ci-dessous, extrait des Illuminations, un échange aussi intelligent et dépassionné que possible sur la notion de Littérature.
    Il ne s’agit en aucun cas d’un défi que je lance à Lormier (Lormier, de toute façon, ne relève jamais les défis qu’on lui lance).
    Il s’agit d’essayer de se mettre d’accord – ou pas – sur ce qu’on entend par « fait littéraire », et d’essayer de voir ce qu’on peut faire d’un tel texte.
    La question fondamentale est donc : que faire de ce texte de Rimbaud ? Comment l’aborder ? Comment traiter la question du sens ?
    Voici le texte :
    (Début de citation)

    Dévotion

    À ma sœur Louise Vanaen de Voringhem : — Sa cornette bleue tournée vers la mer du Nord. — Pour les naufragés.

    À ma sœur Léonie Aubois d’Ashby. Baou — l’herbe d’été bourdonnante et puante. — Pour la fièvre des mères et des enfants.

    À Lulu. — démon — qui a conservé un goût pour les oratoires du temps des Amies et de son éducation incomplète. Pour les hommes — À madame ***.

    À l’adolescent que je fus. À ce saint vieillard, ermitage ou mission.

    À l’esprit des pauvres. À un très haut clergé.

    Aussi bien à tout culte en telle place de culte mémoriale et parmi tels évènements qu’il faille se rendre, suivant les aspirations du moment ou bien notre propre vice sérieux.

    Ce soir à Circeto des hautes glaces, grasse comme le poisson, et enluminée comme les dix mois de la nuit rouge, — (son cœur ambre et spunk), — pour ma seule prière muette comme ces régions de nuit et précédant des bravoures plus violentes que ce chaos polaire.

    À tout prix et avec tous les airs, même dans des voyages métaphysiques. — Mais plus « alors ».

    (Fin de citation)

    Peut-être allons-nous enfin avoir un débat de fond…Qui sait ?

  99. JG
     » vous estimez que je fais peut-être trop d’honneur à JPB quand je pense qu’il fait de la littérature en toute occasion ? »
    Point du tout. Faire de la littérature est possible en toutes occasions, même en racontant un souvenir sans le modifier essentiellement. La littérature consiste dans le choix des mots, des tournures et pas seulement dans l » invention des circonstances d’un récit.
    Si nous avions l’enregistrement des paroles échangées à la fin de la séquence rapportée, elles seraient sans doute différentes de ce que dit JPB.
    Mais le sens serait probablement le même.

    Par exemple , au lieu de la version  » littéraire « :
     » Nous l’avons embrassée gentiment, pour prendre congé. « Que vais-je dire à mon mari ? » nous a-t-elle lancé, effarée. « Ma foi, il serait peut-être sage de ne rien lui dire… Tu as rêvé, tu sais… Tu as rêvé tout ça. » (…) C’est ce que nous lui avons conseillé : tu as appris plein de choses nouvelles, feins de les expérimenter avec lui ce matin. Vous y gagnerez l’un et l’autre.. »
    Le récit exact des faits pouvait donner ceci :
     » Que vais-je dire à mon mari ? » nous a-t-elle lancé, effarée.  » Euh, surtout lui dis rien » , lui avons-nous conseillé. En fait nous étions un peu embêtes. Heureusement le train stoppait, il fallait descendre. Finalement on lui a dit :  » tu as appris des choses, profites-en bien avec ton mari ». Et on est descendu vite fait. »

      • Oui mais pas dans le sens de JG qui – sauf si je me trompe – estime que votre récit est, soit entièrement de la fiction, soit entremêlé de scènes fictives et non, comme je le pense, un  » arrangement  » ou une stylisation de la réalité ( ou des faits passés).

  100. la senecefeu avait agrémenté les compartiments avec des photos des sites traversés par ses locos.

    Ainsi nous nous souvenons du site de Garabit…

    • 😁 – Ici, les « brèves de « comptoir » restent un devoir, et même une nécessité – point de « shorts » ni de « un must » –
      et ce, malgré la lente disparition des (comptoirs de) cafés…

  101. ECHO 15 janvier 2026 à 14h43

    tu as appris plein de choses nouvelles, feins de les expérimenter avec lui ce matin. Vous y gagnerez l’un et l’autre.. »

    Ces deux jeunes gens sont des virtuoses-nés,vraiment hors-norme.

    Combien de fois le Maestro n’a-t-il pas souligné la maladresse des jeunes ?

    Et rappelz-vous cette première épouse qui,brutalement, le largue alors que tout allait bien,qu’elle avait gagné un temps précieux, évité les tatonnements grâce à un mari expérimenté.

    Tout ça pour partir avec un blanc bec amateur de matchs de foot !

    Avec ce voyage Paris Marseille,nous sommes dans une situation complètement inédite: le mari va apprendre, grâce à deux jeunes délurés pleins de talent.

    Rappelons que, si la meuf n’avait jamais connu ce type d’expérience, elle s’en était formé une idée pas trop fausse.

    Du côté des deux lascars,il y a eu dépnse musculaire, habilleté coïtale mais pas de volonté d’instuire, ni subjuguer, ni de pousser aux extr^mes.

    Pas du tout comme avec Rachel, beaucoup plus « démantibulée » psychiquement,particulièrement à cause de la transgression;

    Elle ne se remit jamais de cette nuit,car elle devint psychanalyste.

    (PS Je me demande si c’est cette Rachel qui, tourne boulée par les sensations éprouvées, se fabriqua un scénario qui la disculpait:le mec l’avait droguée, pas possible autrement.Et elle alla de par la ville répandre cette légende.)

    • Lormier
      15 janvier 2026 à 23h03
      —————————-
      Franchement, en toute honnêteté intellectuelle, on pourrait croire que les commentaires de Lormier dans ce post sont la transcription de conversations du Café du Commerce près de chez lui.
      On me dira sans doute : « Ah ! Revoilà JG l’ayatollah ! Revoilà le Croate qui décide par décret ce qui est l’essentiel d’un texte ! JG le dictateur qui ne tolère aucune autre approche que la sienne !  »

      Fort bien, admettons que je sois un abominable tyran.
      Mais l’approche « anecdotico-remettez-nous-donc-un-petit-blanc-sec » de Lormier, pour le texte de Rimbaud intitulé « Devotion », que j’ai posté plus haut, qu’est-ce que ça donne ? Est-ce que ça donne seulement quelque chose ?

      Questions qui resteront sans réponse ?

  102. Peut-être allons-nous enfin avoir un débat de fond…Qui sait ? (l’oustachiant)

    La gravité, comme le bonheur, est l’apanage des imbéciles …

    • La gravité a ses lois (je parle sous le contrôle conjoint de Newton et de Dugong).
      De ces lois, ce pôvre lfdh ne connaît que la loi de la pesanteur. Et chez lui, c’est pachydermique.

      • Qu’est ce qu’il est lourd..!

        Ca ne l’empêchera pas de tomber comme une plume d’écrivain s’agitant dans le vide

  103. … Groenland (suite) –

    Ne fait d’ailleurs plus les Unes, tout comme l’Iran ( les Ricains sont bien incapables d’envoyer Et des hommes Et du matériel), sans parler de Isr-Gaz’ (dans les oubliettes) de même que le Zélé Zélensk’.

    Reste momentanément le Groenland (rappel : « exploration jusqu’à samedi » = demain !).

    Les z’ « Européens envoient un signal » (« défendre leur souveraineté », « solidarité stratégique »…)
    « à tout le monde » (?) affirme le Jean-Noël –
    D’ailleurs Lavrov a dit que c’était « inacceptable », le Xi itou.
    Et on en reste là.

    Résumons : quelques pays européens, membres de l’OTAN,  envoient quelques soldats dans un pays de l’OTAN pour se défendre contre un autre pays de l’OTAN… 😁

    • L’écriture dite « inclusive » ne fait de mal à personne.
      Le combat contre ce type d’écriture est, à dire vrai, un combat douteux. A qui et à quoi l’écriture inclusive nuit-elle ? A PERSONNE.

      Quoi qu’il en soit, en matière de langage, c’est l’usage qui fait loi. Si l’écriture inclusive s’impose et entre dans les mœurs, les grincheux ne pourront que s’incliner. Dans le cas contraire, eh bien le monde linguistique continuera de tourner comme avant.
      Pas de quoi déclencher une guerre de Troie qui n’aura pas lieu.

      • L’analyse me semble pourtant convaincante.
        Mais il est vrai qu’il ne s’agit là que d’un « détail » de l’Histoire,
        petit témoignage d’un Occident décadent, qui finira dans les poubelles de la grande.

        « L’usage » (?) est imposé par une nomenklatura qui pour la plupart de ceux qui la composent ne savent plus guère ni lire ni écrire –
        et donc penser, et donc des incapables, inutiles et mêmes très nuisibles –
        il n’est que d’écouter « nos » « représentants » à l’AN, ou « nos » ministres, de même que les journaleux et les dits écri-vains.
        A ce rythme, on se demande bien ce que deviendra le « monde linguistique ». Wesh !

        • S’étant détachés du « social » depuis des décennies,
          ne restaient plus aux bien-pensants (?!) que de faire dans le « sociétal » – droitdel’homme *, etc, etc.
          C’est beaucoup moins risqué.

          *et d’lameuf !

    • (pauvres Québecois… !
       » Pour 2024-2026, Divergenres a reçu un financement de
      150 000$ du Bureau de lutte contre l’homophobie et la transphobie (Secrétariat à la condition féminine).
      Ce projet consiste à mener un grand chantier de développement organisationnel afin de stabiliser l’organisme, d’organiser son développement et de pérenniser ses services.

      Divergenres a pour mission d’éduquer la population sur la pluralité des genres, d’offrir des services aux personnes en questionnement ou en transition et d’offrir des espaces bienveillants et accessibles aux personnes trans et leur entourage.)

  104. La mari,qui insiste à chaque fois pour faire l’amour dès le retour de son épouse, c’est peut-^tre qu’il la désire de toute son âme. Combien de temops a duré l’absence ?

    Trop longtemps.

    A quel moment s’exprime du dsir chez les cloutards ? Aucun.

    S’ils baisent la fille, c’est uniquement pour faire passer le temps.

    Le Maestro est sorti fumer une clope. Est-il étonné de ce qu’il voit à son retour ?

    A quel moment les choses ont-elles basculé ? A quel moment est-on passé du papotage au tripotage ?

    JLR était-il régulièrement le premier sur le pont ?

    • Lormier, redoutable récidiviste :

      Lormier
      16 janvier 2026 à 15h32
      —————————-
      Franchement, en toute honnêteté intellectuelle, on pourrait croire que les commentaires de Lormier dans ce post sont la transcription de conversations du Café du Commerce près de chez lui.
      On me dira sans doute : « Ah ! Revoilà JG l’ayatollah ! Revoilà le Croate qui décide par décret ce qui est l’essentiel d’un texte ! JG le dictateur qui ne tolère aucune autre approche que la sienne ! »

      Fort bien, admettons que je sois un abominable tyran.
      Mais l’approche « anecdotico-remettez-nous-donc-un-petit-blanc-sec » de Lormier, pour le texte de Rimbaud intitulé « Devotion », que j’ai posté plus haut, qu’est-ce que ça donne ? Est-ce que ça donne seulement quelque chose ?

      Questions qui resteront sans réponse ?

  105. L’approche anecdotico- biographique d’un texte hermétique ( ou dont le sens n’est pas patent, si on veut) comme Dévotion , est pourtant proposée fréquemment par les commentateurs.

    Ainsi  » À ma sœur Louise Vanaen de Voringhem » serait une référence à la religieuse qui a soigné Rimbaud hospitalisé ( après le coup de feu de Verlaine, je ne sais plus ?), le passage sur Circeto serait une évocation des pratiques masturbatoires de Rimbaud …
    Il semble impossible de commenter ce poème sans faire de nombreuses références à la biograhie de Rimbaud.

    • De nombreux exégètes de l’œuvre de Rimbaud ont fouillé, fouillé encore et fouillé toujours des monceaux d’archives en France, en Belgique, en Angleterre, pour trouver trace de Louise Vanaen de Voringhem et de Léonie Aubois d’Ashby. Résultat : rien, absolument rien, recherches totalement infructueuses.
      André Breton s’en est d’ailleurs bien amusé.
      Dès lors il semble bien qu’il s’agisse de deux créations de ce galopin d’Arthur, deux fictions, deux êtres de langage et uniquement de langage.
      Pour Circeto, on croit évidemment reconnaître une allusion à Circé la magicienne de l’Odyssée. Mais « Circeto » ? Et mieux encore « Circeto des hautes glaces » ? L’approche biographique avoue ici sa totale inanité, et surtout sa totale impuissance explicative.
      Pour aborder un texte pareil, il faut, de toute évidence, d’autres outils, conceptuels, linguistiques, stylistiques.
      Il faut surtout cesser de penser qu’à cet ensemble de signifiants et de signifiés correspond obligatoirement un ensemble de référents. En d’autres termes, il s’agit de prendre ce texte pour ce qu’il est : de la littérature, tout simplement…

  106. Josip Gavrilovic 10 janvier 2026 à 18h40
    passe à côté de l’essentiel.
    ===========================================================

    Ayatollesque:il peut dire où est l' »essentiel ».

  107.  » Il faut surtout cesser de penser qu’à cet ensemble de signifiants et de signifiés correspond obligatoirement un ensemble de référents. En d’autres termes, il s’agit de prendre ce texte pour ce qu’il est : de la littérature, tout simplement… »

    Dire qu’il s’agit de littérature n’exclut pas la recherche d’un sens et du pourquoi des allusions – si celles-ci ci ne sont pas strictement biographiques, elles ont forcément un lien avec la biographie de Rimbaud ( ou sa perception de sa propre histoire et du monde autour de lui).

    Quelques remarques sur le site d’un passionné de Rimbaud et très informé de toutes les études existantes :
     » Les rimbaldiens ont rivalisé d’ingéniosité pour faire parler ce poème obscur, à l’écriture elliptique, à la conclusion télégraphique. Jusqu’à ces dernières années où trois commentateurs chevronnés des Illuminations, Yves Reboul, Bruno Claisse et Antoine Fongaro, ont tenté de faire le point au travers d’études fouillées (respectivement en 2009, 2012 et 2012). Ce dossier est essentiellement fondé sur leurs travaux. Il existe par ailleurs un grand nombre d’exégèses plus ou moins discordantes. Pratiquement chacun des spécialistes répertoriés dans notre bibliographie a la sienne propre. On ne pouvait pas fournir ici un panorama critique exhaustif. Les nombreuses citations de cette page sont principalement destinées à étayer UNE interprétation possible : celle que je résume dans la page d’accueil du dossier. Toutefois, pour certains passages clés du texte, je tenterai d’indiquer différentes interprétations alternatives dans une rubrique intitulée « Autres lectures ». L’approche que je défends, même si elle débouche sur une conclusion quelque peu polémique, ne prétend pas à l’originalité. Elle emprunte plus ou moins à tout le monde, surtout aux trois auteurs précédemment cités. Elle me paraît cependant cohérente et suffit à une compréhension minimale du texte. »

    Et voici l’interprétation annoncée par l’auteur :
     » Dévotion cache sous l’apparence d’une litanie votive ce que la critique rimbaldienne a coutume d’appeler un « poème de bilan ». Comme tant d’autres pièces des Illuminations, et la Saison elle-même dans l’une de ses dimensions, c’est un « adieu à l’adolescence » (cf. la formule dédicatoire qui ouvre le quatrième alinéa : « À l’adolescent que je fus »). Rimbaud y joint le goût du sacrilège à l’art de l’allusion biographique cryptée. Il énumère divers personnages objets de sa reconnaissance ou de sa vénération. Il parcourt le chemin menant des décevantes sœurs de charité (Louise, Léonie) à l’expérience non moins décevante de l’homosexualité (Lulu et autres), puis à la solitude actuelle et aux simulacres glacés de l’autoérotisme (Circeto), en reportant à d’éventuels « voyages métaphysiques » la possibilité d’obtenir « plus » que ce médiocre bilan affectif (d’obtenir une plus complète, ou plus essentielle satisfaction) … dans un futur indéterminé (« Mais plus alors »). Tout cela conté, bien entendu, avec un fin sourire aux lèvres !  »

    http://abardel.free.fr/petite_anthologie/devotion.htm

    • Josip Gavrilovic 10 janvier 2026 à 18h40
      passe à côté de l’essentiel.

      L’ayatollah Gavrilomény sait où est l' »essentiel ».

      Alors où est-il selon lui,s’agissante du récit intitulé « Amours ferroviaires » ?

      Il ne nous l’indique pas explicitement, mais il semble que ce soit là:

      « La Modification » de Michel Butor ? Brighelli,… a lu ce roman. Et sa chronique, contre toute attente et en dépit des apparences, en porte la trace.

      Ce serait cela l' »essentiel » ? a savoir « la trace » (whatever that may mean) de la lecture de La Modification par le Maestro.

      Bien sûr Crapulovic est trop rusé pour parler de « source » mais franchement on n’en est pas loin.

      Un néo-lansonien ?

      • Lormier, lui, voit dans la chronique de JPB l’histoire de deux gredins qui « se vident les couilles ».
        J’ai la prétention de penser que ça n’est pas l’essentiel.

  108. Je suis sûr que certaines lecteurs de La Modification auront sauté de leur chaise en s’écriant:ah mais oui, voilà la clef du récit « Amours ferroviares »! Voilà qui éclaire tout!

    Il est vraiment fort l’ayatollah Gavrilomény !

    • Je me permets – de façon quelque peu immodeste – de conseiller à Lormier la lecture ou relecture de mon post du 12 janvier à 9h16, i.e. mon analyse « Brighelli, de Blier à Butor ».
      Cette analyse m’a valu, de la part du principal intéressé, le commentaire suivant :
      Jean-Paul Brighelli
      12 janvier 2026 à 14h17
      Pas mal !

      Il m’est arrivé de recueillir de la part de Brighelli des approbations plus appuyées, mais ce « pas mal » signale tout de même que mon analyse n’a pas paru à JPB totalement délirante ni gravement à côté de la plaque.

      Et si c’est le Maestro de Lormier qui le dit, Lormier doit, avec toute la déférence requise, respecter le jugement de son Maestro.

  109. « Le Maestro de Lormier ». Vous ^tes le seul ici à refuser de l’appeler Maetyro et vous le faites de manière militante.

    • J’ai déjà dit mille fois avoir le plus grand respect pour Brighelli fin connaisseur de la Littérature et brillant commentateur et analyste des Arts et Lettres.
      Ce grand respect que j’ai pour ce Brighelli-là n’est nullement entamé par l’agacement et même l’exaspération que suscitent les prises de position politiques de l’autre Brighelli, le Mr Hyde qui flirte avec la fachosphère.

      En tout état de cause, je n’ai aucune raison d’appeler Maestro ni le Dr Jekyll ni le Mr Hyde qui constituent la double personnalité de JPB le baudelairien (Élévation/Chute).

        • Voir
          Zorglub 17 janvier 2026 à 4h18

          Ce message de 4 h 18 n’apparaît pas.
          Pb de sécurité ?
          S’agit il du  » certificat  » manquant ou d’autre chose ?

  110. Josip Gavrilovic 16 janvier 2026 à 21h36
    Cette analyse m’a valu, de la part du principal intéressé, le commentaire suivant :
    Jean-Paul Brighelli
    12 janvier 2026 à 14h17
    Pas mal !

    Le serbo-croate a eu un bon point de la part du Maestro! Pour 10 bons points il aura une image, Lormier la choisira explicite ou commerciale, c’est selon…

  111. Une lecture structuraliste de l’indicateur des chemins de fer ?

    Les auvergnats diraient qu’en train, l’important c’est le Chaix…

  112. @ECHO
    et aussi
    @Lormier, s’il consent à sortir un jour de son Café du Commerce et de ses commentaires à la « remettez-nous-donc-un-petit-blanc-sec ».

    Fairy (Les Illuminations) – La deuxième phrase du poème. https://share.google/HtVFZpIFpETzKxsaj

    Quelques réflexions dignes d’intérêt à propos d’un autre texte des Illuminations de Rimbaud, qui pose des problèmes en grande partie comparables à ceux posés par le texte « Devotion ».

    Le critique Félix Fénéon (visionnaire découvreur de talents) écrivait à propos des Illuminations qu’il s’agissait d’une œuvre « en dehors de toute littérature, et probablement supérieure à toute ».
    Des textes comme Devotion ou Fairy (ou tous les autres textes des Illuminations) obligent en effet à s’interroger sur le statut de la littérature, sur ce qui en constitue les traits distinctifs, et encore au-delà, sur le langage lui-même.
    Mais ceci est encore une autre histoire.

  113. Dévotion ( suite).

    Tous les commentateurs de cette œuvre admettent qu’il s’agit d’un poème bilan de Rimbaud. Parvenu à ce moment, il fait l’inventaire de ce qui a été important dans sa vie jusque là, êtres et attitudes ou pratiques .
    Le caractère autobiographique de l’oeuvre est donc essentiel à sa compréhension.
    Or, sous prétexte qu’il s’agit de littérature, JG voudrait qu’on lise ce poème en dehors de toute préoccupation biographique, comme si Rimbaud avait seulement voulu créer un objet litteraire fait de mots et d’images surprenants et.se dérobant à toute rationalité … et uniquement cela.
    S’il y a bien un texte où la biographie de l’auteur a de l’importance, c’est Dévotion. Mais comme c’est un texte poétique et non discursif, les images et mots lui donnent l’apparence d’une énigme, aussi voulue par l’auteur.

    • ECHO
      17 janvier 2026 à 11h54
      Votre et non vitre ( la transparence et l’obstacle ?)
      ———————
      Joli !
      Outre l’à-propos et la pertinence du jeu de mots, il est rassurant de voir que cette analyse magistrale de Rousseau par Starobinski constitue encore une référence et un exemple d’intelligence éblouissante.

  114. ECHO :
    « Or, sous prétexte qu’il s’agit de littérature, JG voudrait qu’on lise ce poème en dehors de toute préoccupation biographique, comme si Rimbaud avait seulement voulu créer un objet litteraire fait de mots et d’images surprenants et.se dérobant à toute rationalité … et uniquement cela. »

    Ça n’est pas tout à fait ce que je dis.
    Je dis que la biographie de Rimbaud, si elle intervient dans ce texte – ce qui reste à prouver, mais soit, admettons – , n’a en fait que peu d’importance pour le lecteur qui, lui, ne connaîtrait rien de la vie de Rimbaud.
    Le lecteur se trouve devant un OTNI, objet textuel non identifié. Comme le dit fort bien (comme toujours) Todorov, nous sommes en présence d’une série de syntagmes qui peuvent faire sens isolément, mais qui, assemblés les uns avec les autres, donnent un résultat se dérobant à toute rationalité. Rimbaud invente donc véritablement une syntaxe, une syntaxe toute personnelle, et cette invention débouche sur du langage inédit, « beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie ». (Rien d’étonnant à ce que Rimbaud et Lautréamont soient souvent associés…).
    Ce que je dis peut donc être ramené à ceci : l’invention par Rimbaud d’une syntaxe inédite me semble infiniment plus passionnante que telle ou telle référence biographique. Rimbaud ne raconte pas sa vie, il crée de la littérature inédite et inouïe.

    Une comparaison – un peu bancale mais parlante – me vient à l’esprit : en musique il existe ce qu’on appelle « musique descriptive ». Exemple bien connu : La Moldau, de Smetana, où le compositeur écrit une partition censée « décrire » le cours du fleuve, ses passages agités et ses moments d’accalmie.
    L’œuvre musicale de Smetana a-t-elle une existence propre en dehors du fleuve Moldau ? Évidemment oui.
    L’auditeur qui écoute l’œuvre de Smetana peut-il l’apprécier, même s’il ne connaît rien du fleuve et de ses soubresauts? Évidemment oui.
    Le langage musical de Smetana a une existence et une beauté propres, indépendantes du fleuve, le référent dans la vraie vie.
    De même, l’écriture rimbaldienne peut être analysée et admirée sans avoir connaissance des références biographiques liées à l’auteur. Pour ma part, je prétends que c’est même ce type-là d’analyse qui est le plus passionnant. Et de loin.

    • Certes, mais il y a un préalable qu’il faut souligner à mon sens, dans la création littéraire chez Rimbaud.
      Les inventions verbales de Rimbaud ont une cohérence qui est justement extérieure au langage. Cette cohérence peut tenir à ses intentions biographiques ou autres
      Si on reprend l’image célèbre de la  » rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie  » il y a là – pour moi évidemment- une siimple incongruite , qui n’est porteuse d’aucune beauté ou aucun intérêt.

      Il n’en va pas de même lorsque les objets verbaux sont reliés par un lien qui n’est pas apparent, mais qui obéit à une nécessité interne.
      C’est le cas des images, symboles, tournures du langage de Rimbaud.
      Au lieu d’associations incongrues – et sans intérêt pour moi- on a ici des associations qui ont leur logique secrète, et donc un vrai pouvoir de fascination.

  115. ECHO : »un vrai pouvoir de fascination. »

    Je vous rejoins sans hésiter sur ce point.

  116. Mazette !
    JG suivi de près par ECHO, auquel JG donne du « joli », et du « je vous rejoins sans hésiter… ».

    Après le « bon point » (Le Lointain, 6h45),
    JG se verrait-il déjà au tableau d’honneur ?
    ce qui ferait très chic sur un blog de Bonnets d’Âne.

    Les verra-t-on bientôt, l’un derrière l’autre, monter sur l’estrade, le podium ?

    … Quant à la simple d’esprit, en mon genre,
    qui fut néanmoins indécrottable amatrice de voyages,
    assurément sans âne (y compris dans les Cévennes)
    parfois en bateau (un peu comme l’Arthur, ivre de liberté),

    Je m’en remettrait bien, l’âge venu,
    aux… chemins de fer.
    Oui mais, nous sommes très loin du temps

    de la famille « Chaix » – cf Dugong (8h29),
    « dynastie de compagnons du voyage », « Indicateurs horaires de la SNCF (1846-1974) ».

    En effet : les horaires ne sont plus vraiment respectés, on peut rester en rade en rase campagne, l’entretien est mal fait, *, les vols de câbles se multiplient, etc, etc,

    – et en cas (!) de distribution de rations (voire de couvertures) de survie,
    l’aventure n’est plus la même ; elle laisse même à désirer…
    car les zombies ne font que rester assis, repliés sur leur petit moi, comme sur la petite lumière de leur petit écran…

    * rappel : la Clémentine A., moquée en 2023, après avoir rappelé que les problèmes de la senecefe venaient de sa privatisation.

    https://timetableworld.com/wp-content/uploads/2024/04/409.jpg

  117. Littérature (suite) –
    « Réduction de la production » : certains z’éditeurs s’y refusent – 😁

    Après la Sublet qui remet ça, la Gode-rêche y va aussi de son couplet.
    JG, grand défenseur des écri-vaines sur ce blog, oserait-il nous faire une analyse ?

    • (Plutôt que nous en faire une analyse, une simple et courte note devrait suffire à nous satisfaire.)

  118. La France se trumpise ( pour certains )

    Paris : Perquisition dans la librairie Violette and Co pour saisir un album de coloriage propalestinien
    Ce livre a fait l’objet de polémiques depuis que Violette and Co l’a affiché en vitrine à l’été 2025. Son titre d’abord, (« Du fleuve à la mer » en VF), est un slogan régulièrement repris dans les mobilisations propalestiniennes.
    Catégorisé « jeunesse », destiné aux « 6 à 10 ans et plus », il affiche des positions antisionistes et a valu à la librairie plusieurs problèmes importants. Quelques semaines après l’avoir affiché en vitrine, cette dernière était vandalisée avec les phrases « Hamas violeur » et « islamo-complices » gravés sur la devanture.

    Un peu plus tard, en novembre 2025, des élus de la droite parisienne ont fait rejeter une subvention de 500.000 euros à quarante librairies indépendantes et ont justifié cette manœuvre par la mise en vente du livre propalestinien de Violette and Co. ( ….) Quelques jours plus tard, c’est la région Île-de-France cette fois qui avait refusé une subvention… »
    https://www.20minutes.fr/societe/4196418-20260116-paris-perquisition-librairie-violette-and-co-saisir-album-coloriage-propalestinien

    Sur le site de cette librairie
    Violette and Co est une librairie féministe, lesbienne et LGBTQIA+ depuis 2004.

    Convergence des luttes, pro Hamas et queer, même combat .

    • 500.000 euros de plus ou de moins, la Mairie de Paris n’est plus à ça près.
      Et pendant ce temps, du « fleuve à la mer »… dernières nouvelles :
      L’on reparle de Tony Blair : le revoilou le coquin de « travailliste » ! *

      Rappel : « Tony Blair’s staff took part in ’Gaza Riviera’ project with BCG », Financial times, 07/07/25 » –

      La Fondation T. Blair s’en est mis plein les fouilles, tout comme le BCG – Boston Consulting Group (ne pas confondre les initiales avec…)

      On attend donc la… Reconstruction … (Gaza Riviera, or not ?)
      (A noter aussi que Rubio semble gagner du terrain ; m’est avis qu’il aura plus de chance que DJ V. en 2028.)

      *
      https://www.lefigaro.fr/flash-actu/tony-blair-rejoint-le-conseil-pour-la-paix-a-gaza-et-salue-le-leadership-de-donald-trump-20260117

  119. Dugong 17 janvier 2026 à 9h35

    La mobilité dorso-lombaire, yakssa…
    ———————————————————————————————————-
    Il y a mieux: la mobilité dorso-dorsale.

  120. Show,don’t tell.

    Le voyage dès lors fut une longue orgie…. Elle a expérimenté …des pratiques qu’elle n’avait jamais osées avec son cher et tendre, et dont elle n’a pas paru se plaindre. Souris qui n’a qu’un trou est bientôt prise. Des combinaisons que l’on ne peut essayer qu’en trio.

    Dans ce passage,c’est du résumé,plutôt abstrait; Du « tell » et non pas du « show »

    On a pu lire,sous la plume du Maestro des histoires de coït qui rendaient sensible…le plaisir.

    Ici,un smple répertoire,abstrait.

    Tout simplement parce que il n’y a pas de désir.

    Ces deux mecs voulaient seulement dormir;une banquette était libre (au moins à partir de Dijon;ils auraient pu s’y allonger à tour de rôle …Mais non.

    Ils n’étaient certainement pas en manque. Simplement leur devise à ces jeunes gens:Всегда готов.

    Ils ont tenu de Dijon à Marseille,soit pendant plus de 5 heures.

    S’ils l’ont fait sans éjaculer,ce sont des gigolos professionnels.

    En tout cas, belle démonstartiion des figures qu’ils maîtrisent pleinement…

    Sans désir, ni guère de plaisir.

    C’est assez inhabituel.

  121. Show,don’t tell.

    Le voyage dès lors fut une longue orgie…. Elle a expérimenté …des pratiques qu’elle n’avait jamais osées avec son cher et tendre, et dont elle n’a pas paru se plaindre. Souris qui n’a qu’un trou est bientôt prise. Des combinaisons que l’on ne peut essayer qu’en trio.

    Dans ce passage,c’est du résumé,plutôt abstrait; Du « tell » et non pas du « show »

    On a pu lire,sous la plume du Maestro des histoires de coït qui rendaient sensible…le plaisir.

    Ici,un smple répertoire,abstrait.

    Tout simplement parce que il n’y a pas de désir.

    Ces deux mecs voulaient seulement dormir;une banquette était libre (au moins à partir de Dijon;ils auraient pu s’y allonger à tour de rôle …Mais non.

    Ils n’étaient certainement pas en manque. Simplement leur devise à ces jeunes gens:Всегда готов.

    Ils ont tenu de Dijon à Marseille,soit pendant plus de 5 heures.

    S’ils l’ont fait sans éjaculer,ce sont des gigolos professionnels.

    En tout cas, belle démonstration des figures qu’ils maîtrisent pleinement…

    Sans désir, ni guère de plaisir.

    C’est assez inhabituel.

  122. Il est un état physico-psychique bien connu des alpinistes (amateurs ou non);

    Pour aller à un sommet,ils ont passé une nuit dans un refuge,où ils n’ont quasiment pas dormi.

    A la suite de quoi un effort soutenu,l’essoufflement à cause du manque d’oxygène.

    Ils puisent dans leurs réserves,ils y vont quand même.

    Voilà,une fois redescendus dans la vallée, c’est l’allégresse;ils se sentent légers, quoique exténués (ou parce qu’ils sont exténués).

    Le sac à dos si lourd pendant l’ascension,ne pèse plus rien.

    C’est comme le sac de linge sale du cloutard.

    il n’a pas dormi de la nuit,il s’est beaucoup dépensé;sans doute a-t-il manqué d’oxygène (car pour différer l’éjaculation il a pratiqué l’apnée); « Aux âmes bien nées,la valeur n’attend pas le nombre des apnées ».

    Mais quand même.

  123. Josip Gavrilovic 12 janvier 2026 à 9h16

    2. Duo ? La scène qui se déroule dans le train de nuit Paris-Marseille n’est-elle pas un trio ? Oui mais non.

    Voilà.

    Le critique ayatollesque en arrive à corriger l’auteur; L’auteur insiste : »trio » , »trio » « souis qui n’a qu’un trou… » « Des combinaisons que l’on ne peut essayer qu’en trio. »

    Rien n’y fait. L’ayatollah Crapulomény a décidé que c’était un duo.

    Ce sera donc un duo.

    Pour en arriver à ce genre d’énormité et même (osons le mot) de connerie, il faut gommer .

    Crapulovic gomme.

     » Le personnage féminin n’a pas la moindre importance. « 

    • La meilleure réponse au post ci-dessus de Lormier 23h10 est de rappeler l’ensemble de ma démonstration que le trio est un trompe-l’oeil qui cache un vrai duo.
      De cette démonstration, Lormier ne dit rien. Évidemment.
      Le maestro de Lormier, lui, n’a rien trouvé à redire à cette démonstration.
      Le commentariat jugera.
      ——————————–
      2. Duo ? La scène qui se déroue dans le train de nuit Paris-Marseille n’est-elle pas un trio ? Oui mais non.
      – Le personnage féminin n’a pas la moindre importance. D’ailleurs elle n’a pas de nom, et l’eut-elle dit qu’il a été oublié illico : (« Si elle nous a dit son prénom, au cœur de l’action, nous ne l’avons retenu ni l’un ni l’autre. »)
      – Cette jeune femme n’est qu’un pré-texte. Le texte, le vrai, c’est Rispail et Brighelli qui se l’écrivent, comme ils s’écrivaient en hypokhâgne les récits de leurs aventures comparées avec les mêmes conquêtes.
      La relation Rispail-Brighelli, telle qu’elle apparaît dans ce que Brighelli en dit, est bel et bien au centre de l’affaire. Car il est bien connu que dans l’amour physique le trio 2 hommes + 1 femme n’est qu’un déguisement du duo homosexuel ou en tout cas homo-érotique. (Voir à ce sujet les travaux – controversés – de Philippe Arino). – Le trio fonctionne comme un alibi pour masquer l’attirance homo-érotique des deux hommes, la femme jouant en quelque sorte un simple rôle d’intermédiaire, de « go-between » dont la fonction est de mettre en contact physique les deux protagonistes masculins. Le texte de Brighelli sème (poly-sème?) – consciemment ou inconsciemment, peu importe – quelques indices de cette relation particulière : « Nous avons partagé naturellement la même chambre (…) à Saint-Cloud. Et nous y avons fait pis que pendre, but that’s another story. » Le double-entendre de ces deux phrases pourrait-il passer pour un « coming-out »….?
      – Dans la chronique brighellienne, « la-femme-sans-nom-ou-dont-le-nom-n’a-aucune- importance » est un simple instrument, le clavier où nos deux lascars jouent chacun une partition qui vient en contrepoint de la partition de l’autre, pour à l’arrivée composer une….fugue. (cf. le poème « Laeti et Errabundi », Verlaine racontant sa fugue avec Rimbaud). A travers le texte que nous propose Brighelli, ce trio est, symboliquement, un duo homo-érotique.

      • Allons, je vais vous aider. Jean-Luc Rispail, largement bisexuel, est mort du Sida début 1993.
        J’en induis que cette scène ferroviaire est une métaphore d’une mort annoncée. Eros / Thanatos, etc.

        • Jean-Paul Brighelli
          18 janvier 2026 à 6h36
          Allons, je vais vous aider. Jean-Luc Rispail, largement bisexuel, est mort du Sida début 1993.
          J’en induis que cette scène ferroviaire est une métaphore d’une mort annoncée. Eros / Thanatos, etc.
          ————————–
          Brighelli utilise ici l’ironie. Fort bien.
          Mais l’ironie est une pirouette, et une pirouette n’est pas une démonstration.
          Dans mon commentaire complet sur le texte « amours ferroviaires », je démontre. Avec un faisceau concordant d’indices:
          – la similitude étonnante avec une scène du film de Blier Les Valseuses,
          – la relation homo-érotique Dewaere/Depardieu explicitement admise pas ce dernier, éclairant d’une lumière aveuglante la scène du film,
          – les travaux de Philippe Arino sur le trio/duo,
          – le fait que le nom de la femme du train ait été oublié, et plus encore le fait que le narrateur brighellien éprouve le besoin de mentionner explicitement cet oubli.
          Ça commence à faire beaucoup.
          Ça commence à faire « tellement beaucoup » qu’il y aurait lieu de penser, comme en droit, qu’un ensemble d’indices concordants vaut preuve…

          L’ironie de Brighelli serait-elle le signe qu’il est un peu embarrassé par ce que son texte révèle à son corps défendant ? Une pirouette pour ne pas voir son écriture mettant à jour une part de son inconscient ? Disant cela je ne démontre rien. J’avance une hypothèse.

          • Pour qu’il s’autorise l’ironie, faut-il encore qu’il en soit conscient : il ne l’est pas.

          •  » – le fait que le nom de la femme du train ait été oublié, et plus encore le fait que le narrateur brighellien éprouve le besoin de mentionner explicitement cet oubli. »

            On peut y voir beaucoup plus simplement une attitude  » machiste » courante ( ou peut être datée) la voyageuse n’est qu’un objet sexuel , son identité importe assez peu aux deux garçons: ceux- ci prennent leur plaisir et se contentent d’avoir pour elle une vague sympathie minimale ( style : on t’a rendu service, on t’a appris des choses) qui n’implique aucun intérêt réel pour ce qu’elle est.

        • Jean-Paul Brighelli
          18 janvier 2026 à 14h07
          Les Valseuses est un film postérieur de deux ans à cette aventure.
          —————————
          Oui, mais le récit que vous en faites est très largement postérieur au film de Bertrand Blier.
          Et je ne m’intéresse pas vraiment à l’aventure elle-même. Ce qui m’intéresse c’est le récit que vous en faites…et ce que ce récit dit de plus que l’histoire qu’il raconte.

          • J’ai dans l’idée que ce genre de situation était d’époque…
            Qu’est-ce qu’on a pu baiser dans les années 70…

  124. Un Lointain Lecteur 17 janvier 2026 à 6h45
    Josip Gavrilovic 16 janvier 2026 à 21h36

    Le serbo-croate a eu un bon point de la part du Maestro! Pour 10 bons points il aura une image, Lormier la choisira explicite ou commerciale, c’est selon…
    =========================================================

    explicite,sûrement pas.

    Lormier n’est pas comme ça. Il connaît l’aversion qu’a Crapulovic pour les contenus explicites.

    Lormier ne veut en aucun cas faire du mal à son prochain.

    Montrer à Crapulomény une image explicite,ce serait comme tendre une croix à un vampire.

  125. Réponse à ECHO 12h17 :

    Eh bien voyez-vous, vos remarques ci-dessus synthétisent à merveille ce qui nous différencie.
    Vous dites : « son identité importe assez peu aux deux garçons ». Vous parlez ici de la vraie vie, de la scène vécue.
    Je dis, moi : transformer ce vécu en écriture, c’est immédiatement et ipso facto lui donner un statut qui dépasse le trivial, et qui lui donne une importance bien supérieure à celle qu’elle pouvait avoir dans la vraie vie.
    En d’autres termes – peut-être un peu expéditifs et exagérés : vous vous concentrez sur le vécu, alors que je me concentre sur l’écriture.

  126.  » alors que je me concentre sur l’écriture. »

    L’écriture vous permet donc de faire une hypothèse ( homosexualité refoulée du narrateur) hypothèse dont vous paraissez admettre qu’elle pourrait n’avoir aucun fondement ( hum …) dans la realite.

    C’est en effet ce qui m’éloigne de certaines formes de critique litteraire ( ou d’analyse pour être clair) qui bâtissent des hypothèses à partir de lectures toujours discutables, par amour de la construction intellectuelle, aussi artificielle soit elle.
    Mais vous allez me répondre que l’écriture révèle le moi réel du narrateur et a ainsi raison sur le simple énoncé des faits ou le vécu conscient du narrateur.

  127. « l’écriture » : combien de temps résistera-t-elle encore, cette langue française ?

    Quand on constate, chaque jour, (l’écriture inclusive brouille encore un peu plus le message…)

    que la majorité des gens – sans compter les centaines d’expressions, restes de siècles d’Histoire et d’histoires,
    disparues, effacées –

    ne savent plus écrire… et donc lire ; lire et donc écrire.

    Au point que certains enseignants qui osent encore s’exprimer disent ne rien plus comprendre aux copies qu’ils sont supposés corriger.

    Jusqu’où va-t-on encore descendre ?!

  128. ECHO : « lectures toujours discutables, par amour de la construction intellectuelle, aussi artificielle soit elle. »
    ———————-
    1. Lectures toujours discutables ? Certes oui. C’est même tout l’intérêt de ce genre de discussion un peu pointue.
    Il n’y a que Lormier pour voir en moi un ayatollah de le sémiologie. Alors que je suis l’esprit d’ouverture incarné !
    2. Construction intellectuelle artificielle ? Arificielle ? Certes non. Aucune artificialité dans ce que j’avance. Au contraire, une série d’indices textuels. Clairement répertoriés. Les écrits sont là, et pour qui sait les entendre, ils parlent.

    Dans les sixties, Roger Planchon a proposé une mise en scène de Tartuffe où Orgon ressentait une attirance homosexuelle pour Tartuffe. Il n’a pas artificiellement construit cette interprétation. Il a, tout simplement, LU, ce qui s’appelle LU, le texte de Molière. Tout est dans le texte de Molière, et d’une façon très explicite, au-delà même de l’explication au second degré.
    A ma modeste échelle, je pratique l’approche Planchonienne, elle-même queue de comète de l’approche Barthésienne : je LIS les textes pour ce qu’ils sont.

    • « LU », « LU », « LIS »

      « Tout est dans le texte de Molière, et d’une façon très explicite, au-delà même de l’explication au second degré » :
      vous n’êtes pas le premier à le dire … le rappeler n’est certes pas inutile.

      A propos de rappeler, j’ai souvenir – début seventies, et non pas « sixties » – d’une copine (devenue par la suite prof agrégée de Lettres) –
      qui avait fait son mémoire de maîtrise sur… R. Planchon.

      « A ma modeste échelle » : allons bon ! Vous n’êtes quand même pas la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf ?
      C’est qu’en vérité vous tenez vraiment à y être inscrit à ce tableau d’honneur !

      • WTH :  » « A ma modeste échelle » : allons bon !  »

        Je sais que j’agace peut-être, mais accordez-moi que j’ai toujours eu une claire conscience de mes limites : je ne prétends pas être R. Planchon, et je ne serai jamais R. Barthes.
        Hélas.

  129.  » Arificielle ? Certes non. Aucune artificialité dans ce que j’avance. Au contraire, une série d’indices textuels.  »
     » je LIS les textes pour ce qu’ils sont… »

    Certes mais pouvez vous assurer que la lecture d’un texte est univoque ? Non. Et vos indices, comme ceux d’un enquêteur sur une fausse piste dans un roman policier traditionnel , sont sélectionnés pour aller dans ke sens que vous ( et pas d’autres enquêteurs ) privilégiez.
    Il me semble d’ailleurs que des critiques- analystes réputés ont proposé une lecture selon laquelle Orgon considere Tartuffe comme son fils – alors pour réconcilier tout le monde, faut il parler d’Orgon, père et père incestueux ?

  130. Ou plus exactement selon ces critiques, Tartuffe est au sens freudien, le fils d’Orgon dans la mesure où il cherche a supplanter Orgon ( son  » pere ») auprès de sa  » mere  » ( Elmire) – de sorte que toute rivalité amoureuse est renvoyée au modèle freudien !

    • Eh bien figurez-vous que cette façon de lire la pièce de Molière m’intéresse au plus haut point. Auriez-vous des références à me communiquer ?

  131. Je suis bien incapable de prendre parti dans votre querelle.

    Je ne sais qu’une chose, chez un libraire de confiance, il en existe encore quelques-uns, la première question que je pose lorsqu’un livre en main me tente est : « Est-ce écrit en français ? ».
    Si un sourire complice illumine le regard du vendeur, je sais que je peux prendre en considération la réponse.

    • @Zorglub
      Pour moi, il ne s’agit pas d’une querelle, mais de la mise en lumière de conceptions en partie divergentes de ce que sont la littérature, la lecture, la façon dont on lit, la façon dont on perçoit ce que la littérature nous dit, l’analyse plus ou moins immédiate et plus ou moins inconsciente de la langue qu’elle nous parle.
      Sujets vieux comme le monde ! Sujets sur lesquels s’exprimait déjà un certain Aristote…
      En tout cas, sujets toujours brûlants et générateurs de polémiques, ce qui montre bien que ces sujets touchent des points sensibles.
      A part ça, il semble bien que votre libraire de confiance mérite votre confiance…

  132. Josip Gavrilovic 18 janvier 2026 à 18h06
    Eh bien figurez-vous que cette façon de lire la pièce de Molière m’intéresse au plus haut point. Auriez-vous des références à me communiquer ?

    Il s’agit de la lecture de Ch. Mauron.

    Je n’ai malheureusement pas de source de première main mais une source secondaire très critique pour ce genre d’études, R. Pommier, un critique universitaire  » traditionnel », probablement décédé aujourd’hui.
    Voici ( qui vise aussi Planchon):

    https://renepommierfreefr.com/Tartuffe04.htm

    • Pour l’avoir vu (en 1977, au Théâtre de la Porte Saint-Martin, avec Guy Tréjean dans le rôle d’Orgon), je peux vous dire que le Tartuffe de Planchon était une merveille.

      • Je l’ai vu aussi, mais avec Georges Géret dans le rôle d’Orgon et bien sûr Planchon lui-même en Tartuffe.
        La mise en scène de Planchon était effectivement éblouissante d’intelligence, mais en amont de cette mise en scène, quel putain de bordel de texte, nom de Dieu, quel texte !
        J’aurais aimé voir l’interprétation d’Ariane Mnouchkine qui fait de Tartuffe un salafiste en mission. Cette pièce a été écrite par un génie, un vrai de vrai !

        • Vu aussi. Et la version la plus brillante fut donnée par Brigitte Jacques au château de Grignan, il y a quelques années.
          Quant à savoir qui a écrit Tartuffe… Vous connaissez sans doute l’hypothèse de Pierre Louÿs sur Molière et Corneille…
          Faute de manuscrits, nous ne saurons jamais.

          • JPB : « Vous connaissez sans doute l’hypothèse de Pierre Louÿs sur Molière et Corneille…
            Faute de manuscrits, nous ne saurons jamais. »
            ——————————-
            L’hypothèse de Pierre Louÿs reprise ensuite par des statisticiens est a la fois séduisante et contestable. La stylistique n’est pas une science exacte : si l’on pense reconnaître l’écriture de Corneille dans Tartuffe, on peut aussi imaginer un auteur, qui serait Molière, et qui serait très fortement influencé par Corneille au point de reproduire certains de ses effets de style et autres « tics d’écriture »….

            Sacha Guitry, à propos de la même interrogation autour de Shakespeare, mettait fin à la polémique en disant ceci : « Il est tout à fait exact que ce n’est pas William Shakespeare qui a écrit ses pièces. Elles ont été écrites par un autre dramaturge, qui s’appelait lui aussi William Shakespeare ».
            Guitry ajoutait que ces polémiques étaient liées au fait qu’il paraissait inconcevable à certains que de « vulgaires acteurs » comme Shakespeare et Poquelin soient capables d’écrire des chefs-d’oeuvre…

          • En fait, Molière aurait servi de prête-nom à Corneille pour continuer à écrire des comédies — sa première vocation —, maintenant qu’il était prisonnier de son personnage de tragédien.
            Il se trouve que ça me fascine, ces histoires de double plume — je suis en train d’écrire une fiction à propos de Zola.

  133. « Querelle », « sujet brûlant », « polémiques » « critiques très virulentes »… :
    Macron va demander « l’activation de l’instrument anti-coercition ».
    Rassurez-vous : Bd n’est aucunement concerné !

  134. Pour changer un peu de registre:
    Giorgia Meloni est allée au Japon et comme il se doit a rencontré la Première ministre.
    Elle se croit obligée de faire part de son amitié et de sa  » sintonia » avec celle-ci.
    Mais ce qui est rare c’est la représentation des deux personnages en style Manga qui double la photo de leur rencontre. Une idée qui va peut être faire des émules? Les hommes ( et femmes ) politiques étaient jusqu’à maintenant caricaturés, ils – elles- vont peut être adopter des représentations plus gratifiantes pour leur communication., à l’usage de Tik Tok ou Instagram.

    http://youtube.com/post/Ugkx26lcoNLBeyr1IY6T0-HWO_rDr8KriaHB?si=8v6oTrUbJ6XTjK71

  135. mais accordez-moi que j’ai toujours eu une claire conscience de mes limites

    Drôle de parcours que celui de l’oustachiant dans ce blog. Finalement bilan assez pauvre, alors que ça promettait.
    Quoique à y bien regarder ça promettait pas grand chose.

  136. une fille avec un blouson de fausse fourrure orange est infourrable.
    foutez la paix aux animaux, même en peluche !

  137. Very happy JG (8h40) ! JPB lui a répondu.

    Il se voit donc maintenant au pied de l’estrade à récompenses
    – et non au pied des marches montant à l’échafaud, lequel n’est malheureusement plus de saison, alors que la file d’attente se fait chaque jour plus longue.

    Revenons à notre sujet, JG.
    Et donc, du tac au tac, nous passons des on-dit de Louÿs à ceux de Guitry, dont nous connaissions la formule à propos d’un certain Shakespeare.

    Il fait donc chou blanc, du moins en ce qui me concerne. Mais grande seigneur-esse, toutefois bien loin du Maestro, je lui pardonne.

    Formules (Louÿs et Guitry) peut-être inconnues de certains lecteurs – certains : masculin englobant le féminin – entendu que sur BdÂ, il faut, bien plus qu’ânonner (!), savoir lire.

    • WTH
      19 janvier 2026 à 12h10
      Very happy JG (8h40) ! JPB lui a répondu.
      Il se voit donc maintenant au pied de l’estrade à récompenses
      ——————————-
      Curieuses remarques que celles de WTH ci-dessus…
      – « Very happy JG »… Penserait-elle que mon bonheur dépend d’une réponse généreusement accordée – ou pas – à votre humble serviteur par son maestro ?
      – « Estrade à récompenses »…Penserait-elle que je suis engagé dans une sorte de « cursus honorum » sans fin ? Non merci. Mon « cursus honorum » est achevé depuis déjà quelque temps, j’en suis très satisfait, je n’aspire à rien de plus, ni à rien de mieux ! (if any.)
      L’image que WTH a de moi est vraiment des plus bizarres…

  138. Feinte pointe de jalousie du lfdh (5h et des poussières),
    tandis que, sans vergogne, il ose reprendre l’une des expressions préférées de Dugong « foutez la paix aux animaux » !

    • (JPR : j’avais oublié le titre choisi par les Z’européens – à la mode ricaine – pour l’opé’ Groenland : « Artic Endurance » – 😅)

  139. Corneille- Moliere
    Les dernières études stylistiques paraissent aller dans le sens de l’attribution traditionnelle.

    https://lejournal.cnrs.fr/articles/moliere-est-bien-lauteur-de-ses-pieces

    Un souvenir de lecture : vers 1700, Louis XIV se promenait dans les allées de Versailles avec Boileau .
    – Dites- moi Boileau, d’après vous, de qui dira-t-on qu’il a été le plus grand écrivain de mon époque ?
    – Sire, sans hésiter, Moliere .
    – On me l’avait déjà dit, mais je ne l’avais pas cru.

  140. Josip Gavrilovic 17 janvier 2026 à 23h25
    l’ensemble de ma démonstration que le trio est un trompe-l’oeil qui cache un vrai duo.

    Le maestro de Lormier, lui, n’a rien trouvé à redire à cette démonstration.
    =========================================================

    Eh bien Lormier s’incline.

    Il arrive parfois qu’un auteur découvre le sens véritable d’un texte qu’il a produit,grâce à la perspicacité d’un critique.

    Comme ce récit est en quelque sorte un fragment d’auto-analyse,la révélation va encore plus loin.

    Ce désir latent qu’i éprouvait pour JL R,qu’il n’avait jamais voulu voir, qu’il avait toujours refoulé, voici que maintenant,grâce aux lumières de l’ayatollah Gavrilomény, il peut le laisser s’exprimer.

    Et comme « la vraie vie c’est la littérature », peut-être aurons-nous droit à une troisième version.

    Cette fois par exemple,les deux larrons trouveront un compartiment vide et pourront s’allonger de tout leur long sur les banquettes,pour dormir (leur projet initial).

    Mais,le sommeil ne venant pas,les pensées impures naissant de l’inconfort crural, ce projet initial se verra modifié, exactement comme chez Michel Butor.

    Le Maestro ouvre sa braguette pour mieux se gratter les couilles (à l’étroit dans ce jeans fait pour de petits couillons ) et découvre une érection monumentale qu’il ne peut manquer de rapporter à la présence de JLR.

    etc.

  141. Lorque il était en khâgne, à Marseille, les parents du Maetro,qui habitaient Marseille,jugèrent utile ou m^me nécessaire de lui payer une chambre.

    Comme ils ne roulaient pas sur l’or, ce n’était pas un mince sacrifice.

    Quelle utilité pratique ?

    Se rapprocher de Thiers ? Marseille n’est pas si grande.

    Il y avait une autre raison.

    Ce qui est sûr, c’est que cette chambre indépendante faciltait le stupre.

    « Nous nous étions rencontrés en hypokhâgne, nous avions échangé cinq ou six fois les mêmes conquêtes dérisoires : nous avions pris l’habitude de nous raconter nos soirées et nos nuits pendant les cours, sur des feuilles à peine pliées en deux que nous nous faisions passer à travers les rangs pendant que le prof ânonnait des considérations sur Tacite ou Bernanos. Bien sûr, le jeu consistait à laisser qui voulait prendre connaissance au passage, de nos narrations circonstanciées, où il n’était jamais bien difficile de reconnaître la proie dont il était question, entre les mains de qui parfois passait le message.  »

    Quel genre de filles accepte ça ?

    Irène Théry (pour qui le Maestro semble avoir eu du sentiment) elle en pensait quoi ?

    Passait-elle de l’un à l’autre ?

    L’époque, l’époque…elle a bon dos ,l’époque.

    • Mes parents n’avaioent pas le smoyens d eme payer une chambre. J’utilisais celle de ma copine de l’époque, I***N*** (de son nom de jeune fille).

  142. ECHO 18 janvier 2026 à 14h44

    « vos indices, comme ceux d’un enquêteur sur une fausse piste dans un roman policier traditionnel , sont sélectionnés pour aller dans ke sens que vous ( et pas d’autres enquêteurs ) privilégiez. »

    Voilà.

  143. Les féministes,luttant contre l’objectification des femmes, aiment citre Kant:

    « aussitôt qu’une personne devient un objet d’appétit pour autrui, tous les liens moraux se dissolvent, et la personne ainsi considérée n’est plus qu’une chose dont on use et se sert »
    (Leçons d’Ethique)es khagnales du

    En quoi les conquêtes khagnales du Maestro et de son acolyte étaient-elles « dérisoires »?

    « Nous nous étions rencontrés en hypokhâgne, nous avions échangé cinq ou six fois les mêmes conquêtes dérisoires … »

  144. ECHO 18 janvier 2026 à 14h44

    vos indices, comme ceux d’un enquêteur sur une fausse piste dans un roman policier traditionnel , sont sélectionnés pour aller dans ke sens que vous ( et pas d’autres enquêteurs ) privilégiez.

    Et encore, faut voir quels « indices » !

    Il est, paraît-il « essentiel » de voir la « trace » de Butor (La Modification) dans le récit du Maestro.

    Sur quoi s’appuie Crpulovic pour faire le rapprochement ?

    Josip Gavrilovic 12 janvier 2026 à 9h16
    – Butor a organisé son roman (roman écrit à la deuxième personne…) en trois parties. Le passage d’une partie à l’autre est marqué à chaque fois par le fait que le narrateur sort du compartiment puis y rentre. Or que nous raconte Brighelli ? : »Je me souviens être sorti dans le couloir pour fumer une cigarette (…) Quand je suis rentré dans le compartiment, JL roulait une pelle de compétition à la fille.(…) Et je l’ai embrassée à mon tour. »C’est une transition, un passage de relais.

    Les lecteurs de Butor (et du billet) ont ,je l’ai dit sauté de leur chaise en lisant la magistrale analyse de Crapulovic! Ils exultaient :mais oui, bien sûr,c’est du Butor!.

    Ils ont certainment trouvé d’autres indices.

    Parce que l’indice crapulovicien, non mais franchement, quelle connerie!

    Et il le sait;il se foit de notre gueule et si d’aventure quelqu’un prenait ces balivernes au sériux, qu’est-ce qu’il se poilerait !

    Le Maestro est sorti du compartement pour fumer une clope.
    Il est sorit UNE fois.

    S’il était allé pisser, ç’aurait aussi été une transition ?

    • Les remarques de Lormier sur la relation que j’établis entre le roman de Butor et le texte de Brighelli, j’y répondrai – peut-être – quand Lormier aura lu « La Modification ». C’est un préalable incontournable, dont Lormier se dispense avec une désinvolture qui le conduit à pédaler dans un vide argumentatif sidéral.

      A défaut, il peut toujours rester accoudé au comptoir de son Café du Commerce et demander au barman de lui remettre un petit blanc sec.

  145. Lorque il était en khâgne, à Marseille, les parents du Maestro,qui habitaient Marseille,jugèrent utile ou même nécessaire de lui payer une chambre.

    C’était lui donner le moyen de s’émanciper,d’acquérir de l’autonomie.

    Il ne devait poas y avoir de machine à lavar dans cette piaule. (pas la place et d’ailleurs, à quoi bon ? Le khâgneux n’avait pas de temps à perdre.)

    On peut donc supposer que le linge était lavé par maman,qui n’habitait pas loin.

    Et ça continua après l’intégration.

    Je trouve remarquable le contraste entre l’empotisme du cloutard et sa virtuosité plumardesque.

    Signe plus marquant encore d’empotisme:il n’apprit jamais à conduire.

    Rappelons nous le commentaire de la véto drômpoise qui sauva le chien du Maestro:

    Oui, sa grosse bite m’eût plu mais je ne peux pas coucher avec un mec qui n’a pas le permis de conduire.

    C’est rédhibitoire.

    Et voilà:un coup qui lui est passé sous le nez.

  146. Le Maestro ouvre sa braguette pour mieux se gratter les couilles (à l’étroit dans ce jeans fait pour de petits couillons )

    Josip Gavrilovic porte des jeans taille basse. Il y est parfaitement à l’aise.

  147. Dans la série pas drôle du tout, il est clair – ci-dessus – que ni Dugong ni Lormier ne pourraient avoir accès au tableau d’honneur de Bd !

  148. Europe News (suite) –

    Paraît que ça ne va pas très bien en Finlande, depuis, entre autres… la fermeture des frontières avec la Russie (fin d’échanges commerciaux).

    Des nouvelles de l’ex Première Sinistre, Sana Marin qui (wiki) « le 7 septembre 2023 a demandé à être démise de son mandat de députée car elle a été nommée conseillère stratégique au Tony Blair Institute for Global Change ».

  149. https://www.lefigaro.fr/vie-professionnelle/ils-ne-savent-meme-pas-utiliser-excel-dans-les-entreprises-la-deception-numerique-autour-des-digital-natives-20260120

    Extraits :

    « Présentés comme la génération de tous les miracles, les digital natives sont souvent loin d’être à la hauteur des promesses en termes de compétences numériques.

    Passer la publicité
    Ils étaient censés être la génération ultime pour la tech. Biberonnés à Internet, élevés aux écrans tactiles, les digital natives sont arrivés sur le marché du travail accompagnés de folles promesses. Celle d’une génération, née à partir des années 1990, qui aurait une totale maîtrise du web, des algorithmes et de tout ce qui touche au numérique. Mais les mythes résistent souvent mal à l’épreuve des faits, et des vifs espoirs que portaient les «digital natives», il ne reste parfois qu’une amère déception pour les employeurs. »

    « «Ce n’est pas parce que vous scrollez beaucoup sur votre téléphone que vous savez coder un site »
    « On a confondu habilité d’usage et compétence numérique en croyant que les digital natives avaient des capacités innées. Mais ce n’est pas parce que vous scrollez beaucoup sur votre téléphone que vous savez coder un site, résume Axelle Desaint, coordinatrice du programme Internet sans crainte. Une surestimation de leur niveau qui a au contraire encore plus fragilisé les digital natives. On a délaissé les formations et les cours de numérique pour cette génération, pensant qu’ils n’en avaient pas besoin ». »

    « À force d’être présentés comme la génération de tous les miracles, certains jeunes ont fini par le croire. « Certains arrivent au travail très confiants, avant de voir qu’ils ne maîtrisent pas grand-chose », raconte Axelle Desaint. « J’ai vite déchanté devant l’ampleur des tâches qu’on me demandait, se souvient Safia, community manager de 27 ans. Créer du contenu et comprendre la ligne éditoriale, je maîtrise. En revanche, évaluer les métriques, en faire des tableaux ou même comprendre l’algorithme Insta… ». À ce titre, la baisse du niveau en mathématiques, constatée depuis de nombreuses années « a aussi pour conséquence ce mauvais traitement du numérique », estime Charlène, RH spécialisé dans le domaine informatique.

    Pour les digital natives eux-mêmes, la réputation peut se transformer en fardeau. « Au début, c’est un rôle flatteur. On est vu comme le petit Mozart de la tech, et il suffit de savoir transformer un document en PDF pour être encensé », sourit Charlie, 26 ans. Mais le désenchantement arrive vite… « Ensuite, on te demande des choses impossibles ou beaucoup trop dures. Et le tout, sans aide ». »

    • Que les employeurs aient été aussi naïfs est révélateur de leur propre niveau. Dans les municipalités par exemple, les sites internet sont souvent des plus incohérents ( par exemple pour payer son abonnement stationnement on clique sur un onglet qui renvoie a un autre qui renvoie au premier et il faut 15 minutes pour faire ce qui devrait être fait en 15 secondes.
      Réponse de l’informaticien maison: vous ne savez pas utiliser le site…
      Remarque de l’utilisateur : le concepteur n’a aucune compétence pour pour concevoir un site d’accès facile. Mais il faut faire avec.

      • « Que les employeurs aient été aussi naïfs est révélateur de leur propre niveau. »
        L’incompétence ne date pas d’hier, mais c’est pire, de père en fils (masculin, JG, qui n’englobe évidemment pas le féminin !)

  150. Josip Gavrilovic 20 janvier 2026 à 13h43
    Les remarques de Lormier sur la relation que j’établis entre le roman de Butor et le texte de Brighelli, j’y répondrai – peut-être – quand Lormier aura lu « La Modification ». C’est un préalable incontournable…
    =========================================================
    préemption

    Les lecteurs de Butor (et du billet) ont ,je l’ai dit sauté de leur chaise en lisant la magistrale analyse de Crapulovic! Ils exultaient :mais oui, bien sûr,c’est du Butor!.

    Ils ont certainment trouvé d’autres indices.

    Parce que l’indice crapulovicien, non mais franchement, quelle connerie!

  151. Josip Gavrilovic 20 janvier 2026 à 13h53
    I never imagined you could sink so low.

    Mais enfin, c’est métaphorique (en quelque sorte).

  152. « digital natives »

    Dans les lycées, la tâche d’enseigner l’informatique et l’algorithmique est confiée aux professeurs de mathématiques.

    Il aurait suffi d’en interroger quelques uns pour se faire une idée à peu près juste du niveau des « digital natives. »

  153. Jean-Paul Brighelli 20 janvier 2026 à 14h41
    Lisez le roman de Butor, qui a fait date.

    J’ai déjà dit à Crapulovic (autant pisser dans un violon…) que les lecteurs de ce roman auront fait le rapprochement avec votre texte,en se fondant sur d’autres « indices » que ceux fournis par votre exégète,iesquels sont complètement cons.

  154. « élevés aux écrans tactiles »

    Un « digital native » c’est quelqu’un qui sait se servir de ses doigts pour toucher un écran.

  155. Irène Théry:

    « dès le premier jour de l’affaire Weinstein, j’ai écrit « Moi aussi » sur ma page Facebook. Je pensais alors que mon statut de sociologue me commandait de me borner à ces deux mots et un âge, 8 ans. Mais plus tard, on m’a demandé, en direct à la radio, ce qui m’était arrivé. Et là, j’ai fait l’expérience de la difficulté de raconter une agression sexuelle qu’on a subie. Pourtant, je ne risquais pas que mon récit soit immédiatement disqualifié. J’ai été agressée par un inconnu : personne ne prétendra, « parole contre parole », que j’étais consentante. J’étais petite, donc il n’y aura pas l’équivalent du « elle l’a bien cherché » qui frappe les femmes adultes.  »

    https://www.philomag.com/articles/irene-thery-il-y-aussi-une-histoire-feminine-de-metoo

  156. L’époque, l’épouqe,elle a bon don l’époqiue
    .

    Que nous dit Irène Théry de l’épouqe ? Comment,en 1970 se comportaient les filles de dix-huit ans ?

    Irène Théry:

    « Ma génération a beaucoup fait pour l’égalité des sexes. Mais il faut le reconnaître, nous avons accepté comme une sorte de fatalité la dissymétrie entre sexualité masculine et sexualité féminine : « il propose, elle dispose », « il importune, elle se défend ». Ma génération voulait participer d’une idée de la sexualité plus libre, mais si une fille se trouvait en situation de céder sans consentir, en général, elle s’en prenait à elle-même : « Je n’aurais pas dû monter chez lui », et on se sentait honteuses de s’être mises dans le pétrin… Les jeunes générations féministes ne considèrent plus qu’il y ait une quelconque fatalité à ces « passages à la casserole », comme on disait, et encore moins que les femmes seraient responsables d’avoir été victimes !

    https://www.philomag.com/articles/irene-thery-il-y-aussi-une-histoire-feminine-de-metoo

  157. J’ai mis un commentaire sur ce post,
    « en attente de moderation »,
    s’il n’est jamais publié,
    C’est de la censure,
    PORNO –
    Fascite
    !
    Dont vous etes complice!

    PS: vu que … voici le message, en passe d’etre censuré!

    DIEU = MERCI, ma chère Adeline, la (= que) Je Fouine!
    Avec ma que= queue, En reférence à la Trique de Johnny,
    répetant 49 fois : QUE JE T’AIME! J’affirme ui! cette page…
    SOUS FORME DE CHARADE = 3 qustions enigmatiques!

    1) …est le plus bel homage qu’on puisse faire au Maitre…
    Incontesté! Yous les rapports Press/Littéraires, étant
    FORMELs : BOURREAU,de la Mythique Dolorosa Soror!
    DOnt la réalité =son INTERCONEXION au LIEN,
    de l’autre MYTHO qui t’ANIME : Vanesa Duriès
    explique le MYTH-OH (ref à une autre de tes Vids!)
    De la Scene Parisienne qui a fait fantasmer
    Pendant 30~40 ans tout le gratin parisien =
    ds l’emission TOUT LE MONDE EN PARLE!
    Innit?

    2) Connais tu en france Steve & Rose?
    leur résau, – connecté au 21 Hold Up?
    a l’ecole des Arts Sadiens! car…

    3) Grace à lui, on a une prof de cette école,
    qui se fait mousser par l’une des 2 productice
    de SEXTOTO*, l’autre, ayant bossé avec Thierry…

    (h)ARD-Y-SON! attention les Dégas = Dugas,
    Tout pointete vers in Point, de croisement,
    entre deux Pontes de l’Education Nationale,
    dont il est aisé de les prouver FRANC, MACO
    NIQUE Ta Mère, Tous deux suspicieusement reliés,
    (par GRACE DIVINE?!?) à « l’Ombre du Maitre »!

    A bon entendeur, salut!

    Signé: un GIMP d’une Dominatirce En glaise
    (Anglaise!) d’Oxford, de moi, Scientifique,
    formé au CEA France, appelez moi :

    Dorian Gray! (voir lien)
    en Material Quantique,
    devenu Mythe après
    https://gemmamoss.bandcamp.com/track/mr-gray

    passage, Au Paul Sherer Institute CH!
    dans le canton D’Argau, Comme toi :
    En Suisse baisée par des relents,
    DE NAZISME : Globalisé,
    Par vos fatasme de
    trou du CUL, ma
    Réponse =
    LOL!

    PS : une copie d’ecran du début de ce PS est prise
    avant envoi pour prevenir toute censure de ce message,
    aussi sauvé en format « .txt » car « tout ça » m’a fait subir l’EN
    (educ nat franciase, sur d’autre sujet de Moralité
    XONNEXE = l’affichage de la Pornographie par L’iconique
    CHARLIE HEDBO : ce msg, les encule, bien plus
    Profond que toute vos insertions anales debilles,
    ——-
    (fin de la partie du PS, visible en copie d’ecran)
    et les Morts de CRANS-MONTANA seront surement,
    Plus d’accord avec moi, sur ce point, là : PERIOD!
    JUST GOOGLE : « suisse contre charlie » = Cunt,
    (terminant pas avec une isulte contre toi :
    t’as pas interet à me censurer Ma Belle!)

  158. POUR TERMINER :
    CONTENT que les commentaires ici bas,
    Sur cotre site, ne soient pas Modérés,
    Par défaut, comme sur le site, de votre
    Amie Suisse, & son INTERCONEXION
    au Sage Maitre de Rien, à la FIn !
    Car mon commentaire n’est que
    Le Sentiment/Vision du MESS = I.E!

  159. COLUMBO = POUR TERMINER (v2)
    A Vous de nous NOMMENR qui est le ponte
    FRANC MACONIDUE, D’INTERCONNEXION!
    Qu’an autre trasfuge, de la Famillia,
    a tenté toute sa vie de contrer/reveler!
    SOn Esprit mort le 12 Mars 2015,
    SYCHORNIQUEMEMENT relié à ma MORT,
    SCIENTIFIQUE : j’ai nomé, Stephane,
    de Rose Nay! Censuré par la Clique Charlie,
    pour tenter de publier un « Charpie Hebdo »
    peut après leur attentats en Jan 2015!
    J’AFFIRME ICI, le MEC, s’est fait HARA KIRI!
    Pour TOUS (vous, y compris) POURRIS!

    BASTA petite clique de Sadique = fm
    (et c’est pas de la radio, si vuos m’avez
    bien COmpirs!) de merde, Franc, Ma…

    etc..

  160. Scène finale de North by Northwest (La Mort aux Trousses) de Hitchcock, dans un train : les personnages joués par Cary Grant et Eva Marie-Saint sont dans leur compartiment de wagon-lits.
    La toute dernière séquence du film montre leur train entrant dans un tunnel.
    Difficile voire impossible de ne pas y voir l’indice d’une allusion légèrement (oh, si peu…) sexuelle.

    Lormier :  » Mais cet indice est complètement con ! Il se trouve qu’à l’endroit où Hitchcock avait placé ses caméras, il y avait un tunnel, voilà tout ! Il aurait tout aussi bien pu filmer la voie ferrée au dessus d’un pont ou en bordure d’une route ! Ah la la, ces intellectuels à la mords-moi le noeud qui voient des indices partout…Allez, garçon, remettez-nous donc un petit blanc sec ! « 

    • Comparaison est-elle raison?
      Les indices de probabilité entre la métaphore sexuelle chez Hitchcock et l’existence d’une référence à la Modification dans le récit de Brighelli ont- ils la même force ? Voilà ce qu’il faut se demander.
      On peut dire tout à propos de n’importe quoi, mais ce qu’on dit est-il pertinent ?

      • Connaissant Brighelli et sa culture littéraire immense, la référence au roman de Butor, dans son propre texte, me semble en effet plus que probable.
        Je ne dis pas « tout à propos de n’importe quoi « . J’avance des hypothèses vraisemblables adossées à des traces textuelles visibles et lisibles.

        • Il suffit donc qu’un récit se déroule dans in train pour qu’il existe une référence voulue a un autre récit  » exempkaire » se deroulant dans un train , même si ce qui s’ y passe n’a rien a voir ? Car dans le récit de Brighelli , à quelle  » modification  » sommes nous conviés à assister ? Honnêtement je ne vois pas. sauf à inventer n’importe quoi ( du type  » puisqu’un trio est forcément un duo ( !!!) Brighelli en rentrant dans le compartiment découvre son attirance pour son camarade ( dissimulée pudiquement si on ose dire, derrière un trioliisme heterosexuel). . Sa personnalité, s’est modifiée par cette découverte .
          Quelle chance y a t il d’etre convaincu par cette hypothèse ? Proche de zéro.

          • @ECHO 10h39
            Vu la nature de votre discours, je sais n’avoir aucune chance de vous convaincre. Vous partez de trop loin.
            Je ne m’achèterai donc pas sur une cause perdue d’avance !

          •  » Vu la nature de votre discours… »

            On a l’impression que c’est moi qui refuse l’évidence. Je me borne à dire sue votre hypothèse repose sur presque rien : le fait que Brighelli est un professeur et un écrivain, et qu’il connaît forcément La Modification, livre qui a fait date et qui a en effet comme cadre un voyage en train.
            A ce compte la, prenez n’importe quel livre connu et vous pouvez faire une relation avec n’importe quel récit sur des bases aussi futiles.

        • En fait, la référence ici est plutôt l’épisode ferroviaire dans les Onze mille vierges…
          « Et comme on passait sur un pont, le prince se mit à la portière pour contempler le panorama romantique du Rhin qui déployait ses splendeurs verdoyantes et se déroulait en larges méandres jusqu’à l’horizon. Il était quatre heures du matin, des vaches paissaient dans les prés, des enfants dansaient déjà sous des tilleuls germaniques. Une musique de fifres, monotone et mortuaire, annonçait la présence d’un régiment prussien et la mélopée se mêlait tristement au bruit de ferraille du pont et à l’accompagnement sourd du train en marche. Des villages heureux animaient les rives dominées par les burgs centenaires et les vignes rhénanes étalaient à l’infini leur mosaïque régulière et précieuse.

          Quand Mony se retourna, il vit le sinistre Cornabœux assis sur le visage d’Estelle. Son cul de colosse couvrait la face de l’actrice. Il avait chié et la merde infecte et molle tombait de tous côtés. »

          • (Remarque annexe et anecdotique : bientôt plus de bouses de vaches ? Plus de vaches dans les prés pour regarder passer les trains – quand ils passent ?)

  161. Histoire Belge –

    « Artic Endurance » : un seul officiel belge a pris part à l’opé’ ; essplication du sinistre de la Défense :

    « Il s’agit simplement d’une procédure standard qui consiste à envoyer d’abord une mission de reconnaissance.»
    « Un éclaireur *, en fait, qui examine » (entre autres) « Comment des troupes pourront-elles travailler efficacement dans ces conditions climatiques ? Car il fait très froid là-bas » (Rtl info – 18 janv 26)

    * ugh, comme disait autrefois l’indien, en mission de reconnaissance, avant l’arrivée de J. Wayne et ses troupes.

  162. Histoire Suisse –

    Ouragan à Davos : après le speech de l’homme à l’oeil de tigre, est attendu celui d’elephant Trump, lequel ne semble pas prêt à fumer le calumet * de la paix – malgré son « Conseil » (« de paix »).

    Et pourtant (presque sainte) C. Lagarde (gardienne de la Banque Centrale) a déclaré :
    « ce qui est bon pour l’Amérique n’est pas forcément bon pour le monde. On doit s’écouter les uns les autres ». (lefigaro)

    * re ugh !

  163. Josip Gavrilovic 21 janvier 2026 à 8h19
    Scène finale de North by Northwest (La Mort aux Trousses) de Hitchcock, dans un train : les personnages joués par Cary Grant et Eva Marie-Saint sont dans leur compartiment de wagon-lits.
    La toute dernière séquence du film montre leur train entrant dans un tunnel.
    Difficile voire impossible de ne pas y voir l’indice d’une allusion légèrement (oh, si peu…) sexuelle.
    =========================================================

    What a fucking bastard!
    Actually I am not surprised;I knew he could sink very low indeed;he may, he will, do even worse, he has not reached the bottom of the cesspit;in fact the cesspit he wallows in is bottomless.

    Attribuer à Lormier des propos stupides, qu’il n’ a jamais tenus et avec des guillemets pour faire croire qu’il le cite!

    Aucun humain ne s’y laissera prendre mais Grok va gober et tôt ou tard le recrachera.

  164. ECHO 21 janvier 2026 à 10h39
    Il suffit donc qu’un récit se déroule dans in train pour qu’il existe une référence voulue a un autre récit » exempkaire » se deroulant dans un train …
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
    Josip Gavrilovic 20 janvier 2026 à 13h43
    Les remarques de Lormier sur la relation que j’établis entre le roman de Butor et le texte de Brighelli, j’y répondrai – peut-être – quand Lormier aura lu « La Modification ». C’est un préalable incontournable…

    =========================================================

    Quel aveu !

    Ce que Josip Gavrilovic a ppelle pompeusement « démonstration » ne vaut rien; pour comprendre le rapprochement il faut avoir lu La Modification.

    Cela, Lormier l’a admis à deux reprises;certainement,les lecteurs de la Modification ont eu une illumination. en lisant Crapulovic.

    En effet la »trace » n’est pas immédiatement viisble,loin de là.

    Josip Gavrilovic 10 janvier 2026 à 18h40

    « La Modification » de Michel Butor ? Brighelli, lui, a lu ce roman. Et sa chronique, contre toute attente et en dépit des apparences, en porte la trace..

    Aucun des commentaires proposés à propos du récit du Maestro ne convainc .

    • Encore pire que « Céledonald » ? Un ramassis de « xénophobes et climatodénialistes *» (wiki)

      * dans la « catégorie climatodénialistes », sont listés par wiki (il en manque ! 😁) 34 climato’ français contre deux chez les Allemands, et 43 chez les Ricains (dont Trump).

  165. ECHO 21 janvier 2026 à 10h39
    à quelle » modification » sommes nous conviés à assister ? Honnêtement je ne vois pas.
    =========================================================

    Pour pouvoir observer une modification transformant A en B, il faut connaître A.ce qu’était le projet du Maestro

    Crapulovic ne nous dit pas ce qu’était le projet intial du Maestro lorsque il entra souplement dans le train.

    Mais il nous dit ce que ce projet est devenu ,en usant d’un argument complètement con.

    Ce que le projet est devenu: écrire .

    Argument:il a été dit à la jeune femmes: »tu as rêvé »… Or la vie est un songe. Donc, Brighelli a commencé à écrire.

    Et c’est pareil que dans La Modification.
    .

    « Brighelli sait confusément qu’il va, tôt ou tard, comme le personnage du roman de Butor, tout raconter de son aventure, d’une façon ou d’une autre. Et il sait que l’écriture a pour vertu de sublimer le réel, de le rendre moins lourd… »

  166. Deux petites évidences qui échappent à Josip Crapulovic:

    i) Un personnage secondaire est un personnage.

    ii) Il est des voyages qui ne sont pas des voyages intérieurs.

  167. Josip Gavrilovic 20 janvier 2026 à 13h43
    Les remarques de Lormier sur la relation que j’établis entre le roman de Butor et le texte de Brighelli, j’y répondrai – peut-être – quand Lormier aura lu « La Modification ». C’est un préalable incontournable…

    Les fascistes lisent aussi…
    J’ai lu la modification de Butor et à part le train je vois pas trop ce qu’il y a de commun avec le texte du Maestro. C’est ce genre de khonnerie intellectuelle à la mord moi le noeud qui fait que des gens simples en viennent à haïr les bobos intellos germanopratains.
    Dans le train sifflera trois fois il est question de train aussi, quel rapport avec le Maestro et à 3h10 pour Yuma y’a aussi un train mais pas de de gonzesse orange fourrée par deux normaux.
    Les intellos au bûcher!

  168. Géopolitique et politesse (blagues du jour) :

    « Je veux juste un bout de glace » !
    « Macron a essayé de faire le dur » !

    (Le Lointain n’y va pas non plus de main morte : « gonzesse orange fourrée par deux normaux ».
    Mais Bd n’étant pas Davos…)

  169. C’est tout chaud, ça vient de sortir : « Le Parlement européen vient de voter la saisie de la Cour de justice de l’Union européenne, avec une suspension provisoire du Mercosur. »

  170. Un Lointain Lecteur 21 janvier 2026 à 16h53
    (…)
    Les intellos au bûcher!
    ——————————
    Je savais que ça allait venir.
    Il fallait simplement être patient.

    Voilà, c’est fait.

    • Le lien renvoie au site mais pas à l’image précise qui se trouve à la fin de cette  » galerie » consacrée au sexe sans le train

  171. Des combinaisons que l’on ne peut essayer qu’en trio. Elle s’est révélée d’une complaisance absolue, parce qu’elle y trouvait son compte.

    Y a-t-il eu double pénétration (figure désignée en abrégé chez les pornographes par « la double ») c’est-à-dire une bite dans le trou de balle de la meuf,une bite dans sa connasse?

    C’est un truc quasi-inconcevable, un truc d’acrobates. La complaisance de la meuf ne suffit pas.

    Il faut aussi que les deux mecs se connaissent bien, soient vraiment intimes.

    A travers la mince cloison élastique qui sépare les deux orifices, les bites se cognent se frottent l’une à l’autre.

    Peut-être que ça ne marche que si leurs propriétaires sont un peu pédés …

    Le Maetro ne nous dit pas si les deux cloutards ont fait la double cette nuit-là.

    En d’autres circonstances ,ça a dû arriver.

    On se souvient qu’un jour le Maestro alla trouver son pote pour lui proposer de partager -en double pénétration-une meuf qu’il avait « conquise ».

    JLR déclina, apprenant au Maestro que,malheureusement,il était séropositif.

  172. Jean-Paul Brighelli 20 janvier 2026 à 14h43
    Mes parents n’avaioent pas le smoyens de me payer une chambre. J’utilisais celle de ma copine de l’époque, I***N*** (de son nom de jeune fille).

    Bonne combine!

  173. @ECHO et Lormier
    Sur la relation entre le texte de Brighelli et le roman de Butor, il y a, croyez-le ou non, bien d’autres indices que ceux que j’ai déjà évoqués.
    Mais si je devais en faire un recensement complet, cela me demanderait un temps important et cela ferait du post qui en serait le compte-rendu une authentique communication universitaire. Je ne le ferai pas. Ce blog n’est pas une plate-forme de communications universitaires.
    Je le ferai d’autant moins que, l’un comme l’autre, votre opinion est déjà faite. A quoi bon multiplier les rapprochements qui me paraissent pertinents alors que vous êtes dans la posture non de celui qui ne croit que ce qu’il voit, mais de celui qui ne voit que ce qu’il croit….
    Je l’ai déjà dit plus haut, vous partez de trop loin. Et je n’ai pas la patience du pédagogue qui pourrait vous aider à refaire votre retard.
    En conséquence, je ne m’acharnerai pas sur une cause perdue d’avance.

    • JG
      Ce blog n’est pas une plate-forme de communications universitaires.

      Le serbo-crote ne nous aviez-vous pas dit que nous (moi, Lormier et les autres…) que nous ne connaissions rien de votre vie?
      Je vous aurais prêté une formation universitaire de haut-niveau en sciences molles, vous vous êtes fâchés tout rouge en indiquant que nous ne savions rien de votre vie, j’en ai conclu que vous aviez, au mieux un CAP charcutier ou limeur, métiers fort honorables s’il en est.

      Vous venez juste de vous dédire et avouer que votre formation est à minima une maîtrise, et vu vôtre âge c’est, à mon avis, au moins un doctorat.

      • N’en rajoutez pas ! Vous savez bien qu’il restera botus et mouche cousue,
        et… continuera de nous infliger cette parfaite « maîtrise » de la pédanterie, dont il use et même abuse ici,
        tandis que jamais ne s’éteint son mépris pour vous… comme pour nous.

        • @WTH
          Nul mépris de ma part, mais réalisme et pragmatisme.
          Mais même à supposer qu’il y ait mépris – ce contre quoi je m’inscris en faux – , entre le mépris, le bûcher et l’huile de ricin (ces deux derniers termes étant le choix proposé par le Lointain Lecteur), que choisissez-vous ? Quel choix vous garantirait le moins d’effets indésirables ?

  174. Avec de l’a- propos , de l’invention, et de l’expérience de cette sorte d’exercice, on peut prouver( ou dire qu’on prouve) à peu près n’importe quoi. Ce n’est pas donné à tout le monde, je vous l’accorde. Mais cela ne veut pas dire que cela ait un quelconque pouvoir de conviction. Les revues d’études littéraires sont pleines de ces articles destinés à faire briller leurs auteurs – surtout à leurs propres yeux et à tomber dans l’oubli a peine publiés.
    Mais, pour glisser une autre pièce dans le flipper ( en supposant que cela existe encore) que dites- vous de l’affirmation de JPB selon laquelle son récit trouve son origine dans les Onze Mille Verges d’Apollinaire ?

  175. ECHO : « que dites- vous de l’affirmation de JPB selon laquelle son récit trouve son origine dans les Onze Mille Verges d’Apollinaire ? »
    —————————–
    Je le crois sur parole, cela va sans dire.
    Tout écrivain reçoit des influences nombreuses, diverses, par ailleurs pas seulement littéraires, mais aussi picturales, cinématographiques, musicales…
    Et toutes ces influences peuvent être conscientes, mais aussi inconscientes…
    Il est rarissime qu’un écrivain soit le créateur totalement original d’œuvres inédites et inouïes surgies ex-nihilo. Peut-être Céline ? Peut-être Samuel Beckett dans « L’innommable » ?

    • Rappels…

      Cette citation que JPB omet rarement de rappeler :
      « Comme l’a noté avec perspicacité Paul Valéry :
      « rien de plus soi que de se nourrir d’autrui. Le lion est fait de mouton assimilé. »
      Et même :
      « Le plagiat est la base de toutes les littératures, excepté de la première, qui d’ailleurs est inconnue » (Jean Giraudoux)
      (« Les nuits de Topkapi » – en exergue)

  176. En réponse à Gérard, 17h17 –
    Possible réorganisation du monde : planisphère divisée en trois zones d’influence, selon Andrei Martyanov ? (rien que pour ennuyer Mandax !)
    Et donc, possible, ou plutôt vraisemblable disparition de l’UE, telle qu’elle a pratiquement achevé de nous détruire…

  177. Josip Gavrilovic 21 janvier 2026 à 18h54
    @ECHO et Lormier

    Comme d’habitude,vous aboyez sous le mauvais arbre;

    Je ne conteste pas qu’il puisse y avoir un lein étroit entre lerécit du Maetro et La Modification, roman que je n’ai pas lu.

    Maintenant, vous nous dites qu’il est impossible d’expliquer ce lein à qui n’a pas lu le roman.

    Vous auriez dû le ditre d’emblée.

    Au lieu de cela, vous donnez un « indice » complètement khon.

    Et rien, dans votre commentaire ne permet d’entrevoir l’intérêt du rapprochement que vous faites.

    C’est psotulat sur postulat:le personnage secondaire n’a aucune importance, les sacs de linge sale symbolisent le réel, ce voyage est un voyage initiatique etc.

     » l’histoire de deux jeunes hommes qui se sont « vidé les couilles »  »

    Pensez-vous qu’ils n’ont pas éjaculé,alors qu’ils ont limé pendant plus de 5 heures ?

    C’est bien plus qu’un CAP de limeur qu’il faudrait pour cela.

  178. WTH 21 janvier 2026 à 18h11
    la demoiselle – dans le train – montre au contrôleur un arrière-train plutôt conséquent.

    En effet, l’artiste,Namio Harukawa (décédé en 2020) avait une prdilection pour les puissants fessiers féminins.

    Souvent ils les représentaient enserrant une tête de petit couillon.

    https://shungagallery.com/namio-harukawa/

  179. Jean-Paul Brighelli 22 janvier 2026 à 1h03
    Alors, mon cher, on rêve ?

    Pas comme ça.

    Mais il est vrai que je projette…

    Je m’imagine Josip Crapulovic en petit couillon, la tête prise dans l’étau impitoyable d’un fessier féminin surpuissant.

    Comprimée, sa boîte crânienne écrase ce qui lui reste de cerveau, après lobotomie..

  180. Bref retour sur « l’indice de l’entrée/sortie du compartiment », que Lormier trouve complètement con, montrant au grand jour ses limites dans le domaine de la sémiologie pourtant la plus élémentaire.
    Dans le roman de Butor, chaque « sortie/rentrée du compartiment » signale/signifie un changement de phase dans le voyage et donc dans le roman. La porte du compartiment joue donc le rôle du rideau que l’on ferme et rouvre, au théâtre, quand on passe d’un Acte au suivant.

    Lisons maintenant Brighelli :
    « Quand je suis rentré dans le compartiment, JL roulait une pelle de compétition à la fille. (…) J’ai éteint le plafonnier (…). Et je l’ai embrassée à mon tour. »
    Que lit-on ci-dessus, si l’on sait lire ? Brighelli, qui était passé en coulisses, quitte les coulisses et rentre en scène. En rouvrant la porte du compartiment, il rouvre le rideau du théâtre. Et en éteignant la lumière crue du compartiment pour passer en mode veilleuse (veilleuse…sommeil…nuit…rêves), il quitte le monde du réel pour entrer dans le monde du songe.

    PS : le génial Ernst Lubitsch a mille fois utilisé « la porte » en tant que frontière symbolique entre le monde réel et le monde fantasmé. L’actrice Mae West, sex-symbol qui ne comprenait pas grand-chose au génie, s’en était d’ailleurs émue : « Ce Lubitsch est complètement fou. Au lieu de me filmer moi, il filme des portes ! »
    Aujourd’hui, Mae West serait fan de Lormier et partagerait avec lui quelques petits blancs secs.

    • « reading into »; je ne sais pas traduire cette expression anglaise si parlante.

      PS Et en éteignant la lumière crue du compartiment pour passer en mode veilleuse (veilleuse…sommeil…nuit…rêves)

      P’taing,ils ont vachement l’air de dormir et de rêver !

  181. Le vent tourne…suite.

    L’enculé de sa race,Paul Offit,vaccinolâtre viré par Kennedy semble vouloir sauver son khul.

    Lui qui était à fond pour l’obligation vaccinale prônée par les néo-nazis américains raconte maintenant que lors d’une télé-conférence incluant Fauci il avait exprimé une opinion différente de celle du chef.
    Il pensait qu’un individu ayant « survécu » au covid est bien immunisé, mieux que n’importe quel vacciné.
    (Pas très original comme thèse;c’est connu depuis belle lurette. Même le Professeur Caumes l’a dit.)
    Offit,cet enculé de sa race, aurait plaidé pour qu’on n’oblige pas les guéris du covid à se faire injecter.
    Mais c’est l’avis du chef, Fauci qui l’a emporté.
    Il était d’accord que l’infection, naturelle immunisait mieux mais il craignait qu’un tas de gens prétendent avoir eu le covid pour être dispensés de vaccin-alors qu’en réalité,ils n’avaient jamais eu la maladie.

    Encore une putain de foutaise.

    En effet il est facile de faire des tests sanguins pour détecter si des anti-corps spécifiques y sont présents.
    Et sans même cela, il y a des dossiers médicaux. Si vous avez été soigné pour covid,c’est dans les archives.

    Toujours est-il que selon Offit l’argument de Fauci en faveur de la vaccination de masse et de l’obligation pour un maximum de gens était bureaucratique:forcer tout le monde à se faire vacciner,c’est s’assuere que personne ne passe entre les mailles du filet.

    Et tant pis s’il y en a qui perdent définitivement la santé,tant pis s’il y en a qui en crèvent.

    après 40 mn
    youtu.be/1Xx3SbURvmo?t=2685
    https://youtube.com/watch?v=1Xx3SbURvmo&t=2685

  182. Le vent tourne…suite.

    L’enculé de sa race,Paul Offit,vaccinolâtre viré par Kennedy semble vouloir sauver son khul.

    Lui qui était à fond pour l’obligation vaccinale prônée par les néo-nazis américains raconte maintenant que lors d’une télé-conférence incluant Fauci il avait exprimé une opinion différente de celle du chef.
    Il pensait qu’un individu ayant « survécu » au covid est bien immunisé, mieux que n’importe quel vacciné.
    (Pas très original comme thèse;c’est connu depuis belle lurette. Même le Professeur Caumes l’a dit.)
    Offit,cet enculé de sa race, aurait plaidé pour qu’on n’oblige pas les guéris du covid à se faire injecter.
    Mais c’est l’avis du chef, Fauci qui l’a emporté.
    Il était d’accord que l’infection, naturelle immunisait mieux mais il craignait qu’un tas de gens prétendent avoir eu le covid pour être dispensés de vaccin-alors qu’en réalité,ils n’avaient jamais eu la maladie.

    Encore une putain de foutaise.

    En effet il est facile de faire des tests sanguins pour détecter si des anti-corps spécifiques y sont présents.
    Et sans même cela, il y a des dossiers médicaux. Si vous avez été soigné pour covid,c’est dans les archives.

    Toujours est-il que selon Offit l’argument de Fauci en faveur de la vaccination de masse et de l’obligation pour un maximum de gens était bureaucratique:forcer tout le monde à se faire vacciner,c’est s’assuere que personne ne passe entre les mailles du filet.

    Et tant pis s’il y en a qui perdent définitivement la santé,tant pis s’il y en a qui en crèvent.

    après 40 mn
    youtu.be/1Xx3SbURvmo?t=2685
    https://youtube.com/watch?v=1Xx3SbURvmo&t=2685

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